jeudi, 02 avril 2026
Finistère : Mgr Dognin interdit encore à un prêtre traditionaliste de célébrer dans les églises
Yann Vallerie, Breizh Info cliquez ici
Quelques mois après avoir chassé la Fraternité Saint-Pierre de son diocèse, l’évêque de Quimper s’oppose cette fois à l’abbé David Aldalur, ancien membre de la Fraternité Saint-Pie X installé à Brasparts, qui revendique une identité catholique traditionnelle et bretonne.
Par un communiqué daté du 25 mars 2026, Monseigneur Laurent Dognin, évêque de Quimper et Léon, a interdit à l’abbé David Aldalur de célébrer dans les églises et chapelles communales du diocèse. Ce prêtre, ancien membre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), s’est récemment installé sur la commune de Brasparts « sans mandat ni mission officielle ».
Un communiqué épiscopal sans appel
« Cette fraternité n’étant pas en pleine communion avec l’Église catholique romaine, son ministère ne bénéficie d’aucune reconnaissance canonique dans le diocèse », écrit Monseigneur Dognin dans son communiqué.
L’évêque rappelle que « conformément à la loi de 1905, les églises et chapelles communales, ainsi que leurs dépendances, sont exclusivement affectées au culte catholique célébré en communion avec le Saint-Siège et sous l’autorité de l’Évêque diocésain ».
Une réponse publique lors du dimanche des Rameaux
Le 29 mars 2026, dimanche des Rameaux, l’abbé Aldalur a, devant un grand nombre de fidèles, que visiblement Monseigneur Dognin n’arrivait plus à réunir jusqu’ici dans cette commune du Finistère, répondu publiquement à cette interdiction lors d’un sermon prononcé à Brasparts devant une assemblée nombreuse. Le prêtre a commencé par lire le communiqué de l’évêque, avant de s’adresser directement à lui.
« Ce n’est pas sans douleur et sans tristesse que je vous lis ce message », a-t-il déclaré en breton et en français. « Excellence ! Mgr Dognin, si seulement ce message pouvait arriver jusqu’à vous. Ah Mgr, si seulement vous pouviez être au milieu de nous ce matin pour voir de vos yeux et entendre de vos oreilles ce qui se dit et ce passe à Brasparts… »
Dans son sermon (à lire ici), l’abbé Aldalur a révélé son vœu le plus cher : « Oui, mon vœu le plus cher, et que j’espère voir réalisé avant ma mort : c’est d’être incardiné dans votre diocèse. »
Il a expliqué sa situation canonique complexe : « Oui, je suis un ancien membre de la FSSPX et j’en suis fier car je suis convaincu que le combat de Mgr Lefebvre sera reconnu plus tard comme celui qu’il fallait mener pour sauver la Tradition de l’Église. »
Concernant son départ de la FSSPX, il précise : « Si je n’ai pas pu rester attaché à cette excellente famille sacerdotale, ce n’est pas une question de désaccord doctrinal, pas même une question d’obéissance, mais une question de vocation. Si l’église n’était pas en crise et si vous n’étiez pas un de ces évêques qui alimentent sciemment ou inconsciemment cette crise (…) je serai devenu dès le départ un de vos prêtres. »
Un combat pour l’identité catholique bretonne
Le cœur du message de l’abbé Aldalur porte sur la défense d’une identité catholique traditionnelle spécifiquement bretonne. Il affirme que les fidèles qui viennent à Brasparts cherchent « ce qu’ils ne trouvent pas ni dans la FSSPX ni dans notre diocèse : Professer, vivre, défendre et revendiquer haut et fort le droit d’être catholique traditionnel breton… de la tête au pied… penn kill ha troad ! »
Il critique ce qu’il considère comme « du modernisme saupoudré de traditionalisme » et « de la pastorale essentiellement française saupoudrée de breton ». « Or nous avons le droit, nous catholiques baptisés bretons en Bretagne à plus que du saupoudrage ! », lance-t-il.
L’abbé souligne l’affluence rencontrée après seulement six mois d’installation : « Mgr, les fidèles qui sont ici aujourd’hui, si nombreux après à peine 6 mois d’installation viennent précisément chercher ce qu’ils ne trouvent pas ni dans la FSPX ni dans notre diocèse. »
Il conclut son sermon par un appel à la persévérance : « Aujourd’hui pour être un prêtre catholique breton traditionnel, il faudra passer par la même voie que NSJC au jour des Rameaux : D’abord l’enthousiasme puis des abandons, d’abord la gloire puis ensuite le dénuement, d’abord les joies et ensuite les larmes. Mais c’est la Croix et seulement la Croix qui est rédemptrice. »
Un évêque déjà en conflit avec les traditionalistes
Cette affaire intervient quelques mois seulement après l’expulsion par Monseigneur Dognin de deux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre (FSSP) du diocèse de Quimper, décidée en décembre 2023.
Les abbés Loïc Courtois et Nicolas Télisson, pourtant décrits par l’évêque lui-même comme « des pasteurs zélés » accomplissant « leur ministère avec zèle et se donnant généreusement à la mission qui leur est confiée », avaient reçu l’ordre de quitter le diocèse à la fin de l’année pastorale 2023-2024.
À l’époque, Monseigneur Dognin avait justifié cette décision par des « tensions » au sein du diocèse et par le fait que les activités pastorales des prêtres de la FSSP créaient « de facto deux paroisses personnelles (non canoniques) en parallèle des activités paroissiales ».
Certains observateurs avaient alors souligné les contradictions de l’argumentation épiscopale, notamment le reproche fait à ces prêtres d’être « plus disponibles que leurs confrères » pour le bien des fidèles.
Une ligne de fracture qui s’approfondit
Ces deux affaires successives révèlent une ligne de fracture profonde dans le diocèse de Quimper et Léon concernant la place de la liturgie traditionnelle et, dans le cas de l’abbé Aldalur, la question de l’identité bretonne du catholicisme.
L’abbé Aldalur termine son sermon par une supplique en breton : « Aotrou n’Eskob, spi am eus en em wellimp adarre » (Monseigneur l’Évêque, j’espère que nous nous reverrons), avant de demander la bénédiction épiscopale « pour moi et pour tous les chrétiens qui sont venus ici aujourd’hui et qui viendront demain encore plus nombreux ! »
Plutôt que de s’en prendre à la Tradition, Monseigneur Dognin serait sans doute bien avisé de plutôt s’interroger sur la raison des églises qui se vident dans tout le Finistère, quand elles ne sont pas peuplées uniquement de têtes grises. Sans compter le nombre d’églises et de chapelles qui, toute l’année, restent portes closes, hormis lorsqu’il s’agit de satisfaire quelques touristes.
Le prochain lundi de Pâques, en Scrignac, devrait devrait, eu égard de l’affluence attendue, une nouvelle fois démontrer aux autorités de l’Église catholique en Finistère, qu’elles sont totalement « à la rue ».
12:10 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le « bébé miracle » de Marine Tondelier ou l'écologie à géométrie variable
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Il y a quelque chose de profondément révélateur dans cette séquence. Marine Tondelier, figure d’une écologie politique qui ne cesse de culpabiliser les Français sur leur mode de vie, annonce, avec force détails, l’arrivée d’un « bébé miracle ». Dont acte : c’est une bonne nouvelle sur le plan humain. Mais politiquement, quelle incohérence.
Depuis des années, les pseudo-écologistes expliquent que la planète est surpeuplée, que chaque naissance alourdit l’empreinte carbone, que faire des enfants serait presque un geste irresponsable. Et voilà que l’une de leurs principales responsables transforme sa grossesse en récit public, en symbole, presque en argument de campagne. Ce qui serait condamnable chez les autres devient vertueux quand il s’agit de soi.
Plus troublant encore : cette même mouvance passe son temps à déconstruire la famille traditionnelle, à dénoncer le « patriarcat », à relativiser le rôle du père et à présenter la maternité comme une construction sociale à dépasser. Mais dès qu’il s’agit d’exister politiquement, on redécouvre les vertus éternelles de la mère, figure protectrice, courageuse, presque sacrificielle.
