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mardi, 14 avril 2026

Quand la presse découvre enfin ce que les livres savaient déjà

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Jean Raspail, auteur du Camp des saints

Balbino Katz

Chroniqueur des vents et des marées

Je retrouvais ces jours-ci la Bretagne, ses lumières obliques et ses vents chargés d’iode, après les chaleurs lointaines de Buenos Aires. Et c’est au retour d’une promenade le long de la plage de Lehan, les souliers encore chargés de sable et l’esprit lavé par le vent du large, que je me plongeai dans la lecture du Figaro.

Je tombai alors sur un article d’Adrien Jaulmes qui, à bien des égards, mérite d’être salué. Il est toujours touchant de voir un grand quotidien découvrir avec gravité ce que d’autres observaient déjà depuis longtemps, comme on s’émerveille de la lune après l’avoir ignorée durant des années. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, dit-on, et il faut donc savoir reconnaître ce moment où une évidence, longtemps tenue à distance, finit par s’imposer.

On imagine sans peine, d’ailleurs, les trésors de diplomatie, de prudence et peut-être d’entêtement qu’il aura fallu au journaliste pour imposer un tel sujet dans une rédaction longtemps tenue en respect par ses propres réflexes. Il est des vérités que l’on n’introduit qu’à pas feutrés, presque en s’excusant de les évoquer.

L’article, fort documenté, part d’un constat simple, après la « French Theory » qui avait irrigué les campus américains, ce sont désormais des auteurs français classés à droite qui traversent l’Atlantique. On y apprend ainsi que la maison d’édition Vauban Books s’est donné pour mission de traduire et diffuser des œuvres jusque-là peu accessibles en anglais, à commencer par Le Camp des saints de Jean Raspail, mais aussi les écrits de Renaud Camus ou encore ceux d’Éric Zemmour.

Présentée ainsi, l’initiative pourrait donner le sentiment d’un phénomène récent, presque émergent, comme si une génération nouvelle venait soudain de découvrir des auteurs longtemps ignorés. Il n’en est rien. Ce que le Figaro observe aujourd’hui n’est que la partie visible, tardive et en quelque sorte légitimée, d’un mouvement bien plus ancien, souterrain, et pour tout dire parfaitement établi depuis plus de vingt ans.

Car voilà plus de deux décennies que des pans entiers de la pensée française, en particulier ceux issus de la Nouvelle Droite, circulent, sont traduits, lus et discutés aux États-Unis. Les œuvres de Alain de Benoist, de Guillaume Faye, ou encore de Jean Raspail ont trouvé, bien avant l’apparition de structures éditoriales comme Vauban Books, des relais discrets mais efficaces, souvent en dehors des circuits officiels, parfois grâce à des initiatives individuelles, à des réseaux militants ou à des éditeurs périphériques.

Ce que change Vauban Books, ce n’est donc pas l’existence de ce courant, mais sa visibilité. L’entreprise ne crée pas un phénomène, elle le rend montrable. Elle lui donne une forme éditoriale acceptable, presque respectable, là où il évoluait jusqu’alors dans une semi-clandestinité intellectuelle que beaucoup feignaient d’ignorer.

Le fondateur de cette maison explique sans détour que ces auteurs étaient « souvent cités mais rarement lus » outre-Atlantique, et que la discussion autour de notions comme le « grand remplacement » reposait davantage sur des rumeurs que sur une connaissance réelle des textes. Cette remarque, d’une simplicité presque désarmante, éclaire d’une lumière crue l’état du débat contemporain.

Ce que le journaliste du Figaro découvre ici avec une forme d’étonnement, je l’observais pour ma part depuis longtemps. À Buenos Aires, en flânant devant les vitrines des librairies, il n’était pas rare de constater que cinq à dix pour cent des ouvrages exposés étaient d’origine française. Mais il s’agissait presque toujours d’auteurs convenables, admis, inoffensifs, appartenant à cette gauche modérée qui a su conquérir les circuits de légitimation culturelle. Les autres, les plus dérangeants, les plus dissidents, demeuraient invisibles, comme frappés d’une interdiction tacite.

Cette censure, car il faut bien l’appeler par son nom, ne procède pas d’un décret, mais d’un climat. Elle se loge dans les comités de lecture, dans les choix éditoriaux, dans les anticipations prudentes des éditeurs soucieux de leur réputation. Rundell le dit lui-même, « aucun éditeur ne dit jamais non, mais tous savent que publier certains livres peut nuire à leur carrière ».

Il faut aller plus loin encore. Cette mécanique de sélection ne tient pas seulement à la peur ou au conformisme, elle s’inscrit dans une transformation sociologique plus profonde du monde de l’édition. Sa féminisation massive, rarement interrogée, a modifié en profondeur les sensibilités dominantes et, par voie de conséquence, les lignes de partage implicites du publiable et de l’impubliable. Sans qu’aucune doctrine ne soit formulée, certaines thématiques deviennent impraticables, certaines approches disqualifiées d’avance, comme si un instinct collectif veillait à maintenir le débat dans des limites convenables.

Il existe, bien sûr, des exceptions, et il convient de les saluer. Ainsi Lise Boëll, éditrice historique d’Éric Zemmour et de Philippe de Villiers, qui, après avoir quitté Albin Michel à la suite de la rupture du contrat avec Zemmour, a poursuivi son travail chez Plon puis à la tête de Fayard, contribuant à maintenir un espace éditorial pour des voix que d’autres auraient préféré voir disparaître.

Cette logique de filtrage ne s’arrête pas aux frontières nationales. Elle affecte également les traductions. Il est, à cet égard, remarquable qu’aucun ouvrage américain traitant du quotient intellectuel et de ses variations entre groupes humains n’ait été traduit et diffusé en France, alors même que ces travaux existent et alimentent des débats parfois vifs ailleurs. Là encore, point d’interdiction officielle, mais une ligne invisible que nul ne franchit.

Je me souviens aussi d’un épisode plus singulier. En novembre 2016, à Washington, lors d’un grand rassemblement organisé sous le label de l’Alt-Right à l’occasion de l’élection de Donald Trump, je me trouvais au premier rang, écoutant des orateurs comme Jared Taylor. À l’entrée de la salle, une librairie improvisée accueillait les participants, et j’y découvris, non sans surprise, un nombre considérable d’ouvrages français ou d’inspiration française. On y trouvait des titres de Alain de Benoist, de Guillaume Faye, et bien sûr Le Camp des saints, comme autant de fragments d’une pensée européenne qui, depuis longtemps déjà, avait traversé l’Atlantique sans attendre l’onction tardive des grandes maisons d’édition.

Il faudrait d’ailleurs rappeler, pour être juste, que cette circulation précoce de la pensée de la Nouvelle Droite aux États-Unis ne doit rien au hasard mais beaucoup à des figures de passeurs, dont le rôle demeure largement ignoré du grand public. Parmi elles, Tomislav Sunić occupe une place singulière. Formé en Europe, puis installé aux États-Unis où il obtint un doctorat en sciences politiques, il fut l’un des premiers à introduire, traduire et systématiser outre-Atlantique les travaux issus du GRECE et d’Alain de Benoist. Son ouvrage Against Democracy and Equality, publié dès 1990, proposait déjà une synthèse structurée de cette école de pensée à destination du public américain. Par son activité d’enseignant, de traducteur et d’essayiste, il contribua à créer, bien avant l’ère des réseaux numériques, un espace de réception pour ces idées, préparant ainsi un terrain intellectuel que d’autres, plus visibles aujourd’hui, n’ont fait que réinvestir.

C’est dans cette réunion de l’Alt Right qu’un journaliste du The New York Times m’aborda. Intrigué par mon accent, il me demanda d’où je venais. Par goût du paradoxe, et peut-être par malice, je lui répondis que j’étais argentin. Ce qui, à cet instant précis, relevait d’une vérité plus sentimentale que géographique. Je lui exprimai mon soutien à Donald Trump et à sa politique migratoire. Il resta interdit, visiblement incapable de concilier ce qu’il voyait et ce qu’il croyait savoir. Par réflexe, je sortis mon passeport argentin. Le silence qui suivit valait toutes les démonstrations, comme si la réalité venait, un instant, fissurer le cadre mental dans lequel il s’efforçait de la contenir.

Ce moment, en apparence anecdotique, éclaire pourtant d’un jour particulier la situation que nous décrivons ici. L’incrédulité de ce journaliste face à ce qu’il avait sous les yeux, un Argentin soutenant Trump, entouré de livres européens, n’est pas d’une autre nature que celle qui a longtemps prévalu dans une partie de la presse française. Elle procède du même décalage entre le réel et les catégories dans lesquelles on s’obstine à l’enfermer.

Car ce que j’observais ce jour-là à Washington, une circulation ancienne, structurée, presque familière d’idées venues de la droite française, relevait déjà d’un phénomène établi depuis des années. Et pourtant, il aura fallu plus de vingt ans pour que le Figaro consente à le regarder en face. Vingt années durant lesquelles des idées ont circulé, des livres ont été traduits, des lecteurs ont émergé, loin des regards et parfois contre eux, comme si une partie de la presse française, prisonnière de ses propres réflexes, n’osait voir ce qui contredisait son horizon d’attente.

