Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 14 mars 2026

Le nouveau numéro (n°23) de "Zentro-Mag" est paru

650582301_2145917509557735_5495010561197315606_n.jpg

Le Magazine papier de la Communauté Zentropa

Contact: zentromag@gmail.com

12:44 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le bilan catastrophique du socialisme municipal

Bock-Cote-New-4275444205-1630875900710.jpeg

Mathieu Bock-Côté

On avait l’habitude, en Occident, de considérer la politique municipale comme la plus prosaïque qui soit. Elle concernait la gestion du quotidien, celle des jours ordinaires. Il n’en est plus ainsi depuis une vingtaine d’années. La gauche qui, sur le plan national, s’était officiellement convertie à une forme de pragmatisme gestionnaire (c’était faux, mais passons), a redéployé ses aspirations utopiques dans les grandes et moyennes villes, pour y construire un nouveau modèle de société, sous le signe de la diversité, de l’écologie, et d’un anticapitalisme très concret. Revenons sur ces trois termes et ce qu’ils cachent.

À cause de leurs transformations démographiques, les grandes villes sont devenues des territoires propices à l’expérimentation idéologique diversitaire, comme on l’a vu en Amérique du Nord avec le mouvement des villes sanctuaires, qui entendaient s’affranchir de la souveraineté nationale et se connecter entre elles pour pousser toujours plus loin l’expérience de la migration globale. Bien concrètement, les métropoles deviennent de plus en plus étrangères culturellement à leur pays. De manière paradoxale, on nomme « quartiers populaires » les quartiers que le peuple historique de nos pays a désertés. Comme si leur peuple de référence avait changé.

Le culte diversitaire frappe évidemment les femmes, qui subissent directement l’insécurité caractéristique des sociétés multiculturelles, même si les autorités multiplient les précautions de langages et les ruses statistiques pour invisibiliser cette réalité. Elle est particulièrement ressentie dans les transports en commun, pourtant valorisés au nom des transports collectivistes. On dira poliment que l’insécurité féminine est le dommage collatéral à payer pour avoir une société vivre-ensembliste. Cela n’empêche pas la gauche municipale de célébrer le voile islamique au nom du droit des femmes !

Un peuple de locataires

Cela nous conduit à l’écologie punitive. La gauche municipale croit pouvoir contrôler le comportement des individus, pour les convertir à la morale verte. On complique ainsi la vie des automobilistes, on raréfie les poubelles dans la ville, pour inciter à la récupération, on contrôle aussi les sacs à ordure du commun des mortels, sans se rendre compte qu’on viole par là les replis les plus intimes de sa vie privée. Résultat paradoxal, encore une fois, de cette politique : les grandes villes n’ont jamais été aussi sales. Cette dégradation hygiénique a trouvé son animal iconique : le rat, de retour, qu’on évitera évidemment de maudire, pour ne pas verser dans le spécisme, ce racisme censé viser les animaux. Nos villes deviennent moches.

J’en viens à l’anticapitalisme, qui comme toujours, prend la forme d’une aversion insurmontable pour le droit de propriété. On le voit avec le culte du HLM. Apparemment, il n’y en aurait jamais assez. La gauche rêve d’un peuple de locataires, dépendant des aides publiques, et ne cesse de vouloir détruire les derniers quartiers bourgeois, réfractaires au rêve du phalanstère. Elle voit chez eux une masse électorale mobilisable. Un quartier culturellement français, qui n’est pas ravagé par l’écologie punitive, et où on trouve encore des propriétaires heureux de l’être, est un quartier ennemi à détruire, une petite Vendée municipale à raser par le mixage social obligatoire. Le mot mixité est évidemment au cœur de la novlangue municipale.

Je laisse de côté, dans ce bilan, les villes qui tomberont demain sous la gouverne de la gauche ouvertement radicale, qui seront toutes, dans ce cas, des villes dont le changement de population est à ce point avancé qu’elles ont désormais changé de civilisation. On y verra des villes conquises par l’islamisme et ceux qui collaborent avec lui. N’est-ce pas ainsi que s’opèrent les conquêtes à l’échelle de l’histoire, d’ailleurs ? Devant la force conquérante, les villes tombent les unes après les autres. Mais ne nous projetons pas tout de suite dans les prochaines décennies, où cette dynamique se normalisera et revenons à demain.

Devant le bilan désastreux du socialisme municipal, la droite peut-elle l’emporter ? Certains espèrent une vague. Mais structurellement, elle est désavantagée, et lorsqu’elle peut l’emporter, elle peut aussi faire le choix de s’enfermer dans ses divisions fratricides. En fait, quels que soient les résultats du premier tour, dimanche, nous assisterons probablement, dans les années à venir, à une forme de partition démographique, culturelle et socio-économique croissante du territoire, car les hommes, naturellement, veulent vivre dans un environnement qui leur ressemble, où ils se reconnaissent, où ils se sentent chez eux. On nommera dédaigneusement séparatisme ce phénomène, et on entendra de nouveau les chantres du régime diversitaire plaider pour une mixité radicalisée. Elle ne peut s’imposer que de manière autoritaire. C’est déjà le cas.

Source : Le Figaro 14/3/2026

11:01 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le journal du chaos

couv xx.jpg

Pour télécharger, cliquez ICI

08:32 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 13 mars 2026

Les « liaisons dangereuses » du RN…

Jordan_Bardella_cropped-800x440.jpg

Source Le Nouveau Présent cliquez ici

A croire que Mediapart et Libération sont devenus les directeurs de casting des candidats du Rassemblement National pour les municipales, celui-ci s’est empressé d’éliminer de ses listes toutes les « brebis galeuses » désignées de la sorte par les donneurs d’ordres, telle une militante exemplaire mais restée trop attachée à… l’Action française !

Cette frilosité croissante s’explique peut-être par l’influence elle aussi grandissante au RN de Roxane Rouas, qui n’est pas seulement dirigeante de Fremantle Média, un des plus importants producteurs de programmes de divertissements télévisés au monde (dont tous les jeux débilissimes de TF1 et autres chaînes), et membre depuis 2020 du comité exécutif du patronat français. Elle serait par ailleurs, selon le site www.Medias-presse.info, la « conseillère médias » de Jordan Bardella, qu’elle aurait même influencé jusque dans le choix de ses lunettes. Lui aurait-elle conseillé de se rendre les 26 et 27 mars 2025 en Israël pour s’y recueillir notamment au mémorial de Yad Vashem avant de suggérer également le choix d’Israël, préconisé par Sébastien Chenu le 3 mars dernier comme destination du premier voyage officiel de Marine Le Pen ou de Bardella au cas où l’un des deux serait porté à l’Élysée en 2027 ?

