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mardi, 28 avril 2026

Sortie cette semaine du nouveau numéro (n°73, printemps 2026) de la revue Synthèse nationale

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Immigration – Mythes et réalités, un ouvrage qui détruit les fantasmes immigrationnistes

Immigration, mythes et réalités (Grand format - Broché 2026), de Nicolas  Pouvreau-Monti | Éditions Fayard

André-Victor Robert

Avec Immigration – mythes et réalités, paru récemment aux éditions Fayard, Nicolas Pouvreau-Monti, jeune et brillant directeur de l’Observatoire de l’Immigration et de la Démographie (OID), signe un premier ouvrage dont la qualité d’ensemble mérite d’être saluée. L’auteur assemble intelligemment les matériaux accumulés par l’Observatoire au fil de ses trois années d’existence sur les multiples facettes du phénomène migratoire, pour dégager une vision d’ensemble des causes de l’immigration et de ses conséquences sur l‘économie et la société françaises. Nicolas Pouvreau-Monti propose un ouvrage fondé sur l’exploitation systématique des statistiques publiques, dans l’objectif explicite de clarifier un débat souvent obscurci par des représentations partielles et simplificatrices, souvent tendancieuses. Son ambition est d’examiner méthodiquement les effets réels de l’immigration à partir de données vérifiables et accessibles à tous, puisqu’issues de la statistique publique.
L’ouvrage est construit autour de six mythes, qui constituent autant d’idées reçues et que l’auteur s’attache à « déconstruire » :

  • il n’y aurait pas plus d’immigration aujourd’hui qu’hier,
  • l’immigration rapporterait à la France davantage qu’elle ne lui coûte,
  • l’immigration n’aurait pas d’impact nocif sur notre vie quotidienne et notre accès aux services publics,
  • l’immigration ne changerait pas la culture française,
  • l’état serait en mesure de contrôler l’immigration,
  • il conviendrait écouter les « experts » sur le sujet.

Les flux d’immigration et le nombre d’immigrés

Retraçant brièvement l’histoire des flux d’immigration vers la France et analysant les chiffres d’immigration produits par le service statistique du ministère de l’intérieur (relatifs aux flux d’immigration) et ceux de l’Insee (relatifs à la composition de la population française en termes d’ascendance migratoire), Nicolas Pouvreau-Monti rappelle tout d’abord que les flux d’immigration ont atteint au cours des années récentes un niveau inégalé et que le nombre d’immigrés n’a jamais été aussi élevé, que l’on raisonne en nombre d’individus ou en termes de proportion qu’ils représentent dans la population résidant sur le territoire national.

La France a connu sa première vague importante d’immigration durant les années 1920, suite à la mort au combat de 1,4 millions de Français pendant la première guerre. Il s’agissait d’une émigration d’origine essentiellement européenne, et temporaire. Les années 1930 ont été marquées par une inversion des flux : la crise économique a entraîné des mesures restrictives entre 1931 et 1936. Une 2e vague importante d’immigration, motivée par un fort besoin de main d’œuvre, s’est produite pendant la période des Trente Glorieuses, avant la suspension officielle de l’immigration de travail en 1974 par le gouvernement Chirac. Deux ans plus tard, sous la pression des juges, un décret instituait le droit au regroupement familial, c’est-à-dire le droit pour les travailleurs de nationalité étrangère régulièrement installés en France à être rejoints par leur conjointe et leurs enfants. Et depuis cette période, le motif familial a acquis une part prépondérante au sein du flux d’immigration et le flux d’immigration de travail est devenu très minoritaire. Le flux d’immigration a connu un emballement spectaculaire et une croissance quasi-continue depuis la fin des années 1990, sous la pression des juges et l’absence de volonté des politiques de contenir cette pression. Ainsi que le note l’auteur : « Aujourd’hui, l’immigration n’est plus ce phénomène ponctuel lié au besoin de bras pour faire tourner des usines florissantes. Elle prend la forme d’une dynamique autonome, déconnectée de l’économie et alimentée par une mécanique administrative qui tourne à plein régime, indifférente aux alternances politiques.  »

Nicolas Pouvreau-Monti précise qu’au fil du temps, la part des immigrés d’origine européenne, tant au sein du flux d’immigration qu’au sein du stock de migrants, n’a eu de cesse de se réduire, au profit de l’immigration d’origine africaine, d’abord maghrébine puis plus récemment d’origine sub-saharienne. Autres transformations qualitatives notables : le motif « étudiant » est de plus en plus invoqué pour obtenir un titre de séjour, suivi des motifs humanitaire (asile et protection subsidiaire) et familiaux, et l’immigration revêt de plus en plus un caractère durable et non plus temporaire.

Un point important de l’ouvrage concerne la dimension territoriale. L’auteur souligne que les régions autrefois épargnées par l’immigration, comme la Bretagne et les Pays-de-la-Loire, connaissent maintenant des flux importants d’installations de populations d’origine étrangère, y compris et jusque dans des villes de taille moyenne et des petites villes. L’auteur voit là le résultat de politiques ayant pour objectif clairement assumé de désengorger la région parisienne en déplaçant la charge vers des territoires moins tendus, par le biais notamment de la création de centres d’hébergement pour demandeurs d’asile.

Au sein de l’Europe, la France n’est pas seule à connaître des flux d’immigration d’une ampleur inégalée jusqu’alors. Le phénomène affecte tous les pays d’Europe de l’ouest, quoi qu’avec une intensité variable et aussi une volonté politique plus ou moins affirmée de contenir les flux – quant il ne s’agit pas, pour certains gouvernements, de les encourager. Au sein de l’Europe de l’ouest, la France se caractérise par un recours particulièrement prononcé à l’immigration d’origine africaine : 61 % des immigrés de 15 à 64 ans vivant en France en 2020 étaient originaires du continent africain, soit une part trois fois supérieure à la moyenne de l’UE.

Les effets économiques et sociaux de l’immigration

Dans le débat public, l’immigration est souvent défendue comme un moyen de financer nos retraites. Pour que cela puisse être le cas, il faudrait tout d’abord que la population immigrée soit composée de travailleurs à hauteur d’une proportion au moins égale à celle constatée au sein de la population autochtone. Or – la nature essentiellement familiale et humanitaire des flux récents d’immigration le laissait pressentir – c’est très loin d’être le cas : la proportion de personnes en emploi au sein des personnes de 15 à 64 ans est de seulement 56 % pour les immigrés non-européens alors qu’elle est de 70 % pour les non-immigrés et de 68 % pour les immigrés européens.

Nicolas Pouvreau-Monti montre aussi, sur la base des projections de population des Nations Unies, que pour que l’immigration puisse rééquilibrer notre pyramide des âges et ainsi contribuer au rééquilibrage financier de nos régimes de retraite, il faudrait un flux d’immigration beaucoup plus important que celui constaté à présent (pourtant déjà très élevé), puisqu’il faudrait faire venir en France pas moins de… 90 millions de personnes d’ici à 2050, ce qui est à l’évidence totalement irréaliste et insoutenable sur le plan social.

Par leur profil socio-démographique, enfin, les immigrés sont susceptibles de peser sur les comptes publics (considérés dans leur ensemble) plutôt que d’y contribuer : peu souvent en emploi et – lorsqu’ils le sont – plus souvent en emploi non qualifié que la population autochtone, les immigrés en France sont davantage exposés au risque de pauvreté ; ils paient en conséquence moins d’impôts que la moyenne des français et sont plus susceptibles de dépendre des minima sociaux et du logement social. D’ailleurs, 35 % des immigrés sont logés dans le parc HLM (la proportion monte à 49 % pour les immigrés d’origine algérienne et même à 57 % pour ceux originaires d’Afrique sub-saharienne) alors que ce n’est le cas que de 11 % des non-immigrés. À âge donné, leur état de santé est par ailleurs en moyenne moins bon que celui de la population française (une particularité française, car dans les autres pays, les immigrés sont en moyenne en meilleure santé que les autochtones), ce qui entraîne une consommation plus élevée de soins.

Ce n’est pas seulement en termes de participation au marché du travail que l’intégration des immigrés africains est défaillante, c’est aussi en termes de résultats scolaires et universitaires, ou encore de participation aux activités criminelles et délictuelles. L’auteur souligne a contrario la très bonne intégration des immigrés originaires d’Asie du sud-est, ce qui tend à discréditer la thèse selon laquelle la piètre intégration des immigrés en moyenne en France serait le résultat de discriminations qui les viseraient de manière systématique.

La part croissante des immigrés – en particulier d’origine africaine – au sein de la population en France n’est pas sans influence sur la culture et les mentalités dans notre pays. Nicolas Pouvreau-Monti illustre ces transformations à partir de deux exemples : la natalité, et le poids croissant de l’islam.

La natalité des femmes autochtones s’effondre, l’auteur y voit l’effet en particulier de la mise sous conditions de ressources des allocations familiales et du durcissement du plafonnement du quotient familial, intervenus sous le quinquennat de François Hollande. La faible natalité des femmes sans ascendance migratoire contraste avec la fécondité qui reste élevée des immigrées, en particulier maghrébines (et ce alors même que la fécondité est maintenant relativement basse au Maghreb, en particulier en Tunisie) et celle des femmes d’origine sub-saharienne (l’Afrique sub-saharienne est aujourd’hui la seule région du monde où la fécondité est significativement supérieure au seuil de remplacement des générations).

La croissance du nombre de musulmans dans notre pays est alimentée en majeure partie par le flux migratoire, dans la mesure où, d’une part, le nombre de conversions à l’islam au sein de la population autochtone reste à un niveau relativement modeste, et d’autre part une grosse partie de notre flux d’immigration est originaire de pays où la population est majoritairement musulmane.

L’impuissance de l’état, la complicité des "experts"

Les deux derniers chapitres de l’ouvrage sont consacrés à examiner par quels mécanismes une politique aussi impopulaire et aux résultats aussi désastreux a pu être mise en place et se perpétuer. L’auteur y voit le résultat de l’impuissance d’un état qui a fini par déléguer tous ses pouvoirs en la matière à des institutions internationales et à des juges, et de l’intoxication du débat public par de prétendus experts qui ont quitté le terrain de la connaissance basée sur les faits au profit de celui du dogme. Ces experts, dont l’attitude frise parfois l’obscurantisme, nous dit-il, « travaillent souvent à « convertir » l’opinion publique plutôt qu’à l’informer ».

Le propos sur l’impuissance de l’état n’est pas extrêmement original, mais il a le mérite de retracer l’historique de ce délitement et d’être étayé avec des données et des exemples plus récents. On en arrive ainsi à des décisions absurdes telles que cette décision de 2025 de la Cour européenne des droits de l’homme enjoignant à la France de suspendre l’expulsion vers l’Algérie de Kamel D., ressortissant algérien précédemment condamné pour des actes de terrorisme, en estimant que son passé terroriste faisait de lui une cible potentielle des renseignements algériens… Il faut donc croire que le fait d’avoir été condamné pour terrorisme devient un motif de protection contre le renvoi du territoire, au mépris du principe général du droit qui veut que nul ne devrait pouvoir se prévaloir de ses turpitudes.

Autre exemple de décision absurde : pendant la crise sanitaire alors que tout le pays était à l’arrêt et que les citoyens français étaient assignés à résidence à leur domicile, le Conseil d’état s’est opposé à toute restriction à l’entrée de demandeurs d’asile, qui pouvaient continuer à franchir librement la frontière française.

Pour conclure

Au total, l’ouvrage de Nicolas Pouvreau-Monti est une mine d’or sur la question migratoire. À ce titre, il devrait intéresser tous ceux qui se préoccupent de l’avenir de notre pays, et il devrait constituer une lecture incontournable pour tous ceux qui aspirent aux responsabilités.

L’immigration est un élément clé des discours des tenants de la religion diversitaire, et le système migratoire profite à une frange – certes minoritaire mais influente – de la population et de la société civile : associations subventionnées, hiérarques et employés d’un état-providence devenu obèse et incapable de se cantonner à ses missions essentielles, patrons du bâtiment et des services ravis de pouvoir alimenter par l’immigration « l’armée de réserve du capital » et ainsi comprimer les salaires, bourgeois-bohèmes trop heureux de pouvoir se faire livrer à domicile ou faire garder leurs enfants par des africains payés au lance-pierres… On peut donc s’attendre à ce que, par idéologie ou par intérêt, des officines progressistes tentent de décrédibiliser l’ouvrage.

