jeudi, 19 mars 2026
Italie : décès de Umberto Bossi, fondateur de la Ligue du Nord
Dans les années 1980, Umberto Bossi fonda la Ligue lombarde qui se transforma par la suite, au début des années 1990, en Ligue du Nord puis, tout simplement, en La Ligue, entendez La Léga. D'abord sécessionniste, La Léga devint de plus en plus identitaire faisant de la lutte contre l'immigration son cheval de bataille.
D'élections en élections, elle remporta de francs succès et participa à plusieurs reprises dans les années 2000 et 2010 aux gouvernements, en particulier au cours de "la période Berlusconi". Au cours de toutes ces années, Bossi était considéré comme l'un des "leaders" incontournables des droites européennes.
Mais, en 2004, il fut victime d'une subite attaque cérébrale qui l'obligera à s'éloigner de l'avant-scène politique italienne. De plus il fut accusé par ses opposants de quelques malversations, ce qui n'est pas vraiment original en politique, dans son pays comme ailleurs.
Depuis quelques années, La Léga, dirigée par Mattéo Salvini, alliée à Fratelli d'Italia, le mouvement de Giorgia Méloni, fait partie de la coalition nationale qui, visiblement, remet l'Italie debout.
Bossi, à 84 ans, s'en est allé mais le mouvement qu'il avait créé, lui, continue à oeuvrer pour le plus grand bien de l'Italie... Qu'il repose en Paix.
S N
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Municipales : le lent enracinement d’un nationalisme local face aux illusions médiatiques
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Dans la pampa argentine, la politique française arrive comme l’écho de la houle d’une mer lointaine. De près, l’écume des vagues aveugle l’observateur et brouille les formes. On croit voir un basculement historique, une rupture décisive, parfois même un cataclysme électoral, alors qu’il ne s’agit que d’un remous de surface. De loin, au contraire, la mer retrouve sa logique. On distingue l’onde entière qui se forme au large, avance lentement, se gonfle, puis vient mourir sur la plage avant qu’une autre ne la remplace. Les élections ressemblent souvent à cette mer agitée. Celui qui reste auprès de l’écume croit vivre une tempête permanente. Celui qui regarde depuis la falaise comprend que les vagues obéissent à un rythme beaucoup plus lent.
C’est ainsi qu’après avoir réamorcé un moulin à vent qui ne pompait plus d’eau, j’ai parcouru les résultats des élections municipales françaises, assis dans la lumière un peu pâle d’un après-midi de la pampa, à quelques centaines de mètres d’un pré où paissent des chevaux criollos. La distance géographique et le décalage horaire ont parfois des vertus inattendues. Ils débarrassent l’esprit de ce vacarme continu qui accompagne chaque scrutin. On échappe aux cris de victoire prématurés, aux lamentations théâtrales, aux plateaux de télévision où chacun s’efforce de transformer une variation de deux points en tournant historique.
La bulle médiatique possède un pouvoir singulier. Elle hypnotise ceux qui vivent de la politique, journalistes, militants, stratèges, sondeurs. Pour eux, chaque sondage devient un événement, chaque fluctuation une prophétie. Pourtant, l’électeur moyen n’en a cure. Il ne vit pas dans ce théâtre. Il travaille, élève ses enfants, se préoccupe du prix de l’essence, de la sécurité de son quartier ou de l’école de ses petits. Lorsqu’il vote, il le fait souvent selon des fidélités anciennes, des habitudes familiales, parfois même selon un simple réflexe social hérité de son milieu. Les peuples changent beaucoup plus lentement que les sondages.
Cette lenteur n’est pas une faiblesse. Elle est la condition même de la stabilité des nations. Les sondages capturent des humeurs, parfois des colères passagères. Les peuples, eux, portent des histoires. Une société ne modifie pas en quelques mois les représentations politiques qu’elle a mis cinquante ans à construire. Les électeurs avancent comme ces grands fleuves sud-américains qui serpentent à travers la plaine. Le courant semble immobile, et pourtant il finit par déplacer des continents de sable.
À cette lumière, les résultats de ces municipales prennent une signification particulière. Dans les vingt plus grandes villes françaises, les listes situées à la droite de la droite parlementaire passent de 7 % en 2020 à 16 % aujourd’hui. La progression est nette. Dans le même temps, La France insoumise, qui avait largement ignoré les municipales lors du précédent scrutin, s’installe désormais dans le paysage local et dépasse souvent les dix pour cent des voix. Les deux extrémités du champ politique progressent tandis que les formations centrales s’érodent ou se recomposent dans des alliances parfois improbables.
Encore faut-il lire ces chiffres avec prudence. Car cette progression, déjà visible, demeure en réalité partielle. Les droites dites radicales ne présentent pas de listes partout. Elles restent absentes de nombreuses communes, faute de cadres, de réseaux ou simplement d’ancrage local suffisant. Là où elles se présentent, elles progressent. Là où elles sont absentes, elles n’existent pas dans les urnes. Le pourcentage agrégé ne mesure donc qu’une présence incomplète, comme une marée observée à mi-côte, sans voir ce qui se forme au large.
Cette limite renvoie à une divergence plus profonde entre les différentes formations de ce courant. Le Rassemblement national, en particulier, ne semble pas avoir fait du développement municipal une priorité stratégique. Son implantation locale existe, certes, mais elle procède davantage par opportunités que par volonté systématique d’enracinement. Le parti fonctionne comme une structure centralisée, concentrée sur les échéances nationales, où l’image, la marque et la figure du chef jouent un rôle déterminant. À bien des égards, il est géré comme une petite entreprise politique, soucieuse d’optimiser ses positions électorales, mais peu encline à investir dans le patient travail de maillage territorial que suppose la conquête municipale.
À l’inverse, d’autres formations, plus récentes ou plus idéologiques, semblent avoir compris que leur avenir dépend précisément de cette implantation lente. Elles cherchent à s’inscrire dans le tissu local, à constituer des équipes, à ouvrir des permanences, à mener des campagnes de terrain. Là où le Rassemblement national capitalise sur une dynamique nationale déjà acquise, ces mouvements tentent de construire, pierre après pierre, une présence municipale encore embryonnaire.
Autrement dit, ces 16 % ne disent pas seulement ce qui est, ils suggèrent aussi ce qui pourrait être. Si l’on raisonne non plus en moyenne nationale, mais en intensité locale, le phénomène apparaît sous un jour différent. Dans les villes où ces listes existent réellement, où elles mènent campagne, où elles rencontrent les habitants, leurs scores sont souvent bien supérieurs à cette moyenne. Le chiffre national agrège des absences et des présences, il dilue une dynamique encore inégalement répartie sur le territoire.
Ce contraste se retrouve, en miroir, dans les résultats de la France insoumise. Le mouvement progresse indéniablement et parvient à s’implanter dans un nombre croissant de villes. Dans plusieurs métropoles, il dépasse les dix pour cent et devient un acteur incontournable des recompositions à gauche. Pourtant, là encore, la lecture globale mérite d’être nuancée. Car cette progression ne s’opère pas de manière homogène. Elle se concentre très nettement dans certains territoires, souvent urbains, souvent populaires, là où les équilibres démographiques ont profondément évolué au cours des dernières décennies. C’est dans ces espaces, déjà transformés, que le mouvement trouve ses points d’appui les plus solides et ses scores les plus élevés.
À l’inverse, dans de nombreuses villes moyennes ou dans des territoires restés plus stables, son implantation demeure plus fragile, parfois marginale. Ainsi, ce que les chiffres nationaux présentent comme une progression générale recouvre en réalité une géographie politique très contrastée, faite de bastions bien identifiés et de zones encore largement imperméables.