Il y a là une instrumentalisation évidente de l’intime. On nous livre tout : le parcours, les épreuves, les détails personnels, non pas dans la pudeur mais dans une stratégie de communication parfaitement huilée. La politique devient récit émotionnel, et la maternité, un levier électoral.
Il ne s’agit pas de juger une femme qui attend un enfant mais de pointer une contradiction majeure. On ne peut pas, d’un côté, culpabiliser les autres pour leurs choix de vie et, de l’autre, s’exonérer soi-même de ces principes dès qu’ils deviennent contraignants.
À force de moraliser la société, certains finissent surtout par révéler leurs propres incohérences. Et les Français, eux, ne sont pas dupes.
RAPPEL :
11:59 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Citoyenneté sans peuple, la fiction politique du droit du sol

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Le débat nord-américain sur le droit du sol met au jour une rupture fondamentale, la dissociation croissante entre citoyenneté et appartenance, au cœur de la crise politique des nations de culture européenne.
Une querelle juridique qui masque une question vitale
L’audience portée devant la Cour suprême des États-Unis à propos du droit du sol est présentée comme une controverse constitutionnelle. Elle est en réalité d’une tout autre nature. Ce qui s’y joue n’est pas seulement l’interprétation d’un amendement, mais la définition même du corps politique.
Le discours dominant s’efforce de ramener cette question à une opposition morale, ouverture contre fermeture, universalité contre exclusion. Cette rhétorique dispense de penser. Elle évite surtout de poser la question décisive, qu’est-ce qu’un citoyen lorsque le peuple auquel il appartient cesse d’être défini ?
Comme le pensait Pierre Manent, « il n’y a pas de démocratie sans peuple, et il n’y a pas de peuple sans limites ». Or toute extension indéfinie de la citoyenneté tend précisément à abolir ces limites.
La grande confusion, citoyenneté et nationalité
L’un des traits majeurs de la modernité tardive réside dans la confusion entretenue entre citoyenneté et nationalité. Cette confusion n’est pas innocente, elle permet de substituer un statut juridique à une réalité historique.
La citoyenneté, entendue comme participation aux droits politiques, tend à absorber la nationalité, qui désigne pourtant une appartenance plus profonde, culturelle, historique, parfois même anthropologique. Cette substitution permet de faire croire que l’appartenance peut être produite par le droit.
Or l’expérience historique montre l’inverse. Même les régimes les plus universalistes ont été contraints de reconnaître cette distinction. L’Union soviétique elle-même distinguait la citoyenneté, soviétique, de la nationalité, ethnique. Cette reconnaissance implicite d’une pluralité irréductible des appartenances traduisait une réalité que l’idéologie ne pouvait abolir.
La citoyenneté libérale, une construction sans mémoire
La conception libérale de la citoyenneté repose sur une abstraction fondatrice. Elle suppose que l’individu peut être détaché de ses origines, de son histoire, de ses appartenances, pour être reconnu comme sujet de droit.
Cette vision trouve son expression classique chez Ernest Renan. Mais l’interprétation contemporaine en trahit profondément l’esprit. Car Renan lui-même insistait sur le « riche legs de souvenirs » sans lequel aucun plébiscite n’est possible. La volonté ne suffit pas, elle suppose une mémoire.
La modernité tardive, décrite par Marcel Gauchet, tend à dissoudre cette mémoire dans l’universalisme des droits. La citoyenneté devient un attribut, un label, une qualité attribuée indépendamment de toute continuité.
Le droit du sol constitue l’aboutissement de cette logique. Il transforme la naissance en fait générateur d’appartenance, indépendamment de toute inscription dans une histoire commune. Le territoire devient un support administratif, non plus un espace vécu.
L’illusion de la citoyenneté universelle
Cette extension indéfinie de la citoyenneté repose sur une illusion, celle d’une communauté politique sans fondement substantiel. Elle suppose que des individus peuvent partager des droits sans partager un monde.
Dominique Schnapper a montré que la citoyenneté moderne repose sur une tension entre universel et particulier. Lorsque cette tension disparaît au profit du seul universel, la citoyenneté perd sa consistance.
Le résultat n’est pas l’unité, mais la juxtaposition. Des individus juridiquement égaux coexistent sans nécessairement former un peuple. Le droit produit une fiction d’unité que la réalité sociale dément.
La conception organique, la citoyenneté comme destin partagé
Face à cette abstraction, une autre conception subsiste, plus ancienne, plus enracinée. Elle considère la citoyenneté comme l’expression d’une continuité historique.
Alexis de Tocqueville soulignait que les institutions démocratiques reposent sur des mœurs. Ces mœurs, produit d’une histoire longue, constituent le socle invisible de la citoyenneté.
Dans une perspective proche, Alain de Benoist rappelle que « toute identité est héritée avant d’être choisie ». Cette formule dit l’essentiel, la citoyenneté ne se décrète pas, elle se reçoit et se transmet.
Le juriste Carl Schmitt apporte une clé décisive. Le politique suppose une distinction, une capacité à dire qui appartient et qui n’appartient pas. Une citoyenneté indifférenciée tend à abolir cette distinction, et avec elle, la possibilité même du politique.
Le droit du sol, moteur de la déliaison
Le débat américain met en lumière une transformation du droit du sol lui-même. Ce qui fut un instrument d’intégration devient un mécanisme de déliaison.
Les critiques soulignent ses effets concrets, attraction migratoire, stratégies d’ancrage par la naissance, transformation de la citoyenneté en moyen d’accès indirect au territoire. La figure des « anchor babies » illustre cette mutation, la citoyenneté cesse d’être un aboutissement pour devenir un levier.
Plus profondément, elle tend à produire ce que l’on pourrait appeler une citoyenneté de circonstance. Elle ne procède plus d’une appartenance, mais d’un événement, la naissance sur un sol.
Cette évolution correspond à ce que Oswald Spengler décrivait comme le destin des civilisations tardives, la survie des formes au prix de la disparition de leur contenu.
Dissocier pour restaurer
Face à cette crise, une piste consiste à rétablir la distinction entre nationalité et citoyenneté. La première relèverait de l’appartenance historique, la seconde de la participation politique.
Une telle dissociation permettrait de reconnaître la réalité des sociétés contemporaines tout en préservant l’existence du corps politique. Elle introduirait une hiérarchie là où règne aujourd’hui la confusion.
Elle suppose toutefois de rompre avec l’illusion selon laquelle le droit peut produire de l’appartenance. Comme le rappelait Guillaume Faye, une société qui ne se définit plus finit toujours par être définie par d’autres.
Une question européenne décisive
L’Europe est désormais confrontée à cette question dans toute son ampleur. Le droit du sol, dans ses différentes déclinaisons, participe à une transformation silencieuse du corps civique.
Cette transformation ne se limite pas à des statistiques ou à des flux. Elle affecte la perception même de l’appartenance, et donc la cohésion politique.
Le débat américain ne fait qu’anticiper des interrogations qui s’imposeront, tôt ou tard, aux nations européennes.
Un révélateur
Le droit du sol n’est pas un simple mécanisme juridique. Il est un révélateur.
Il révèle une mutation profonde, le passage d’une citoyenneté enracinée dans une histoire à une citoyenneté produite par le droit. Entre ces deux conceptions, le choix n’est pas technique, il est existentiel.
Car au terme de cette évolution, une question demeure à laquelle il faudra bien un jour donner une réponse : une communauté politique peut-elle survivre lorsque la citoyenneté n’exprime plus une appartenance, mais seulement une procédure ?
Article paru sur Polémia (cliquez ici)
09:08 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 01 avril 2026
Iran-Ukraine, l’engrenage

Les Européens sont un peu perdus dans l’affrontement qui se joue au Moyen-Orient entre Israël et les Etats-Unis et l’Iran. Des Iraniens qui font montre d’une faculté de résilience que n’avaient pas prévu les va-en-guerre israéliens et américains. Mais le résultat des courses après quelques semaines de bombardements des uns sur les autres – la guerre des drones et des missiles -, ce sont les Européens qui risquent de faire les frais du gel des approvisionements en gaz et en pétrole. Pierre Lellouche décrypte une fois de plus les conséquences d’un tel conflit où les deux guerres – Iran et Ukraine - se rejoignent à leur manière.