Certes, les statistiques, fussent-elles élaborées et produites avec la plus grande rigueur (ce qui est le cas des statistiques officielles telles que celles mobilisées par Nicolas Pouvreau-Monti dans cet ouvrage), n’admettent jamais une interprétation univoque : d’autres statistiques, produites avec la même rigueur, peuvent ensuite conduire à nuancer le discours et parfois même venir le contredire. Nicolas Pouvreau-Monti n’appelle d’ailleurs pas à clore le débat mais à l’ouvrir, en particulier à l’occasion du « grand moment de conversation nationale » que va représenter l’élection présidentielle de 2027. Mais en s’appuyant sur des données solides, en n’omettant d’analyser aucune dimension importante du phénomène migratoire, et par la profondeur et la rigueur de son analyse, Nicolas Pouvreau-Monti a placé la barre très haut pour ses contradicteurs, il a en quelque sorte magistralement inversé la charge de la preuve.

Article paru sur Polémia, cliquez ici

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lundi, 27 avril 2026

Troubles au Mali : attention à la vague migratoire !

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Thomas Joly - Président du Parti de la France

Dans ce qu'il se passe au Mali, tout est à la fois prévisible et tragiquement ironique. Le pouvoir en place - désormais vacillant - a chassé la France, qui combattait les islamistes, pour se jeter dans les bras de la Russie, embourbée dans le conflit ukrainien ; et voilà que les djihadistes frappent avec une audace et une coordination inédites.

Qu’on soit clair : la France n’a plus rien à faire au Mali depuis que ses dirigeants ont choisi de tourner le dos à ceux qui versaient leur sang pour stabiliser la région. Mais croire que ce chaos restera cantonné aux frontières sahéliennes est une erreur.

Car si les djihadistes prennent le pouvoir, ce n’est pas seulement un État sous-développé qui sombrera davantage. La conséquence immédiate sera une pression migratoire accrue vers l’Europe ; et en premier lieu vers la France.

Et pourquoi la France ? Parce que nos dirigeants ont fait de nos frontières une passoire, et parce qu’une importante diaspora malienne est déjà installée sur notre sol, créant un appel d’air évident. Les flux suivent toujours les liens humains existants.

Le blog de Thomas Joly cliquez ici

20:06 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Rapport sur l’audiovisuel public, le devoir de transparence

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Gaëtan de Capèle

Pendant des semaines, une commission d’enquête parlementaire a ausculté le fonctionnement de l’audiovisuel public sous toutes ses coutures. Les questionnements rugueux de son rapporteur, ses partis pris, son utilisation intempestive des réseaux sociaux peuvent naturellement prêter le flanc à la critique. Ils sont d’ailleurs, sans surprise, exploités par tout le système qu’il a mis à nu, pour tenter de décrédibiliser ses travaux.

Mais, quoi que l’on pense de ses méthodes, Charles Alloncle s’est réellement plongé dans le dossier, en s’appuyant sur une solide documentation, d’ailleurs en partie fournie par des sources internes au paquebot de la télévision publique, qui n’a pas toujours brillé par sa transparence. Une fois n’est pas coutume, il a ainsi été possible de mettre sur la table, dans le cadre solennel du Parlement, tous les sujets qui fâchent au cours d’entretiens menés avec pugnacité. S’agissant d’une entreprise publique à laquelle les contribuables consacrent chaque année 4 milliards d’euros, on ne voit pas où est le scandale.

Les discussions ont notamment permis de mettre en cause le bon usage de cette masse considérable d’argent public, comme l’avait déjà fait la Cour des comptes dans un rapport particulièrement sévère. Comme par hasard, la direction de France Télévisions s’est empressée d’annoncer un plan d’économies au beau milieu des débats. Les discussions ont aussi donné l’occasion de demander des explications sur l’existence de placards dorés, sur l’omniprésence de sociétés de production extérieures, sur les bonnes affaires d’animateurs vedettes ou encore sur les biais idéologiques manifestes d’émissions en prime time. Chacun a eu la possibilité de s’expliquer, et même parfois de s’offrir le plaisir d’un esclandre public.

Que ce coup de pied dans la fourmilière ne soit pas du goût d’un milieu davantage enclin à s’autoprotéger qu’à rendre des comptes n’étonnera personne. Mais qu’une vaste offensive de pilonnage puisse conduire à enterrer le rapport issu de cette commission d’enquête, suivie par des centaines de milliers de personnes, serait inacceptable.

Source : Le Figaro 27/4/2026

09:47 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 2 mai, à Argenton-sur-Creuse (36) : Francis Bergeron présentera sa biographie de Parmentier

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01:27 Publié dans Bio Collection, Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le groupe musical "Fraction" vient de composer un morceau dédié à Quentin

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FRACTION a enregistré un nouveau morceau dédié au jeune Quentin tué par les antifas à Lyon. Le titre : "Quentin présent !"
 
Découvrez la pochette de ce single. Ce nouveau morceau sera bientôt dévoilé. Quelques jours avant la commémoration de Sébastien Deyzieu, Quentin et tous nos camarades assassinés, organisée par le Comité du 9 mai.
 
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00:53 Publié dans CD, Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 26 avril 2026

UN GRAND ENTRETIEN AVEC MICHEL FESTIVI, AUTEUR DU CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES, SUR BREIZH INFO

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« Le national-syndicalisme espagnol fut radicalement à part » : Michel Festivi raconte l’histoire des Phalanges 

Source Breizh info cliquez ici

Figure régulière de Synthèse nationale et auteur d’une œuvre déjà conséquente sur l’histoire de l’Espagne contemporaine — dont une biographie de Miguel Primo de Rivera et un ouvrage sur la guerre civile, L’Espagne ensanglantée —, l’historien Michel Festivi publie cette fois une synthèse consacrée aux Phalanges espagnoles, dans la collection « Les Cahiers d’histoire du nationalisme » dirigée par Roland Hélie.

Un volume de 150 pages, accessible au grand public, qui retrace la genèse, la trajectoire et l’héritage de ce mouvement national-syndicaliste né dans l’effervescence des années 1930, autour des figures fondatrices de Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo et José Antonio Primo de Rivera. Pour Breizh-Info, l’auteur revient sur la spécificité de cette « troisième voie » à l’espagnole, profondément marquée par le catholicisme, le castillanisme et l’héritage impérial, mais aussi sur le destin tragique d’un courant que l’unification franquiste finira par broyer.

L’occasion également d’éclairer, à la lumière de l’histoire, les lignes de fracture d’une Deuxième République qui portait en elle, selon plusieurs historiens et des témoins républicains eux-mêmes, les germes du chaos, et d’évoquer les lois mémorielles voulues par l’actuel gouvernement de Pedro Sánchez pour imposer une lecture officielle de cette période. Entretien (passionnant).

Breizh-info.com : Les Phalanges espagnoles est votre cinquième livre, et le quatrième consacré à l’histoire contemporaine de l’Espagne. Qu’est-ce qui vous a poussé, cette fois-ci, à centrer un ouvrage spécifiquement sur l’histoire des Phalanges — Las JONS, la Falange Española, puis leurs avatars successifs ? Quel vide cherchait-il à combler dans la bibliographie francophone ?

Michel Festivi : C’est en réalité mon 6e ouvrage consacré à l’histoire de l’Espagne. Pour être honnête, c’est Roland Hélie, le directeur de Synthèse nationale, qui publie un blog quotidien et une revue trimestrielle au titre éponyme, dans lesquels je collabore régulièrement, qui m’a demandé, pour sa collection « les Cahiers d’histoire du nationalisme », d’écrire cette histoire des Phalanges espagnoles. C’est donc le numéro 32 de ces Cahiers. J’ai accepté d’autant plus volontiers, que cela complète parfaitement je crois, ce que j’ai déjà écrit sur cette période, et à chaque fois, Breizh info m’avait accordé un entretien, ce dont je l’en remercie vivement. Ce n’est pas tant un vide que je cherchais à combler, car Arnaud Imatz, l’un de mes préfaciers sur ma biographie de Miguel Primo de Rivera, a écrit une œuvre considérable sur José Antonio et le national-syndicalisme (1). Le regretté Jean Claude Valla avait aussi publié un opuscule sur Ledesma Ramos (2), et feu Olivier Grimadi, un cahier sur José Antonio (3). Mais Roland Hélie souhaitait une synthèse actualisée sur l’histoire de ces phalanges, accessible au plus grand nombre.

Breizh-info.com : Vous évoquez en introduction l’onde de choc provoquée par la Première Guerre mondiale et l’émergence du bolchévisme léniniste, qui vont bouleverser la scène politique italienne, allemande, puis espagnole. Pourquoi l’Espagne, restée pourtant neutre durant le premier conflit mondial, a-t-elle été à ce point traversée par ces bouleversements idéologiques au cours des années 1920-1930 ?

Michel Festivi : Aucun pays européen n’a été épargné par les bouleversements considérables qu’ont provoqué les désastres matériels, humains et économiques de la 1ere guerre mondiale, ainsi que l’arrivée du bolchévisme en Russie fin 1917, qui entendait s’étendre au monde entier, par son bras armé de la IIIe internationale à partir de 1920. L’historien allemand Ernst Nolte, les italiens Emilio Gentile ou Renzo de Felice, ont chacun en ce que les concerne, largement approfondi et documenté cela, en explicitant comment les fascismes allemand ou italien ont été une « réaction » de défense contre l’internationalisme communiste, par la mise en exergue de la nation comme point d’ancrage. Certes ce fut en premier lieu, les vaincus de cette guerre, ou ceux qui ont vu leur victoire « mutilée » qui en ont subi le choc le plus fort. Mais la Roumanie, la Grèce, la Bulgarie, la Hongrie, la Croatie ont été traversées par des mouvements « fascistes » ou apparentés. Aucun pays n’a été épargné et même la France avec dans les années 1925/1927, un mouvement comme le faisceau de Georges Valois (4). L’Espagne connut elle aussi, ce phénomène très particulier, qui voulait affirmer une synthèse nouvelle, une troisième voie, pour dépasser le capitalisme et le socialisme, surtout après la crise de 1929, qui pourtant fut bien moins importante qu’en Allemagne par exemple. Neutre pendant cette guerre « européenne », L’Espagne souffrit une crise grave en 1917, qui fut matée par l’armée et connaissait d’autres déséquilibres économiques et sociaux, qui pouvait la rendre apte à cette recherche d’une 3e voie.

Breizh-info.com : Le national-syndicalisme espagnol se présente comme une « troisième voie » entre capitalisme libéral et socialisme marxiste. En quoi cette proposition espagnole se distinguait-elle, dans sa doctrine économique et sociale, du fascisme italien de Mussolini ou du national-socialisme allemand ? Peut-on parler d’une spécificité hispanique réelle, ou s’agissait-il d’une simple adaptation locale de modèles étrangers ?

Michel Festivi : Ce qu’il faut bien comprendre, et c’est ce que j’ai tenté de faire valoir dans cet ouvrage, c’est la spécificité de chaque nation, de chaque histoire nationale. Chaque trajectoire historique a été et est profondément différente. De là des particularités très éloignées les unes par rapport aux autres. L’Espagne avait été un très grand pays-empire aux XVIe et XVIIe siècle. Son histoire est radicalement différente de celle de l’Allemagne et de l’Italie, états des plus récents. Sous Charles Quint, Philippe II et plusieurs de leurs successeurs, le soleil ne se couchait jamais sur l’Espagne et ses possessions américaines, africaines, asiatiques. Cela a laissé des traces indélébiles, tout comme la Reconquista sur les mahométans, qui a forgé l’État espagnol, si différent de notre État national français par exemple. Donc le national-syndicalisme fut radicalement à part, comme troisième voie, avec ce qui a pu se passer en Allemagne ou en Italie, où de plus, là-bas, il prit le pouvoir, fascisme en Italie, national-socialisme en Allemagne, car en plus des singularités inhérentes à chaque pays, les hommes jouèrent un rôle capital. Mais bien sûr ceux qui en Espagne, tenteront « de conquérir l’État », s’en inspireront même s’ils entendaient prendre une trajectoire spécifiquement espagnole, comme leurs déclarations le prouvent.