Ce point est essentiel pour comprendre la nature du moment politique. Contrairement aux partis anciens, solidement implantés dans chaque canton, ces mouvements sont encore en phase de constitution. Ils ne disposent ni du maillage patient que les formations traditionnelles ont bâti sur plusieurs décennies, ni de l’appareil militant qui permet de couvrir l’ensemble du territoire. Leur progression ne se mesure donc pas seulement en pourcentage de voix, mais en nombre de points d’ancrage conquis, en communes où une première liste apparaît, en villes où un groupe municipal commence à exister.
Ainsi, ce qui apparaît dans les chiffres comme une progression significative mais encore limitée pourrait bien être, en réalité, l’indice d’un phénomène plus profond. Non pas une vague déjà formée, mais une houle en train de se constituer, encore inégale, encore fragmentée, mais dont la logique interne est celle de l’expansion.
Ces évolutions paraîtront spectaculaires à ceux qui vivent dans l’instant médiatique. Elles sont en réalité le produit de transformations beaucoup plus longues, commencées il y a parfois quinze ou vingt ans. La politique ressemble à ces marées profondes que décrivait Oswald Spengler lorsqu’il observait les cycles des civilisations. Les vagues visibles ne sont que l’expression d’un mouvement qui s’est formé bien plus loin au large.
Avant même de méditer ces tendances générales, mon attention s’était pourtant fixée sur une expérience particulière. J’étais curieux d’observer la campagne menée à Paris par Sarah Knafo et le mouvement Reconquête. La capitale constitue un terrain difficile pour toute formation située à droite de la droite classique. Pourtant, la campagne menée par l’équipe de Reconquête m’avait paru d’une intelligence rare. Programme détaillé, propositions urbaines concrètes, et même cette idée séduisante d’une promenade aménagée au-dessus de la voie sur berge, projet capable de parler à l’imaginaire parisien autant qu’au quotidien des habitants.
Je me surprenais à rêver d’un résultat frôlant les quinze pour cent.
La réalité fut plus modeste. Pourtant, vue depuis la pampa, elle apparaît presque rassurante. Elle rappelle cette loi d’inertie qui gouverne les électorats et que les esprits pressés refusent d’admettre. Dans la bulle médiatique, où l’on confond volontiers visibilité et influence, la campagne de Sarah Knafo avait pris des allures de démonstration. Sur les réseaux, dans les cercles militants, jusque dans certains commentaires journalistiques, elle semblait avoir écrasé ses adversaires, imposé ses thèmes, dominé le débat avec une aisance presque évidente.
Mais cette domination appartenait à un monde particulier, clos sur lui-même, où les mêmes idées circulent entre les mêmes esprits, se renforcent et finissent par donner l’illusion d’une percée déjà accomplie. Ce monde n’est pas celui de l’électeur ordinaire. Celui-ci ne suit pas les joutes numériques, ne mesure pas la qualité d’un programme à la précision de ses chiffres, ne transforme pas une présence médiatique en vote automatique.
Dès lors, le décalage apparaît inévitable. Ce qui semble massif dans la sphère médiatique devient, une fois passé l’épreuve du suffrage, un simple frémissement. Non par faiblesse intrinsèque, mais parce que le passage du discours à l’enracinement exige un temps que la politique contemporaine, impatiente et fébrile, ne veut plus accorder.
La politique électorale ressemble à un navire lourd. Lorsque le capitaine ordonne de virer de bord, la coque continue longtemps sur son erre avant que la proue ne modifie réellement sa trajectoire. Les peuples changent plus lentement que les commentateurs ne l’imaginent. Et ceux qui confondent la clameur de l’écume avec la force de la vague s’exposent toujours à cette même surprise, découvrir que la mer, au fond, n’a pas encore changé de direction.
Cette inertie apparaît encore plus nettement lorsqu’on observe les villes moyennes. Le cas de Segré, dans le Maine-et-Loire, en offre un exemple presque pédagogique. Jean-Eude Gannat y obtient 21,72 % des voix et fait entrer sept élus au conseil municipal. Le score est remarquable dans une commune mêlant populations ouvrières et rurales. Pourtant, un autre candidat installé depuis plusieurs mandats, héritier d’une droite plus traditionnelle et porté par l’autorité tranquille de l’habitude, doté d’un nom à particule lié au terroir, le devance encore, malgré un programme dont la fadeur n’aurait sans doute guère enthousiasmé les électeurs s’il n’avait été enveloppé dans la continuité municipale.
Jean-Eude Gannat lui-même en tire une conclusion d’une lucidité presque désarmante dans le texte qu’il a publié après le scrutin. Il écrit ainsi :
« Malgré la diabolisation, sans débat, en refusant de m’excuser pour mes idées ou de rentrer dans l’arc républicain, c’est une victoire en soi, possible grâce à un vrai programme local et à notre capacité à montrer le réel sans langue de bois. »
Cette phrase résume à elle seule une évolution intéressante de la nouvelle génération militante. Pendant longtemps, les formations dites radicales ont vécu dans l’illusion d’un basculement rapide de l’opinion. Les élections successives ont montré que la réalité est beaucoup plus lente et beaucoup plus complexe.
Gannat le reconnaît lui-même lorsqu’il écrit :
« L’élection est un exercice nécessaire pour faire avancer nos idées et les confronter au réel, mais difficile à doser convenablement pour ne pas susciter de déconvenues et démotiver les troupes. »
Autrement dit, la compétition électorale possède une vertu pédagogique. Elle oblige les mouvements politiques à quitter le confort des cercles militants pour se confronter au pays réel. On découvre alors que les électeurs ne se déplacent pas pour des slogans, mais pour des questions concrètes, l’état des routes, la gestion des logements sociaux, la sécurité quotidienne, la fiscalité municipale.
C’est pourquoi Gannat développe dans son texte une idée qui mérite d’être examinée avec attention, celle d’un « nationalisme municipal ». La formule peut surprendre, mais elle renvoie en réalité à une tradition politique bien connue en France. Durant des décennies, le Parti communiste avait construit ce que l’on appelait le communisme municipal. Des mairies, des élus locaux, des réseaux d’associations, une présence quotidienne dans la vie des habitants. Le parti s’était enraciné dans le territoire avant même de peser réellement à l’échelle nationale.
Gannat propose implicitement d’appliquer la même stratégie à un courant idéologique différent. Il écrit ainsi que la mouvance doit passer de « trois ou quatre à trente porte-paroles capables de s’assumer en public, de tenir des locaux, de parler à tous les âges et toutes les conditions sociales, de faire du porte-à-porte, de gagner des villes ».
La réflexion se poursuit dans une perspective générationnelle. Il évoque les abstentionnistes qui ne votent pas tant par hostilité que par indifférence, et il insiste sur la nécessité d’aller à leur rencontre. Pour lui, la transformation politique ne viendra pas d’un coup de tonnerre électoral, mais d’un travail patient d’implantation locale.
Ce passage est sans doute le plus révélateur de son texte :
« Les boomers seront morts dans quinze ans, et les abstentionnistes de souche ne le sont bien souvent que parce qu’ils ne nous connaissent pas. Notre génération a le pouvoir, entre maintenant et 2050, de créer un tissu politique capable de faire la différence. »
Il y a dans ces lignes une intuition intéressante. Les transformations politiques profondes ne se produisent presque jamais par rupture brutale. Elles naissent de l’accumulation lente de réseaux, d’élus locaux, de relais associatifs, de militants capables de parler au pays réel.
Depuis la pampa, où l’horizon semble immobile pendant des jours avant qu’un orage venu du sud ne bouleverse soudain le ciel, cette vérité apparaît avec une clarté presque physique. Les peuples ne changent pas au rythme des sondages. Ils changent au rythme des générations.
Encore faut-il, toutefois, que ces générations puissent se succéder dans une certaine continuité. Toute transformation politique suppose un socle humain relativement stable, une transmission lente des habitudes, des mœurs, des fidélités. Si cette continuité se trouve rompue, si les équilibres démographiques se modifient trop rapidement, alors le temps long de la politique se trouve lui-même altéré. La vague n’a plus le loisir de se former, elle est dispersée avant d’avoir atteint le rivage.
La question n’est pas ici celle des slogans ou des formules, mais celle du rythme propre aux sociétés. Une nation ne se transforme pas seulement par ses institutions ou ses lois, elle se transforme d’abord par ceux qui la composent, par leur nombre, leur renouvellement, leur manière d’habiter le territoire. Lorsque ce rythme s’accélère au point de rompre avec les cadences anciennes, la politique elle-même change de nature. Elle cesse d’être une lente dérive pour devenir une suite de secousses, parfois imperceptibles, parfois brutales.
Ainsi, la temporalité des peuples, celle que j’évoquais en regardant l’horizon de la pampa, suppose une condition préalable, la persistance d’un corps collectif capable de porter cette durée. Sans cela, les cycles politiques ne s’accomplissent plus selon leur logique propre. Ils se trouvent infléchis, parfois contrariés, par des mouvements qui dépassent le seul jeu électoral.
Dans ce contexte, les idées peuvent surgir sur les plateaux de télévision, y trouver un écho, parfois même y imposer leur cadence. Elles circulent vite, séduisent, inquiètent, s’imposent un instant comme des évidences. Mais cette vitesse est aussi leur faiblesse. Si elles ne rencontrent pas la terre, si elles ne s’enracinent pas dans les communes, dans ces villages où des hommes décident un jour de se présenter devant les leurs, elles demeurent suspendues, sans prise réelle sur le pays.
Alors le vent les emporte, comme il les avait portées. Et la mer, elle, continue de suivre son rythme propre.
Source Breizh info cliquez ici
18:23 Publié dans Balbino Katz, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le nouveau numéro de la revue "Eléments" est sorti
16:44 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo vendredi matin à 8 h 30 BFM TV
16:43 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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En ce 19 mars : il est bon de rappeler cette mise au point de Roger Holeindre
C'était le 2 octobre 2016, lors de la
10e Journée de Synthèse nationale à Rungis (91)
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09:45 Publié dans TV Synthèse nationale, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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1962 : le massacre des harkis par le FLN
Sylvain Roussillon cliquez ici
Article publié dans la Revue d'Histoire européenne
La signature des Accords d’Evian, le 18 mars 1962 (pour une entrée en vigueur le 19), signe la fin officielle de la Guerre d’Algérie. Mais elle ne signifie pas, loin de là, que les violences cessent. Malgré les engagements et les promesses solennelles, les mois qui suivent le cessez-le-feu vont être marqués par d’importants massacres, notamment contre les anciens supplétifs arabes des autorités françaises, désignés sous le terme générique de harkis et, plus largement, contre tous les Algériens soupçonnés de liens avec la France.
Durant les pourparlers, le FLN a adopté une attitude assez évasive concernant le devenir de ces populations, ses délégués déclarant que le « sort des harkis [serait] décidé par le peuple et devant Dieu » et que seuls les « auteurs d’exactions » seraient inquiétés. Les Accords d’Evian eux-mêmes, paraphés par les deux partis, établissent le principe de non-représailles : « Nul ne pourra faire l’objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque ». La réalité sera toute autre.
Les harkis : de qui parle t-on ?
En réalité, même si le terme va finalement amalgamer l’ensemble des supplétifs algériens liés à la France, il est loin de recouvrir l’ensemble des formations militaires et paramilitaires regroupant les « Français de souche nord-africaine » (FSNA).
Cinq catégories de formations combattantes ont ainsi été progressivement constituées pour contribuer au « maintien de l’ordre », durant ce que l’on a pudiquement nommé « les événements » : les goumiers (membres d’un goum, une unité militaire de 200 à 400 hommes), des Groupes mobiles de police rurale (GMPR) qui deviendront ensuite les Groupes mobiles de sécurité (GMS), les mokhaznis (du terme maghzen, groupe d’une trentaine de combattants) chargés de la protection dans les Sections Administratives Spécialisés (SAS) et des Sections Administratives Urbaines (SAU), les ‘assas (gardiens) des Unités territoriales (UT), les groupes d’autodéfense (GAD), et enfin, les plus connus, les harkis, composant les harkas (signifiant « mouvement »). Ces derniers sont embauchés localement, à proximité de leur douar (groupement d’habitations). Considérés et payés comme simples travailleurs journaliers, ils sont essentiellement utilisés, au départ, comme guides, éclaireurs ou agents de renseignement. Initialement peu armés, ils sont progressivement équipés d’armes de guerre, au fur et à mesure de leur engagement dans des missions de combat aux côtés de l’armée française.
A ces groupes et unités militaires ou paramilitaires, il faut ajouter les FSNA fonctionnaires, élus ou auxiliaires divers (bachaga, agha, caïd) qui constituent l’armature politique indigène du « parti français » (hezb franca).
Au sein de cette masse de 260 000 hommes environ, les harkis, au sens strict du terme, ne sont que 60 000, les autres (UT et GAD) environ 90 000 (dont 3 000 transfuges du FLN et de l’ALN), les militaires (les goumiers et mokhaznis) sont près de 60 000 auxquels il faut ajouter quelque 50 000 civils francophiles. En tenant compte des familles, c’est environ un million d’Algériens, sur 8 millions, qui sont alors concernés par de potentielles représailles. Il n’est pas inutile de rappeler que le nombre d’Algériens musulmans engagés au service de la France est supérieur, au moment du cessez-le-feu, à celui des combattants au service du FLN et de l’ALN.
Concernant les civils, il faut là encore rétablir une vérité trop souvent occultée. Les FSNA sont importants dans la vie politique et l’administration : un ministre, 46 députés sur un total de 67 pour l’Algérie, 350 conseillers généraux sur un total de 452, 11 550 conseillers municipaux sur un total de 14 000 et 20 000 fonctionnaires dont un préfet et plusieurs sous-préfets.
09:42 Publié dans Revue de presse, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 18 mars 2026
En ce 18 mars, Synthèse nationale rend hommage à François Duprat, assassiné le 18 mars 1978
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17:26 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Retrait de Sarah Knafo à Paris : le point de vue éclairé de Pierre Cassen
13:11 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Argenton-sur-Creuse (36), la liste "Retrouvons Argenton" menée par Pierre Gentillet présente pour gagner au second tour
Un communiqué de "Retrouvons Argenton" :
La gauche contrôle Argenton depuis 31 ans.
Réélire l’alliance socialistes-communistes-écologistes- Jeune Garde, c’est ajouter 7 ans à ce malheur
Ils célèbrent volontiers les guillotines de la Révolution, pour avoir mis fin à la monarchie héréditaire. Mais que dire de la sapinerie héréditaire d’Argenton ?
Voici d’abord le patriarche, Michel Sapin, le chef du clan. Depuis 40 ans, Michel Sapin a été successivement ministre socialiste des Finances, du Travail, de l’Economie, de la Fonction publique etc.
Voici son beau-frêre : Vincent Millan, maire d’Argenton-sur-Creuse
Voici le fils de Michel Sapin, neveu de Vincent Millan : Clément Sapin, adjoint au maire d’Argenton sur Creuse, officiellement désigné comme futur maire, par Vincent Millan, qui prévoit de lui passer le relais à court terme
Voici la belle-fille de Michel Sapin, membre de la police municipale d’Argenton-sur-Creuse
Et il y a tous les autres parents, casés un peu partout, sans compter les obligés et les féaux.
