jeudi, 16 avril 2026
Espagne, l’étau se resserre autour de l’épouse du Premier ministre
Michel Festivi
Je vous ai déjà entretenu des nombreuses procédures judiciaires actuellement en cours en Espagne, contre des membres de la famille de Pedro Sanchez, le Premier ministre, et à l’encontre de plusieurs personnages de sa garde rapprochée.
Begoña Gomez vient d’être officiellement inculpée de trafic d’influence et de corruption, alors qu’elle a toujours contesté toute implication et qu’elle a refusé de répondre au juge, usant de son droit à se taire. Depuis 2024, le juge Juan Carlos Peinado instruit ce dossier avec un rare courage, alors qu’il est attaqué en permanence par les seconds couteaux de Pedro Sanchez, qui n’ont que faire de l’indépendance des pouvoirs.
Ces corruptions et trafics d’influence, seraient en lien avec des activités privées de madame Sanchez, alors que son mari dirige le gouvernement. La plainte initiale avait été déposée par un groupement « Manos limpias » (mains propres), qualifiée par les socialistes espagnols de « fascistes » bien entendu, d’être de la droite extrême. En résumé, on reproche à la 1ere Dame du gouvernement, d’avoir profiter de son statut privilégié pour favoriser certains partenaires, notamment dans l’attribution de contrats publics, qui étaient proches des activités universitaires de Madame Gomez.
Il y a un peu plus d’un an, Pedro Sanchez avait envisagé de démissionner avant de se raviser. Car ce dossier s’inscrit dans un climat délétère qui touche le PSOE et son chef, puisqu’en Espagne, le 1er ministre reste président du parti. Outre le frère de Pedro Sanchez, d’autres socialistes très importants, sont actuellement dans le collimateur de la justice. Bien sûr le gouvernement fait bloc derrière son patron et sa ligne de conduite est toujours la même, il s’agit de magistrats opposés aux socialistes qui sont instrumentalisés, il s’agit d’un complot de l’ultra-droite, il n’y a rien dans le dossier, etc, etc...
Mais une autre affaire, bien plus considérable se joue actuellement devant la Cour suprême espagnole. José Luis Abalos, ancien ministre des Transports et l’un des plus fidèle lieutenant de Pedro Sanchez, comparaît pour corruption, détournements de fonds publics et appartenance à une organisation criminelle. La Fiscalia espagnole (le parquet) réclame une peine de 24 ans de prison. Abalos et d’autres, auraient touché des pots de vin, suite à des marchés publics, des livraisons de masques et matériels médicaux, pendant la crise sanitaire. Or, Abalos a joué un rôle déterminant dans l’arrivée au pouvoir de Pedro Sanchez en décembre 2018, en réussissant à tisser des alliances hétéroclites pour détrôner le Parti populaire. Car on ne le répétera jamais assez, le PSOE est minoritaire au Congrès des députés, et n’arrive qu’en seconde position derrière le PP.
Ces affaires interviennent au plus mauvais moment pour le PSOE. Il vient de perdre trois élections régionales en Estrémadure, en Aragon et en Castille et Leon, et est en passe d’être vaincu assez largement aussi, lors des importantes élections en Andalousie qui auront lieu à la toute fin du mois de mai. L’Andalousie étant l’une des premières et plus dynamiques régions d’Espagne. Sanchez, comme l’indique un commentateur est « sous perfusion ». Il n’a plus de majorité, il est obligé de passer par un décret royal, détournant le vote des Cortès, pour régulariser 500 000 immigrés sans papier. Cette politique laxiste, se fait à rebours des principales politiques migratoires européennes. Il y a quelques semaines, les Cortès avaient voté une motion de défiance non contraignante sur ces régularisations. Beaucoup de pays européens s’inquiètent de cet appel d’air, car les migrants peuvent parfaitement, une fois régularisés, se rendre dans n’importe quel pays, et notamment le premier géographiquement parlant, la France.
N’oublions pas que l’Espagne, est l’une des principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, notamment par son archipel des Canaries, déjà submergé.
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La princesse et le candidat
flibustière de
Georges Feltin-Tracol
La pré-campagne présidentielle démarre en fanfare ! La couverture de Paris Match du 9 avril 2026 officialise l’idylle entre, d’une part, Jordan Bardella, le président du Rassemblement national (RN) et, au Parlement dit européen, du groupe Les patriotes pour l’Europe, et, d’autre part, la princesse Maria Carolina de Bourbon-Siciles. Dix ans auparavant, le même hebdomadaire offrait en quelques mois plusieurs couvertures avantageuses du couple Brigitte et Emmanuel Macron. Malgré les avertissements insistants de ses plus proches conseillers, François Hollande n’imaginait pas encore que son jeune ministre de l’Économie se lancerait à sa place dans la compétition élyséenne. La princesse et Jordan Bardella avaient déjà été vus ensemble le 13 janvier dernier en quittant le Grand Palais à Paris lors de la réception organisée pour les deux cents ans du Figaro.
Pour l’instant et dans l’attente du verdict en appel de l’affaire des assistants parlementaires du 7 juillet prochain, Marine Le Pen demeure la candidate naturelle de la formation nationale-centriste tandis que Jordan Bardella entend briguer Matignon. Mais une sentence plus lourde et/ou une exécution provisoire aggravée écarteraient de facto Marine Le Pen de la course et laisserait le champ libre avec sa bénédiction à son Dauphin.
Force est de constater que la romance entre l’enfant originaire du 9-3 (la Seine Saint-Denis) et une fille de Hugues Capet, de Saint Louis, d’Henri IV et de Louis XIV dont elle descend à la onzième génération fait jaser la médiasphère. Le député ex-LFI et apparenté Vert de Seine Saint-Denis, Alexis Corbière, s’élève contre « le peopopulisme… ou la nouvelle étape écœurante de la banalisation de l’extrême droite ». On en frissonne déjà. Quelques pétroleuses déphasées s’indigneront de l’écart d’âge - huit ans ! – entre Jordan Bardella (30 ans) et Maria Carolina (22 ans). Les plus hystériques en hurleront presque au détournement de mineure ! Pour sa part, l’organe-phare de la désinformation et des interprétations tendancieuses, Le Monde du 16 janvier, exprime à travers un article d’Ariane Chemin et d’Ivanne Trippenbach qu’« en s’affichant avec une héritière royale, Jordan Bardella prend le risque de brouiller son image ». Une telle liaison serait-elle une erreur grossière de la part d’un parti qui tenait naguère des positions anti-Système ? Et si la publicité de cette relation était, au contraire, un atout pour le président du RN ? Dans la Grande-Bretagne industrialisée de la seconde moitié du XIXe siècle, le futur premier ministre conservateur Benjamin Disraeli prônait au sein du mouvement Jeune Angleterre une alliance entre le peuple prolétaire et l’aristocratie nobiliaire contre la bourgeoisie fidèle aux Whigs. Ne sommes-nous pas en présence d’une circonstance semblable en plus médiatique ?
La population peut se montrer en effet sensible à cette histoire qui, en ces temps saturés de féminisme, change les codes habituels. Ce n’est plus le prince charmant qui sauve une jeune bergère endormie, mais une vraie princesse qui choisit un roturier. Bien sûr, certaines admiratrices passionnées éprises en leur for intérieur de « Jordan » se sentiront dépitées, mais la majorité se fiche de la vie privée du personnel politique. Mieux encore, cette idylle renforce l’image personnelle du patron des Patriotes pour l’Europe qui rassure l’électorat libéral-conservateur historiquement réticent à voter pour un RN jugé fiscaliste et trop de gauche. Se lier à une Bourbon permet à Jordan Bardella de récuser tout collectivisme de sa part. Lénine aurait-il épousé une grande-duchesse russe ? Dans Le Figaro (du 15 avril 2026), un professeur en Sciences politiques à l’université de Nottingham, Hugo Drochon, estime que « s’afficher avec quelqu’un dont le nom évoque l’héritage [celui de l’Ancien Régime] est une autre manière de rejeter l’ordre contemporain. Cette union de l’homme du peuple avec l’aristocratie peut plaire ». On ne peut que penser au couple mythique argentin Juan et Eva Peron. La femme du chef de l’État argentin portait manteau de fourrure et belle parure de bijoux tout en étant adulée par les « sans-chemises » justicialistes.
