vendredi, 05 juin 2026
Samedi 20 juin, Thierry Bouclier dédicacera sa biographie de Michel de Saint Pierre, à la Librairie Duquesne à Paris
Lire aussi cliquez ici
14:06 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Le nouveau numéro de la Revue d'histoire européenne
12:57 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Le lord, le sang et les vieilles murailles
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
J’étais dans mon salon, ce qui, dans mon extrême Occident, constitue parfois un poste d’observation plus sûr qu’une chaire universitaire. La fenêtre donnait sur ce calme trompeur des jours où l’on se dit que l’Europe tient encore debout parce que les meubles n’ont pas bougé. Sur l’écran défilaient d’abord les images des réjouissances françaises après la victoire du Paris Saint-Germain dans je ne sais quelle compétition sportive, le genre d’événement où l’on voudrait croire que le drapeau, les cris et les maillots suffisent encore à faire nation. Très vite, la fête avait pris son tour habituel. Des vitrines brisées, des scooters incendiés, des groupes courant devant les forces de l’ordre, ces jeunesses périphériques, pour reprendre une formule assez molle pour ne pas troubler le sommeil du ministre de l’Intérieur, transformaient la victoire d’une équipe portant les couleurs françaises en rite de saccage ou en répétition de guerre intérieure.
J’avais encore ces images en tête lorsque d’autres, venues d’Angleterre, me parvinrent. Elles montraient Henry Nowak, jeune homme blanc de dix-huit ans, gisant au sol, ensanglanté, menotté par une police qui avait d’abord cru la parole de son agresseur. Celui-ci l’avait accusé d’avoir commis une attaque raciste. La formule avait suffi à inverser le monde. Le blessé devenait suspect. Le sang visible comptait moins que l’accusation rituelle. Dans cette Angleterre naguère si jalouse de ses formes, de ses libertés, de son flegme et de sa common decency, des policiers voyaient un jeune homme mourir et semblaient d’abord chercher, non la plaie, mais la faute morale.
Il n’est pas nécessaire d’être grand clerc pour comprendre ce que ces deux scènes racontent. D’un côté, une France où la victoire sportive devient prétexte à la guerre de rue. De l’autre, une Angleterre où l’accusation de racisme agit comme une clef sacrée ouvrant toutes les portes, y compris celle de l’absurde. Entre les deux, une même maladie européenne : l’État ne protège plus ceux qui devraient l’être, et se montre prodigieusement sensible à ceux qui savent parler la langue de son idéologie.
C’est dans cette humeur, je le confesse, peu favorable aux billevesées parlementaires, que je me suis attardé sur l’éditorial publié par The Times sous la plume de Paul Goodman, devenu Lord Goodman of Wycombe. L’homme n’est pas un échappé de tribune anonyme. Ancien député conservateur, ancien observateur écouté du monde tory, pair britannique, il appartient à cette caste qui connaît les couloirs, les déjeuners, les amitiés utiles, les rites du pouvoir. Une Angleterre se meurt dans les rues, dans les commissariats, dans les écoles, dans les tribunaux symboliques de la diversité. Le bon lord, lui, s’inquiète de la fragmentation du système partisan.
Son article est consacré à Restore Britain, le parti de Rupert Lowe, ancien élu de Reform UK, homme d’affaires, fermier, ancien conservateur et figure désormais dissidente du camp populiste britannique. Paul Goodman ne voit pas d’abord, dans cette apparition, le symptôme d’un pays qui bout. Il y voit le risque d’un désordre électoral. Restore pourrait prendre assez de voix pour gêner Reform, affaiblir Nigel Farage et compliquer encore la formation de gouvernements stables à Westminster. La maison brûle, le lord compte les fauteuils.
Il faut lui rendre justice. Son éditorial n’est pas dépourvu d’intelligence tactique. Il observe que Restore Britain peut prospérer sur la décomposition des vieux partis, que les conservateurs et les travaillistes n’ont pas su relever le niveau de vie, maîtriser les frontières ni combattre l’extrémisme islamiste. Il comprend que les réseaux sociaux permettent à Rupert Lowe et à ses partisans de contourner la presse classique. Il note l’importance de X, la puissance de Facebook, l’appui ou la bienveillance d’Elon Musk, la capacité nouvelle d’une droite insurrectionnelle à parler directement aux Anglais sans passer par le filtre des journaux comme il faut, des chaînes qui pensent bien, des éditorialistes agréés.
Toutefois, cette lucidité s’arrête précisément là où elle devrait commencer. Paul Goodman voit le mécanisme. Il ne veut pas regarder la cause. À ses yeux, Restore serait moins un parti qu’une nostalgie monétisée, une industrie du ressentiment, un divertissement sombre offert à des électeurs provinciaux, âgés, blancs, égarés dans une chambre d’écho algorithmique. Le peuple, lorsqu’il ne vote plus convenablement, devient toujours une pathologie de communication.
Les griefs du lord sont nombreux, et ils méritent d’être exposés parce qu’ils dessinent un portrait parfait de la peur des élites. Restore, dit-il en substance, naîtrait d’une querelle venimeuse entre Rupert Lowe et Nigel Farage. Lowe serait un homme d’un autre temps, un rescapé des années 1980, incertain de ce qu’il a lui-même créé. Son parti serait animé par des activistes plus jeunes, plus rudes, plus efficaces dans la publicité numérique. Ses messages, souvent grossiers, exciteraient les passions plutôt qu’ils ne construiraient une politique. Ses militants croiraient former une majorité silencieuse alors qu’ils ne pèseraient, dans les sondages nationaux, qu’une poignée de points. Ils seraient portés par des comptes étrangers, des robots, des mauvais génies numériques, des puissances hostiles, tout cet attirail commode qui permet d’expliquer que des citoyens pensent mal sans devoir se demander pourquoi ils pensent ainsi.
Le reproche le plus révélateur concerne pourtant l’immigration. Paul Goodman accuse Restore de flotter dans un rêve des années 1950, un Royaume-Uni d’avant l’immigration de masse, avec ce slogan brutal, « millions must go », que l’on pourrait traduire sans grâce par « des millions doivent partir », une remigration sauce à la menthe. Il y voit un nativisme repoussant, une sorte d’illusion blanche, provinciale, vieillissante, incapable d’accepter le pays réellement advenu. À l’entendre, le Royaume-Uni de naguère serait un fantasme, et celle d’aujourd’hui une donnée de fait devant laquelle chacun doit s’incliner.
Or c’est précisément ici que s’ouvre l’abîme.
La question n’est pas de savoir si l’on peut revenir mécaniquement à l’Angleterre de 1950. Nul peuple ne rentre dans son enfance par décret. La question est de savoir si les Anglais avaient consenti à devenir minoritaires dans des quartiers entiers de leur propre pays, à voir leurs villes transformées, leurs écoles bouleversées, leur police paralysée par la peur du soupçon racial, leurs jeunes filles abandonnées dans les affaires de grooming gangs, leurs frontières ouvertes comme les portes d’une gare de province. La question est de savoir qui a décidé, au nom de quoi, et avec quel mandat.
Paul Goodman appelle cela nostalgie. D’autres l’appelleraient mémoire.
C’est l’un des tours les plus redoutables de notre époque. Celui qui veut transmettre devient nostalgique. Celui qui veut demeurer devient extrémiste. Celui qui remarque que son pays a changé au point de ne plus se reconnaître est invité à consulter au mieux un sociologue ou au pire un psychiatre. À l’inverse, celui qui célèbre la dissolution générale se voit paré des vertus de l’ouverture, de la modernité, de la tolérance. Il y a dans cette inversion quelque chose de presque soviétique, le réel est faux s’il contredit la doctrine.