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Source : Valeurs actuelles, 01/04/2024
10:53 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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ONU et esclavage : une résolution sur la traite transatlantique suscite la controverse
La rédaction de Breizh-Info
Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution qualifiant la traite transatlantique de « crime le plus grave contre l’humanité ». Un vote qui soulève de vives critiques quant à son approche historique sélective.
Par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions, l’Organisation des Nations Unies a adopté une résolution condamnant spécifiquement la traite transatlantique des esclaves. Ont voté pour l’ensemble des pays africains (à l’exception du Bénin), la totalité des pays arabes, des pays asiatiques et du "Sud global" (sauf Oman). Trois États ont voté contre : les États-Unis, Israël et l’Argentine. Les 52 abstentions concernent tous les pays de l’Union européenne plus le Royaume-Uni.
Des votes « insolites » selon Bernard Lugan
Dans une analyse publiée sur son site, l’historien africaniste Bernard Lugan relève plusieurs paradoxes concernant ce vote. Il note qu’ont voté pour cette résolution des pays ayant un lourd passé esclavagiste, citant notamment l’Égypte, où dans les années 1880, soixante-dix marchands d’esclaves au Caire vendaient des captifs du Soudan du Sud.
Il mentionne également la Libye, dont les marchands razziaient la région tchadienne et dont les trafiquants actuels réduisent encore des migrants en esclavage, ainsi que la Mauritanie, où l’esclavage touche encore environ 1,2% de la population malgré plusieurs abolitions.
L’historien cite le cas de Biram Dah Abeid, fondateur de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie et lauréat du Prix des droits de l’homme de l’ONU en 2013, régulièrement emprisonné pour son combat anti-esclavagiste.
La principale critique formulée par Bernard Lugan concerne le caractère exclusif de la résolution, qui ne condamne que la traite transatlantique européenne tout en passant sous silence la traite interafricaine, la traite des Européens par les Barbaresques et les traites arabo-musulmanes.
L’historien établit un parallèle avec la loi Taubira de 2001, qui ne dénonce également qu’une seule traite esclavagiste, celle pratiquée par les Européens. Il rappelle les propos de Christiane Taubira justifiant cette approche sélective par la volonté de ne pas faire porter aux jeunes Arabes le poids des méfaits arabes.
L’impasse sur les traites arabo-musulmanes
Lugan documente l’ampleur des traites arabo-musulmanes, citant les travaux de l’historien Tidiane N’Diaye selon qui ce commerce négrier fut pour l’Afrique noire bien plus dévastateur que la traite transatlantique, notamment en raison de la castration massive pratiquée par les Arabes.
L’analyse évoque le marché de Zanzibar où, entre 1830 et 1873, 734 000 esclaves furent officiellement vendus selon les registres douaniers du sultan. Si l’on compte la mortalité durant les captures et le transport, le bilan humain de ce seul circuit pourrait s’élever à plus de 3 millions de morts en quarante-cinq ans.
Les traites à travers le Sahara, du VIIIe au XIXe siècle, auraient fait transiter plus de 5 millions d’esclaves par la seule route du Fezzan entre 750 et 1800.
La traite des Européens ignorée
L’historien rappelle également que durant plus de dix siècles, des années 700 jusqu’au premier quart du XIXe siècle, des raids arabo-musulmans ont réduit en esclavage des millions d’Européens. Pour la seule période 1500-1800 en Méditerranée occidentale, Jacques Heers estime leur nombre à au moins un million.
Des exemples précis sont donnés : en 1544, 7 000 Napolitains enlevés ; en 1554, 6 000 habitants de Vieste dans les Pouilles ; en 1556, 4 000 Espagnols de la côte andalouse. À partir de 1622, les chasseurs d’esclaves de Salé au Maroc opéraient jusque dans la Manche, la mer d’Irlande et les bancs de Terre-Neuve.
Le rôle des États africains
L’analyse souligne que la traite transatlantique eut été impossible sans le concours d’États esclavagistes africains. Lugan cite la déclaration de Mathieu Kérékou, ancien président du Bénin, reconnaissant que les Africains ont joué un rôle honteux durant la traite.
Les évêques africains réunis à Gorée en octobre 2003 avaient eux-mêmes déclaré : « Commençons donc par avouer notre part de responsabilité dans la vente et l’achat de l’homme noir. »
Le professeur béninois Abiola Félix Iroko, cité par Lugan, affirme qu’il s’agit d’une question de coresponsabilité : « Ce n’est pas l’acheteur qu’il faut condamner, il faut condamner le vendeur aussi et davantage le vendeur parce que le vendeur a des liens d’affinité et de parenté avec celui qui est vendu. »
Vers 1750, le roi du Dahomey Tegbessou vendait chaque année plus de 9 000 esclaves aux négriers européens, tirant de cette activité des revenus supérieurs à ceux des armateurs de Liverpool ou de Nantes.
Une approche historique contestée
Bernard Lugan conclut que cette résolution fait l’impasse sur la réalité de l’esclavage en Afrique avant la traite atlantique, sur les multiples formes de traites arabo-musulmanes, sur la traite des Européens et sur le rôle des Africains eux-mêmes.
Il rappelle la formule de l’historien Fernand Braudel selon laquelle la traite négrière n’a pas été une invention diabolique de l’Europe, formule que l’ONU a décidé d’ignorer.
Cette résolution s’inscrit dans un contexte où les débats mémoriels sur l’esclavage suscitent des tensions croissantes, entre demandes de reconnaissance exclusive de certaines traites et appels à une approche historique globale de ce crime contre l’humanité sous toutes ses formes.
Source : Breizh-Info (cliquez ici)
09:19 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 31 mars 2026
L’Amérique court à la catastrophe au Moyen-Orient

Renaud Girard
À moins que Donald Trump ne parvienne à trouver un accord de cessez-le-feu avec l’Iran dans les prochains jours, l’Amérique court à la catastrophe au Moyen-Orient.
Le 28 février 2026, en attaquant par surprise l’Iran avec qui ils étaient en négociation sur le dossier nucléaire, en le frappant à la tête, en détruisant ses infrastructures de sécurité, les États-Unis et son allié Israël, ont cru que le régime théocratique de Téhéran allait s’effondrer.
Nous nous souvenons de leurs prédictions d’alors, relayées par la diaspora sur les plateaux de télévision : la population iranienne allait se soulever, les pasdarans seraient chassés du pouvoir, un régime démocratique pro-Amérique et pro-Israël allait s’installer à Téhéran, le Moyen-Orient serait enfin libéré d’un régime dangereux pour sa stabilité.
Donald Trump a commis en février 2026 la même erreur que celle commise par Vladimir Poutine en février 2022, lors de son attaque surprise contre l’Ukraine : il a sous-estimé son adversaire.
L’État iranien ne s’est pas effondré, il ne s’est même pas fissuré. Les responsables, religieux, politiques ou militaires, assassinés depuis le ciel, ont été aussitôt remplacés ; le régime chiite, loin d’être annihilé militairement, réplique en bombardant les pétromonarchies sunnites du golfe Persique alliées des Américains, et en bloquant le détroit d’Ormuz – ce qui fait grimper en flèche les cours des hydrocarbures.
Du côté iranien, on n’a constaté aucune désertion, aucune reddition, aucun soulèvement. Avant la guerre, 20 % de la population souhaitait un renversement du régime par la force, criant « mort à Khamenei » dans les rues ; 60 % étaient attentistes et peu satisfaits du régime ; 20 % restaient farouchement attachés à la théocratie, car nourris par elle (familles des gardiens de la révolution, des bassidjis, des mollahs). Aujourd’hui, dans un réflexe nationaliste, les attentistes se rallient autour du drapeau de la République islamique. Ils ont été effarés de voir un Tomahawk américain s’abattre par erreur sur une école, tuant plus de 150 écolières. Ils attendaient des excuses de Trump ; ils n’ont obtenu au départ qu’un mensonge et ensuite un silence gêné.