Car Wikipédia indique que Mme Rouas est à la ville l’épouse d’Olivier Rafowitz, né en 1965 en banlieue parisienne de parents polonais « survivants de l’Holocauste » et émigré adolescent en Israël où son zèle sioniste lui a valu au fil des ans d’être promu lieutenant-colonel puis porte-parole de Tsahal pour les pays francophones. A ce titre, on l’a beaucoup vu en uniforme et entendu sur nos écrans depuis le massacre (1.200 victimes, dont 800 Israéliens) commis par le Hamas le du 7 octobre 2023. Cette tuerie conduira l’Etat hébreu à lancer dans la bande de Gaza une opération d’envergure, dite « Épée de fer » qui aurait fait à ce jour 75.000 morts dont de nombreux enfants et près d’un million de « déplacés » sur 1,4 millions d’habitants avant ces tragiques événements, en raison de la destruction presque totale des infrastructures, hôpitaux et lieux d’habitation.

A noter que, nièce du colonel Rafowitz et ancienne présidente des Jeunes Socialistes, Emma Rafowitz, 30 ans, est pour sa part eurodéputé depuis 2024, élue sur la liste Glucksmann.

23:33 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Un numéro historique de "Pour un Ordre nouveau" remis en vente

COUV Maquette SN REVUE copie 92.jpg

Le n°13 (juillet-août 1972) du journal Pour un Ordre nouveau était en partie consacré au deuxième congrès national du mouvement qui s'était tenu en juin de cette année là et qui donna naissance au Front national. Ce numéro, dont l'intérêt historique n'échappera à personne, est à nouveau en vente.

Pour vous le procurer cliquez ici

12:50 Publié dans Pour un Ordre nouveau | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Dans les Deux-Sèvres comme ailleurs, Reconquête à la pointe du combat pour dénoncer l'insécurité galopante

649184282_122164988774860179_3454541789352297782_n.jpg

11:49 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

À Orange, le Parti de la France soutient la liste de Jacques Bompard

651181058_1574279643855392_4773670216410943035_n.jpg

Pour les élections municipales des dimanches 15 et 22 mars prochains, à Orange, le Parti de la France apporte son soutien à la liste menée par Jacques Bompard, maire historique de cette ville du Vaucluse, scandaleusement persécuté par la justice et rétabli in extremis dans ses droits pour pouvoir se représenter.

11:41 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Hommage à Marie-Christine Boutonnet

3c474959-f2c0-489f-adc6-b4df5743135f.pngFrançoise Monestier

Le Nouveau Présent

cliquez ici

Militante royaliste dès son plus jeune âge, responsable de la formation des élus frontistes pendant plus de vingt ans, conseiller régional, puis député européen de 2014 à 2019, Marie-Christine Boutonnet nous a quittés le 7 mars dernier à soixante- dix- sept ans.

Marie-Christine pensait clair et marchait droit. Normal, me direz-vous, pour une militante d’Action Française, biberonnée aux formations politiques des successeurs du maître de Martigues. Le «  compromis nationaliste », « le nationalisme intégral » et « politique d’abord » étaient pour elle une évidence tout comme «  l’empirisme organisateur », fondements de la doctrine maurrassienne qui a éclairé et éclaire encore une partie de l’intelligence française, n’en déplaise à certains.

Elle était d’abord et avant tout une militante, c’est-à-dire un soldat politique qui privilégiait le combat commun pour venir à bout de ce qui divise et fracture la France qui n’est pas née en 1789 comme voudraient nous le faire croire certains qui se sont juré depuis des lustres d’avoir la peau de notre pays et de notre civilisation helléno-chrétienne.

Les évènements de Mai 1968 nous avaient permis – elle à l’Action française, moi au Mouvement Jeune Révolution sans parler de tous nos camarades garçons appartenant au courant nationaliste – de lutter ensemble contre tous ceux qui à Toulouse– je pense notamment à Alain Alcouffe ou Daniel Ben Saïd , instillaient le poison du mouvement du 22 mars installé à Nanterre par Cohn-Bendit.

Notre camarade n’avait rien de féministe mais possédait cette capacité qu’ont certaines femmes à se montrer plus pugnaces et déterminées que leurs camarades masculins pour défendre une certaine idée de la France. Le tout avec détermination, courage, liberté de parole et un charme qui en troublait plus d’un. Enracinée sur sa terre albigeoise et occitane, elle avait fait sienne la formule de Maurras, «  je suis Romain, je suis humain ». Toujours sur la brêche, elle n’hésitait pas à bousculer son petit monde et ne lâchait rien.

A la fin des années 70 – quoi de plus naturel- elle rejoignait Jean-Marie Le Pen afin de défendre la «  France des Terroirs et des Clochers » et d’être pour le Front National le trublion et l’aiguillon qu’elle avait été pour l’Action Française.

Je garde le souvenir notamment de nos Universités d’Eté ou des stages de formation des élus qui avaient intérêt à suivre les conférences et se montrer disciplinés. J’ai perdu une amie et une camarade de combat. C’est tellement rare à notre époque. Adieu Marie.

11:08 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 12 mars 2026

VENDREDI 20 MARS, À PARIS : MESSE DE REQUIEM POUR LE REPOS DE L'ÂME DE QUENTIN

-5877410931103436169_121.jpg

12:15 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Commission européenne et nucléaire, un sommet d’absurdité

images.jpg

Gaëtan de Capèle

Agriculture, énergie, automobile, industrie… On frémit d’effroi à la lecture des aberrations bruxelloises qui ont mis l’économie européenne à genoux. Pendant que les autres grandes puissances se protégeaient et se réarmaient jusqu’aux dents, la Commission d’Ursula von der Leyen a poursuivi jusqu’au bout, dans une frénésie de réglementations, son entreprise de démolition au nom de la préservation de la planète. Le retour de la guerre en Europe et au Moyen-Orient, la grande offensive commerciale de Trump et la déferlante chinoise ont fini par dessiller les yeux des «Bisounours » : les voilà qui tentent laborieusement de détricoter les écheveaux qu’ils ont fiévreusement tissés. Au rythme où vont les choses, nos concurrents peuvent encore dormir tranquilles.