Enfin, Le Monde (du 15 avril 2026) publie sur deux pages un nouvel article cosigné Chemin – Trippenbach au fond vipérin. Pratiquant un confusionnisme voulu qui mêle l’origine des photographies parues dans Paris Match (prises au télé-objectif ou préparées à l’avance ?), elles parviennent à y placer Jeffrey Epstein et le président légitime de la Syrie, Bachar al-Assad. Chapeau bas, les artistes !
Qui est donc cette princesse des Deux-Siciles ? Née le 23 juin 2003 à Rome, Maria Carolina Chantal Edoarda Beatrice Januaria est la fille aînée de Charles de Bourbon-Siciles et de Camilla Crociani. À leur mariage à Monte-Carlo en 1998, l’un de leurs témoins n’était autre que le futur prince Albert II de Monaco. Le couple a une seconde fille, Maria Chiara, née en 2005.
Jouant les mannequins de mode à l’occasion et étudiante à l’université de Monte Carlo en section « Mode et études de luxe », Maria Carolina appartient à la Jet Set et participe aux raouts huppés dans les Antilles sur les îles de Saint-Barthélémy et de Saint-Martin, à Dubaï, à Hong Kong et à Monaco. Soucieuse néanmoins d’écarter la réputation facile de fêtarde, elle a accepté la proposition d’Albert II de Monaco d’intervenir en ambassadrice du projet Passion Sea pour la sauvegarde des océans. Éprise de vitesse, Maria Carolina de Bourbon-Sicile percute à vive allure en moto en mai 2025 un mur à Monaco. Elle avouera plus tard que le port du casque intégral et des soins intensifs prodigués à l’hôpital l’ont sauvée. Instruite à domicile hors de tout système scolaire par des précepteurs, elle parle couramment le français, l’italien, l’espagnol, le portugais, l’anglais et, ô horreur !, le russe. Serait-elle donc un agent clandestin de Poutine ? Les mauvais esprits complotistes ne s’interrogent pas encore, mais cela ne tardera pas…
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mercredi, 15 avril 2026
Dieu reconnaîtra les siens…
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Après que Léon XIV eut appelé à l’arrêt des combats au Proche et au Moyen-Orient, Donald Trump s’est déclaré « pas fan de ce pape faible et désastreux qui dit n’importe quoi » (domaine dans lequel lui-même est expert) et a posté sur son compte social un portrait de lui généré par l’intelligence artificielle et le montrant dans une position christique.
Ne se considère-t-il pas comme un Sauveur ? « Je ne veux pas d’un pape qui juge acceptable [sic] que l’Iran détienne l’arme nucléaire, je ne veux pas d’un pape qui s’indigne que l’Amérique ait attaqué le Vénézuéla […] Je ne veux pas d’un pape qui se permette de critiquer le président des États-Unis, car je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu, DE FAÇON ÉCRASANTE, à savoir faire baisser la criminalité à des niveaux historiquement bas et créer le plus grand marché boursier de l’histoire », a-t-il explicité le 11 avril sur son réseau Truth Social. Provoquant ainsi une crise avec l’Épiscopat états-unien mais aussi avec son alliée italienne Giorgia Meloni.
Au même moment, son ami Benyamin Netanyadou faisait bombarder dans le Sud du Liban le mausolée de Simon Pierre, construit au premier siècle de notre ère et censé abriter la sépulture de cet apôtre du Christ. C’est la troisième fois que Tsahal cible ce lieu de culte très cher aux chrétiens et dont on ne sache pas qu’il serve de repaire aux chefs du Hezbollah. Non plus d’ailleurs que l’école anéantie par une bombe israélienne le 6 avril à Beyrouth, où l’on a retrouvé plus les corps de plus de 300 civils ensevelis sous les décombres à l’issue de cette seule journée de terreur.
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« C’était mieux avant »...
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Samedi 9 et dimanche 10 mai : deux rendez-vous nationalistes à Paris
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mardi, 14 avril 2026
VENDREDI 1er MAI, À PARIS, FIDÈLE À LA TRADITION DU FN DE JEAN-MARIE LE PEN : LA JEANNE D'ARC DU PARTI DE LA FRANCE
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Vendredi 17 avril, à Nice : évocation du "casse du siècle"
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Sur TV Synthèse nationale, Jacques Mayadoux nous parle du mouvement Ordre nouveau
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Quand la presse découvre enfin ce que les livres savaient déjà
Jean Raspail, auteur du Camp des saints
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Je retrouvais ces jours-ci la Bretagne, ses lumières obliques et ses vents chargés d’iode, après les chaleurs lointaines de Buenos Aires. Et c’est au retour d’une promenade le long de la plage de Lehan, les souliers encore chargés de sable et l’esprit lavé par le vent du large, que je me plongeai dans la lecture du Figaro.
Je tombai alors sur un article d’Adrien Jaulmes qui, à bien des égards, mérite d’être salué. Il est toujours touchant de voir un grand quotidien découvrir avec gravité ce que d’autres observaient déjà depuis longtemps, comme on s’émerveille de la lune après l’avoir ignorée durant des années. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, dit-on, et il faut donc savoir reconnaître ce moment où une évidence, longtemps tenue à distance, finit par s’imposer.
On imagine sans peine, d’ailleurs, les trésors de diplomatie, de prudence et peut-être d’entêtement qu’il aura fallu au journaliste pour imposer un tel sujet dans une rédaction longtemps tenue en respect par ses propres réflexes. Il est des vérités que l’on n’introduit qu’à pas feutrés, presque en s’excusant de les évoquer.
L’article, fort documenté, part d’un constat simple, après la « French Theory » qui avait irrigué les campus américains, ce sont désormais des auteurs français classés à droite qui traversent l’Atlantique. On y apprend ainsi que la maison d’édition Vauban Books s’est donné pour mission de traduire et diffuser des œuvres jusque-là peu accessibles en anglais, à commencer par Le Camp des saints de Jean Raspail, mais aussi les écrits de Renaud Camus ou encore ceux d’Éric Zemmour.
Présentée ainsi, l’initiative pourrait donner le sentiment d’un phénomène récent, presque émergent, comme si une génération nouvelle venait soudain de découvrir des auteurs longtemps ignorés. Il n’en est rien. Ce que le Figaro observe aujourd’hui n’est que la partie visible, tardive et en quelque sorte légitimée, d’un mouvement bien plus ancien, souterrain, et pour tout dire parfaitement établi depuis plus de vingt ans.
Car voilà plus de deux décennies que des pans entiers de la pensée française, en particulier ceux issus de la Nouvelle Droite, circulent, sont traduits, lus et discutés aux États-Unis. Les œuvres de Alain de Benoist, de Guillaume Faye, ou encore de Jean Raspail ont trouvé, bien avant l’apparition de structures éditoriales comme Vauban Books, des relais discrets mais efficaces, souvent en dehors des circuits officiels, parfois grâce à des initiatives individuelles, à des réseaux militants ou à des éditeurs périphériques.