Cette guerre, où les israélo-américains détruisent les infrastructures, les usines et les champs pétrolifères iraniens, va avoir un effet contre-productif. Elle va rallier des dizaines de millions d’Iraniens autour du drapeau, et renforcer un régime islamique qui s’essoufflait de lui-même. Lorsqu’ils déclenchèrent cette guerre, Israël et l’Amérique ont prétendu venir protéger la population iranienne. On ne voit pas en quoi la destruction du capital industriel de l’Iran va pouvoir « protéger » sa population.
Certains ont prétendu qu’Israël et les États-Unis faisaient un « sale boulot » qui profitait à tous les Occidentaux. En tant qu’Occidental, on ne voit pas très bien le profit qu’on en retire. Avions-nous vraiment besoin d’une crise énergétique, laquelle sera suivie d’une récession économique ? Avions- nous besoin de renforcer le régime belliciste russe, qui vient d’obtenir la suspension des sanctions américaines sur ses ventes de pétrole, et qui empoche quotidiennement 200 millions de dollars supplémentaires ?
En tant que Français, nous sommes attachés au respect du droit international et fiers que notre pays soit un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu. La Charte de l’Onu a bien sûr ses imperfections, mais elle est mieux que rien. À raison, elle interdit la politique impériale de la canonnière. À l’exception de la légitime défense, elle soumet l’autorisation de faire la guerre à une instance collective de quinze membres, représentant les États du monde entier.
Pour justifier leur guerre d’agression néoconservatrice contre l’Iran, les États-Unis ne se sont pas contentés de diaboliser leur adversaire (les Occidentaux sont toujours des gentils faisant la guerre à des méchants). Ils ont prétendu être menacés directement par l’Iran – ce qui est une absurdité. C’est la méthode qu’ils avaient déjà utilisée contre Saddam Hussein lors de leur invasion de l’Irak en 2003.
Avant d’attaquer illégalement l’Ukraine, Poutine l’a également diabolisée (régime « nazi »), et affirmé qu’elle menaçait la sécurité du territoire russe, du fait des missiles qu’y aurait un jour installés l’Otan. Le droit international ne se partage pas. Il ne peut pas être une foire où les puissants font ce qu’ils veulent et où seuls les petits doivent se soumettre.
Le seul argument recevable des États-Unis et d’Israël est celui de la dangerosité d’un Iran doté de l’arme nucléaire. Dans la mesure où le régime iranien maintient qu’Israël devrait être effacé de la carte du Moyen-Orient, Netanyahou est fondé à dire que cela présente un risque existentiel pour l’État juif. Mais, à l’issue de la « guerre de douze jours » de juin 2025, Trump ne nous avait-il pas assuré que les capacités du programme nucléaire iranien avaient été totalement « oblitérées » ?
Par ailleurs, selon le médiateur omanais des négociations irano-américaines, Téhéran était prêt à accepter de ne plus stocker de matière fissile sur son territoire, en échange d’une levée des sanctions. Les Iraniens voulaient seulement garder leur droit à enrichir sur leur sol de l’uranium à usage civil, lequel est reconnu par le traité de non-prolifération nucléaire, qu’ils ont signé. Ils avaient accepté, de surcroît, le principe d’inspections inopinées de l’AIEA (Agence international de l’énergie atomique de Vienne).
Je serais le premier à me réjouir de voir Trump et Netanyahou défiler dans les rues de Téhéran, sous les fleurs lancées par la population. Mais c’est un scénario archi improbable.
La guerre nourrit toujours la guerre, l’emmenant sur des rivages inconnus. Si Trump n’arrête pas sa guerre aujourd’hui, le scénario le plus probable aujourd’hui est celui de l’escalade, d’un durcissement du régime iranien, d’un conflit s’étendant à l’ensemble du Moyen-Orient et, enfin, d’un retour de flamme gigantesque dans le monde contre les intérêts américains – qui sont aussi, qu’on le veuille ou non, en partie les nôtres.
Source :Le Figaro 31/3/2026
11:26 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 30 mars 2026
Gabriel Attal et Bruno Retailleau, la modestie va bien aux grands hommes
de Philippe Randa
Ce second tour des élections municipales françaises en 2026 n’aura pas failli à la coutume… et même Gabriel Attal, président de Renaissance, le dernier carré des mohicans « macronistes », et bien qu’en froid certain avec l’actuel inexistant de l’Élysée, a affirmé « doubler » (rien que ça) son nombre d’élus locaux « partout en France ». Dans le monde d’avant, on faisait voter les morts ; dans celui d’aujourd’hui, les centristes enrôlent tous les élus « ni de gauche, ni de droite et bien au contraire. »
Bruno Retailleau, Président des Républicains, n’est pas en reste en affirmant de son côté être « toujours et plus que jamais la première force politique locale en France» avec « le plus grand nombre de voix et le plus grand nombre d’élus », justifiant son propos en s’appropriant – là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir – moultes villes de petites et moyennes importances où des listes estampillées « DVD » (Divers droite) l’ont emportées. Et pour bien faire comprendre la réalité de ses désirs à ceux qui pourraient relativiser, voir contester ou juger quelque peu péremptoires ses affirmations, il précise qu’il parle de la droite et ses alliés qu’il a la prudence de ne pas nommer explicitement, mais qui se reconnaîtront sûrement… ou pas !
Quoiqu’il en soit, après Edouard Philippe et probablement avant Gabriel Attal, Bruno Retailleau n’a pas manqué de rappeler qu’il était plus que jamais candidat « dans tous les cas » dans la course à l’élection présidentielle à venir… et seul un esprit chagrin pourrait lui rappeler que Valérie Pécresse, alors candidate en 2022 de ce qui était donc, déjà, forcément, à l’en croire, « la première force politique locale en France» avait atteint le vertigineux score de… 4,78 %. Mais on n’est pas comme ça !
Jules Renard, dans son journal, écrivait que « la modestie va bien aux grands hommes. C’est de n’être rien et d’être quand même modeste qui est difficile. »
Ô combien !
Lisez Le Nouveau Présent cliquez ici
18:02 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dimanche 10 mai, à Paris : la Jeanne d'Arc de l'Action française
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dimanche, 29 mars 2026
Élections, piège à ceux qu’on sait… Primaire et Union, itou !

La chronique de Philippe Randa
Jamais la France n’a été aussi morcelée politiquement – au moins un avis que toute la classe politique partage –, et tous les partis n’ont que « l’union » en bouche électorale…
Dixit les sondages, l’électeur, de gauche comme de droite, le souhaite lui aussi et on veut bien le croire (on le croit d’ailleurs plus aisément que les politicien[ne]s !).
Mais l’union, si elle peut rapporter sur le moment, peut aussi, souvent, s’avérer fatale ; et c’est d’ailleurs bien souvent le « non-dit » de la plupart des alliances électorales : l’un tirera le plus grand profit à terme d’un mariage de raison ou plus simplement, prendra l’ascendant sur l’autre, voire l’enterrera.
Il est donc étrange de constater cette obsession de « l’union » chez les Républicains, les ex-Macroniens de Renaissance et d’Horizons ou encore au Parti socialiste, alors qu’ils ne cessent de déballer leurs fractures internes à longueur de déclarations publiques.
À peine terminé les élections municipales, la désignation du candidat à la prochaine présidentielle fait rage chez les Républicains qui ne sont même pas d’acord sur la manière de le désigner.
Alors que « de Xavier Bertrand à Michel Barnier en passant par Gérald Darmanin, Aurore Bergé voire Laurent Wauquiez, nombreux sont ceux à vouloir se mettre sur les rangs », énumère Laurent Poussielgue dans un article des Échos, Bruno Retailleau, loin de faire l’unanimité de « candidat naturel », se heurte à la proposition de Laurent Wauquiez, son ancien rival malchanceux à la présidence du parti : organiser une « primaire de la droite » d’Edouard Philippe, l’« ex-premier Premier » ministre macroniste à… Sarah Knafo, députée européenne de Reconquête, mouvement non groupusculaire le plus « à droite de la droite » de l’actuel échiquier politique : un large éventail refusé d’emblée par la plupart des candidats pressentis, hors Sarah Knafo dont « l’union à droite » est justement un des chevaux de bataille, mais avec le sourire, elle !