Le bon lord s’inquiète aussi du fait que Restore puisse affaiblir Reform UK. Voilà son obsession centrale. Si Rupert Lowe mord sur le même électorat que Nigel Farage, si les voix se dispersent, si la droite protestataire se fragmente, alors les travaillistes pourraient demeurer au pouvoir, ou du moins le système britannique deviendrait plus ingouvernable encore. Ce raisonnement a sa cohérence. Il appartient à la vieille science des appareils. Seulement il oublie que les peuples ne sont pas nés pour simplifier la vie des partis.
C’est toujours la même plainte des castes installées. Les électeurs devraient se comporter de manière responsable, c’est-à-dire voter selon les nécessités du système qui les a trahis. On leur demande de ne pas diviser les conservateurs, comme on demandait hier aux Français de ne pas diviser les républicains, de ne pas affaiblir le centre, de ne pas troubler la digue, de ne pas faire le jeu de l’adversaire. À la fin, le citoyen n’est plus souverain. Il est gestionnaire adjoint de la panique des élites.
La vraie division britannique n’est pas entre Reform et Restore. Elle est entre ceux qui subissent le pays nouveau et ceux qui l’administrent depuis des lieux protégés.
Paul Goodman appartient, par sa position, par sa fortune sociale, par son monde, à cette Angleterre capitonnée qui ne croise presque jamais les conséquences humaines de ses principes. Ces hommes peuvent disserter sur le nativisme depuis un fauteuil ancien, sous un portrait de famille, dans un salon où les bruits de la rue n’entrent pas. Ils trouvent toujours excessif que les autres se plaignent. Ils peuvent condamner les simplifications de Restore sans jamais se demander pourquoi un tel parti trouve un public. Ils peuvent sourire de la « nostalgie monétisée » sans voir que la modernité qu’ils défendent, elle aussi, nourrit ses bureaucraties, ses ONG, ses consultants, ses avocats, ses universitaires, ses policiers de la pensée, ses entrepreneurs de diversité.
Ce qui frappe surtout, dans l’éditorial du Times, c’est l’absence. Paul Goodman parle de stabilité gouvernementale, de réseaux sociaux, d’Elon Musk, de sondages, de duopole partisan, de concurrence électorale, de fragmentation. Il parle même de l’échec des partis traditionnels à contrôler les frontières et à combattre l’extrémisme islamiste. Il ne s’attarde pourtant pas sur le martyre concret qui donne chair à ces mots. Il ne regarde pas longtemps Henry Nowak menotté dans son sang. Il ne regarde pas longtemps les jeunes filles de Rotherham, Rochdale ou Oldham, livrées pendant des années à des prédateurs pakistanais que les autorités n’osaient pas nommer correctement de peur d’être accusées de racisme. Il ne descend pas dans le bas monde. Il reste au balcon.
C’est ce balcon qui a perdu l’Angleterre.
On peut contester Rupert Lowe. On peut trouver Restore brutal, insuffisant, brouillon, verbalement imprudent. On peut craindre qu’un parti né de la colère produise davantage de clameur que d’État. Ces réserves ne sont pas absurdes. La colère ne suffit pas à gouverner. Le cri n’est pas un programme. La dénonciation, à elle seule, ne fait ni une police, ni une frontière, ni une politique industrielle, ni une école. Jünger eût dit, peut-être, qu’il ne suffit pas de haïr les ruines pour savoir bâtir au milieu d’elles.
Cependant la colère n’est pas née d’un caprice. Elle est le retour du refoulé national.
Depuis des décennies, les élites britanniques promettent que l’immigration de masse enrichira la nation, que la diversité sera une force, que les frontières sont des anachronismes, que les inquiétudes populaires sont des préjugés, que les victimes de la transformation doivent se taire par délicatesse. Puis, quand un parti surgit pour dire avec brutalité ce que des millions d’hommes murmurent depuis longtemps, les mêmes élites feignent de découvrir un monstre sorti de nulle part.
Le monstre n’est pas sorti de nulle part. Il sort de leurs politiques.
Il sort des quartiers où les Anglais ont appris à baisser la voix. Il sort des commissariats où l’on craint davantage l’accusation de racisme que l’évidence d’un corps blessé. Il sort des tribunaux médiatiques où le mot « blanc » devient suspect dès qu’il désigne une victime. Il sort des hôtels remplis de migrants illégaux pendant que des familles modestes n’arrivent plus à se loger. Il sort de cette impression, terrible, que l’État britannique aime davantage l’idée morale qu’il se fait de l’étranger que les siens propres.
Paul Goodman voudrait qu’on appelle Restore une industrie du divertissement. C’est commode. Le divertissement n’a pas de racines. Il passe, il amuse, il choque, il se vend, puis il disparaît. Il est possible, d’ailleurs, que Restore disparaisse. La politique britannique est capricieuse. Les partis naissent, gonflent, se déchirent, s’évanouissent. Le sort organisationnel de Rupert Lowe m’intéresse moins que le phénomène dont il est le nom provisoire.
Car même si Restore venait à s’effacer, ce qu’il exprime ne s’effacerait pas.
Le Royaume-Uni est entré dans l’âge post-impérial de la dépossession intérieure. Il ne domine plus les mers. Il ne tient plus son industrie. Il ne contrôle plus véritablement ses frontières. Il n’a plus la vigueur morale de son ancienne classe dirigeante. Les conservateurs ont trahi sans courage, les travaillistes dissolvent avec componction, la police s’agenouille devant les fétiches de l’époque, les juges tremblent devant les mots interdits, les médias chassent le dissident plus volontiers qu’ils ne poursuivent le mensonge officiel. Ce n’est pas un accident. C’est un régime.
Un Euro-Argentin de Bretagne, qui lit chaque matin la presse britannique comme d’autres consultent le baromètre, ne peut regarder ce spectacle sans mélancolie. J’ai connu, comme beaucoup d’hommes de ma génération, l’Angleterre à travers ses marins, ses écrivains, ses officiers, ses explorateurs, ses clubs, ses bibliothèques, ses rites un peu froids, sa manière de tenir debout sous la pluie. Il y avait là un peuple, avec ses duretés, ses injustices, ses grandeurs. Aujourd’hui, on nous parle d’une « nouvelle Angleterre », comme Mélenchon parle d’un « nouveau peuple ». Cette Angleterre nouvelle n’est pas la continuation de l’ancienne. Elle en est parfois la négation administrative.
À ceux qui s’étonnent que des partis comme Restore apparaissent, il faudrait répondre simplement : que vouliez-vous qu’il arrivât ?
Pensiez-vous qu’un peuple disparaîtrait sans bruit, entre une campagne de sensibilisation et un atelier de diversité ? Pensiez-vous que les vieux Anglais provinciaux accepteraient d’être traités comme les vestiges gênants d’un pays périmé ? Pensiez-vous que les familles des victimes, les habitants des villes moyennes, les policiers encore sains, les ouvriers remplacés, les électeurs méprisés, les jeunes hommes accusés avant d’être secourus, se contenteraient éternellement de lire les homélies des lords dans The Times ?
Ce que Paul Goodman appelle désordre est peut-être le commencement tardif d’une vérité politique. Les vieux partis se fragmentent parce qu’ils ne représentent plus le réel. Les médias traditionnels sont contournés parce qu’ils ont trop longtemps filtré le réel. Les réseaux sociaux prospèrent parce qu’ils donnent, au milieu du fracas et du mensonge, une issue à des paroles interdites ailleurs. Ce n’est pas toujours beau. Ce n’est pas toujours juste. C’est souvent brutal. C’est surtout inévitable.