Ce que change Vauban Books, ce n’est donc pas l’existence de ce courant, mais sa visibilité. L’entreprise ne crée pas un phénomène, elle le rend montrable. Elle lui donne une forme éditoriale acceptable, presque respectable, là où il évoluait jusqu’alors dans une semi-clandestinité intellectuelle que beaucoup feignaient d’ignorer.
Le fondateur de cette maison explique sans détour que ces auteurs étaient « souvent cités mais rarement lus » outre-Atlantique, et que la discussion autour de notions comme le « grand remplacement » reposait davantage sur des rumeurs que sur une connaissance réelle des textes. Cette remarque, d’une simplicité presque désarmante, éclaire d’une lumière crue l’état du débat contemporain.
Ce que le journaliste du Figaro découvre ici avec une forme d’étonnement, je l’observais pour ma part depuis longtemps. À Buenos Aires, en flânant devant les vitrines des librairies, il n’était pas rare de constater que cinq à dix pour cent des ouvrages exposés étaient d’origine française. Mais il s’agissait presque toujours d’auteurs convenables, admis, inoffensifs, appartenant à cette gauche modérée qui a su conquérir les circuits de légitimation culturelle. Les autres, les plus dérangeants, les plus dissidents, demeuraient invisibles, comme frappés d’une interdiction tacite.
Cette censure, car il faut bien l’appeler par son nom, ne procède pas d’un décret, mais d’un climat. Elle se loge dans les comités de lecture, dans les choix éditoriaux, dans les anticipations prudentes des éditeurs soucieux de leur réputation. Rundell le dit lui-même, « aucun éditeur ne dit jamais non, mais tous savent que publier certains livres peut nuire à leur carrière ».
Il faut aller plus loin encore. Cette mécanique de sélection ne tient pas seulement à la peur ou au conformisme, elle s’inscrit dans une transformation sociologique plus profonde du monde de l’édition. Sa féminisation massive, rarement interrogée, a modifié en profondeur les sensibilités dominantes et, par voie de conséquence, les lignes de partage implicites du publiable et de l’impubliable. Sans qu’aucune doctrine ne soit formulée, certaines thématiques deviennent impraticables, certaines approches disqualifiées d’avance, comme si un instinct collectif veillait à maintenir le débat dans des limites convenables.
Il existe, bien sûr, des exceptions, et il convient de les saluer. Ainsi Lise Boëll, éditrice historique d’Éric Zemmour et de Philippe de Villiers, qui, après avoir quitté Albin Michel à la suite de la rupture du contrat avec Zemmour, a poursuivi son travail chez Plon puis à la tête de Fayard, contribuant à maintenir un espace éditorial pour des voix que d’autres auraient préféré voir disparaître.
Cette logique de filtrage ne s’arrête pas aux frontières nationales. Elle affecte également les traductions. Il est, à cet égard, remarquable qu’aucun ouvrage américain traitant du quotient intellectuel et de ses variations entre groupes humains n’ait été traduit et diffusé en France, alors même que ces travaux existent et alimentent des débats parfois vifs ailleurs. Là encore, point d’interdiction officielle, mais une ligne invisible que nul ne franchit.
Je me souviens aussi d’un épisode plus singulier. En novembre 2016, à Washington, lors d’un grand rassemblement organisé sous le label de l’Alt-Right à l’occasion de l’élection de Donald Trump, je me trouvais au premier rang, écoutant des orateurs comme Jared Taylor. À l’entrée de la salle, une librairie improvisée accueillait les participants, et j’y découvris, non sans surprise, un nombre considérable d’ouvrages français ou d’inspiration française. On y trouvait des titres de Alain de Benoist, de Guillaume Faye, et bien sûr Le Camp des saints, comme autant de fragments d’une pensée européenne qui, depuis longtemps déjà, avait traversé l’Atlantique sans attendre l’onction tardive des grandes maisons d’édition.
Il faudrait d’ailleurs rappeler, pour être juste, que cette circulation précoce de la pensée de la Nouvelle Droite aux États-Unis ne doit rien au hasard mais beaucoup à des figures de passeurs, dont le rôle demeure largement ignoré du grand public. Parmi elles, Tomislav Sunić occupe une place singulière. Formé en Europe, puis installé aux États-Unis où il obtint un doctorat en sciences politiques, il fut l’un des premiers à introduire, traduire et systématiser outre-Atlantique les travaux issus du GRECE et d’Alain de Benoist. Son ouvrage Against Democracy and Equality, publié dès 1990, proposait déjà une synthèse structurée de cette école de pensée à destination du public américain. Par son activité d’enseignant, de traducteur et d’essayiste, il contribua à créer, bien avant l’ère des réseaux numériques, un espace de réception pour ces idées, préparant ainsi un terrain intellectuel que d’autres, plus visibles aujourd’hui, n’ont fait que réinvestir.
C’est dans cette réunion de l’Alt Right qu’un journaliste du The New York Times m’aborda. Intrigué par mon accent, il me demanda d’où je venais. Par goût du paradoxe, et peut-être par malice, je lui répondis que j’étais argentin. Ce qui, à cet instant précis, relevait d’une vérité plus sentimentale que géographique. Je lui exprimai mon soutien à Donald Trump et à sa politique migratoire. Il resta interdit, visiblement incapable de concilier ce qu’il voyait et ce qu’il croyait savoir. Par réflexe, je sortis mon passeport argentin. Le silence qui suivit valait toutes les démonstrations, comme si la réalité venait, un instant, fissurer le cadre mental dans lequel il s’efforçait de la contenir.
Ce moment, en apparence anecdotique, éclaire pourtant d’un jour particulier la situation que nous décrivons ici. L’incrédulité de ce journaliste face à ce qu’il avait sous les yeux, un Argentin soutenant Trump, entouré de livres européens, n’est pas d’une autre nature que celle qui a longtemps prévalu dans une partie de la presse française. Elle procède du même décalage entre le réel et les catégories dans lesquelles on s’obstine à l’enfermer.
Car ce que j’observais ce jour-là à Washington, une circulation ancienne, structurée, presque familière d’idées venues de la droite française, relevait déjà d’un phénomène établi depuis des années. Et pourtant, il aura fallu plus de vingt ans pour que le Figaro consente à le regarder en face. Vingt années durant lesquelles des idées ont circulé, des livres ont été traduits, des lecteurs ont émergé, loin des regards et parfois contre eux, comme si une partie de la presse française, prisonnière de ses propres réflexes, n’osait voir ce qui contredisait son horizon d’attente.
Il serait tentant d’y voir un simple retard. J’y vois plutôt le signe d’une époque.
Car, comme le notait déjà Guillaume Faye, les sociétés ne meurent pas tant de ce qu’elles ignorent que de ce qu’elles refusent de voir. Il faut parfois des décennies pour que certaines évidences, pourtant visibles à qui veut bien regarder, franchissent les seuils de la respectabilité.
Faut-il s’en plaindre ? Peut-être pas entièrement.
Car si une hirondelle ne fait pas le printemps, elle annonce du moins un changement de saison. Que le quotidien de la droite bien-pensante, au lendemain du colloque de l’Iliade (dont il ne dit mot), consente à publier une telle enquête n’est pas un fait anodin. Cela signifie peut-être qu’il devient moins l’écho de ses propres rédacteurs, et davantage ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être, un journal qui informe.
Et, dans cette lente redécouverte du réel, il se pourrait que les livres, une fois encore, aient précédé les journaux.
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lundi, 13 avril 2026
LA BIO COLLECTION : ENCORE UN NOUVEAU VOLUME...