Breizh-info.com : Vous accordez une place importante à Ramiro Ledesma Ramos et Onésimo Redondo, fondateurs desJuntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista, souvent éclipsés dans la mémoire collective par la figure rayonnante de José Antonio Primo de Rivera. Quel rôle exact jouent Ledesma Ramos et Redondo dans la genèse intellectuelle du mouvement, et pourquoi leur héritage demeure-t-il aujourd’hui moins commenté ?

Michel Festivi : Tout a commencé en Espagne par ces deux hommes. José Antonio vient après. Comme souvent en histoire, on ne retient que le dernier arrivé et qui emporte toute la mise. Car José Antonio avait une aura exceptionnelle. Mais ce sont véritablement Ramiro Ledesma Ramos et Onésimo Redondo qui ont posé les bases théoriques du national-syndicalisme. L’un à Madrid, avec son hebdomadaire La Conquista del Estado, dès 1931. L’autre un peu avant d’ailleurs à Valladolid, avec Las Juntas Castellanas de Actuation hispanica et un hebdomadaire Libertad, qui ne disparaîtra qu’en 1979. C’étaient à la fois des intellectuels brillants, et des personnes passionnées par l’action. Ils avaient le même âge et étaient très jeunes, 27 ans en 1931. Le premier était diplômé de philosophie et de Lettres, et parlait parfaitement l’allemand ; le second, licencié en droit fut lecteur d’espagnol à l’université de Mannheim. C’est d’ailleurs une constante de tous ces phénomènes « fascistes » ou proto-fascistes, le culte de la jeunesse et de la modernité. Ils se sont rapidement réunis pour former las JONS. Puis ils s’associeront avec José Antonio, puis ils se sépareront.

Breizh-info.com : Vous soulignez les trois ingrédients spécifiquement espagnols qui viennent colorer cette aventure politique : l’hispanisme, le catholicisme et le castillanisme. Comment ces trois éléments interagissent-ils dans la pensée phalangiste, et dans quelle mesure rendent-ils le national-syndicalisme espagnol irréductible à ses cousins européens ?

Michel Festivi : Votre question contient quasiment toute la réponseL’histoire de l’Espagne ne ressemble en rien à celles des autres nations européennes, je l’ai indiqué. L’hispanisme apporte une touche particulière d’universalité. Le catholicisme a irrigué profondément la vie politique et sociale de l’Espagne, alors que désormais on sait que le fascisme mussolinien, mais surtout le nazisme allemand, étaient profondément anticatholique. L’Église italienne, par sa force spirituelle et avec le concours de la Papauté a réussi, par les accords du Latran de 1929 à conserver une partie de ses prérogatives, non sans difficultés. Mussolini aurait voulu que tout s’organise autour des mouvements de jeunesse fascistes. Mais en Allemagne, le protestantisme va devenir une religion d’État, à de rares exceptions près, et le catholicisme va être broyé par le nazisme, et les premiers résistants allemands à Hitler, seront bien souvent catholiques, comme le mouvement de la Rose blanche à Munich, avec Sophie et Hans Scholl. Le castillanisme a été la base de la Reconquête et de la consolidation de l’État espagnol, et après la grave crise intellectuelle et morale de 1898, c’est sur le castillanisme et la Castille, que vont s’appuyer les intellectuels espagnols, comme Miguel de Unamuno ou les frères Machado, Azorin ou Perez de Ayala, pour tenter de régénérer le pays. Au moment où va s’implanter en Espagne, le national-syndicalisme, la IIème république se met en place, et les chefs des gauches qui dominent le pays vont s’attaquer frontalement à l’Église et à ses institutions. Le national-syndicalisme est donc une synthèse de toutes ces histoires, et puis il faut rajouter un zeste d’anarchisme, très présent alors en Espagne, notamment en Catalogne et au Levant, aussi en Andalousie. Beaucoup d’anarchistes rejoindront les JONS et le syndicat phalangiste CONS n’aurait pas existé sans l’apport des anarchistes et des communistes en rupture de ban.

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19:18 Publié dans Michel Festivi, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

AVEZ-VOUS COMMANDÉ LE CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES ?

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L’Histoire des Phalanges Espagnoles : Dépasser le communisme et le capitalisme

Les bouleversements considérables générés par la Première Guerre mondiale, et l’émergence du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917, vont ébranler l’histoire de l’Italie puis de l’Allemagne, et l’onde de choc va se prolonger dans toute l’Europe, jusqu’en Espagne.

Ainsi, les années 1920-1930 produiront de nouvelles idéologies, et la Péninsule découvrira le national-syndicalisme, qui tentera d’édifier une troisième voie, pour dépasser le capitalisme, le libéralisme, ainsi que le socialisme marxiste ou libertaire, mais dans la sphère nationale, devenue la référence suprême. C’est donc l’histoire de ces mouvements et des hommes qui le porteront, que l’auteur nous fait découvrir, dans cette synthèse documentée qui revient sur l’histoire de l’Espagne parallèlement.

Car la plupart des nations européennes, en ce premier tiers du XXe siècle, vivront des expériences politiques et idéologiques novatrices voire révolutionnaires, qui entendaient lutter à la fois contre le libéralisme économique que l’on pensait en fin de vie, surtout après la crise économique et financière d’octobre 1929, mais en aspirant à surpasser le communisme léninisme ou libertaire, pour en finir avec la lutte des classes, et œuvrer au bien commun dans un cadre national, comme l’ambitionnera le national-syndicalisme.

C’est cette équation très compliquée, teintée de surcroit d’hispanisme, de catholicisme, de castillanisme, que nous narre l’auteur, au travers de l’histoire politique des Juntas de Ofensiva Nacional-sindicalista (Las JONS), et de la Falange Española, (La FE) et de ceux qui entendront entreprendre le renouveau du destin de l’Espagne et conquérir l’État : Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Ruiz de Alda, et quelques autres, et aussi, bien sûr et surtout, José Antonio Primo de Rivera.

Ces mouvements qui voulaient créer une nouvelle Espagne, n’échapperont pas à l’histoire tragique mais aussi glorieuse, de cette séquence espagnole : la Guerre civile, puis le régime franquiste.

L’auteur :

Michel Festivi a été avocat pendant quarante ans. Il a été Bâtonnier de son Ordre, et membre du Conseil de l’Ordre. Depuis sa retraite en 2019, il a écrit et publié de nombreux livres sur la IIe République espagnole (1931-1936), les violences politiques qui ont ensanglanté l’Espagne depuis la fin du XIXe siècle, une biographie du général Miguel Primo de Rivera (1923-1930), préfacé par Arnaud Imatz, ouvrage qui a été traduit et publié en Espagne, avec une nouvelle préface de Pio Moa. Il a en 2024, consacré une étude historique approfondie sur les trahisons et les mensonges du Parti communiste « français », préfacé par Francis Bergeron, ainsi qu’en 2025 une publication sur Les griffes de Staline sur l’Espagne Républicaine (1936-1939), préfacé par Pio Moa, et une biographie de Francisco Franco, dans la collection Bio-collection.

Michel Festivi écrit régulièrement sur la politique et l’histoire, sur plusieurs sites : Eurolibertés, Synthèse nationale, Nouveau Présent, Riposte Laïque, Meta-infos. Il publie aussi des articles dans des revues comme Lectures françaisesReconquête du Centre Charlier, la revue Synthèse nationale, ainsi que dans la Revue d’Histoire européenne.

Les Phalanges espagnoles, Michel Festivi, Synthèse nationale, Les Cahiers d'Histoire du nationalisme, n°32, 156 pages, sortie avril 2026, 24,00 €

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France à droite, élites à gauche

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Le titre de la chronique de Pascal Praud dans le Journal du dimanche résume tout. La France est politiquement à droite comme viennent de le confirmer les récentes élections municipales. Mais le Français a encore quelque chose de Normand, il hésite entre un mortel ni oui ni non ? Faute d’avoir engagé la guerre culturelle, la droite française – je parle de celle des urnes -, est à la traîne d’une pensée de gauche qui fait de jour en jour la démonstration de sa faillite. Et Vincent Bolloré est l’un des rares à l’avoir compris quand ces idiots du patronat invitent avec des pincettes le premier parti de France, le Rassemblement national. Qu’on l’aime ou pas, il mène la danse. Notre drame : être cerné par la bêtise !

Lire la suite ICI

Source : Journal du dimanche, 26/4/2026

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samedi, 25 avril 2026

Uber Eats, Deliveroo : la justice va-t-elle enfin soulever le tapis sous lequel la bobosphère cache ses esclaves immigrés ?

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Yann Vallerie, Breizh info cliquez ici

Il faut se réjouir. Une fois n’est pas coutume, l’appareil judiciaire s’intéresse à quelque chose d’utile. Le 23 avril, une plainte pénale pour « traite d’êtres humains » a été déposée devant la procureure de la République de Paris contre Deliveroo et Uber Eats, portée par plusieurs collectifs de livreurs la Maison des livreurs de Bordeaux, la Maison des coursiers à Paris, les associations Amal et Ciel — et par l’avocat Thibault Laforcade. Une démarche inédite en France. Mise en demeure additionnelle pour « discrimination algorithmique ». Action de groupe en ligne de mire. On voudrait que chaque plainte fasse autant de bruit. On voudrait surtout que chaque plainte, cette fois, aille jusqu’au bout.

Un chiffre qui dit tout

98% de ces livreurs sont nés à l’étranger. 64% n’ont pas de titre de séjour. Ils pédalent soixante-trois heures par semaine pour 1420 euros brut — quand les courses ne les paient pas trois euros net pour vingt kilomètres dans la nuit parisienne, à contre-sens de bus et sous l’averse, avec un sac isotherme qui leur scie les épaules et un smartphone qui leur hurle le prochain ordre. Les accidents sont massifs, les troubles urinaires généralisés — car on n’a pas le temps d’aller aux toilettes quand l’algorithme vous déconnecte — les douleurs chroniques banales. L’Anses avait tiré la sonnette d’alarme dès mars 2025. Personne n’a bougé. Un sentiment d’impunité totale pour les patrons.

Il a raison : depuis dix ans, ce système s’est installé dans nos villes avec l’aplomb des choses acquises, sous l’œil bienveillant des pouvoirs publics et la gloutonnerie béate de ses clients.

Qui profite, exactement ?

Il faut poser la question qui brûle les lèvres et que personne, dans la grande presse, ne pose : qui commande, le soir, à l’heure où ces hommes pédalent pour trois euros sous la pluie ? Qui signe, d’un index nonchalant sur une application, l’ordre qui les lance dans la circulation ? Ce ne sont pas les ouvriers des usines fermées du Nord. Ce ne sont pas les retraités de la campagne du Morbihan qui se cuisinent un ragoût. Ce ne sont pas les familles populaires qui travaillent à pas d’heure et qui savent, elles, ce que vaut un salaire gagné à la sueur du corps.

Non. Les clients, ce sont eux : les cadres supérieurs de la métropole, les diplômés des grandes écoles de management, les communicants, les créatifs, les consultants, les « talents » — comme ils se désignent eux-mêmes avec une coquetterie de classe que le marxiste Bourdieu n’aurait pas reniée.

Eux et leurs compagnes artistes, et leurs copains étudiants, communicants, etc qui se font livrer chaque soir parce qu’ils ne savent plus faire cuire une pomme de terre, parce que faire des courses « prend trop de temps », parce que leur week-end à Lisbonne les a épuisées. La bobosphère parisienne et ses répliques provinciales. La classe qui a voté Macron deux fois en se pinçant le nez, qui flirte aujourd’hui avec une gauche de salon dont toute la radicalité consiste à poster le bon hashtag pendant qu’un Malien lui monte son pad thaï au cinquième étage sans ascenseur.

L’immigration, ce grand mensonge de la gauche urbaine

Tout l’édifice idéologique de cette classe repose sur un bluff monumental : celui de l’immigration « richesse pour tous ». Or l’immigration de masse ne profite qu’à deux catégories, strictement. D’abord aux patrons qui y trouvent une main-d’œuvre docile, sans papiers donc sans recours, interchangeable, impossible à syndicaliser — le rêve humide du capitalisme tardif. Ensuite à cette bourgeoisie métropolitaine qui vote à gauche et qui achète le confort domestique — la livraison, la garde d’enfant, le ménage, le chauffeur Uber — à des tarifs impensables si ces services étaient rendus par un Français payé dignement. Le reste du pays, lui, paie : en services publics saturés, en logements raréfiés, en salaires tirés vers le bas, en cohésion nationale pulvérisée.