La tâche d’un homme politique sérieux serait de transformer cette colère en restauration, non en spectacle. C’est ici que Rupert Lowe sera jugé. S’il n’est qu’un entrepreneur de fureur numérique, il passera. S’il comprend que l’Angleterre ne se sauvera ni par les invectives ni par les nostalgies mal peignées, mais par la frontière, la police, l’école, la justice, la préférence nationale, la remigration organisée, la renaissance des mœurs communes et le courage de nommer les choses, alors il aura peut-être une place dans l’histoire qui vient.
Lord Goodman, lui, appartient déjà à l’histoire qui s’en va.
Il voit dans Restore un danger pour la stabilité parlementaire. Je vois dans son éditorial un document précieux sur la stabilité des aveugles. Il y a des hommes qui continuent de discuter l’ordonnancement des bancs pendant que la nef prend l’eau. Ils appellent cela responsabilité. Le peuple, lui, commence à appeler cela abandon.
Dans mon salon, les images de Paris et de Southampton se mêlaient encore. Les voitures brûlées après la victoire. Le jeune Henry Nowak menotté dans son sang. Le visage impeccable du lord dans le journal. Trois images, une seule leçon. Nos élites ne craignent pas le chaos qu’elles ont produit. Elles craignent que quelqu’un, enfin, ose le nommer.
Source Breizh info cliquez ici
11:17 Publié dans Balbino Katz | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
jeudi, 04 juin 2026
Vendredi 5 juin, à la librairie Logos, à Paris : Xavier Eman, directeur du "Nouveau Présent", et François Bousquet, directeur d'"Éléments" dédicaceront leurs nouveaux livres...
23:01 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Et si en matière d’immigration, nous imitions la Suède ?
Michel Festivi
La Suède a un gouvernement de coalition composé des partis suivants : les modérés, les démocrates-chrétiens, les libéraux. Ils sont soutenus au parlement par Les Démocrates de Suède, considérés comme une droite dure voire extrême, par les grands médias, jamais en manque de qualificatifs. C’est cet attelage plutôt alambiqué qui vient de prendre d’excellentes décisions en matière d’immigration, preuve que tout est possible.
Ces nouvelles règles proviennent d’un contrat de coalition dit accord de Tidö de 2022. 19 des 62 pages de ce document était consacrées à l’immigration et à l’intégration.
Une nouvelle législation adoptée par le Riksdag, va entrer en vigueur le 6 juin prochain. Pour l’ensemble des personnes qui entendent accéder à la nationalité suédoise, les choses vont se corser. Des tests de langue, une exigence de revenu minimum, des examens sur la culture du pays, un casier judiciaire vierge, et aussi des aides au retour. Que du bon sens finalement, mais il semble que cette qualité soit la chose la plus mal répartie au monde, et singulièrement dans la classe politico-médiatique française.
Cette nouvelle réglementation s’applique également à tous ceux qui ont déjà déposé un dossier, rétroactivement. Il faudra désormais justifier de 8 années de résidence dans le pays au lieu de 5, et même pour les conjoints de suédois. Les impétrants devront disposer d’un revenu d’au moins 20.000 couronnes suédoises soit 1.900 euros brut. Ils ne devront pas avoir vécu d’aides sociales au cours des trois dernières années, ni avoir eu des problèmes de dettes ou de comportements. Tous les déboutés du droit d’asile seront expulsés, alors qu’ils pouvaient rester auparavant s’ils travaillaient, et il pourra leur être proposés jusqu’à 34.000 euros pour ceux qui accepteraient de quitter le pays. Cette législation va concerner plus de 100.000 personnes qui ont déjà déposé un dossier avant l’approbation de cette loi.
Nicolas Pouvreau-Monti, directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie explique : « La suède était moins restrictive que la France et finalement elle l’est devenue plus. Elle nous a doublé en termes d’exigences ». Un député chrétien-démocrate a indiqué « Nos règles en matière d’immigration étaient trop laxistes...il nous faut les resserrer ». Car selon les estimations, en Suède, près d’un habitant sur quatre est soit né à l’étranger, soit issu de deux parents nés hors de Suède.
Le Portugal vient lui aussi de prendre des dispositions drastiques en la matière, comme je l’avais indiqué il y a quelques semaines. Qu’attend la France ? Le déluge ? Comme le disaient nos anciens : « quand on veut on peut ».
19:54 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Edgar Morin ou la nuisible complicité
Alain Sanders EuroLibertés cliquez ici
Hommage national (sic) pour Edgar Morin ? Il n’y a plus que Macron, les islamo-gauchistes et les vieux stals pour le tenir pour un « penseur » et un « intellectuel français »…
Depuis des décennies, Edgar Morin est célébré comme l’un des grands intellectuels français contemporains. Son concept de « pensée complexe » est devenu une référence dans les milieux universitaires, éducatifs et politiques de gauche (pardon pour la redondance). Pourtant, derrière cette réputation de « sage humaniste » se dessine un nuisible dont certaines prises de position interrogent sérieusement la capacité de discernement qu’il revendiquait.
L’un des épisodes les plus controversés de son parcours concerne son soutien dévot à Tariq Ramadan. Pendant des années, Morin a vu en Ramadan un interlocuteur privilégié du dialogue entre l’islam et l’Occident. Là où de nombreux observateurs lucides dénonçaient la takiya du discours de Ramadan, capable d’adapter son langage selon son public, Morin préférait mettre en avant sa contribution au débat intellectuel et à la coexistence des cultures. Cette « bienveillance » n’était pas marginale : elle relevait de la complicité.
Par ailleurs, le prestige dont bénéficiait Morin dans l’espace médiatico-politique français a contribué à placer ses interventions à l’abri d’un examen critique rigoureux. Son statut de « grand penseur » a souvent conduit ses thuriféraires à considérer ses prises de position comme le prolongement naturel d’une sagesse reconnue, plutôt que comme des opinions susceptibles d’être contestées.
Mais le cas Ramadan n’est pas isolé. Tout au long de sa carrière, Morin a manifesté une fascination pour les figures ou les mouvements présentés comme des alternatives aux systèmes dominants. Cette disposition l’a parfois conduit à appuyer les dérives idéologiques ou les réalités politiques moins reluisantes de ceux qu’il soutenait ou comprenait. Son goût pour la « complexité » semble souvent fonctionner dans un seul sens : déconstruire les critiques plutôt qu’examiner avec la même sévérité les objets de sa sympathie.
Une autre contradiction frappe l’observateur. Morin a consacré son œuvre à dénoncer les simplifications du réel, mais ses propres analyses ont parfois reposé sur des oppositions schématiques entre les « forces du progrès », de l’« ouverture » ou de l’ « humanisme », et celles du « repli », de l’ « identité » ou du « conservatisme ». La complexité qu’il revendiquait pour ses alliés intellectuels disparaissait souvent lorsqu’il s’agissait de ses adversaires.
Le véritable problème n’est donc peut-être pas Edgar Morin lui-même. Il réside dans cette tendance à transformer certains « intellectuels » en autorités morales permanentes. Dès lors, leurs erreurs deviennent secondaires, leurs contradictions excusables et leurs engagements plus que discutables relégués au second plan. La pensée critique cesse alors de s’exercer sur eux au moment même où elle devrait être la plus exigeante.
Ainsi Morin ne fut-il pas un simple « sympathisant communiste ». Il adhéra au Parti communiste dans les années où le stalinisme représentait le système le plus sanglant du XXe siècle. Certes, il finit par être exclu du PCF en 1951. Mais cette exclusion ne résultait pas d’un combat héroïque contre le totalitarisme : elle fut précédée par des années de fidélité idéologique et de justifications intellectuelles. Plus troublant encore, Morin a lui-même reconnu que son exclusion n’avait pas détruit sa croyance communiste.