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Parution du nouveau numéro (n°53) de LIVR'ARBITRES
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Elections en Hongrie : réaction de Éric Zemmour
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"Le Bien commun", n°83, mensuel d'Action française
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Hongrie : le centre et la gauche européenne célèbrent la chute d’Orbán sans savoir qu’ils applaudissent un nationaliste conservateur
YannV, Breizh info cliquez ici
Bruxelles pavoise. Paris exulte. Ursula von der Leyen tweete. Dimanche soir, à l’annonce de la défaite de Viktor Orbán après seize ans de pouvoir, les chancelleries européennes se sont embrassées comme si la démocratie libérale venait de remporter la bataille décisive du siècle. Emmanuel Macron a immédiatement téléphoné au vainqueur pour saluer une victoire « pour la Hongrie en Europe ». La présidente de la Commission a estimé que « le cœur de l’Europe bat un peu plus vite ». Keir Starmer a parlé de « moment historique pour la démocratie européenne ».
Il y a un seul problème dans ce tableau : manifestement, personne n’a lu le programme du vainqueur.
Qui est vraiment Péter Magyar ?
Péter Magyar, 45 ans, avocat formé à Budapest et à Berlin, est une créature du système qu’il prétend abattre. Pendant des années, il a évolué dans les couloirs du pouvoir fidesz : fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères après la victoire d’Orbán en 2010, membre du cabinet du Premier ministre à partir de 2015, directeur de plusieurs entreprises publiques. Son ex-épouse, Judit Varga, fut ministre de la Justice d’Orbán. Son grand-oncle, Ferenc Mádl, présida la Hongrie de 2000 à 2005. Il a grandi avec un poster de Viktor Orbán — à l’époque figure libérale anti-soviétique — épinglé dans sa chambre.
Sa rupture avec le système est récente, datant de début 2024, déclenchée par un scandale de grâce présidentielle accordée au complice d’un pédocriminel — scandale dans lequel son ex-femme était impliquée. C’est en dénonçant la corruption généralisée et en affirmant que « quelques familles possèdent la moitié du pays » qu’il a capté l’attention. Il a repris en main le parti Tisza — acronyme hongrois de « Respect et liberté » — et en a fait en deux ans la première force politique du pays.
Son parti a obtenu une majorité des deux tiers au Parlement, avec plus de 50 % des suffrages, dans un scrutin qui a battu tous les records de participation avec 77,8 % des Hongrois aux urnes.
Les positions réelles de Magyar : ce que Macron n’a pas lu
Voilà où le triomphalisme européen révèle toute sa superficialité.
Sur l’immigration, Magyar est explicitement plus strict qu’Orbán lui-même. Il s’est engagé à mettre fin au programme de travailleurs étrangers massif que le gouvernement sortant avait mis en place depuis 2022 pour compenser le déficit de main-d’œuvre. Là où Orbán importait des travailleurs asiatiques pour des raisons économiques, Magyar entend y mettre un terme au nom de la préservation de la société hongroise. Sur ce sujet, son positionnement est identitaire et conservateur — plus proche d’un Jordan Bardella que d’un Gabriel Attal.
Sur l’Ukraine, Tisza est loin d’être l’allié enthousiaste de Kiev que Bruxelles espère. Magyar a répété tout au long de sa campagne qu’il ne leverait pas l’opposition hongroise à l’envoi d’armes à l’Ukraine. Son programme est vague sur l’adhésion ukrainienne à l’Union européenne — il s’y oppose dans sa forme accélérée, estimant qu’elle augmenterait les risques de conflit. Sa feuille de route pour réduire la dépendance hongroise au gaz russe est fixée à 2035 — soit huit ans après l’objectif de l’UE. Des analystes du Parlement européen ont documenté que les eurodéputés Tisza ont régulièrement voté avec le Fidesz sur les questions ukrainiennes, s’abstenant ou s’opposant aux amendements renforçant le soutien à Kiev.
Sur les valeurs sociétales, Magyar cultive le flou — stratégiquement. Quand Orbán a interdit la Pride de Budapest, Magyar a soigneusement évité de prendre position en faveur du mouvement LGBT, préférant parler de « division » et de « représentation de tous les Hongrois ». Ses positions sur ces questions restent volontairement imprécises, ce qui lui a permis de récupérer des électeurs fidesz conservateurs sans les effrayer.
Sur la Constitution, il a promis de ne pas modifier la Loi fondamentale sans un référendum et l’accord de toutes les forces politiques — un engagement qui freinera considérablement toute rupture radicale avec l’héritage institutionnel d’Orbán.
Ses propositions sociales et économiques sont en revanche classiquement populistes-conservatrices : doublement des allocations familiales, revalorisation des petites retraites, limitation des mandats parlementaires et du poste de Premier ministre à deux.
Pourquoi Orbán a perdu
C’est là que réside la clé que les médias mainstream préfèrent ignorer. Orbán n’a pas perdu parce que les Hongrois ont soudainement embrassé le progressisme bruxellois. Il a perdu pour des raisons économiques très concrètes.
Les sanctions contre la Russie, que Budapest avait combattues mais que l’UE avait imposées, ont lourdement pénalisé l’économie hongroise. Les 18 milliards d’euros de fonds européens gelés par la Commission — soit environ 10 % du produit national brut — ont creusé une crise économique réelle, avec une monnaie fragilisée, une inflation persistante et un pouvoir d’achat en chute. Par une ironie de l’histoire, c’est en partie la politique punitive de Bruxelles envers la Hongrie qui a rendu la situation économique assez difficile pour faire tomber Orbán.
Les Hongrois n’ont pas voté pour l’Europe abstraite. Ils ont voté contre la dégradation de leur quotidien et contre seize ans d’un pouvoir qui avait, selon les témoignages de nombreux anciens proches, effectivement développé un système de corruption clientéliste à grande échelle.
Les gogos de service
La leçon de ce scrutin, que la gauche européenne et les centristes macronistes semblent incapables d’assimiler, est pourtant simple : les peuples d’Europe centrale votent selon leurs intérêts et leurs valeurs propres, pas selon les injonctions de Bruxelles ou les éditoriaux du Monde.
Magyar a gagné en se gardant bien de rompre avec le conservatisme social hongrois. Il a évité soigneusement d’être associé au libéralisme culturel que symbolise l’Union européenne dans l’imaginaire d’une large partie de l’électorat d’Europe centrale. Il a parlé économie, corruption, santé, pouvoir d’achat — et très peu d’Ukraine, de droits LGBT ou de « valeurs européennes ». C’est précisément parce qu’il n’est pas Macron qu’il a gagné.
Les leaders européens qui se félicitent aujourd’hui de cette victoire vont rapidement découvrir qu’ils ont célébré beaucoup trop vite. Des analystes du centre de réflexion European Policy Centre avertissaient dès février que Magyar « ne serait pas un partenaire facile pour l’UE » et que ses positions sur l’Ukraine, la migration et le cadre budgétaire européen rendraient la relation « plus complexe qu’un simple reset post-Orbán ».
La Hongrie a changé de premier ministre. Elle n’a pas changé d’identité.
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dimanche, 12 avril 2026
Rappel de la position du Parti de la France sur la proposition de loi Yadan
Un communiqué du Parti de la France :
Sous couvert de lutter contre l’antisémitisme, un certain nombre de députés veulent transformer la République française en tribunal de la pensée où critique politique rime désormais avec crime de lèse-État d’Israël. Ce texte, porté par la députée française Caroline Yadan (élue des Français de l'étranger mais représentante officieuse d’Israël), a été adopté - en janvier dernier - en commission des lois avec l’aval d’un bloc hétéroclite composé de macronistes et de députés RN, les socialistes s'abstenant lâchement.