Dans cet inventaire de l’horreur, le combat mené contre le nucléaire, dont la présidente de la Commission admet enfin qu’il fut «une erreur stratégique », restera dans les annales comme un sommet d’absurdité. La France, championne du secteur, porte elle-même une immense responsabilité : c’est elle qui, sous François Hollande, a décidé de saborder ses centrales, avant qu’Emmanuel Macron, après avoir commis l’immense faute de fermer Fessenheim, fasse marche arrière. Après une guérilla sans relâche - avec le concours zélé de l’Allemagne - contre l’atome français, le mea-culpa tardif d’Ursula von der Leyen n’aura d’intérêt que s’il marque le point de départ d’une remise en ordre des priorités dans la politique énergétique de l’Europe.

La première est de rétablir sa souveraineté, en se détachant du lien de dépendance avec la Russie, les États-Unis et les monarchies du Golfe. La seconde est de disposer d’une ressource abondante, stable, bon marché et décarbonée. Cette ressource porte un nom : l’électricité nucléaire. Ce constat partagé (le chancelier Merz déplore lui aussi la sortie de l’Allemagne du nucléaire), il n’y a plus de temps à perdre pour renforcer d’urgence les capacités européennes. Ce qui, au même titre que pour la défense, requiert d’accélérer les efforts d’investissement, en facilitant ceux du privé. Une véritable révolution copernicienne…

Source : Le Figaro 12/3/2026

11:27 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 11 mars 2026

Samedi 21 mars : Reynald Secher en Savoie

649140271_10238930211010466_3469042748128916164_n.jpg

23:42 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

À Lannion (22), la gauche n'hésite pas à diffuser un faux tract de la liste nationale "Osons Lannion"

FB_IMG_1773245083271.jpg

Là où elle ne tue pas, comme à Lyon, la gauche est prête à utiliser n'importe quel stratagème pour tenter de sauver ses prébendes. Elle montre une fois de plus, ici à Lannion comme ailleurs, qu'elle est aux abois en distribuant un faux tract de la liste nationale locale.

C'est bien volontiers que nous reproduisons ci-dessus la réponse de Blanche Le Goffic, tête de liste "Osons Lannion", à cette lamentable provocation.

S N

19:14 Publié dans Communiqués de presse, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Sarah Knafo ce mercredi matin sur C-news

558695550_3241288222703178_1453093813776811363_n.jpg

16:40 Publié dans Municipales 2026, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

11 mars 1963 - 11 mars 2026

647525873_10238438671332840_2604413392627339581_n.jpg

15:45 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Eoliennes, la corruption généralisée

Source Réinformation TV

Les éoliennes continuent de se répandre partout sur le territoire français. Elles continuent de détruire, malgré le narratif. En janvier 2025, en France, on comptait 10 518 éoliennes (offshore compris). Certains territoires en sont infestées comme dans les Vosges par exemple.

Depuis 20 ans qu'il enquête sur l'éolien, Eddie Puyjalon a découvert l'envers du décor. Et l'enfer quotidien pour certains paysans. Eddie Puyjalon, ancien conseiller régional est interviewé par Armel Joubert des Ouches.

En 2014, RiTV avait réalisé une enquête. Elle a été vue plus de 1,2 million de fois et diffusée dans 5 pays, traduite en 5 langues. Quelques semaines plus tard, parce qu'elle dérangeait les lobbys, elle était censurée puis supprimée d'internet. Le 18 avril 2025, RiTV décidait de la remettre en ligne cliquez ici

Sur les éoliennes :

COUV-2017-1-324x458.jpeg

Pour commander ce livre cliquez ici

15:36 Publié dans Combat anti-éoliennes, Revue de presse, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 10 mars 2026

Sur un séparatiste albo-américain

COUV 2017 6.jpg

Pour commander ce Cahier cliquez ici

La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

Ancien animateur de la revue canadienne-française Le Harfang à laquelle a contribué votre serviteur, l’ami Rémi Tremblay a déjà écrit sur le fasciste canadien Adrien Arcand en 2017 et évoqué dans les Cahiers d’Histoire du nationalisme la préhistoire de la mouvance identitaire aux États-Unis cliquez là.

Une nouvelle maison d’édition, Lif, vient de relancer la célèbre collection « Qui suis-je ? ». Dans cette longue série de biographies, Rémi Tremblay aborde la vie, les idées et les combats de William Luther Pierce. Né le 11 septembre 1933 à Atlanta en Géorgie et décédé le 23 juillet 2002, atteint d’un cancer, Pierce représente une figure incontournable du nationalisme blanc en Amérique du Nord.

Physicien de formation, il apporte en effet à ce courant de pensée activiste une énergie et une cohésion intellectuelle qui tranchent avec les égarements souvent loufoques d’un milieu qui se veut dissident et qui se retrouve relégué aux marges sociales, sinon dans les limbes. Méthodique et organisé, il devient selon ses détracteurs « l’un des idéologues les plus influents et les plus dangereux du mouvement nationaliste blanc ». Sous le pseudonyme d’Andrew MacDonald, il signe le fameux roman d’anticipation politique Les Carnets de Turner paru en 1978.

À l’instar de la religion mormone et de la pensée libertarienne, le nationalisme blanc répond d’abord à la mentalité étatsunienne. Rémi Tremblay rappelle qu’« aux États-Unis, ce melting pot de diverses cultures, exclusivement européennes à l’origine, on pense en terme de “race”, plutôt que d’“ethnie”. […] Dans ce magma d’identités et de cultures diverses, la race prend le pas sur les autres facettes, secondaires, de l’identité ». Bien que William Pierce ait commencé à militer vers 1964 au Parti nazi américain de George Lincoln Rockwell, sa vision du monde n’est pas suprémaciste; il soutient au contraire des idées plutôt séparatistes à l’instar des franges sécessionnistes chez les Afro-Américains, les Latinos et les Amérindiens. Très hostile aux diverses déclinaisons du conservatisme, il réprouve « l’assimilation [qui] fait croire à l’égalité, voire à l’interchangeabilité, et mène au métissage ». Son racialisme radical se renforce d’une désapprobation virulente à l’égard de la communauté juive.