Premier dégât collatéral : la direction des Républicains refusant d’organiser une telle primaire ouverte pour la prochaine élection présidentielle, le maire de Cannes David Lisnard a claqué la porte du parti, dénonçant « un vote biaisé, un vote truqué » qui sera proposé aux adhérents. Ambiance…
Au Parti socialiste, une primaire pour désigner un candidat unique de la gauche est d’ores et déjà et depuis belle lurette programmée très officiellement pour le 11 octobre prochain, mais… patatras ! Lundi matin 23 mars, lendemain des élections municipales, une réunion de préparation prévue de longue date n’a vu se réunir que les ex-« insoumis » Raquel Garrido, Alexis Corbière, François Ruffin et Clémentine Autain, ainsi que le sénateur (Rhône, Écologiste) Thomas Dossus sans… les socialistes ! Ballot !
C’est qu’Olivier Faure, Premier secrétaire du PS fait face, lui aussi, à une bronca de ses opposants après les résultats électoraux de la veille jugés des plus médiocres. Et l’idée d’une primaire n’enthousiasme plus guère, comme l’a déclaré le président du conseil départemental de Haute-Garonne, Sébastien Vincini, proche d’Olivier Faure pour qui une primaire serait « une compétition à ciel ouvert (…) une course à la différenciation (des plus) mortifère ! »
Et de proposer à la place (prière de ne pas rigoler) « un pacte de gouvernance (autour d’une) incarnation socialiste. »
Une proposition qui sent la gagne, c’est certain.
On s’imagine d’ici le fou rire d’un Jean-Luc Mélenchon qui, lui, depuis toujours, a refusé l’idée de se prêter à une quelconque primaire de la gauche, expliquant avec franchise et bon sens (on ne ne pourra pas le nier), qu’il n’accepterait jamais, s’il n’était pas le vainqueur, de soutenir ensuite avec sincérité un candidat qu’il n’aurait cessé de critiquer, voir de condamner, sinon de mépriser, ayant déclaré depuis, c’était début mars dernier lors d’un meeting à Bondy, que « les socialistes ne sont pas chers a acheter pour le second tour. »
Ambiance, là aussi !
Chez les ex-Macronistes (Renaissance, Horizons, Modem), tout aussi obsédés par l’union, la question de la primaire pour désigner le meilleur – sinon, le moins mauvais – divise tout autant : Edouard Philippe a annoncé depuis longtemps qu’il était candidat et Gabriel Attal s’apprête à faire de même incessamment sous peu, mais ils ne seront sans doute pas les seuls à vouloir faire don de leur personne moins à la France qu’aux ors d’une Ve République, chaque jour de plus en plus bananière.
On rappellera néanmoins à ces futurs candidats à l’évidence « pas très naturels » des Républicains, des socialistes et des ex-Macronistes qu’il leur reste à peine 12 mois pour se faire – enfin ! – connaître ou au moins reconnaître… et qu’à la dernière élection présidentielle il y a quatre ans, Valérie Pécresse n’avait obtenu que 4,78 % des suffrages pour les Républicains, Anne Hidalgo 1,75 % pour les socialistes … et Emmanuel Macron certes 27,84 %, mais sans avoir affronter alors de « primaire » pour concourir et avec un bilan qui pouvait encore faire quelques illusions, contrairement à celui de son deuxième quiquennat. Apparaître aujourd’hui peu ou prou comme ses « héritiers » (qui plus est l’un et l’autre reniés par leur mentor), n’augure guère un futur enthousiasme populaire.
D’autant que face à tous ses minis (très minis) candidats obsédés de l’union et prêts à s’entre-dévorer dans des primaires à ce jour assez hypothétiques, le Rassemblement national et la France insoumise alignent leurs bataillons en ordre de marche… derrière des candidats, eux, parfaitement naturels pour leurs camps, n’en déplaise.
18:05 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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29 mars 2006 - 29 mars 2026 : il y a 20 ans s'en allait Jean Mabire
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UN CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES
L’Histoire des Phalanges Espagnoles : Dépasser le communisme et le capitalisme
Les bouleversements considérables générés par la Première Guerre mondiale, et l’émergence du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917, vont ébranler l’histoire de l’Italie puis de l’Allemagne, et l’onde de choc va se prolonger dans toute l’Europe, jusqu’en Espagne.
Ainsi, les années 1920-1930 produiront de nouvelles idéologies, et la Péninsule découvrira le national-syndicalisme, qui tentera d’édifier une troisième voie, pour dépasser le capitalisme, le libéralisme, ainsi que le socialisme marxiste ou libertaire, mais dans la sphère nationale, devenue la référence suprême. C’est donc l’histoire de ces mouvements et des hommes qui le porteront, que l’auteur nous fait découvrir, dans cette synthèse documentée qui revient sur l’histoire de l’Espagne parallèlement.
Car la plupart des nations européennes, en ce premier tiers du XXe siècle, vivront des expériences politiques et idéologiques novatrices voire révolutionnaires, qui entendaient lutter à la fois contre le libéralisme économique que l’on pensait en fin de vie, surtout après la crise économique et financière d’octobre 1929, mais en aspirant à surpasser le communisme léninisme ou libertaire, pour en finir avec la lutte des classes, et œuvrer au bien commun dans un cadre national, comme l’ambitionnera le national-syndicalisme.
C’est cette équation très compliquée, teintée de surcroit d’hispanisme, de catholicisme, de castillanisme, que nous narre l’auteur, au travers de l’histoire politique des Juntas de Ofensiva Nacional-sindicalista (Las JONS), et de la Falange Española, (La FE) et de ceux qui entendront entreprendre le renouveau du destin de l’Espagne et conquérir l’État : Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Ruiz de Alda, et quelques autres, et aussi, bien sûr et surtout, José Antonio Primo de Rivera.
Ces mouvements qui voulaient créer une nouvelle Espagne, n’échapperont pas à l’histoire tragique mais aussi glorieuse, de cette séquence espagnole : la Guerre civile, puis le régime franquiste.
L’auteur :
Michel Festivi a été avocat pendant quarante ans. Il a été Bâtonnier de son Ordre, et membre du Conseil de l’Ordre. Depuis sa retraite en 2019, il a écrit et publié de nombreux livres sur la IIe République espagnole (1931-1936), les violences politiques qui ont ensanglanté l’Espagne depuis la fin du XIXe siècle, une biographie du général Miguel Primo de Rivera (1923-1930), préfacé par Arnaud Imatz, ouvrage qui a été traduit et publié en Espagne, avec une nouvelle préface de Pio Moa. Il a en 2024, consacré une étude historique approfondie sur les trahisons et les mensonges du Parti communiste « français », préfacé par Francis Bergeron, ainsi qu’en 2025 une publication sur Les griffes de Staline sur l’Espagne Républicaine (1936-1939), préfacé par Pio Moa, et une biographie de Francisco Franco, dans la collection Bio-collection.
Michel Festivi écrit régulièrement sur la politique et l’histoire, sur plusieurs sites : Eurolibertés, Synthèse nationale, Nouveau Présent, Riposte Laïque, Meta-infos. Il publie aussi des articles dans des revues comme Lectures françaises, Reconquête du Centre Charlier, la revue Synthèse nationale, ainsi que dans la Revue d’Histoire européenne.
Les Phalanges espagnoles, Michel Festivi, Synthèse nationale, Les Cahiers d'Histoire du nationalisme, n°32, 156 pages, sortie avril 2026, 24,00 €
Pour le commander cliquez ici
11:37 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lyon : 5 militants sous contrôle judiciaire après un collage "Jeune blanc, rejoins ton Clan".