Ce que l’on nous vend comme la « punition de l’antisionisme » est en réalité un piège grossier pour museler toute contestation de la politique du gouvernement israélien, assimilée d’emblée à de l’antisémitisme. En brandissant une définition extensible à l’infini, on installe une logique où critiquer Tel-Aviv devient juridiquement suspect, où le débat politique est remplacé par l’intimidation pénale.
Résultat ? Toute protestation contre les exactions israéliennes, toute analyse critique de l’occupation de la Palestine, de la politique coloniale de l'État hébreu ou encore des bombardements de l'Iran et du Liban se retrouve dans le collimateur. Derrière l’alibi vertueux de la lutte contre la haine antijuive, c’est une police de la parole qui risque de s’instaurer, au service non de la Nation mais d’intérêts étrangers. Ce n’est plus protéger une communauté, c’est sanctuariser la politique d'un État.
Et le plus sidérant, c'est que le Rassemblement national, qui se prétend encore « souverainiste », va - vraisemblablement - voter ce texte sans sourciller. En actant l’interdiction de toute critique idéologique du sionisme, le RN démontrerait à quel point il a renoncé à toute indépendance géopolitique et s’aligne sur les injonctions des réseaux d’influence pro-israéliens.
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Audiovisuel public, ce qu’il faut retenir de la commission d’enquête.

La question se pose de savoir si ce rapport de la commission parlementaire, menée par Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) et Charles Alloncle (UDR) sur l’audiovisuel public sera publié à la suite d’un vote à l’AN. Si ce dernier ne devait pas être, on serait face à un vrai scandale, tant ce rapport révèle mains dysfonctionnements du service public qui coûte 4 milliards d'euros au contribuable. Voici, en partie, ce que l’on peut retenir de ces auditions.
Neutralité éditoriale contestée Plusieurs séquences ont nourri les critiques sur l’impartia- lité du service public. Les propos de Nathalie Saint-Cricq appelant Éric Ciotti « Benito » – avant de s’en excuser – ou encore des comparaisons controversées dans « C dans l’air », notamment entre Jordan Bardella et Hitler, ont marqué les esprits. L’affaire Legrand-Cohen – deux journalistes accusés d’établir des stratégies avec des représentants PS –, ainsi que les accusations de Jacques Cardoze sur un « Com- plément d’enquête » visant Bardella ont également ravivé les tensions.
Dérives dans l’usage de l’argent public La commission pointe des indemnités de départ pouvant dépasser 500 000 euros, parfois sans justification claire. Elle relève aussi des dépenses importantes : 3,8 millions d’euros de frais de taxi, des suites à plus de 1 700 euros la nuit au Majestic lors du Festival de Cannes, ou encore un million d’euros pour la rénovation d’une piscine de CSE. Une trentaine de dirigeants gagneraient par ailleurs plus que le président de la République.
Soupçons de conflits d’intérêts et « pantouflage » Le cas de Nathalie Darrigrand pose question : après avoir signé des contrats avec Together Media chez France Télévisions, elle rejoint cette même société, tandis que les montants engagés triplent. D’autres situations sont évoquées, comme celles d’Anne Holmes ou Takis Candilis.
Externalisation massive au privé Près de 850 millions d’euros sont confiés chaque année à des sociétés comme Mediawan, Banijay ou Together Media. Sur France 5, 80 % des émissions de flux sont produites par deux groupes seulement. Des audits ont relevé des surcoûts, notamment sur « C à vous », avec des marges supérieures aux devis initiaux.
Gouvernance et organisation critiquées La commission dénonce une bureaucratie lourde et des cumuls de fonctions, comme celui d’Arnaud Ngatcha, à la fois adjoint à la mairie de Paris et cadre de France Télévisions.
Situation financière non soutenable Malgré des annonces d’équilibre, la Cour des comptes avait déjà relevé un déficit cumulé de 81 millions d’euros entre 2017 et 2024, avec une trésorerie négative et des fonds propres fragilisés.
Avantages et pratiques internes contestés Salaire moyen de 72 000 euros annuels, quatorze semaines de congés pour certains journalistes de Radio France, ou encore 65 primes différentes : autant d’éléments qui inter- rogent sur la gestion sociale.
Profils et influences politiques La nomination de Foued Berahou à l’Arcom, après des prises de position militantes, ou encore les parcours de Stéphane Sitbon-Gomez (ex- EELV) ou Linh-Lan Dao (proche de LFI) alimentent les critiques sur l’indépendance.
Contenus controversés Certaines productions de France TV Slash (plateforme numérique destinée aux 15-35 ans) : diffusion de contenus mettant en avant une pornographie présentée comme « plus éthique », traitement jugé banalisant de la consommation de cannabis et de champignons hallucinogènes, relais d’une cagnotte en soutien à la cause d’Adama Traoré, incitations à adapter les formules de salutation pour éviter le « mégenrage », ainsi que des références récurrentes à la notion de « privilège blanc ». H. R.
Source : Le Journal du dimanche 12/4/2026
09:35 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 11 avril 2026
Implacable technocratie proche-orientale
La chronique flibustier de Georges Feltin-Tracol
Pour bien des personnes, le mot « technocratie » est un synonyme de « bureaucratie ». Un technocrate ne serait qu’un expert fonctionnaire docile qui pond directives, décrets, règlements et normes afin de meubler une journée vide en labeur… Il s’agit hélas d’une confusion sémantique facile, car « technocratie » porte aussi une autre signification. En se penchant sur l’étymologie, il faut la comprendre comme pouvoir de la technique. Technique dans son acception heideggérienne ? Pas du tout ! L’élasticité de ce dernier terme le définit en recours politique décisif des moyens techniques d’information et de communication à l’ère liquide de la Modernité tardive. En clair, l’État emploie l’informatique, Internet et la cybernétique à ses propres fins. Le politologue et juriste français, Maurice Duverger (1917–2014), a aussi mentionné dans ses travaux la « technodémocratie », soit le système politique démocratique formel où techniciens et spécialistes administratifs côtoient les représentants élus des citoyens dans l’exercice du pouvoir. C’est le cas des régimes occidentaux libéraux qui procèdent in fine d’« États profonds » tentaculaires. Dès les années 1970, la Commission Trilatérale, Zbigniew Brzezinski en tête, parlait dans ses documents officiels de « technétronique », c’est-à-dire la complémentarité obtenue entre la technologie et l’électronique, l’ancêtre immédiat de l’informatique et du numérique.
Dans ce domaine peu connu, force est de constater qu’en pleine actualité brûlante, l’État d’Israël est sans aucune contestation possible une puissance technocratique et/ou technétronique de premier plan. Il s’en vante d’ailleurs, en particulier en matière sportive. Les amoureux de la « petite reine » savent qu’aux différentes compétitions cyclistes participe une équipe qui soulève la controverse. À la fois israélienne et suisse, Israel Start-Up Nation Team, naguère appelée Israel Premier Tech, est un groupe professionnel cycliste financé par un milliardaire israélo-canadien, Sylvan Adams, intime de Benjamin Nétanyahou.
La présence de cette équipe au Tour d’Espagne 2025 a déclenché l’indignation et la colère des Espagnols pro-palestiniens qui interrompirent certaines étapes dont la dernière par des manifestations et des blocages virulents. De gré ou de force, Israel Start-Up Nation Teamœuvre en agent d’influence culturelle du régime de Tel-Aviv qui excelle dans les arcanes d’Internet.
La guerre se déploie désormais sur sept cadres opérationnels tactiques précis : terre, mer, air, espace sous-marin, domaine sidéral, médiasphère et univers numérique. Les Israéliens y sont en pointe, car ils n’ont jamais admis leur échec partiel face au Hezbollah libanais lors de la guerre de 2006. Fondé sur le principe de la nation armée qui mobilise la population et ses ressources, l’État d’Israël parie beaucoup sur les nouvelles techniques informatiques, y compris dans la vie privée.