Cette bourgeoisie urbaine se paie en prime le luxe moral d’être gauchiste. Elle vote écologie ou LFI en s’envolant trois fois l’an pour Bali. Elle se dit antiraciste en ne fréquentant aucun Africain autrement que par le judas de son interphone, quand elle ouvre la porte pour saisir son sushi-pokebowl. Elle dénonce l’exploitation capitaliste tout en cliquant, le soir, sur l’application même qui la met en œuvre sous son nez.

Le même type qui commande sa coke

Et pendant qu’on y est, tant qu’à gratter la couche de vernis, lisons ce tableau jusqu’au bout. Cette même petite bourgeoisie, qui se fait livrer ses noodles végétariens par des livreurs sans-papiers, est aussi celle qui « sniffe un peu » les vendredis soir entre amis, qui appelle « son dealer » comme d’autres appellent leur ostéopathe, et qui alimente par son nez les cartels colombiens, mexicains, les massacres dans les favelas brésiliennes et les règlements de comptes à la kalachnikov dans les cités marseillaises. Le même individu, en une même soirée, finance une chaîne logistique d’exploitation humaine et une guerre de gangs meurtrière à dix mille kilomètres. Il ne s’en émeut pas. Il se dira de gauche, pourtant. Il partagera une infographie sur la souffrance animale entre deux rails.

Que crève ce modèle

Il y a dans la décision de ces associations une justice élémentaire, presque physique. Leur plainte, leur mise en demeure, l’action de groupe qui se profile, le texte européen adopté en novembre 2024 qui doit requalifier cinq millions et demi de travailleurs de plateformes : tout cela converge vers une conclusion, et il faut la prononcer clairement. Ce modèle doit disparaître. Pas être réformé, pas être « encadré », pas être « amélioré ». Disparaître. Comme doit disparaître, avec lui, l’idéologie qui l’a rendu possible : cette fiction d’une société fluide, connectée, où le travail humain se dématérialise en un service instantané délivré à domicile, et où l’on peut prétendre à la vertu morale tout en vivant sur le dos d’un prolétariat importé et invisibilisé.

Une civilisation digne de ce nom ne se nourrit pas de la misère des autres. Elle ne sous-traite pas ses tâches fondamentales — cuisiner, élever, transporter, soigner — à une main-d’œuvre qu’on fait venir du bout du monde pour la payer au lance-pierres. Une nation qui se respecte mange ce qu’elle cuisine, cuisine ce qu’elle achète, achète ce que ses propres paysans produisent, et rémunère dignement ceux qui la servent. Ce n’est pas un programme politique. C’est du bon sens. C’est ce qu’on appelait autrefois, sans rougir, la civilisation.

Que cette plainte aille au bout. Que la jurisprudence tombe. Que Deliveroo, Uber Eats et leurs clones disparaissent, et ne restent dans la mémoire entrepreneuriale que de la façon suivante : celui des entreprises dont la seule évocation, un jour, fera honte.

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25 avril 1974, révolution des œillets au Portugal

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Jean-François Touzé

 
25 avril 1974, révolution des œillets au Portugal, menée par de jeunes capitaines progressistes travaillés par l'influence sournoise des partis clandestins de gauche et de leurs leaders en exil.
 
C'esr la fin de l'Estado Novo qui n'aura donc survécu que quatre ans à son fondateur.
 
Occasion pour nous de saluer la mémoire d'Antonio de Oliveira Salazar qui, presque 40 années durant, aura protégé son peuple de la guerre, du communisme, des dérives du modernisme, de la décatholisation et des excès mondialistes du capitalisme (par la voie du corporatisme), tout en maintenant la grandeur coloniale de son pays.
 
Pour mieux connaître ce grand chef d'État éclairé, lire l'ouvrage que lui a consacré Jean-Claude Rolinat paru aux éditions Synthèse nationale.
 
NDLR SN : pour commander ce livre, cliquez ici
 

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16:30 Publié dans Jean-François Touzé, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le journal du chaos

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vendredi, 24 avril 2026

Jeudi 7 mai, à le XVIIe Chambre correctionnelle de Paris : PROCÈS DE THOMAS JOLY = PROCÈS DU PEUPLE FRANÇAIS !

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Thomas Joly, président du Parti de la France

Poursuivi par la « justice française » pour avoir écrit sur mon blog « Il est de notre devoir de laisser à nos enfants autre chose qu'un dépotoir du Tiers-Monde où ils se feront violer et égorger » illustré avec l'affiche « Donnons un avenir aux enfants blancs », mais aussi pour avoir écrit « Avec Marion Maréchal, défendons nos traditions, notre identité, notre civilisation et foutons l'islam hors d'Europe », je passe devant la XVIIe chambre correctionnelle de Paris jeudi 7 mai à 13h30.

J'assurerai moi-même ma défense lors de ce procès politique.

23:17 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

24 avril 1903 : naissance de José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange espagnole

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À PROPOS DE LA PHALANGE ESPAGNOLE :

L’Histoire des Phalanges espagnoles, entretien avec Michel Festivi 

Entretien avec Michel Festivi, avocat honoraire et historien, qui vient de publier aux éditions Synthèse nationale, dans la collection « les cahiers d’histoire du nationalisme » : Les Phalanges espagnoles, dépasser le communisme et le capitalisme.

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne, et pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ? 

Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.

Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?

Comme l’exige cette collection, dirigée par Franck Buleux et sous la responsabilité de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la première guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.

Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol, et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?

Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme la Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « la rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’état, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses réflexions sur la violence (1908). Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.

Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?   

Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.

Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?

Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la première guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc.… et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.   

Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?

Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.

Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?  

Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIème république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.  

Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les cahiers d’histoire du nationalisme n°32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 euros.

Pour commander ce Cahier cliquez ici

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RAPPEL : samedi 25 avril, en Vendée...

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Vendredi 1er mai : Nice rend hommage à Jeanne d'Arc

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jeudi, 23 avril 2026

L’attaque des plumitifs

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La Chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol

La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a révélé aux Français l’incroyable gabegie financière quils paient. Grâce aux questions incisives de Charles Alloncle, le député UDR (Union des droites pour la République d’Éric Ciotti) de la IXe circonscription de l’Hérault, les contribuables s’aperçoivent que la radio-télévision publique française dépense un pognon de dingue pour des programmes souvent wokistes et un pluralisme intellectuel et politique plus qu’aléatoire.

Il est néanmoins possible que son rapport final ne soit jamais publié. Un vote négatif de la majorité des membres interdirait à l’avenir toute référence à ses travaux. Le cas s’est déjà présenté en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarközy au sujet du financement des principaux syndicats (salariés et patronaux) en France avec le rapport du député centriste Nicolas Perruchot. Le précédent existe bel et bien; il risque de se reproduire prochainement.

Cette éventualité n’atténue pas la fébrilité d’un milieu nanti agacé par les interrogations percutantes du rapporteur Charles Alloncle. Cette coterie fomente dès lors une campagne de presse. Sans même attendre le verdict final de la commission d’enquête, le système médiatique d’occupation mentale déverse des tonnes de boue sur des associations honorables qui n’ont pas l’heur de lui plaire. Il se lance dans une fumeuse chasse au gaspillage et désigne ses proies, à savoir les groupes dissidents.

La une de Libération des 18 et 19 avril 2026 le prouve. Outre l’éditorial fielleux de Dov Alfon d’ailleurs sur le départ pour cause de conflit interne fracassant entre extrême centre macroniste et extrême gauche elle-même divisée en pro- et anti-Mélenchon, l’article à charge est bien entendu signé par les inamovibles Dupont et Dupond de la rédaction, deux gars qui ne seront jamais des « grands reporters » et qui n’entendront siffler à leurs oreilles que les balles de tennis.

Grassement arrosé d’argent des Français (5 199 912 € en 2023) dont plus d’un tiers au moins vote très mal, Libération va bientôt recevoir un modique supplément de 17 millions d’euros de la part de Daniel Kretinsky. Cet homme d’affaires doit s’ennuyer ferme puisqu’il a donné en quatre années plus de… soixante millions d’euros. Pourquoi cet intérêt dispendieux ? Que Libé s’explique et raconte en quoi le journal est devenu la danseuse d’un industriel tchèque. Dans l’économie réelle, une entreprise pourrait-elle tenir sans une incessante perfusion financière ?

Richement pourvu, le quotidien gauchiste-bancaire s’indigne donc que des associations respectables telles l’Institut Iliade, le collectif Némésis, Polémia, TVLibertés, Radio Courtoisie, Academia Christiana, l’Institut Emmanuel-Ratier, etc., bénéficient de facilités fiscales indirectes. Le code général des impôts permet en effet que les dons aux associations assurent aux donateurs une réduction fiscale de 66 % déductible dans la limite de 20 % du revenu imposable. Cette disposition irrite l’autoproclamé camp du Bien. Président LFI de la commission des Finances à l’Assemblée nationale, Éric Coquerel juge cette situation scandaleuse. Il préférerait que tout l’argent public aille à ses amis et à eux seuls. On peut comprendre sa vive jalousie.

La récente campagne de presse présente un caractère odieux et discriminatoire. Pourquoi les contribuables et les chefs d’entreprise ne pourraient-ils pas soutenir les associations de leur choix ? Devraient-ils se faire extorquer légalement pour le seul profit d’une nébuleuse aux idées pathogènes (Streetpress, l’hebdomadaire Politis, SOS Racisme ou la plateforme d’information en ligne Blast) ? Disons-le clairement : s’inquiéter du grand remplacement démographique avéré relève à 100 % de l’intérêt général, n’en déplaise aux peine-à-jouir selon l’expression de l’ancienne mairesse de Paris, Anne Hidalgo.

L’article en premières pages de ce numéro de Libération n’est que le premier étage d’une opération malfaisante plus vaste. Derrière le sujet de la réduction fiscale accordée associative se profile la remise en question du financement public des formations politiques de l’Opposition nationale : Debout la France, Reconquête !, Les Patriotes et, bien évidemment, le Rassemblement national (RN). Rappelons qu’en 1995 et en 2002, pour des motifs fallacieux, le Conseil constitutionnel annulait le remboursement des frais de campagne présidentielle de Jacques Cheminade et de Bruno Mégret alors que Jacques Chirac dépassait le plafond légal. Signalons aussi que le RN se voit refuser, une fois encore, tout prêt bancaire afin de préparer la campagne présidentielle de 2027. Il est vrai que ce parti va faire un résultat infinitésimal… On remarquera enfin que plusieurs associations mentionnées ont vu leurs comptes bancaires fermés sans la moindre justification. L’impudence bancaire (bankstériste ?) doit cesser immédiatement ! Une proposition de loi contre ces abus, vraies violences bancaires ordinaires, votée en première lecture par l’Assemblée nationale en mars 2025 attend toujours son adoption par un Sénat bien frileux dans ce domaine.

Il ne fait guère de doute que L’Humanité (un autre ogre en argent public) et d’autres périodiques subventionnés reprendront les informations vicieuses de Libération. Il est risible que ces demandeurs de bonne gestion publique soutiennent mordicus l’AME – ce tonneau des Danaïdes pour étrangers clandestins – et maintes initiatives cultureuses dont les fameux spectacles de la rue (et des dépotoirs ?). Ils devraient plutôt balayer devant leur porte avant de faire la leçon chez les autres…

Toutefois, ne négligeons pas cette campagne de presse ! L’ADMP (Association de défense de la mémoire du Maréchal Pétain) et Civitas – avant sa dissolution – ont perdu leur réduction fiscale adressée à leurs contributeurs fidèles. On est en présence d’une nouvelle métastase du sinistre « harcèlement démocratique » théorisé dès le milieu des années 1980 par le socialiste Jean-Christophe Cambadélis qui voulait freiner - avec le succès que l’on sait maintenant - l’essor du Front national.

Cette riposte des plumitifs témoigne de l’état d’esprit fort peu inclusif des chantres de l’inclusion et du vivre ensemble mortifère. Ces épurateurs rêvent de chasser de la vie courante tous ceux qui osent les contrarier ou les contredire. Leur haine n’a aucune limite. Des militants royalistes, identitaires ou nationalistes-révolutionnaires fondent des entreprises privées tôt ou tard dénoncées, vilipendées, stigmatisées et mises au pilori. Les slogans crasseux des antifas confirment un rejet pathologique de l’altérité véritable qui mériterait un solide examen psychiatrique.