Il serait tentant d’y voir un simple retard. J’y vois plutôt le signe d’une époque.

Car, comme le notait déjà Guillaume Faye, les sociétés ne meurent pas tant de ce qu’elles ignorent que de ce qu’elles refusent de voir. Il faut parfois des décennies pour que certaines évidences, pourtant visibles à qui veut bien regarder, franchissent les seuils de la respectabilité.

Faut-il s’en plaindre ? Peut-être pas entièrement.

Car si une hirondelle ne fait pas le printemps, elle annonce du moins un changement de saison. Que le quotidien de la droite bien-pensante, au lendemain du colloque de l’Iliade (dont il ne dit mot), consente à publier une telle enquête n’est pas un fait anodin. Cela signifie peut-être qu’il devient moins l’écho de ses propres rédacteurs, et davantage ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être, un journal qui informe.

Et, dans cette lente redécouverte du réel, il se pourrait que les livres, une fois encore, aient précédé les journaux.

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lundi, 13 avril 2026

Parution du nouveau numéro (n°53) de LIVR'ARBITRES

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Sur TV Synthèse nationale, Jacques Mayadoux nous parle du mouvement Ordre nouveau

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Elections en Hongrie : réaction de Éric Zemmour

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Un communiqué de Éric Zemmour,
président de Reconquête !
 
La défaite d’Orban n’est ni une défaite idéologique, ni une défaite politique.
 
Son rival victorieux vient du même parti. Il n’est ni de gauche ni centriste. Tous ceux qui en France essaient de le récupérer se couvrent de ridicule.
 
Au cours de sa campagne, il n’a jamais contesté le refus d’Orban de toute immigration. Il a annoncé qu’il rejetterait, comme lui, les pactes européens qui veulent leur imposer des migrants sur le sol hongrois.
 
L’avenir nous dira s’il tient ses promesses de campagne et s’il continue d’être le défenseur de la souveraineté de son pays.
 
Peter Magyar a gagné en s’opposant au pouvoir sur le favoritisme et la corruption.
 
Mais il confirme toutes les positions d’Orban sur la défense de la civilisation européenne. Orban a certainement sauvé son pays de l’invasion migratoire et des délires wokes de la Commission européenne.
 
Après avoir été traité de dictateur par tous les médias occidentaux, il quitte le pouvoir après une défaite dans les urnes. Comme un démocrate.
 
Il a bien mérité de la Hongrie.
 
 

14:14 Publié dans Communiqués de presse, Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

"Le Bien commun", n°83, mensuel d'Action française

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11:17 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Hongrie : le centre et la gauche européenne célèbrent la chute d’Orbán sans savoir qu’ils applaudissent un nationaliste conservateur

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YannV, Breizh info cliquez ici

Bruxelles pavoise. Paris exulte. Ursula von der Leyen tweete. Dimanche soir, à l’annonce de la défaite de Viktor Orbán après seize ans de pouvoir, les chancelleries européennes se sont embrassées comme si la démocratie libérale venait de remporter la bataille décisive du siècle. Emmanuel Macron a immédiatement téléphoné au vainqueur pour saluer une victoire « pour la Hongrie en Europe ». La présidente de la Commission a estimé que « le cœur de l’Europe bat un peu plus vite ». Keir Starmer a parlé de « moment historique pour la démocratie européenne ».

Il y a un seul problème dans ce tableau : manifestement, personne n’a lu le programme du vainqueur.

Qui est vraiment Péter Magyar ?

Péter Magyar, 45 ans, avocat formé à Budapest et à Berlin, est une créature du système qu’il prétend abattre. Pendant des années, il a évolué dans les couloirs du pouvoir fidesz : fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères après la victoire d’Orbán en 2010, membre du cabinet du Premier ministre à partir de 2015, directeur de plusieurs entreprises publiques. Son ex-épouse, Judit Varga, fut ministre de la Justice d’Orbán. Son grand-oncle, Ferenc Mádl, présida la Hongrie de 2000 à 2005. Il a grandi avec un poster de Viktor Orbán — à l’époque figure libérale anti-soviétique — épinglé dans sa chambre.

Sa rupture avec le système est récente, datant de début 2024, déclenchée par un scandale de grâce présidentielle accordée au complice d’un pédocriminel — scandale dans lequel son ex-femme était impliquée. C’est en dénonçant la corruption généralisée et en affirmant que « quelques familles possèdent la moitié du pays » qu’il a capté l’attention. Il a repris en main le parti Tisza — acronyme hongrois de « Respect et liberté » — et en a fait en deux ans la première force politique du pays.

Son parti a obtenu une majorité des deux tiers au Parlement, avec plus de 50 % des suffrages, dans un scrutin qui a battu tous les records de participation avec 77,8 % des Hongrois aux urnes.

Les positions réelles de Magyar : ce que Macron n’a pas lu

Voilà où le triomphalisme européen révèle toute sa superficialité.

Sur l’immigration, Magyar est explicitement plus strict qu’Orbán lui-même. Il s’est engagé à mettre fin au programme de travailleurs étrangers massif que le gouvernement sortant avait mis en place depuis 2022 pour compenser le déficit de main-d’œuvre. Là où Orbán importait des travailleurs asiatiques pour des raisons économiques, Magyar entend y mettre un terme au nom de la préservation de la société hongroise. Sur ce sujet, son positionnement est identitaire et conservateur — plus proche d’un Jordan Bardella que d’un Gabriel Attal.

Sur l’Ukraine, Tisza est loin d’être l’allié enthousiaste de Kiev que Bruxelles espère. Magyar a répété tout au long de sa campagne qu’il ne leverait pas l’opposition hongroise à l’envoi d’armes à l’Ukraine. Son programme est vague sur l’adhésion ukrainienne à l’Union européenne — il s’y oppose dans sa forme accélérée, estimant qu’elle augmenterait les risques de conflit. Sa feuille de route pour réduire la dépendance hongroise au gaz russe est fixée à 2035 — soit huit ans après l’objectif de l’UE. Des analystes du Parlement européen ont documenté que les eurodéputés Tisza ont régulièrement voté avec le Fidesz sur les questions ukrainiennes, s’abstenant ou s’opposant aux amendements renforçant le soutien à Kiev.

Sur les valeurs sociétales, Magyar cultive le flou — stratégiquement. Quand Orbán a interdit la Pride de Budapest, Magyar a soigneusement évité de prendre position en faveur du mouvement LGBT, préférant parler de « division » et de « représentation de tous les Hongrois ». Ses positions sur ces questions restent volontairement imprécises, ce qui lui a permis de récupérer des électeurs fidesz conservateurs sans les effrayer.

Sur la Constitution, il a promis de ne pas modifier la Loi fondamentale sans un référendum et l’accord de toutes les forces politiques — un engagement qui freinera considérablement toute rupture radicale avec l’héritage institutionnel d’Orbán.

Ses propositions sociales et économiques sont en revanche classiquement populistes-conservatrices : doublement des allocations familiales, revalorisation des petites retraites, limitation des mandats parlementaires et du poste de Premier ministre à deux.

Pourquoi Orbán a perdu

C’est là que réside la clé que les médias mainstream préfèrent ignorer. Orbán n’a pas perdu parce que les Hongrois ont soudainement embrassé le progressisme bruxellois. Il a perdu pour des raisons économiques très concrètes.

Les sanctions contre la Russie, que Budapest avait combattues mais que l’UE avait imposées, ont lourdement pénalisé l’économie hongroise. Les 18 milliards d’euros de fonds européens gelés par la Commission — soit environ 10 % du produit national brut — ont creusé une crise économique réelle, avec une monnaie fragilisée, une inflation persistante et un pouvoir d’achat en chute. Par une ironie de l’histoire, c’est en partie la politique punitive de Bruxelles envers la Hongrie qui a rendu la situation économique assez difficile pour faire tomber Orbán.

Les Hongrois n’ont pas voté pour l’Europe abstraite. Ils ont voté contre la dégradation de leur quotidien et contre seize ans d’un pouvoir qui avait, selon les témoignages de nombreux anciens proches, effectivement développé un système de corruption clientéliste à grande échelle.

Les gogos de service

La leçon de ce scrutin, que la gauche européenne et les centristes macronistes semblent incapables d’assimiler, est pourtant simple : les peuples d’Europe centrale votent selon leurs intérêts et leurs valeurs propres, pas selon les injonctions de Bruxelles ou les éditoriaux du Monde.

Magyar a gagné en se gardant bien de rompre avec le conservatisme social hongrois. Il a évité soigneusement d’être associé au libéralisme culturel que symbolise l’Union européenne dans l’imaginaire d’une large partie de l’électorat d’Europe centrale. Il a parlé économie, corruption, santé, pouvoir d’achat — et très peu d’Ukraine, de droits LGBT ou de « valeurs européennes ». C’est précisément parce qu’il n’est pas Macron qu’il a gagné.

Les leaders européens qui se félicitent aujourd’hui de cette victoire vont rapidement découvrir qu’ils ont célébré beaucoup trop vite. Des analystes du centre de réflexion European Policy Centre avertissaient dès février que Magyar « ne serait pas un partenaire facile pour l’UE » et que ses positions sur l’Ukraine, la migration et le cadre budgétaire européen rendraient la relation « plus complexe qu’un simple reset post-Orbán ».

La Hongrie a changé de premier ministre. Elle n’a pas changé d’identité.

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09:12 Publié dans En Europe et ailleurs..., Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 12 avril 2026

Rappel de la position du Parti de la France sur la proposition de loi Yadan

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Un communiqué du Parti de la France :

Sous couvert de lutter contre l’antisémitisme, un certain nombre de députés veulent transformer la République française en tribunal de la pensée où critique politique rime désormais avec crime de lèse-État d’Israël. Ce texte, porté par la députée française Caroline Yadan (élue des Français de l'étranger mais représentante officieuse d’Israël), a été adopté - en janvier dernier - en commission des lois avec l’aval d’un bloc hétéroclite composé de macronistes et de députés RN, les socialistes s'abstenant lâchement.

Ce que l’on nous vend comme la « punition de l’antisionisme » est en réalité un piège grossier pour museler toute contestation de la politique du gouvernement israélien, assimilée d’emblée à de l’antisémitisme. En brandissant une définition extensible à l’infini, on installe une logique où critiquer Tel-Aviv devient juridiquement suspect, où le débat politique est remplacé par l’intimidation pénale.

Résultat ? Toute protestation contre les exactions israéliennes, toute analyse critique de l’occupation de la Palestine, de la politique coloniale de l'État hébreu ou encore des bombardements de l'Iran et du Liban se retrouve dans le collimateur. Derrière l’alibi vertueux de la lutte contre la haine antijuive, c’est une police de la parole qui risque de s’instaurer, au service non de la Nation mais d’intérêts étrangers. Ce n’est plus protéger une communauté, c’est sanctuariser la politique d'un État.

Et le plus sidérant, c'est que le Rassemblement national, qui se prétend encore « souverainiste », va - vraisemblablement - voter ce texte sans sourciller. En actant l’interdiction de toute critique idéologique du sionisme, le RN démontrerait à quel point il a renoncé à toute indépendance géopolitique et s’aligne sur les injonctions des réseaux d’influence pro-israéliens.

23:31 Publié dans Communiqués de presse, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Audiovisuel public, ce qu’il faut retenir de la commission d’enquête.

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La question se pose de savoir si ce rapport de la commission parlementaire, menée par Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) et Charles Alloncle (UDR) sur l’audiovisuel public sera publié à la suite d’un vote à l’AN. Si ce dernier ne devait pas être, on serait face à un vrai scandale, tant ce rapport révèle mains dysfonctionnements du service public qui coûte 4 milliards d'euros au contribuable. Voici, en partie, ce que l’on peut retenir de ces auditions.

Neutralité éditoriale contestée Plusieurs séquences ont nourri les critiques sur l’impartia- lité du service public. Les propos de Nathalie Saint-Cricq appelant Éric Ciotti « Benito » – avant de s’en excuser – ou encore des comparaisons controversées dans « C dans l’air », notamment entre Jordan Bardella et Hitler, ont marqué les esprits. L’affaire Legrand-Cohen – deux journalistes accusés d’établir des stratégies avec des représentants PS –, ainsi que les accusations de Jacques Cardoze sur un « Com- plément d’enquête » visant Bardella ont également ravivé les tensions.

Dérives dans l’usage de l’argent public La commission pointe des indemnités de départ pouvant dépasser 500 000 euros, parfois sans justification claire. Elle relève aussi des dépenses importantes : 3,8 millions d’euros de frais de taxi, des suites à plus de 1 700 euros la nuit au Majestic lors du Festival de Cannes, ou encore un million d’euros pour la rénovation d’une piscine de CSE. Une trentaine de dirigeants gagneraient par ailleurs plus que le président de la République.

Soupçons de conflits d’intérêts et « pantouflage » Le cas de Nathalie Darrigrand pose question : après avoir signé des contrats avec Together Media chez France Télévisions, elle rejoint cette même société, tandis que les montants engagés triplent. D’autres situations sont évoquées, comme celles d’Anne Holmes ou Takis Candilis.

Externalisation massive au privé Près de 850 millions d’euros sont confiés chaque année à des sociétés comme Mediawan, Banijay ou Together Media. Sur France 5, 80 % des émissions de flux sont produites par deux groupes seulement. Des audits ont relevé des surcoûts, notamment sur « C à vous », avec des marges supérieures aux devis initiaux.

Gouvernance et organisation critiquées La commission dénonce une bureaucratie lourde et des cumuls de fonctions, comme celui d’Arnaud Ngatcha, à la fois adjoint à la mairie de Paris et cadre de France Télévisions.

Situation financière non soutenable Malgré des annonces d’équilibre, la Cour des comptes avait déjà relevé un déficit cumulé de 81 millions d’euros entre 2017 et 2024, avec une trésorerie négative et des fonds propres fragilisés.

Avantages et pratiques internes contestés Salaire moyen de 72 000 euros annuels, quatorze semaines de congés pour certains journalistes de Radio France, ou encore 65 primes différentes : autant d’éléments qui inter- rogent sur la gestion sociale.

Profils et influences politiques La nomination de Foued Berahou à l’Arcom, après des prises de position militantes, ou encore les parcours de Stéphane Sitbon-Gomez (ex- EELV) ou Linh-Lan Dao (proche de LFI) alimentent les critiques sur l’indépendance.

Contenus controversés Certaines productions de France TV Slash (plateforme numérique destinée aux 15-35 ans) : diffusion de contenus mettant en avant une pornographie présentée comme « plus éthique », traitement jugé banalisant de la consommation de cannabis et de champignons hallucinogènes, relais d’une cagnotte en soutien à la cause d’Adama Traoré, incitations à adapter les formules de salutation pour éviter le « mégenrage », ainsi que des références récurrentes à la notion de « privilège blanc ».  H. R.

Source : Le Journal du dimanche 12/4/2026

09:35 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 11 avril 2026

LA BIO COLLECTION : ENCORE UN NOUVEAU VOLUME...

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16:52 Publié dans Bio Collection | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Implacable technocratie proche-orientale

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La chronique flibustier de Georges Feltin-Tracol

Pour bien des personnes, le mot « technocratie » est un synonyme de « bureaucratie ». Un technocrate ne serait qu’un expert fonctionnaire docile qui pond directives, décrets, règlements et normes afin de meubler une journée vide en labeur… Il s’agit hélas d’une confusion sémantique facile, car « technocratie » porte aussi une autre signification. En se penchant sur l’étymologie, il faut la comprendre comme pouvoir de la technique. Technique dans son acception heideggérienne ? Pas du tout ! L’élasticité de ce dernier terme le définit en recours politique décisif des moyens techniques d’information et de communication à l’ère liquide de la Modernité tardive. En clair, l’État emploie l’informatique, Internet et la cybernétique à ses propres fins. Le politologue et juriste français, Maurice Duverger (1917–2014), a aussi mentionné dans ses travaux la « technodémocratie », soit le système politique démocratique formel où techniciens et spécialistes administratifs côtoient les représentants élus des citoyens dans l’exercice du pouvoir. C’est le cas des régimes occidentaux libéraux qui procèdent in fine d’« États profonds » tentaculaires. Dès les années 1970, la Commission Trilatérale, Zbigniew Brzezinski en tête, parlait dans ses documents officiels de « technétronique », c’est-à-dire la complémentarité obtenue entre la technologie et l’électronique, l’ancêtre immédiat de l’informatique et du numérique.

Dans ce domaine peu connu, force est de constater qu’en pleine actualité brûlante, l’État d’Israël est sans aucune contestation possible une puissance technocratique et/ou technétronique de premier plan. Il s’en vante d’ailleurs, en particulier en matière sportive. Les amoureux de la « petite reine » savent qu’aux différentes compétitions cyclistes participe une équipe qui soulève la controverse. À la fois israélienne et suisse, Israel Start-Up Nation Team, naguère appelée Israel Premier Tech, est un groupe professionnel cycliste financé par un milliardaire israélo-canadien, Sylvan Adams, intime de Benjamin Nétanyahou.

La présence de cette équipe au Tour d’Espagne 2025 a déclenché l’indignation et la colère des Espagnols pro-palestiniens qui interrompirent certaines étapes dont la dernière par des manifestations et des blocages virulents. De gré ou de force, Israel Start-Up Nation Teamœuvre en agent d’influence culturelle du régime de Tel-Aviv qui excelle dans les arcanes d’Internet.

La guerre se déploie désormais sur sept cadres opérationnels tactiques précis : terre, mer, air, espace sous-marin, domaine sidéral, médiasphère et univers numérique. Les Israéliens y sont en pointe, car ils n’ont jamais admis leur échec partiel face au Hezbollah libanais lors de la guerre de 2006. Fondé sur le principe de la nation armée qui mobilise la population et ses ressources, l’État d’Israël parie beaucoup sur les nouvelles techniques informatiques, y compris dans la vie privée.

Sait-on que le paiement en espèces y est presque proscrit ? Une loi de 2018 entrée en vigueur au 1er janvier 2019 en restreint l’usage. L’interconnexion est totale, ce qui devient un grave problème éthique. Sans cesse sur le qui-vive, d’où une hypertrophie sécuritaire obsessionnelle, les autorités israéliennes pratiquent une transparence intrusive envers leurs compatriotes qui n’ont plus qu’une vie privée virtuelle…

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13:09 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Philippe de Villiers commente l'actualité sur C-news

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12:40 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le journal du chaos

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08:30 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 10 avril 2026

Interdiction de la manifestation patriotique de Saint-Denis : le recours du PdF rejeté

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté le recours en référé-liberté que notre service juridique a déposé suite à la scandaleuse interdiction de notre rassemblement prévu samedi 11 avril à 14h devant la Basilique Saint-Denis.

Il s'agit d'une atteinte flagrante au droit de manifester et de s'exprimer librement alors que tout avait été fait dans les règles (déclaration en préfecture, indication du déroulé du rassemblement et des différents détails logistiques, service d'ordre conséquent mobilisé, etc.).

C'est surtout l'aveu des autorités publiques qu'elles sont incapables de maintenir l'ordre et de garantir la sécurité des citoyens dans l'enclave narco-islamique de Saint-Denis passée aux mains d'un maire LFI.

J'enjoins à ceux qui voulaient se rendre à cet événement de ne surtout pas braver cette interdiction. La police politique du régime n'attend que cela pour coffrer des militants nationalistes, les faire lourdement condamner par des juges rouges et, pourquoi pas, y trouver un motif de dissolution du Parti de la France.

Nous n'avons pas dit notre dernier mot et le PdF organisera bientôt une action militante à Saint-Denis.

Courage, on les aura !

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La Pax americana dans ses œuvres

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La chronique de Philippe Randa

Rappelons-nous, les bombardements des États-Unis et d’Israël contre l’Iran : alors qu’on nous expliquait chaque jour les avancées des discutions entre ces gouvernements respectifs, ils ont brutalement débutés le 28 février dernier. L’affaire devait être résolue en quelques jours. Enfin, une à deux semaines, pas davantage ! Et encore ! Pas plus d’une dizaine de jours, week-end et jours fériés compris.

Et à peine les premières explosions entendues, à peine les premières destructions constatées, à peine les premiers morts annoncés, nombreux furent les bouchons de champagne à sauter pour fêter la « fin des Mollahs », la « fin d’un régime abominable, tellement abominable » et jusqu’au fils de l’ex-Shah d’Iran qui déclarait être prêt à faire don de sa personne à son pays, à son peuple, à la démocratie, à tout le monde et aux autres si nécessaire… enfin, si on voulait bien de lui, bien sûr.

Et la chute du régime des barbus tant honni s’est fait attendre, plus encore que la réouverture du détroit d’Ormutz avec les conséquences d’approvisionnement et de coût du pétrole qui commençiaient à se faire durement sentir jusque et surtout dans nos campagnes profondes.

Le dernier ultimatum en date du président Trump n’en finissait pas de finir qui « leur » donnait jusqu’au 6 avril, « après ils n’auront plus de ponts et plus de centrales électriques. »

Fort bien ! Sans doute et pourquoi pas ! Après tout, c’est fort possible… ou pas ! L’avenir à qui on a déjà tellement fait dire l’aurait prouvé (ou pas) effectivement, mais après ?

Et donc, le cessez-le-feu a eut lieu. Tant mieux ! Et d’ailleurs, personne (ou presque) ne le regrette. L’actuel régime de Téhéran a cédé (quoi ?) pour les uns ; il a tenu bon et resta en place pour d’autres ! Il va donc pouvoir panser ses plaies, tirer les leçons de ce qui a failli lui coûter la peau et dans six mois, dans un an ou deux, sera toujours la même menace pour son haï voisin à kippa…

Et donc, devons-nous, telle sœur Anne qui ne voit jamais rien venir, souhaiter toujours et encore sa chute et voir… quoi ? Une jeune, belle et vigoureuse démocratie à l’occidentale prendre les destinées de l’Iran (à défaut de le reprendre car le précédent régime impérial n’était guère un tel modèle).

Mais bon, beaucoup en rêvent, assurément… ou en rêveraient pour les plus prudents.

Seulement, les plus chagrins, eux, ne manqueront pas de rappeler les fâcheux précédents de l’Irak et de l’Afghanistan dont les États-Unis d’Amérique avaient écrabouillés les régimes respectifs, celui du Raïs Saddam Hussein et celui du mollah Omar.

Le premier a vu naître dans la foulée de sa « libération » l’État islamique (Daech) qui, cinq années durant, a apporté comme on le sait joie, liberté et prospérité avant d’être mis hors d’état de (trop) nuire.

Fabrice Balanche, spécialiste de la géopolitique du Moyen-Orient expliquait en 2023 sur eismena.com que l’économie irakienne était désormais soumise à la dépendance pétrolière, la corruption structurelle et l’influence étrangère. De son côté, on lit sur l’encyclopédie Wikipedia que la même année, « le poids des milices paramilitaires (y) reste prépondérant. Il y a environ 80 milices importantes dans le pays, réunies dans une coalition nommée le Hachd al-Chaabi, les “unités de mobilisation populaire”. Elles émargent au budget du ministère de la défense et sont payées par l’État irakien. Chaque milice contrôle un territoire y compris l’activité économique afférente. »

Aux dernières nouvelles, la situation n’a guère changé en 2026.

En Afghanistan, le retour triomphal des Talibans en 2021 après le retrait précipité – ou la « retraite cahotique », c’est selon – a propulsé les opiacés afghans, notamment l’héroïne, à plus de 80 % de la production mondiale. Quant à la vie quotidienne sous ce régime, les femmes y apprécient comme il se doit l’interdiction qui leur est faite de travailler, d’aller à l’école, de chanter et, pour l’immense majorité d’entre elle, de connaître la tranquilité du foyer où seuls des esprits mal-intentionnés pourraient considérer qu’elles y sont, de fait, cloîtrées. C’est sûr qu’elles ne doivent pas trop perdre leur temps et ruiner leur ménage en shopping inutile, elles !

Mais au moins, désormais, l’Irak et l’Afghanistan ne menacent-ils plus l’existence d’Israël, ni l’American way of life…  Enfin, jusqu’à quand ?

Et toujours dans son dernier (en date) ultimatum, Donald Trump menaçait l’Iran s’il refusait un accord de cessez-le-feu de « faire mourir une civilisation entière. »

Preuve en est que les régimes qui naissent de la pax americana n’ont jusqu’à présent, effectivement, guère de rapport avec la définition de la civilisation comme nous aimons la concevoir.

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Après l'interdiction de la manifestation patriotique de Saint-Denis : la réaction de Thomas Joly, président du Parti de la France

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Entretien publié sur Riposte laïque cliquez ici
 
Riposte Laïque : Vous êtes le président du Parti de la France. Pouvez-vous nous présenter ce parti, son histoire et ses priorités ?
 
Thomas Joly : Pour faire court, nous avons l’habitude de nous présenter comme le Front National « Canal historique » sans la dédiabolisation obsessionnelle ni les reniements permanents (notamment sur l’immigration). C’est-à-dire le FN d’avant Marine Le Pen qui a transformé son parti en rente électorale tout en se mettant à plat ventre devant les médias gauchistes, n’hésitant pas à sacrifier son propre père pour parvenir à ses fins. Aujourd’hui, le RN est hélas vidé de sa substance alors que les Français n’ont jamais été aussi à droite et lucides sur la submersion migratoire et islamique. Nos priorités sont simples : remigration et démarxisation. La survie du peuple français et de la Nation en dépendent.
 
Riposte Laïque : Quels rapports entretenez-vous avec les principaux partis de la mouvance patriote, le Rassemblement National, Reconquête, Identité et Libertés, Les Patriotes, voire LR et autres. Quelle est votre particularité par rapport à eux ?
 
Thomas Joly : Contrairement aux dirigeants de ces mouvements, nous ne pratiquons pas le sectarisme politique. Nous avons d’ailleurs des gens cartés au Parti de la France et aussi dans ces partis. Il n’y a aucune incohérence. Certains de ces mouvements prônent l’union des droites à longueur de temps mais sont en réalité incapables de la pratiquer. Le pire c’est que ça va à l’encontre du souhait de leur base militante. Les sympathisants du RN ou de Reconquête apprécient beaucoup le franc-parler du Parti de la France et de ses cadres. Nous ne prenons aucun gant, nous nous foutons royalement de paraître « respectables » auprès des journalistes de gauche ou des autorités publiques, nous ne sacrifions rien à « l’air du temps » quitte à choquer ou faire réagir. Et c’est cette liberté de parole qu’il manque au sein du camp national où tout le monde s’autocensure pendant que l’extrême-gauche déroule son idéologie sans aucun scrupule.
 
Riposte Laïque : Vous appelez à un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis, ce samedi 11 avril. Pourquoi cette initiative et comment se déroulera-t-elle ?
 
Thomas Joly : En effet, le Parti de la France a appelé à un rassemblement ce samedi, sur le Parvis de la Basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France, pour rappeler que Saint-Denis reste une ville française, qu’elle ne doit pas devenir le laboratoire de l’islamo-gauchisme et de l’anti-France. Nous refusons de céder un pouce du territoire national, malgré la colonisation migratoire organisée méthodiquement par l’ensemble de nos gouvernants depuis près de 50 ans. Les Français ont encore le droit de ne pas vouloir vivre en Afrique.
 
Riposte Laïque : Le maire de Saint-Denis, le sulfureux Bally Bagayoko, vient de demander l’interdiction de l’initiative. Cela vous choque-t-il, une semaine après son rassemblement prétendument antiraciste ?
 
Thomas Joly : Il a hélas obtenu gain de cause auprès du préfet qui a pris un arrêté ce jeudi 9 avril interdisant le rassemblement. Un recours en référé-liberté a immédiatement été déposé devant le tribunal administratif de Montreuil. Le plus cocasse est que Monsieur Bagayoko a réclamé l’interdiction sous prétexte que notre rassemblement serait « haineux » et porteur de troubles à l’ordre public. Alors que dans le même temps, il relaie tranquillement l’appel à manifester d’un groupuscule antifasciste qui reprend le logo de La Jeune Garde, dont des membres ont assassinés Quentin Deranque. C’est-à-dire que le maire organise lui-même le trouble à l’ordre public et le préfet macroniste lui donne raison ! En réalité, ces gens ne veulent surtout pas que la droite nationale s’exprime parce que de plus en plus de Français se retrouvent dans notre diagnostic et nos solutions. Et je rappelle que Monsieur Bagayoko n’a été élu que par seulement 21 % des électeurs inscrits de Saint-Denis, il y a donc une opposition silencieuse. À force de se poser en victime permanente et d’être invité sur tous les plateaux, Bally Bagayoko finit par se croire au-dessus des règles, on l’a vu dès ses premières déclarations. C’est un aperçu de ce qui nous attend si un jour les cinglés de LFI étaient à la tête de l’État.
 
Riposte Laïque : Où en sont les différentes démarches judiciaires entamées contre certains de vos militants ?
 
Thomas Joly : Elles sont hélas nombreuses – il est périlleux de dire la vérité et tout haut ce que beaucoup de Français pensent tout bas – mais je préfère, pour l’instant, ne pas rentrer dans les détails afin de préserver nos différentes stratégies de défense dans ces affaires qui chaque fois relèvent du délit d’opinion. Comme si la justice française n’avait pas d’autres chats à fouetter. Nous communiquerons évidemment en temps voulu sur ces persécutions politico-judiciaires qui n’ont pour unique objectif que de nous faire taire. Riposte Laïque sait hélas de quoi je parle… Mais que vos lecteurs se rassurent, la vérité finit toujours par triompher. Le temps des oppresseurs du peuple français touche bientôt à sa fin, la France éternelle fera bientôt son retour, soyez-en certains !
 
Propos recueillis par Pierre Cassen

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Le sacrifice va des pères vers les fils, ou l'on n'est plus une nation

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Dans le récent N°72 de Synthèse nationale cliquez ici, nous avions publié un article présentant Secours de France, une association patriote et chrétienne.
Nous reprenons ici un plaidoyer de Me François Vannesson pour remettre les idées à l'endroit et faite taire les responsables de l'état de la France. Un plaidoyer paru dans le bulletin de Pâques du Secours de France
cliquez là et inspiré par la prestation des plus douteuse du général Fabien Mandon devant les maires de France !

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Le sacrifice va des pères vers les fils, ou l'on n'est plus une nation

Nous reprenons ci-dessous la réflexion de M° François Vanesson, avocat au Barreau des Hauts-de-Seine, réflexion inspirée par les propos du Chef d'état-major aux armées, le général Fabien Man­don, en novembre dernier, au Congrès des Maires de France.

Au-delà de la polémique suscitée par ces paroles devenues inhabituelles dans une société peu sensible à l'appel au sacrifice, l'auteur, dans le souffle d'une plaidoirie, voire d'un réquisitoire, nous innvite à nous interroger sur les raisons qui motivent cette réticence collective, au premier rang desquelles, la responsabilité des aînés.

Le 21 novembre 2025, on a vu un homme droit. Uni­torme impeccable, mâchoire ferme, voix grave, posée, modulée comme un clairon au matin d'une levée de corps.

Il parlait d'ennemis, de volontés, de pays qui meurent quand ils refusent de mourir. II convoquait la grandeur, la Patrie, les mânes du sacrifice. II appe­ lait à se tenir prêt, à consentir à ce que les fils tombent pour que la nation tienne. Cependant, ce discours-là, qu'on voudrait nous vendre comme un sursaut, n'est que le masque tragique d'un renoncement ancien. Ce qu'on a vu, ce n'est pas un chef, c'est un homme de devoir, tenté de prêter sa noblesse à un pouvoir qui n'en a plus. Ce n'est pas la voix de la France éternelle, c'est l'écho martial d'une République en bout de souffle qui cherche dans la mort ce qu'elle ne sait plus exiger dans la vie.

Mourir pour quoi, exactement ?

Qu'un général rappelle que les guerres coûtent du sang n'a rien d'indécent. Ce qui l'est, c'est le contexte. Ce qui l'est, c'est le ton moral dans lequel s'inscrit cet appel au sacrifice. Ce qui l'est, c'est qu'on prépare les esprits à l'holocauste familial au moment même où l'État a cessé d'être une Patrie, où la France n'a plus de frontières, plus de repères, plus de souveraineté, plus d'âme. On veut des entants prêts à mourir pour des lignes rouges qu'on ef­face en coulisses, pour des alliances qu'on subit, pour des intérêts qu'on n'assume pas. Mais mourir pour quoi, exactement ? Pour l'Ukraine ? Pour une Europe sans contour, sans volonté, sans épine dorsale ? Pour le droit de faire la guerre à distance, tout en évitant les mots qui fâchent, les responsabilités qui pèsent, et les finalités qui obligent ?

Moi, je n'ai pas élevé mes enfants pour qu'ils meurent dans des conflits que je ne comprends pas, sur des théâtres dont les maîtres mots sont opacité, duplicité, compromission. Je ne les ai pas aimés pour qu'un président, sans cap, les transforme en chair à dissuasion. Je ne les ai pas protégés pour les li­vrer à un storytelling militarisé, bardé de valeurs en toc, de rhétorique du tragique plaquée sur l'indigence stratégique. Je suis prêt à mourir, oui. Mais d'abord pour eux. Et s'il faut un jour verser le sang, ce ne sera pas pour réparer l'impuissance diplomatique de Bruxelles ou masquer l'effondrement moral d'un pouvoir qui a troqué la Patrie contre le pacte budgétaire. Je ne me bats pas contre l'armée, je me bats pour qu'elle ne soit jamais l'instrument d'un pouvoir qui n'a plus le droit de commander au nom du pays. Je ne me bats pas contre le chef d'état-major, je me bats contre le mensonge qui consiste à faire porter sur les pères le poids des abandons du politique.

Depuis 40 ans, on a déserté le réel…

Je ne me bats pas contre l'idée de sacrifice, je me bats contre sa confiscation par ceux qui n'ont jamais assumé un seul des leurs. Ce n'est pas à la nation de se mettre au service d'un appareil politique en faillite. C'est à l'État de redevenir digne de ses soldats, de ses familles, de ses morts, de ses serments. Et tant que cette condition ne sera pas rem­plie, tant que l'on ne détendra pas, d'abord, nos intérêts véritables - ceux de la France, de son peuple, de son territoire, de son héritage - je refuserai de m'agenouiller devant la statue creuse du sacrifice. On ne redresse pas une nation par le pathos. Ce n'est pas en exaltant la mort qu'on ressuscite une volonté politique. Ce n'est pas en convoquant Thucydide devant les maires qu'on fait oublier que, depuis quarante ans et, encore plus, depuis sept ans, on a déserté le réel, trahi la souveraineté, renoncé à tout ce qui tonde une autorité légitime. La puissance ne se décrète pas à coups de slogans martiaux : elle s'enracine dans la vérité. Et la vérité, c'est que ce pays n'est pas prêt à faire mourir ses enfants parce qu'il n'a même plus le courage d'être lui-même.

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Robert Rundo et le Rise Above Movement

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Source Jeune nation cliquez ici

Il y a quelques mois, France TV diffusait un « reportage » fourre-tout, sur le modèle du « QuiFaitPeurAuxBourgeois » centré sur « les dérives des suprémacistes blancs » aux États-Unis, donnant quelques secondes la parole à Robert Rundo, fondateur du « Rise Above Movement » et des « Active Club » au milieu de personnes et groupes des plus marginaux aux plus folkloriques. Alors pour ne pas tout mélanger, voici l’entretien que Robert Rundo a récemment donné à Jeune Nation.