En 1970, William Pierce s’empare d’une association de droite conservatrice, la National Youth Alliance (« Alliance nationale de la jeunesse »), puis lance un périodique intitulé Attack !. Sous son impulsion, en 1974, ce groupe se transforme en Alliance nationale. Quatre ans plus tard, Attack ! prend le titre de National Vanguard (« Avant-garde nationale »). Rémi Tremblay souligne que Pierce et son mouvement sont « des pionniers du cyber-militantisme. Dès 1995, l’Alliance s’était dotée d’un site fonctionnel attractif et très moderne ». Outre une revue qui adopte le format « de magazine sur papier glacé en   1982 », il imagine une radio, American Dissident Voices (« Voix dissidentes américaines »), avec des chroniques régulières chiadées. Ses militants distribuent des tracts, collent des affiches et vendent des brochures. Ils détournent même en toute légalité des panneaux d’affichage publicitaire sur le bord des autoroutes ! Plus tard, William Pierce investit dans des émissions télévisées afin de mieux diffuser son programme ethno-révolutionnaire.

Toutes ces actions confirment que « les élections ne faisaient pas officiellement partie des plans de l’Alliance, bien que certains membres se lancèrent dans des courses locales de leur propre initiative et ce, surtout, pour avoir une tribune supplémentaire pour diffuser le message ». William Pierce estime nécessaire de « réveiller les Blancs ayant le potentiel de réfléchir, et, pour ce faire, il fallait diffuser le message à des publics toujours plus importants ».

Son séparatisme blanc n’est toutefois que momentané et tactique. Rémi Tremblay mentionne que « l’objectif de l’Alliance n’était pas une enclave blanche, mais bien de faire de l’Europe, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande, du Canada et des États-Unis un espace blanc homogène ». Selon lui, Pierce « espérait une grande confrérie de nations blanches englobant l’Europe et le Commonwealth ».

Pourfendeur féroce du libéralisme, William Pierce critique le sionisme et accuse le gouvernement fédéral de lui obéir. Il renvoie en outre dos à dos le communisme et le capitalisme. Ainsi demandait-il « l’imposition de barrières tarifaires et prônait un certain protectionnisme. Il s’opposait au libre-échange, promu par les mêmes qui font la promotion du métissage, car cela finit par rendre les pays blancs dépendants de pays non-blancs pour des produits vitaux et stratégiques ». Sur un autre sujet, William Pierce s’écarte du christianisme qui « était, à ses yeux, une religion d’esclaves ». Il fonde et organise un nouveau culte : le cosmothéisme. « Pour lui, les cosmothéistes étaient une élite, dernier rempart de l’Occident, allant à contre-courant de “la décadence de l’époque” pour jeter les bases du monde d’après, comme les chrétiens lors de la chute de la Rome antique ». Notons que l’étendard de cette nouvelle religion place en son centre la rune de la vie entourée de deux branches de laurier…

Il va de soi que, malgré le Premier Amendement de la Constitution des États-Unis, les autorités étatsuniennes dont le FBI, la police politique du régime yankee, persécutent William Pierce. Il n’empêche qu’aucun de ses ennemis acharnés ne parvient à trouver des preuves formelles qui auraient pu l’incriminer dans des infractions judiciaires caractérisées. Sa forte discipline intérieure explique en partie cette chance insolente.

Dans un style concis et épuré, Rémi Tremblay éclaire avec brio les différentes facettes de William Pierce, l’une des personnalités les plus controversées de l’histoire politique des États-Unis. Il disparaît au moment où les balbutiements du futur mouvement MAGA n’affectaient que le Parti de la Réforme du milliardaire texan Ross Perot en compétition interne avec le paléoconservateur Patrick Buchanan et un certain Donald Trump. La ténacité de William Pierce au cours de sa vie exprime un engagement militant total. Même si le nationalisme blanc correspond mal aux critères de la Vieille Europe, il n’en demeure pas moins une école de pensée dynamique et intransigeante.

Rémi Tremblay rappelle enfin que depuis le 21 octobre 1999, le ministère français de l’Intérieur a pris une décision arbitraire. Il a interdit la vente des Carnets de Turner dans l’Hexagone. Le livre serait un exemple de « littérature haineuse ». Bien plus tard, le rappeur Nick Conrad scandalisa en septembre 2018 avec une chanson intitulée Pendez les Blancs aux paroles non équivoques : « Je rentre dans les crèches, je tue les bébés blancs […]. Pendez leurs parents, écartez-les pour passer le temps. […] Fouettez-les fort, faites-le franchement, que ça pue la mort, que ça pisse le sang. » Quel poète ! Condamné en première instance en mars 2019 à 5.000 euros avec sursis, il est finalement relaxé en appel le 23 septembre 2021 grâce à des nullités mises en évidence pendant l’audience. Quant à l’enquête ouverte pour apologie de crime, elle a été classée sans suite. Il est dès lors honteux que le roman de William Pierce reste toujours victime d’une intolérable discrimination ! On doit remarquer que la violence fictionnelle n’est pas propre au seul homme blanc hétéropatriarcal de plus de cinquante ans…   

Salutations flibustières !

• « Vigie d’un monde en ébullition », n°184, mise en ligne le 8 mars 2026

23:43 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L’histoire des femmes se passe des mensonges du féminisme

ico femmes.jpg

Audrey D’Aguanno

Qu’on l’appelle journée internationale du droit des femmes, contre les violences faites aux femmes, ou de la femme, le 8 mars a à nouveau donné lieu à un certain nombre de mystifications historiques où le patriarcat occupe le haut du pavé. Pourtant, quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’Histoire sait d’avance que cette matière est tout sauf linéaire : contrairement à la vulgate féministe en vogue, l’histoire des femmes est un peu plus compliquée qu’un obscur passé d’oppressées engagées dans une longue marche vers l’émancipation.

