samedi, 17 janvier 2026
LE NOUVEAU NUMÉRO DE "L'INCORRECT"
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Journal du chaos

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Les pêcheurs à la ligne victimes de l’Agenda 2030
Arnaud Raffard de Brienne
Aucune des libertés individuelles dont nous bénéficions encore, même parmi les plus anodines, ne devrait résister à l’Agenda 2030 des Nations Unies et à ses contraintes liberticides. C’est maintenant aux pêcheurs à la ligne que s’en prend la secte mondialiste.
En effet, dans les toutes prochaines semaines, tout pêcheur en mer de plus de 16 ans, à la ligne ou au filet, même occasionnel, vacancier ou non, sera contraint de s’inscrire sur la plateforme numérique RcFishing au plus tard la veille de la partie de pêche. De plus, il devra déclarer en ligne le détail de ses prises, le jour même avant minuit, ce qui suppose obligatoirement la possession d’un smartphone et un accès à internet puisqu’il nous est bien précisé qu’aucune alternative à la procédure digitale n’est envisagée.
Ces contraintes, inimaginables il y a peu, procèdent, selon l’entité européiste, de la nécessité de protéger des espèces sensibles dont d’ailleurs personne ne nous détaille en quoi elles le sont, tels le lieu jaune, le bar, le thon rouge, la dorade rose… Liste qu’il sera loisible aux petits hommes gris de Bruxelles d’allonger à l’infini. Voici donc ciblé cette fois le dangereux vacancier en tongs et bob, plus souvent bredouille que comblé mais néanmoins instamment prié de s’inscrire dans la matrice.
La mise en œuvre de cette réglementation européenne, préméditée depuis 2023, devait entrer en vigueur le samedi 10 janvier dernier et nous ne devons ce modeste sursis qu’à des contraintes et difficultés techniques temporaires.
Ce dispositif imposé par l’Union européenne en déclinaison de l’Agenda 2030 fixé par l’ONU, s’inscrit dans le cadre du fameux développement durable au nom duquel nous sont confisquées, mois après mois et semaine après semaine, la plupart de nos libertés résiduelles.
Que les pêcheurs en eau douce, épargnés dans l’immédiat, ne se réjouissent pas trop vite : l’Agenda 2030 ne saurait tolérer bien longtemps encore la moindre liberté individuelle, y compris leur passion. L’étau se resserre donc, jour après jour, à ce point qu’il apparait de plus en plus incertain de concevoir une libération pacifique du carcan mondialiste.
02:11 Publié dans Arnaud Raffard de Brienne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 16 janvier 2026
Le coup de force budgétaire du macronisme pourrissant
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Le pouvoir macroniste s’apprête, une fois encore, à gouverner contre le peuple français. Faute de majorité et faute de légitimité, il lui reste l’arme ultime des régimes finissants : le passage en force. Le 49.3, ce déni de démocratie institutionnalisé, que Lecornu jurait pourtant de ne jamais utiliser. Mensonge banal, mensonge d’État.
Ce budget n’est pas un budget de redressement, c’est un budget de punition. Punition fiscale pour les classes moyennes, pour les actifs, pour ceux qui travaillent encore et financent tout. Et pour quoi faire ? Maintenir artificiellement un modèle social ruineux et poursuivre une politique immigrationniste que les Français rejettent massivement. Toujours plus d’impôts, jamais moins de dépenses. Toujours plus d’idéologie, jamais de réalité.
Pire encore, l’idée même d’une ordonnance montre le degré de mépris atteint. Gouverner par décret budgétaire serait un précédent grave et constitutionnellement contestable. C'est toutefois un aveu : ils savent que ce pays ne veut plus d’eux.
Reste la question des députés. Auront-ils l’honneur de voter la censure ? Rien n’est moins sûr. Beaucoup préfèrent leurs sièges à la France, leurs indemnités au peuple, leurs petits calculs à l’Histoire. Ils savent pourtant que ce gouvernement est fini. Mais la lâcheté parlementaire est devenue une habitude, presque une culture.
La France est fatiguée, exaspérée, prête à trancher. Les urnes sont la seule issue démocratique. Encore faut-il que ceux qui prétendent la représenter acceptent de s’effacer. Et ça, avec cette classe politique-là, c’est loin d’être gagné.
18:29 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 17 janvier : Veillée pour la Vie en l'Église Saint Roch à Paris
14:58 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Marche pour la Vie : 18 janvier 14 h PLACE VAUBAN à Paris
13:42 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RONAN HAAS, MEMBRE ACTIF DU DPS FINISTÈRE, VIENT DE NOUS QUITTER
Ronan Haas était un véritable soldat militant du Front national, il vient de nous quitter.
Après avoir effectué 10 ans dans l'Armée (5 ans dans les Troupes de Marine, 5 ans dans la Légion étrangère), il retourne à la vie civile dans les années 1980.
Très tôt il rejoint alors le DPS 29 (Département - Protection et Sécurité), le fameux service de sécurité du Front national. Il était aussi membre du Cercle national des combattants (CNC) de Roger Holeindre. Son épouse, Marie-Anne, était secrétaire départementale Front national du Finistère avant de soutenir Carl Lang au moment de la création du Parti de la France.
Je n' oublie pas toutes les missions effectuées avec lui pour le DPS en Bretagne et ailleurs. Il fit aussi parti de ceux qui assuraient la sécurité du Paquebot, le siège du FN à Saint Cloud.
RIP Camarade.
Jean-Marie Lebraud
11:16 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le nouveau numéro de Terre & peuple
08:58 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La géopolitique, Trump, et les européens : par Éric Zemmour
08:51 Publié dans Eric Zemmour, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 28 février, à Paris : colloque sur "1926, affaire de l'Action française et révolte des Cristéros""
07:34 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 31 janvier, Rennes : conférence de Ille-et-Vilaine nationaliste
Un communiqué de Ille-et-Vilaine Nationaliste
Pour cette fin de janvier, Ille-et-Vilaine Nationaliste vous convie à sa première conférence annoncée publiquement. Cette conférence d’Eliot Bertin, le 31 janvier 2026 à 19 heures 30, abordera un sujet, ô combien important pour notre cause :
COMMENT FAIRE FACE AUX NOUVEAUX MOYENS DE RÉPRESSION ?
NOUVELLES TECHNOLOGIES ET RÉSEAUX SOCIAUX
Le pouvoir antifasciste qui gouverne actuellement la France adapte sa répression aux nouvelles technologies. Face à cela, les nationalistes doivent se préparer à se protéger et à riposter.