Jeune Nation : Quel a été votre parcours (d’abord personnel, puis professionnel et politique) jusqu’à présent ?

Robert Rundo : C’est une longue histoire, mais en bref, j’ai grandi dans la jungle de béton du Queens, à New York. Très jeune, j’ai été confronté au tribalisme à travers la culture des gangs, qui était omniprésente à l’époque. À 15 ans, j’avais des amis qui avaient été poignardés et abattus par le MS-13, et lors d’une bagarre de rue pour venger ces morts, je me suis battu au couteau avec l’un d’entre eux à 17 ans. Cela m’a valu de faire de la prison.

En prison, j’ai appris la discipline. J’ai commencé à lire, j’ai arrêté la drogue et la vie de gang, et je me suis engagé sur la voie de la cause nationaliste. Une fois sorti, j’ai essayé de mener une vie simple en travaillant pour un syndicat, en me mettant en couple avec une petite amie, puis en déménageant en Californie. Pendant ces années-là, j’ai suivi de très près des mouvements comme Golden Dawn et je les ai soutenus. J’ai également visité l’Europe et j’ai eu l’occasion de rencontrer CasaPound, ce qui m’a beaucoup marqué puisque ma famille est originaire d’Italie.

Quand j’étais en Californie, Trump a été élu et les Antifas ont commencé à semer le trouble à travers les États-Unis.

Je voulais m’engager dans une cause nationaliste aux États-Unis, mais honnêtement, ce milieu était composé à 99 % de clowns. L’ambiance était négative : des types qui jouaient aux déguisements, trop ringards, rien à voir avec ce qu’on trouve en France ou dans des groupes comme CasaPound. C’était un milieu rempli de personnes antisociales qui en avaient l’air et se comportaient exactement comme telles. J’ai donc décidé de changer cela et de créer quelque chose qui corresponde à ma vision d’un milieu nationaliste américain.

C’est ainsi que j’ai lancé le Rise Above Movement. C’était le prototype de l’Active Club – le premier du genre à intégrer le fitness, la boxe et l’activisme de rue au sein d’une seule organisation dans le monde anglophone. À partir de là, il y a eu des perquisitions du FBI, des chasses à l’homme à l’échelle mondiale, six ans de vie en cavale dans les Balkans, et finalement mon arrestation dans une salle de sport à Bucarest par Interpol, puis mon extradition vers une prison fédérale américaine pour purger ma peine.

L’affaire politique intentée contre moi est une autre longue histoire en soi, avec des événements sans précédent – comme le fait que j’ai passé cinq mois en prison sans inculpation –, mais là encore, je vais faire court.

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jeudi, 09 avril 2026

Un nouveau titre dans la Bio Collection : Georges Dumézil, d'Aristide Leucate

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Né le 4 mars 1898 à Paris, dès l’enfance, Georges Dumézil se révèle extrêmement curieux des langues anciennes et des mythologies. Polyglotte, il vouera sa vie entière à l’étude, au déchiffrement et à l’exégèse des plus vieux textes, du Mahâbhârata indien (Mythe et épopée) aux Eddas nordiques (Mythes et dieux de la Scandinavie ancienne), en passant par les annalistes romains (La Religion romaine archaïque). Son entrée au Collège de France, en 1949 – où il occupera la chaire de « Civilisation indo-européenne », spécialement créée pour lui –, parachèvera plus de vingt ans de recherches consacrées aux Indo-Européens.

En 1938, il découvre que les ancêtres protohistoriques de l’Europe et d’une partie de l’Asie pensaient la société et organisaient leurs rites et leurs mythes dans le cadre hiérarchisé des trois fonctions sociales essentielles : la souveraineté magico-religieuse, la fonction guerrière, l’économie de la production et de la reproduction. La trifonctionnalité était née et, avec elle, une oeuvre immense, sans cesse revisitée, réformée et réécrite (dont Les Dieux souverains des Indo-Européens et Heur et malheur du guerrier pour les deux premières fonctions).

Élu à l’Académie française en 1978, sa notoriété dépasse les frontières de l’Université et Dumézil s’impose alors comme celui qui fera advenir les Indo-Européens à la connaissance du grand public. Il est temps de redécouvrir ce brillant érudit (mort à Paris, le 11 octobre 1986) qui fut, un temps, proche de l’Action française.

L'auteur :

Aristide Leucate est journaliste et essayiste. Il collabore à diverses revues comme Éléments, Livr’Arbitre ou Politique Magazine. Il a publié chez divers éditeurs, notamment, La Souveraineté dans la nation ; Polemos notre père. Connaitre la guerre d’Héraclite à Julien Freund ; un Dictionnaire du Grand Épuisement français et européen ; Réflexions pour une autre Action française ; Aux temps de la justice: en quête des sources pures du droit.

Nous lui devons aussi le Cahier d'Histoire du nationalisme (n°29) consacré à Jean-Marie Le Pen cliquez ici.

Georges Dumézil, l'aède des Indos-Européens, Aristide Leucate, Bio Collection, co-édité par Synthèse nationale et par Déterna, 152 pages, 20,00€, sortie : avril 2026

Pour le commander cliquez ici

17:20 Publié dans Bio Collection | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

RAPPEL : samedi 11 avril, à Paris : colloque annuel de l'Iliade

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Réserver sa place, en savoir plus cliquez ici

16:33 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

La manifestation du Parti de la France à Saint-Denis interdite

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À la demande de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, le préfet de Seine-Saint-Denis a pris un arrêté interdisant le rassemblement prévu par le Parti de la France samedi 11 avril à 14h sur le parvis de la Basilique.
 
Pour consulter l'arrêté : cliquez ici 
 
L'équipe juridique du Parti de la France va déposer un recours devant le tribunal administratif de Montreuil.

14:20 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

L'« Obama » de Saint-Denis demande l'interdiction du rassemblement du Parti de la France

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

À Saint-Denis, le maire LFI, Bally Bagayoko, demande donc au préfet d’interdire le rassemblement du Parti de la France prévu le 11 avril à 14h sur le parvis de la Basilique, sous prétexte qu’il serait « haineux » et porteur de troubles à l’ordre public. Dans le même temps, il relaie tranquillement l’appel à manifester d’un groupuscule antifasciste qui reprend le logo de la Jeune Garde, dont des membres ont assassinés Quentin Deranque. Voilà le décor. Voilà la cohérence.

C’est devenu une mécanique bien huilée : on diabolise d’un côté, on excuse de l’autre. On brandit l’ordre public quand cela arrange, on ferme les yeux quand cela dérange. Toujours les mêmes mots, toujours la même mauvaise foi.

Car enfin, qui menace réellement la tranquillité publique ? Ceux qui annoncent un rassemblement politique déclaré ou ceux qui appellent à venir l’empêcher ? Ceux qui occupent un espace public dans le cadre légal ou ceux qui rêvent d’en découdre au nom de leur petite croisade idéologique ?

Les élus LFI ne supportent pas la contradiction. Alors ils dégainent les grands mots - « haine », « danger », « trouble » - comme d’autres sortaient autrefois le carton rouge. Ce n’est plus de la politique, c’est de la disqualification.

Et pendant ce temps, ils s’érigent en arbitres moraux, distribuant les bons et les mauvais points, décidant qui a le droit de parler et qui doit se taire. Tout cela au nom du bien, évidemment. Toujours au nom du bien.

Mais derrière cette posture, il y a surtout une fébrilité. La peur que certaines idées existent, la peur qu’elles s’expriment, la peur qu’elles trouvent un écho. Alors on interdit et on caricature.

À force de se poser en victime permanente et d’être invité sur tous les plateaux, Bally Bagayoko finit par se croire au-dessus des règles - comme si la notoriété tenait lieu de légitimité, et l’indignation de programme politique.

12:15 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 25 avril, à Toulouse : réunion des Amis de Rivarol

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À propos des 75 ans de Rivarol cliquez ici

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Trêve en Iran, les trois défis de Donald Trump

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Philippe Gélie

Entre une escalade militaire majeure aux conséquences considérables et une trêve temporaire destinée à donner sa chance à la diplomatie, nul ne saurait reprocher à Donald Trump d’avoir choisi la seconde option. Mais il serait naïf de croire que la première a totalement disparu de l’horizon.

La guerre d’Iran n’est pas finie. Après quarante jours de frappes aériennes, le conflit déclenché par le président américain a acquis sa dynamique propre, qu’une ébauche d’entente n’a pas instantanément enrayée. À peine annoncée, la « trêve fragile », comme la qualifie son maître d’œuvre, le vice-président JD Vance, a été malmenée par toutes les parties, au Liban et dans le Golfe. Le fossé entre les interprétations américaines et iraniennes, contradictoirement triomphales, ouvre un espace à de funestes malentendus. Deux tests mettent déjà l’accord à l’épreuve : la capacité du chef de la Maison-Blanche d’imposer à Benyamin Netanyahou l’extension du cessez-le-feu au Liban - alors qu’il se dépêche d’y frapper massivement le Hezbollah – ; et l’ouverture sans restriction – ni péage – par Téhéran du détroit d’Ormuz au trafic maritime commercial.

Sans ces préalables, les pourparlers prévus samedi à Islamabad risquent de tourner court. À entendre Donald Trump, Téhéran aurait cédé d’avance à quasiment toutes ses exigences. Mais il lui reste à le démontrer, au monde comme aux électeurs américains : cela implique de ne pas abandonner Ormuz au contrôle de l’Iran, d’obtenir la restitution de ses stocks d’uranium enrichi, d’encadrer ses capacités balistiques et son programme nucléaire civil… Sans quoi la guerre aurait renforcé la posture stratégique des gardiens de la révolution et – pire, bien sûr – placé le bilan de Trump face aux mollahs nettement en deçà de celui de Barack Obama en 2015.

Il y a fort peu de chances que ces impératifs, fixés par le président américain lui-même, soient atteints grâce au seul bon vouloir des dirigeants iraniens, après qu’ils ont survécu à 13 000 frappes dévastatrices sans céder leur pouvoir ni épuiser leurs capacités de riposte. Aussi Trump va-t-il certainement devoir durcir son jeu, brandissant à nouveau les feux de l’enfer - avec le crédit qui lui reste.

Source : Le Figaro 9/4/2026

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Gaétan Dirand (1977–2026) : Un destin sous l'étendard à croix celtique

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Gaétan Dirand (1977–2026)

Notre camarade Gaétan Dirand nous a quittés le 31 mars 2026, à l’âge de 49 ans. Ancien des troupes aéroportées, dans lesquelles il effectua son service militaire à la fin des années 1990, il avait commencé à militer dès sa majorité en s’engageant au Front National de la Jeunesse dans le département de la Haute-Saône, dont il était originaire. Au sortir de ses 24 mois de service chez les parachutistes, il arrive à Paris en 1999 et décide de radicaliser son engagement en rejoignant le Groupe Union Défense. En 2000, il en devient le porte-parole et s’illustre par son courage, tant physique qu’intellectuel. Il participe à la création d’Unité Radicale et porte haut l’étendard d’un nationalisme révolutionnaire qu’il voulait à la fois authentique et moderne.

À la suite de la dissolution du mouvement en 2002, il quitte un temps la scène militante pour fonder une famille et s’établir à Angers, où il reprend sa carte au Front National. Fondateur du Cercle Anjou Conférences, il est secrétaire départemental du FN 49 de 2011 à 2013. En désaccord avec l’évolution de la ligne et la stratégie dite de « dédiabolisation », il quitte ses fonctions en 2013, tout en restant une figure omniprésente de la mouvance nationaliste au sens large qui a contribué à l'émergence d'une jeune génération de militants poursuivant aujourd'hui son combat. Atteint depuis plusieurs années d’une maladie longue et invalidante, il s’est éteint, muni des derniers sacrements, à la suite d’une hémorragie cérébrale. Il repose désormais au cimetière d’Héricourt, berceau de sa famille.

Gaétan nous laisse l’image d’un militant de caractère, sans compromission, ayant le goût de l’action et doté d’une culture politique, historique et littéraire qui forçait le respect de tous ceux qui, comme nous, ont eu le privilège de militer à ses côtés. Adieu camarade. Tu resteras pour nous un modèle de courage, d’honnêteté et d’élégance dans le combat politique comme dans la vie.

Gaétan Dirand, présent !

Fred d’Asnières

et Elvis

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Repenser notre politique énergétique

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René Proglio, alors à la tête d’EDF, s’est vu remercié par François Hollande en 2014. Il était l’un des rares à avoir une vision globale de notre politique énergétique. Depuis son départ, les catastrophes ont continué. Henri Proglio, dans cet entretien à Valeurs actuelles fait le bilan et ouvre des pistes pour que la France retrouve sa juste place.

Lire la suite ICI

Source : Valeurs actuelles 8/4/2026

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Du sol au sang : la citoyenneté au bord de la rupture

Quelques rappels des principes de base concernant la nationalité… et sa  déchéance

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées

Je suis assis, comme souvent ces jours-ci, à la même table du Mar Azul, à l’angle de Rodríguez Peña et de Tucumán. La lumière de Buenos Aires entre de biais par la vitre, avec cette douceur poussiéreuse des villes portuaires qui n’ont jamais tout à fait renoncé à leur mélancolie. Sur mon lecteur, à côté de mon café et de mon tostadito, l’article que consacre Libération à l’audience imminente de la Cour suprême des États-Unis défile, avec cette gravité un peu appuyée qui sied aux grandes causes morales.

Le papier de Frédéric Autran, au titre sonore et joliment rédigé, « Droit du sol aux États-Unis, la Cour suprême prise à patrie », plante le décor d’une « bataille épique » autour du quatorzième amendement. L’auteur rappelle avec emphase que ce texte, adopté après la guerre de Sécession, visait à garantir la citoyenneté des anciens esclaves, et qu’il a depuis consacré une conception territoriale de la nation, fondée sur la naissance. Il insiste également sur la continuité historique de cette interprétation, solidement ancrée depuis l’arrêt Wong Kim Ark de 1898, qui avait reconnu la citoyenneté d’un enfant né de parents chinois sur le sol américain .

L’ensemble est écrit dans une tonalité que l’on pourrait dire militante, où l’adversaire est clairement désigné. Donald Trump y apparaît comme le promoteur d’une vision restrictive, voire "blanche" (reflétant la haine de soi de l’auteur), de la citoyenneté, tandis que le droit du sol est présenté comme la clef de voûte d’une promesse universaliste. L’article va jusqu’à évoquer le spectre d’une « société de castes » si ce principe venait à être remis en cause .

Ce récit, pourtant, procède par omissions. Lorsqu’il évoque l’Amérique espagnole et l’abandon du droit du sang au profit du droit du sol au début du XIXe siècle, il oublie d’en dire les conséquences concrètes. Car cette mutation juridique, qui fit passer les hommes du statut de sujets à celui de citoyens abstraits, eut aussi pour effet de dissoudre les protections collectives dont bénéficiaient les communautés indigènes sous la couronne. En les transformant en individus isolés, on les livra sans défense aux appétits fonciers des élites créoles. L’égalité proclamée servit de levier à une dépossession bien réelle.

Cette tension entre abstraction juridique et réalité sociale, Libération la contourne avec une habileté qui n’est pas sans méthode. Elle préfère inscrire le débat dans une dramaturgie morale, opposant ouverture et fermeture, progrès et réaction, comme si l’histoire n’était qu’un tribunal où les bons sentiments tiennent lieu de droit. Pourtant, la question posée est d’une autre nature, presque anthropologique, qu’est-ce qu’un citoyen, et, plus encore, de quoi procède cette appartenance que l’on prétend distribuer avec tant de légèreté ?

Dans sa définition libérale, héritée des Lumières et des révolutions atlantiques, la citoyenneté est d’abord un statut juridique abstrait. Elle repose sur l’idée que l’individu, dégagé de ses appartenances premières, peut être reconnu comme sujet de droit par le seul fait de sa naissance sur un territoire ou de son adhésion formelle à un ordre  politique. Cette conception privilégie l’égalité des droits, la neutralité de l’État et l’universalité des principes. Elle postule que la nation est un contrat, et que ce contrat peut s’étendre indéfiniment sans altérer sa nature. Dans cette perspective, le droit du sol apparaît comme l’expression la plus pure de cette logique, il suffit d’être né quelque part pour en être.

À l’inverse, la conception identitaire de la citoyenneté, que l’on retrouve dans les sociétés anciennes comme dans la tradition européenne, repose sur une idée plus organique du corps politique. Être citoyen ne se réduit pas à un enregistrement administratif, c’est appartenir à une communauté historique, façonnée par une langue, des mœurs, une mémoire commune. La citoyenneté y est moins un droit qu’un héritage, moins une abstraction qu’une continuité. Elle suppose une forme d’incorporation, au sens presque charnel du terme, où l’individu est reconnu comme membre parce qu’il participe effectivement à la vie et au destin du groupe. Dans cette optique, le simple fait de naître sur un territoire ne suffit pas, encore faut-il être, d’une manière ou d’une autre, "des nôtres".

Entre ces deux visions se joue, en réalité, l’un des conflits les plus profonds de notre temps. Car la première tend à dissoudre les appartenances dans l’universalité des normes, tandis que la seconde rappelle que toute communauté politique repose, en dernière instance, sur une forme de délimitation. Comme le notait déjà Guillaume Faye, toute société qui renonce à se définir finit par être définie par d’autres. Le débat américain, sous ses dehors techniques, ne fait que révéler cette ligne de fracture. Il ne s’agit pas seulement de savoir qui est citoyen, mais de déterminer ce que signifie encore appartenir.

Du côté américain, tel que le rapportent les analyses publiées sur Fox News, le débat est ramené à une lecture littérale du texte constitutionnel. Tout se joue autour d’une formule, « subject to the jurisdiction thereof », c’est-à-dire « soumis à la juridiction » des États-Unis. Les partisans de la réforme soutiennent que cette clause n’a jamais eu vocation à inclure les enfants de personnes présentes illégalement ou temporairement sur le territoire.

Le raisonnement est simple, presque brutal. Si l’on considère que toute naissance sur le sol confère automatiquement la citoyenneté, alors, selon eux, on crée un mécanisme irréversible aux effets cumulatifs. Les textes que j’ai sous les yeux évoquent une « attraction puissante » pour l’immigration illégale, la multiplication du tourisme de naissance, et même des risques de sécurité nationale liés à l’accès ultérieur de ces enfants à des fonctions sensibles . La formule est rude, mais révélatrice : atteindre le sol américain et y donner naissance reviendrait à « garantir un ancrage permanent » pour toute une famille.

Selon les analyses diffusées par Fox News, le droit du sol, dans sa forme automatique et indifférenciée, agit comme un puissant dissolvant des frontières  politiques. Il alimente d’abord un phénomène déjà ancien, celui du birth tourism, cette industrie discrète mais florissante par laquelle des étrangers viennent accoucher sur le sol américain afin d’assurer à leur enfant la citoyenneté. À mesure que la règle se banalise, elle cesse d’être un principe et devient un levier. Toute naissance, fût-elle le fruit d’un simple passage, confère un droit irrévocable. La conséquence est limpide : le territoire cesse d’être une réalité historique pour devenir une opportunité administrative. Dans le même mouvement, le droit du sol fonctionne comme un aimant migratoire. Il envoie au monde un message sans ambiguïté, il suffit d’atteindre le sol pour ouvrir une brèche dans la souveraineté, et cette brèche engage l’avenir.

À cela s’ajoutent des implications plus profondes, que les commentateurs américains évoquent sans détour. La citoyenneté ainsi octroyée peut concerner les enfants d’agents liés à des puissances adverses ou à des organisations criminelles déjà implantées sur le territoire, introduisant dans le corps civique des loyautés incertaines, parfois concurrentes. Surtout, elle désarme l’État dans l’exercice même de sa fonction régalienne. L’expulsion de parents dont l’enfant est devenu citoyen transforme la loi en spectacle, la décision en drame, et l’autorité en supplication. Ce que l’on nomme là-bas les anchor babies devient alors moins une formule qu’un mécanisme, une manière d’ancrer juridiquement des présences qui n’étaient au départ que contingentes. Ainsi se dessine, en filigrane, une mutation silencieuse : la citoyenneté n’est plus l’aboutissement d’une appartenance, mais le produit d’une circonstance.

On retrouve là une logique que Carl Schmitt aurait reconnue sans peine, celle de la distinction entre l’appartenance concrète et la simple présence physique. Le territoire n’est plus seulement un espace, il devient une frontière  politique, et la citoyenneté, un acte de décision.

Dans l’autre document, plus factuel, il est précisé que le décret signé par Donald Trump dès son retour au pouvoir vise à exclure de la citoyenneté automatique les enfants nés de parents en situation irrégulière ou titulaires de visas temporaires . L’affaire, désormais pendante devant la Cour suprême, pourrait affecter des centaines de milliers de naissances chaque année et bouleverser plus d’un siècle de jurisprudence.

Les juristes eux-mêmes, y compris parmi les conservateurs, reconnaissent que la tâche sera ardue. La jurisprudence est ancienne, les précédents nombreux, et l’arrêt Wong Kim Ark demeure une pierre d’angle difficile à déplacer . La bataille n’est donc pas seulement juridique, elle est symbolique.

C’est ici qu’apparaît ce que l’on nomme aujourd’hui la fenêtre d’Overton. Il y a encore dix ans, une telle remise en cause du droit du sol eût été tenue pour extravagante. Aujourd’hui, elle est discutée, argumentée, portée devant la plus haute juridiction du pays. Que la réforme aboutisse ou non importe moins que ce déplacement du pensable.

Depuis Buenos Aires, cette question prend un relief particulier. L’Argentine, longtemps terre d’immigration, a elle aussi vu se transformer le sens de la citoyenneté. Les années kirchnéristes ont favorisé des naturalisations massives, souvent liées à des logiques clientélaires, notamment en direction de populations venues de Bolivie ou du Paraguay. La citoyenneté y devient, comme ailleurs, un instrument politique autant qu’un statut juridique.

Ce processus trouve son expression la plus visible dans l’extension des villas miserias, ces enclaves surgies au cœur même de la capitale, dont la Villa 31, adossée aux artères élégantes de Retiro, offre l’exemple le plus saisissant. Là, dans l’ombre des tours et à deux pas des gares, s’est constitué un monde parallèle, où l’État n’entre qu’avec prudence et où la loi commune se dilue dans des rapports de force plus élémentaires. Cette urbanisation sauvage, nourrie par des flux migratoires continus et mal régulés, ne relève pas seulement de la misère sociale, elle est aussi le symptôme d’un défaut d’ordonnancement politique. Car là où la citoyenneté est distribuée sans exigence, elle ne produit ni cohésion ni loyauté, mais juxtaposition. La violence qui s’y développe, trafics, règlements de comptes, économie informelle, n’est pas un accident, elle accompagne cette désagrégation lente du cadre national. Ainsi, au cœur même de Buenos Aires, se donne à voir ce que devient une nation lorsque la citoyenneté cesse d’être une forme et devient un flux.

La France, quant à elle, observe encore ce débat avec une certaine distance, feinte ou réelle. Pourtant, il est probable qu’elle en sera bientôt le théâtre. Le droit du sol, dans sa version contemporaine, constitue l’un des derniers mécanismes permettant la constitution progressive de blocs électoraux durables dans certains territoires. Les succès récents de La France insoumise dans des zones à forte mutation démographique en portent témoignage.

Ainsi, d’un continent à l’autre, une même interrogation affleure, obstinée. La citoyenneté est-elle un héritage, une appartenance, ou une simple conséquence géographique ? Entre le sol et le sang, entre l’histoire et l’abstraction, les nations hésitent, tâtonnent, se contredisent.

Assis à ma table, je songe que ces débats, qui agitent les cours suprêmes et les rédactions parisiennes, ressemblent à ces marées que l’on observe en Bretagne. Elles montent lentement, presque imperceptiblement, puis, un jour, elles recouvrent tout.

Article paru sur Breizh-Info, (cliquez ici)

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mercredi, 08 avril 2026

Parmentier raconté par Francis Bergeron

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mardi, 07 avril 2026

Le nouveau numéro de la "Revue d'Histoire européenne"

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Trump en Iran, seul aux portes de l’enfer

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Philippe Gélie

Donald Trump a fixé aux Iraniens un ultimatum qui s’applique tout autant à lui-même. Qu’il y renonce trop hâtivement, et il risque de renforcer Téhéran au détriment de l’Amérique. Qu’il donne suite à sa menace de déchaîner «  l’enfer », et il entraînera le monde dans une escalade majeure.

L’enfer peut avoir plusieurs visages. Celui d’une destruction massive des infrastructures civiles, au risque de s’aliéner l’opinion iranienne et de provoquer une catastrophe humanitaire, voire un mouvement d’exode jusqu’en Europe. Celui d’opérations commandos au sol hautement périlleuses, dont ses forces spéciales ont eu un avant-goût en sauvant un aviateur, ne donnant que plus d’éclat à leur succès. Ou celui d’un embrasement régional accru, avec ripostes et surenchères des gardiens de la révolution, flambée durable des cours du pétrole, ralliement des chiites d’Irak à l’Iran, enrôlement de monarchies du Golfe afin de libérer le détroit d’Ormuz, un enjeu pour elles existentiel…

À l’orée de la sixième semaine de guerre, on voit qu’on n’a peut-être encore rien vu. La suite est d’autant plus difficile à prévoir que Trump et son acolyte israélien détiennent seuls, aux portes de l’enfer, les clés de notre destin. Appelés à l’aide à retardement, les alliés de l’Amérique n’ont pas cédé aux injonctions ni aux menaces : ils n’avaient pas décidé ce conflit, ils ne s’y joindront pas contre leur gré. Voir tous les Européens de l’Otan refuser ou conditionner l’accès à leurs bases et à leur espace aérien donne la mesure du fossé qui s’est creusé depuis quinze mois. Trump récolte ce qu’il a semé : les droits de douane unilatéraux, les menaces d’annexion du Groenland, la remise en cause des alliances, les ingérences politiques… Il parvient à unir comme jamais les dirigeants européens contre lui. Même ceux qui s’inspiraient de ses succès électoraux prennent leurs distances, tant il sent le soufre.

Malgré ces dégâts, le président américain a placé le monde devant un choix historique. Quoi qu’il décide, dans l’action ou dans l’esquive, nous en subirons les conséquences. Tel est notre dilemme, alors qu’il devient de plus en plus clair que la seule voie d’une victoire complète dans cette guerre passerait par un vrai changement de régime à Téhéran.

Source : Le Figaro 7/4/2026

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lundi, 06 avril 2026

Parution du nouveau numéro (n°30) des Écrits de Rome

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