Et pour se faire, on fait comme si toute l’Histoire des femmes pouvait être réduite à la condition des bourgeoises du XIXe siècle. Or, c’est en premier lieu la classe sociale d’une femme qui décidera de sa condition : il n’y a, en effet, pas plus de dénominateur commun entre la Romaine libre et son esclave qu’entre l’ouvrière de la révolution industrielle et la bourgeoise qui, à la même époque, a fait de l’oisiveté le signe distinctif de son rang. Cela se retrouve même au jour d’aujourd’hui : c’est la femme de ménage et la nounou qui ont permis à nombre d’intellectuelles occidentales de penser le féminisme. Vaste détail impensé. Quant à la prostituée en bas de la rue, elle aura probablement un avis plus pertinent sur la domination masculine que la fille de bonne famille brandissant son panneau sur l’écart salarial (qui s’élève à 3,6% en 2026, pour le même emploi temps plein exercé dans le même établissement) et choisit sciemment d’ignorer les violences faites aux femmes quand ces dernières sont perpétrées par un immigré. (Nous avons mis en évidence ici comment seule la figure du criminel racisé surpasse celle de la femme.)

Le statut de la femme dépend des régions : se limitant à la sphère européenne, les femmes celtes de l’Antiquité bénéficiaient d’un statut supérieur à leurs contemporaines grecques ou romaines, jouissant d’une certaine liberté, de droits de propriété et, souvent, d’un réel pouvoir politique et militaire. Or, seul le gynécée ou le pater familias ne sont retenus. 

L’histoire des femmes ne s’inscrit dans aucune ligne droite, contrairement à la vision eschatologique des progressistes, persuadés que la raison, la science et la technique nous amènent nécessairement vers une amélioration constante de la condition humaine.

À titre d’exemple, l’époque victorienne était bien plus bigote et sévère pour les femmes (et pour les hommes !) que la grande liberté sexuelle – une liberté sexuelle responsable – en vigueur huit à dix siècles auparavant, aux mêmes endroits. Il faudrait d’ailleurs cesser d’employer l’expression « ils vivent comme au Moyen Âge » pour décrire les sociétés obscurantistes, comme nous l’a magistralement enseigné Régine Pernoud, et remettre au goût du jour cette longue période où la femme européenne a littéralement rayonné.

Et que dire des femmes étrusques, qui il y a plus de 2.000 ans, pouvaient occuper les plus hautes charges des cités-États ? Comme nous le prouvent cette Ramtha, dont l’épitaphe gravée sur sa pierre tombale récite : « La juge Ramtha a été l’épouse de Larth Spitus, elle est morte à 72 ans, elle a engendré 3 enfants » (1) et cette Sethra Murai qui fut « la grande prêtresse » en son temps (2). Au sein de ce peuple originel de la péninsule – première entité unificatrice d’Italie – les femmes aisées étaient instruites, sortaient librement, pouvaient posséder une activité productive, détenir des esclaves et disposer de leurs biens, le tout en nom propre. (On retrouvera d’ailleurs le matronyme à côté du patronyme sur les inscriptions funéraires des enfants dès le VIIe siècle… avant notre ère.)

Bref, tout comme le concept fourre-tout de patriarcat pollue l’analyse historique et sociale, une vision eschatologique et progressiste de l’Histoire des femmes, outre son caractère fallacieux, occulte le rôle prépondérant qu’ont joué les femmes européennes et la place de choix qu’elles ont occupée dans une civilisation, qui malgré des fluctuations, a honoré et valorisé la femme bien plus que partout ailleurs.

(1) A lire aussi sur le sujet, la brillante Histoire des femmes de Maurice Bardèche.

Source : breizh.info

09:23 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

LE DÔME DE PARIS ETAIT BONDÉ CE LUNDI SOIR POUR ACCLAMER SARAH KNAFO

649852626_26558400070419341_8412409531232758364_n.jpg

649223346_18560085829061383_6451375559481946305_n.jpg

649227936_18560085856061383_1198917612713036242_n.jpg

 

00:40 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

lundi, 09 mars 2026

Pierre-Yves Thomas (Saint-Brieuc, LA droite pour tous) invité de Bretagne 5

11031796542163341196.jpeg

Dans le cadre des élections municipales 2026, la liste « Saint-Brieuc, LA droite pour tous » vous invite à deux réunions publiques :
Mardi 10 mars - 18H à 20H
Salle Ogivale – 6 rue Maréchal Foch, 22000 Saint-Brieuc
Jeudi 12 mars - 18H à 20H
Salle Fraboulet – 13 rue du Penthièvre, 22000 Saint-Brieuc

23:45 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Si Némésis pue la pisse, Marie Mesmeur sent la sueur…

NemesisMesmeur.jpg

Marie Mesmeur, on dit qu'elle pue la sueur...

23:43 Publié dans Revue de presse, TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Mercredi 11 mars : réunion publique de Valérie Laupies à Tarascon (13)

648536831_10241736486729640_7910993141220686625_n.jpg

23:16 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Vendredi 13 mars, au Perrier (85) : réunion publique de Eric Mauvoisin-Delavaud

649074123_2308205883022768_8022030591735507097_n.jpg

23:12 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Poubelle ma ville : merci qui ?

1000x0_-assets-images-9614721a977e6c302a29ee67209df276.jpg

La chronique de Philippe Randa

C’en est donc fini du douteux monopole de Paris, considérée jusqu’à peu comme la première cité poubelle de France et même si nombre de villes du Tiers-monde, de l’Afrique à l’Asie en passant par le continent sud-américain, gardent pour le moment du moins, une avance assez grande sur la question.

C’est qu’à l’occasion des élections municipales, la « propreté » des villes a fait irruption dans la campagne électorale, à l’exemple de cet article de Franceinfo au titre explicite : « Je n’ai jamais vu ma ville aussi crade ! »

Et ce n’était donc pas de Paname qu’il était question, mais de… Périgueux où « la gestion des déchets pollue la campagne des élections municipales. »

La raison en est fort simple et concerne désormais l’immense majorité des Français, à l’exception encore et pour peu de temps sans doute, de quelques endroits « privilégiés », depuis non seulement l’arrêt (pour Périgueux en 2023 ; ailleurs, cette mesure a commencé plus tôt) de la collecte « au porte-à-porte » d’abord, puis de l’obligation d’utiliser une carte magnétique pour ouvrir les containers à ordures, nouveau système mis en place par les syndicats mixtes départementaux des déchets.