Le clan Sapin contrôle par ailleurs la plus grande partie des associations locales. Main de fer dans un gant de velours.
Cette dictature soft peut être remise en cause dimanche, car moins de 250 voix peuvent bouleverser tous leurs plans de carrières
Venez nombreux ce vendredi 20 mars, à la salle des fêtes Jean Frappat, rue de la Grenouille 36200 Argenton-sur-Creuse, pour la dernière réunion publique de la liste « Retrouvons Argenton », qui décidera si cette ville, surnommée la « petite Venise du Berry », va rester 7 ans de plus aux mains de la gauche et de l’extrême gauche.
NDLR SN : Rappelons que Pierre Gentillet avait été, il y a trois ans, à la pointe du combat contre l'installation de centres pour migrants, comme c'était le cas à Callac (22), dans son département. Nous invitons évidemment tous nos amis du Berry à le soutenir.
12:58 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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18 mars 1978 : assassinat de François Duprat, membre du Bureau politique du Front national
00:00 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 17 mars 2026
Sarah Knafo met l'intérêt de Paris devant les intérêts partisans
23:31 Publié dans Municipales 2026, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Paris : le retrait stratégique de Sarah Knafo
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Ce retrait de Sarah Knafo en dit long sur l’état de la vie politique parisienne. En renonçant à se maintenir au second tour des Municipales, officiellement sans contrepartie, elle affirme vouloir faire barrage à la gauche dans la capitale. Le geste peut sembler noble et désintéressé ; il est en réalité profondément stratégique.
Car enfin, à qui profite ce sacrifice ? À Rachida Dati, qui a choisi de s’allier avec le macroniste Bournazel. Peut-on sérieusement voir en elle une incarnation de la droite ? Rien n’est moins sûr. Encore très récemment ministre d’un gouvernement macroniste, elle symbolise davantage cette droite compromise, hésitante, incapable de tracer une ligne claire.
Dans le même temps, Sarah Knafo soigne son image. En reportant sur Rachida Dati un électorat communautaire qu’elle a su mobiliser au 1er tour, elle se pare des habits du rassemblement. Mais elle s’épargne aussi une réalité moins glorieuse : celle de passer six années dans une opposition municipale marginalisée.
Il ne faut pas être dupe : ses ambitions dépassent largement Paris. Cette séquence ressemble davantage à un repositionnement qu’à un renoncement.
Certes, faire battre le successeur d’Anne Hidalgo, dont le bilan calamiteux pèse lourdement sur la capitale, peut apparaître comme un moindre mal. Mais remplacer une gestion contestée par une figure aux convictions fluctuantes n’a rien d’une garantie.
Au fond, la question demeure entière : que reste-t-il de la droite à Paris ? Et face à ces arrangements permanents, on pourrait presque regretter l'époque pas si lointaine où la capitale était administrée par un préfet.
19:55 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sur TV Synthèse nationale, Philippe Randa présente "La peau du chamois", roman édité chez Dutan
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18:11 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Réflexions sur la radicalité ou la normalité ?
10:52 Publié dans Municipales 2026, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À quoi a servi d’élire Retailleau avec 75 % à la tête de LR ? À rien !
L'édito de Cyrano
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Nous étions en mai 2025, et les militants de LR devaient voter pour savoir qui allait diriger le parti. À l’époque, Bruno Retailleau était un ministre de l’Intérieur populaire, car l’homme paraissait sincère, honnête, avoir des convictions solides, et sur l’insécurité, utilisait des mots qui touchaient les Français. Il était opposé à l’ambitieux Laurent Wauquiez, qui avait quitté la direction de la Région pour revenir à l’Assemblée en 2024. Le résultat avait été sans appel. Sur une ligne droitière, avec un discours sécuritaire et anti-immigrationniste, Bruno Retailleau avait écrasé son adversaire, atteignant le score impressionnant de 75 %.
On parlait de lui comme le candidat légitime de LR pour les présidentielles, et certains le pensaient comme un adversaire sérieux pour Marine Le Pen, grande favorite des sondages. C’était avant que la juge Bénédicte de Perthuis et ses complices décident que les Français n’auraient pas le droit de voter pour elle. Certes, au lendemain de sa victoire, certains avaient remarqué, autour de la photo, l’ineffable Larcher, qui avait sans doute soutenu Retailleau, mais dont la ligne, très centriste, était beaucoup plus proche de celle de Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse, qui avaient d’ailleurs claqué la porte de LR quand Wauquiez en avait pris la direction.
On attendait surtout de Retailleau – qui en dehors des paroles n’eut guère une grande influence sur l’insécurité et l’immigration – qu’il brise enfin le cordon sanitaire imposé par la gauche et que la droite respecte stupidement depuis 40 ans. Mais on aurait dû se souvenir que quand Éric Ciotti avait renversé la table et décidé d’en finir avec cette mascarade et de se rapprocher du RN, personne ne l’avait suivi. Les mois ont passé, et on a rapidement compris que Retailleau ne s’était pas donné les moyens de taper du poing sur la table et d’imposer la fin de cette machine à perdre de la droite. Il a par ailleurs quitté le gouvernement Macron et est revenu au Sénat. On n’entend plus beaucoup parler de lui.
Mais un an plus tard, les choses sont claires. LR a sauvé, avec la complicité du PS, le régime de Macron-Lecornu, qui aurait dû sauter, ce qui aurait permis aux Français de retourner aux urnes. Retailleau a annoncé sa candidature à la tête de LR mais elle n’est même pas légitime, Wauquiez lui savonnant la planche avec l’organisation d’une primaire qui ressemble à la primaire Pinder de la gauche. Retailleau a réussi à dire hier qu’il fallait faire barrage à la gauche et au RN, tout en disant qu’il fallait barrer la route à LFI. S’il ne dirigeait pas un parti d’éternels traîtres, il aurait demandé à Martine Vassal à Marseille d’aider Franck Allisio à gagner la mairie, pour en virer la gauche. Il aurait demandé la même chose à Rachida Dati, à Paris, de faire alliance avec Bournazel et Sarah Knafo pour virer les socialauds, les écolos et les cocos. Et pareillement à Nîmes et dans des dizaines de villes où LR va permettre à la gauche de garder des mairies qui étaient gagnantes. S’il avait agi ainsi, Marine et Jordan Bardella auraient fait de même, et auraient retiré des candidats là où leur maintien au 2e tour risquait de faire gagner la gauche. Il n’en a rien été.
Alors que les socialauds, qui juraient le contraire quelques heures avant le scrutin, se vautrent dans les draps des antisémites assassins de LFI, tout en interdisant à LR de s’allier avec le RN, Retailleau et les siens obéissent docilement. Le nommé Geoffroy Didier, on ne sait à quel titre, se permettant même de menacer de sanctions les élus LR qui passeraient des alliances avec le RN.
Moralité : à quoi a servi l’éclatante victoire de Retailleau en 2025 ? À rien ! À quoi sert LR ? À rien, sauf à trahir les Français qui croient encore que c’est parti patriote, et à sauver régulièrement les macronistes et la gauche en s’alliant à eux pour barrer la route au RN.
10:41 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 11 avril, à Paris : Jean-Yves Le Gallou au colloque de l'Iliade
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Samedi 9 mai, à Paris :
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Méchants, peut-être, mais bêtes, pas si sûrs !
La chronique de Philippe Randa
Les déclarations de Sandrine Rousseau « menacée par l’OAS » (dissoute en 1962, dix ans avant sa naissance) à Sébastien Delogu qui affirme s’être battu à l’Assemblée nationale contre cette même OAS qui n’avait guère ressuscitée, à ce que l’on sache, 39 ans après qu’il ait lui-même vu le jour en 1987, ont suscité commentaires gênés des uns (à gauche) et sarcasmes des autres (à droite).
Comment, mais comment cette extrême gauche peut-elle être aussi inculte, bête et méchante ? Et comment peut-on élire des ânes pareils ? C’est pas Dieu et même Diable possible !
Incultes ? Oui, peut-être… et le rire n’est guère le propre de la gauche, c’est certain. Mais bêtes ? Peut-être, à moins que…
À moins qu’il ne s’agisse au contraire d’une stratégie – et pourquoi pas ! – qui pourrait porter de juteux fruits électoraux.
D’abord, les moins de 50 ans de nos compatriotes savent-ils tous ce qu’a été l’OAS ? Les moins de 30, sans doute pas hors des cercles de cette droite dite « extrême » ou des familles de pieds-noirs ; les autres, c’est très incertain…
Alors pourquoi effrayer le bon peuple avec ces initiales sous-tendant quelques partis ou organisations sans nul doute maléfiques, ô combien ! bien sûr, bien sûr, mais… franchement oubliées ?
Parce que les pleurs et malheurs des auto-proclamés martyrs d’une fantasmée OAS au XXIe siècle, ne s’adressent pas forcément à tous les Français, notamment les exécrés « souchiens », mais plus probablement aux Français de fraîches naturalisations, ceux aux origines d’outre-méditerrannée dont une partie est sensibles aux imprécations, insultes et menaces du gouvernement d’Alger qui entretient le spectre de l’armée secrète du général Salan afin que celle-ci hante comme il se doit les conversations de famille, le soir autour du couscous et du coran réunis.
Car est-ce faire grand pêché de mépris pour « l’autre » que de suggérer que le nouvel électeur de certaines de nos banlieues devenues si exotiques puisse avoir autant de connaissances historiques, de réflexions politiques et de bon sens qu’une huître… ou que les électeurs bobos des quartiers préservés des grandes villes, ceux-là tout aussi prêt à gober que des hordes de « chemises brunes » ne cessent de courir au pas de l’oie à la poursuite de Sandrine et de Sébastien ?
Oui, c’est un pêché ? dont acte… Mais évitons néanmoins de prendre trop à la rigolade et au mépris ces candidats à la pêche aux suffrages ethnico-religieux.
Qu’ils soient méchants, c’est une probabilité ; qu’ils soient totalement idiots n’est en rien une certitude.
Sur l'OAS et l'Algérie française cliquez ici
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lundi, 16 mars 2026
Agressions voyoucratiques
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
Finies les spéculations oiseuses ! Les masques tombent enfin ! En dépit de quelques frappes inacceptables contre la Syrie néo-baasiste du président Bachar al-Assad sous son premier mandat, Donald Trump exprimait souvent en public sa réticence à toute intervention militaire extérieure. Insensibles au tourbillon MAGA, les responsables du parti républicain d’alors alimentaient cette attitude d’autant qu’ils incarnaient des adultes dans une chambre soumise au bon vouloir d’un garnement plus que gâteux.
Pour son second mandat, Trump a évincé ces « adultes » en faveur de fidèles prêts à suivre leur champion dans toutes les aventures possibles. La nomination de Marco Rubio, néo-conservateur assumé, comme secrétaire d’État en est la première marque. Le choix de changer le département de la Défense en département de la Guerre en est une deuxième. L’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse au début de l’année 2026 entérine cette nouvelle disposition d’esprit belliciste !
Le déclenchement simultané des opérations israélienne « Lion rugissant » (détournement du symbole impérial iranien) et étatsunienne « Fureur épique » contre l’Iran ce 28 février 2026 signale le ralliement du trumpisme au néo-conservatisme. Soyons encore plus précis : on observe la synthèse des délires « néo-cons » et des ambitions sans limites de la faction technolâtre transhumaniste au sein de la mouvance MAGA. On supposait que les États-Unis trumpistes se contenteraient d’un grand espace englobant tout l’hémisphère occidental (les Amériques) élargi au Groenland, voire à l’Islande, ainsi qu’une partie de l’Océanie; c’était sans compter avec le gouvernement israélien d’émanation sioniste révisionniste qui entend désormais remodeler à son seul profit tout le Moyen-Orient. Toutefois, ayant déjà mis la main sur les vastes réserves en hydrocarbures du Venezuela, Washington cherche à contrôler la cinquième réserve pétrolière du monde et la deuxième en gaz. Des atouts non négligeables contre Moscou et Pékin…
Tel-Aviv et Washington se justifient en prétextant une soi-disant « guerre préventive ». Il est en réalité bien curieux d’assister à l’attaque concertée d’un État souverain, pas encore détenteur de l’arme nucléaire, par deux puissances atomiques militaires effectives, l’une officielle et l’autre officieuse qui l’a acquise au mépris renouvelé de tous les traités de non-prolifération. Elles violent la souveraineté de l’État iranien. Outre la fin définitive des recherches nucléaires militaires (et peut-être civiles), les deux agresseurs exigent aussi la fin du programme balistique, la disparition de la marine nationale iranienne et l’arrêt du soutien de Téhéran à ses mandataires : le Hezbollah libanais qui compte des unités de combat chrétiennes, le Hamas palestinien, les milices chiites en Irak et les partisans d’Allah au Yémen.
Le conflit est-il formel ? Le 4 mars, un sous-marin étatsunien a coulé au large du Sri Lanka la frégate iranienne Dena, ce qui constitue un indéniable acte de guerre. Pourtant aucune guerre n’a été déclarée ! Les États-Unis et Israël pratiquent par conséquent un terrorisme de grande ampleur. On remarquera que le monde sportif n’a toujours pas exclu les équipes US et israélienne. Deux poids deux mesures…
23:58 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Au Perrier, en Vendée, Eric Mauvoisin-Delavaud réalise un score remarquable : 31,57%
21:01 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Saint-Brieuc : Pierre-Yves Thomas se maintient au second tour
20:57 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Pour moi c'est plié, rapé, foutu...
Catherine Blein
Notre amie qui n'est jamais contente... (1)
Navrée de donner le bourdon à ceux qui ont encore l'espoir de retrouver leur France, mais à mon sens c'est plié. Je rejoins en cela Eric Naulleau qui pense aussi que c'est fichu.
Beaucoup de signes le montrent : les résultats de ce premier tour, dont on pensait qu'il profiterait à la Droite - le triomphe de LFI et les accords avec le reste de la gauche qui se profilent, malgré les promesses la main sur le cœur, les scandales, la violence des mots et des actes - la non-reconnaissance à leur juste valeur de l'intelligence, du courage et des propositions honnêtes et sensées, celles de Sarah Knafo – la bêtise de la position figée et discriminatoire des LR – la même bêtise du RN qui se croit le roi de la savane, bref tous ces signes donnent un côté rubik's cube au paysage qui, au fond, est le même qu'avant, mais en plus marqué encore. Et faut être bien malin pour trouver la logique de tout ça !
Car tous les sondages disaient le ras le bol des Français pour une macronie et une gauche en général pas à la hauteur de leurs attentes.
On espérait donc quelques ras de marée salvateurs, quelques alliances bénies.
Or que voit-on ? Tout le monde râle à Paris depuis six ans mais Paris va rester socialo, les caïds de la drogue tiennent Marseille grâce au laxisme de gauche mais Marseille va rester socialo, idem à Nantes etc.
Bien sûr quelques camarades optimistes me rétorquent, à juste titre, que les maires RN sont réélus au premier tour, que d'ailleurs leur nombre de municipalités gagnées a augmenté, que Sarah est au deuxième tour à Paris, et qu'après tout, la Droite nationale est passée de quelques pourcents du temps de Jean Marie à 40% aujourd'hui. Mais tout ça s'est fait en 50 ans !