Et notre intervenant sera le militant nationaliste lyonnais Eliot Bertin. Il fut tour à tour militant du Parti nationaliste français, du Bastion social, cofondateur de Lyon Populaire et est actuellement animateur du Cercle François Duprat.
07:28 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 15 janvier 2026
La pénurie d’œufs ou le naufrage écolo-bureaucratique
Thomas Joly - Président du Parti de la France
La relative pénurie d’œufs que connaît aujourd’hui la France n’est pas un simple accident conjoncturel. Elle révèle avant tout une paupérisation inquiétante des Français, contraints de se tourner vers l’œuf faute de pouvoir encore s’offrir de la viande. Cette réalité sociale est le fruit d’un déclassement continu, que nos gouvernants refusent de reconnaître.
Cette pénurie est également la conséquence directe de l’enfer écolo-bureaucratique dans lequel la France s’est enfermée. L’interdiction des nouveaux élevages en cage depuis 2018 et la transition forcée vers le hors-cage, moins productive et longue à mettre en œuvre, ont fragilisé toute la filière sans réelle anticipation ni soutien.
À cela s’ajoute un délire sanitaire permanent : au premier cas de grippe aviaire, on abat systématiquement des élevages entiers, sans proportion ni discernement, détruisant en quelques jours des années de travail. La création d’un nouvel élevage relève désormais du parcours du combattant, entre études d’impact environnemental interminables, normes changeantes, recours administratifs et blocages financiers, pour des délais pouvant dépasser deux ans.
Il y en a assez de cet État incapacitant qui prétend tout régenter et finit par tout paralyser. En affaiblissant l’agriculture, il affaiblit la Nation tout entière et plombe, secteur après secteur, l’avenir du pays.
12:02 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Paris : l'humoriste Michel Leeb soutient la liste de Sarah Knafo
12:02 Publié dans Municipales 2026, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 14 janvier 2026
Le n° 8 du mensuel "Pour un Ordre nouveau" est à nouveau en vente sur Synthèse éditions
Janvier 1972, la France stupéfaite apprend que son premier Ministre, le gaulliste Chaban-Delmas, ne paye pas d'impôts. Immédiatement Ordre nouveau lance une campagne pour dénoncer le pouvoir vermoulu avec le fameux slogan : "Chaban, tes impôts c'est le peuple qui les paie !".
Cinq mois plus tard, le malfaisant quittera piteusement Matignon.
Achetez ce n°8 de Pour un Ordre nouveau cliquez ici
18:41 Publié dans Pour un Ordre nouveau | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Alain et Stéphane
Richard Dessens
La faculté de droit d’Assas dans les années 1972/1973. Le GUD défend un territoire que convoitent les facultés de la Sorbonne, de Jussieu, de Tolbiac aux mains des nombreux groupes gauchistes de cette époque : maoïstes, trotskystes, communistes, anarchistes assaillent Assas avec zèle. Seule une bonne organisation et des militants toujours présents en nombre, permettent d’empêcher les groupes gauchistes de pénétrer dans la faculté d’Assas. La période est encore violente, sensible, et porte les séquelles d’un mai 68 alors tout proche.
A côté du GUD est arrivée une autre organisation : le GAJ (Groupe Action Jeunesse), de la mouvance solidariste, créé par des anciens membres du GUD et d’Ordre Nouveau. La cohabitation, parfois difficile, n’empêchait pas localement les échanges et la communauté de pensées entre GUD et GAJ.
C’est dans ce contexte qu’Alain Orsoni et Stéphane Zannetacci arrivent en même temps, l’un au GUD, l’autre au GAJ ensuite. On se souvient d’Alain Orsoni, dont les activités en Corse étaient déjà connues ainsi que son attachement profond à son île. Farouche indépendantiste, il militait avec son cousin Versini dans la mouvance nationaliste corse et se retrouvait dans le mouvement nationaliste auquel le GUD appartenait. Il serait anachronique d’évoquer ici les moments passés et les services qu’il rendit à plusieurs militants du GUD. Il repartit assez vite en Corse où son cœur et sa foi militante l’appelaient. Sa « carrière » en Corse et ses pérégrinations de par le monde sont connues par la presse qui s’est souvent faite l’écho de ses actions de toute sorte.
C’est avec tristesse et une mélancolique mémoire qu’on a appris l’annonce de son assassinat par balle lors des obsèques de sa mère lundi 12 janvier. Une page s’est tournée après une vie bien remplie, pleine d’aventures, de violence et de fortes convictions.
Au GAJ, il y avait aussi Stéphane Zannetacci, et l’assassinat d’Alain Orsoni a opéré comme un retour de 50 ans en arrière, lorsque l’un et l’autre avec les militants du GUD se côtoyaient dans une même recherche d’idéal et une volonté d’aller jusqu’au bout de leurs idées. Que de discussions tardives eurent lieu avec lui qui portait dans ses yeux une sorte d’illumination que seule une foi peut donner. Mais pour Stéphane, la fin fut beaucoup plus rapide. Comme une centaine de militants nationalistes, il s’engagea dans les Phalanges chrétiennes pour aller combattre au Liban. Au bout de quelques mois, il est tué en 1976. Il avait 22 ans.
Voilà deux destins, deux engagements, qu’on ne peut que saluer et porter au rang de camarades qui, eux, eurent le courage d’assumer leurs idées et d’y laisser leur peau.
Requiescant in pace.
Article publié sur EuroLibertés cliquez là
17:55 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le nouveau numéro (n°52) de Livr'arbitres est sorti
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Groenland, l’épreuve de vérité de l’Europe
Le Groenland n’a jamais été une terre vierge ni paisible. Bien avant l’arrivée des Danois, les populations originelles qui occupaient l’île furent éliminées ou refoulées par des vagues venues de l’Arctique nord-américain. Les Inuits, tels que nous les connaissons aujourd’hui, ne furent pas les premiers habitants du Groenland, ils furent des conquérants tardifs, porteurs de techniques adaptées au froid extrême, qui supplantèrent les cultures antérieures. Avant eux encore, les Vikings avaient établi des colonies durables sur les côtes méridionales de l’île, bien avant que les Inuits n’atteignent ces latitudes. Cette succession de peuplements violents, de disparitions et de remplacements rappelle que le Groenland n’est pas un sanctuaire anthropologique figé, mais un espace de lutte, de survie et de domination depuis plus d’un millénaire.