À Périgueux « en 2026, une personne seule doit débourser 216 € par an pour avoir accès au service public des déchets et obtenir 16 ouvertures de bornes, soit moins d’une toutes les trois semaines… »

Bien évidemment, des associations d’usagers ont tentés de contester juridiquement cette mesure, mais n’ont obtenu qu’un vague souhait émit par les tribunaux pour que soit revue la grille tarifaire… afin de faire payer davantage à ceux qui gagnent (et donc travaillent) plus…

Car en aucun cas, une éventuelle « marche arrière » n’est envisagée ; Pascal Protano, le président du syndicat de gestion des déchets, l’a assuré : « Depuis la mise en place de la redevance incitative, la quantité d’ordures ménagères a diminué de 40 %. »

Dans les containers payant, sûrement, mais dans les rues « on a quasiment des décharges à ciel ouvert dans certains quartiers », s’exaspère Emeric Lavitola, maire socialiste de Périgueux qui « ne peut que constater la quantité de sacs jetés un peu partout dans la ville afin d’éviter de payer des ouvertures supplémentaires ou lorsque les bornes sont pleines ou défectueuses. »

Ce qui ne l’empêche pas d’ajouter, n’oubliant surtout pas de rester politiquement bien correct, que « la conscience écolo du tri des déchets est là, je pense que ce système sera vertueux à terme. »

Mais de la « vertue de l’écologie » à « l’écologie du profit », il n’y malheureusement qu’un pas, une douloureuse, certes, mais indéniable réalité, puisque « rares sont ceux qui se disent prêts à payer les 5,96 € demandés pour chaque ouverture au-delà du quota annuel. »

D’où cette exclamation indignée de cette Pétrocorienne (habitante de Périgueux) : « C’est la mafia de la poubelle ! »

On imagine que les « cas sociaux » dont le nombre ne cesse d’augmenter partout ne seront guère concernés par ces mesures, même s’ils doivent affronter la « brigade de fouille des poubelles », soit des pandores dûement assermentés (scrongneugneu) qui l’année passée ont fouillé 4 200 sacs et identifiés 300 déchetto-terroristes, infligeant à 150 d’entre eux (et les autres ?) des amendes. Coût de la « plaisanterie » : de 400 à 500 000 € par an !

Des esprits contrariants pourraient alors faire remarquer que cela coûterait finalement moins chers aux contribuables, toutes bourses confondues, d’en revenir au système d’antan, sinon de collecte au « porte-à-porte », en tout cas aux containers gratuits pour toutes les ordures ménagères, quels que soient leurs revenus.

Oui, mais ce ne serait pas écolo-punitif, bien sûr…

En attendant, « Comment fait-on l’été ? » interroge Patricia qui habite seule dans un appartement à Périgueux : « J’ai des vers dans mes poubelles quand il fait chaud », assure-t-elle.

Aller à la pêche, tiens !

19:13 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Pierre Piacentini candidat de la droite de conviction à Cagnes-sur-Mer (06)

649373098_10239669436169031_9189205101504161363_n.jpg

En savoir plus cliquez ici

18:33 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Lundi 9 mars : 10 000 parisiens ce soir au Palais des Sports (Dôme de Paris)

646847705_2599252170475987_4565689262455148890_n.jpg

Dôme de Paris (ex Palais des Sports)

Porte de Versailles - XVe arrondissement

16:22 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Adrien Nave, tête de liste "Défi dunkerquois" aux municipales, s'explique dans l'émission Ligne droite sur Radio Courtoisie

649353888_974281052025380_7719790976110225634_n.jpg

image_0931529_20260303_ob_8e7dbe_dunkerque-adrien-nave.jpg

16:07 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Élections dans le Bade-Wurtemberg, l’AfD double la mise

Deutschland_Lage_von_Baden-Württemberg.svg.pngMichel Festivi 

Ce dimanche 8 mars 2026, donnait le coup d’envoi à une série d’élections régionales cruciales pour la coalition au pouvoir CDU/SPD, dirigée par le chancelier Merz, qui n’a plus le vent en poupe, si l’on en croit les récents sondages, près des ¾ des sondés se disent insatisfaits de leur gouvernement. C’est donc le Bade-Wurtemberg qui a ouvert le bal, avant la Rhénanie-Palatinat le 22 mars, puis en septembre, ce sera le tour à trois Landers de l’Est, la Saxe-Anhalt, Berlin et enfin le Mecklembourg-Poméranie, où les sondages affolent la bien-pensance allemande, tant les scores de l’AfD sont donnés très haut.

Dans ce Land de l’Ouest, une des régions les plus riches du pays avec sa capitale Stuttgart, ce sont les Verts qui gouvernent cette entité d’un peu plus de 35.000 km2 et de 11 millions d’habitants. Il s’agissait d’élire 157 députés locaux. Les Verts qui ont gagné les trois dernières élections, ont formé une coalition avec la CDU. Le changement cette fois-ci, le ministre-président du Land, le Vert Winfried Kretschmann, après plus de 5.200 jours au pouvoir et trois mandats, ne se représentait pas, il laisse sa place à Cem Özdemir, 60 ans, qui comme son nom l’indique, est un Allemand d’origine turque, qui a obtenu la nationalité allemande à l’âge de 16 ans. Autre changement, le Land a voté en 2022 une réforme de la loi électorale locale, qui institue une « deuxième voix » pour voter en faveur d’une liste régionale, et a abaissé la majorité électorale à 16 ans. Comme souvent en Allemagne, les électeurs disposent donc de deux voix, la première pour voter pour un candidat dans l’une des 70 circonscriptions uninominales, et une seconde pour une liste de candidats au niveau régional. La deuxième voix permet la répartition proportionnelle des listes qui ont au moins atteintes les 5%, la première voix désigne un candidat, celui qui l’emporte est celui arrivé tout simplement en tête.

Mais le marasme économique, surtout dans l’industrie automobile, frappée de plein fouet, a été le thème principal de la campagne, de cette contrée surnommée, Autoland. Le chancelier s’y est personnellement impliqué, au soutien de Martin Hagel, 37 ans, qui représente la CDU. Les tous derniers sondages donnaient la CDU et les Verts au coude à coude, l’AfD se positionnant en troisième position avec la perspective de voir le nombre de ses élus (17) doubler, sous la houlette de Markus Frohnmaier, 35 ans, et membre du Bundestag depuis 2017, que l’on dit proche de la co-présidente du parti, Alice Weidel.