Le système médiatique d’occupation mentale recherche la mort sociale, civique et professionnelle de ses détracteurs. Ces derniers doivent-ils s’exiler à l’étranger ? Non, car, aux yeux du Régime hexagonal, les représentants de la   « Bête immonde » seraient capables de souiller de leurs idées nauséabondes leur pays d’accueil. L’euthanasie représenterait une solution plus appropriée…

Notre combat pour la civilisation albo-européenne est existentiel ! Se déroule par conséquent une lutte à mort avec les suppôts de la subversion actuelle. Contre eux s’impose une réaction vigoureuse et hardie. Au manœuvres dilatoires et diffamatoires des bien-pensants répond le sursaut des cœurs rebelles !

Salutations flibustières !

La Chronique flibustière, n°190

22:34 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Espagne : nouvel accord de gouvernement régional entre le Parti populaire et Vox en Aragon

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Michel Festivi 

Et rebelotte, après l’Estrémadure, il y a quelques jours, un accord régional gouvernemental vient d’être signé entre le Parti populaire et Vox, pour diriger l’Aragon pendant ces quatre prochaines années.

Le 8 février dernier, lors du scrutin, le PP avait stagné, perdant même deux élus, mais restant le 1er parti d’Aragon, alors que Vox avait doublé le nombre de ses élus, 14 au lieu de 7. Un accord était donc indispensable, à défaut, il fallait retourner aux urnes. À douze jours de la limite légale, un pacte a donc pu, enfin, être régularisé.

Le président aragonais, Jorge Azcon, qui sera réinvesti, et le chef de Vox Alejandro Nolasco ont détaillé devant la presse, les grandes lignes qui désormais vont faire fonction de feuille de route pour cette mandature. Tout d’abord, Vox obtient une vice-présidence de l’exécutif ainsi que trois postes de conseiller, celui chargé de la dérégulation, de l’action sociale et familiale ; celui de l’environnement, du tourisme ; et enfin à l’agriculture, l’élevage et l’alimentation. Le PP disposera des six autres postes. Comme en Estrémadure, Vox a obtenu la désignation par la région d’un sénateur.

Alejandro Nolasco a précisé, lors de ce point presse, que cet accord était la réponse à la « majorité naturelle » qui s’est concrétisée dans les urnes « les aragonais ont voulu plus de Vox, et c’est ce qui s’est passé avec cet accord ».

L’une des mesures la plus emblématique, est l’introduction comme principe, de la priorité nationale pour accéder aux logements sociaux, ainsi qu’aux aides publiques et aux services publics, une sorte de priorité. Sinon les deux partis se sont mis d’accord sur un certain nombre de mesures, baisse de la fiscalité, lutte contre l’immigration, renforcement de la sécurité, aides aux agriculteurs, tenter de contrer le Mercosur, l’Aragon ayant comme l’Estrémadure une large composante rurale.

Les deux partis ont promu un accès différencié aux services publics au profit des résidents « historiques », ou ancrés territorialement. En matière d’immigration, ils tenteront de renvoyer les mineurs non accompagnés dans leur pays d’origine, le renforcement des contrôles, l’interdiction du niqab et de la burqa dans l’espace public. Des mesures pour lutter contre les squats sont aussi prévus.

À gauche, les réactions n’ont pas tardé, fustigeant cet accord de la droite avec l’extrême droite. La gauche n’a pas hésité dans les superlatifs stupides « accord honteux, inhumain », elle qui pactise avec les plus extrémistes des communistes et les plus racistes des séparatistes catalans ou basques. C’est bon signe, cela prouve que cet accord va dans le bon sens. On attend maintenant un accord identique en Castille et Leon. Les élections qui se profilent en Andalousie, le 17 mai prochain, s’annoncent capitales, avant des législatives prévues au plus tard en juillet 2027, sauf évènement particulier, qui n’est au demeurant plus impossible, tant le PSOE est sur la sellette judiciaire, et se débat à la Chambre des députés, pour trouver une majorité de plus en plus mince.  

22:27 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Gauche merdiatique et résistance iranienne

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Le billet de Patrick Parment

C’est proprement jouissif de voir toute la quincaillerie intello-merdiatique se déchaîner contre Vincent Bolloré – ce qui ne date pas d’aujourd’hui d’ailleurs – surtout depuis qu’il a viré Olivier Nora de la direction de Grasset. Un déchaînement de haine comme seule cette gauche des prébendes en est capable. C’est moins le fait que ce soit une autre idée du monde qui s’impose que la perte des casse-croûte. Nora s’octroyait gentiment plus d’un million d’euros de salaire par an, comme on apprenait via la commission d’enquête sur l’audiovisuel public qu’un certain nombre de responsables s’octroyaient, outre leurs salaires, des modes de vie princiers. Sans parler de toutes ces associations, dites culturelles quand ce n’est pas pro-immigrés, qui bénéficient de subventions issues de la poche même du contribuable. Je ne sais plus qui disait que deux choses animent l’homme : le fric et le cul. La gauche a bien compris le message, le fric – c’est fait depuis belle lurette - et le cul, déviant de préférence, comme en atteste Olivier Duhamel ou le psychanalyste, hier encore tous deux très médiatiques – Gérard Miller. On est en droit de préférer Vincent Bolloré qui met en avant les principes que lui dictent sa foi chrétienne.

L’Iran résiste

Certes, le régime iranien des Mollah ne peut que choquer nos démocratiques oreilles et encourager notre soutien au peuple iranien qui rappelons-le tout de même, n’est pas arabe mais bien perse. A savoir indo-européen issu comme nous en Europe d’une souche indienne, comme l’a si bien démontré Georges Dumezil. Aussi, espérait-on que cette guerre, déclenchée par la coalition israélo-américaine, allait mettre fin à ce régime dictatorial aux mains pleine de sang. Sauf que l’envers du décor est un peu différent. Il n’y avait en l’état actuel des choses, nulle nécessité pour les Américains de s’en prendre aux Iraniens. Donald Trump s’est fait littéralement enfumé par Benyamin Netanyahou. Ce dernier est en effet obsédé par le nucléaire iranien et sa possibilité de fabriquer une bombe atomique destinée en priorité à Isräel que les mollahs ont juré d’éradiquer. Ce même Netanyahou qui a promis à Trump que cette guerre, purement aérienne, serait une simple balade de santé. Un déluge de bombes s’est donc abattu sur l’Iran à des points jugés stratégiques. Sauf qu’après cinq semaines de bombardement où les drones ont fait preuve de leur efficacité, les Iraniens sont toujours debout et agitent le détroit d’Ormuz comme d’un chiffon rouge. Or, ici, 20% du pétrole et du gaz mondial transitent pour alimenter aussi bien l’Europe que l’Asie, Chine incluse. Cela impacte également tout le marché des engrais dont nos agriculteurs sont friands. Or, en l’état actuel des choses, tant Israël que les Etats-Unis sont incapables de savoir de quels armements l’armée iranienne dispose encore. Ce qui rend très efficace le chantage qu’exercent les Iraniens avec le blocage du détroit d’Ormuz qui ne cesse de faire reculer un Trump qui ne sait plus comment s’y prendre pour sortir de ce bourbier. Une fois de plus nous payons les erreurs de la géopolitique américaine qui n’a jamais gagné une guerre qu’elle a entreprise depuis 1945 : Corée, Vietnam, Afghanistan, Irak. Une vraie guerre avec des soldats et pas uniquement des avions. Sauf que cette fois, c’est bien la planète entière qui est concernée. Sous l’œil avisé des Chinois. Et l’Europe ? Quoi l’Europe ?

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Dimanche 10 mai, au Crotoy (80) : Fête de Sainte Jeanne d'Arc

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mercredi, 22 avril 2026

4 100 convives du Canon Français contre trente manifestants : à Caen, la France réelle remet les insoumis à leur place — et devant le juge

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Le banquet du Canon français à Caen...

Y V - Breizh info cliquez ici

Le samedi 18 avril dernier, 4 100 convives se pressaient au banquet du Canon français à Caen. À quelques centaines de mètres, le contre-pique-nique appelé par l’eurodéputée insoumise Emma Fourreau rassemblait — à vue de nez — une grosse vingtaine de personnes, peut-être trente. Après cette démonstration sans appel du gouffre séparant la France réelle de la nomenklatura militante qui prétend la censurer, le cofondateur du Canon français, Géraud de La Tour, a annoncé dimanche sur CNews son intention de porter plainte contre Emma Fourreau pour les accusations qu’il juge calomnieuses. Par-delà l’affaire, cette nouvelle tentative d’interdiction d’un rassemblement populaire confirme ce que beaucoup pressentent depuis longtemps : en matière de liberté, la gauche radicale française est devenue l’une des forces politiques les plus dangereuses du paysage européen.

Il y a des week-ends politiques qui valent tous les sondages. Celui du 18 avril dernier, à Caen, en fait indéniablement partie. D’un côté, le banquet du Canon français, cette association qui sillonne l’Hexagone depuis plusieurs années pour célébrer le terroir, la convivialité, les vins français, les plats régionaux, dans une formule aussi simple qu’efficace : « de bons produits, de bons copains et beaucoup de fête », résume son cofondateur Géraud de La Tour. De l’autre, un pique-nique anti-banquet appelé par l’eurodéputée LFI Emma Fourreau, aux slogans déclamatoires — « banquet de la haine », « rassemblement fasciste », « racistes partout » — devenus, ces dernières années, la bande-son automatique de la France insoumise.

Le verdict des chiffres

Le résultat est sans appel. Au banquet du Canon français, 4 100 convives ont réglé leur place — 80 euros, tout de même — pour partager une longue tablée normande dans une ambiance festive, aucune plainte enregistrée, aucun incident signalé par les forces de l’ordre, aucun article de presse local ni national mentionnant le moindre débordement. Au pique-nique de contre-protestation, selon les photos circulant sur les réseaux sociaux et confirmées par plusieurs observateurs sur place, une trentaine de participants au grand maximum. Une poignée de militants désœuvrés, bannières floues, peu convaincus par l’horaire matinal du samedi choisi pour la mobilisation.

On appelle cela, dans le langage journalistique courant, un bide. Et dans celui, plus politique, un désaveu populaire.

Une plainte qui tombe

Dès le lendemain, au micro de CNews, Géraud de La Tour officialise sa décision : le Canon français va porter plainte contre Emma Fourreau. Le motif ? Les accusations relayées par l’eurodéputée avant l’événement, reprises par une pétition en ligne sur Change.org ayant recueilli près de 2 000 signatures, évoquaient — sans aucun élément public à l’appui — des chants à la gloire de Jordan Bardella, des drapeaux royalistes, voire des saluts nazis qui auraient émaillé les précédentes éditions du banquet.

Or, comme le souligne justement Géraud de La Tour dans les colonnes de Valeurs actuelles« il n’existe aucun article de presse relatant de tels incidents ». Les dizaines de mairies qui ont accueilli le Canon français, les centaines de professionnels partenaires, les 100 000 clients cumulés depuis le lancement de la formule peuvent tous en témoigner. Autrement dit, l’eurodéputée a, selon l’organisateur, construit toute sa campagne de dénigrement sur des faits qu’elle n’est pas en mesure d’étayer, afin d’obtenir l’interdiction administrative d’un événement festif et privé.

Pour mémoire, ce type d’accusation publique, lorsqu’elle porte atteinte à la réputation d’une association et vise à lui faire perdre ses autorisations d’exercer, peut tomber sous le coup de plusieurs qualifications pénales — diffamation, dénonciation calomnieuse, entrave à la liberté de réunion. Il appartiendra à la justice de trancher. Le Canon français a d’ores et déjà engagé des procédures similaires en Bretagne, visant notamment la députée NFP Marie Mesmeur ainsi que d’autres élus signataires de tribunes jugées diffamatoires.

La méthode Fourreau : accuser d’abord, prouver jamais

La séquence caennaise est d’autant plus emblématique que la gauche radicale, désormais incapable de rivaliser sur le terrain du débat démocratique, semble avoir érigé l’accusation sans preuve en méthode politique de gouvernement. Le 10 avril dernier, Emma Fourreau postait ainsi sur X : « Une partisane du banquet de Stérin est rentrée dans ma permanence pour y effectuer des saluts nazis. Sa photo, sa plaque d’immatriculation et un enregistrement audio ont été transmis aux autorités compétentes. » On attend toujours, depuis, les suites judiciaires de cette mystérieuse affaire. Comme on attendra probablement longtemps les pièces attestant du « racisme », du « sexisme », des « menaces de viol » et des « violences physiques » qu’elle affirme depuis lundi avoir été rapportés à Caen le week-end dernier.

La technique est désormais rodée. On lance une accusation grave, très grave, sur les réseaux sociaux. On ne fournit aucune preuve. On ne cite aucun témoin identifiable. On ne dépose aucune plainte circonstanciée. On laisse l’accusation vivre sa vie dans l’espace médiatique, relayée par les comptes militants, les journalistes acquis, les influenceurs d’opinion. Et lorsque, quelques jours ou quelques semaines plus tard, rien ne se confirme, on passe à l’accusation suivante, en comptant sur le fait que le public, saturé d’informations, aura oublié entre-temps.

Il faut ici rendre hommage au journaliste Olivier Truchot, qui, sur RMC, a recadré Emma Fourreau avec une fermeté qui mérite d’être signalée dans une profession généralement plus complaisante : « Je vois des gens qui chantent, boivent, rigolent ensemble. Sincèrement, c’est très loin de ce que vous nous racontez. Vous nous racontez que c’est un repaire de nazis… On est quand même dans un pays de libertés… Vous êtes une élue et, finalement, vous avez des propos liberticides. Il faut défendre la liberté du pluralisme. » Réponse de la députée : « Le racisme n’est pas une opinion. » Réplique de Truchot : « Le racisme, vous ne l’avez pas démontré dans ce que vous dites. Chanter du Michel Sardou, ce n’est pas raciste. »

Une telle clarté de vocabulaire, dans le paysage audiovisuel français, est suffisamment rare pour être relevée.

Pierre-Édouard Stérin, l’obsession

Il reste à comprendre pourquoi, précisément, Emma Fourreau et ses camarades insoumis consacrent une telle énergie à tenter d’étouffer un rassemblement festif dédié au terroir français. La réponse, tout le monde la connaît : Pierre-Édouard Stérin, entrepreneur catholique français dont le fonds Odyssée Impact est actionnaire minoritaire du Canon français depuis un an. Stérin est devenu, pour LFI et pour une partie de la gauche médiatique, une obsession quasi clinique. À leurs yeux, tout ce qui porte, même de loin, sa signature ou son soutien doit être dénoncé, interdit, boycotté, mis au pilori.

Ce tropisme en dit long sur la dégradation intellectuelle d’un mouvement qui ne sait plus lutter contre des idées, mais seulement contre des personnes. Stérin n’a commis aucun crime, n’a prononcé aucun propos condamnable, n’a exercé aucune pression illégitime. Son seul tort : être un chef d’entreprise qui n’a pas honte de financer des initiatives culturelles, économiques et éditoriales alignées sur un certain héritage français. Dans une démocratie saine, cela relève du droit le plus élémentaire de disposer librement de son patrimoine. Pour la gauche insoumise, cela relève apparemment d’un crime de lèse-république.

Et il faudra d’ailleurs, au passage, qu’un jour quelqu’un explique à Mme Fourreau — passée par Sciences Po Rennes, dans sa filière caennaise, rappelons-le — ce qu’est un client dans une économie de marché. Car, comme l’a joliment répondu Géraud de La Tour au Figaro : « Nous n’avons pas de partisans, seulement des clients. »

Le vrai sujet : la dérive liberticide d’une génération militante

Au-delà de l’anecdote caennaise, ce dossier illustre une mutation politique préoccupante, qui dépasse les clivages partisans classiques et mérite d’être nommée sans détour : la gauche radicale française contemporaine est devenue, en pratique, l’une des forces politiques les plus liberticides du paysage démocratique européen.

Liberticide, parce qu’elle multiplie les appels à l’interdiction administrative de rassemblements privés qui ne contreviennent à aucune loi. Liberticide, parce qu’elle cherche à faire fermer des médias qui ne lui conviennent pas — CNews, Le Figaro, Europe 1, Valeurs Actuelles, et bien d’autres, régulièrement dans son collimateur. Liberticide, parce qu’elle s’emploie à salir, diffamer, désigner nommément des entrepreneurs, des journalistes, des intellectuels, des universitaires, des élus, dans des campagnes de réseau social qui ont conduit, ces dernières années, à des agressions physiques, des dégradations de biens, des pressions professionnelles. Liberticide, parce qu’elle invente des dispositifs juridiques — inflations de qualifications pénales, extensions doctrinales de « discours de haine », surveillance des réseaux, menaces sur les associations, tentatives de dissoudre des partis politiques légaux. Liberticide, enfin, parce qu’elle considère implicitement qu’il y a des Français de seconde zone, dont les goûts, les préférences culturelles, les fidélités territoriales, les références historiques sont suspects par nature et méritent la rééducation — ou, à défaut, la mise à l’écart administrative.

Ces pratiques ne sont pas l’apanage exclusif de LFI, c’est vrai. Mais c’est à La France insoumise qu’elles sont le plus systématiquement théorisées, le plus crûment assumées, le plus bruyamment déployées. Et c’est bien LFI, incarnée par des figures comme Emma Fourreau, Marie Mesmeur, Sophia Chikirou ou Aymeric Caron, qui donne aujourd’hui le ton à une partie du camp progressiste français.

Une France qui ne se laissera pas faire

Heureusement — et c’est la bonne nouvelle de ce week-end normand —, la France réelle, elle, continue de faire ce qu’elle a toujours fait : se rassembler, chanter, boire, rire, partager des plats, transmettre des traditions, honorer des terroirs. Les 4 100 convives de Caen sont infiniment plus représentatifs du pays réel que les trente manifestants du contre-pique-nique LFI. L’agenda du Canon français est d’ailleurs déjà rempli jusqu’à l’été : trois sessions à Troyes le week-end prochain, avec 1 500 personnes attendues par session, puis la Drôme, l’Alsace, le Cantal, le Périgord, le Pays basque. Les organisateurs travaillent désormais, signe des temps, en liaison directe avec les services de renseignement territoriaux pour assurer la sécurité de leurs convives — menacés, non pas par les participants du banquet, mais bien par ses détracteurs professionnels.

Quant à Emma Fourreau, elle devra désormais s’expliquer devant la justice. Si les faits qu’elle affirme s’étant produits à Caen ce week-end sont avérés, qu’elle produise ses preuves, ses témoins, ses enregistrements. Si, comme c’est fort probable, elle ne peut rien étayer, elle apprendra à ses dépens que, dans une société démocratique, la parole publique des élus engage leur responsabilité juridique.

Et, à ce moment-là, pour une fois, il n’y aura personne à dénoncer sinon elle-même.

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...et le contre-banquet organisé par LFI...

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Non à la loi Yadan ! Abrogeons les lois liberticides !

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Alors que la loi Yadan est au cœur de l’actualité politique, Jean-Yves Le Gallou dénonce une nouvelle étape dans la dérive liberticide à l’œuvre en France. À travers la loi Yadan, il alerte sur l’effacement progressif de la liberté d’expression.

Polémia

1. L’Assemblée nationale va se prononcer le 16 avril 2026 sur la proposition de loi Yadan. De quoi s’agit-il ? D’un texte à la rédaction alambiquée (et donc susceptible des pires interprétations) visant à interdire les propos mettant en cause l’existence d’un État (l’auteur du texte pense à Israël en l’occurrence) ou l’assimilation des actes de guerre de l’État hébreu à un « génocide ». Un texte qui va jusqu’à inquiéter certains fervents défenseurs d’Israël qui craignent de se voir interdire la contestation de l’existence de la Palestine, reconnue comme État par le gouvernement français.

2. En fait, le problème avec les lois liberticides, c’est qu’elles déclenchent des conséquences catastrophiques selon une logique bien connue des sociologues : « Effets sociaux, effets pervers » de Raymond Boudon ou le principe d’hétérotélie analysé par Jules Monnerot.

3. Prenons la loi Pleven de 1972 : elle vise à lutter contre le racisme, l’antisémitisme et les « discours de haine ». Que de belles et bonnes intentions ! À l’époque — les années 1960/1970 — des Européens d’origine chrétienne, des Français juifs, des Antillais et des étrangers issus de l’immigration extra-européenne vivaient plutôt en bonne intelligence dans les banlieues. Plus de 50 ans plus tard, beaucoup de juifs et de chrétiens ont dû quitter la Seine-Saint-Denis, rendue invivable à leurs yeux par le #GrandRemplacement démographique. Et le racisme anti-blanc comme l’antisémitisme prospèrent sur un vaste vivier de populations issues du monde musulman et/ou africain. C’est le white flight. Or ce qui a rendu cette immigration massive, c’est précisément la loi Pleven qui a criminalisé toute analyse critique de l’immigration, en condamnant judiciairement et socialement intellectuels, journalistes et politiques exprimant une opinion critique sur l’immigration, et en conduisant l’immense armée des lâches et des prudents à prôner l’impossible vivre-ensemble depuis leurs réserves des beaux quartiers.

4. Inspirée par le communiste Jean-Claude Gayssot, la loi éponyme de 1990 réprimant la contestation des crimes contre l’humanité a pris pour référence le jugement du Tribunal pénal international de Nuremberg. Cela a débouché sur une concurrence mémorielle qui a accouché de nouvelles lois encadrant le débat public sur l’esclavage et la colonisation : points d’appui de la pensée décoloniale débouchant sur la légitimation du racisme anti-blanc ou sur l’encouragement à la destruction de l’État d’Israël, présenté comme le dernier État colonial. Bingo !

5. Couplée avec le développement des réseaux sociaux, cette pyramide de lois liberticides encourage le développement d’une chasse aux sorcières à propos de tout propos susceptible d’être qualifié de « raciste », « xénophobe », « antisémite », « homophobe », « handiphobe », « transphobe », « masculiniste ». Lors des campagnes politiques, mais aussi dans les médias et surtout dans les administrations et les entreprises, c’est l’enfer de la délation. Quelle belle société que voilà, où chacun traque les moindres propos — même humoristiques — de son voisin dans l’espoir de prendre sa place !

6. Il y a plus grave encore. La force de la civilisation européenne, c’est le libre débat. C’est la parrhesia des Grecs, c’est la disputatio des thomistes au Moyen Âge, ce sont les académies de la Renaissance. C’est ce qui a permis la démocratie et l’essor des sciences : en dehors des dogmes religieux, il ne peut y avoir de vérité sans libre confrontation des opinions. En multipliant les lois liberticides et en s’éloignant de ces canons intellectuels, la France et l’Europe s’engagent dans une régression civilisationnelle. Ressaisissons-nous. Retrouvons l’esprit des libertés.

7. Échappons à l’enfer totalitaire qui se prépare à coups de poursuites judiciaires, de perquisitions, de gardes à vue, d’interdiction de détention d’armes et pourquoi pas de prison ferme pour de simples délits d’opinion.

Jean-Yves Le Gallou

Source Polémia cliquez ici

09:29 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 21 avril 2026

21 avril 1961, Putsh d'Alger...

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Jean-François Touzé
 
21 avril 1961, Putsh d'Alger.
 
Coup de force mal préparé, mal ficelé, mal engagé, mais sursaut d'honneur de généraux et d'officiers fidèles à la parole donnée et à l'appartenance de l'Algérie à la France. Certains se rendront pour ne pas abandonner leurs hommes. Les autres entreront dans la clandestinité en menant le juste combat de l'OAS.
 
Tous figurent au plus haut de notre panthéon.
 
NDLR SN : lire le Cahier d'Histoire du nationalisme n°23, consacré au combat pour l'Algérie française cliquez ici

17:49 Publié dans Jean-François Touzé, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Xavier Eman met en scènes la fin d’un monde

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Source Polémia cliquez là

Camille Galic a lu avec délectation le nouvel ouvrage de Xavier Eman. Accrochez-vous car tout le monde en prend pour son grade !

Polémia

Aussi drôle que cruel

« Pressons-nous de rire de tout, de peur d’être obligés d’en pleurer… », préconisait Beaumarchais. Sage conseil que suit Xavier Eman dans ses chroniques d’Éléments dont il est le rédacteur en chef adjoint, en même temps que rédacteur en chef de Livr’Arbitres. Même si son rire est parfois proche des larmes, de rage ou de désespoir, devant le spectacle maintenant offert par l’homo — ou plus exactement le iel — occidentalis en général et français en particulier.

Sous le titre désenchanté de Une fin du monde sans importance, tome III, une trentaine de ces courts textes vient d’être publiée. S’agit-il de saynètes ou plutôt de fabliaux ? s’interroge le préfacier Alain de Benoist. Cependant que, dans sa postface, Michel Marmin parle d’historiettes dessinées.

Ce qui est aussi mon avis, tant certaines d’entre elles m’ont rappelé les bandes dessinées, aussi drôles que cruelles, où excellait Chard, dont un dessin orne d’ailleurs la couverture de cette Fin d’un monde. Mais on peut aussi évoquer Les Caractères, volume publié en 1688, où Jean de La Bruyère fustigeait non seulement « les mœurs de ce siècle » mais également ses contemporains, nobles, bourgeois ou vilains.

Croquis de ce temps mauvais

Xavier Eman ne fustige pas. Il se borne à camper des personnages — le plus souvent des hommes — dans leur bureau, la rue ou leur intérieur, mais le résultat n’est pas moins dévastateur. Sous sa plume apparemment neutre, mais assassine, apparaissent les vices et la férocité de notre « dictamolle » (ne pas rater les novelettes sur la tyrannie covidiste et ses victimes, d’ailleurs plus collatérales que directes), et les travers, voire les tares, de nos semblables, et parfois de nous-mêmes, car la gauche inclusive et immigrophile, si caricaturale, n’est pas la seule cible de son ironie ravageuse qui n’épargne ni les adultes ni leurs rejetons. En quelques traits, l’auteur fait vivre ces fantoches que leur veulerie, leur conformisme, leur confusionnisme mental, leur refus du réel mais parfois aussi leur obsession complotiste (voir « Résistant !»), peuvent conduire à la mort. Subie ou donnée. Le sel de ces historiettes réside en effet dans leur chute finale.

Conseil d’ami : si, dès une nouvelle lue, on a bien sûr envie d’aborder la suivante, mieux vaut éviter d’engloutir le livre d’une traite mais au contraire le consommer lentement et à petites doses, comme on siroterait un vénérable Middleton — non, il ne s’agit pas de l’illustre Kate princesse de Galles mais d’un pur malt irlandais, l’un des plus chers du monde —, pour en apprécier toutes les saveurs. Et mesurer le désespoir, drapé d’une élégante froideur, qu’inspire à l’auteur l’agonie, qu’on espère réversible, de ce qui fut une civilisation si brillante.

Camille Galic

Une fin du monde sans importance, Vol. 3, Xavier Eman, préface d'Alain de Benoist, postface de Michel Marmin, La Nouvelle Librairie éditions, 218 pages, 14,90€, cliquez ici

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Féminisme triomphant, hiver démographique : quand l’Europe doute de sa propre continuité

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Balbino Katz

Chroniqueur des vents et des marées

Je me trouvais l’autre jour sur la plage de Léhan, à Lechiagat, dans cette lumière encore pâle des premiers jours de printemps, lorsque mon regard fut retenu par une scène d’une simplicité presque oubliée. Un jeune couple avançait dans l’eau, enlacé, l’eau jusqu’à la taille, comme si la fraîcheur de l’océan ne parvenait pas à entamer la chaleur silencieuse qui les unissait.

Il y avait dans cette image quelque chose d’étrangement rare. Non pas qu’elle fût exceptionnelle en elle-même, mais parce qu’elle semblait désormais appartenir à un ordre ancien, comme une survivance discrète d’un monde qui s’efface. Et je me surpris à penser, sans autre preuve que mon intuition, qu’il y avait peut-être davantage de ces couples, hommes et femmes simplement ensemble, dans les rues de Buenos Aires ou de Santiago que dans celles de nos villes européennes.

Cette impression me revint avec insistance quelques jours plus tard, à la lecture d’un article de Rowan Pelling dans le Telegraph de Londres. L’auteur y esquisse un tableau singulier, celui d’une jeunesse féminine occidentale, notamment dans les milieux les plus favorisés, gagnée par une forme de radicalité nouvelle. Elle y décrit des jeunes femmes défiantes à l’égard des hommes, peu enclines au mariage, parfois rétives à la maternité et nourries d’un pessimisme diffus quant à l’avenir.

Voici peu, une amie, lyonnaise et bien introduite dans ces milieux que l’on dit « établis », me confia une anecdote qui mérite d’être méditée. Invitée au mariage de la fille d’un de ses proches, une jeune femme d’une trentaine d’années, unie à un homme de même condition, tous deux installés, diplômés, assurés de leur position, elle assista à une cérémonie élégante, presque exemplaire de ce que l’on nommait jadis la bourgeoisie.

Au cours du repas, fidèle à un usage ancien, mon amie leva son verre et formula ce vœu simple, presque banal, celui de voir naître de cette union « de nombreux enfants ». Or cette phrase, qui eût jadis suscité sourires et approbations, produisit un effet inattendu. Un bref silence s’installa. Non point un silence d’émotion, mais une sorte de suspension, comme si un mot de trop avait été prononcé. Puis la conversation reprit, comme si de rien n’était.

C’est après coup qu’elle comprit ce qu’elle avait, sans le vouloir, effleuré. Dans cette assemblée de jeunes trentenaires, instruits et prospères, l’idée même que le mariage puisse naturellement appeler la naissance apparaissait comme déplacée. Non pas contestée frontalement, mais reléguée dans le non-dit. L’enfant n’allait plus de soi. Il devenait l’objet d’une délibération, parfois d’une négociation intime, presque contractuelle. Non plus une évidence, mais une concession, accordée à certaines conditions.

Ce n’était pas un refus explicite, mais un déplacement silencieux. Et ce déplacement en dit long.

Ce n’est pas tant la critique en elle-même qui frappe, que le renversement qu’elle opère. Depuis plusieurs années, le débat public se concentrait volontiers sur la « manosphère », cette nébuleuse masculine décrite comme une menace montante. Or voilà qu’une voix venue de l’intérieur même du monde libéral suggère que le déséquilibre pourrait bien se situer ailleurs, dans cette féminisation idéologique poussée jusqu’à une forme de refus du réel.

Ce diagnostic, pour surprenant qu’il paraisse à certains, ne fait en réalité que rejoindre, sous une autre forme, une critique ancienne. Depuis les années 1960, une partie de la pensée conservatrice n’a cessé de souligner les effets à long terme du féminisme moderne. En encourageant une autonomie individuelle détachée des cadres familiaux, en retardant l’âge de la maternité, en redéfinissant les rôles au sein du couple, ce mouvement aurait contribué, progressivement, à affaiblir les structures élémentaires de la transmission.

Les chiffres, désormais, parlent d’eux-mêmes. Partout en Europe, la fécondité s’établit durablement en dessous du seuil de renouvellement. Les sociétés vieillissent, les naissances se raréfient, et la famille, loin d’apparaître comme un horizon naturel, devient pour beaucoup une option parmi d’autres, parfois même une contrainte.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la montée, réelle mais limitée, de ce que certains appellent le masculinisme. Dans un texte publié sur Mediapart, deux chercheurs s’inquiètent de cette « menace » nouvelle. Ils décrivent un ensemble hétérogène de communautés numériques, de discours antiféministes et de figures médiatiques qui, sur les réseaux sociaux, capteraient une jeunesse masculine en quête de repères. Ils insistent sur les mécanismes de radicalisation, sur la viralité des contenus, sur le rôle des algorithmes, et sur la possible convergence de ces discours avec des positions politiques plus dures.

Le tableau est désormais connu, presque attendu. Mais il est aussi, par bien des aspects, incomplet.

Car cette dénonciation du masculinisme ne s’inscrit pas dans un vide. Elle prolonge un mouvement plus ancien, plus profond, qui vise à redéfinir les structures mêmes de la société. Depuis plusieurs décennies, une partie de la gauche occidentale a entrepris de déconstruire les formes traditionnelles de l’ordre social, au premier rang desquelles la famille nucléaire. Le féminisme moderne, qu’elle a soutenu avec constance, n’a pas seulement été un vecteur d’émancipation, mais aussi un instrument de transformation, parfois radicale, des équilibres sociaux hérités.

Dans cette perspective, l’attaque contre le masculinisme apparaît moins comme une simple réaction à des excès marginaux que comme le prolongement logique d’un combat plus vaste. Il s’agit de prévenir toute recomposition spontanée des rapports entre les sexes, toute tentative de réaffirmation de cadres jugés obsolètes, mais qui continuent pourtant de structurer, de manière diffuse, la vie des sociétés.

Il y a là une dissymétrie frappante. Tandis que la droite observe les conséquences globales, démographiques et sociales, la gauche se concentre sur les manifestations secondaires, sur les symptômes les plus visibles, sans interroger les causes profondes. Elle voit la réaction, mais ignore ce qui l’a suscitée.

Or, si le masculinisme existe, il demeure un phénomène minoritaire. Rien de comparable, en ampleur, avec les transformations silencieuses qui affectent l’ensemble du corps social. C’est peut-être là que réside le véritable paradoxe de notre temps. Ce qui est le plus visible n’est pas toujours ce qui est le plus déterminant.

Et pendant que s’échangent ces analyses, pendant que s’opposent ces diagnostics partiels, la scène initiale me revient. Ce couple dans l’eau froide, avançant lentement, comme indifférent aux débats qui les dépassent. Il portait, sans le savoir, quelque chose de plus ancien que toutes nos querelles, une forme élémentaire de continuité.

Comme l’écrivait Oswald Spengler, les civilisations ne disparaissent pas seulement sous les coups de l’extérieur, mais par une lassitude intérieure, une forme de renoncement à se prolonger elles-mêmes. Lorsque l’amour cesse de s’ouvrir vers l’avenir, lorsqu’il ne se traduit plus dans la naissance, il devient un sentiment sans héritage.

Sur la plage de Lechiagat, ce jour-là, la mer était froide, le vent discret. Et ce jeune couple avançait, presque seul, dans une Europe qui semble parfois hésiter à lui ressembler encore.

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lundi, 20 avril 2026

L’envol des rapaces de la République des Lettres

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« Sans la diffusion, un livre – serait-ce un chef-d’œuvre ! – n’est pas grand-chose, voire rien. Seule compte la puissance de vente »

 Entretien avec Philippe Randa

(Propos recueillis par Guirec Sèvres pour le site Synthèse nationale)

Les éditions Grasset sont-elles vraiment dans la tourmente après le licenciement de leur directeur et le départ annoncé de 130 de ses auteurs ?

Le grand public, comme on dit, n’a généralement pas conscience de ce qu’est le monde de l’édition. Il ne connait que les auteurs, parfois le nom de l’éditeur et n’a qu’une très vague idée de ce qu’est un diffuseur. Auteur, éditeur et diffuseur sont certes indissociables de l’existence d’un livre, mais j’ai l’habitude d’expliquer de façon un peu provocante qu’un auteur, ce n’est rien – Quoi ? Mais qu’est-ce que j’ose dire ?! – qu’un éditeur, ce n’est pas grand-chose – Quoi ? Et en plus j’insiste ?! – et que seule compte en fait la diffusion ­– Euh ?!…

J’ajoute que je peux me permettre de dire cela, étant moi-même fils d’un romancier qui « vivait de sa plume » (et pas trop mal), que j’ai écris moi-même près de 150 livres qui m’ont assez bien fait vivre… et que les éditions que j’ai créées ont publié près de 1.500 titres différents en 30 ans : je ne dis pas cela par prétention, loin de là – beaucoup ont écris et/ou édité beaucoup mieux que moi, oh que oui ! – mais au moins, cela me permet d’affirmer que sans la diffusion, un livre – serait-ce un chef-d’œuvre ! – n’est pas grand-chose, voire rien. Seule compte la puissance de vente.

Mais alors, ces 130 auteurs des éditions Grasset qui prennent le large, ça n’a pas ou peu d’importance ?

Parmi eux, beaucoup d’inconnus, sauf peut-être de la « République des Lettres », soit un micro-milieu qu’on appelait autrefois « germanopratins » (le quartier Saint-Germain-des-Près à Paris) et qu’on a coutume de surnommer désormais les « entre-sois », soit comme l’a nommé Vincent Bolloré, « une petite caste qui se croit au-dessus de tout ». Tous politiquement de gauche, de centre-gauche ou pour les plus téméraires de centre-droit : des noms que le grand public découvrira avec le désintérêt qu’on imagine.