Cette séquence révèle un trait constant de son parcours : une attirance récurrente pour les « grandes causes » censées incarner le camp du « Bien » historique. Hier le communisme, plus tard le tiers-mondisme, ensuite certaines figures de l’islam politique présentées comme des ponts entre les civilisations. À chaque époque, Morin semble avoir privilégié les intentions proclamées plutôt que les réalités observables…
Ses prises de position haineuses contre Israël illustrent particulièrement cette dérive. En 2002, dans une tribune restée célèbre, il cosigne le texte intitulé Israël-Palestine : le cancer. Certains passages déclenchent une tempête politique et judiciaire, plusieurs associations estimant qu’on avait franchi là la frontière entre critique de la politique israélienne et essentialisation d’un peuple. Une condamnation pour diffamation raciale sera d’abord prononcée (avant d’être annulée par la Cour de cassation). Mais, même lorsque la justice a finalement annulé la condamnation, le contenu du texte demeure révélateur. Morin y développe une vision où Israël apparaît comme le symbole par excellence de la domination contemporaine tandis que le terrorisme palestinien est replacé dans un cadre historique explicatif beaucoup plus large. Cette asymétrie morale est caractéristique d’une partie de l’intelligentsia française issue du tiers-mondisme des années 1960-1970 : comprendre les uns jusqu’à l’excuse, condamner les autres jusqu’à l’obsession.
Le paradoxe est que l’inventeur autoproclamé de la « complexité » produit souvent une lecture étonnamment simpliste du monde. D’un côté les puissants, de l’autre les dominés. D’un côté les structures de domination, de l’autre les victimes historiques. Cette grille morale survit aux faits qui la contredisent. Elle explique en partie pourquoi tant d’intellectuels français passèrent du communisme à la complaisance envers certaines formes d’islamisme politique. Sans jamais remettre en cause leur logiciel de départ.
Là où d’autres intellectuels auraient été durablement discrédités par certaines erreurs d’appréciation, Morin a conservé son statut de conscience morale nationale. Le plus frappant n’est pas qu’Edgar Morin se soit trompé. Tous les intellectuels se trompent. Le plus frappant est qu’en dépit d’une succession d’erreurs politiques majeures, il ait continué à être présenté comme l’une des consciences les plus lucides de son temps.
Que Macron lui ait réservé un hommage national – et aux Invalides ! – ne fait qu’ajouter aux nombreuses ignominies d’un président qui les accumule avec arrogance ad nauseam.
19:47 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Ce jeudi soir, à 21 h 10, Sarah Knafo était l'invitée de LCI
19:43 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Dimanche 7 juin : rassemblement de soutien au peuple britannique à Paris
Hommage à Henry Nowak, poignardé à mort à 18 ans par une "chance pour l'Angleterre", victime du racisme anti-blanc et de la police britannique qui préfère défendre les étrangers au lieu de son propre peuple autochtone.
Partout, outre-Manche, le soulèvement populaire s'intensifie. Rassemblement de soutien au peuple britannique, dimanche 7 juin, à 17h, Place de la Sorbonne, à Paris.
09:57 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
RAPPEL, samedi 6 juin, au Perrier (85) : le grand banquet du Rassemblement vendéen
09:57 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Remigration Summit de Porto, JUGEXIT, démographie : Jean-Yves Le Gallou répond sans détours
Source Breizh info cliquez ici
Invité d’honneur du Remigration Summit de Porto, Jean-Yves Le Gallou est l’auteur de Remigration pour l’Europe de nos enfants, paru aux éditions de La Nouvelle Librairie. Il revient ici sur les fondements démographiques, juridiques et civilisationnels de la remigration, le concept de JUGEXIT, et la dynamique politique qui pousse ce thème du camp identitaire vers le centre du débat européen.
Breizh-info.com : Vous étiez l’un des orateurs et l’invité d’honneur du Remigration Summit de Porto, après celui de Milan. Quelle a été votre impression sur place, et que retenez-vous de cette dynamique transnationale qui rassemble désormais des forces de toute l’Europe autour d’un même mot d’ordre ?
Que ressent-on ? La philia des Grecs. Un immense bonheur, celui d’être entre Identitaires européens partageant, par-delà les frontières nationales, l’appartenance à la même civilisation et la même volonté de la défendre. Quelle leçon en tirer ? Identitaires européens de tous pays, unissez-vous, c’est ainsi que vous serez plus forts !
Breizh-info.com : Votre livre s’ouvre sur une affirmation forte : la remigration serait avant tout un « mythe mobilisateur ». Que répondez-vous à ceux qui y voient l’aveu d’un projet relevant davantage de l’incantation que d’une politique publique réaliste ?
Disposer d’un mythe mobilisateur est essentiel, tout simplement parce que cela offre une perspective d’espoir. Celle de retrouver le bien-vivre ensemble, entre les siens, entre les nôtres, une vie paisible entre Européens partageant les mêmes mœurs et les mêmes coutumes dans une société de confiance. Cela ouvre aussi la possibilité de transmettre aux générations futures l’héritage que nous avons reçu et que nous devons transmettre : héritage ethnique, culturel, civilisationnel. C’est une cause qui nous dépasse et qui, par là même, nous grandit et nous rend espoir. Traiter du « comment », c’est bien, encore faut-il dire au préalable le « pourquoi ».
Breizh-info.com : La partie démographique de votre ouvrage est sans doute la plus difficile à contester. Pouvez-vous résumer, pour nos lecteurs, ce que disent réellement les chiffres, et pourquoi vous affirmez que même un arrêt total de l’immigration ne suffirait pas à inverser la tendance ?
Tout simplement en raison des taux de fécondité différentiels : celui des femmes de souche européenne se situe autour de 1,2 enfant par femme, celui des femmes d’origine extra-européenne à plus du double. Allez dans les maternités de Paris, Lyon, Marseille et ouvrez les yeux. Et si vous préférez, regardez les chiffres de naissance, comparez ceux de 2024 à ceux de 2003 :
• moins 37 % pour celles de deux parents français, de 654 000 à 476 000 ;
• plus 42 % pour celles d’un ou deux parents étrangers, de 130 000 à 184 000.
Breizh-info.com : Vous fondez la légitimité de la remigration sur le statut de « peuple premier » des Européens, en vous appuyant sur la paléogénétique et sur la Déclaration de l’ONU de 2007 sur les peuples autochtones. N’est-ce pas une lecture audacieuse, voire risquée, que d’appliquer aux Européens un cadre juridique pensé pour de tout autres populations ?
Il faut faire comme au judo et utiliser les armes de l’adversaire. Que des peuples autochtones veuillent garder leur culture et leur identité, je le conçois parfaitement et je trouve cela légitime. Mais les Européens sont aussi les autochtones d’Europe. Leur peuplement n’a pas changé, sauf marginalement, depuis 5 000 ans, et qu’on le veuille ou non, leur civilisation a fait le monde et y a apporté les bienfaits du développement. Nous avons le droit de poursuivre la grande aventure européenne et, pour cela, nous avons le devoir de préserver l’identité des peuples européens.
Breizh-info.com : L’un des apports les plus originaux de votre livre est le concept de « JUGEXIT ». Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par le « gouvernement des juges » et pourquoi vous estimez que la maîtrise démographique des nations européennes passe nécessairement par une reprise de pouvoir sur les cours constitutionnelles et européennes ?
C’est simple : il faut abattre la dictature des juges et revenir à la souveraineté du peuple — par référendum ou à travers les parlements — pour ne plus se laisser imposer les abus du droit d’asile, un regroupement familial sans discernement, et rendre à nouveau possible les expulsions de clandestins.
Breizh-info.com : Vous documentez de nombreux blocages judiciaires, de l’opération Fox en Autriche au projet albanais de Giorgia Meloni. Mais sur les modalités concrètes du JUGEXIT en France — référendum, sortie de la CEDH, révision constitutionnelle — votre livre reste assez évasif. Où en êtes-vous de votre réflexion sur ce point précis ?
Remigration pour l’Europe de nos enfants a été publié dans le cadre de la collection Iliade de La Nouvelle Librairie ; j’ai donc naturellement inscrit la question dans une perspective métapolitique, historique et culturelle. Ce n’était pas le lieu de rentrer dans le détail de propositions concrètes franco-françaises, d’autant que le livre a été écrit dans une perspective européenne, et que si la question du gouvernement des juges est cruciale dans tous les pays, elle se pose évidemment différemment d’une nation à l’autre, en fonction de leur propre état du droit. Mais je peux tout à fait répondre plus concrètement à votre question : la première étape du JUGEXIT en France, c’est de retirer au Conseil constitutionnel le pouvoir de censurer le contenu des lois, pouvoir qu’il s’est accaparé frauduleusement en 1971, en contradiction totale avec ce qu’avait voulu le général de Gaulle dans la Constitution de 1958. Au fond, il faut simplement revenir par référendum à la Constitution de 1958 en limitant le pouvoir du Conseil constitutionnel, voire en le supprimant purement et simplement. Rappelons qu’aucun conseil constitutionnel n’existait dans les républiques antérieures. La question de la dénonciation des conventions internationales — Convention européenne des droits de l’homme, Convention des droits de l’enfant, Convention de Genève sur les réfugiés — se pose aussi, dans la mesure où le pouvoir judiciaire utilise ces textes généraux en les surinterprétant du point de vue de l’idéologie progressiste. Il faut que la loi et le texte de la loi l’emportent sur les vaticinations pseudo-juridiques.
Breizh-info.com : Vous insistez sur le caractère « raisonné, raisonnable et progressif » de votre démarche, distinguant plusieurs catégories, des clandestins aux assimilés à qui vous reconnaissez pleinement la citoyenneté. Comment répondez-vous à ceux qui, à gauche, réduisent la remigration à un projet de déportation de masse brutal et indistinct ?
C’est un peu comme une course de haies : la remigration progressive doit régler les questions les unes à la suite des autres.
- Arrêt de toute immigration nouvelle : la grande pause.
- Expulsion des clandestins et des délinquants : la grande respiration.
- Non-renouvellement des titres de séjour des étrangers qui ne vivent que d’aide sociale : la grande décharge.
- Viendra ensuite la question des binationaux inassimilés et hostiles.
Breizh-info.com : La déchéance de nationalité pour les binationaux hostiles soulève des objections juridiques importantes, que vous reconnaissez vous-même en partie. Sur quels critères objectifs distinguer concrètement le binational « hostile » du binational simplement mal assimilé, sans verser dans l’arbitraire que vos adversaires vous reprochent ?
C’est tout simple : un binational inassimilé et hostile, c’est une racaille qui casse, une racaille qui pille et qui demain violera lors des émeutes immigrées qui suivent chaque 14 juillet, chaque Saint-Sylvestre et chaque match de football important. Cela commence à faire beaucoup. Or, si ces racailles inassimilées et hostiles se permettent cela, c’est parce qu’elles sont issues d’un vaste vivier de binationaux, eux aussi inassimilés, qui viendront à leur secours en cas de mise en œuvre d’une juste, légitime et proportionnée répression policière. En tout cas, c’est ce que pense le pouvoir, qui vit dans la terreur du soulèvement de quartiers entiers — ce qui prouve bien que le problème existe indépendamment de toute politique de restriction migratoire. Et plus nous tarderons à agir, pire cela sera. Ne tournons pas autour du pot : le binational délinquant doit être déchu de la nationalité française.
Breizh-info.com : Votre conclusion, « Peuples de l’Ouest, levez-vous ! », assume une dimension civilisationnelle et européenne, jusqu’à convoquer la mythologie commune et Tolkien. Pourquoi estimez-vous que la remigration ne sera politiquement viable qu’adossée à un imaginaire civilisationnel partagé, et non à de simples arguments techniques ou sécuritaires ?
Parce que la question centrale est précisément celle de l’identité, au-delà des questions de sécurité, de tranquillité ou de budget. Les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles. Si vous voulez retrouver le bien-vivre ensemble, il faut d’abord retrouver le bien-vivre entre nous et inscrire notre démarche dans la longue histoire.
Breizh-info.com : Le terme de remigration, hier confiné aux marges, est aujourd’hui repris par des partis pesant de 15 à près de 40 % des voix, du FPÖ à Chega. Pensez-vous que la bataille métapolitique, au sens où l’entendait Gramsci puis Alain de Benoist, soit en train d’être gagnée ? Et quelle est, selon vous, la prochaine étape pour passer des idées au pouvoir ?
La prochaine étape, c’est de faire comprendre aux dirigeants politiques, mais aussi au peuple des électeurs, l’ampleur des bouleversements que suppose une politique de remigration et de retour à l’identité. Il ne s’agit plus d’ajustements ponctuels et de micros réformes technocratiques, mais de changement de perspective. C’est en ce sens que la remigration est un thème mobilisateur pour rompre avec les discours gnangnans qui abrutissent l’opinion depuis un demi-siècle.
Breizh-info.com : Un dernier mot ?
Rendez-vous le 31 octobre à Paris, pour un grand forum de la remigration organisé par Polémia en partenariat avec Martin Sellner et Eva Vlaardingerbroek du Sommet de la remigration, et Louise Garnier, ainsi que le tout nouveau mouvement qu’elle est en train de lancer.
09:41 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, En Europe et ailleurs..., Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Bernard Monot invité de Nicolas Stoquer sur "Géopolitique profonde"
Bernard Monot, à partir de 1,28 h jusqu'à 2,21 h
RAPPEL : BBR 2019, l'intervention de Bernard Monot.
Bernard Monot aux Journées BBR
de Synthèse nationale en octobre 2019 cliquez ici
09:23 Publié dans Revue de presse, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Abonnez-vous à la revue Synthèse nationale !
00:02 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
mercredi, 03 juin 2026
Un grand entretien avec Michel Festivi sur EuroLibertés à propos de son nouveau livre "Les Phalanges espagnoles"

Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne ; pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ?
Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco cliquez ici l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.
Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?
Comme l’exige cette collection, éditée par Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la Première Guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.
Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?
Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme La Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « La rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’État, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses Réflexions sur la violence (1908) cliquez là. Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.
Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?
Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos cliquez ici, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.
Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?
Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la Première Guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc. et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.
Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?
Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.
Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?
Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIe république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.
Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les Cahiers d’histoire du nationalisme n° 32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 €. Pour commander ce livre, cliquez ici
Michel Festivi était récemment l'invité de Guillaume Fiquet sur TV Libertés afin de présenter son livre Les griffes de Staline sur l'Espagne républicaine :

Pour regarder cette émission cliquez ici
Pour commander ce livre cliquez là
23:37 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Livres, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Il vient d'écrire une biographie de Michel de Saint Pierre : un entretien avec Thierry Bouclier
Avocat à la Cour, Thierry Bouclier est aussi l’auteur d’un essai historique intitulé La République amnésique (2017) ainsi que d’une biographie de Jean-Louis Tixier-Vignancour (2003).
Cet entretien a été publié dans le n°73 (printemps 2026) de la revue Synthèse nationale cliquez ici
Pouvez-vous nous rappeler qui était Michel de Saint Pierre ?
Michel de Saint Pierre (1916-1987) a eu une vie hors du commun Né en 1916 au sein d’une famille de l’aristocratie normande, parente d’Henry de Montherlant et amie de Jean de la Varende, sa voie était toute tracée. Mais à dix-neuf ans, il a abandonné ses études de lettres pour se faire embaucher comme simple manœuvre aux chantiers navals de Saint-Nazaire, avant de s’engager comme matelot « sans spé ». Entre temps, il a participé à la manifestation du 6 février 1934. En 1943, il a rejoint la Résistance et terminé la guerre couvert de décorations. Et c’est au lendemain du second conflit mondial qu’il a véritablement commencé sa carrière d’écrivain, embrassant tous les styles de la littérature, du roman à l’essai en passant par le pamphlet et la poésie. Un auteur majeur, n’hésitant pas à brandir des idées politiques et des convictions religieuses à contre-courant de celles de son époque.
Quelle sont les grands ouvrages dont il est l’auteur ?
Il s’est d’abord fait connaître avec son roman La Mer à Boire, paru en 1951, et inspiré de sa vie de matelot. En 1954, il a rencontré un grand succès populaire avec son roman Les Aristocrates, qui s’est vendu à 600 000 exemplaires, et qui a été porté à l’écran avec Pierre Fresnay dans le rôle principal. En 1964, il s’est retrouvé au centre d’une violente polémique avec son roman Les Nouveaux Prêtres, qui dénonçait l’infiltration marxiste au sein de l’Eglise de France. C’est à cette occasion qu’il a fait la connaissance de Jean Madiran. Ce roman a été suivi de nombreux autres livres alertant sur l’autodestruction de l’Eglise à la suite du Concile Vatican II. Tous ses livres en font un auteur catholique majeur du vingtième siècle. Fin connaisseur de l’Afrique du sud, il a également publié un superbe roman sur l’histoire de ce pays, Les Cavaliers du Veld, qui me fait penser, à certains égards, au Grand Sud d’A.D.G. sur la Nouvelle Calédonie. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont un roman policier, Le Double crime de l’impasse Salomon, salué par Jean Bourdier, un spécialiste du polar, et d’un drame passionnel bouleversant, L’Accusée, qui a été adapté en feuilleton télévisé.
Quels ont été ses combats principaux ?
Son premier combat a assurément été son engagement en faveur de la messe traditionnelle, qui a naturellement rejoint celui de Mgr Lefebvre lorsque celui-ci a s’est heurté à l’épiscopat français. Il s’est également investi pour l’amnistie des partisans de l’Algérie française, encore emprisonnés une fois l’Algérie indépendante, publiant en 1963 un magnifique Plaidoyer pour l’amnistie. En 1965, il a soutenu la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour aux élections présidentielles, et est resté à ses côtés après son échec. A partir de 1974, il est devenu un compagnon de route du Parti des forces nouvelles, soutenant notamment les initiatives du sergent Dupuy et participant à la semaine du cinéma de droite organisé par le parti. Et en 1979, il a été choisi pour conduire une liste commune, rassemblant les frères ennemis du FN et du PFN, aux élections européennes, projet qui n’a pas abouti. Reporter pour l’hebdomadaires Minute et chroniqueur du quotidien Présent, il s’est battu pour la défense de l’école libre en 1983, s’apposant à la loi Savary, et publiant une remarquable Lettre ouverte aux assassins de l’école libre. Il s’est éteint en 1987.
Thierry Bouclier, Michel de Saint Pierre, une biographie, Via Romana, 323 pages, cahier photos, 24,00 €.
En savoir plus cliquez là
23:15 Publié dans Livres, Rencontre avec... | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Après les divagations de LFI sur le Canon français : lire le JDNEWS de ce mercredi...
00:00 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
mardi, 02 juin 2026
L’identité animale ou l’avenir de la bête qui sommeille en nous
La chronique de Philippe Randa
On connaissait dans le temps les adorateurs de l’oignon. Si ! si ! Ce fut belle et bien une religion, fondée en 1929 par frère François Thomas et Le Crapouillot qui avait consacré un numéro (Hors-série n°9 – juillet-août-septembre 1992) à un « Voyage à travers la France insolite » nous rapportait à propos de ce saint homme s’il en était qu’il « fut tour à tour charretier, photographe et comptable. Un jour, au Havre, il vit à l’étalage d’un marchand de légumes un oignon qui germait. Ce fut pour lui une véritable révélation. Un signe du ciel. Il comprit que l’homme avait le pouvoir, tout comme l’oignon, d’échapper à la mort. Il comprit aussi qu’il était absurde d’engendrer sans cesser des êtres nouveaux appelés à disparaître. Ce simple oignon lui indiquait le moyen de stabiliser l’humanité en rendant impossible la naissance et la mort. »
Et pour preuve de ce qu’il avançait, l’auto-proclamé nouveau sauveur de l’Humanité affirmait que « nous serons pareils à l’oignon, notre modèle, consacrant notre cœur et ses forces à notre entourage et, de sept ans en sept ans, se renouvelant dans un corps meilleur, nous irons vers la perfection. Perpétuant la vie au lieu de nous continuer dans nos enfants et nos petits-enfants. En d’autres mots, le principal ennemi de l’homme est la volupté. »
Malheureuseent, le Petit livre du Seigneur, écrit par Frère François Thomas ne connut pas l’incontestable succès de la Bible et ce mouvement initié avec une réelle ferveur potagère disparut en même temps que son auteur cultivateur spirituel.
Un siècle plus tard, point d’adorateurs de l’oignon à l’horizon médiadique, mais, tout aussi important, on en jugera, une « tendance woke » bat son plein d’adeptes : celui des thérians (ou thérianthropes) que l’encyclopédie Wikipedia classifie en « sous-culture ». Pour faire simple, ce sont des personnes de tous sexes (homme, femme et pas-bien-savoir) pour qui se « comporter comme un animal (est) une façon d’exprimer ce qu’ils ressentent », car ils ne considérent pas « leur identité comme une tendance, un jeu ou un choix, mais comme un ressenti qui leur est imposé. »
Psychologiquement ou spirituellement, les thérians se prennent donc pour des animaux. Et alors ? Alors, le site LesObservateurs.ch nous rapporte qu’« affublés de costumes d’animaux, de nombreux “thérians” envahissent TikTok. Et le phénomène est loin d’être anecdotique. Sur le réseau social chinois prisé des jeunes, le hashtag #therians cumule désormais plus de 2 millions de publications ! (et) l’on retrouve des “thérians” dans toute l’Europe (…) On peut par exemple citer la “Therian Community DACH”, qui rassemble des adeptes d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse. »
La découverte d’une telle communauté pourra peut-être faire sourire, voir ricaner ou même éclater de rire certains, mais pas l’ordre des médecins vétérinaires du Portugal (OMV) qui, devant l’affluence d’une clientèle inhabituelle dans ses cliniques, a été obligé de se fendre du communiqué suivant : « Suite à l’apparition, bien que sporadique, au Portugal de personnes se réclamant de certains animaux (…) le droit portugais reconnaît et protège expressément certaines dimensions de l’identité personnelle (…) mais ne prévoit ni ne protège aucun statut juridique d’“identité animale” d’une personne (…) le vétérinaire, face à un thérianthrope (doit) refuser d’effectuer des actes de diagnotic, de prescription et de traitement des maladies. »
Quelle va être la position de la Société Protectrice des animaux devant une telle discrimination, un tel refus de soins et d’assistance à thérianthropes en détresse ?
Et, connaissant désormais l’existence des thérians, peut-on encore tolérer l’usage de slogans aussi thérianophobes qu’#balancetonporc ?
19:38 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Trump hausse le ton avec Netanyahou
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Il aura fallu les frappes incessantes au Liban et les menaces sur Beyrouth - qui bloquent les négociations de paix avec l'Iran - pour que Donald Trump cesse enfin d'être le caniche d'Israël.
Lui qui s’était engagé, presque mécaniquement, derrière le gouvernement israélien dans sa guerre contre l’Iran découvre aujourd’hui l'engrenage infernal : avec Israël, une guerre appelle une guerre, puis une autre, puis encore une autre.
Et soudain, le président américain explose au téléphone : « Tu es complètement fou. » Voilà ce que Trump aurait lancé à Netanyahou. Il ne s’agit plus d’un désaccord feutré entre alliés. Il s’agit d’une rupture de nerfs devant l’entêtement d’un gouvernement israélien qui veut transformer tout le Proche-Orient en brasier.
Car c’est bien à propos du Liban que les deux hommes se sont violemment opposés : incursions militaires, frappes, menaces contre Beyrouth, escalade avec le Hezbollah. Trump comprend que cette fuite en avant nuit gravement à ses discussions avec l’Iran et referme sur lui le piège qu’il a contribué à ouvrir.
« Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te hait maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », aurait-il encore lancé. Manière brutale de rappeler à Netanyahou qu’il lui doit beaucoup, mais qu’il n’a pas reçu pour autant un blanc-seing pour incendier la région.
Le plus grave, c’est que cette folie n’a pas seulement un coût diplomatique ou militaire. Elle a un coût économique et surtout énergétique.
Elle fait trembler les marchés, fait exploser le cours du pétrole, pèse sur le gaz, menace les routes maritimes, aggrave l’inflation et finit toujours par présenter l’addition aux peuples occidentaux.
À la pompe, sur les factures, dans les entreprises, dans le panier des ménages : ce sont encore les mêmes qui paient les guerres des autres.
Trump s’aperçoit - bien tard - de la toxicité d’un gouvernement israélien prisonnier de sa logique d’escalade. Bien tard, après un tel foutoir mondial. Mais mieux vaut une prise de conscience tardive qu’un aveuglement jusqu’au désastre.
Espérons désormais qu’il parvienne à discipliner Netanyahou et à empêcher Israël d’entraîner l’Occident dans ses guerres sans fin.
La France, elle, devrait avoir une ligne simple : parler avec tous, ne s’aligner sur personne, défendre ses intérêts et refuser d’être l’otage des faucons de Washington, de Tel-Aviv ou d’ailleurs.
19:35 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Regardez le débat avec Sarah Knafo, Alain Finkielkraut, Alexis Corbière et Aurelie Filippetti
19:31 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Vendredi 12 juin, à Paris : Eric Delcroix dédicacera son nouveau livre à la Librairie Logos
19:23 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
8 élus Reconquête ! aux élections consulaires
00:45 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
lundi, 01 juin 2026
Eric Zemmour était lundi soir sur BFM TV
17:48 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Election consulaire en Thaïlande-Birmanie : ÉRIC MINÉ (RN) RÉÉLU HAUT LA MAIN...
17:37 Publié dans En Europe et ailleurs..., Eric Miné | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Français résidant en Russie et Biélorussie : Xavier Moreau est élu conseiller consulaire
17:33 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Sur TV Synthèse nationale : un entretien avec Régis Le Gall, délégué Identité & Libertés dans le Morbihan
11:43 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Eric Zemmour était ce lundi matin sur Sud Radio
11:43 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Élections présidentielles en Colombie, la droite de conviction affrontera l’extrême gauche
Michel Festivi
Ce dimanche 31 mai, avait lieu le premier tour des élections présidentielles en Colombie, pour élire un candidat devant succéder au très gauchiste Gustavo Petro, qui l’avait emporté de justesse en 2022, avec 50,44% des voix. Comme en Colombie le mandat présidentiel de 4 ans n’est pas renouvelable, ce dernier ne pouvait se représenter.
Depuis l’élection de Petro, la Colombie a de nouveau replongé dans la violence, et les FARC ont mené une série d’attaques, mais elles ont déclaré les suspendre durant la campagne électorale qui est très longue, puisque le second tour aura lieu le 21 juin prochain. La violence est telle, qu’un candidat conservateur Miguel Uribe avait été gravement blessé le 7 juin 2025, et il est décédé le 11 août suivant.
C’est le candidat de la droite de conviction, Abelardo de la Espriela (à droite ci-dessus), du mouvement « Défenseurs de la patrie », qui est arrivé en première position avec plus de 10 millions trois-cent-mille voix et 43,74% des voix. Derrière lui, le très à gauche Iván Cepeda, adoubé par Petro, avec plus de 9 millions six-cent-mille voix et 40,9%. La troisième place est occupée par Paloma Valencia du Centre démocratique avec un peu plus d’un million six-cent-mille voix et 6,92%.
Le deuxième tour, comme en 2022, risque d’être très serré, mais on ne comprendrait pas que les électeurs de Paloma Valencia ne se reportent pas sur de la Espriela, car dans son programme, Valencia avait demandé un durcissement des mesures de sécurité, et qu’elle s’était montrée défenseur de la famille traditionnelle, rejetant notamment l’avortement.
Abelardo de la Espriela, présenté dans tous les médias comme étant « d’extrême droite », est jeune, 47 ans. Il a réussi une brillante carrière d’avocat notamment aux États-Unis, et mène désormais des activités d’affaires en Italie, pays d’origine de sa famille. Il s’est lancé dans cette élection, car il considère la Colombie en très grave danger politique et moral et a comme modèle, Javier Milei pour la liberté d’entreprendre et les économies à faire au sein de l’État, Donald Trump, et surtout le président salvadorien Bukele, et il entend s’il est élu, adopter ses méthodes fermes pour réprimer la violence, les gangs et le narco-trafic, et les éradiquer. Espriela propose la construction de dix méga-prisons, de réduire de 40% la part de l’État, et de bombarder les campements de trafiquants de drogue. Il a qualifié cette élection de « bataille la plus importante de l’histoire de la république ».
La Colombie reste sous le contrôle d’une myriade de groupes armés qui dominent la production mondiale de cocaïne. Tout récemment à Uribia, dans le Nord, près de la frontière avec le Venezuela, la population a réclamé plus de sécurité et d’emplois. Car beaucoup d’experts considèrent que les groupes armés, impliqués dans le trafic de drogue, les exploitations minières illégales, l’extorsion de fonds ont profité des négociations de paix menées par le gouvernement Petro pour renforcer leurs positions.
Ivan Cepeda est lui présenté par toute la bonne presse comme un homme de gauche, un humaniste. Âgé de 63 ans, il a été en réalité un soutien actif aux pires régimes communistes. Ses parents ont émigré en Tchécoslovaquie communiste en 1965, et lorsque les Russes sont entrés dans Prague en août 1968, ils se sont exilés…à Cuba ! A 19 ans, Cepeda part faire ses études de philosophie dans un des plus durs pays communistes d’alors, en Bulgarie. D’ailleurs l’actuel Parti communiste colombien fait parti de ses soutiens. On notera que Cepeda a obtenu pendant son séjour en France dans les années 2000 une maîtrise en droits de l’homme (sic), et qu’il écrivait alors dans le Monde diplomatique. Il entend bien sûr poursuivre la politique de Gustavo Petro.
Les Colombiens auront donc un choix très clair à effectuer le 21 juin prochain. Espérons qu’ils fassent le bon.
11:30 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Remigration : entretien avec Alain de Benoist

Alain de Benoist
La remigration est-elle souhaitable et possible ? Si elle n’est pas possible (autrement que dans l’abstrait), n’en parlons plus. Est-elle souhaitable ? Tout dépend de ce qu’on entend par ce mot.
Il est évident que l’immigration extra-européenne en Europe, qui est devenue une immigration de peuplement et qui entraîne des pathologies sociales désormais bien connues, doit être freinée par tous les moyens possibles. Tous les sondages le confirment : les peuples autochtones n’en veulent plus et n’en peuvent plus. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de groupes et de partis politiques (parfois gouvernementaux) sont aujourd’hui partisans de la « remigration ». Le problème, quand on va y voir de plus près, est qu’ils n’en donnent pas toujours la même définition. La plus grande partie d’entre eux, par exemple, fait une place majeure au volontariat (qui peut être certes encouragé), ce qui n’est pas forcément le cas des autres.
La remigration a été présentée comme un « mythe mobilisateur ». La question se pose de savoir comment on transpose le mythe en un projet ne relevant pas, comme tant d’autres, de la pure et simple impolitique.
Combattre l’immigration, ce n’est pas combattre les immigrés au seul motif qu’ils sont des immigrés, mais combattre ceux qui, par amour du profit et ignorance volontaire de la physiologie des cultures, ont rendu possible l’immigration de masse, l’ont encouragée et continuent de l’encourager, soit pour satisfaire aux exigences du système capitaliste, soit par angélisme humanitaire ou universalisme moral, soit dans l’intention perverse de changer en profondeur la constitution des peuples européens, en leur déniant tout droit à la continuité historique.
L’arrêt des flux d’entrée est certainement possible, au moins dans une certaine mesure (et en faisant abstraction du pouvoir de nuisance des juges acquis à l’idéologie dominante). Le « retour au pays d’origine » n’a pas de sens, en revanche, quand il en existe plusieurs pour une même famille, quand les pays d’origine refusent de reprendre leurs ressortissants, et dans le cas des couples et des familles mixtes, qui sont très probablement appelés à augmenter. Des expulsions, on espère une diminution des volumes des stocks (par opposition aux volumes de flux). Cela vaut pour les clandestins, pour les délinquants étrangers, pour les agitateurs hostiles, pour ceux qui ne sont venus que pour bénéficier d’un système d’aide sociale – le tout ne représentant pas la majorité des immigrés. Après, on entre dans un terrain mouvant, où les motifs d’expulsion disparaissent peu à peu. Je ne vois pas comment aller au-delà, sinon en recourant à une forme nouvelle d’arbitraire qui, de toute façon, ne pourra pas se mettre en place. Comment évaluer le nombre de ceux qui sont un peu, beaucoup, pas du tout assimilés ? De ceux qui aiment un peu, beaucoup, pas du tout le pays où ils vivent ? Les gens peuvent être jugés et sanctionnés sur la base de ce qu’ils font, non de ce qu’ils sont (et il ne faut pas croire qu’ils font ce qu’ils sont, c’est l’inverse : ils sont ce qu’ils font).
Les tenants de la remigration (ils parlaient auparavant de « reconquista ») sont finalement de très grands optimistes. Ils pensent que la catastrophe peut encore être évitée. Je pense, moi, que la catastrophe a déjà eu lieu. Quand une bille correspondant à un processus donné descend sur un plan incliné planté de clous, on peut tenter d’infléchir sa course ou de la diriger dans telle ou telle direction, la seule chose qu’on ne peut pas, c’est de la faire remonter. Faire ce constat relève seulement du réalisme.
J’ajoute que, pour prendre position sur ce problème, je ne me situe pas dans une perspective nationale ou nationaliste (je ne suis pas nationaliste), mais dans une perspective impériale, ce qui est très différent : la présence de minorités ethniques au sein de la société aurait tout intérêt à être analysée du point de vue du fédéralisme impérial, non du jacobinisme de l’État-nation. Je précise que je ne crois pas non plus à l’assimilation, qui n’est à mes yeux ni possible ni souhaitable, et que je détesterais voir la France devenir un État raciste (en la matière, l’histoire a déjà donné).
Source : Eléments
10:48 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
dimanche, 31 mai 2026
Orléans, la Corrèze, Saint-Brieuc... quelques rendez-vous avec Reconquête !
10:31 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Parution du nouveau numéro (n°76) du magazine breton War Raok !
En savoir plus cliquez ici
10:30 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |
Le dangereux aveuglement de l’Europe

Xenia Fedorova
L’ancien ordre mondial n’a pas simplement changé. Il s’est effondré. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas une crise passagère, mais la fin d’un système international qui, pendant des décennies, a prétendu être universel.
Après la guerre froide, l’Occident a cru avoir remporté non seulement une victoire stratégique, mais aussi une victoire morale. L’expression « nouvel ordre mondial » n’a plus été comprise comme une architecture équilibrée entre États souverains, mais comme l’extension d’un système libéral dirigé par les États-Unis et leurs alliés. Pendant un temps, cette illusion a paru solide. L’Otan s’est élargie, la mondialisation a progressé, l’influence financière et culturelle a circulé depuis les mêmes centres de pouvoir, et ceux qui résistaient étaient traités comme des obstacles à l’histoire.
Aujourd’hui pourtant, le monde ne s’organise plus autour d’un seul centre. De nombreux pays ne sont plus prêts à accepter la place que d’autres veulent leur assigner. Ils entendent définir eux-mêmes leurs intérêts, leurs alliances, leurs routes économiques, leur monnaie et leur sécurité. L’élargissement des BRICS, la recherche croissante d’alternatives au dollar et l’émergence de nouveaux formats diplomatiques indiquent tous la même direction : le monde devient multipolaire, que l’Occident l’accepte ou non. Les anciennes institutions existent encore, mais leur autorité est affaiblie. L’ONU est invoquée quand elle est utile, et ignorée quand elle dérange. Le droit international est défendu avec passion lorsqu’il sert un camp, puis oublié lorsqu’il ne l’arrange plus. Le problème n’est pas seulement l’hypocrisie. C’est que cette morale sélective détruit l’autorité. Appliquées selon la convenance politique du moment, les règles deviennent des instruments de pouvoir.
Dans ce paysage, l’Europe paraît étrangement perdue. Elle parle sans cesse de souveraineté, mais agit souvent comme si elle y avait renoncé. Elle revendique son unité, mais cette unité reste fragile, sélective et souvent imposée d’en haut. Derrière « l’unité européenne », on trouve souvent une hiérarchie des intérêts, où les réflexes industriels, budgétaires et stratégiques allemands pèsent plus lourd que les priorités souveraines d’autres nations. L’Europe ne semble plus choisir ses batailles avec discernement. Elle choisit ses ennemis plus vite qu’elle ne construit ses alliances. Elle s’est coupée de l’énergie russe bon marché sans préparer d’alternative sérieuse pour son industrie. Elle multiplie les sanctions sans mesurer leurs effets sur son économie, sa stabilité sociale et son autonomie stratégique. Elle moralise le monde tout en s’affaiblissant elle-même. Elle donne des leçons de démocratie aux autres, mais refuse trop souvent d’écouter cette partie de l’Europe qui pense différemment, y voyant une déviation à corriger plutôt que l’expression légitime d’intérêts nationaux. Cela ressemble moins à une stratégie qu’à un réflexe d’autodestruction.
Un continent qui devrait se demander comment survivre dans un monde multipolaire agit souvent comme si la fidélité à l’ordre d’hier comptait davantage que la préparation au monde de demain. Au lieu de défendre la paix, il semble rivaliser dans les déclarations d’hostilité. Au lieu de protéger ses citoyens des chocs de cette transition, il leur demande d’en payer le prix au nom de principes abstraits appliqués avec des doubles standards évidents.
Mais le nouvel ordre mondial n’attendra pas que l’Europe résolve ses contradictions. Il se construit déjà, non par les discours, mais par les faits : nouvelles routes commerciales, nouveaux partenariats de défense, nouveaux mécanismes financiers, nouveaux formats diplomatiques. Le paradoxe est frappant. Pendant que d’autres diversifient leurs alliances, l’Europe réduit sa marge de manœuvre.
Source :Journal du dimanche 31/05/2026
09:37 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
|
Facebook | |























