Un communiqué du CLAN :
Lundi dernier, plusieurs militants lyonnais ont été brutalement placés en garde à vue suite à une simple opération de collage d’affiches et d'autocollants dans la métropole. Alors que l'action visait uniquement à exprimer des convictions militantes, les autorités ont choisi de retenir le motif fallacieux d’incitation à la haine raciale pour justifier ces interpellations et les perquisitions qui ont suivi.
Face à ce que nous considérons comme une dérive de justice politique visant à criminaliser l'engagement militant, le CLAN a immédiatement réagi. Nous apportons notre soutien total à ces militants.
Fidèle à sa mission de solidarité, le CLAN assure désormais l'accompagnement juridique complet des cinq mis en cause. Nous confirmons également la prise en charge de leurs frais de justice afin qu'aucun défenseur de nos idées ne soit laissé seul face à la machine judiciaire. La défense de nos militants est notre priorité absolue.
Pour soutenir les militants lyonnais cliquez ici
11:30 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Nos ancêtres les Gaulois

Bon, d’accord, il est un tantinet franchouillard, Pascal Praud. Mais nous aussi. L’arrivée de LFI à la tête de mairies n’est pas sans poser de questions. Il écrit à ce sujet : « Il fut un temps où entendre La Marseillaise adoucissait les mœurs. Elle est sifflée aujourd’hui dans quelques territoires perdus de la République quand elle n’est pas ignorée ou interdite. On peut rebâtir des villes, réformer des institutions, changer des gouvernements. Si le sentiment d’appartenir au même peuple disparaît, c’est la nation elle-même qui vacille. » CQFD.
Source : Journal d dimanche, 29/3/2026
10:02 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Samedi 11 avril, à 14 h : Saint-Denis, ville française !
00:40 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 28 mars 2026
Municipales "à droite" : un cas original, les Côtes d'Armor
Blanche Le Goffic (RN) et Pierre-Yves Thomas (R!) viennent
de bousculer le ronron politique costarmoricain...
Guirec Sèvres
Il y a maintenant une semaine que la fièvre électorale due aux municipales est retombée. C'est le moment pour chaque parti et média de dresser le bilan. Intéressons-nous aujourd'hui à un cas de figure particulier, celui de la droite nationale dans les Côtes d'Armor.
Ce département breton, de tradition socialiste et démocrate-chrétienne, a vu éclore, non sans surprise, une force nouvelle qui pourrait bien, dans les années qui viennent, bousculer le confort dans lequel se sont complu jusqu'à maintenant les partis du Système. Vous l'avez compris, il s'agit de la droite nationale et identitaire, localement incarnée par le Rassemblement national et Reconquête!. Et ce n'était pas gagné car, depuis la percée historique de Jean-Marie Le Pen en 1984, bien que celui-ci fut breton, le FN n'a presque jamais dépassé la barre des 10% en Armorique.
Dimanche 15 mars au soir, les résultats du premier tour font l'effet d'une bombe. La liste du RN à Lannion, conduite par Blanche Le Goffic, fait 19% et celle conduite à Saint-Brieuc par Pierre-Yves Thomas, responsable départemental de Reconquête!, approche les 13%. Du jamais vu ! D'autant que ces résultats étaient loin d'être prévisibles il y a quelques années et que la présence de ces deux listes dans les deux plus importantes villes du département ne s'est pas faite sans difficultés (les problèmes ne venant pas, d'ailleurs, d'où on pouvait s'y attendre)...
Petit rappel historique... À Saint-Brieuc d'abord
Cette préfecture, située au cœur d'un bassin socialiste, était dirigée, il n'y a pas si longtemps, par un maire PSU (le Parti socialiste unifié, c'est-à-dire le principal parti d'extrême gauche des années 1960 à 1980). Il en reste des traces... En septembre dernier, Pierre-Yves Thomas et Christian Le Pêcheur, responsable historique de la droite nationale dans cette ville, décident de réunir l'ensemble des partis et mouvements implantés localement dans la perspective des municipales. Tous (R!, RN, Les Patriotes, Via...), dans un premier temps, répondent présents et c'est ainsi qu'au cours de l'automne, naît la liste "Saint-Brieuc, LA droite pour tous". Tout va alors pour le mieux et, fin novembre, une réunion rassemblant plus de 150 Briochins, animée par Pierre Martinet, spécialiste de l'infiltration islamique, est l'occasion d'annoncer publiquement cette liste cliquez là.
À Noël, celle-ci est quasiment bouclée, la campagne démarre sur les chapeaux de roues et Pierre-Yves Thomas multiplie les interventions dans la presse. Il n'en faut pas plus pour susciter la jalousie du secrétaire départemental du RN (le troisième en trois ans). Fin janvier, c'est-à-dire quelques jours avant le dépôt des listes, il décide de retirer les 17 candidats de son mouvement (afin d'éliminer Reconquête!) et de faire cavalier seul. Évidemment cette pitoyable manœuvre, destinée, dit-on, à le valoriser auprès de ses supérieurs parisiens, finit par échouer lamentablement. Non seulement certains candidats du RN refusent le diktat et restent fidèles à leur engagement unitaire, mais en plus, le secrétaire départemental du parti de Marine Le Pen se retrouve en quelques jours dans l'impossibilité de rassembler les 42 candidats nécessaires.
De son côté, Pierre-Yves Thomas, grâce au dynamisme et à la persévérance de ses équipes, réussit, malgré le court délai, à combler les défections et à déposer sa liste. Dimanche dernier, jour du second tour, il s'en est trouvé récompensé puisqu'il siège désormais au conseil municipal. Tant pis pour le RN 22 qui, par son attitude grotesque, a sans doute perdu l'occasion d'avoir, lui aussi, des élus à Saint-Brieuc...
Passons maintenant au cas de Lannion
Le même secrétaire du RN 22, sûr de lui, a annoncé à l'automne, à qui voulait l'entendre, qu'il présenterait six listes dans le département des Côtes d'Armor. Finalement, il n'y en a eu qu'une, à Lannion. Cette liste, conduite par la jeune et courageuse Blanche Le Goffic a fini par voir le jour quelques heures avant le dépôt officiel. En effet, présenter une liste à Lannion n'est pas une mince affaire.
Certes, dans les années 1980, le FN y a eu, un court moment, un élu en la personne de notre Ami François Floc'h. Mais celui-ci avait été élu sur une liste "apolitique". Plus tard, durant plusieurs mandatures, une liste non conformiste que l'on peut situer "à droite", conduite par l'atypique et non moins sympathique Jean-Yves Callac, a eu, elle aussi, quelques élus. Mais Jean-Yves Callac a décidé, cette année, de ne pas se représenter et c'était donc Blanche Le Goffic, responsable du RN-Jeunes, qui, avec l'audace de la jeunesse, a décidé de se lancer dans la bataille.
Il faut rappeler également qu'à Lannion réside une bande d'obsessionnels de l'antifascisme (moitié punks à chiens, moitié instits CFDT à la retraite depuis 20 ans) qui ne manque jamais une occasion de faire part de son émotion lorsque les nationaux prennent une initiative. On se souvient, à ce sujet, de la projection, l'an passé, du film Silenced de Tommy Robinson qui avait été interdite à la suite des injonctions pleurnichardes de ces "amis de la démocratie" cliquez là.
Quelques jours avant le dépôt des listes, celle du RN a bien failli capoter car quelques candidats manquaient à l'appel. Mais à Lannion, il y a un responsable RN qui sait faire la part des choses et qui entretient des rapports cordiaux avec les autres organisations de droite nationale. C'est ainsi qu'il a été fait appel aux militants locaux de Reconquête! pour boucler la liste. Et c'est dans un souci d'unité des forces nationales, mais aussi d'efficacité politique, que Pierre-Yves Thomas, pas rancunier pour un sous, a répondu favorablement à la demande du RN de Lannion en "donnant" plusieurs militants de Reconquête! (dont François Floc'h, l'ancien élu cité plus haut) à la liste "Osons Lannion" de Blanche Le Goffic. Cette dernière a pu ainsi aller jusqu'au bout et envoyer trois élus au conseil municipal de la ville.