Quant aux quelques noms connus, est-on certain que les ventes de leurs livres, si certaines ont pu être conséquentes par le passé – je l’ignore et ce n’est même pas certain – le sont encore aujourd’hui ? Parmi ces noms, tiens, prenons celui d’Anne Sinclair. Connue, certes, très connues même, enfin de tous les plus quarante ans. Elle a publié ses deux derniers livres chez Grasset, mais c’était il y a 5 et 6 ans. Qu’elle aille se faire éditer « ailleurs » que chez Grasset – si tant est qu’elle écrive encore à près de 80 ans, mais pourquoi pas et on ne peut que le lui souhaiter – est-ce vraiment un tremblement de terre littéraire ?

Et comme la nature a par principe horreur du vide, Vincent Bolloré a justement émis une évidence : cela permettra à d’autres d’être publiés et de prouver leur talent, si talent ils ont, et le verdict sera alors du ressort des lecteurs et non du copinage politique.

Au-delà de l’avenir littéraire de Grasset, les révélations sur les rémunérations d’Olivier Nora, « passées de 830.000 € à 1,017 millions d’€ » dans un contexte de « performances économiques de la Maison Grasset très décevantes » vous ont-elles choquées ?

Outre le montant vertigineux, c’est surtout les 170.000 € d’augmentation en un an, alors que le chiffre d'affaires de Grasset a baissé sur la même période de 28 % (16,1 millions en 2024 et 12 millions d’€ en 2025) : performances économiques effectivement « décevantes », mais comment nommer alors l’arrogante rapacité frôlant l’inconscience de ce monsieur ? On se dit que même un capo de la DZ Mafia n’aurait sans doute pas osé.

Philippe Randa vient de publier La Macronie à l’agonie, éditions Dualpha, préface de Michel Festivi, illustrations de Miège, 158 pages, 21,00 €. Cliquez ici

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Mercredi 20 mai, à Paris : XVIIe cérémonie des Bobards d'Or organisée par Polémia

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Un nouveau livre édité par Riposte laïque : "Moucron la fin, la France sauvée..."

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Voici donc le 28e livre des éditions Riposte Laïque, qui bien sûr n’est qu’une fiction, sachant que toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne pourrait qu’être fortuite…

Dans cet ouvrage, le major Alain Bonte, auteur de L’espérance notre rêve pour la France, nous avait déjà mis l’eau à la bouche par un premier ouvrage que Christine Tasin avait recommandé à tous les Gilets jaunes, mais aussi à tous les Français.

Dans le même esprit, dans Opération Pédalo, notre ami Paul Le Poulpe nous avait concocté en 2014 un scénario haletant où une dizaine d’agents des forces spéciales en retraite avaient entrepris un grand nettoyage, pour le plus grand malheur – dans cette fiction – de personnages ressemblant étrangement à deux anciens présidents de la République, une garde des Sceaux issue des îles, une ministre de l’Éducation nationale musulmane, un philosophe juif de gauche haï par les Français, une journaliste LGBT spécialiste des bobards, un prédicateur islamiste, un grand chef gauchiste, une présidente du Syndicat de la Magistrature et quelques autres collabos étaient victimes d’une invraisemblable série de disparitions mystérieuses ou d’accidents inexpliqués.

Mais cette fois, le Major Alain Bonte nous embarque, durant 320 pages d’une saga qui débute par un échange téléphonique avec le président russe, dans un récit haletant, préfacé par le colonel Daniel Péré, où un petit État appelé Le Domaine, inconnu du monde entier, a décidé de mettre toutes les forces dont il dispose, et elles sont gigantesques, pour sauver la France d’une mort aussi certaine que ne le fut celle de Rome ou de Carthage.

Il est vrai que pour parvenir à ce but, quelques libertés seront prises avec les Droits de l’Homme, pour le plus grand malheur de certains Algériens revanchards, d’indépendantistes kanaks, d’antifas, de dealers, de journalistes menteurs, de juges politisés, de politicards corrompus – dont le grand chef des créolisateurs – et même d’un président de la République chargé de détruire son pays.

Bien sûr, une issue politique à la crise sera nécessaire et on verra se mettre en œuvre une Union des Droites avec tous les chefs de chaque composante sous les ordres d’un homme que les habitués de CNews (devenu CNouveau) du vendredi soir reconnaîtront sans problème.

Un peu farceur à ses heures, le Major fera apparaître deux personnages, Catherine Tocsin et Prosper Casseur, que nos fidèles lecteurs reconnaîtront sans doute sans trop de peine.

Moucron la fin, la France sauvée est un livre qui mêle une fiction palpitante où les renégats paient au prix fort le prix de leurs trahisons, où la remigration n’est pas du tout un mot tabou, et un voyage historique qui nous emmène, à travers l’histoire du Domaine, de la France de 1205 à celle de 2027, et qui s’achèvera, bien sûr, comme le dit le titre, par la fin tragique d’un Président honni, déclic qui permettra peut-être à la France, au bord de la disparition, d’être à nouveau sauvée.

Moucron la fin, la France sauvée, Alain Bonte, Riposte laïque, 2026, 298 pages, 22,00€

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10:53 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 19 avril 2026

Seul Monsieur Bally Bagayoko maire de Saint-Denis, aurait-il donc le droit d’évoquer ses origines soninké ?

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Bernard Lugan
L'Afrique réelle cliquez ici
 
Le 26 mars 2026, au micro de Radio Nova, tout juste élu, Monsieur le maire de Saint-Denis, a porté à la connaissance du public que sa famille est issue de la noblesse malienne soninké et que « l’engagement politique je l’ai dans le sang ».

Certains esprits chagrins ont alors reproché à l’édile élu de la France Insoumise, de revendiquer une « noble » ascendance. Je tiens immédiatement à les rassurer car, se revendiquant en même temps d’une caste de forgerons, il y a par définition antinomie avec la « noblesse ». La société soninké est en effet divisée en castes héréditaires avec, au sommet, les nobles, suivis des castes artisanales (forgerons ou cordonniers) et des esclaves-dépendants. Les forgerons ne sont donc pas considérés comme nobles, même s’ils sont respectés car ils maîtrisent le feu et le travail du fer. Socialement, ils sont inférieurs aux nobles, mais supérieurs aux anciens esclaves-dépendants. La confusion faite par Monsieur Bally Bagayoko vient probablement du fait que les forgerons pouvaient exercer des fonctions de conseil auprès des chefs.

Le but de cette mise au point n’étant pas de traiter de la question du statut social des forgerons chez les Soninké, je peux donc renvoyer ceux qui désireraient approfondir la question à deux publications fondamentales à ce sujet :
 
- Winter, G ; Pollet, E., (1972) Bibliographie de la société soninké. Bruxelles, Institut de sociologie, 1972.
- Dianifaba, L ; Diakho,F., (2024) « L’enclume et ses “pouvoirs” : forger dans la société traditionnelle du Gajaaga ». Temporalités, n° 40, 2024.

Mon propos est tout autre. Il a pour cœur une question : serait-il permis aux décoloniaux de toujours présenter l’homme blanc en faisant référence à ses origines sociales, familiales, politiques, et à son passé historique, tout en interdisant à un historien africaniste de faire de même avec un maire nouvellement élu et qui, de lui-même, sans que la question se soit posée avant ses propres déclarations, a fait état de ses origines soninké ?

C’est pourtant ce que fait le site Mondafrique en publiant une tribune intitulée « Bally Bagayoko sommé de rendre des comptes… à ses ancêtres ». Une tribune qui se veut la réponse à mon analyse en date du 5 avril 2026 intitulée Monsieur le Maire Bally Bagayoko, et sinous parlions de l’esclavage héréditaire chez les Soninké ?

Pour l’intérêt du débat, je publie ici intégralement ma tribune du 5 avril 2026 dont seule une partie avait été mise sur le blog de l’Afrique Réelle, le reste étant réservé aux abonnés à la revue :


Début de l’analyse publiée le 5 avril 2026 par l’Afrique Réelle et primitivement réservée aux seuls abonnés à la revue. 

Monsieur Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint-Denis, est d’origine soninké. Sa famille vient de la région de Koulikoro au Mali. En pointe dans le discours racialiste revanchard, la question « D’où parles‑tu ? » ne lui a jamais été posée. Elle ne pourrait pourtant qu’être bien acceptée par un proche de la France Insoumise puisqu’elle est née dans les milieux maoïstes et gauchistes des années 1968. Une question qui permet aujourd’hui aux décoloniaux et aux héritiers de Foucault, Bourdieu et Althusser de dresser l’acte d’accusation de l’homme blanc. Une interrogation signifiant pour les déconstructeurs que toute prise de parole est située, socialement, politiquement et historiquement, et qu’elle explique donc le discours et les prises de position. Ce que les anglo-saxons ont défini comme la « théorie du point de vue » (standpoint theory).
 
Alors, d’où « parlez-vous », Monsieur Bally Bagayoko ?

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10:47 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Tribune libre : Les roses de Budapest

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Gabriele Adinolfi

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Je l’avais écrit avant les élections du dimanche 12 avril.

Je soutenais que la défaite d’Orbán ne serait pas un drame et que, bien au contraire, elle représentait une opportunité.

Essayons d’en mieux saisir le sens.

Nous ne pouvons pas savoir si Magyar sera à la hauteur de la tâche, ni quelle est la solidité de son caractère. Ne le connaissant pas, nous pouvons suspendre notre jugement et le reporter à l’épreuve des faits.

Pour l’instant, tenons-nous-en au programme du vainqueur

Il apparaît bien plus intéressant que celui du vaincu.

Doublement des fonds en faveur de la natalité, restrictions en matière de politique migratoire, refus — sauf dans des cas exceptionnels et dûment justifiés — du recours à une main-d’œuvre non européenne.

Ensuite : un parti des Hongrois, comme peuple et comme patrie, au-delà de la droite et de la gauche. (Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?) Lutte contre la corruption et contre le système mafieux qui a installé des oligarques dans les autocraties libéro-soviétiques, là comme en Russie.

Positionnement central de Budapest entre l’Est et l’Ouest et pleine affirmation de l’identité européenne, sans aucune déférence à l’égard de Bruxelles.

Si ce sont des roses, elles fleuriront — mais en tous cas ce sont des roses.

Passons maintenant à l’explication de la victoire de ce Premier ministre de quarante-cinq ans, qui a défié et balayé Orbán sur le terrain patriotique.

Magyar a mis l’accent sur la servilité de ce dernier à l’égard des puissances étrangères — en particulier de la Russie — ainsi que sur la corruption endémique d’un pays administré par trois familles d’oligarques.

Le message a porté : Tisza, le parti du challenger, a remporté plus des deux tiers des sièges et environ seize points d’avance sur celui d’Orbán, qui obtient moins de la moitié des élus du vainqueur. Troisième et dernier au Parlement, le Mouvement Notre Patrie, d’inspiration ethnonationaliste, qui, avec environ 6%, décroche une poignée de députés.

Pourquoi Magyar a-t-il écrasé Orbán ?

Parce qu’il a su capter le sentiment d’indignation populaire face au servilisme du gouvernement envers l’impérialisme moscovite, et à l’offense qui en résulte pour la mémoire et le sentiment national.

Dans tous les meetings et toutes les manifestations, la foule reprenait sans relâche les slogans antirusses de 1956.

Pourquoi Orbán avait-il tenu jusque-là

Essentiellement pour deux raisons.

La première tient au fait que les élections précédentes se sont tenues peu après l’invasion russe de l’Ukraine, lorsque la position du dirigeant pouvait encore apparaître équilibrée et pragmatique. Mais, avec le temps, Orbán s’est de plus en plus affirmé comme un satrape de Moscou, une sorte de Loukachenko.

De plus, cette fois, il n’était pas affronté à un front globaliste, « woke » ou LGBT, mais à un front patriotique ; croire qu’il pouvait résister relevait au mieux de la naïveté.

Les ingérences étrangères répétées dans la campagne n’ont pas non plus joué en faveur du Premier ministre sortant. Le soutien de Moscou ne pouvait être qu’un baiser de la mort.

Mais il y a eu plus : en fin de campagne, il a reçu le soutien du vice-président américain Vance et du neveu de Netanyahou, alors même que le carnage au Moyen-Orient se poursuit.

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10:41 Publié dans Gabriele Adinolfi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |