samedi, 29 novembre 2025
Lâcheté, bêtise et incompétence sont-elles les trois mamelles de la Justice française ?
Un entretien avec Philippe Randa
(Propos recueillis par Guirec Sèvres pour le site Synthèse nationale 29 novembre 2025)
« Quant à la légalisation des drogues, outre que cela provoquera un formidable appel d’air à leur consommation, mais c’est un choix de vivre et plus encore de mourir comme un autre, pensez-vous que les trafiquants, privés du jour au lendemain de toute ressource, iront pointer à France travail dans l’espoir de décrocher un job d’esclave rémunéré au smig chez Uber ? Smig assujetti à l’impôt, évidemment ! »
Le narcotrafic est aujourd’hui un sujet central de l’actualité… On n’hésite plus à parler de « mexicanisation » de notre pays à cause d’une criminalité liée à celui-ci, organisée et extrêmement violente, ne reculant plus devant fusillade, exécutions ou recours à la torture, au chantage, voire à la prise d’otages…
Charlotte Moge, maîtresse de conférences en études italiennes à l'université Lyon 3, affirmait récemment à France info qu’on n’était « pas du tout dans le même cadre » que l’Italie avec sa célèbre « maffia », sous prétexte qu’en France, une quinzaine de représentants de l'État n’avait pas été assassinée, comme ce fut le cas à la fin des années 70-80 par la Cosa nostra. Certes, mais elle aurait pu préciser « n’avait pas ENCORE été assassiné »… Qui peut vraiment douter que ce ne soit pas une plausible prochaine étape de l’explosion de la criminalité dans notre pays ? Et encore oublie-t-on les assassinats passés du Juge Michel, certes en 1981 et celui du juge Renaud en 1975. Cette différence, faite par Mme Moge, est (encore) heureuse pour les représentants de l'État, mais pour les citoyens qui chaque jour « voient ce qu’ils voient » et sont conscients de « subir ce qu’ils subissent », je ne vois pour ma part guère de différence entre Italiens, Mexicains et Français… Bien sûr, il y a également tous ceux à qui « on ne la fait pas » et qui savent bien, eux, que « fusillade, exécutions, torture, chantage et prise d’otages » ne sont que des « sentiments d’insécurité ». Dans les quartiers où ils résident, évidemment, on ne doute pas que ce soit peut-être le cas. Enfin, « encore » le cas et pour combien de temps ?
Qu’avez-vous pensé de la permission de sortie accordée à un narcotrafiquant incarcéré à la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil pour aller chercher du travail ?
Il apporte la preuve qu’on ne s’évade pas (encore) de la super-prison-de-super-Darmanin : on vous ouvre simplement la porte, il suffit de le demander poliment… Plaisanterie mise à part – il vaut mieux en rire qu’en pleurer – cette affaire est tellement invraisemblable qu’on se perd en conjectures : Ouaihid Ben Faïza, détenu parmi les « 100 plus dangereux de France », et malgré des avis défavorables du parquet de Béthune, du directeur de la prison et du personnel pénitentiaire, a été autorisé par un juge d'application des peines à se balader toute une journée sans surveillance sous prétexte d’un prétendu rendez-vous de travail (pour sa libération dans 4 ans) ; c’est tellement surréaliste qu’on ne peut que chercher « à qui le crime paie ». À ce détenu, à l’évidence. Rentré le soir-même à l’heure dite, voilà un sacré bon point pour cette « chance pour la France » : elle favorisera sans doute une prochaine demande de réduction de peine de sa part : du statut de délinquant « parmi les 100 plus dangereux de France », il accède tout naturellement désormais à celui de détenu « parmi les 100 plus exemplaire de France ». En voilà de la réinsertion vite fait, bien fait ou on ne s’y connait pas… Il est juste dommage pour lui que le même jour, maman Ben Faïza ait été placée en garde à vue après la découverte de 400 grammes de cannabis et de 1 500 € lors d’une opération anti-stups à La Courneuve ! Ah ! les parents, on vous jure… Enfin, cela pourra certes inspirer un nouveau Jean Cocteau pour réécrire Les parents terribles.
Tout de même, ce juge d’application des peines qui a autorisé ce bandit à aller se promener, n’a-t-il pas voulu faire un pied-de-nez au Ministre de la Justice, ancien ministre de la sécurité ?
À l’évidence… Gérald Darmanin a tellement médiatisé cette prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil qu’au-delà de la farce judiciaire il peut s’agir effectivement d’un bras de fer entre ce juge et lui. Bras-de-fer remporté haut la main par le premier. Mais pas que ! Peut-être aussi est-ce une façon pour ce magistrat de se protéger d’un éventuel-prochain-inévitable assassinat « … à la mode, à la mode de chez les Italiens, de chez les Mexicains… » si notre pègre nationalo-franco-africano-tzigano se lançait à son tour dans le dézinguage à grande échelle de nos « représentants de l'État » comme évoquée précédemment. Ce juge s’est-il brusquement senti rattrapé par un satané « sentiment d’insécurité » comme le premier vulgus pecus venu ? Allez savoir… On va souvent chercher des raisons idéologiques pour expliquer les choses, voire la bêtise ou l’incompétence, mais la lâcheté peut aussi démontrer bien des attitudes.
Que pensez-vous des passages place Beauvau de Gérald Darmanin, puis de Bruno Retailleau ? N’ont-ils vraiment eu que peu d’effets dans la lutte contre les narco-trafiquants ?
À l’évidence… Enfermer les « plus dangereux trafiquants de France » dans des prisons type Vendin-le-Vieil, ok ! Mais lorsqu’un chef de gang est arrêté, son gang est-il forcément démantelé ? Non ! Et tout naturellement, son ou ses lieutenants prennent alors sa place et tout continue, avec ou sans son contrôle… Et dans l’hypothèse où l’arrestation d’un chef de gang, de ses lieutenants et des principaux membres d’un gang font disparaître celui-ci, le territoire qu’il contrôlait est forcément récupéré par un autre gang dans la foulée et ainsi de suite… Les sommes en jeux sont telles qu’elles ne peuvent qu’exciter les convoitises à l’infini… surtout auprès de populations auxquelles on a supprimé tout ascenseur social pour sortir de leurs conditions de lumpen prolétariat.
Deux solutions miracles sont prônées par certains : s’en prendre aux consommateurs – si on fait cesser la demande, l’offre sera inutile – ou légaliser la consommation de stupéfiants pour faire cesser les trafics.
Deux inepties : j’ai personnellement le plus profond mépris pour les consommateurs de stupéfiants, même si beaucoup, certes, peuvent être considérés comme des victimes de leur addiction, mais s’en prendre à eux, faute d’avoir réussi à venir à bout des criminels trafiquants de drogue apparaît comme d’une parfaite médiocrité, là encore. Quant à les persécuter financièrement, pourquoi pas ! Pour remplir les caisses de l’État, on persécute bien les automobilistes qui dépassent de 1 km/heure la vitesse autorisée sur les routes… Et des députés ont récemment proposés de taxer les « logements équipés d'éléments de confort, comme une baignoire, une douche ou un chauffage ». La bouffonnerie n’a jamais de limite. Quant à la légalisation des drogues, outre que cela provoquera un formidable appel d’air à leur consommation, mais c’est un choix de vivre et plus encore de mourir comme un autre, pensez-vous que les trafiquants, privés du jour au lendemain de toute ressource, iront pointer à France travail dans l’espoir de décrocher un job d’esclave rémunéré au smig chez Uber ? Smig assujetti à l’impôt, évidemment ! Que les trafiquants de drogue soient d’ignobles crapules, j’en suis le premier convaincu, mais pas qu’ils soient forcément les derniers des imbéciles comme le voudraient croire ceux les « légalisateurs de la drogue ». Dans une telle hypothèse, les trafiquants ainsi « mis au chômage » se reconvertiraient aussitôt dans d’autres lucratives activités : car-jacking, home-jackin, kidnapping avec demandes de rançons…
Et vous, alors, vous avez des solutions ?
Oui.
Lesquelles ?
L’histoire nous en a donné une. Rapide et efficace. Il fut une époque où la piraterie en mer était telle qu’elle avait to-ta-le-ment interdit tous les trafics maritimes : plus aucun bateau français, anglais, espagnols, etc. ne pouvaient s’aventurer sur les mers. Il fut alors décidé que toute personne – homme, mais aussi femme ou… enfant – ayant été identifiés comme pirate ou complices de pirates serait condamnée à mort et exécuté. Il y a une scène au début d’un film de la série Pirates des caraïbes où l’on voit ainsi une file de personnes enchaînées, dont un enfant d’une dizaine d’année, monter à l’échafaud pour y être tous pendus haut et court. Ce n’était nullement de la fiction, mais la réalité des mesures prises à l’époque. Un an. Il a fallu un an seulement pour que toutes les mers redeviennent navigables… Et ce fut la fin de la piraterie.
20:15 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sarah Knafo face à Alain Duhamel sur BFM TV : « Ma génération paie pour les erreurs de la vôtre. »
19:34 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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« Complément d’enquête » n’aime pas CNews

Mathieu Bock-Côté
Se pourrait-il que le succès de CNews se trouve justement dans sa volonté de témoigner de la part du réel ailleurs niée, ou même présentée de manière inversée ? On me dira que je ne parle pas de nulle part. Vrai. Je suis éditorialiste sur CNews depuis 2021. J’ai même eu le privilège de succéder à Éric Zemmour. J’aggrave apparemment mon cas. Je précise cela avant d’aborder ce qui devait être l’événement médiatique de la semaine : l’enquête attendue, par certains redoutée, censée faire la lumière sur CNews et révéler de quelle manière cette chaîne fabriquerait frauduleusement l’information. On laissait croire qu’après on ne verrait plus la chaîne de la même manière. Qu’elle serait en charpie. Que le dossier de ceux qui rêvent de la fermer se trouverait enrichi d’une belle grosse pièce, d’une preuve définitive. Mais voilà, à la fin, pas grand-chose. Pire encore : rien du tout. Le service public a envoyé ses fins limiers contre CNews. Découverte : « Complément d’enquête » n’aime pas CNews.
On y trouve d’abord, c’est devenu un classique, le procès de Pascal Praud, à partir de vieilles archives usées, toujours les mêmes, mais ressorties chaque fois comme si elles étaient toutes fraîches. On doit en conclure que Praud est un effrayant démagogue qui menace la République, qui a toujours besoin d’un diable à combattre, il faut croire. Que l’homme aux insolentes audiences soit parvenu à réinventer la conversation publique et à ramener un public dépolitisé vers les choses de la cité avec un mélange de gouaille, de théâtre et de camaraderie n’appartient pas au récit. Ce serait un ensorceleur insulteur, il faudrait désenvoûter ses victimes. Presque les exorciser.
Ses victimes : parlons-en. « Complément d’enquête » commence par elles. On y rencontre de braves gens, qu’on nous présente comme de pauvres gens, hypnotisés par CNews, qui les désinformerait. Ils ne comprendraient pas vraiment le monde qui est le leur. C’est eux qu’il faut sauver. Et de quoi faut-il les sauver ? De la désinformation sur l’immigration. Une désinformation programmée, comme le confirmerait un journaliste inconnu au bataillon, censé nous révéler une conspiration de la direction pour stigmatiser les musulmans et les immigrés en général. Comprenez bien : si CNews n’était pas là, les Français ne seraient pas inquiets de l’immigration.
Car CNews serait surtout coupable d’en parler exagérément, tout comme on y parlerait trop d’insécurité. D’ailleurs, dans la promotion du documentaire, la veille de sa diffusion, c’était le principal argument annoncé. On parlerait davantage de ces sujets sur CNews que sur BFMTV ou Franceinfo, ce qui serait bien la preuve d’une dérive éditoriale. C’était aussi l’argument du rapport Jost, réalisé en 2022, aussi pour RSF, et que, pour d’étonnantes raisons, le Conseil d’État avait pris au sérieux au moment de sa frappe contre les chaînes info. Faut-il mettre en place, à l’échelle nationale, une direction éditoriale centralisée, chargée de fixer pour tous l’interprétation des faits, et leur hiérarchisation ?
Ne pourrait-on pas retourner la question ? Pourquoi les chaînes bien vues font-elles l’impasse sur ce sujet ? Se pourrait-il que le succès de CNews se trouve justement dans sa volonté de témoigner de la part du réel ailleurs niée, ou même présentée de manière inversée ? On comprend que le régime, pour se maintenir, doit occulter ou, du moins, interpréter intégralement tout ce qui touche à l’immigration. Le régime diversitaire ne se maintient qu’en nous enfermant avec lui dans son univers parallèle, dont on ne peut sortir sans se faire accuser de désinformer. Mais le réel cogne à la porte ! N’y a-t-il pas quand même un tout petit lien entre l’immigration et l’insécurité ? Non ! Et encore non ! Puisqu’on vous dit que la science, rien qu’elle, et les preuves scientifiques, confirment qu’il n’y en a pas.
C’est au nom de la lutte contre la désinformation qu’on désinformera et qu’on entravera la présentation de ce qui contredit le récit de la diversité heureuse. Si le réel fait intrusion dans la vie publique, le régime risque de s’écrouler. D’ailleurs, la pièce d’anthologie de cette soirée télévisuelle est venue dans la désormais classique séance du fauteuil rouge, où un dénommé Waleckx, inquisiteur blanc-bec maison, s’exaspère que son invité ne se couche pas devant le dogme diversitaire. Il n’y aura jamais trop d’immigration, compris ? Il y a seulement trop de gens qui croient le contraire et de perturbateurs idéologiques pour le leur faire croire.
Au passage, « Complément d’enquête » a dû rafistoler son film à la dernière minute. On le sait, elle accusait en plus CNews de ne pas respecter les temps de parole, à partir d’une étude de RSF. Mal joué : l’Arcom, qui n’est pourtant pas reconnu pour son amour de CNews, a contredit ouvertement l’étude annoncée par l’émission, en rappelant que la chaîne respectait scrupuleusement cette obligation. C’était pourtant encore une fois la « science » qui condamnait CNews. Il faut croire qu’on lui fait dire n’importe quoi. C’était drôle. Morale de l’histoire ? CNews serait un trouble permanent à l’ordre public et on en appelle implicitement à multiplier les signalements contre elle. Si on empile les condamnations contre la chaîne, ne sera-t-il pas possible d’enfin la fermer, simplement ? Le régime se portera mieux en s’imperméabilisant contre les faits déstabilisateurs. Certains pourraient croire que ce bouclier démocratique est surtout un bouclier contre la réalité. Mais ce ne sera pas de la censure. Non. Ce sera le triomphe de l’information certifiée. Cela plaira à certains.
Source : Le Figaro 29/11/2025
11:12 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Entre illusion géopolitique et véritable civisme : le vrai débat sur le service national
Thomas Joly - Président du Parti de la France
On feint la solennité, on convoque les accents martiaux et soudain Emmanuel Macron découvre les vertus d’un service national volontaire. Après l’échec du SNU, cette chimère bureaucratique, voici maintenant un projet assez flou, élaboré sur de mauvaises bases : préparer la jeunesse à un conflit fantasmé avec la Russie.
Dieu merci, on échappe au rétablissement du service militaire obligatoire. Ce service contraint appartient au passé : inutile dans nos armées professionnelles, archaïque dans sa logique « éducative » et coûteux pour un État déjà exsangue. Il n’aurait aujourd’hui ni justification stratégique ni pertinence budgétaire.
Pourtant, l’idée d’un engagement volontaire n’est pas en soi dénuée de sens. Encore faut-il lui donner une vraie finalité. Le Parti de la France propose de le rendre utile : en faire une voie privilégiée pour accéder à la fonction publique. Quoi de plus légitime que d’exiger de ceux qui prétendent servir l’État qu’ils aient d’abord prouvé, concrètement, leur attachement au pays ?
Ce ne serait pas un fétichisme militaire mais la restauration d’une éthique civique. Une manière de rappeler que la France n’est pas une abstraction administrative mais une communauté charnelle qui mérite loyauté et engagement. Restaurer la fibre patriotique parmi nos fonctionnaires, souvent déconnectés du sens profond de la Nation, ce n’est pas exclure : c’est refonder.
Encore faut-il que ce volontariat rassemble ceux qui veulent vraiment servir la France et non s'entraîner pour le djihad. L’enjeu est là : non pas la gesticulation géopolitique mais la cohérence nationale. Emmanuel Macron esquisse une idée ; encore faudrait-il qu’il en assume la portée.
10:26 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vendredi soir, à Saint-Brieuc : une passionnante conférence sur l'islamisme organisée par Reconquête 22 avec Pierre Martinet, ancien de la DGSE
La dynamique fédération costarmoricaine de Reconquête, dirigée par Pierre-Yves Thomas, organisait vendredi soir à Saint-Brieuc, en présence de plus de 150 personnes venues de tout le département, une conférence sur l'islamisme avec comme intervenant, Pierre Martinet, auteur de plusieurs livres (1) et ancien agent du service action de la DGSE. La veille, il donnait une conférence sur le même thème à Caen, invité par les étudiants de l'UNI.
Pierre Martinet connaît bien son sujet. Il sait de quoi il s'agit lorsqu'il aborde les menées subversives des réseaux islamistes en France. Pendant toute la soirée, il a tenu le public en haleine en exposant la stratégie des Frères musulmans sur notre sol. Si elle ne veut pas finir dans la dhimmitude, la France doit réagir au plus vite. Pierre Martinet a fait son choix, il a rejoint Reconquête, le parti d'Eric Zemmour.
Cette belle réunion fut aussi l'occasion pour Pierre-Yves Thomas de faire le point sur la campagne qu'il a engagé pour les élections municipales à Saint-Brieuc. Dores et déjà, sa liste ouverte à toutes les formations de la droite de conviction a reçu le soutien, outre bien sur celui de Reconquête, de nombreuses personnalités locales comme, entre autres, les responsables des Patriotes (Florian Philippot) et de Via (Jean-Frédéric Poisson). À Saint-Brieuc comme ailleurs, si la droite nationale veut l'emporter en mars prochain, elle doit localement se rassembler.
Notre revue, Synthèse nationale, était présente à cet événement. Nombreux furent les participants qui vinrent se procurer les ouvrages proposés sur notre stand.
Après une séance de questions-réponses avec Pierre Martinet, la soirée se termina autour d'un sympathique buffet de l'amitié au cours duquel le Beaujolais nouveau fut, visiblement, apprécié par nos amis bretons.
S N
(1) Parmi les ouvrages de Pierre Martinet :
Un agent sort de l'ombre, J'au lu, 2005.
Pris en otage, un agent du service action raconte, Illustrated, 2022.
10:26 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le journal du chaos

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07:52 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 28 novembre 2025
L'escroquerie des éoliennes
17:40 Publié dans Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’autre marée : ce que révèle l’éveil conservateur venu d’Amérique
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
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Je suis arrivé au bar des Brisants après une longue marche sur la dune de Lechiagat, cette longue arête blonde que le vent sculpte sans relâche. À mesure que j’avançais, la mer s’assombrissait comme une encre qu’on remue au fond d’un pot, et j’avais dans les narines cette odeur d’iode mêlée de varech qui vous suit jusque sous les paupières. En poussant la porte du bar, j’ai aperçu Claudine derrière son comptoir, attentive comme toujours, avec ce mélange de bienveillance et de vigilance tranquille propre aux femmes qui ont vu passer plusieurs générations de pêcheurs. Elle m’a salué d’un « vous voilà » qui tient lieu d’accueil et de conversation entière. J’ai pris ma place habituelle près de la fenêtre, et le café brûlant est arrivé sans que j’aie eu besoin de lever la main.
Sur la table, j’ai ouvert l’enquête de Paul-Henri Wallet dans Le Figaro consacrée au réveil des étudiants conservateurs dans les universités américaines, ce phénomène inattendu qui bouscule les campus où régnait jusque-là la tyrannie molle, mais implacable, du wokisme . J’ai lu ces portraits de jeunes gens qui se réunissent en cachette dans des sous-sols ou dans des bars du Bronx parce que les administrations refusent de leur accorder des salles. J’ai lu ce que devient un campus lorsqu’il se transforme en tribunal idéologique, où l’on traque les dissidents comme autrefois on surveillait les suspects politiques. Et j’ai été frappé par cette vérité simple : les cycles reviennent. Rien ne reste figé indéfiniment.
Car voici que les étudiants conservateurs américains relèvent la tête. Voici que les clubs républicains doublent leurs membres. Voici que Turning Point USA, endeuillé par la mort de Charlie Kirk, reçoit des dizaines de milliers de nouvelles adhésions, comme si la violence avait réveillé quelque chose de plus profond que la peur. Voici que la nouvelle administration fédérale coupe les vivres aux universités qui ont trop complaisamment servi de refuge à la censure militante. Le vent tourne, d’abord imperceptiblement, puis avec la régularité d’une marée.
En buvant de petites gorgées de café trop chaud, j’ai pensé à ce que Spengler évoquait dans Le Déclin de l’Occident, cette idée que les civilisations respirent, s’étendent, se contractent, comme de grands organismes. Toutes connaissent des phases d’hypertrophie morale où un dogme, quel qu’il soit, prétend gouverner les consciences sans partage. Puis, lorsque ce dogme a trop usé les âmes et trop comprimé la vie, surgit une génération qui en renverse les barrières. Rien ne dure éternellement dans l’histoire humaine, pas même les inquisitions laïques.
En Europe, ce mouvement n’en est encore qu’à ses balbutiements. Mais certains signaux sont là, ténus, mais réels, comme des braises sous la cendre. Je pense à l’Institut Iliade, qui rassemble chaque année une à deux promotions d’une jeunesse studieuse, affamée de culture classique, de profondeur historique et d’enracinement. Je pense aussi à l’Institut de formation politique, l’IFP d’Alexandre Pesey, qui œuvre dans un registre plus stratégique, formant patiemment ces élites médiatiques et politiques dont l’Europe conservatrice aura besoin lorsqu’elle sortira de son sommeil. L’un apporte la profondeur, l’autre la technique ; ensemble, ils composent les deux faces d’une renaissance encore discrète, comme le chuchotement d’une marée montante avant qu’elle n’envahisse la grève.
Je lève les yeux. Claudine discute avec deux vieux marins qui sentent la sueur et le large. Le bar s’est peuplé sans que je m’en rende compte. Des boomers en ballade rient un peu trop fort, un pêcheur tire lentement sur sa cigarette électronique (quelle misère!), et l’eau du port derrière la vitre continue son lent travail d’assombrissement. Je me dis qu’il n’y a pas de meilleur endroit pour observer les signes qui montent du monde, parce que rien n’y est forcé, rien n’y est artificiel. Ici, la vie circule comme un vieux courant marin.
Oui, les cycles se succèdent. Oui, tout a une fin. Même les dogmes qui paraissaient invincibles. Peut-être que ce qui se lève aujourd’hui sur les campus américains, ce refus du conformisme progressiste, ce désir d’exister en dehors des injonctions idéologiques, traversera un jour l’Atlantique et gagnera nos propres universités. Peut-être que l’âme européenne, étouffée sous le poids de ses culpabilités fabriquées, retrouvera un jour le goût de la liberté intérieure.
Je termine mon café. Le vent cogne contre la vitre avec une obstination nouvelle. En quittant le bar des Brisants, je sens que la nuit n’est pas seulement en train de tomber. Elle prépare peut-être déjà l’aurore de demain.
13:21 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Décès d'Alain Jamet, figure historique du Front National dans l'Hérault
13:14 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Québec : identité et indépendance
Rémi Tremblay, Nouveau Présent cliquez ici
C’est un peu inattendu, mais trente ans après le référendum de 1995 sur la question de l’indépendance — perdu par quelques milliers de voix malgré l’appui de 60 % des Canadiens français — la question nationale reprend toute la place au Québec, ravivant une flamme que plusieurs espéraient éteinte.
L’enjeu est simple : faire du Québec un pays à part entière afin que l’Amérique française puisse survivre, évitant ainsi une assimilation à la sauce cajun.
Les raisons de ce réveil sont multiples, mais elles sont d’abord et avant tout liées à l’identité et à l’immigration de masse subie depuis des années. Le parti actuellement au pouvoir à Québec, la Coalition avenir Québec de François Legault, mise depuis 2018 sur la question identitaire pour se maintenir au pouvoir. Promesses de réduire l’immigration, de défendre le fait français, d’instaurer une constitution… Legault a compris que le vent avait tourné et que, plus que jamais, les Québécois en ont ras le bol des politiques de submersion migratoire imposées par le Canada. Mais les demi-mesures de la CAQ ont finalement pavé la voie à ceux qui réclament l’indépendance comme unique moyen de préserver l’identité québécoise.
Le parti souverainiste historique, le Parti québécois (PQ), a donc le vent dans les voiles. Premier dans les intentions de vote et dans les dons, il se prépare aux prochaines élections et son programme a évolué : après le référendum de 1995, il s’était engagé dans une logique de « bonne gestion de la province ». Désormais, il vise clairement l’indépendance. Pour nombre de Québécois, conscients de l’impact démographique de l’immigration, il s’agit de la dernière chance de devenir un pays. C’est l’indépendance ou la louisianisation.
Seulement, par démocratisme, le PQ de Paul Saint-Pierre Plamondon veut s’engager dans la voie référendaire. Un choix d’autant plus étonnant que les révélations s’accumulent sur les irrégularités du scrutin de 1995. Récemment, Sergio Marchi, alors ministre de l’Immigration, a admis avoir accéléré le traitement des demandes de citoyenneté avant le référendum afin d’augmenter le nombre d’électeurs favorables au camp du non (statu quo). Peut-on vraiment croire que, cette fois-ci, le camp fédéraliste jouera franc jeu? D’autant que, contrairement à 1995, où le Québec jouissait d’appuis tacites en France, il est désormais isolé, sans relais. Une « élection référendaire », consistant à appliquer le programme pour lequel le Parti québécois aurait été élu, serait nettement plus réaliste, stratégiquement parlant. Surtout que le Québec n’a jamais signé la Constitution qui le régit.
Dans tous les cas, l’année 2026 risque d’être décisive.
NDLR SN : sur le Canada, lire le CHN (n°12) de Rémi Tremblay consacré à Adrien Arcand cliquez ici
10:16 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Une nouvelle campagne d'information de Reconquête sur le pouvoir d'achat des Français
10:15 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Messe pour Pétain : le silence de l’épiscopat
Eric Delcroix, Polémia cliquez ici
L’interdiction voulue par la Gauche de la messe pour Pétain n’a absolument pas été commentée par l’épiscopat français, étrangement mutique. Analyse par Éric Delcroix, juriste, essayiste et écrivain, auteur de Droit, conscience et sentiments.
Polémia
Le hourvari, la tentative d’interdiction de la messe célébrée le 15 novembre à Saint-Jean-Baptiste de Verdun, pour le repos de l’âme du maréchal Pétain et de ses soldats, est un événement dont il ne faut pas sous-estimer les conséquences. N’ayant pas pu convaincre le président du tribunal administratif de Nancy du risque de troubles à l’ordre public, c’est le maire Samuel Hazard lui-même, garant de cet ordre au nom de la loi, qui s’est efforcé de le troubler en prenant la tête d’une manifestation hostile devant l’église.
Le préfet, à l’unisson, a prêté la main à ce maire indigne, nonobstant l’ordonnance précitée du juge en date du 14 novembre, en empêchant, avec le concours paradoxal de la force publique, nombre de gens qui voulaient y assister de pénétrer dans le sanctuaire. Ce qui, vue la concertation vraisemblable avec le maire et sa coterie, pourrait constituer le délit d’entrave à la liberté de réunion (article 431-1 du Code pénal).
Mais cette grave atteinte aux libertés publiques, ainsi qu’à la séparation de l’Église et de l’État, semble n’être qu’un début de guerre religieuse au nom de l’antifascisme qui demeure l’un des piliers du nouvel ordre mondial, guerre religieuse que l’on se garde bien de faire à l’islam. Quel préfet se risquerait-il à filtrer l’accès à une mosquée ?
Quid de l’épiscopat français ?
Dans le contexte qui est de facto celui d’un ordre dit républicain antifasciste en pleine démesure, il n’est plus guère étonnant que tout ce qui froisse la sensibilité des marxistes, ou orphelins du marxisme, en vienne à tomber sous le coup de mesures vexatoires et de persécutions administratives et judiciaires. Nous le savons…
Mais le bât blesse là où l’on ne devrait pas s’y attendre : l’absence de réaction de l’épiscopat. J’ai cherché en vain des protestations de l’archevêque de Reims en particulier et de l’épiscopat français en général contre une pareille atteinte à la messe, à toutes les messes, pour le repos de l’âme de quiconque. Comment ces princes de l’Église des saints martyrs peuvent-ils être aussi lâches ? Nul ne leur demande leurs options politiques, mais tout simplement de défendre les bases de leur foi.
Car, enfin, la messe n’est-elle pas la célébration mystique du sacrifice du Christ pour la rédemption de tous les hommes, Pétain inclus ? Et de célébrer les martyrs comme-ci, les martyrs comme-ça, jadis ou au loin, très loin — mais aucune esquisse de la moindre velléité de faire face à l’adversité ici et aujourd’hui. Il y a un mot de l’Évangile pour désigner ce genre d’hommes : Jésus (condamné politique comme Pétain, chacun en son temps) les qualifiait de « sépulcres blanchis ».
Benêt peut-être, mais en rétrospective, j’avais cru comprendre que Jacques Chirac avait été implicitement excommunié, en tant que chef du gouvernement ayant fait légaliser l’avortement, acte hautement peccamineux pour l’Église. Mais, ce nonobstant, il a eu droit à des obsèques catholiques en grande pompe dans l’église parisienne de Saint-Sulpice. « Selon que vous serez puissant ou misérable », disait le fabuliste — quelque peu païen, il est vrai…
Quid de l’Église ?
Mais qu’en est-il au-delà de nos frontières dans l’Église catholique, apostolique et romaine ? Naguère, feu le docteur Dor avait été condamné à des peines de prison pour entrave aux avortements (article L 2223 du Code de la santé publique)… à coup de prières publiques ! Aussi avait-il demandé l’asile politique à la Nonciature (ambassade du Vatican à Paris) : il en fut chassé en 48 heures par le harcèlement et les mauvais procédés des bons (?) pères. Le Vatican soutient volontiers les réfugiés politiques, sauf chez lui, sauf pour les siens.
Le martyre, oui, mais pas ici ni maintenant : courage, fuyons ! Une messe ne vaut pas des emmerdes, comme aurait dit Chirac. C’est à ne pas croire, dirait un agnostique…
00:45 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 27 novembre 2025
Entretien avec Franck Buleux, candidat à l’administration de la CIPAV
Source EuroLibertés cliquez ici
Franck Buleux, auteur d’une biographie de Pierre Poujade (Pierre Poujade Union & Fraternité française, Les Cahiers d’histoire du nationalisme n°20, Synthèse nationale), est également un ardentdéfenseur des indépendants ; à ce titre, il est candidat à l’administration de la CIPAV, la principale caisse de retraite des professions libérales, avec le francilien Pierre Boixareu en tandem !
(propos recueillis par Fabrice Dutilleul).
Pourquoi ce combat et cette candidature ?
Le combat ne doit pas rester purement théorique et littéraire. La défense des indépendants ne doit pas être laissée à des organismes liés au « bloc central » que ce soit au niveau national ou européen. Je ne citerai pas ces organismes mais ils candidatent sur la bannière du « renouveau ». Cela fait des dizaines d’années qu’ils rénovent, il est temps de présenter aux indépendants une liste de défense de leurs intérêts, notamment dans un souci de transparence vis-à-vis des cotisants. La Cipav (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse) est une des caisses de retraite des professions libérales, aux côtés des autres caisses des professions libérales.
Quel est le rôle de la CIPAV ?
La CIPAV est, comme son nom l’indique, la caisse de retraite, mais aussi de prévoyance et d’action sociale, d’une grande partie des professions libérales. Cette caisse gère leur régime de retraite de base et celui de leur retraite complémentaire. Elle a été créée en 1978 à la suite de la fusion entre la Caisse des ingénieurs (Cavitec) et la Caisse des architectes (Caava). La CIPAV est un organisme de droit privé qui exerce une mission de service public. Elle est soumise au Code de la Sécurité sociale et cette caisse est contrôlée par la Mission nationale de contrôle des organismes de Sécurité sociale. La CIPAV régit le régime de retraite complémentaire des professionnels libéraux définis par la loi de financement de la Sécurité sociale. Cet organisme a aussi la charge de leur régime de prévoyance invalidité-décès et propose ses services dans le domaine de l’action sociale par la fourniture d’aides matérielles aux actifs et aux retraités qu’elle gère et qui doivent faire face à des accidents de la vie ou prévenir leur dépendance. Les régimes de retraite de base et complémentaire gérés par la CIPAV répondent au principe de répartition : les cotisations versées par ses adhérents une année doivent permettre de payer les prestations de cette même année. La CIPAV dispose actuellement de 5 cotisants pour 1 retraité.
Pourquoi insister sur la transparence au sein de la CIPAV ?
Parce que la CIPAV est trop souvent liée à des scandales mettant en cause des administrateurs et des systèmes institutionnels pour lesquels la défense collective se limite à des promotions d’intérêt individuel. Le cumul des intérêts particuliers ne se confond pas avec l’intérêt commun. On entend souvent nos élites évoquer la République : ne s’agit-il pas de défendre l’intérêt commun ?
Que pensez-vous de la réforme des retraites ?
Il est nécessaire de repenser notre système fondé en 1945. Deux pistes s’ouvrent à nous : l’ajout d’une part de capitalisation qui se cumulerait au système de la répartition avec l’aide des employeurs et des assureurs : les premiers souscriraient de manière obligatoire (comme l’assurance santé depuis 2016 pour les salariés de droit privé) un contrat au profit de l’ensemble des salariés (une forme de PER – Plan d’épargne retraite – à vocation obligatoire et d’autre part, mettre l’accent sur le nombre de trimestres validés et non sur un âge quelconque préalablement défini de liquidation de la retraite, âge (de 60 à 70 ans) qui ne mettra jamais les individus d’accord. Il serait beaucoup plus clair de mettre en place la liquidation de la retraite à un niveau de taux plein, au terme d’un certain nombre de trimestres validés et cela, quel que soit l’âge du récipiendaire.
Et pour les indépendants ?
Pour la retraite, le système serait le même. Concernant les contrats collectifs, il serait bon de développer les accords avec des associations d’assurés qui pourraient mettre en place des solutions d’assurance pour permettre d’améliorer l’assurance vieillesse obligatoire, qu’elle soit versée par la CIPAV ou le régime général. Il est temps que le système permette aux interlocuteurs de s’exprimer pour mettre en place des partenariats susceptibles de défendre les intérêts des cotisants. N’oublions pas que, même dans le cadre d’un système de répartition, notre système est aussi contributif, c’est-à-dire que notre pension de retraite est calculée en fonction de nos revenus d’activité, sauf pour l’assurance de solidarité vieillesse (le « minimum » vieillesse qui s’apparente à de l’assistanat, donc non contributif).
La CIPAV, vous l’avez relevé, ce n’est pas que la gestion de la retraite…
Effectivement, il faut développer la prévoyance au sein des cotisants, notamment le risque « dépendance » qui correspond à l’augmentation de l’espérance de vie… en mauvaise santé. Il apparaît évident qu’il va falloir mettre en place des solutions en matière de maintien à domicile ou de placement en établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes. Tout cela a un coût et l’obligation alimentaire des descendants (ou des alliés) n’est pas toujours suffisante, y compris en associant cette obligation aux pensions de retraite et à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) versée par des départements déjà largement sollicités en matière sociale (malgré le financement de cette aide via la contribution issue de la « journée de solidarité ». Il faudra aussi penser à la protection sociale en fin de vie.
Le corporatisme est-il un gros mot, selon vous ?
Absolument pas. Les conventions collectives qui dépendent des branches professionnelles sont le symbole de la résistance des métiers à l’État profond. Les corps de métiers sont tellement différents, notamment quant aux critères de pénibilité, qu’il serait probablement intéressant et plus égalitaire de mettre en place des retraites « à la carte ». Ainsi, le nombre de trimestres à valider pourrait-il faire l’objet de négociations liées à la pénibilité des métiers.
Et pour en revenir aux élections au conseil d’administration de la CIPAV ?
Elles se déroulent à distance tout au long du mois de décembre 2025. Il faut évidemment être cotisant à la CIPAV. Nous avons mis en place un site (cliquez ici) et nous tentons de fédérer tous les indépendants pour mettre en place un conseil d’administration fondé sur la défense des libéraux.
Il n’y a pas que les élections générales politiques, il ne faut pas négliger les élections professionnelles. Avant de faire une entrée fracassante à la Chambre des représentants (plus de 50 députés élus en 1956 dont Jean-Marie Le Pen, à Paris), l’Union poujadiste (Union de défense des commerçants et artisans) avait conquis de nombreuses chambres de commerce et d’artisanat à travers le pays. Il n’y a pas de génération spontanée : la victoire politique ne peut pas se suffire à elle-même et doit être précédée d’autres victoires, culturelles ou professionnelles. L’espace professionnel est un des combats qui ne doit pas être négligé. C’est la raison pour laquelle, Pierre Boixareu et moi-même avons décidé de mettre nos expériences respectives au profit des indépendants.
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Sortie prochaine du n°31 des Cahiers d'Histoire du nationalisme : La mouvance identitaire blanche américaine (volume 2)
Voici le deuxième volume de la série de Cahiers d’Histoire du nationalisme consacrée à la mouvance identitaire blanche aux États-Unis que nous devons à Rémi Tremblay.
Il s’intéresse particulièrement à ceux que l’on a appelé « les réactionnaires ».
Cette série comprendra, au final, quatre volumes. Le premier (CHN n°25 – De l’indépendance à 1945) étant paru en 2023. Le troisième est programmé pour le mois de février 2026 et le quatrième volume pour la fin 2026.
L’auteur : Rémi Tremblay
Militant politique, historien et journaliste engagé, Rémi Tremblay est avant tout un patriote québécois. Il fait d’ailleurs partie de la direction du Harfang, le bimestriel de la Fédération des Québécois de souches.
Nous lui devons déjà deux Cahiers d’Histoire du nationalisme. L’un consacré à Adrien Arcand (n°12) en 2017 et au fascisme canadien et un autre à Oswald Mosley, et aux fascistes britanniques (n°14) en 2018.
En France, il donne aussi régulièrement des articles dans le quotidien Présent et dans la revue Synthèse nationale.
États-Unis, la mouvance identitaire blanche – Volume n°2 – Les réactionnaires, Rémi Tremblay, Les Cahiers d'Histoire du nationalisme n°31, Synthèse nationale, décembre 2025, 224 pages, 24,00 €.
Pour le commander cliquez ici
Le 1er volume de la série :
En savoir plus et le commander cliquez là
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Le grand reporter Thierry Marignac invité de Alain Escada sur MPI à propos de son livre "Vu de Russie"
Cette semaine, Alain Escada reçoit Thierry Marignac, reporter, traducteur et écrivain. L’essentiel de l’entretien concerne son dernier livre Vu de Russie – Chroniques de guerre dans le camp ennemi, mais il est aussi question de son précédent livre La guerre avant la guerre qui décrit l’état de l’Ukraine, pays viscéralement corrompu.
La guerre observée du côté russe
Thierry Marignac a plusieurs particularités. Tout d’abord, c’est un français qui parle le russe au point d’en être un traducteur reconnu tant en Russie qu’en France. C’est aussi quelqu’un qui a fait plusieurs longs séjours tant en Ukraine qu’en Russie et conserve des amis dans les deux pays.
Cet entretien passionnant nous fait découvrir la guerre observée du côté russe. Thierry Marignac s’est rendu dans plusieurs régions russes et jusque dans le Donetsk pour interroger des gens de tous milieux et rédiger ces chroniques étonnantes. Cette interview frappe par le fossé qui existe entre le témoignage de quelqu’un qui s’est longuement rendu sur place et le récit officiel véhiculé par des médias mainstream devenus caisses de propagande otanesque sans rien connaître de la Russie.
L’entretien permet aussi de mesurer à quel point la pègre ukrainienne s’est installée jusqu’au sommet de l’Etat ukrainien.
A écouter pour se faire une opinion objective de ce conflit entre l’Ukraine et la Russie.
Source Médias-presses-infos cliquez ici
11:26 Publié dans Rencontre avec..., Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lundi 15 décembre, à Versailles : Philippe de Villiers invité des Veilleurs
Philippe de Villiers : À l’occasion de la sortie de « Populicide », j’ai le plaisir de vous annoncer que je donnerai une conférence au Palais des Congrès de Versailles, le lundi 15 décembre prochain.
Billetterie : cliquez ici
10:32 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 26 novembre 2025
Mardi soir, au Dôme de Paris : le débat entre Sarah Knafo et Eric Naulleau (Tout est-il foutu ?)
18:21 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vincent Perfetti et Anna Nikinova, de l'association humanitaire SOS Donbass, arrêtés en France : exigeons leur libération immédiate !

Au Donbass, Vincent et ses amis aident la population, bombardée depuis 11 ans par le régime corrompu de Kiev, à survivre...
Kirill Prokohtoff
Vincent Perfetti, militant de longue date et inlassable pour la France et l’Europe, président des Cosaques de France et engagé dans l’association humanitaire SOS Donbass est incarcéré depuis le lundi 17 suite à une interpellation à son domicile à 6h du matin.
Avec Anna Novikova, elle aussi interpellée à son domicile, ils s’apprêtaient à conduire un convoi humanitaire dans le Donbass.
Du fait de l’imminence du voyage, l’association SOS Donbass ne s’est pas inquiétée de leur silence et n’était donc pas informée des arrestations.
Les deux responsables de l’organisation humanitaire ont été interrogés uniquement avec l’assistance d’avocats commis d’office, ignorant leur situation particulière. SOS Donbass est déjà allé plusieurs fois porter assistance aux populations dans la zone de conflits. L’OSCE a dénombré 17.000 victimes dans le Donbass entre 2014 et 2022, dont 2/3 de civils.
Le motif de l’inculpation est « intelligence avec une puissance étrangère ». Ce qui n’a aucun sens pour un convoi humanitaire et montre la fébrilité des autorités française devant une situation internationale qui leur échappe.
Ces mesures rappellent les accusations et l’incarcération d’Hubert Fayard en 2019, visant en réalité le centre de représentation de la République populaire de Donetsk qu’il avait inauguré en 2017.
Les incarcérations arbitraires doivent cesser. Liberté pour Anna Novikova, Vincent Perfetti et l’autre militant humanitaire emprisonné.
SOS Donbass cliquez ici

Macron et ses va-t-en-guerre ne supportent pas l'action de SOS Donbass. Ils ont besoin de plonger l'Europe dans une guerre meurtrière pour sauver leur pouvoir.
17:20 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sortie prochaine du nouvel album de dessins d'Ignace : "Le Mozart de la finance ? Non, punk à chien !
Depuis 8 ans, le couple Macron est à l’Élysée…
Depuis 8 ans, l’impertinent dessinateur Ignace, très apprécié dans les milieux non-conformistes, les traque sans relâche.
C’est donc son 8e album, édité par Synthèse nationale, que vous aurez bientôt entre les mains…
IGNACE : Dessinateur de presse depuis 1998. Il collabore aux journaux et revues l’Action française, les Cahiers Saint Raphaël, SOS Tout-Petits, et aux sites TV Libertés et Médias Presse Info.
Mozart de la finance ? Non, punk à chien ! Album, Ignace, Synthèse nationale, 122 pages, près de 400 dessins impitoyables, 28,00 €
Pour le commander cliquez ici
15:12 Publié dans IGNACE, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sortie prochaine du nouveau numéro de la revue Eléments :
15:10 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Zemmour et Naulleau chez les Eveilleurs
12:56 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Derrière les discours de paix, la réalité : rien n’est réglé dans le conflit russo-ukrainien
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Certains s’emballent beaucoup trop vite à propos des prétendues « avancées » dans les négociations de paix entre Moscou et Kiev. En réalité, rien n’est acté, rien n’est stabilisé et personne ne semble prêt à la moindre concession. On parle d’un plan de paix initial que Donald Trump aurait soumis et que la Russie aurait accueilli favorablement : soit. Mais l’Ukraine, elle, l’a rejeté sans la moindre hésitation, fidèle à une ligne diplomatique dictée en grande partie par sa dépendance aux soutiens occidentaux.
Volodymyr Zelensky, de son côté, s’est empressé de présenter une contre-proposition évidemment inacceptable par le Kremlin. Et comme si la situation n’était pas encore assez embourbée, il a décidé d’impliquer davantage encore certains dirigeants européens, dont l’alignement fanatique sur la position pro-guerre ne va rien arranger. Résultat : nous voilà revenus au point mort.
On peut bien enrober tout cela de grands discours sur la paix, la stabilité continentale ou la solidarité européenne mais la vérité est simple : les belligérants ne sont pas prêts à céder quoi que ce soit. Chacun campe sur ses lignes rouges, chacun attend que l’autre s’épuise et les peuples russes et ukrainiens payent, eux, le prix du sang.
Dans ce contexte, il faut reconnaître à Donald Trump et à la diplomatie américaine une forme de courage : tenter d’arracher une issue à ce conflit interminable relève presque de la mission impossible. Que cela plaise ou non, ils essaient de rouvrir un espace de dialogue là où tout semble bloqué.
Mais tant que la réalité du terrain n’aura pas changé, tant qu’aucune volonté sincère de compromis n’émergera des deux côtés, il faudra cesser de se bercer d’illusions : la paix ne se décrète pas à coup d’effets d’annonce. Elle se construit, et pour l’instant, personne ne bâtit rien.
12:53 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Fin de partie en Ukraine

Quand la politique se fait fiction, on se demande à qui profite le crime. Deux présidents, peu ou prou démonétisés, Macron et l’Ukrainien Zelensky se rencontrent, bavardent et ce dernier annonce qu’il commande à la France 100 avions de combat Rafale. Mazette. Partant de ce constat, une fois de plus Pierre Lellouche éclaire notre lanterne. Sur le fond de ce que l’on sait depuis belle lurette, que l’armée ukrainienne ne gagnera pas cette guerre. Il est criminel de la part de Zelensky de la faire perdurer en envoyant au casse-pipe ce qui reste des forces vives de ce pays. Mais si Macron persiste dans cette erreur, c’est que la défaite à venir est aussi la sienne.
Lire la suite ICI
Source : Valeurs actuelles 26/11/2025
08:03 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 25 novembre 2025
On nous refait le coup de la résistance du parti communiste « français »
Michel Festivi
À intervalles réguliers, la presse, même de droite (ex Le Figaro), nous rejoue la partition musicale des communistes qui auraient été résistants, et ce sans aucun esprit critique, sans questionnement d’aucune sorte sur le rôle du parti communiste dit français entre le 23 août 1939, date de la signature du pacte Hitler/Staline au 22 juin 1941, jour qui a vu la Wehrmacht envahir l’URSS.
Cette fois-ci, c’est le décès, à un âge vénérable, à 99 ans, de Robert Birenbaum, qui à 16 ans, serait entré en résistance dans le giron du groupe Manouchian des FTP-MOI, qui nous donne cette occasion de revenir sur la soi-disant résistance du PC « F ». Or que nous apprend l’article laudateur et sans aucun recul historique d’Anne Fulda du Figaro, ce 23 novembre 2025 (1) ? Que cet homme, « portait pendant la résistance, le prénom de Guy, en référence à Guy Môquet... ». Puis, aucune allusion, même lointaine, à l’immense polémique qui a fracassé la vie politique française, dans les années 1980, lorsque « des retraités » du groupe Manouchian, ont accusé les dirigeants du PC « F », de les avoir trahis. Rien sur les actes et les actions des communistes « français » pendant la période précitée. Anne Fulda indique ensuite que Monsieur Birenbaum n’aurait jamais appartenu au PC « F », mais qu’il aurait voté communiste jusqu’en 1981, c’est elle qui l’écrit. Alors doit-on en déduire qu’il a accepté le totalitarisme communiste jusqu’à cette date ?
Nous allons donc reprendre tous ces points, non pas contre un homme, qui a démontré jeune, un certain courage, pour ne pas dire un courage certain, mais pour fustiger, une fois de plus, cette construction mémorielle, cette histoire remaniée à l’envie, pour nous faire accroire que les communistes « français », auraient été les premiers résistants, pour faire oublier l’alliance communistes/nazis, dans laquelle se sont vautrés et le PC « F », et de très nombreux communistes. Car les communistes « français » ont appelé au sabotage de la défense nationale pendant la drôle de guerre, ont pactisé avec les nazis en sollicitant la reparution de leur presse, ont injurié l’Angleterre et les Français libres de Londres, et sont entrés en guerre contre les Allemands, qu’une fois leur vraie patrie, l’URSS, avait été attaquée.
Les communistes « français », pendant la drôle de guerre : Le premier parti collaborateur de France
Comme le souligne Charles Benfredj dans sa biographie du capitaine Henri Frenay, premier résistant de France (2) : « Le PCF a été, au moins pendant une année entière, de juin 1940 à juin 1941, le premier parti collaborateur de France. Et cette tare n’est pas le fruit du hasard ou la résultante d’un choix erroné de ses cadres dirigeants. Elle est la conséquence nécessaire du pacte germano-soviétique de 1939 et de la mise sous tutelle de tous les partis « frères », par le Kominterm ».
En réalité, c’est dès le 23 août 1939, dès la signature du pacte, que les communistes français ont fait amis-amis avec les nazis, avec Hitler, au soutien de l’URSS, et donc qu’ils ont trahi la France, permettant à l’Allemagne, dégagée de tous soucis militaires à l’Est, de nous attaquer.
Résumons :
- Dès la déclaration de guerre le 3 septembre 1939, le PC « F », devenu clandestin, appelle au sabotage de la défense nationale, et ce alors que la patrie est en guerre, des documents irréfutables en font la preuve.
- Il applaudit à l’écrasement de la Pologne par l’Allemagne et l’URSS, qui se la partagent sans vergogne.
- Il justifie l’attaque de l’URSS contre la vaillante Finlande et prône le pacifisme en France.
- Mobilisé en septembre 1939, leur chef, Maurice Thorez, déserte en temps de guerre et s’enfuit à Moscou en octobre 1939.
- Les quatre derniers députés communistes, encore siégeant, refusent de se lever en janvier 1940, pour rendre hommage aux soldats français qui sont sur le Front.
Les communistes « français », pactisent avec les nazis dès l’occupation de la France :
Comme je l’explicite abondamment dans mon ouvrage, publié en 2024, La désinformation autour du Parti communiste « français » (3), dès l’arrivée des troupes allemandes à Paris, le 14 juin 1940, L’Humanité va se réjouir des relations de collaboration entre les soldats de la Wehrmacht et de la population française.
Sur ordre de la IIIe internationale, et avec l’accord des dirigeants communistes « français », comme Jacques Duclos, un groupe de communistes chevronnés, emmenés par Maurice Tréand vont prendre langue avec les autorités allemandes pour faire reparaître leurs presses et faire en sorte que les anciennes municipalités communistes retrouvent leurs mairies. Si cette affaire échoua après plusieurs semaines de négociations, c’est uniquement du fait de la police française, car Vichy continuait la politique mise en place dès août et septembre 1939, par le gouvernement d’Edouard Daladier, qui avait interdit et la presse communiste et l’ensemble des organisations communistes relevant de la IIIe internationale. D’ailleurs, le groupe Tréand, arrêté par la police parisienne, sera immédiatement libéré sur ordre d’Otto Abetz.
Dans un argumentaire écrit, retrouvé aux archives de la ville de Paris, les communistes pour pactiser avec les nazis, vont souligner qu’ils avaient appelé aux sabotages de la défense nationale, et qu’ils avaient lutté contre les Daladier, Reynaud, et « le juif Mandel », cette mention antisémite y figurant à trois reprises. On retrouve ce document dans plusieurs ouvrages et notamment en page 63 et 64 du livre de Berlière et Liaigre, Liquider les traîtres, il y est notamment mentionné : « avons été d’accord avec pacte... cela a facilité votre victoire... cela vous a avantagé, pour l’URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous ».
Je démontre dans mon livre, que l’appel du 10 juillet 1940, (la date est d’ailleurs un faux grossier), ne contient strictement aucun appel à la résistance, ce n’est qu’une suite d’incantations contre les gouvernements français de la IIIe république, et jamais une phrase, un mot ne sont prononcés contre les nazis qui occupaient la France. Je démontre aussi, que ni Guingouin, ni aucun cadre communiste ne sont entrés en résistance avant le 22 juin 1941, et que jusqu’à cette date ils appelaient tous à servir l’URSS, alliée des nazis. Que toutes leurs diatribes étaient uniquement tournées contre l’Angleterre et les gaullistes à Londres.
Puis, le 19 décembre 1940, depuis la maison d’arrêt du Puy, où il est interné, pour avoir pactisé avec l’URSS, le député communiste François Billoux, membre du comité central, écrira une longue lettre, pleine d’aménité, au Maréchal Pétain, pour demander qu’avec ses camarades communistes, ils puissent être entendus comme témoins à charge par la Cour de Riom, qui allait juger Léon Blum, Edouard Daladier et d’autres. Billoux sera rejoint par d’autres députés communistes comme Barel, Berlioz, Cornavin, Costes, Levy, Midol, qui formuleront des demandes identiques.
Guy Môquet n’a jamais été un résistant :
Selon l’article du Figaro précité, Monsieur Birenbaum, qui vient de décéder, aurait pris le prénom Guy, comme nom dans la résistance, en souvenir de Guy Môquet. Le malheur, c’est que Guy Môquet n’a jamais été résistant. Jeune communiste avant-guerre, fils d’un député communiste, neveu de communistes, il a soutenu à fond dès le 23 août 1939 le pacte germano-soviétique. Ensuite, il n’a fait que distribuer des tracts à la gloire de l’URSS et de Staline. C’est uniquement pour cela qu’il a été arrêté, par la police française, fin octobre 1940, devant la gare de l’Est, avec ses camarades communistes. Il a ensuite été transféré au camp de Choiseul près de Chateaubriant par les autorités françaises, et il n’est jamais passé entre les mains des Allemands, car il n’avait en aucun cas enfreint des règles de la convention d’armistice contre l’occupant.
Les Allemands le prendront, avec d’autres, comme otage et le fusilleront, suite à l’attentat en octobre 1941, contre un officier allemand à Nantes. On retrouvera dans la poche de son pantalon, un poème à la gloire de Staline et de l’URSS. Ce fut ensuite, après-guerre, une vaste entreprise de mystification mémorielle de la part du PC « F », comme l’ont démontré deux historiens, Berlière et Liaigre dans un ouvrage remarquable, publié en 2009, (4), dont je reprends toute la synthèse dans mon livre sur le PC « F ».
J’ajoute, qu’Henri Frenay, le patron de Combat, comme le général de Gaulle depuis Londres, ont toujours condamné les attentats individuels commis par les communistes, qui ne favorisaient aucunement la Résistance, la vraie. Comme l’écrit Charles Benfredj : « Si l’on définit la Résistance comme l’action de résister à l’occupation du territoire français, alors il faut en conclure que le parti communiste n’a pas été résistant et qu’il n’a été, après juin 1941, qu’une force d’appoint de l’URSS dans sa lutte contre son nouvel ennemi. Jusqu’en 1941, le PC n’a été que le premier parti organisé collaborateur des nazis ». La plupart des cadres dirigeants communistes, qui vont rompre avec le PC « F », après la signature du Pacte, seront poursuivis et victimes d’attentats de la part des tueurs du PC « F », et notamment de son groupe de terroristes, le groupe Valmy Cf Berlière et Liaigre, Liquider les traîtres (5).
Le groupe Manouchian a été trahi par des communistes :
C’est toute l’affaire du documentaire de Mosco Boucault : « des terroristes à la retraite », qu’Antenne 2 refusa longtemps de diffuser, sous les oukases et menaces du Parti communiste, et qu’elle finira par faire à la demande insistante de François Mitterrand, en 1985, alors que les communistes avaient quitté le gouvernement d’Union de la gauche.
Là encore, l’article du Figaro est totalement taisant sur ce dossier explosif, qui vit le PC « F », par tous les moyens tenter de censurer ce documentaire. Pourquoi ? si ce n’est que le film remettait en cause la légende dorée d’un PC « F » résistant de la première heure.
Comme je l’ai souligné, Anne Fulda dans son article croit devoir préciser que Robert Birenbaum aurait voté communiste jusqu’en 1981. Sans lui faire offense, force est donc de constater que par son vote soutenu de 1945 à 1981, il avalisa les procès truqués de Prague en 1952, les massacres staliniens de Berlin-Est en juin 1953, la terreur rouge sur Budapest et la Hongrie en 1956, les chars soviétiques à Prague en août 1968, l’invasion de l’Afghanistan en 1979, j’en passe et des meilleures. Pendant ces années, les dissidents soviétiques étaient aux Goulags (créés par Lénine dès 1918). Soljenitsyne y croupissait avant d’en être libéré puis expulsé en 1973, et il sera insulté par les communistes « français ». Tout cela, par ses votes, qu’il le veuille ou pas, Robert Birenbaum l’a entériné, avec des milliers d’autres sympathisants communistes.
Le rappeler toujours et sans cesse, c’est simplement rappeler l’Histoire. Le taire, c’est faire le jeu des falsifications, que nous imposent le PC « F » et l’ensemble de ceux qui le soutiennent, d’une manière ou d’une autre, toujours en 2025.
Notes :
(1) Robert Birenbaum, un héros entré dans la Résistance à 16 ans, Le Figaro, Anne Fulda, 24 novembre 2025
(2) Charles Benfredj : Henri Frenay, la mémoire volée, Éditions Dualpha, 2003
(3) Michel Festivi : La désinformation autour du Parti communiste « français », préface de Francis Bergeron, Éditions Dualpha, 2024 cliquez ici
(4) Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre, L’affaire Guy Môquet, enquête sur une mystification officielle, Editions Larousse, 2009
(5) Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre : Liquider les traîtres, la face cachée du PCF 1941-1943, Robert Laffont, 2007.
16:04 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dans le marasme français, il nous reste une raison d’espérer : le bistrot !

Thomas Morales*
Que nous reste-t-il ? Nos bijoux de famille volés, Une capitale éventrée. Des gouvernements hachurés. Des églises saccagées. Des routes défoncées. Des usines délocalisées. Des chercheurs écoeurés. Une rentrée littéraire autocentrée. Un hôpital perfusé. La France se meurt à petit feu. Le Général n’est plus là pour siffler la fin de la récré. La province se bat contre les éoliennes. Le PCF n’éduque plus la banlieue dans les cours du soir. On n’apprend plus ses départements à la communale. Les enfants de la bourgeoisie s’expatrient pour un avenir meilleur. Les classes moyennes n’ont même plus les moyens de partir en vacances. Les ouvriers pleurent leur outil de travail disparu. Les paysans sont toujours en colère contre Bruxelles. Et l’État veut saisir les maigres successions. Les retraités passent pour des boucs émissaires et la jeunesse se sent flouée. Violence partout. Justice nulle part. École à bout de souffle. Horizon bouché. Pauvreté au galop. Communautés aux aguets. Méfiance généralisée. Personne ne s’y retrouve.
Notre pays ne vit pas un psychodrame comme en mai 1968, mais une perte de sens. Notre pays se regarde, s’épie et ne s’aime plus. Bientôt, il se haïra. Notre boussole intérieure est cassée. À quoi bon continuer ? Faire semblant ne rime à rien. Comme si notre destin commun s’était brisé sur l’autel des individualités. Nous étions heureux et nous ne le savions pas ou notre déclin s’est amorcé, il y a longtemps, et nous avons feint de l’ignorer. Grande question d’un Hexagone qui jadis tenait sa place et son rang ; drôle de nation, République laïque pétrie de chrétienté qui attirait les regards et les rêves des autres peuples. Autrefois, on nous observait non pas avec une forme d’admiration ou de déférence, plutôt de connivence guillerette. Nous représentions la culture, l’amour et les bals populaires. Aujourd’hui, nous sommes un sujet de moquerie, ou pire, d’indifférence.
Dans ce marasme, il y a cependant une lumière. Une raison, peut-être, d’espérer. Mince, à faible incandescence, mais qui ne s’éteint pas. Si « dérisoire » que personne n’y prête vraiment attention surtout du côté des élites. Cette lumière fait sourire. Au moment où notre pays se désagrège, un lieu résiste. Il ne brille pas par sa magnificence. Il serait plutôt du genre discret, rustique, dépouillé, sommaire, perdu à un coin de rue ou sur une artère quelconque. Il ne possède pas de tableaux de maître accrochés à ses murs, seulement des affiches annonçant des rifles, un comice agricole ou un tournoi de foot. Il n’a changé ni de modèle économique, ni de décor. Il est désuet donc essentiel. Il se compose d’un zinc et d’un percolateur, d’une tireuse et de verres retournés. Il passe sous les radars car il a toujours existé.
Malgré sa mauvaise réputation, il ne désemplit pas. On y boit plus de café noir que de « gros rouge ». L’alcool n’est plus son cœur battant. Jeunes et vieux s’y retrouvent dans une confraternité assez rare à souligner dans un pays aussi fracturé que le nôtre. Y règne une entente cordiale. Une humanité retrouvée. Malgré la chute numérique de Licence IV au fil des décennies, il survit dans les quartiers défavorisés et les campagnes reculées. Il est certainement l’ultime terre d’accueil où la mixité sociale s’exprime. Il attire les prétendants au trône de France seulement durant la quinzaine des campagnes électorales. Les habitués se moquent de cette soudaine « célébrité ». Les médias culturels répugnent à s’y rendre. Il serait l’expression d’un vieux monde rance. Il est perçu comme une incongruité, une survivance du passé, un foyer de contestation en gestation ou un refuge de réactionnaires.
Il demeure malgré tout le dernier espace protégé où la comédie humaine peut s’épancher. Où les solitudes se tiennent chaud. Où les âmes en peine peuvent enfin se reposer. Il a autant de visages que la France possède de caractères. Il est, tour à tour, joyeux, rigolard, vachard ; on y parle librement de sport, de politique, de boulot et d’amours déçues. Où pourrions-nous partager nos misères et nos espérances ? Il est impossible à enfermer dans une caricature. Il est très souvent un rempart à la désertification et à l’aigreur. Le bistrot est notre patrimoine commun. Nos confrères du magazine Bretons y consacrent un numéro hors-série cet automne. Il nous rappelle que l’île d’Hœdic dans le Morbihan possède cinq bars pour cent habitants. Heureux pays !
Source : Le Figaro 25/11/2025
(*) Ecrivain, dernier livre paru, Tendre est la province (Les Equateurs, 2024).
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Samedi 13 décembre, à Verdun : repas de Noël du Parti de la France
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Vérité au-delà des Pyrénées…
Source Le Nouveau Présent cliquez ici
En ce cinquantenaire de la mort du général Francisco Franco, une messe prévue ce 29 novembre à Paris par le Cercle Franco-Hispanique a été annulée sous la pression du sénateur communiste Ian Brossat qui avait mobilisé toute la gauche contre cet affront national.
Mais il n’en va pas de même en Espagne où, sur les réseaux sociaux ibériques est en effet devenue virale une rumba gitane intitulée ¡Ay, Paco! ¡Ay, Paco! Un jeu de mots entreles noms du Gitan Paco de Lucía, le plus grand guitariste de flamenco de tous les temps, et de Franco, Paco étant le diminutif de Francisco. Impossible de faire désormais un pas entre Burgos et Malaga sans entendre cette rumba s’échapper des smartphones ou des cafés ou chantonnée par les promeneurs. Ce qui traduit une nostalgie indéniable du franquisme, qui avait su relever l’Espagne de ses ruines et lui assurer une sécurité absolue.
Au grand dam de toute la gauche ibérique qui y voit un « retour en arrière » et un outrage à la mémoire du poète et dramaturge Federigo Garcia Lorca, fils d’une famille opulente mais socialiste et chantre de l’âme gitane, notamment dans son Romancero gitano, et mort en août 1936 dans des circonstances obscures. « Assassiné par des phalangistes » selon la doxa, assertion qui n’a jamais pu être confirmée, de même que le lieu exact de l’inhumation de Garcia Lorca.
Comme en France après la messe si controversée à l’intention du repos de l’âme du Vainqueur de Verdun et de ses soldats tombés pendant la Grande Guerre, les auteurs de ¡Ay, Paco! ¡Ay, Paco! risquent-ils d’être poursuivis pour révisionnisme s’ils sortent de l’anonymat ?
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lundi, 24 novembre 2025
Les prochains rendez-vous avec Eric Zemmour
Les prochains rendez-vous cliquez ici
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DZ Mafia : anatomie d’une organisation criminelle qui bouscule la France
Source Breizh info cliquez ici
Née dans les quartiers nord de Marseille, la DZ Mafia s’est imposée en quelques années comme l’un des groupes criminels les plus violents et les plus structurés de France. Son expansion, sa stratégie de recrutement et sa capacité à défier l’État interrogent sur la montée d’un narco-banditisme d’un genre nouveau.
Pendant longtemps, Marseille a connu des guerres de gangs régulières, souvent meurtrières, mais circonscrites à la ville et à ses trafics. Depuis 2022, un phénomène plus inquiétant se dessine : l’émergence d’une organisation hyper-visible, qui revendique, communique, recrute massivement et s’exporte bien au-delà des Bouches-du-Rhône. Cette organisation, baptisée DZ Mafia, concentre aujourd’hui les attentions des magistrats et des services de police spécialisés.
Son nom renvoie au code ISO de l’Algérie (« DZ »), clin d’œil assumé aux origines d’une partie de ses fondateurs. Mais la trajectoire du groupe dépasse largement la dimension identitaire : elle raconte surtout la mutation d’un narcotrafic à la française vers un modèle plus structuré, plus violent, et plus ambitieux.
Des origines à Bassens : la génération Laribi
La genèse de la DZ Mafia s’écrit dans les cités du nord de Marseille, autour des frères Mehdi et Lamine Laribi, anciens figures du trafic à Bassens. Leur ascension criminelle, entamée très tôt, s’est nourrie d’un parcours scolaire chaotique et d’une entrée rapide dans la petite délinquance.
Arrêtés en 2011 dans l’affaire du « barbecue marseillais » – triple homicide qui avait marqué les esprits –, ils sont condamnés en 2015. Le vide laissé derrière eux ouvre la voie à leurs proches, puis à une recomposition progressive des alliances locales.
À sa sortie de prison en 2021, Mehdi Laribi tente de reprendre le terrain perdu. Pour cela, il s’allie à plusieurs groupes marseillais, dont la faction de Marignane et des trafiquants de Font-Vert. L’objectif est clair : éliminer les réseaux adverses et reconstituer un empire criminel. Cette stratégie marque le début d’un engrenage d’une ampleur inédite.
Le rôle des lieutenants : “Mamine”, “Gaby” et “La Brute”
Autour de Laribi gravitent plusieurs figures devenues centrales.
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Mahdi Zerdoum, surnommé La Brute, ancien patron de différents points de deal, est condamné en 2025 à trente ans de réclusion pour meurtre.
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Amine Oualane, alias Mamine ou Jalisco, braqueur devenu tueur présumé, est impliqué dans de nombreux dossiers criminels.
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Gabriel Ory, dit Gaby, tueurs à gages multirécidivistes, particulièrement actif avant son incarcération.
Ces acteurs, même derrière les barreaux, continuent d’influencer les violences, souvent via messageries cryptées. Leur capacité à diriger des opérations depuis la prison est l’un des aspects les plus alarmants de la DZ Mafia : elle montre une organisation capable de fonctionner malgré l’incarcération de ses chefs – un trait typique des cartels internationaux.
2023 : la guerre ouverte contre “Yoda”, tournant sanglant
La véritable explosion de la DZ Mafia intervient en 2023, avec la guerre contre le clan Yoda, mené par Félix Bingui. Ce conflit, déclenché à la suite d’une altercation en Thaïlande entre les chefs des deux groupes, dégénère en vendetta.
Les échanges de tirs, parfois en plein jour, se succèdent.
Des adolescents sont recrutés comme guetteurs ou tireurs.
Des embuscades visant des rivaux, mais aussi des innocents, se multiplient.
La nuit du 2 au 3 avril 2023 reste la plus meurtrière, avec plusieurs fusillades simultanées dans différents quartiers marseillais. C’est également à cette période qu’apparaît pour la première fois la signature « DZ Mafia » dans une vidéo macabre publiée sur Snapchat.
À la fin de 2023, plus de 35 morts sont attribués directement ou indirectement à cette guerre. La DZ en sort victorieuse : les Yoda sont décimés, leur chef arrêté en 2024, tandis que la DZ consolide sa mainmise sur plusieurs cités phocéennes.
Un modèle criminel qui se professionnalise
La particularité de la DZ Mafia réside dans son mode opératoire :
Les adolescents sont sollicités pour les tâches les plus risquées : guet, transport d’armes, parfois assassinats. Les mises en examen de mineurs explosent.
La DZ revendique, menace et diffuse ses actions via Snapchat, Telegram ou TikTok, dans une logique d’intimidation mais aussi de propagande interne. Certains experts parlent d’une “hypervisibilité” jamais vue dans le crime organisé français.
Décapitations, corps calcinés, exécutions filmées : ces méthodes rappellent des pratiques déjà observées dans les mafias sud-américaines.
Au-delà du trafic de stupéfiants, le groupe se lance dans :
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le racket d’établissements nocturnes,
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l’extorsion de rappeurs et commerçants,
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les cambriolages ciblés,
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l’infiltration dans le BTP ou la restauration,
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les tentatives d’influence politique.
Pour un commissaire marseillais cité dans une enquête récente, « la DZ n’est plus un réseau : c’est une économie parallèle ».
L’expansion nationale : Nîmes, Sète, Hyères, Dijon, Clermont-Ferrand…
Depuis 2023, la DZ Mafia ne se contente plus de Marseille. Sa stratégie est désormais d’exporter son modèle dans toute la France.
Nîmes : le laboratoire
La ville est le premier territoire de conquête significatif hors PACA.
La DZ y sème une série de fusillades meurtrières dès l’été 2023, notamment celle qui coûte la vie au jeune Fayed, 10 ans.
En 2025, la situation s’enlise dans une guerre à trois factions, avec une escalade d’une brutalité exceptionnelle.
Clermont-Ferrand : deuxième front
Dès 2025, le Sirasco observe une implantation progressive dans plusieurs quartiers, accompagnée de tirs, d’attaques à la grenade et d’une mise en scène particulièrement macabre : un adolescent retrouvé calciné, un couteau planté dans la tempe.
Dijon, Sète, Avignon, Valence, Toulouse, Rennes
Les services spécialisés attribuent à la DZ un rôle croissant dans la prise de contrôle ou la tentative de prise de contrôle de points de deal structurants.
Une organisation qui défie l’État
L’année 2025 marque un nouveau cap : des attaques coordonnées contre des prisons françaises et la tentative avortée d’assassinat d’un directeur adjoint de détention.
Le groupuscule “DDPF”, attribué à des membres ou sympathisants de la DZ Mafia, est soupçonné d’avoir orchestré ces opérations.
Plusieurs suspects, dont des mineurs, sont arrêtés fin avril.
Dans le même temps, un gendarme aixois est grièvement blessé dans une attaque revendiquée par des agresseurs se revendiquant de la DZ.
Pour plusieurs magistrats, cette séquence marque un changement d’échelle : « La DZ Mafia se comporte comme une organisation cherchant à contester directement l’autorité de l’État. »
La DZ Mafia bénéficie aujourd’hui :
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d’un recrutement abondant,
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d’une capacité à se reconstituer malgré les arrestations,
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de liens internationaux (Belgique, Maroc, Italie),
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et d’une logique d’expansion fondée sur la violence éclair.
Certains enquêteurs redoutent qu’elle ne devienne, selon leur expression, « le premier cartel français ».
Un phénomène qui ne se limite plus à Marseille
La progression de la DZ répond à un contexte national : explosion de la production de cocaïne en Europe, baisse des prix, ubérisation du crime, porosité entre territoires criminels.
Comme le rappelle un spécialiste interrogé dans une enquête judiciaire : « Ce qui se passe à Marseille ne restera pas à Marseille. »
L’enjeu dépasse donc la seule lutte antidrogue : il s’agit désormais d’empêcher qu’un groupe criminel structuré ne s’implante durablement dans le paysage français, avec des ramifications économiques et politiques. Encore faut-il se donner les moyens de le faire, en mettant hors d’état de nuire ces individus comme sont éliminés les terroristes.
13:53 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les peuples entendraient-ils, enfin, récupérer les rênes de leur souveraineté perdue ?
Michel Festivi
Après des années de soumission au politiquement correct, les peuples envisageraient-ils, enfin, de se révolter efficacement contre les atteintes permanentes à leurs droits, à leurs traditions, à leurs coutumes, à leurs mœurs, à leurs patries, de par les attaques conjuguées des médias du système, des politiciens lâches et veules, et de toute la clique politico-artistico-médiatique, comme les déclarations stupéfiantes d’un gratteur de guitare l’ont encore démontré ? Vont-ils de nouveau se laisser prendre aux pièges, gros comme des cordes d’amarrage, tendus par les tenants « du rempart pour la république », à la mode des Xavier Bertrand, Gérard Larcher, Dominique de Villepin, Gabriel Attal, Edouard Philippe, Elizabeth Borne et autres chevaux de retour de cet acabit, qui ont toujours pactisé, in fine, avec les pires des communistes ou islamogauchistes (Cf les dernières élections législatives et l’appel à voter extrémiste, voire même LFI ou communiste), pour conserver leurs postes et barrer la route aux tenants de l’identité nationale ?
C’est la question que l’on peut légitimement se poser à la lecture de deux articles successifs parus ce 24 novembre 2025, sur l’excellent site Breizh-info, et qui nous donnent des espoirs de renouveau. Le premier concerne l’Angleterre, le second la France.
Crowborough est une paisible ville d’environ 22 000 habitants, au sud de l’Angleterre, dans le Sussex. Le ministère de l’intérieur, sans aucune concertation ni dialogue, veut imposer l’implantation de 600 hommes, demandeurs d’asile, dans un camp militaire, situé à la périphérie de la ville.
Depuis trois semaines, chaque dimanche, sans aucun incident, des milliers de citoyens de cette cité, défilent, drapeaux Anglais et du Sussex au vent, sans désemparer, pour s’opposer à ce transfert. Ils redoutent à très juste titre, un accroissement de l’insécurité, la saturation des services publics, l’avenir des unités de cadets utilisant le camp etc... Ce site accueille toujours quatre unités de cadets, qui risquent d’être déplacées, ce qui serait pour la ville un manque à gagner économique certain, et sans doute la fin d’une infrastructure militaire d’entrainement, qui existe depuis la première guerre mondiale.
Les autorités locales s’opposent à cette arrivée et ont déjà entamé des recours. Le gouvernement travailliste a reconnu avoir mal géré l’annonce, mais maintient ses volontés contre la population qui s’y oppose. Selon la presse britannique, 200 migrants hébergés dans des structures similaires auraient été mis en examen en un an, dont certains pour des agressions sexuelles.
Une quatrième marche est prévue, dimanche prochain. Les habitants n’entendent pas caler, le peuple contre les élites mondialisées.
Saint-Malo, en France, en Bretagne, ce dimanche 23 novembre 2025. La présence de Jordan Bardella, venu dédicacer son dernier livre, a attiré une foule considérable, pourtant dans une région « peu réputée pour ses affinités avec le Rassemblement national », comme le souligne un autre article de Breizh-info. Devant l’hôtel Oceania, une très longue file d’attente s’était formée dès avant l’arrivée du président du RN. Breizh info a eu la pertinence, de publier sur son site, une vidéo, où l’on y voit faisant patiemment et gaiement la queue, des jeunes, des familles, des retraités, des actifs, hommes et femmes, venus de toute la région, de Guingamp, Rennes, Fougère, Vitré. L’enthousiasme bon enfant est visible, perceptible, il saute aux yeux, c’est le peuple paisible à la force tranquille.
Sur la plage, quelques 200 à 300 manifestants, la gauche locale, des associations militantes ont tenté d’en découdre, mais repoussées par une compagnie de CRS. Une grenade assourdissante lancée de cette partie-là, a blessé trois personnes dont deux femmes âgées. Contrairement à ce qu’à prétendu la presse locale, les heurts ne sont pas venus de ceux qui attendaient patiemment pour obtenir une signature de Jordan Bardella. Ce succès populaire, pour Jordan Bardella, confirme aussi l’éclatante performance des livres d’Éric Zemmour, de Philippe de Villiers, ou encore de Gilles-William Goldnadel. Certes, un livre ou des livres ne font pas obligatoirement une élection. Mais ces vagues très favorables aux mouvements nationaux sont révélatrices, et semblent confirmer « un basculement culturel » selon le titre même de Breizh-info.
Comme le professait Antonio Gramsci : « il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté », pour pouvoir « s’assurer d’une hégémonie culturelle avant et dans le but de prendre le pouvoir ». Le peuple a des cartes en main, encore faut-il le vouloir, et ne pas se laisser rattraper par les sirènes de la désinformation et des manigances politiciennes.
13:47 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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