En guise de conclusion
Face au sectarisme et aux ambitions mesquines d'un responsable de passage, les nationaux et nationalistes des Côtes d'Armor ont adopté une attitude politique qui a permis de faire élire plusieurs d'entre eux dans les municipalités où ils étaient présents, quelle que soit leur étiquette. Là où il y a intelligence et sens du devoir, la victoire est possible ! À bon entendeur, salut !
La réaction de Pierre-Yves Thomas, le soir de son élection à Saint Brieuc cliquez ici
Sur FB, un ami a rajouté : En résumé, à Saint-Brieuc, malgré les manoeuvres mesquines du RN, Reconquête! a pu se présenter et a fait 13% et à Lannion, grâce au soutien de Reconquête!, le RN s'est aussi présenté et a fait 19%. Une belle "synthèse nationale" en quelque sorte...
20:09 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Mardi 7 avril, à Aix-en-Provence : conférence de Yann Baly, président de Chrétienté solidarité
11:25 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Jean-Eudes Gannat solidaire d'Eliot Bertin, interpelé pour avoir assisté aux obsèques de Quentin
Jean-Eudes Gannat
Élu de Segré-en-Anjou
Je suis un être rationnel. Ma courte existence m'aura suffi à réaliser que souvent "le mieux est l'ennemi du Bien", et que la nature humaine étant ce qu'elle est, il est inutile de placer trop haut nos espoirs dans la politique.
11:23 Publié dans Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Des élections municipales sans le peuple

Le sociologue Philippe Guilluy qui, le premier, nous a démontré qu’il existait deux France, celle des métropoles et l’autre des champs et des périphéries urbaines, dresse ici le bilan de ces élections municipales qui ne font que confirmer sa thèse. Thèse qu’il a largement développé dans son dernier ouvrage, Metropolia et Periphéria (Flammarion). En effet, ces élections se sont déroulées… sans le peuple.
Lire la suite ICI
Source : Figaro magazine, 28/3/2026
11:08 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le journal du chaos
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09:48 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 27 mars 2026
Le grand hold-up à la pompe
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Encore une fois, le gouvernement se fout de la gueule des Français : quelques aides ciblées, quelques rustines et de la com. On distribue des miettes aux pêcheurs et aux agriculteurs, pendant que la maison brûle pour tous les autres. Les automobilistes, eux, peuvent continuer à payer sans broncher : ils sont la vache à lait idéale.
Car enfin, de qui se moque Roland Lescure, le ministre de l'Économie ? Les prix à la pompe explosent sans rapport avec la hausse réelle du baril. Cela signifie une chose simple : tout le monde se gave. Les pétroliers encaissent, les raffineurs margent, les distributeurs suivent… Et surtout l’État, qui se sert au passage avec une voracité obscène.
Voilà le scandale. Voilà la réalité que l’on cache sous des dispositifs technocratiques et des annonces creuses. Car le levier est connu, immédiat, évident : baisser massivement ces taxes indécentes qui étranglent les Français. Mais non, on préfère bricoler, temporiser, enfumer.
Pourquoi ? Parce que ce système profite d’abord à ceux qui nous gouvernent. Parce que ces dirigeants n’ont ni le courage ni la volonté de renoncer à cette rente fiscale. Parce qu’ils vivent hors-sol, loin de ceux qui travaillent et produisent.
Résultat : une économie asphyxiée, des Français acculés et un pouvoir qui persiste dans l’aveuglement. Ce n’est plus seulement de l’impuissance, c’est une forme de cynisme assumé.
Nous ne sommes pas dirigés : nous sommes ponctionnés.
23:31 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le Parti de la France solidaire d'Eliot Bertin, victime de la répression macroniste
Thomas Joly - Président du Parti de la France
15:30 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Réédition de "Notre avant-guerre" de Robert Brasillach
« Tout dans ce livre étonne », lance d’emblée Alain Lanavère dans sa préface… Tout étonne, bel et bien, à commencer par le fait que Notre avant-guerre est un chef-d’oeuvre de la littérature française, écrit en quelques mois, à partir de septembre 1939, alors que, venant d’avoir trente ans, Brasillach était mobilisé en Alsace.
Le livre semble un composé de poésie et de souvenirs jetés sur le papier, de notes désinvoltes : les toits de l’École normale supérieure ; les coulisses d’un théâtre ; une attitude de Charles Maurras ; la délicieuse vitalité d’Annie Jamet ; quelques notes de voyages. Tout d’émotion, mais avec un ton léger qui le rend si agréable à lire, ce travail de mémorialiste devient un véritable roman qui emporte le lecteur dans les dix années d’aventures d’un groupe de camarades inséparables.
De leur insouciante vie étudiante, ces jeunes gens épris d’art passent insensiblement aux joies de l’écriture, puis à celles du journalisme. À tant interroger l’époque, fatalement, la tentation leur vient d’y jouer un rôle, tandis que l’Italie fasciste attire, que l’Allemagne hitlérienne inquiète mais fascine et que l’Espagne entre en guerre civile.
Mais, comme dans une tragédie grecque, « le destin frappe à la porte » ; le drame profond de Brasillach – la fuite de sa jeunesse – se confond avec celui de la Nation : la perte inéluctable de la paix… Cinq ans plus tard, le jeune nationaliste tombera sous des balles françaises.
Cet ouvrage voulait réunir des images de son temps: la présente édition en a collecté 250, illustrant ce que fut le monde évoqué par Robert Brasillach. Enfin, de nombreuses notices présentent certains mouvements, partis, associations ou titres de périodiques susceptibles d’être peu connus des lecteurs d’aujourd’hui.
Très riche iconographie.
Notre avant-guerre, Robert Brasillach, Les Sept Couleurs et les Amis de Robert Brasillach (ARB), réédition 2026, préface d’Alain Lanavère, notes, notices et iconographie de David Gattegno, 456 pages, 32,00 €
Pour le commander cliquez ici
11:28 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Crimes et délits racistes : les ressortissants d’États africains surreprésentés

Voilà une étude qui ne sera guère commentée dans les médias. Publiée ce 25 mars par les services du ministère de l’Intérieur, l’enquête 2025 sur les atteintes à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux enregistrées par les services de police et de gendarmerie nationales recèle quelques renseignements intéressants. Et en contradiction avec le prêchi-prêcha mainstream.
De manière générale et comme on pouvait s’y attendre, les crimes et délits « racistes » ont augmenté de 5 %, entre 2024 et 2025. Il s’agit majoritairement d’injures, de provocations ou de diffamations. Plus rares, les atteintes à la vie et actes de violences connaissent une hausse inquiétante de 11 %. Ces divers méfaits surviennent un peu partout sur le territoire, avec cependant une nette prévalence à Paris, où le taux de crimes ou délits « à caractère raciste » enregistrés est plus de trois fois supérieur à la moyenne nationale. À croire que notre capitale ne serait finalement pas le paradis diversitaire vanté par la nouvelle équipe municipale en place…
Des profils étonnants (ou pas)
L’analyse du profil des victimes des crimes et délits « racistes » s’avère très instructive. Avant tout, on observe qu’il s’agit très majoritairement de Français, à 83 %. Néo-féminisme d’ambiance oblige, l’étude met un zoom sur le cas des femmes, mais ce sont bel et bien les hommes qui sont les principales victimes d’atteintes « racistes », à près de 60 %, alors qu’ils ne comptent que pour 49 % de l’ensemble de la population.
Le rapport n’en dit pas davantage sur l’identité des victimes. On connaît leur nationalité, leur âge, leur sexe, mais rien n’est précisé quant à leur appartenance ethnique. De même, il est question d’atteintes à caractère « antireligieux », mais les communautés visées ne sont pas précisées.