Or, en 50 ans, le nombre de Maghrébins et d'Africains a explosé tous les compteurs, la moitié des bébés d'Ile-de-France portent un prénom musulman, le halal s'étend partout, la préparatrice de la pharmacie de ma petite ville de 8.000 habitants au fin fond de la Bretagne est voilée, celle qui fait le ménage à la Bibliothèque aussi, et celle qui organise le rayon crèmerie de Carrefour l'est également ! Roubaix tient le pompon en devenant la première ville islamique de France, suivie de Saint-Denis où reposent nos Rois, et dans six ans ce phénomène se sera bien sûr accentué..
Mon camarade optimiste me rappelle encore une fois les réalités chiffrées mentionnées plus haut, le train de la Victoire fonce dans la campagne et la Droite nationale court derrière, s'en rapproche un peu plus à chaque élection mais à chaque gare où elle pourrait sauter dedans, il repart et la laisse en plan.
On pourrait se dire alors que c'est une question de temps... mais c'est sans compter que les talus de chaque côté de la voie se couvrent de gens qui ne sont pas nous et qu'ils nous encombrent, suivis d'une marmaille nombreuse et vindicative... nous ne rattraperons pas le train de la victoire, il s'évanouira dans le décor car nous ne courrons pas assez vite. Ce n'est pas au petit canter que nous le rattraperons, il nous faut sprinter. Mais les Français n'en sont pas là, ils s'entraînent tranquillou puis vont se taper une bière, pensant avoir accompli leur devoir.
Certains montrent des signes d'intérêt pour un engagement mais beaucoup refusent in extremis d'apparaître sur une liste R! parce que le moindre coup de téléphone du crétin du coin à 22h30 ou le regard pas sympa du voisin leur file les chocottes ! Ils craignent pour leur petite carcasse ou celle de leurs rejetons !
Quand je pense au courage des Iraniens j'ai honte pour ces Français-là et s'ils me lisent tant mieux, ils comprendront tout le mépris que j'ai pour eux, car ils nous entraînent tous derrière leur lâcheté et leur bêtise.
Et puis quoi ? En se présentant sous une étiquette Droite nationale ils feraient le MAL, c'est ça ? C'est en tout cas ce que je comprends. Faire le mal en mettant un bulletin anonyme dans l'urne ça leur va, mais faire le mal à découvert pas possible. La veulerie de beaucoup de Français, leur incapacité à élargir l'image, à envisager une autre échelle que celle de leur petitesse, encore un signe que c'est foutu. Tout est devenu « petit » dans ce pays, c'est un adjectif que ces gens-là collent à tout, vous n'avez pas remarqué ?et, pour moi, c'est le signe du recroquevillement, du manque d'envergure et d'ambition. Et sans envergure, sans ambition, un peuple est foutu.
Je ne vais pas multiplier les exemples, mais que voulez-vous attendre de grand et de beau, au fond, de la part de gens qui écrivent « le bouquet missaire » (un bandeau sur C-news il y a deux ans), qui multiplient les redondances (la capacité de pouvoir) et les fautes de français, qui s'habillent comme des clochards avec des pantalons qui leur tombent sous les fesses et des jeans à trous, qui ont si peu de colonne vertébrale qu'ils ne sont même pas capables de rester debout dans la file du cinéma, qui se vautrent sur les quais en attendant leur train, ou qui se baladent dans le métro avec le nombril à l'air...
La Beauté sauvera le monde, paraît-il, on n'est pas rendu.
(1) ...mais qu'on aime bien quand même.
16:15 Publié dans Catherine Blein, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Eric Zemmour : la Reconquête de nos communes est d’ores et déjà un succès
Eric Zemmour, président de Reconquête !
La Reconquête de nos communes est d’ores et déjà un succès.
J’ai le plaisir de vous annoncer que Reconquête! a remporté dès le premier tour plus d’une centaine de mairies partout en France.
Je félicite les cadres de notre mouvement qui ont travaillé sans relâche durant ces derniers mois afin de développer notre ancrage territorial.
Reconquête! sera également présent dans plus d’une cinquantaine de seconds tours partout en France grâce à nos listes Reconquête mais également à nos listes « Divers droite » et sans étiquette.
La mission que j’ai confiée à notre jeune mouvement lors de l’Université d’été 2025 est une réussite :
• Nous avons présenté des listes Reconquête dans les communes les plus peuplées de France: comme par exemple à Nice avec Cédric Vella, à Bordeaux avec Virginie Bonthoux-Tournay, à Toulouse avec Arthur Cottrel, dans la métropole lyonnaise avec Olivier Roche ou encore à Evreux avec Jean Messiha.
• Nous avons été les initiateurs de l’union des droites sur des listes « Divers droite » comme par exemple à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain avec Benoit de Boysson qui a mené une liste rassemblant des colistiers venus de Reconquête et des Républicains.
• Nous avons donc déjà remporté plus d’une centaine de mairies partout en France, principalement dans des communes de moins de 1.000 habitants.
Reconquête! est certes un jeune parti mais un parti dont le dynamisme et le sérieux ne sont plus à prouver. Notre ancrage territorial s’étend ce soir et continuera de s’étendre dans les années à venir et dans toutes les futures élections locales.
J’adresse mes plus sincères félicitations à tous nos candidats, colistiers, militants et cadres de notre mouvement qui ont fait vivre la reconquête partout en France dans cette campagne municipale.
15:18 Publié dans Eric Zemmour, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Il y a 40 ans : avec Jean-Marie Le Pen, le Front national entrait en force à l'Assemblée
15:03 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sur TV Synthèse nationale : Roland Hélie présente le n°72 de la revue...
Pour en savoir plus cliquez ici
11:43 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Municipales : la réaction du Parti de la France
10:14 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Une France divisée en deux

Yann Vallerie
Le premier tour des municipales 2026 a confirmé bien davantage qu’une simple photographie électorale locale. Il a mis en pleine lumière une fracture française qui existe depuis plusieurs siècles mais qui est devenue immense, presque organique, entre les grandes métropoles, plus que jamais ancrées à gauche ou à l’extrême gauche, et les villes moyennes, les espaces périphériques, les bastions populaires et les territoires en tension, où la droite et le Rassemblement national continuent de progresser. Ce qui se dessine au soir du 15 mars, ce n’est pas seulement une alternance ici ou là, ni une série de duels municipaux. C’est l’image de deux France qui cohabitent sur le même sol sans plus se comprendre vraiment, sans envie du moindre destin commun. Un pays au bord de la rupture en quelque sorte.
Une participation en hausse, mais un désamour civique qui ne disparaît pas
La participation remonte par rapport au scrutin de 2020, faussé par le Covid. 56% des personnes inscrites sur les listes électorales auront pris part au vote, c’est à dire qu’encore une fois, pas loin d’un français sur deux s’en moque royalement.
Le constat est clair : les municipales mobilisent encore davantage que d’autres scrutins, mais elles ne parviennent plus à susciter l’élan civique massif d’autrefois. Logique puisqu’il n y a plus aucune cohésion. Dans de nombreuses communes, le maire sera désigné dès le premier tour, souvent faute de concurrence réelle. Dans beaucoup d’autres, une partie de l’électorat semble avoir considéré que tout était joué d’avance, ou que rien ne changerait vraiment à sa vie quotidienne.
Cette abstention persistante n’est pas un simple bruit de fond. Elle dit le décrochage d’une partie du pays, le sentiment d’impuissance, le dégoût de la politique chez les uns, la lassitude chez les autres. Mais elle n’empêche pas un phénomène plus net encore : le pays vote désormais selon une géographie sociale et culturelle de plus en plus tranchée.
Les métropoles restent le cœur battant de la gauche urbaine
Dans les grandes villes, le premier enseignement est sans ambiguïté. Le Parti socialiste, souvent allié aux écologistes, conserve des positions solides. Paris en donne l’exemple le plus éclatant. Emmanuel Grégoire y vire largement en tête, devant Rachida Dati. La capitale confirme ainsi qu’elle demeure un bastion du gauchisme urbain, du vote de cadres, de fonctionnaires supérieurs, de diplômés, d’un électorat métropolitain qui continue de vivre dans un univers politique, sociologique et culturel largement séparé du reste du pays.
Même logique à Montpellier, où Michaël Delafosse arrive nettement en tête. Même logique encore à Rennes, où Nathalie Appéré conserve l’avantage, même si elle est sous pression. À Nantes, Johanna Rolland reste devant, mais sans marge confortable. À Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Tours, Poitiers ou Annecy, les équilibres demeurent favorables aux sortants ou aux blocs de gauche et écologistes, même lorsque la droite remonte.
Il y a là une réalité française désormais bien installée : les grandes métropoles, enrichies, tertiarisées, globalisées, métissées, peuplées d’électeurs plus jeunes, plus diplômés, plus mobiles, continuent de voter pour des équipes qui parlent de transition écologique, de diversité, de mobilités douces, de gouvernance urbaine, de densification ou de “vivre ensemble”. Dans ces centres, le vote de gauche n’est plus seulement idéologique. Il est devenu le vote naturel d’un milieu social particulier, celui des gagnants ou des protégés de la mondialisation urbaine.
Mais la gauche est elle-même coupée en deux
Cette domination de la gauche dans les métropoles n’a pourtant rien d’un long fleuve tranquille. Car une autre fracture travaille ce camp : celle qui oppose la gauche socialiste de gestion à La France insoumise, plus agressive, plus communautarisée, plus radicale dans ses thèmes comme dans ses méthodes.
À Lille, le PS ne domine plus sans trembler. Arnaud Deslandes n’y devance que de peu la candidate LFI. À Toulouse, l’insoumis François Piquemal passe devant le candidat de l’union de la gauche. À Limoges, même scénario : LFI dépasse le socialiste. À Rennes, Nathalie Appéré sait qu’elle ne pourra l’emporter sans se poser la question des voix de Marie Mesmeur. À Marseille, Sébastien Delogu entend lui aussi peser, sinon davantage.
Autrement dit, même là où la gauche domine encore, elle n’est plus homogène. Elle est traversée par une ligne de fracture profonde entre une social-démocratie municipale qui veut encore se présenter comme sérieuse et gérante, et une gauche mélenchonisée qui prospère dans les quartiers populaires, les zones de forte immigration, certains centres urbains précarisés, en tenant un discours de rupture, de conflictualité et de pression permanente sur ses alliés. Cette tension pèsera lourd dans l’entre-deux-tours.
Le RN progresse partout ailleurs.
Face à cette France métropolitaine de gauche, une autre carte se dessine. Elle est celle des villes moyennes, des territoires périphériques, du Sud-Est, du Nord populaire, de ces communes où les enjeux de sécurité, d’identité, de déclassement, de pression migratoire et de pouvoir d’achat l’emportent sur les lubies morales des centres-villes gentrifiés.
Le Rassemblement national sort renforcé de ce premier tour. Il conserve Perpignan dès le premier tour, avec la réélection de Louis Aliot. Steeve Briois est reconduit massivement à Hénin-Beaumont. David Rachline l’emporte également à Fréjus. À Toulon, Laure Lavalette arrive en tête, même si le second tour s’annonce plus délicat en raison des réserves de voix possibles pour la maire sortante et ses alliés potentiels. À Marseille, Franck Allisio se retrouve au coude-à-coude avec Benoît Payan. Dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants, le RN n’est plus un simple figurant : il devient un prétendant crédible à la conquête ou à l’arbitrage.
Il faut mesurer ce que cela signifie. Le RN ne progresse pas seulement en pourcentage ; il s’installe plus profondément dans le paysage municipal. Il dépasse désormais le simple vote protestataire pour devenir, dans certains territoires, une offre de pouvoir local. Ce n’est plus seulement le vote du refus. C’est de plus en plus le vote de ceux qui considèrent que la France officielle, médiatique, urbaine et métropolitaine ne parle plus pour eux.
La droite classique résiste, mais reste prise entre deux feux
Les Républicains et les diverses droites conservent une vraie implantation locale. Le Havre en fournit un exemple central avec Édouard Philippe, très nettement en tête. Dans de nombreuses villes, la droite municipale reste crédible dès lors qu’elle dispose d’élus enracinés, identifiés à une gestion locale stable, moins idéologique, plus concrète.
Mais cette droite demeure dans une position inconfortable. D’un côté, elle subit la domination culturelle de la gauche dans les grandes métropoles. De l’autre, elle voit une partie de son électorat glisser vers le RN dans les territoires où la question de l’ordre, de l’immigration ou du déclassement devient centrale. À Toulon, à Marseille, dans plusieurs communes du Sud et du Nord, cette tension est visible. D’où les appels à “pas une voix pour LFI”, les hésitations sur l’attitude à tenir face au RN, et les débats internes sur l’union des droites.
La droite française garde des maires, des réseaux, des bastions, mais elle n’a pas encore résolu son problème stratégique : comment parler à la fois aux classes moyennes de centre-ville, aux périphéries pavillonnaires, aux retraités, aux classes populaires inquiètes et aux électeurs tentés par le RN ? Ce premier tour ne tranche pas cette question. Il la rend plus urgente.
Marseille résume à elle seule la guerre civile froide française
S’il fallait un symbole de cette France fracturée, Marseille serait sans doute le plus parlant. La ville se dirige vers un second tour explosif, avec Benoît Payan et Franck Allisio à égalité, tandis que LFI et la droite classique restent en embuscade. Tout y est : immigration massive, quartiers abandonnés, clientélisme, insécurité, communautarisation, affrontement entre gauche morale, gauche radicale, droite usée et droite nationale en ascension.
Marseille n’est plus seulement un cas local. Elle est une métaphore. Celle d’une France où les blocs ne se parlent plus, où les électorats vivent dans des mondes parallèles, où les alliances deviennent contre-nature, où l’on vote de plus en plus contre un autre peuple intérieur plutôt que pour un projet commun.
Deux peuples, deux imaginaires, deux votes
C’est là le fait politique majeur de ce premier tour. Ou plutôt la confirmation de ce qui existe depuis au moins la Révolution française. Il existe en France deux pays qui se superposent sans se rejoindre. D’un côté, la France des grandes métropoles, de l’économie tertiaire, des centres rénovés, des diplômés, des cadres, des bobos, des élus socialistes ou écologistes, d’un électorat qui vit souvent à distance des réalités de l’insécurité, de l’enracinement local et de la désindustrialisation. De l’autre, la France des villes moyennes, des zones périurbaines, des classes populaires, des bourgs déclassés, des périphéries concrètes, des territoires qui voient passer la mondialisation comme une menace plus que comme une promesse.
Les premières votent pour gérer la ville-monde. Les secondes votent pour protéger leur identité, leur mode de vie, leur sécurité. Les premières parlent climat, inclusion, mobilités, diversité. Les secondes pensent d’abord survie économique, ordre public, accès au logement, école, immigration, identité, services publics qui ferment et sentiment de dépossession. Entre ces deux France, l’écart n’est plus seulement politique. Il est anthropologique.
Le macronisme, grand effacé du scrutin
Au milieu de cette fracture, le macronisme apparaît comme le grand perdant structurel. Partout ou presque, les listes liées à la majorité présidentielle peinent à exister par elles-mêmes. Elles ne dominent ni les métropoles, tenues par la gauche, ni les territoires en tension, aimantés par la droite ou le RN. Elles survivent dans des alliances, des arrangements, des compromis locaux, mais ne dessinent plus aucun axe national lisible.
Ce premier tour montre ainsi qu’Emmanuel Macron a laissé derrière lui un champ politique profondément fragmenté, mais sans force centrale capable d’incarner durablement un bloc municipal puissant. Le macronisme national avait déjà perdu son souffle populaire. Il apparaît désormais très faible sur le terrain local.
Le second tour dira qui, de la gauche de gestion ou de la gauche radicale, dominera les métropoles. Il dira aussi si le RN peut transformer ses poussées en conquêtes supplémentaires. Il dira enfin si la droite classique sait encore gagner seule ou si elle continuera à vivre entre l’ombre portée du macronisme finissant et la poussée du vote national.
Mais le plus important est peut-être déjà acquis. Ce premier tour a révélé une France séparée d’elle-même. Une France où les centres-villes rénovés, universitaires, protégés et subventionnés ne votent plus comme les couronnes, les petites villes, les zones en déclin ou les territoires sous pression. Une France où le mot même de “communauté nationale” paraît chaque jour plus abstrait, tant les intérêts, les perceptions, les peurs et les attentes divergent.
Les municipales 2026 n’auront donc pas seulement été un scrutin de maires. Elles auront été, une fois encore, la radiographie d’un pays désuni. Une France à deux vitesses, à deux mémoires, à deux horizons. Et peut-être, de plus en plus, à deux peuples. Quand est ce qu’on officialise le divorce ?
Source : Breizh.info
09:48 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Élections en Castille et Leon, Vox fortifie sa position de 2022
Michel Festivi
L’Espagne connait depuis trois mois, une vague d’élections régionales. Cela a commencé en Estrémadure le 21 décembre dernier, s’est continué en Aragon début février, et ce dimanche 15 mars c’était au tour de la Castille et Leon, où les électeurs de cette communauté autonome étaient appelés à renouveler le parlement local, pour élire 82 députés, pour une mandature de quatre ans. Tant en Estrémadure qu’en Aragon, Vox a multiplié par deux le nombre de ses élus, le PSOE a régressé fortement, et le Parti populaire s’est maintenu premier Parti auxdits parlements locaux, sans toutefois pouvoir atteindre la majorité absolue et de loin. Les tractations sont toujours en cours avec Vox.
Située dans le nord-ouest de la péninsule, La Castille et Leon a comme capitale Valladolid et pour villes principales : Salamanque, Burgos, Soria, Avila, Ségovie, Palencia, Zamora, Leon. Riche d’un considérable et remarquable patrimoine culturel, (8 sites UNESCO, plus de 500 châteaux, 12 Cathédrales, une concentration exceptionnelle d’art roman), et d’une histoire immémoriale glorieuse allant de la Reconquista, des Rois Catholiques, Sainte Thérèse, à la geste nationale franquiste, c’est la plus grande province autonome d’Espagne avec plus de 94.000 km2 (3 fois la Belgique), mais l’une des moins peuplée avec environ 2 millions trois cent mille habitants. Il y a quelques années un mouvement politique dénommé España vacia (Espagne vide), s’était constitué avec un certain succès mais passager. Parmi les thèmes de campagne, le ruralisme et la désertification rurale jouent un rôle important, l’inquiétude du monde agricole, l’augmentation débridée de l’immigration, la délinquance.
Le contexte politique est simple, le Parti populaire de centre droit avait remporté les élections du 13 février 2022, mais sans obtenir de majorité. Il s’est finalement allié, en se pinçant le nez, avec Vox, qui avait réalisé un très bon score. Mais comme Vox a ensuite refusé de recevoir des migrants mineurs non accompagnés venant des Canaries, île totalement submergée, migrants que voulait imposer par perfidie le socialiste premier ministre Pedro Sanchez surtout aux régions dirigées par la droite, Vox a mis fin aux accords de gouvernance passés avec le Parti populaire, ce qui a conduit le président à dissoudre les Cortès régionaux et à provoquer ces nouvelles élections.
Comme dans la plupart des élections en Espagne, le scrutin est de liste par circonscriptions, il y en a six ici, à la proportionnelle à un seul tour, la répartition des sièges concernant uniquement les listes qui ont atteint au moins 3% des suffrages exprimés, ce qui en Espagne inclut les bulletins blancs. En 2022, le PP avait eu 31 élus, le PSOE 28, Vox 13, l’extrême gauche 1, les centristes 1, et des régionalistes inclassables politiquement, 7 élus pour 3 formations différentes.
En 2022, Vox avait réalisé 17,6%, il est aujourd’hui emmené par Carlos Pollan, il était passé de 1 à 13 députés. Le PP qui n’a qu’un seul but se débarrasser de Vox et gouverner tout seul, a comme tête de liste Alfonso Fernandez Mañueco l’actuel président de région, quant au PSOE qui espère un redressement, il est dirigé par Carlos Martinez. Pour tenter de palier ses déconvenues électorales, Pedro Sanchez a tenté un coup de poker politique, en refusant aux États-Unis, l’utilisation de leurs bases espagnoles pour la guerre contre l’Iran. L’extrême-gauche a aussitôt jubilé. Cela va-t-il porter ses fruits ?
Dans le cadre d’une participation en hausse de plus de 2 points, le Parti populaire consolide son résultat de 2022, en passant de 31 à 33 députés, mais sans obtenir la majorité absolue. Effectivement, le PSOE a réussi son coup. Contre toute attente, il arrête son déclin en augmentant de 2 ses élus, 30 au lieu de 28. On soulignera néanmoins, que les communistes de Podemos qui avait un siège n’en ont plus, et qu’un petit parti régionaliste en a perdu 1 aussi, tout comme les centristes qui ont disparu politiquement.
Vox augmente quelque peu ses résultats de 2022, 1,28% de plus soit 18,92% et 14 procuradores, selon la formule espagnole, contre 13 en 2022. C’est sans doute moins qu’espéré, mais dans les autres régions, Vox partait de beaucoup plus bas, alors qu’ici en Castille et Leon, il était déjà très haut. D’ailleurs le patron de Vox dans la région, a souligné que ce résultat en pourcentage de voix était le meilleur de Vox dans l’ensemble des élections régionales comme nationales. Des négociations vont commencer entre le PP et Vox pour la gouvernance régionale.
Prochaine étape électorale, les régionales en Andalousie, le 19 juin prochain. Dans une des régions les plus grandes et les plus peuplées d’Espagne, avec un dynamisme renouvelé grâce au tourisme en pleine expansion, à l’agriculture (cultures sous serres) et à la tech (notamment à Malaga), tous les observateurs s’accordent à prédire qu’elles auront un avant-goût des futures législatives.
09:47 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Partie à 4% dans les sondages il y a 6 semaines, Sarah Knafo fait 10,4% à Paris
01:09 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Coup d'éclat à Saint-Brieuc : la liste de Pierre-Yves-Thomas, avec 13% des voix, qualifiée pour le second tour...
13%, c'est le score inattendu que réalise la liste "Saint-Brieuc LA droite pour tous" menée par Pierre-Yves Thomas (R!). C'est sous un tonnerre d'applaudissements que le candidat est arrivé, après avoir répondu aux TV et Radios locales, au siège briochin de Reconquête ! pour retrouver ses colistiers et les nombreux militants et amis venus le soutenir. D'ores et déjà, la campagne pour le second tour est engagée...
00:47 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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