Lorsque le Danemark prend officiellement possession du territoire au début du XVIIIe siècle, il ne fait que s’inscrire dans une longue chaîne de prises de contrôle successives. La colonisation danoise se pare d’un discours religieux et administratif, mais elle s’appuie sur une réalité déjà façonnée par la disparition des anciens et par l’installation d’une population venue d’ailleurs. Aujourd’hui, le Groenland a quitté l’Union européenne depuis plusieurs décennies, par crainte de perdre la maîtrise de ses ressources halieutiques, tout en demeurant un territoire relevant du Danemark, pilier de l’Union européenne et membre discipliné de l’Alliance atlantique.
Cette construction juridique fragile se trouve désormais mise à l’épreuve par la volonté américaine. Donald Trump ne dissimule rien de son intérêt pour l’île. Il invoque la sécurité, la présence russe et chinoise dans l’Arctique, la nécessité de protéger le continent nord-américain. L’argument est commode. Depuis les accords de défense du milieu du XXe siècle, les États-Unis disposent déjà au Groenland d’un accès militaire quasi total, bases, radars, liberté d’installation. Aucune menace réelle ne justifie une annexion. Ce qui se joue est d’une autre nature, une logique d’appropriation territoriale, héritée d’un imaginaire impérial que l’Amérique contemporaine croyait avoir dépassé.
Face à cette pression, les Européens découvrent une situation que personne n’avait véritablement envisagée. Un territoire relevant d’un État membre central de l’Union européenne et de l’Otan se retrouve menacé par la première puissance de cette même alliance. Le cadre mental atlantique se fissure. Paris, Berlin et Londres évaluent désormais des scénarios autrefois impensables, non par goût de la confrontation, mais parce que l’inaction créerait un précédent impossible à contenir.
En France, la réflexion militaire s’est accélérée autour des capacités de projection en milieu polaire. L’expérience des opérations extérieures, la maîtrise des environnements contraints, la crédibilité navale (les sous-marins nucléaires d’attaque pèsent ici leur poids d’or) confèrent à Paris une marge de manœuvre réelle. En Allemagne, la prise de conscience est plus tardive mais profonde. Berlin comprend que l’effacement militaire n’est plus tenable dès lors que le territoire européen lui-même devient un objet de convoitise. Le Royaume-Uni, malgré sa sortie de l’Union, se sait directement concerné, car toute remise en cause des équilibres arctiques fragilise l’ensemble de l’Atlantique Nord et, à terme, ses propres possessions et routes maritimes.
Si l’Europe laissait faire, si elle acceptait qu’un fait accompli américain s’impose au Groenland, elle se condamnerait à une incohérence stratégique définitive. Comment prétendre s’opposer demain à d’autres annexions, à d’autres coups de force, si l’on admet aujourd’hui que le plus fort peut redessiner les cartes à sa guise ? Le monde n’obéit pas aux discours, il obéit aux précédents.
Il n’existe pas de solution miraculeuse pour écarter à jamais une prise de possession par la force. Une option demeure pourtant à portée des Européens, prendre les Américains au mot et affirmer concrètement une capacité de défense du territoire. Une présence militaire européenne crédible, unités arctiques, défense aérienne, moyens navals et aériens, transformerait immédiatement l’équation. Une intervention américaine resterait possible, mais elle deviendrait coûteuse, politiquement explosive, et humainement lourde.
Un tel geste offrirait à l’Europe un bénéfice inattendu. Il fournirait le choc psychologique nécessaire pour refonder la relation transatlantique. L’Atlantisme, ce monstre politique né de la défaite en 1945 des puissances continentales européennes, ne survivrait pas intact à une telle épreuve. Carl Schmitt rappelait que tout ordre politique repose, tôt ou tard, sur la désignation claire de l’ami et de l’ennemi. Le Groenland oblige l’Europe à sortir de l’ambiguïté.
Si les États-Unis attaquent et que l’Europe défend, l’équilibre du monde sera modifié. S’ils renoncent face à une présence européenne déterminée, un autre équilibre, plus mental que matériel, se sera imposé. Dans les deux cas, l’Europe cessera d’être un espace administré. Sur le quai du Guilvinec, tandis que les chalutiers disparaissent dans la brume du matin, il devient difficile de nier que la mer, une fois encore, nous intime de choisir entre la soumission tranquille et la responsabilité du large.
Source Breizh info cliquez ici
14:42 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 13 janvier 2026
Tout le monde aime les paysans… vraiment ?
La chronique de Philippe Randa
La mobilisation actuelle du monde paysan – appelons-le comme cela –, après tant et tant d’autres, est l’occasion d’une antienne largement répandue dans nombre de médias et dans bien davantage de discutions de moins en moins devant les comptoirs et de plus dans les réseaux sociaux : nos paysans ont bien du malheur alors que tout le monde les aime tant !
Vraiment tout le monde ? Est-ce bien certain ?
Premier constat, ce « monde » représentant moins de 8 % du corps électoral, son intérêt politique va, de fait, en déclinant : « Selon le dernier recensement mené par le ministère de l’agriculture avec des données collectées en 2020, le nombre d’exploitations est passé sous la barre des 400 000, à 390 000. En dix ans, le précédent pointage datant de 2010, 100 000 fermes ont été rayées de la carte. En plaçant le curseur un demi-siècle plus tôt, on constate encore plus l’ampleur de l’hémorragie. En 1970, la France comptait alors 1,5 million d’exploitants agricoles », rapportait Laurence Girard dans Le Monde en juin 2024.
Capter son électorat n’est alors sans doute guère la préoccupation première des sacro-saints incontournables think tanks des partis, d’autant que lors des élections législatives de 2024, « traditionnellement ancré à droite, le monde agricole n’a pas échappé à la vague de vote Rassemblement national », nous apprenait Laurence Girard dans le même article du Monde.
Mais les petites rivières faisant les grands fleuves, selon un adage populaire, un candidat à une élection tordrait-il le nez, sinon à garder, du moins à tenter de conquérir ou de reconquérir 8 % du corps électoral quand défaite ou victoire se joue souvent à moins d’1 ou 2 % des suffrages ? En principe, aucun… Dans la réalité, c’est moins certain, car comment parler à des gens qui ne cessent de clamer haut et fort qu’ils travaillent jusqu’à 10 ou 12 heures par jour et cela 7 jours sur 7, sans prendre de vacances pour parfois ne même pas gagner un smic mensuel… quand pour certains – de gauche, du centre et de droite –, l’instauration de la semaine de travail de 35 heures – en attendant de la réduire encore – fut et reste le nec plus ultra de l’avancée sociale, tandis qu’à l’extrême-gauche, la députée Sandrine Rousseau en rajoute en prônant de son coté le « droit à la paresse » ?
Difficile pour ces gens-là de parler au monde paysan et on comprend mieux l’évolution de son vote en faveur du RN, puisque son président Jordan Bardella, propose, lui, de « pouvoir revenir sur les 35 heures dans les entreprises » dans un entretien à Cnews. Un discours que le monde paysan non seulement comprend, mais qu’il interprète sans doute comme un légitime sentiment de reconnaissance envers sa propre condition.
Quant aux auto-proclamés écologistes qui ne cessent de clamer que les agriculteurs empoisonnent l’humanité avec l’emploi de pesticide pour une basse question de « rentabilité » – dont la même Sandrine Rousseau n’a « rien à péter », comme elle l’a si élégamment déclaré en juillet dernier sur le plateau de la Contre Matinale, du média d’extrême gauche Le Média –, le fossé ne cesse chaque jour de devenir un précipice d’exécration réciproque avec le monde paysan.
Non, tout le monde n’aime pas les paysans ! À l’évidence !
19:31 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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De l’illusion institutionnelle à la violence nue, ce que dit la mort d’Alain Orsoni
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Il est des morts qui ne se contentent pas de clore une existence et qui ouvrent, par la manière même dont elles surviennent, un chapitre plus vaste, plus sombre, plus révélateur. La disparition de Alain Orsoni appartient à cette catégorie rare et funeste. Abattu d’un tir à longue distance, en plein cimetière, alors qu’il assistait aux obsèques de sa mère, l’homme emporte avec lui une part de l’histoire corse contemporaine et laisse derrière lui une île contrainte de se regarder sans fard, sans les voiles commodes de l’indignation médiatique.
J’observe cela depuis la Bretagne, avec ce regard d’étranger durable, enraciné sans être indigène, familier sans être du sérail. J’ai des ancêtres corses issus de l’Île-Rousse, mais je ne suis allé dans cette île qu’une seule fois dans ma vie, mû par une curiosité presque intellectuelle, celle de comprendre ce que l’on nomme aujourd’hui le mouvement palatin. Je connais peu la Corse par le corps, mais suffisamment par l’esprit pour discerner ce qu’elle tolère encore, ce qu’elle accepte par lassitude, et ce qu’elle rejette obstinément. Ce que j’y vois désormais, c’est moins un conservatoire de traditions figées qu’un laboratoire politique et humain, souvent en avance sur un continent qui se croit moderne alors qu’il n’est bien souvent que fatigué.
Ce qui s’est produit à Vero ne relève ni de la vendetta ancienne ni même du règlement de comptes ordinaire. On n’avait jamais tué en Corse lors d’obsèques. Pas même aux heures les plus sombres des haines claniques. Le lieu, le moment, la précision du geste introduisent une rupture. Ils disent que quelque chose s’est déplacé, ou peut-être effondré. Tirer à longue distance, en plein jour, lors d’une cérémonie funéraire, suppose des compétences presque militaires, une logistique, un sang-froid qui excluent l’acte isolé. Ce geste ne parle pas le langage politique, il parle celui d’un monde où l’efficacité prime sur le symbole, où l’intimidation devient démonstration de puissance.
La trajectoire d’Alain Orsoni ne se laisse pas enfermer dans une seule catégorie. Fils d’un militant de l’Algérie française, il appartient à cette génération façonnée par les débris encore chauds de l’empire, par le ressentiment, par une certaine idée de l’honneur et de la fidélité. Il passe par le GUD, ce creuset brutal et idéologique où se sont forgés nombre de nationalistes français des années soixante-dix, avant que l’affaire d’Aléria ne l’arrime définitivement à la cause corse. Le nationalisme, chez lui, n’est pas un vernis. C’est une conversion, presque une religion de substitution, avec ses dogmes, ses fidélités, ses aveuglements.
Ceux qui l’ont connu parlent d’un homme hors cadre, d’une intelligence redoutable, d’un tempérament qui refusait les demi-teintes. Pascal Gannat, père de Jean-Eudes, l’a rappelé avec une sobriété douloureuse, qui vaut témoignage plus que commentaire : « Triste nouvelle. La Corse est devenue un pays de mafia. On n’a jamais assassiné en Corse lors d’obsèques, même dans les pires vendetta. J’avais croisé assez régulièrement Alain Orsoni dans ma prime jeunesse, avec et chez des amis communs à Paris. C’était déjà une personnalité hors du cadre social habituel. Plutôt un idéaliste que la vie a happé vers une forme de désespoir. » Cette phrase éclaire autant l’homme que son destin. Orsoni n’était pas un cynique. Il était de ceux que l’Histoire utilise, puis abandonne.
Son parcours épouse les métamorphoses du nationalisme corse. Le temps du FLNC, des clandestinités structurées, des hiérarchies internes, puis celui du Mouvement pour l’autodétermination, plus politique, plus exposé, plus vulnérable aussi. À mesure que le nationalisme entrait dans les institutions, qu’il gagnait les exécutifs régionaux, il perdait ce qui faisait sa raison d’être. La conquête du pouvoir n’a débouché sur aucune refondation. Elle a accouché d’une gestion molle, souvent alignée sur les modes idéologiques du continent, jusqu’à accepter sans résistance la dilution démographique, culturelle et religieuse de l’île.
La mort d’Orsoni agit comme un tirage de rideau. Elle clôt un cycle né à Aléria et achevé dans les fauteuils feutrés de l’Assemblée de Corse. Elle révèle aussi la porosité entre certaines familles issues du nationalisme historique et les logiques du banditisme organisé. Beaucoup y voient la victoire définitive des logiques mafieuses. J’y vois plutôt un moment de vérité. La violence n’a pas disparu de Corse, elle a simplement changé de visage.
La stupeur des anciens, Jo Peraldi, Pierre Poggioli, la sidération de l’abbé Roger-Dominique Polge, leurs mots lourds, presque incrédules, disent l’effondrement des vieux codes. Le respect des morts, la sacralité des obsèques, ces lignes rouges que l’on croyait intangibles, ont été franchies. La vieille garde pleure un monde qu’elle sent s’éloigner, non sans une culpabilité diffuse, celle de n’avoir pas su empêcher la dérive.
Face à cette mort, un silence retient l’attention, celui de Nicolas Battini et de la Mossa Palatina. Aucun communiqué, aucune émotion affichée. Ce mutisme en dit long. Il marque une rupture nette avec le nationalisme des années quatre-vingt, celui des ambiguïtés, des compromis, parfois des compromissions. Les Palatins semblent tirer une ligne claire entre ce qu’ils estiment être un nationalisme à refonder et un passé jugé irrémédiablement vicié. Le silence devient ici un langage politique.
Il faut accepter une idée dérangeante pour l’esprit moderne. La Corse est une terre où la violence existe encore, et ce n’est pas forcément un mal absolu. Elle rappelle cette vérité trumpienne que tout n’est pas soluble dans la gestion, le droit mou, les indignations rituelles. Carl Schmitt notait que le politique commence avec la désignation de l’ennemi. Une société qui ne connaît plus aucune forme de violence symbolique ou réelle devient un espace ouvert à toutes les prédations. La violence, lorsqu’elle n’est pas purement criminelle, rend des choses possibles. Elle fixe des limites. Elle oblige à choisir.
La mort d’Alain Orsoni ne réhabilite rien et ne justifie rien. Elle oblige à regarder en face la fin d’un monde et l’émergence d’un autre, plus dur, plus froid, peut-être plus cohérent. L’île poursuit son histoire, indifférente aux lamentations venues du continent. Ceux qui prétendent encore aimer la Corse devront accepter cette part sombre, non pour la célébrer, mais pour ne plus se mentir.
Source Breizh info cliquez ici
12:12 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Justice politique : faut-il sauver Marine Le Pen pour qu’elle perde encore ?
10:35 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Décès de Yann Clerc, journaliste engagé
Yann Clerc, à gauche sur la photo, avec la délégation costarmoricaine du FN, lors d'un défilé de Jeanne d'Arc à Paris dans les années 1990.
Yann Clerc est décédé le 4 janvier dernier à Versailles à l'âge 94 ans.
Grand nom de la presse parisienne (Le Figaro, Valeurs actuelles...), attaché à la Tradition catholique, il a toujours soutenu le combat national. En 1986, il fut candidat du Front national de Jean-Marie Le Pen en Ille-et-Vilaine. Il avait aussi été vice-président de l'Association pour Défense de la Mémoire du Maréchal Pétain ainsi que de l'Union des intellectuels indépendants.
Yann Clerc aimait passionnément la Bretagne, terre d'origine de sa famille. C'est donc en terre bretonne que se sont déroulés, en ce début de semaine, ses obsèques. Roland Hélie et François Floc'h y représentaient notre revue. RIP.
S N
10:21 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Parution prochaine du nouveau numéro (n°10) de "Frontières"
10:01 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 12 janvier 2026
Sarah Knafo a fait le plein ce soir dans le 8e arrondissement de Paris
20:39 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Déjà, dès le début des années 1980, les nationalistes étaient aux côtés de l'opposition monarchiste iranenne...
Affichette éditée par des militants de l'Institut franco-persan en octobre 1987 et distribuée lors des BBR de cette année là. Retrouvée et opportunément publiée sur les réseaux sociaux par un ami archiviste cette fin de semaine.
Dans les années 1980, suite à l'instauration de la République islamique en Iran, un groupe de militants nationalistes français conscients du danger que celle-ci allait faire régner dans le monde, pour la plupart anciens du Parti des Forces nouvelles, avait créé l'Institut franco-persan. Cette association rassemblait aussi des membres de l'opposition monarchiste iranienne en exile.
Son existence fut certes éphémère, mais plusieurs campagnes (réunions, plaquettes, tractages, collages et rencontres avec des personnalités iraniennes cliquez là...) furent alors organisées. Depuis, grâce aux liens tissés à cette époque, j'ai été plusieurs fois invité à prendre la parole, au nom de Synthèse nationale, lors de réunions organisées à Paris par l'opposition iranienne...
Rappelons aussi que, en 1979, le PFN avait été l'un des rares partis à dénoncer la collusion entre le gouvernement giscardien d'alors et les ayatollahs (occupation spectaculaire de la maison de Khomeiny à Neauphle-le-Château dans les Yvelines, manifs à Paris et en Provinces, soutien à l'Ordre des Azadegans (1)...
Aujourd'hui, au moment où le régime des mollahs est aux abois et que la perspective du retour de Reza Pahlavi à Téhéran se précise de jour en jour, nous ne pouvons que nous réjouir d'assister à ce spectaculaire retournement de situation et être fiers d'avoir été, une fois de plus, les précurseurs clairvoyants dans cette affaire.
Roland Hélie
(1) Organisation regroupant des officiers de l'armée impériale iranienne. Nous vous invitons à ce sujet à lire, ou relire, le n°70 de Synthèse nationale cliquez ici...
Manif du PFN à Paris, a proximité de l'ambassade d'Iran dans le XVIe arrondissement, contre le régime des Ayatollahs au début des années 1980.
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dimanche, 11 janvier 2026
TRUMP VEUT-IL ANNEXER LE GROENLAND ? C’EST « INUIT » !
Le Bloc-notes de Jean-Claude Rolinat
Après la spectaculaire action au Venezuela, les visées annexionnistes sur le Canada et le Groenland, le possible « ménage » en Iran, à Cuba et au Nicaragua, Donald TRUMP affiche aux yeux du monde un impérialisme tranquille, sans mauvaise conscience aucune : « América is back » !
Le kidnapping de Maduro a scandalisé nombre de « belles consciences », y compris au sein du Rassemblement national, ce qui est un comble car ce mouvement, sauf erreur de ma part, affichait, en tant qu’héritier du FN, un anticommunisme de « bon aloi »…
S’agissant de l’enlèvement d’une célébrité, ce n’est pas une première dans l’histoire contemporaine. Eichmann a été capturé à Buenos Aires par le Mossad, et Klaus Barbie a été livré à la France, non sans contrepartie, par le gouvernement de La Paz. L’opération militaire menée au Venezuela démontre trois choses :
1 – L’entourage du président Maduro n’était pas sûr, le régime est vermoulu.
2 – Démonstration de l’excellente technicité des commandos américains, « à l’Israélienne ».
3 – Donald Trump affirme par ce geste que, désormais, il ne tolérera plus dans le sous-continent latino-américain de régime hostile à Washington. D’ailleurs, l’évolution électorale semble lui donner raison. L’Argentine est entre de bonnes mains, et la Bolivie comme le Chili ont élu des présidents classés à droite. Au Honduras, belle « république bananière » en Amérique centrale s’il en est, c’est Nasry Asfura, ayant les faveurs du président des États-Unis - tout comme le président Bukele du Salvador -, qui a été élu. Quant au Panama, il ne lui a pas fallu longtemps pour souscrire aux exigences américaines relatives à la tentative de mainmise chinoise sur le canal. L’exemple de la capture du général Noriega en janvier 1990 à la nonciature de Panama city, était encore dans toutes les mémoires. Le président José Raul Molino a obtempéré. Reste le Brésil de Lula, un gros morceau, qui échappe à Washington depuis que l’ancien président Jair Bolsonaro a été incarcéré.
Le Groenland, le 51e État américain ?
Doit-on prendre au sérieux les velléités annexionnistes de Donald Trump à l’égard du Canada et, surtout du Groenland ? La fusion du Canada avec les États-Unis répondrait à une logique géographique et géopolitique, d’autant plus que ces deux États fédéraux sont intégrés dans une défense aérospatiale commune au sein du NORAD.
Après tout, l’Alaska n’est séparé du reste du pays que par le territoire du Yukon et la province de la Colombie britannique. De plus, les Canadiens anglophones – l’immense majorité -, ont un mode de vie très proche de celui de leurs voisins du sud. Le Québec francophone, y trouverait son compte, pouvant enfin faire de « la Belle province » un pays indépendant.
Autrement plus délicate serait l’annexion du Groenland à laquelle, pourtant, le président américain semble tenir. Rattachement par la négociation ou par la force ? Telle semble être l’alternative qui s’offrirait aux 58.000 habitants de l’île-continent. Une annexion pacifique ne pourrait se concevoir qu’après un résultat positif par voie référendaire, et, surtout, avec le renoncement de Copenhague.
Actuellement, seuls deux partis indépendantistes, l’Inuit Ataqaritgït et le Naleraq, recueillant respectivement 7 et 8 sièges sur 31 au parlement local, constituent une forte minorité politique favorable à la souveraineté par rapport au Danemark. Ils sont « très travaillés » par les Américains, et pourraient in fine, se rallier à l’hypothèse d’un « État libre associé ». On en est loin, car les deux tiers de la population sont encore hostiles à cette idée « d’américanisation », sans toutefois repousser, à terme, l’idée d’indépendance totale par rapport au Danemark.
Une précédente tentative d’achat de cette île continent avait déjà été présentée en 1946 par le président Truman, sans succès : le Danemark avait repoussé une offre de 100 millions de dollars. Aujourd’hui Trump semble revenir à la charge. En opposition à ce contrôle espéré « en douceur », dans un premier temps plus économique que politique - les terres rares étant un enjeu majeur dans les décennies à venir – les États-Unis pourraient-ils envisager une action en force ? Imagine-t-on les Gi’s débarquer à Nuuk, la capitale, l’ex-Godthab des Danois ? Il est vrai que les États-Unis disposent déjà d’une base aérospatiale à Pitiffik, l’ex-Tuhlé sur la côte nord-ouest. C’est un important observatoire de l’activité russe dans l’Arctique. Le Danemark serait-il en mesure, lui qui achète l’essentiel de son armement dans les arsenaux américains, de s’y opposer ?
La fin de l’OTAN ?
On a déjà vu au sein de l’OTAN, deux pays membres de cette alliance, la Grèce et la Turquie (1) s’affronter à Chypre, en juillet 1974. Le président français, si prompt à vouloir se porter au secours de l’Ukraine par exemple, montrerait-il ses petits bras à l’Oncle Sam, lui qui est incapable d’assurer l’ordre dans ses banlieues ? Un tel affrontement signerait la fin de l’Alliance atlantique. Le président Trump est-il prêt à en payer le prix, pour acquérir un immense espace dont le sous-sol, dit-on, regorge de minerais précieux ?
Un tel scénario donnerait des ailes à la Chine pour s’emparer de Taïwan – non sans difficultés et de très sérieux dommages -, et justifierait pour Poutine l’annexion du Donbass et de la Crimée (2). Il est plus probable que l’homme d’affaires au pouvoir à la Maison Blanche, adepte du deal, tentera d’appâter les Groenlandais en leur faisant miroiter mille avantages, tout en encourageant le puissant ressentiment des Inuits à l’égard du colonisateur Danois, qui ne fut pas toujours un enfant de chœur !
La tectonique des plaques
Le monde bipolaire que nous avons connu pendant la « Guerre froide » est caduc. De nouvelles puissances émergent au sein des BRICS, notamment l’Inde et la Chine, surtout la première, puissances émergentes et bientôt dominatrices, qui n’ont plus besoin de « protecteur » pour s’affirmer sur la scène mondiale. La Chine est l’usine du monde et l’Inde, en dépit de ses terribles disparités sociales, est une nation nucléaire et spatiale. Elle s’affirme comme la grande puissance d’Asie du Sud.
L’Union européenne, qui ressemble de plus en plus à l’Union soviétique sans le goulag, tente de s’affirmer, elle aussi, comme une puissance en devenir. Mais l’oligarchie mondialiste qui la dirige, travaille bien plus, en profondeur, contre l’intérêt de ses États membres que pour leur prospérité. La signature du traité du MERCOSUR en est un exemple flagrant, notamment pour nos éleveurs de bovins. Qu’en sera-t-il demain, si, « ce qu’à Dieu ne plaise », l’Ukraine devenait le 28e membre de cette pseudo « U E » ?
Si le magistère diplomatico-militaire de Trump perdure – que ce soit l’intéressé ou son vice-président comme successeur -, l’Europe, par la lâcheté et/ou l’incapacité de nombre de ses dirigeants, passera aux oubliettes de l’Histoire. Et peut-être que les populations du Groenland – qui ont déjà juridiquement rompu avec l’Union européenne -, seront tombées dans le giron de l’Amérique impériale. Si la poursuite de l’aide américaine à l’Ukraine n’est pas une monnaie d’échange avec les pays européens membres de la « Coalition des volontaires » (3) – à savoir soutien américain à Kiev contre la reconnaissance d’une main mise américaine sur un Groenland « anschlussé » -, Russes et Américains, chacun dans leur sphère, en dépit des classiques rodomontades verbales, s’entendront comme larrons en foire…
Notes :
(1) Lire dans la collection « Les cahiers d’histoire du nationalisme » « Le septennat des colonels grecs», édité par « Synthèse nationale » cliquez ici
(2) La Crimée est, indubitablement, russe par sa population – majoritairement russophone -, et par l’Histoire. Sa conquête remonte au règne de Catherine II, au XVIIIe siècle. Kroutchev, en tant que Premier secrétaire du Parti communiste d’Union soviétique, avait arbitrairement rattaché cette péninsule à la « République » soviétique d’Ukraine, sa terre natale. Les seuls qui pourraient se revendiquer comme authentiquement « criméens », sont les Tatars, 10% à 12% de la population.
(3) Pour l’instant, seuls le Royaume-Uni et la France sont en pointe sur ce projet, dont les Russes ne veulent pas entendre parler. L’Italie de Méloni, prudente, n’ira pas en Ukraine…
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Les gauches, toujours du mauvais côté de l’Histoire : de L’URSS au Venezuela
Michel Festivi
C’est Giorgia Meloni qui a lancé cette phrase des plus opportunes, lors d’une conférence de presse, organisée par le Conseil de l’ordre des journalistes, le 9 janvier dernier. « Je trouve surréaliste que l’extrême gauche tente d’expliquer aux exilés vénézuéliens ce que signifie être vénézuélien ». Elle est revenue sur la situation plus que déplorable du peuple dans ce malheureux pays, qui souffre la misère depuis 26 ans, au point que 8 millions d’entre eux ont fui leur patrie. « Il arrive que les enfants aillent à l’école deux jours par semaine. Il y a objectivement une situation de pauvreté généralisée », a-t-elle rajouté.
Et pour enfoncer le clou, sans emphase inutile, et avec un calme olympien, elle fustige la gauche italienne, et ses propos salutaires pourraient se généraliser à toutes les gauches et singulièrement à la gauche française, qui unanimement soutient le tyran Maduro : « Ces images de syndicats gauchistes qui défilent sont les images d’un monde où les gauchistes vivent depuis toujours. C’est un monde dans lequel ce n’est pas l’idéologie qui se plie à la réalité, mais la réalité qui se plie à l’idéologie. Et elle conclut dénonçant une gauche « toujours du mauvais côté de l’Histoire ». Les faits historiques lui donnent entièrement raison, défilons le fil.
En 1919, alors que la Ligue des droits de l’Homme recevait des témoignages percutants des émigrés russes, qui dénonçaient la mise en place du totalitarisme le plus absolu, elle refusa de condamner le régime léniniste, au nom de la grande révolution française, matrice de tous les totalitarismes, comme l’a parfaitement démontré Stéphane Courtois (1). À cet égard, le témoignage de l’envoyé de L’humanité, alors socialiste, Boris Kritchevski est éloquent. (2). Il fut parfaitement analysé par un journaliste de L’Express, dans un livre remarquable qui reprend toute cette affaire (3). Toutes les preuves convergeaient pour que soit dénoncé la soviétisation brutale de la société, mais la myopie fut généralisée, malgré le livre d’Henri Béraud en 1925, Ce que j’ai vu à Moscou. Gide qui dénonça le régime en 1936 et 1937 fut injurié par les communistes (Retour d’URSS et Retouches à mon retour d’URSS).
Rebelote en 1936 et 1937. Lors des procès de Moscou, où les accusés, tous d’anciens bolchéviques, torturés physiquement et moralement (chantages envers leurs familles), passaient des aveux totalement extorqués, et furent tous fusillés, la même Ligue des droits de l’Homme, sous la présidence de Victor Basch, pris fait et cause pour le régime stalinien des plus totalitaires, et ce grâce au rapport d’un avocat socialiste, qui prétendit que les aveux unanimes militaient pour accepter les condamnations à mort, les opposants à ses conclusions furent exclus. (4)
En 1948, les tchèques auraient aimé que l’Occident intervienne contre les communistes, qui par un coup de force avaient pris le pouvoir et défenestré le président de la république ; où comme les Polonais, qui contrairement aux accords de Yalta, ne purent jamais bénéficier l’élections libres, qui avaient été pourtant promises par le maître du Kremlin à Churchill. Et les allemands de l’Est en 1953, qui se révoltèrent contre la misère et la pénurie ; et les Hongrois en 1956, qui appelèrent en vain les USA à l’aide, ces derniers restant taisants, au nom de la sacro-sainte coexistence pacifique et sans doute un philo communisme généralisé. Depuis 1945, et même avant, le respect du soi-disant droit international a toujours favorisé les dictatures, surtout les rouges.
Si le monde libre était intervenu en Hongrie en 1956, les soviétiques qui bluffaient comme à l’accoutumé, auraient reculé, et les pays de l’Est, auraient été libérés du communisme, plus de trente ans avant l’échéance. Il est vrai, que visitant la Hongrie communiste en 1976, une délégation du parti socialiste emmenée par Mitterrand avait fait le panégyrique du régime. Et en 1973, les communistes « français » insultaient Soljenitsyne, en le traitant de traitre et d’hitlérien.
On aimerait en France, que nos dirigeants, les Macron, Lecornu, Barrault, tiennent des propos aussi roboratifs, que ceux tenus par Meloni en Italie. Mais nous avons les pires autorités publiques qui soient, ce n’est pas pour rien si la voix de la France est totalement inaudible, d’autant que les déclarations de nos pitoyables élites peuvent varier du tout au tout en 24H. En Espagne, l’ensemble des gauches et tout le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sanchez se sont rangés derrière Maduro et son régime. Il faut dire que les gauches espagnoles sont à bonne école et qu’elles s’y entendent en trucage des élections, comme cela a eu lieu en février 1936, avec tous les tripatouillages constitutionnels qui suivirent. (5) (6). Oui, au nom de principes dévoyés, les gauches ont toujours œuvré contre les libertés des peuples. Et le pire, c’est que certains qui osent se prétendre souverainistes, patriotes, nationaux, voire catholiques, emboitent le pas de ces infamies au nom d’un antiaméricanisme primaire, qui a toujours, et l’Histoire l’a démontré, fait le jeu de nos plus terribles ennemis.
Notes :
(1) : Stéphane Courtois : Lénine, l’inventeur du totalitarisme, Perrin, 2017.
(2) : Boris Kritchevsky : Vers la catastrophe russe, Lettre de Petrograd au journal l’Humanité, octobre 1917-février 1918, préface de Jean-Claude Casanova, Éditions de Fallois, 2022
(3) : Christian Jelen : L’aveuglement, les socialistes et la naissance du mythe soviétique, préface de Jean François Revel, Flammarion, 1984.
(4) : Michel Festivi : La désinformation autour du Parti communiste « français », préface de Francis Bergeron, Dualpha, 2024 - pages 51 à 64. Cliquez ici
(5) : Manuel Alvarez Tardio et Roberto Villa Garcia : 1936, Fraude y violencia en las elecciones del Frente popular, Espasa, 2017.
(6) : Michel Festivi : Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine, 1936-1939, préface de Pio Moa, Dualpha 2025. Cliquez là
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L’enjeu groenlandais et l’autonomie européenne
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Je me tiens sur le quai du port du Guilvinec. Le jour est blafard, le vent coupe la joue et les coques quittent l’abri avec cette résolution taciturne qui fait les marins bretons. Le froid, ce matin-là, a quelque chose d’orientant. Il pousse l’esprit vers le nord, vers cette île immense et presque vide qui revient dans les conversations des chancelleries, le Groenland. Les mains dans les poches, je pense à cette possession danoise lointaine, entrée dans l’orbite de Copenhague au début du XVIIIᵉ siècle, en 1721, quand le royaume scandinave entreprit d’y rétablir une présence durable. Longtemps marginale, cette terre arctique est aujourd’hui scrutée avec une intensité nouvelle par les États-Unis.
Nouvelle dans sa forme, ancienne dans son fond. L’intérêt américain pour le Groenland n’est ni improvisé ni capricieux. Il traverse les décennies, des tentatives d’achat du XIXᵉ siècle aux accords de défense conclus pendant la Seconde Guerre mondiale, puis à l’installation de la base de Thulé, devenue aujourd’hui Pituffik, clef de voûte du dispositif antimissile nord-américain. Ce qui frappe désormais, c’est la verbalité assumée, la publicité donnée à cet intérêt par un président des États-Unis qui parle d’annexion, de nécessité stratégique, et le fait sans détour. La parole précède parfois l’acte, parfois elle le prépare.
Il suffit d’avoir la mémoire un peu longue pour se souvenir que Washington ne découvre pas aujourd’hui le goût des possessions ultramarines européennes. En 1898, profitant d’un prétexte fragile et d’une insurrection cubaine qu’ils soutenaient en sous-main, les États-Unis entrèrent en guerre contre l’Espagne. L’issue fut rapide. Cuba passa sous tutelle, Porto Rico fut annexé, les Philippines arrachées à Madrid. L’Europe observa, choquée sans doute, mais déjà résignée. L’Espagne, elle, encaissa le coup et produisit, dans la douleur, cette « génération de 98 » qui sut transformer la défaite en examen de conscience national.
L’histoire enseigne aussi l’art de l’oubli. Une fois le choc passé, le monde s’adapte. La puissance américaine est telle qu’on ne peut faire comme si elle n’existait pas, ni demeurer éternellement dans le ressentiment. En 1898, nombre de capitales européennes, Londres comprise, se félicitaient en silence de voir une puissance sœur, anglo-saxonne, prendre le relais d’un empire latin à bout de souffle. L’illusion d’une anglosphère harmonieuse faisait alors florès. Aujourd’hui, le décor a changé. Une prise de contrôle du Groenland sans l’accord de Copenhague poserait une question d’une autre nature, car elle viserait un allié, membre de l’OTAN, et mettrait à nu les lignes de fracture du continent.
Les scénarios circulent à voix basse. Action militaire rapide, pression politique locale, instrumentalisation du désir d’indépendance groenlandais, rien n’est exclu dans les hypothèses des diplomates. L’Europe, dans tous les cas, encaisserait un choc comparable à celui de l’Espagne finissante. Un choc peut-être salutaire. Le Groenland, à dire vrai, reste périphérique aux intérêts centraux européens, comme Saint-Pierre-et-Miquelon l’est pour la France. Sa perte ne bouleverserait pas l’équilibre géostratégique du Vieux Continent. En revanche, l’onde psychologique serait considérable. Elle poserait frontalement la question de l’alliance atlantique et de sa pertinence hors du cadre qui l’a justifiée, celui de la menace soviétique.
Ce moment pourrait donc être décisif. Non par la perte d’un territoire, fût-il immense, glacé et chargé de symboles, mais par la révélation brutale d’un malentendu ancien. L’Europe vit encore sur l’idée que l’alliance atlantique est un destin, alors qu’elle n’a jamais été qu’une conjoncture. La disparition de l’Union soviétique aurait dû entraîner sa dissolution naturelle ou, à tout le moins, sa transformation profonde. Rien de tel ne s’est produit. Par inertie, par confort, par peur aussi, les Européens ont prolongé un lien dont les termes se sont inversés. Le Groenland agit ici comme un révélateur chimique, faisant apparaître à la surface ce qui, jusque-là, restait dissous dans le langage diplomatique.
Cette fenêtre d’opportunité est étroite, et peut-être unique. Elle tient à la conjonction de plusieurs facteurs rarement réunis. Les États-Unis regardent désormais vers le Pacifique, vers la Chine, et considèrent l’Europe moins comme une alliée que comme un théâtre secondaire, utile tant qu’il ne contrarie pas leurs priorités. L’Europe, elle, dispose encore d’une puissance économique, technologique et démographique suffisante pour s’ériger en pôle autonome, à condition de le vouloir. Or la volonté politique naît rarement dans le confort. Elle surgit presque toujours d’un choc.
Sur ce point, les analyses de Mary Kaldor, pourtant éloignées de toute tentation continentale, méritent d’être relues. Dès les années 1990, elle soulignait que la communauté d’intérêts entre l’Amérique et l’Europe n’était ni naturelle ni éternelle, et que la divergence stratégique finirait par produire une rupture, non par hostilité idéologique, mais par simple logique de puissance. L’Amérique, écrivait-elle en substance, ne peut accepter durablement un partenaire qui aspire à l’autonomie dès lors que cette autonomie contrarie ses propres impératifs de sécurité globale.
Les penseurs français n’ont pas dit autre chose, chacun à leur manière. Raymond Aron, lucide jusqu’à la sécheresse, rappelait que les alliances ne survivent pas à la disparition de la menace qui les a fondées. Pierre Hassner insistait sur la fragilité des solidarités occidentales dès lors qu’elles ne reposent plus sur un péril commun clairement identifié. Plus récemment, Marcel Gauchet a montré combien l’Europe s’était enfermée dans une posture post-historique, croyant pouvoir substituer le droit, les normes et les procédures à la décision politique, oubliant que celles-ci ne valent que si elles sont adossées à une force capable de les défendre.
L’éventuelle prise de contrôle du Groenland par les États-Unis serait alors moins un drame territorial qu’un événement fondateur. Un rappel brutal que la souveraineté ne se délègue pas indéfiniment, que la protection a toujours un prix, et que l’Histoire ne s’arrête jamais, même sous la banquise. L’Europe serait placée devant une alternative simple, presque brutale, continuer à vivre dans l’ombre stratégique d’une puissance extra-européenne, ou accepter le risque, donc la responsabilité, de son indépendance.
Sur le quai du Guilvinec, le froid finit par engourdir les doigts. Les marins, eux, savent qu’il faut parfois sortir malgré la mer mauvaise, faute de quoi on meurt à quai. Le Groenland pourrait être cette mer mauvaise. Une épreuve rude, inconfortable, mais peut-être nécessaire pour qu’un continent cesse enfin de confondre sécurité et dépendance, et retrouve le goût âpre de la décision.
Source Breizh Info cliquez ici
11:59 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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