Quid des mis en cause ? Là aussi, le rapport apporte des enseignements précieux. Les « caractéristiques démographiques » des auteurs suspectés d’actes racistes « se distinguent nettement de celles de l’ensemble des mis en cause », écrivent pudiquement les auteurs. En premier lieu, on note que les femmes s’illustrent particulièrement, dans cette catégorie de méfaits, avec une part de 21 %, contre 15 % dans l’ensemble des mis en cause. De quoi contrebalancer le récit médiatique selon lequel la féminité serait synonyme de douceur et d’innocence.
Mais la surreprésentation la plus flagrante concerne la nationalité. Les étrangers comptent en effet pour 13 % des mis en cause pour crimes ou délits racistes, alors qu’ils ne représentent que 9 % de la population vivant en France. Une disproportion encore plus frappante concernant les ressortissants d'un État africain : 8 % des mis en cause, contre 3 % de l’ensemble de la population.
Pour terminer, rappelons que ces surreprésentations ne sont pas nouvelles. Le rapport 2024 avait déjà révélé des chiffres similaires, avec 12 % des crimes ou délits « à caractère raciste » attribués aux étrangers. Il faut dire aussi que tous ces chiffres sont sans doute largement sous-évalués : sur l’ensemble des personnes qui déclarent avoir été victimes d’au moins une atteinte raciste, moins de 3 % d’entre elles réalisent une démarche auprès des services de sécurité. Sans parler de ces innombrables Français qui renoncent à dénoncer les violences qu’ils subissent, puisqu’ils entendent à longueur de journée sur les antennes du service public que « le racisme anti-Blanc, ça n’existe pas »…
Source : Boulevard Voltaire
11:14 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vendredi 17 avril, à Paris : conférence de Eric Pinel (Parti de la France) sur l'écologie
Dans le cadre du cycle de conférences du Parti de la France, la prochaine se déroulera vendredi 17 avril à Paris à 21h.
Le thème sera « L'écologie est de droite » par Éric Pinel, ancien député européen. Thomas Joly, Président du PdF, se chargera de l'introduction.
La participation est d'une consommation à commander au bar de l'établissement avant d'accéder à la salle.
10:12 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ce vendredi à 8h10 sur France 2 : Sarah Knafo invitée des 4 vérités
00:51 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lundi 13 avril, à Paris : présentation du nouveau livre de Gabriele Adinolfi, La Révolution silencieuse
00:48 Publié dans Gabriele Adinolfi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Tarés 3.0
de Georges Feltin-Tracol
Les psychiatres devraient se pencher sérieusement sur l’âme collective de la société yankee. Les États-Unis d’Amérique présentent en effet un cas d’examen clinique pertinent qui les ravirait. De profonds déséquilibres mentaux affectent des pans entiers de cette société individualiste, matérialiste et universaliste. Il en résulte dans tous les domaines l’existence de spécimens au profil souvent effrayant.
N’évoquons point ici Pete Hegseth, le secrétaire à la Guerre, qui, imbu de la puissance que lui confère le privilège de diriger le Pentagone, joue au matamore. Mettons aussi de côté la sotte Laura Loomer dont les excès verbaux et les obsessions puériles révèlent une ignorance crade de la marche tragique du monde. Focalisons-nous plutôt sur la NRx, soit la nouvelle réaction, qu’Arnaud Miranda vient d’étudier dans Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire (NRF – Gallimard – Le Grand Continent, coll. « Bibliothèque de géopolitique », 2026, 170 p., 18 €).
Il ne s’agit pas d’une école de pensée au sens strict du terme. L’auteur a raison de qualifier ce courant de « constellation » tant ses principales figures (Curtis Yarvin, Nick Land, Spandrell, Bronze Age Pervert et Zero HP Lovecraft) répandent leurs théories sur les réseaux sociaux et par Internet. Plutôt que de lancer une revue luxueuse, ils s’invitent dans les blogues et autres forums de discussion en ligne. Ces penseurs internautiques sont eux aussi des individualistes forcenés qui d’ailleurs ne s’apprécient guère.
Les cinq personnalités mentionnées ont néanmoins produit en une quinzaine d’années un corpus d’opinions hétéroclites qui forme aujourd’hui l’une des sensibilités majeures du mouvement MAGA. Arnaud Miranda rappelle que la NRx se distingue aussi bien de l’alt right et du nationalisme blanc que des penseurs chrétiens post-libéraux. Cet essai fort intéressant insiste sur ses origines intellectuelles variées. Dans le cadre d’une approche dynamique des idées, cette nouvelle pensée réactionnaire provient d’une étonnante hybridation entre la philosophie réactionnaire et des libertariens conservateurs sur les plans social et sociétal. Ainsi les libertariens de droite récusent l’avortement, prônent la restauration des frontières et saluent l’expulsions en masse des immigrés clandestins. Favorables aux lois du marché, les néoréactionnaires ne cachent pas non plus leur technophilie ardente. Bâtir des centres de vie permanents sur la Lune en attendant l’exploration humaine et robotique de la planète Mars constitue un projet ambitieux. Ils approuvent la réalité sociale des hiérarchies naturelles, exaltent un élitisme radical connecté, détestent l’égalitarisme et véhiculent « un profond pessimisme anthropologique ». Ils exècrent aussi la démocratie et survalorisent la technique. Les néoréactionnaires versent enfin dans un messianisme théopolitique et le mépris hautain de leur propre peuple.
00:05 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 26 mars 2026
Paris, samedi 28 mars : manif nationale pour le Frexit !
23:44 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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PLAIDOYER POUR UNE RÉVOLUTION ODONYMIQUE !
Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat
L’odonymie, vous connaissez, vous ? Moi non plus… Toutefois, c’était juste avant d’être bien énervé d’avoir à passer par la place de la « Révolution d’Octobre », d’emprunter le « Boulevard Lénine », pour arriver rue Salvador Allende chez l’une de mes belles-sœurs ! L’odonymie est la « science » de l’appellation des voies de communication. Là, je suis désormais plus savant et vous aussi…
J’avoue que, jusque-là, je n’avais jamais vraiment fait attention aux noms que portent nos places, avenues et autres promenades. En y regardant de plus près, j’ai trouvé que les avenues de « La libération » pullulaient, tout comme les places « Charles De Gaulle », sans oublier, dans les villes communistes, tous les « héros » du marxisme-léninisme et autres rues des « fusillés ». Vous ne serez pas étonnés, aucune voie, même pas le plus misérable passage, aux noms de Louis XVI ou de Philippe Pétain. Mais on ne peut pas évacuer non plus les grands hommes de notre République, Gambetta, Victor Hugo, Clémenceau, Jean Jaurès et autre Jules Ferry qui ont, eux, tout de même, plus de légitimité qu’un « Gagarine » ou qu’un « Ho Chi Minh » ! Pourquoi pas une avenue « Che Guevara » pendant qu’ils y sont ? S’ils veulent des héros, l’histoire de France n’en manque pas, de d’Estienne d’Orves à Arnaud Beltrame, en passant par Jeanne d’Arc, les chevaliers Duguesclin et Bayard, et l’illustre corsaire Surcouf, sans oublier non plus « l’archange du ciel », Jean Mermoz !
Il y a même des communes qui nous infligent de honteuses plaques de rues à la date du « 19 mars », la condamnable capitulation gaulliste devant le FLN. Pourtant, soyons honnêtes, il y a dans nos petits bourgs et autres modestes communes champêtres, des voies qui portent des noms bucoliques ou des appellations nous rappelant le Moyen-Âge, telles que la rue au Four, la place du lavoir, l’impasse de la forge ou le boulevard du château. Il y a aussi dans quelques nouveaux lotissements, des allées du pinson ou des sentes des marguerites ou des mimosas…
Pourquoi ne pas puiser dans le réservoir de célébrités contemporaines ayant brillé dans différentes disciplines, des personnalités ayant contribué au bonheur des populations, en fait des bienfaiteurs de l’humanité ? Un boulevard Louis de Funès ou Fernandel, une place Hergé ou Bourvil, une avenue Achille Zavatta, un rond-point Raymond Devos et, même, tiens, une impasse Emmanuel Macron, nous feraient du bien !
18:27 Publié dans Le bloc-notes de Jean-Claude Rolinat | Lien permanent | Commentaires (0) |
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