Sait-on que le paiement en espèces y est presque proscrit ? Une loi de 2018 entrée en vigueur au 1er janvier 2019 en restreint l’usage. L’interconnexion est totale, ce qui devient un grave problème éthique. Sans cesse sur le qui-vive, d’où une hypertrophie sécuritaire obsessionnelle, les autorités israéliennes pratiquent une transparence intrusive envers leurs compatriotes qui n’ont plus qu’une vie privée virtuelle…
13:09 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Philippe de Villiers commente l'actualité sur C-news
12:40 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le journal du chaos

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08:30 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 10 avril 2026
Interdiction de la manifestation patriotique de Saint-Denis : le recours du PdF rejeté
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté le recours en référé-liberté que notre service juridique a déposé suite à la scandaleuse interdiction de notre rassemblement prévu samedi 11 avril à 14h devant la Basilique Saint-Denis.
Il s'agit d'une atteinte flagrante au droit de manifester et de s'exprimer librement alors que tout avait été fait dans les règles (déclaration en préfecture, indication du déroulé du rassemblement et des différents détails logistiques, service d'ordre conséquent mobilisé, etc.).
C'est surtout l'aveu des autorités publiques qu'elles sont incapables de maintenir l'ordre et de garantir la sécurité des citoyens dans l'enclave narco-islamique de Saint-Denis passée aux mains d'un maire LFI.
J'enjoins à ceux qui voulaient se rendre à cet événement de ne surtout pas braver cette interdiction. La police politique du régime n'attend que cela pour coffrer des militants nationalistes, les faire lourdement condamner par des juges rouges et, pourquoi pas, y trouver un motif de dissolution du Parti de la France.
Nous n'avons pas dit notre dernier mot et le PdF organisera bientôt une action militante à Saint-Denis.
Courage, on les aura !
22:04 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Communiqués de presse, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La Pax americana dans ses œuvres
La chronique de Philippe Randa
Rappelons-nous, les bombardements des États-Unis et d’Israël contre l’Iran : alors qu’on nous expliquait chaque jour les avancées des discutions entre ces gouvernements respectifs, ils ont brutalement débutés le 28 février dernier. L’affaire devait être résolue en quelques jours. Enfin, une à deux semaines, pas davantage ! Et encore ! Pas plus d’une dizaine de jours, week-end et jours fériés compris.
Et à peine les premières explosions entendues, à peine les premières destructions constatées, à peine les premiers morts annoncés, nombreux furent les bouchons de champagne à sauter pour fêter la « fin des Mollahs », la « fin d’un régime abominable, tellement abominable » et jusqu’au fils de l’ex-Shah d’Iran qui déclarait être prêt à faire don de sa personne à son pays, à son peuple, à la démocratie, à tout le monde et aux autres si nécessaire… enfin, si on voulait bien de lui, bien sûr.
Et la chute du régime des barbus tant honni s’est fait attendre, plus encore que la réouverture du détroit d’Ormutz avec les conséquences d’approvisionnement et de coût du pétrole qui commençiaient à se faire durement sentir jusque et surtout dans nos campagnes profondes.
Le dernier ultimatum en date du président Trump n’en finissait pas de finir qui « leur » donnait jusqu’au 6 avril, « après ils n’auront plus de ponts et plus de centrales électriques. »
Fort bien ! Sans doute et pourquoi pas ! Après tout, c’est fort possible… ou pas ! L’avenir à qui on a déjà tellement fait dire l’aurait prouvé (ou pas) effectivement, mais après ?
Et donc, le cessez-le-feu a eut lieu. Tant mieux ! Et d’ailleurs, personne (ou presque) ne le regrette. L’actuel régime de Téhéran a cédé (quoi ?) pour les uns ; il a tenu bon et resta en place pour d’autres ! Il va donc pouvoir panser ses plaies, tirer les leçons de ce qui a failli lui coûter la peau et dans six mois, dans un an ou deux, sera toujours la même menace pour son haï voisin à kippa…
Et donc, devons-nous, telle sœur Anne qui ne voit jamais rien venir, souhaiter toujours et encore sa chute et voir… quoi ? Une jeune, belle et vigoureuse démocratie à l’occidentale prendre les destinées de l’Iran (à défaut de le reprendre car le précédent régime impérial n’était guère un tel modèle).
Mais bon, beaucoup en rêvent, assurément… ou en rêveraient pour les plus prudents.
Seulement, les plus chagrins, eux, ne manqueront pas de rappeler les fâcheux précédents de l’Irak et de l’Afghanistan dont les États-Unis d’Amérique avaient écrabouillés les régimes respectifs, celui du Raïs Saddam Hussein et celui du mollah Omar.
Le premier a vu naître dans la foulée de sa « libération » l’État islamique (Daech) qui, cinq années durant, a apporté comme on le sait joie, liberté et prospérité avant d’être mis hors d’état de (trop) nuire.
Fabrice Balanche, spécialiste de la géopolitique du Moyen-Orient expliquait en 2023 sur eismena.com que l’économie irakienne était désormais soumise à la dépendance pétrolière, la corruption structurelle et l’influence étrangère. De son côté, on lit sur l’encyclopédie Wikipedia que la même année, « le poids des milices paramilitaires (y) reste prépondérant. Il y a environ 80 milices importantes dans le pays, réunies dans une coalition nommée le Hachd al-Chaabi, les “unités de mobilisation populaire”. Elles émargent au budget du ministère de la défense et sont payées par l’État irakien. Chaque milice contrôle un territoire y compris l’activité économique afférente. »
Aux dernières nouvelles, la situation n’a guère changé en 2026.
En Afghanistan, le retour triomphal des Talibans en 2021 après le retrait précipité – ou la « retraite cahotique », c’est selon – a propulsé les opiacés afghans, notamment l’héroïne, à plus de 80 % de la production mondiale. Quant à la vie quotidienne sous ce régime, les femmes y apprécient comme il se doit l’interdiction qui leur est faite de travailler, d’aller à l’école, de chanter et, pour l’immense majorité d’entre elle, de connaître la tranquilité du foyer où seuls des esprits mal-intentionnés pourraient considérer qu’elles y sont, de fait, cloîtrées. C’est sûr qu’elles ne doivent pas trop perdre leur temps et ruiner leur ménage en shopping inutile, elles !
Mais au moins, désormais, l’Irak et l’Afghanistan ne menacent-ils plus l’existence d’Israël, ni l’American way of life… Enfin, jusqu’à quand ?
Et toujours dans son dernier (en date) ultimatum, Donald Trump menaçait l’Iran s’il refusait un accord de cessez-le-feu de « faire mourir une civilisation entière. »
Preuve en est que les régimes qui naissent de la pax americana n’ont jusqu’à présent, effectivement, guère de rapport avec la définition de la civilisation comme nous aimons la concevoir.
18:25 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Après l'interdiction de la manifestation patriotique de Saint-Denis : la réaction de Thomas Joly, président du Parti de la France
18:22 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le sacrifice va des pères vers les fils, ou l'on n'est plus une nation
Dans le récent N°72 de Synthèse nationale cliquez ici, nous avions publié un article présentant Secours de France, une association patriote et chrétienne.
Nous reprenons ici un plaidoyer de Me François Vannesson pour remettre les idées à l'endroit et faite taire les responsables de l'état de la France. Un plaidoyer paru dans le bulletin de Pâques du Secours de France cliquez là et inspiré par la prestation des plus douteuse du général Fabien Mandon devant les maires de France !
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Le sacrifice va des pères vers les fils, ou l'on n'est plus une nation
Nous reprenons ci-dessous la réflexion de M° François Vanesson, avocat au Barreau des Hauts-de-Seine, réflexion inspirée par les propos du Chef d'état-major aux armées, le général Fabien Mandon, en novembre dernier, au Congrès des Maires de France.
Au-delà de la polémique suscitée par ces paroles devenues inhabituelles dans une société peu sensible à l'appel au sacrifice, l'auteur, dans le souffle d'une plaidoirie, voire d'un réquisitoire, nous innvite à nous interroger sur les raisons qui motivent cette réticence collective, au premier rang desquelles, la responsabilité des aînés.
Le 21 novembre 2025, on a vu un homme droit. Unitorme impeccable, mâchoire ferme, voix grave, posée, modulée comme un clairon au matin d'une levée de corps.
Il parlait d'ennemis, de volontés, de pays qui meurent quand ils refusent de mourir. II convoquait la grandeur, la Patrie, les mânes du sacrifice. II appe lait à se tenir prêt, à consentir à ce que les fils tombent pour que la nation tienne. Cependant, ce discours-là, qu'on voudrait nous vendre comme un sursaut, n'est que le masque tragique d'un renoncement ancien. Ce qu'on a vu, ce n'est pas un chef, c'est un homme de devoir, tenté de prêter sa noblesse à un pouvoir qui n'en a plus. Ce n'est pas la voix de la France éternelle, c'est l'écho martial d'une République en bout de souffle qui cherche dans la mort ce qu'elle ne sait plus exiger dans la vie.
Mourir pour quoi, exactement ?
Qu'un général rappelle que les guerres coûtent du sang n'a rien d'indécent. Ce qui l'est, c'est le contexte. Ce qui l'est, c'est le ton moral dans lequel s'inscrit cet appel au sacrifice. Ce qui l'est, c'est qu'on prépare les esprits à l'holocauste familial au moment même où l'État a cessé d'être une Patrie, où la France n'a plus de frontières, plus de repères, plus de souveraineté, plus d'âme. On veut des entants prêts à mourir pour des lignes rouges qu'on efface en coulisses, pour des alliances qu'on subit, pour des intérêts qu'on n'assume pas. Mais mourir pour quoi, exactement ? Pour l'Ukraine ? Pour une Europe sans contour, sans volonté, sans épine dorsale ? Pour le droit de faire la guerre à distance, tout en évitant les mots qui fâchent, les responsabilités qui pèsent, et les finalités qui obligent ?
Moi, je n'ai pas élevé mes enfants pour qu'ils meurent dans des conflits que je ne comprends pas, sur des théâtres dont les maîtres mots sont opacité, duplicité, compromission. Je ne les ai pas aimés pour qu'un président, sans cap, les transforme en chair à dissuasion. Je ne les ai pas protégés pour les livrer à un storytelling militarisé, bardé de valeurs en toc, de rhétorique du tragique plaquée sur l'indigence stratégique. Je suis prêt à mourir, oui. Mais d'abord pour eux. Et s'il faut un jour verser le sang, ce ne sera pas pour réparer l'impuissance diplomatique de Bruxelles ou masquer l'effondrement moral d'un pouvoir qui a troqué la Patrie contre le pacte budgétaire. Je ne me bats pas contre l'armée, je me bats pour qu'elle ne soit jamais l'instrument d'un pouvoir qui n'a plus le droit de commander au nom du pays. Je ne me bats pas contre le chef d'état-major, je me bats contre le mensonge qui consiste à faire porter sur les pères le poids des abandons du politique.
Depuis 40 ans, on a déserté le réel…
Je ne me bats pas contre l'idée de sacrifice, je me bats contre sa confiscation par ceux qui n'ont jamais assumé un seul des leurs. Ce n'est pas à la nation de se mettre au service d'un appareil politique en faillite. C'est à l'État de redevenir digne de ses soldats, de ses familles, de ses morts, de ses serments. Et tant que cette condition ne sera pas remplie, tant que l'on ne détendra pas, d'abord, nos intérêts véritables - ceux de la France, de son peuple, de son territoire, de son héritage - je refuserai de m'agenouiller devant la statue creuse du sacrifice. On ne redresse pas une nation par le pathos. Ce n'est pas en exaltant la mort qu'on ressuscite une volonté politique. Ce n'est pas en convoquant Thucydide devant les maires qu'on fait oublier que, depuis quarante ans et, encore plus, depuis sept ans, on a déserté le réel, trahi la souveraineté, renoncé à tout ce qui tonde une autorité légitime. La puissance ne se décrète pas à coups de slogans martiaux : elle s'enracine dans la vérité. Et la vérité, c'est que ce pays n'est pas prêt à faire mourir ses enfants parce qu'il n'a même plus le courage d'être lui-même.
18:20 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Robert Rundo et le Rise Above Movement
Source Jeune nation cliquez ici
Il y a quelques mois, France TV diffusait un « reportage » fourre-tout, sur le modèle du « QuiFaitPeurAuxBourgeois » centré sur « les dérives des suprémacistes blancs » aux États-Unis, donnant quelques secondes la parole à Robert Rundo, fondateur du « Rise Above Movement » et des « Active Club » au milieu de personnes et groupes des plus marginaux aux plus folkloriques. Alors pour ne pas tout mélanger, voici l’entretien que Robert Rundo a récemment donné à Jeune Nation.
Jeune Nation : Quel a été votre parcours (d’abord personnel, puis professionnel et politique) jusqu’à présent ?
Robert Rundo : C’est une longue histoire, mais en bref, j’ai grandi dans la jungle de béton du Queens, à New York. Très jeune, j’ai été confronté au tribalisme à travers la culture des gangs, qui était omniprésente à l’époque. À 15 ans, j’avais des amis qui avaient été poignardés et abattus par le MS-13, et lors d’une bagarre de rue pour venger ces morts, je me suis battu au couteau avec l’un d’entre eux à 17 ans. Cela m’a valu de faire de la prison.
En prison, j’ai appris la discipline. J’ai commencé à lire, j’ai arrêté la drogue et la vie de gang, et je me suis engagé sur la voie de la cause nationaliste. Une fois sorti, j’ai essayé de mener une vie simple en travaillant pour un syndicat, en me mettant en couple avec une petite amie, puis en déménageant en Californie. Pendant ces années-là, j’ai suivi de très près des mouvements comme Golden Dawn et je les ai soutenus. J’ai également visité l’Europe et j’ai eu l’occasion de rencontrer CasaPound, ce qui m’a beaucoup marqué puisque ma famille est originaire d’Italie.
Quand j’étais en Californie, Trump a été élu et les Antifas ont commencé à semer le trouble à travers les États-Unis.
Je voulais m’engager dans une cause nationaliste aux États-Unis, mais honnêtement, ce milieu était composé à 99 % de clowns. L’ambiance était négative : des types qui jouaient aux déguisements, trop ringards, rien à voir avec ce qu’on trouve en France ou dans des groupes comme CasaPound. C’était un milieu rempli de personnes antisociales qui en avaient l’air et se comportaient exactement comme telles. J’ai donc décidé de changer cela et de créer quelque chose qui corresponde à ma vision d’un milieu nationaliste américain.
C’est ainsi que j’ai lancé le Rise Above Movement. C’était le prototype de l’Active Club – le premier du genre à intégrer le fitness, la boxe et l’activisme de rue au sein d’une seule organisation dans le monde anglophone. À partir de là, il y a eu des perquisitions du FBI, des chasses à l’homme à l’échelle mondiale, six ans de vie en cavale dans les Balkans, et finalement mon arrestation dans une salle de sport à Bucarest par Interpol, puis mon extradition vers une prison fédérale américaine pour purger ma peine.
L’affaire politique intentée contre moi est une autre longue histoire en soi, avec des événements sans précédent – comme le fait que j’ai passé cinq mois en prison sans inculpation –, mais là encore, je vais faire court.
10:02 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 09 avril 2026
Un nouveau titre dans la Bio Collection : Georges Dumézil, d'Aristide Leucate
Né le 4 mars 1898 à Paris, dès l’enfance, Georges Dumézil se révèle extrêmement curieux des langues anciennes et des mythologies. Polyglotte, il vouera sa vie entière à l’étude, au déchiffrement et à l’exégèse des plus vieux textes, du Mahâbhârata indien (Mythe et épopée) aux Eddas nordiques (Mythes et dieux de la Scandinavie ancienne), en passant par les annalistes romains (La Religion romaine archaïque). Son entrée au Collège de France, en 1949 – où il occupera la chaire de « Civilisation indo-européenne », spécialement créée pour lui –, parachèvera plus de vingt ans de recherches consacrées aux Indo-Européens.
En 1938, il découvre que les ancêtres protohistoriques de l’Europe et d’une partie de l’Asie pensaient la société et organisaient leurs rites et leurs mythes dans le cadre hiérarchisé des trois fonctions sociales essentielles : la souveraineté magico-religieuse, la fonction guerrière, l’économie de la production et de la reproduction. La trifonctionnalité était née et, avec elle, une oeuvre immense, sans cesse revisitée, réformée et réécrite (dont Les Dieux souverains des Indo-Européens et Heur et malheur du guerrier pour les deux premières fonctions).
Élu à l’Académie française en 1978, sa notoriété dépasse les frontières de l’Université et Dumézil s’impose alors comme celui qui fera advenir les Indo-Européens à la connaissance du grand public. Il est temps de redécouvrir ce brillant érudit (mort à Paris, le 11 octobre 1986) qui fut, un temps, proche de l’Action française.
L'auteur :
Aristide Leucate est journaliste et essayiste. Il collabore à diverses revues comme Éléments, Livr’Arbitre ou Politique Magazine. Il a publié chez divers éditeurs, notamment, La Souveraineté dans la nation ; Polemos notre père. Connaitre la guerre d’Héraclite à Julien Freund ; un Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen ; Réflexions pour une autre Action française ; Aux temps de la justice: en quête des sources pures du droit.
Nous lui devons aussi le Cahier d'Histoire du nationalisme (n°29) consacré à Jean-Marie Le Pen cliquez ici.
Georges Dumézil, l'aède des Indos-Européens, Aristide Leucate, Bio Collection, co-édité par Synthèse nationale et par Déterna, 152 pages, 20,00€, sortie : avril 2026
Pour le commander cliquez ici
17:20 Publié dans Bio Collection | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RAPPEL : samedi 11 avril, à Paris : colloque annuel de l'Iliade
Réserver sa place, en savoir plus cliquez ici
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La manifestation du Parti de la France à Saint-Denis interdite
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L'« Obama » de Saint-Denis demande l'interdiction du rassemblement du Parti de la France
Thomas Joly - Président du Parti de la France
À Saint-Denis, le maire LFI, Bally Bagayoko, demande donc au préfet d’interdire le rassemblement du Parti de la France prévu le 11 avril à 14h sur le parvis de la Basilique, sous prétexte qu’il serait « haineux » et porteur de troubles à l’ordre public. Dans le même temps, il relaie tranquillement l’appel à manifester d’un groupuscule antifasciste qui reprend le logo de la Jeune Garde, dont des membres ont assassinés Quentin Deranque. Voilà le décor. Voilà la cohérence.
C’est devenu une mécanique bien huilée : on diabolise d’un côté, on excuse de l’autre. On brandit l’ordre public quand cela arrange, on ferme les yeux quand cela dérange. Toujours les mêmes mots, toujours la même mauvaise foi.
Car enfin, qui menace réellement la tranquillité publique ? Ceux qui annoncent un rassemblement politique déclaré ou ceux qui appellent à venir l’empêcher ? Ceux qui occupent un espace public dans le cadre légal ou ceux qui rêvent d’en découdre au nom de leur petite croisade idéologique ?
Les élus LFI ne supportent pas la contradiction. Alors ils dégainent les grands mots - « haine », « danger », « trouble » - comme d’autres sortaient autrefois le carton rouge. Ce n’est plus de la politique, c’est de la disqualification.
Et pendant ce temps, ils s’érigent en arbitres moraux, distribuant les bons et les mauvais points, décidant qui a le droit de parler et qui doit se taire. Tout cela au nom du bien, évidemment. Toujours au nom du bien.
Mais derrière cette posture, il y a surtout une fébrilité. La peur que certaines idées existent, la peur qu’elles s’expriment, la peur qu’elles trouvent un écho. Alors on interdit et on caricature.
À force de se poser en victime permanente et d’être invité sur tous les plateaux, Bally Bagayoko finit par se croire au-dessus des règles - comme si la notoriété tenait lieu de légitimité, et l’indignation de programme politique.
12:15 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 25 avril, à Toulouse : réunion des Amis de Rivarol
À propos des 75 ans de Rivarol cliquez ici
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Trêve en Iran, les trois défis de Donald Trump

Philippe Gélie
Entre une escalade militaire majeure aux conséquences considérables et une trêve temporaire destinée à donner sa chance à la diplomatie, nul ne saurait reprocher à Donald Trump d’avoir choisi la seconde option. Mais il serait naïf de croire que la première a totalement disparu de l’horizon.
La guerre d’Iran n’est pas finie. Après quarante jours de frappes aériennes, le conflit déclenché par le président américain a acquis sa dynamique propre, qu’une ébauche d’entente n’a pas instantanément enrayée. À peine annoncée, la « trêve fragile », comme la qualifie son maître d’œuvre, le vice-président JD Vance, a été malmenée par toutes les parties, au Liban et dans le Golfe. Le fossé entre les interprétations américaines et iraniennes, contradictoirement triomphales, ouvre un espace à de funestes malentendus. Deux tests mettent déjà l’accord à l’épreuve : la capacité du chef de la Maison-Blanche d’imposer à Benyamin Netanyahou l’extension du cessez-le-feu au Liban - alors qu’il se dépêche d’y frapper massivement le Hezbollah – ; et l’ouverture sans restriction – ni péage – par Téhéran du détroit d’Ormuz au trafic maritime commercial.
Sans ces préalables, les pourparlers prévus samedi à Islamabad risquent de tourner court. À entendre Donald Trump, Téhéran aurait cédé d’avance à quasiment toutes ses exigences. Mais il lui reste à le démontrer, au monde comme aux électeurs américains : cela implique de ne pas abandonner Ormuz au contrôle de l’Iran, d’obtenir la restitution de ses stocks d’uranium enrichi, d’encadrer ses capacités balistiques et son programme nucléaire civil… Sans quoi la guerre aurait renforcé la posture stratégique des gardiens de la révolution et – pire, bien sûr – placé le bilan de Trump face aux mollahs nettement en deçà de celui de Barack Obama en 2015.
Il y a fort peu de chances que ces impératifs, fixés par le président américain lui-même, soient atteints grâce au seul bon vouloir des dirigeants iraniens, après qu’ils ont survécu à 13 000 frappes dévastatrices sans céder leur pouvoir ni épuiser leurs capacités de riposte. Aussi Trump va-t-il certainement devoir durcir son jeu, brandissant à nouveau les feux de l’enfer - avec le crédit qui lui reste.
Source : Le Figaro 9/4/2026
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