Les Verts restent le premier parti du Land avec 30,20% et 56 élus, deux de moins qu’en 2021. Si la CDU progresse, soit 29,69% et 56 élus aussi, elle est légèrement devancée en voix par les Grünen. Mais c’est l’Afd qui imprime de nouveau son tempo et sa marque en devenant le troisième parti au Landtag, avec 18,80%, neuf points de plus qu’en 2021 et 18 élus de plus soit désormais 35 sièges. Dans un Land de l’Ouest, c’est un exploit. Le SPD, la gauche allemande s’effondrent et parvient de justesse à passer la barre des 5%, 5,65% dix députés, quasiment la moitié moins qu’en 2021.

Les libéraux du FDP disparaissent de l’hémicycle, ils avaient eu 18 élus en 2021, l’extrême gauche allemande Die Linke échoue aussi avec 4,41%, tout comme le parti gauchiste-national de Sara Wagenknecht avec 1,91%. Dès le soir même le chef des Verts annonçait son intention de reconduire l’accord avec la CDU, les tractations, bien dans la tradition allemande vont commencer. La CDU associée à l’AfD pourrait parfaitement gouverner aussi, mais la CDU a d’emblée exclu toute discussion avec l’AfD.

Ainsi, malgré toutes les avanies politico judiciaires dans lesquelles se débat l’AfD, les électeurs, même ceux de l’Ouest du pays, ne semblent pas s’en soucier plus que cela. Pourtant les gouvernements tentent de multiplier les chausse-trapes, en accusant l’AfD de pratiques inconstitutionnelles, pour l’interdire. Récemment le Tribunal de Cologne a rejeté le classement de l’AfD en organisation « d’extrême-droite », ce qui aurait permis aux services de sécurité des actions de police politique à son encontre. De toute façon, la montée de l’immigration et de l’insécurité, liée à la stagnation économique, malgré les belles promesses de Merz, ne peuvent que favoriser parmi le peuple allemand, l’AfD.

10:31 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 08 mars 2026

Une étrange cérémonie annuelle : la "Journée internationale des droits des femmes"

Capture-decran-2026-03-06-a-22.10.32-600x367.png

Thomas Joly - Président du Parti de la France
 
Chaque 8 mars, une étrange cérémonie se répète : la Journée internationale des droits des femmes. Une journée qui, à bien y regarder, relève d’une absurdité presque insultante. Pourquoi faudrait-il un jour spécifique pour honorer la moitié de l’Humanité, comme si être une femme était une anomalie, une catégorie à part qu’il faudrait encourager ou protéger ? C’est là une condescendance insupportable. Aimer les femmes, c’est d’abord les considérer comme une évidence, et non comme une cause politique.
 
Mais les féministes, ces insatiables militantes du chaos social, ne célèbrent pas cette journée pour les bonnes raisons. Leur combat n’a rien à voir avec la mise en valeur de la féminité ; il s’agit au contraire d’un rejet de tout ce qui fait l’essence même de la femme. Elles revendiquent l’avortement de masse comme une victoire, brandissent le divorce comme une libération, glorifient l’asservissement des femmes au marché du travail au détriment de leur rôle familial. Elles prônent la déconstruction des identités sexuelles, encouragent une misandrie latente et ringardisent le modèle familial traditionnel qui a pourtant bâti notre civilisation. Pire encore, elles se rendent coupables d’un silence complice face aux véritables menaces pesant sur les femmes françaises : l’explosion des violences liées à l’immigration afro-musulmane. Là où le féminisme devrait défendre celles qui sont les premières victimes de cette insécurité grandissante, il détourne le regard, préférant accuser le patriarcat occidental, coupable commode et imaginaire.
 
Le féminisme moderne n’aspire qu’à une chose : transformer la femme en un homme comme les autres. Il faut qu’elle travaille, qu’elle boive, qu’elle séduise et qu’elle consomme comme un homme. Mais les femmes n’ont pas vocation à singer les hommes. Elles ne seront jamais leur reflet, et c’est tant mieux. Leur grandeur ne réside pas dans une imitation servile de la virilité, mais dans ce qu’elles sont intrinsèquement : la beauté, la douceur, l’élégance, l’équilibre du foyer, la force tranquille de la transmission. Ce ne sont pas des rôles imposés mais des qualités naturelles que la société devrait exalter au lieu de les nier.
 
Car c’est bien là que réside la vérité : la femme est un trésor. Elle est le complément parfait de l’homme, son alliée, son inspiration. Elle accomplit l’acte le plus noble qui soit : elle donne la vie. Aucun progrès technologique, aucune idéologie ne pourra jamais remplacer l’amour d’une mère, cet amour originel qui fonde les sociétés et façonne les civilisations. Voilà ce qu’il faut célébrer. Non pas une énième revendication politique mais un hommage sincère à celles qui, par leur présence et leur rôle unique, donnent un sens au monde.
 
En ce 8 mars, au lieu de se perdre dans des luttes stériles et destructrices, il est temps de se souvenir que la véritable grandeur féminine ne réside pas dans l’affrontement, mais dans l’harmonie.
 

12:29 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Trump n’est pas si fou, analyse Alain Bauer

opale.photo_dicas220317a_01_master.jpeg

Je ne sais quelles chaînes d’information vous regardez, mais des quatre qui officient en continu sur Orange, il arrive souvent à Alain Bauer d’y figurer – à l’exception de Franceinfo -, et sa parole est toujours pertinente. Notamment en ce qui concerne le conflit avec l’Iran mené conjointement par Israël et les Etats-Unis dont les intérêts ne sont pas tout à fait les mêmes. Sur ces chaînes,  on a droit à  une noria de spécialistes du rien du tout et d’une bardée d’amiraux qui racontent n’importe quoi, l’un d’eux allant jusqu’à prédire l’invasion de l’Europe par les Russes. Alain Bauer, dans ses interventions, est précis, parfaitement documenté et ne s’avance que sur des terrains dont il est sûr. Il livre ici au Journal du dimanche sont analyse sur ce conflit qui embrase tout le Moyen-Orient.

Lire la suite ICI

Alain Bauer est criminologue et auteur d’une trentaine d’ouvrages.

Source : Journal du dimanche, 8/3/2026

 

10:20 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

En cette journée de la femme : La duchesse d’Uzès ou l’alliance des contraires

image.jpg

Sylvain Roussillon

Dans un univers d’intellectuels et de militants essentiellement masculins, la duchesse d’Uzès, née Anne de Rochechouart de Mortemart, fait exception, et pas uniquement parce qu’elle est une femme.

Figure oubliée, celle qui était l’arrière-petite-fille de Barbe Nicole Ponsardin, la célèbre « veuve Clicquot », a pourtant marqué de son empreinte politique le XIXe siècle finissant. Mariée à 20 ans, en 1867, au 12e duc d’Uzès, elle lui donne quatre enfants, avant de devenir veuve en 1878. Placée ainsi à la tête d’une gigantesque fortune qu’elle administre elle-même, elle se tourne vers la politique.

Catholique et légitimiste, elle est convaincue de l’alliance indéfectible du trône et de l’autel. En 1883, la mort, sans héritier, du duc de Chambord est, pour elle, l’occasion d’une première évolution politique. « Fusionniste », elle se rallie au comte de Paris, privilégiant une aspiration nationale concrète à une continuité dynastique altérée. Elle voit dans l’émergence politique du général Boulanger, à partir de 1887, l’occasion de réaliser cette alliance de l’impératif national et de la tradition monarchique. Si, elle est profondément déçue par les louvoiements de celui-ci, et qu’elle assiste, avec consternation, à l’effondrement du boulangisme, ce premier engagement politique direct, dans lequel elle a placé près de 300.000 francs-or, lui permet d’élargir ses horizons politiques.

Tout en demeurant monarchiste de cœur, elle se montre en effet sensible à la thématique du « socialisme national » qui nait dans le sillage de l’aventure boulangiste. Car si les droites se sont massivement ralliées au général, une partie non négligeable de la gauche en a fait autant. C’est ainsi l’occasion pour la duchesse d’Uzès de côtoyer des anciens communards et des personnalités issues du radicalisme, du socialisme, du monde ouvrier. Parmi ceux-ci, le journaliste républicain socialiste Georges de Labruyère, jeune vétéran de la Guerre de 70 (il s’est engagé à 14 ans), et sa compagne, la féministe et libertaire Séverine, première femme rédactrice en chef d’un grand quotidien politique, le Cri du Peuple, fondé par Jules Vallès. Le couple, passé du socialisme au boulangisme, fréquente ensuite Edouard Drumont et le milieu antisémite.

Ce courant, alors point de rencontre de l’extrême-gauche anticapitaliste et de la droite prolétarienne, entend réconcilier les fils de chouans avec ceux des soldats de l’An II. C’est l’époque où les anarchistes, les socialistes-révolutionnaires et les vétérans de la Commune, se mêlent volontiers aux employés nationalistes et aux ouvriers antisémites dans des réunions conjointement animées leaders des deux bord, comme c’est le cas en avril 1890 à Paris, où Louise Michel prend la parole aux côtés du Marquis de Morès. De cette période naîtra une curieuse amitié entre la duchesse et la « Vierge rouge » qui ne s’éteindra qu’avec la mort de cette dernière en 1906. Et c’est dans cet esprit de réconciliation nationale, autant que par antiparlementarisme, qu’il faut probablement replacer le geste de la duchesse, prenant en charge financièrement l’éducation de Sidonie, la fille de l’anarchiste Auguste Vaillant, exécuté en février 1894 après avoir lancé une bombe dans l’hémicycle de l’Assemble nationale.

Et c’est à la lumière de cette époque qu’il faut lire « Julien Masly », roman que la duchesse publie en 1891 sous le pseudonyme de Manuela, déjà utilisée par elle pour une pièce de théâtre l’année précédente. Le héros du roman, Julien, un orphelin issu d’une famille pauvre s’engage comme mousse sur un voilier où il est en butte à la méchanceté de l’équipage. Seul, un officier noble breton, le prince de Kermonas, le prend en amitié. Il lui rend sa fierté en lui inculquant l’amour de la patrie et de la religion. Devenu adulte, Julien se souvient des leçons de son ami et s’engage comme volontaire durant la Guerre de 70. Il rejoint les rangs de la Commune par patriotisme anti-prussien et meurt durant la Semaine sanglante.

Le roman, plutôt bien accueilli par la presse parisienne de l’époque est un condensé de la pensée politique de la duchesse à ce moment.

Toujours sous le pseudonyme de Manuela, la duchesse d’Uzès va poursuivre une œuvre artistique modeste mais bien réelle, notamment en matière de sculpture, privilégiant les sujets religieux, dont beaucoup de Vierges à l’enfant (Sainte-Clotilde de Reims, Pont-de-L’arche dans l’Eure, Pierrelongue dans la Drôme, Fontaneilles dans l’Aveyron) et patriotiques comme la statue de Jeanne d’Arc à Pont-à-Mousson ou celle de Jeanne Dodu à Bièvres. En 1902, elle sera d’ailleurs élue présidente de l’Union des femmes peintres et sculpteurs.

Tout en continuant à défrayer la chronique mondaine, elle est ainsi la première femme au monde, à obtenir, le 12 mai 1896, son « certificat de capacité » ancêtre du permis de conduire, tout comme elle sera la première femme verbalisée pour excès de vitesse, le 7 juillet 1898, pour avoir conduit à une vitesse estimée à 15 km/h, au lieu de 12, dans les allées du Bois de Boulogne, elle reste active en politique. En 1903, elle finance ainsi le syndicat des Jaunes de France ainsi que le petit Parti socialiste national qui en est issu, qui condamne la lutte des classes et reprend l’idée, chère à son cœur, d’une alliance de l’aristocratie traditionnelle avec le peuple contre la ploutocratie. Durant cette même période, elle milite aussi pour le suffrage des femmes, fondant l’Union Française pour le Suffrage des Femmes, considérant que « la femme est la gardienne du foyer, dit-on, alors donnez-lui des armes pour le défendre ! ».

Figurant parmi les premiers abonnés de l’Action française, elle se retire progressivement de la vie politique continuant à faire parler d’elle jusqu’à sa mort, en 1933, en devenant la première femme lieutenant de louveterie en 1923, en fondant l’Automobile Club Féminin en 1926 et en créant la première course automobile féminine, le rallye Paris/Saint-Raphaël en 1929.

Paru dans Livr’Arbitre n°45

Source cliquez ici

10:10 Publié dans Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |