jeudi, 04 juin 2026
Dimanche 7 juin : rassemblement de soutien au peuple britannique à Paris
Hommage à Henry Nowak, poignardé à mort à 18 ans par une "chance pour l'Angleterre", victime du racisme anti-blanc et de la police britannique qui préfère défendre les étrangers au lieu de son propre peuple autochtone.
Partout, outre-Manche, le soulèvement populaire s'intensifie. Rassemblement de soutien au peuple britannique, dimanche 7 juin, à 17h, Place de la Sorbonne, à Paris.
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RAPPEL, samedi 6 juin, au Perrier (85) : le grand banquet du Rassemblement vendéen
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Remigration Summit de Porto, JUGEXIT, démographie : Jean-Yves Le Gallou répond sans détours
Source Breizh info cliquez ici
Invité d’honneur du Remigration Summit de Porto, Jean-Yves Le Gallou est l’auteur de Remigration pour l’Europe de nos enfants, paru aux éditions de La Nouvelle Librairie. Il revient ici sur les fondements démographiques, juridiques et civilisationnels de la remigration, le concept de JUGEXIT, et la dynamique politique qui pousse ce thème du camp identitaire vers le centre du débat européen.
Breizh-info.com : Vous étiez l’un des orateurs et l’invité d’honneur du Remigration Summit de Porto, après celui de Milan. Quelle a été votre impression sur place, et que retenez-vous de cette dynamique transnationale qui rassemble désormais des forces de toute l’Europe autour d’un même mot d’ordre ?
Que ressent-on ? La philia des Grecs. Un immense bonheur, celui d’être entre Identitaires européens partageant, par-delà les frontières nationales, l’appartenance à la même civilisation et la même volonté de la défendre. Quelle leçon en tirer ? Identitaires européens de tous pays, unissez-vous, c’est ainsi que vous serez plus forts !
Breizh-info.com : Votre livre s’ouvre sur une affirmation forte : la remigration serait avant tout un « mythe mobilisateur ». Que répondez-vous à ceux qui y voient l’aveu d’un projet relevant davantage de l’incantation que d’une politique publique réaliste ?
Disposer d’un mythe mobilisateur est essentiel, tout simplement parce que cela offre une perspective d’espoir. Celle de retrouver le bien-vivre ensemble, entre les siens, entre les nôtres, une vie paisible entre Européens partageant les mêmes mœurs et les mêmes coutumes dans une société de confiance. Cela ouvre aussi la possibilité de transmettre aux générations futures l’héritage que nous avons reçu et que nous devons transmettre : héritage ethnique, culturel, civilisationnel. C’est une cause qui nous dépasse et qui, par là même, nous grandit et nous rend espoir. Traiter du « comment », c’est bien, encore faut-il dire au préalable le « pourquoi ».
Breizh-info.com : La partie démographique de votre ouvrage est sans doute la plus difficile à contester. Pouvez-vous résumer, pour nos lecteurs, ce que disent réellement les chiffres, et pourquoi vous affirmez que même un arrêt total de l’immigration ne suffirait pas à inverser la tendance ?
Tout simplement en raison des taux de fécondité différentiels : celui des femmes de souche européenne se situe autour de 1,2 enfant par femme, celui des femmes d’origine extra-européenne à plus du double. Allez dans les maternités de Paris, Lyon, Marseille et ouvrez les yeux. Et si vous préférez, regardez les chiffres de naissance, comparez ceux de 2024 à ceux de 2003 :
• moins 37 % pour celles de deux parents français, de 654 000 à 476 000 ;
• plus 42 % pour celles d’un ou deux parents étrangers, de 130 000 à 184 000.
Breizh-info.com : Vous fondez la légitimité de la remigration sur le statut de « peuple premier » des Européens, en vous appuyant sur la paléogénétique et sur la Déclaration de l’ONU de 2007 sur les peuples autochtones. N’est-ce pas une lecture audacieuse, voire risquée, que d’appliquer aux Européens un cadre juridique pensé pour de tout autres populations ?
Il faut faire comme au judo et utiliser les armes de l’adversaire. Que des peuples autochtones veuillent garder leur culture et leur identité, je le conçois parfaitement et je trouve cela légitime. Mais les Européens sont aussi les autochtones d’Europe. Leur peuplement n’a pas changé, sauf marginalement, depuis 5 000 ans, et qu’on le veuille ou non, leur civilisation a fait le monde et y a apporté les bienfaits du développement. Nous avons le droit de poursuivre la grande aventure européenne et, pour cela, nous avons le devoir de préserver l’identité des peuples européens.
Breizh-info.com : L’un des apports les plus originaux de votre livre est le concept de « JUGEXIT ». Pouvez-vous expliquer ce que vous entendez par le « gouvernement des juges » et pourquoi vous estimez que la maîtrise démographique des nations européennes passe nécessairement par une reprise de pouvoir sur les cours constitutionnelles et européennes ?
C’est simple : il faut abattre la dictature des juges et revenir à la souveraineté du peuple — par référendum ou à travers les parlements — pour ne plus se laisser imposer les abus du droit d’asile, un regroupement familial sans discernement, et rendre à nouveau possible les expulsions de clandestins.
Breizh-info.com : Vous documentez de nombreux blocages judiciaires, de l’opération Fox en Autriche au projet albanais de Giorgia Meloni. Mais sur les modalités concrètes du JUGEXIT en France — référendum, sortie de la CEDH, révision constitutionnelle — votre livre reste assez évasif. Où en êtes-vous de votre réflexion sur ce point précis ?
Remigration pour l’Europe de nos enfants a été publié dans le cadre de la collection Iliade de La Nouvelle Librairie ; j’ai donc naturellement inscrit la question dans une perspective métapolitique, historique et culturelle. Ce n’était pas le lieu de rentrer dans le détail de propositions concrètes franco-françaises, d’autant que le livre a été écrit dans une perspective européenne, et que si la question du gouvernement des juges est cruciale dans tous les pays, elle se pose évidemment différemment d’une nation à l’autre, en fonction de leur propre état du droit. Mais je peux tout à fait répondre plus concrètement à votre question : la première étape du JUGEXIT en France, c’est de retirer au Conseil constitutionnel le pouvoir de censurer le contenu des lois, pouvoir qu’il s’est accaparé frauduleusement en 1971, en contradiction totale avec ce qu’avait voulu le général de Gaulle dans la Constitution de 1958. Au fond, il faut simplement revenir par référendum à la Constitution de 1958 en limitant le pouvoir du Conseil constitutionnel, voire en le supprimant purement et simplement. Rappelons qu’aucun conseil constitutionnel n’existait dans les républiques antérieures. La question de la dénonciation des conventions internationales — Convention européenne des droits de l’homme, Convention des droits de l’enfant, Convention de Genève sur les réfugiés — se pose aussi, dans la mesure où le pouvoir judiciaire utilise ces textes généraux en les surinterprétant du point de vue de l’idéologie progressiste. Il faut que la loi et le texte de la loi l’emportent sur les vaticinations pseudo-juridiques.
Breizh-info.com : Vous insistez sur le caractère « raisonné, raisonnable et progressif » de votre démarche, distinguant plusieurs catégories, des clandestins aux assimilés à qui vous reconnaissez pleinement la citoyenneté. Comment répondez-vous à ceux qui, à gauche, réduisent la remigration à un projet de déportation de masse brutal et indistinct ?
C’est un peu comme une course de haies : la remigration progressive doit régler les questions les unes à la suite des autres.
- Arrêt de toute immigration nouvelle : la grande pause.
- Expulsion des clandestins et des délinquants : la grande respiration.
- Non-renouvellement des titres de séjour des étrangers qui ne vivent que d’aide sociale : la grande décharge.
- Viendra ensuite la question des binationaux inassimilés et hostiles.
Breizh-info.com : La déchéance de nationalité pour les binationaux hostiles soulève des objections juridiques importantes, que vous reconnaissez vous-même en partie. Sur quels critères objectifs distinguer concrètement le binational « hostile » du binational simplement mal assimilé, sans verser dans l’arbitraire que vos adversaires vous reprochent ?
C’est tout simple : un binational inassimilé et hostile, c’est une racaille qui casse, une racaille qui pille et qui demain violera lors des émeutes immigrées qui suivent chaque 14 juillet, chaque Saint-Sylvestre et chaque match de football important. Cela commence à faire beaucoup. Or, si ces racailles inassimilées et hostiles se permettent cela, c’est parce qu’elles sont issues d’un vaste vivier de binationaux, eux aussi inassimilés, qui viendront à leur secours en cas de mise en œuvre d’une juste, légitime et proportionnée répression policière. En tout cas, c’est ce que pense le pouvoir, qui vit dans la terreur du soulèvement de quartiers entiers — ce qui prouve bien que le problème existe indépendamment de toute politique de restriction migratoire. Et plus nous tarderons à agir, pire cela sera. Ne tournons pas autour du pot : le binational délinquant doit être déchu de la nationalité française.
Breizh-info.com : Votre conclusion, « Peuples de l’Ouest, levez-vous ! », assume une dimension civilisationnelle et européenne, jusqu’à convoquer la mythologie commune et Tolkien. Pourquoi estimez-vous que la remigration ne sera politiquement viable qu’adossée à un imaginaire civilisationnel partagé, et non à de simples arguments techniques ou sécuritaires ?
Parce que la question centrale est précisément celle de l’identité, au-delà des questions de sécurité, de tranquillité ou de budget. Les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles. Si vous voulez retrouver le bien-vivre ensemble, il faut d’abord retrouver le bien-vivre entre nous et inscrire notre démarche dans la longue histoire.
Breizh-info.com : Le terme de remigration, hier confiné aux marges, est aujourd’hui repris par des partis pesant de 15 à près de 40 % des voix, du FPÖ à Chega. Pensez-vous que la bataille métapolitique, au sens où l’entendait Gramsci puis Alain de Benoist, soit en train d’être gagnée ? Et quelle est, selon vous, la prochaine étape pour passer des idées au pouvoir ?
La prochaine étape, c’est de faire comprendre aux dirigeants politiques, mais aussi au peuple des électeurs, l’ampleur des bouleversements que suppose une politique de remigration et de retour à l’identité. Il ne s’agit plus d’ajustements ponctuels et de micros réformes technocratiques, mais de changement de perspective. C’est en ce sens que la remigration est un thème mobilisateur pour rompre avec les discours gnangnans qui abrutissent l’opinion depuis un demi-siècle.
Breizh-info.com : Un dernier mot ?
Rendez-vous le 31 octobre à Paris, pour un grand forum de la remigration organisé par Polémia en partenariat avec Martin Sellner et Eva Vlaardingerbroek du Sommet de la remigration, et Louise Garnier, ainsi que le tout nouveau mouvement qu’elle est en train de lancer.
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Bernard Monot invité de Nicolas Stoquer sur "Géopolitique profonde"
Bernard Monot, à partir de 1,28 h jusqu'à 2,21 h
RAPPEL : BBR 2019, l'intervention de Bernard Monot.
Bernard Monot aux Journées BBR
de Synthèse nationale en octobre 2019 cliquez ici
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mercredi, 03 juin 2026
Un grand entretien avec Michel Festivi sur EuroLibertés à propos de son nouveau livre "Les Phalanges espagnoles"

Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne ; pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ?
Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco cliquez ici l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.
Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?
Comme l’exige cette collection, éditée par Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la Première Guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.
Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?
Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme La Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « La rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’État, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses Réflexions sur la violence (1908) cliquez là. Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.
Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?
Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos cliquez ici, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.
Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?
Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la Première Guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc. et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.
Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?
Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.
Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?
Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIe république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.
Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les Cahiers d’histoire du nationalisme n° 32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 €. Pour commander ce livre, cliquez ici
Michel Festivi était récemment l'invité de Guillaume Fiquet sur TV Libertés afin de présenter son livre Les griffes de Staline sur l'Espagne républicaine :

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23:37 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Livres, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Il vient d'écrire une biographie de Michel de Saint Pierre : un entretien avec Thierry Bouclier
Avocat à la Cour, Thierry Bouclier est aussi l’auteur d’un essai historique intitulé La République amnésique (2017) ainsi que d’une biographie de Jean-Louis Tixier-Vignancour (2003).
Cet entretien a été publié dans le n°73 (printemps 2026) de la revue Synthèse nationale cliquez ici
Pouvez-vous nous rappeler qui était Michel de Saint Pierre ?
Michel de Saint Pierre (1916-1987) a eu une vie hors du commun Né en 1916 au sein d’une famille de l’aristocratie normande, parente d’Henry de Montherlant et amie de Jean de la Varende, sa voie était toute tracée. Mais à dix-neuf ans, il a abandonné ses études de lettres pour se faire embaucher comme simple manœuvre aux chantiers navals de Saint-Nazaire, avant de s’engager comme matelot « sans spé ». Entre temps, il a participé à la manifestation du 6 février 1934. En 1943, il a rejoint la Résistance et terminé la guerre couvert de décorations. Et c’est au lendemain du second conflit mondial qu’il a véritablement commencé sa carrière d’écrivain, embrassant tous les styles de la littérature, du roman à l’essai en passant par le pamphlet et la poésie. Un auteur majeur, n’hésitant pas à brandir des idées politiques et des convictions religieuses à contre-courant de celles de son époque.
Quelle sont les grands ouvrages dont il est l’auteur ?
Il s’est d’abord fait connaître avec son roman La Mer à Boire, paru en 1951, et inspiré de sa vie de matelot. En 1954, il a rencontré un grand succès populaire avec son roman Les Aristocrates, qui s’est vendu à 600 000 exemplaires, et qui a été porté à l’écran avec Pierre Fresnay dans le rôle principal. En 1964, il s’est retrouvé au centre d’une violente polémique avec son roman Les Nouveaux Prêtres, qui dénonçait l’infiltration marxiste au sein de l’Eglise de France. C’est à cette occasion qu’il a fait la connaissance de Jean Madiran. Ce roman a été suivi de nombreux autres livres alertant sur l’autodestruction de l’Eglise à la suite du Concile Vatican II. Tous ses livres en font un auteur catholique majeur du vingtième siècle. Fin connaisseur de l’Afrique du sud, il a également publié un superbe roman sur l’histoire de ce pays, Les Cavaliers du Veld, qui me fait penser, à certains égards, au Grand Sud d’A.D.G. sur la Nouvelle Calédonie. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont un roman policier, Le Double crime de l’impasse Salomon, salué par Jean Bourdier, un spécialiste du polar, et d’un drame passionnel bouleversant, L’Accusée, qui a été adapté en feuilleton télévisé.
Quels ont été ses combats principaux ?
Son premier combat a assurément été son engagement en faveur de la messe traditionnelle, qui a naturellement rejoint celui de Mgr Lefebvre lorsque celui-ci a s’est heurté à l’épiscopat français. Il s’est également investi pour l’amnistie des partisans de l’Algérie française, encore emprisonnés une fois l’Algérie indépendante, publiant en 1963 un magnifique Plaidoyer pour l’amnistie. En 1965, il a soutenu la candidature de Jean-Louis Tixier-Vignancour aux élections présidentielles, et est resté à ses côtés après son échec. A partir de 1974, il est devenu un compagnon de route du Parti des forces nouvelles, soutenant notamment les initiatives du sergent Dupuy et participant à la semaine du cinéma de droite organisé par le parti. Et en 1979, il a été choisi pour conduire une liste commune, rassemblant les frères ennemis du FN et du PFN, aux élections européennes, projet qui n’a pas abouti. Reporter pour l’hebdomadaires Minute et chroniqueur du quotidien Présent, il s’est battu pour la défense de l’école libre en 1983, s’apposant à la loi Savary, et publiant une remarquable Lettre ouverte aux assassins de l’école libre. Il s’est éteint en 1987.
Thierry Bouclier, Michel de Saint Pierre, une biographie, Via Romana, 323 pages, cahier photos, 24,00 €.
En savoir plus cliquez là
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Après les divagations de LFI sur le Canon français : lire le JDNEWS de ce mercredi...
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mardi, 02 juin 2026
L’identité animale ou l’avenir de la bête qui sommeille en nous
La chronique de Philippe Randa
On connaissait dans le temps les adorateurs de l’oignon. Si ! si ! Ce fut belle et bien une religion, fondée en 1929 par frère François Thomas et Le Crapouillot qui avait consacré un numéro (Hors-série n°9 – juillet-août-septembre 1992) à un « Voyage à travers la France insolite » nous rapportait à propos de ce saint homme s’il en était qu’il « fut tour à tour charretier, photographe et comptable. Un jour, au Havre, il vit à l’étalage d’un marchand de légumes un oignon qui germait. Ce fut pour lui une véritable révélation. Un signe du ciel. Il comprit que l’homme avait le pouvoir, tout comme l’oignon, d’échapper à la mort. Il comprit aussi qu’il était absurde d’engendrer sans cesser des êtres nouveaux appelés à disparaître. Ce simple oignon lui indiquait le moyen de stabiliser l’humanité en rendant impossible la naissance et la mort. »
Et pour preuve de ce qu’il avançait, l’auto-proclamé nouveau sauveur de l’Humanité affirmait que « nous serons pareils à l’oignon, notre modèle, consacrant notre cœur et ses forces à notre entourage et, de sept ans en sept ans, se renouvelant dans un corps meilleur, nous irons vers la perfection. Perpétuant la vie au lieu de nous continuer dans nos enfants et nos petits-enfants. En d’autres mots, le principal ennemi de l’homme est la volupté. »
Malheureuseent, le Petit livre du Seigneur, écrit par Frère François Thomas ne connut pas l’incontestable succès de la Bible et ce mouvement initié avec une réelle ferveur potagère disparut en même temps que son auteur cultivateur spirituel.
Un siècle plus tard, point d’adorateurs de l’oignon à l’horizon médiadique, mais, tout aussi important, on en jugera, une « tendance woke » bat son plein d’adeptes : celui des thérians (ou thérianthropes) que l’encyclopédie Wikipedia classifie en « sous-culture ». Pour faire simple, ce sont des personnes de tous sexes (homme, femme et pas-bien-savoir) pour qui se « comporter comme un animal (est) une façon d’exprimer ce qu’ils ressentent », car ils ne considérent pas « leur identité comme une tendance, un jeu ou un choix, mais comme un ressenti qui leur est imposé. »
Psychologiquement ou spirituellement, les thérians se prennent donc pour des animaux. Et alors ? Alors, le site LesObservateurs.ch nous rapporte qu’« affublés de costumes d’animaux, de nombreux “thérians” envahissent TikTok. Et le phénomène est loin d’être anecdotique. Sur le réseau social chinois prisé des jeunes, le hashtag #therians cumule désormais plus de 2 millions de publications ! (et) l’on retrouve des “thérians” dans toute l’Europe (…) On peut par exemple citer la “Therian Community DACH”, qui rassemble des adeptes d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse. »
La découverte d’une telle communauté pourra peut-être faire sourire, voir ricaner ou même éclater de rire certains, mais pas l’ordre des médecins vétérinaires du Portugal (OMV) qui, devant l’affluence d’une clientèle inhabituelle dans ses cliniques, a été obligé de se fendre du communiqué suivant : « Suite à l’apparition, bien que sporadique, au Portugal de personnes se réclamant de certains animaux (…) le droit portugais reconnaît et protège expressément certaines dimensions de l’identité personnelle (…) mais ne prévoit ni ne protège aucun statut juridique d’“identité animale” d’une personne (…) le vétérinaire, face à un thérianthrope (doit) refuser d’effectuer des actes de diagnotic, de prescription et de traitement des maladies. »
Quelle va être la position de la Société Protectrice des animaux devant une telle discrimination, un tel refus de soins et d’assistance à thérianthropes en détresse ?
Et, connaissant désormais l’existence des thérians, peut-on encore tolérer l’usage de slogans aussi thérianophobes qu’#balancetonporc ?
19:38 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Trump hausse le ton avec Netanyahou
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Il aura fallu les frappes incessantes au Liban et les menaces sur Beyrouth - qui bloquent les négociations de paix avec l'Iran - pour que Donald Trump cesse enfin d'être le caniche d'Israël.
Lui qui s’était engagé, presque mécaniquement, derrière le gouvernement israélien dans sa guerre contre l’Iran découvre aujourd’hui l'engrenage infernal : avec Israël, une guerre appelle une guerre, puis une autre, puis encore une autre.
Et soudain, le président américain explose au téléphone : « Tu es complètement fou. » Voilà ce que Trump aurait lancé à Netanyahou. Il ne s’agit plus d’un désaccord feutré entre alliés. Il s’agit d’une rupture de nerfs devant l’entêtement d’un gouvernement israélien qui veut transformer tout le Proche-Orient en brasier.
Car c’est bien à propos du Liban que les deux hommes se sont violemment opposés : incursions militaires, frappes, menaces contre Beyrouth, escalade avec le Hezbollah. Trump comprend que cette fuite en avant nuit gravement à ses discussions avec l’Iran et referme sur lui le piège qu’il a contribué à ouvrir.
« Tu serais en prison sans moi. Je t’ai sauvé les fesses. Tout le monde te hait maintenant. Tout le monde déteste Israël à cause de ça », aurait-il encore lancé. Manière brutale de rappeler à Netanyahou qu’il lui doit beaucoup, mais qu’il n’a pas reçu pour autant un blanc-seing pour incendier la région.
Le plus grave, c’est que cette folie n’a pas seulement un coût diplomatique ou militaire. Elle a un coût économique et surtout énergétique.
Elle fait trembler les marchés, fait exploser le cours du pétrole, pèse sur le gaz, menace les routes maritimes, aggrave l’inflation et finit toujours par présenter l’addition aux peuples occidentaux.
À la pompe, sur les factures, dans les entreprises, dans le panier des ménages : ce sont encore les mêmes qui paient les guerres des autres.
Trump s’aperçoit - bien tard - de la toxicité d’un gouvernement israélien prisonnier de sa logique d’escalade. Bien tard, après un tel foutoir mondial. Mais mieux vaut une prise de conscience tardive qu’un aveuglement jusqu’au désastre.
Espérons désormais qu’il parvienne à discipliner Netanyahou et à empêcher Israël d’entraîner l’Occident dans ses guerres sans fin.
La France, elle, devrait avoir une ligne simple : parler avec tous, ne s’aligner sur personne, défendre ses intérêts et refuser d’être l’otage des faucons de Washington, de Tel-Aviv ou d’ailleurs.
19:35 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Regardez le débat avec Sarah Knafo, Alain Finkielkraut, Alexis Corbière et Aurelie Filippetti
19:31 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vendredi 12 juin, à Paris : Eric Delcroix dédicacera son nouveau livre à la Librairie Logos
19:23 Publié dans Livres, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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8 élus Reconquête ! aux élections consulaires
00:45 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 01 juin 2026
Eric Zemmour était lundi soir sur BFM TV
17:48 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Election consulaire en Thaïlande-Birmanie : ÉRIC MINÉ (RN) RÉÉLU HAUT LA MAIN...
17:37 Publié dans En Europe et ailleurs..., Eric Miné | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Français résidant en Russie et Biélorussie : Xavier Moreau est élu conseiller consulaire
17:33 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sur TV Synthèse nationale : un entretien avec Régis Le Gall, délégué Identité & Libertés dans le Morbihan
11:43 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Eric Zemmour était ce lundi matin sur Sud Radio
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Élections présidentielles en Colombie, la droite de conviction affrontera l’extrême gauche
Michel Festivi
Ce dimanche 31 mai, avait lieu le premier tour des élections présidentielles en Colombie, pour élire un candidat devant succéder au très gauchiste Gustavo Petro, qui l’avait emporté de justesse en 2022, avec 50,44% des voix. Comme en Colombie le mandat présidentiel de 4 ans n’est pas renouvelable, ce dernier ne pouvait se représenter.
Depuis l’élection de Petro, la Colombie a de nouveau replongé dans la violence, et les FARC ont mené une série d’attaques, mais elles ont déclaré les suspendre durant la campagne électorale qui est très longue, puisque le second tour aura lieu le 21 juin prochain. La violence est telle, qu’un candidat conservateur Miguel Uribe avait été gravement blessé le 7 juin 2025, et il est décédé le 11 août suivant.
C’est le candidat de la droite de conviction, Abelardo de la Espriela (à droite ci-dessus), du mouvement « Défenseurs de la patrie », qui est arrivé en première position avec plus de 10 millions trois-cent-mille voix et 43,74% des voix. Derrière lui, le très à gauche Iván Cepeda, adoubé par Petro, avec plus de 9 millions six-cent-mille voix et 40,9%. La troisième place est occupée par Paloma Valencia du Centre démocratique avec un peu plus d’un million six-cent-mille voix et 6,92%.
Le deuxième tour, comme en 2022, risque d’être très serré, mais on ne comprendrait pas que les électeurs de Paloma Valencia ne se reportent pas sur de la Espriela, car dans son programme, Valencia avait demandé un durcissement des mesures de sécurité, et qu’elle s’était montrée défenseur de la famille traditionnelle, rejetant notamment l’avortement.
Abelardo de la Espriela, présenté dans tous les médias comme étant « d’extrême droite », est jeune, 47 ans. Il a réussi une brillante carrière d’avocat notamment aux États-Unis, et mène désormais des activités d’affaires en Italie, pays d’origine de sa famille. Il s’est lancé dans cette élection, car il considère la Colombie en très grave danger politique et moral et a comme modèle, Javier Milei pour la liberté d’entreprendre et les économies à faire au sein de l’État, Donald Trump, et surtout le président salvadorien Bukele, et il entend s’il est élu, adopter ses méthodes fermes pour réprimer la violence, les gangs et le narco-trafic, et les éradiquer. Espriela propose la construction de dix méga-prisons, de réduire de 40% la part de l’État, et de bombarder les campements de trafiquants de drogue. Il a qualifié cette élection de « bataille la plus importante de l’histoire de la république ».
La Colombie reste sous le contrôle d’une myriade de groupes armés qui dominent la production mondiale de cocaïne. Tout récemment à Uribia, dans le Nord, près de la frontière avec le Venezuela, la population a réclamé plus de sécurité et d’emplois. Car beaucoup d’experts considèrent que les groupes armés, impliqués dans le trafic de drogue, les exploitations minières illégales, l’extorsion de fonds ont profité des négociations de paix menées par le gouvernement Petro pour renforcer leurs positions.
Ivan Cepeda est lui présenté par toute la bonne presse comme un homme de gauche, un humaniste. Âgé de 63 ans, il a été en réalité un soutien actif aux pires régimes communistes. Ses parents ont émigré en Tchécoslovaquie communiste en 1965, et lorsque les Russes sont entrés dans Prague en août 1968, ils se sont exilés…à Cuba ! A 19 ans, Cepeda part faire ses études de philosophie dans un des plus durs pays communistes d’alors, en Bulgarie. D’ailleurs l’actuel Parti communiste colombien fait parti de ses soutiens. On notera que Cepeda a obtenu pendant son séjour en France dans les années 2000 une maîtrise en droits de l’homme (sic), et qu’il écrivait alors dans le Monde diplomatique. Il entend bien sûr poursuivre la politique de Gustavo Petro.
Les Colombiens auront donc un choix très clair à effectuer le 21 juin prochain. Espérons qu’ils fassent le bon.
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Remigration : entretien avec Alain de Benoist

Alain de Benoist
La remigration est-elle souhaitable et possible ? Si elle n’est pas possible (autrement que dans l’abstrait), n’en parlons plus. Est-elle souhaitable ? Tout dépend de ce qu’on entend par ce mot.
Il est évident que l’immigration extra-européenne en Europe, qui est devenue une immigration de peuplement et qui entraîne des pathologies sociales désormais bien connues, doit être freinée par tous les moyens possibles. Tous les sondages le confirment : les peuples autochtones n’en veulent plus et n’en peuvent plus. C’est la raison pour laquelle un certain nombre de groupes et de partis politiques (parfois gouvernementaux) sont aujourd’hui partisans de la « remigration ». Le problème, quand on va y voir de plus près, est qu’ils n’en donnent pas toujours la même définition. La plus grande partie d’entre eux, par exemple, fait une place majeure au volontariat (qui peut être certes encouragé), ce qui n’est pas forcément le cas des autres.
La remigration a été présentée comme un « mythe mobilisateur ». La question se pose de savoir comment on transpose le mythe en un projet ne relevant pas, comme tant d’autres, de la pure et simple impolitique.
Combattre l’immigration, ce n’est pas combattre les immigrés au seul motif qu’ils sont des immigrés, mais combattre ceux qui, par amour du profit et ignorance volontaire de la physiologie des cultures, ont rendu possible l’immigration de masse, l’ont encouragée et continuent de l’encourager, soit pour satisfaire aux exigences du système capitaliste, soit par angélisme humanitaire ou universalisme moral, soit dans l’intention perverse de changer en profondeur la constitution des peuples européens, en leur déniant tout droit à la continuité historique.
L’arrêt des flux d’entrée est certainement possible, au moins dans une certaine mesure (et en faisant abstraction du pouvoir de nuisance des juges acquis à l’idéologie dominante). Le « retour au pays d’origine » n’a pas de sens, en revanche, quand il en existe plusieurs pour une même famille, quand les pays d’origine refusent de reprendre leurs ressortissants, et dans le cas des couples et des familles mixtes, qui sont très probablement appelés à augmenter. Des expulsions, on espère une diminution des volumes des stocks (par opposition aux volumes de flux). Cela vaut pour les clandestins, pour les délinquants étrangers, pour les agitateurs hostiles, pour ceux qui ne sont venus que pour bénéficier d’un système d’aide sociale – le tout ne représentant pas la majorité des immigrés. Après, on entre dans un terrain mouvant, où les motifs d’expulsion disparaissent peu à peu. Je ne vois pas comment aller au-delà, sinon en recourant à une forme nouvelle d’arbitraire qui, de toute façon, ne pourra pas se mettre en place. Comment évaluer le nombre de ceux qui sont un peu, beaucoup, pas du tout assimilés ? De ceux qui aiment un peu, beaucoup, pas du tout le pays où ils vivent ? Les gens peuvent être jugés et sanctionnés sur la base de ce qu’ils font, non de ce qu’ils sont (et il ne faut pas croire qu’ils font ce qu’ils sont, c’est l’inverse : ils sont ce qu’ils font).
Les tenants de la remigration (ils parlaient auparavant de « reconquista ») sont finalement de très grands optimistes. Ils pensent que la catastrophe peut encore être évitée. Je pense, moi, que la catastrophe a déjà eu lieu. Quand une bille correspondant à un processus donné descend sur un plan incliné planté de clous, on peut tenter d’infléchir sa course ou de la diriger dans telle ou telle direction, la seule chose qu’on ne peut pas, c’est de la faire remonter. Faire ce constat relève seulement du réalisme.
J’ajoute que, pour prendre position sur ce problème, je ne me situe pas dans une perspective nationale ou nationaliste (je ne suis pas nationaliste), mais dans une perspective impériale, ce qui est très différent : la présence de minorités ethniques au sein de la société aurait tout intérêt à être analysée du point de vue du fédéralisme impérial, non du jacobinisme de l’État-nation. Je précise que je ne crois pas non plus à l’assimilation, qui n’est à mes yeux ni possible ni souhaitable, et que je détesterais voir la France devenir un État raciste (en la matière, l’histoire a déjà donné).
Source : Eléments
10:48 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 31 mai 2026
Orléans, la Corrèze, Saint-Brieuc... quelques rendez-vous avec Reconquête !
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Parution du nouveau numéro (n°76) du magazine breton War Raok !
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Le dangereux aveuglement de l’Europe

Xenia Fedorova
L’ancien ordre mondial n’a pas simplement changé. Il s’est effondré. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui n’est pas une crise passagère, mais la fin d’un système international qui, pendant des décennies, a prétendu être universel.
Après la guerre froide, l’Occident a cru avoir remporté non seulement une victoire stratégique, mais aussi une victoire morale. L’expression « nouvel ordre mondial » n’a plus été comprise comme une architecture équilibrée entre États souverains, mais comme l’extension d’un système libéral dirigé par les États-Unis et leurs alliés. Pendant un temps, cette illusion a paru solide. L’Otan s’est élargie, la mondialisation a progressé, l’influence financière et culturelle a circulé depuis les mêmes centres de pouvoir, et ceux qui résistaient étaient traités comme des obstacles à l’histoire.
Aujourd’hui pourtant, le monde ne s’organise plus autour d’un seul centre. De nombreux pays ne sont plus prêts à accepter la place que d’autres veulent leur assigner. Ils entendent définir eux-mêmes leurs intérêts, leurs alliances, leurs routes économiques, leur monnaie et leur sécurité. L’élargissement des BRICS, la recherche croissante d’alternatives au dollar et l’émergence de nouveaux formats diplomatiques indiquent tous la même direction : le monde devient multipolaire, que l’Occident l’accepte ou non. Les anciennes institutions existent encore, mais leur autorité est affaiblie. L’ONU est invoquée quand elle est utile, et ignorée quand elle dérange. Le droit international est défendu avec passion lorsqu’il sert un camp, puis oublié lorsqu’il ne l’arrange plus. Le problème n’est pas seulement l’hypocrisie. C’est que cette morale sélective détruit l’autorité. Appliquées selon la convenance politique du moment, les règles deviennent des instruments de pouvoir.
Dans ce paysage, l’Europe paraît étrangement perdue. Elle parle sans cesse de souveraineté, mais agit souvent comme si elle y avait renoncé. Elle revendique son unité, mais cette unité reste fragile, sélective et souvent imposée d’en haut. Derrière « l’unité européenne », on trouve souvent une hiérarchie des intérêts, où les réflexes industriels, budgétaires et stratégiques allemands pèsent plus lourd que les priorités souveraines d’autres nations. L’Europe ne semble plus choisir ses batailles avec discernement. Elle choisit ses ennemis plus vite qu’elle ne construit ses alliances. Elle s’est coupée de l’énergie russe bon marché sans préparer d’alternative sérieuse pour son industrie. Elle multiplie les sanctions sans mesurer leurs effets sur son économie, sa stabilité sociale et son autonomie stratégique. Elle moralise le monde tout en s’affaiblissant elle-même. Elle donne des leçons de démocratie aux autres, mais refuse trop souvent d’écouter cette partie de l’Europe qui pense différemment, y voyant une déviation à corriger plutôt que l’expression légitime d’intérêts nationaux. Cela ressemble moins à une stratégie qu’à un réflexe d’autodestruction.
Un continent qui devrait se demander comment survivre dans un monde multipolaire agit souvent comme si la fidélité à l’ordre d’hier comptait davantage que la préparation au monde de demain. Au lieu de défendre la paix, il semble rivaliser dans les déclarations d’hostilité. Au lieu de protéger ses citoyens des chocs de cette transition, il leur demande d’en payer le prix au nom de principes abstraits appliqués avec des doubles standards évidents.
Mais le nouvel ordre mondial n’attendra pas que l’Europe résolve ses contradictions. Il se construit déjà, non par les discours, mais par les faits : nouvelles routes commerciales, nouveaux partenariats de défense, nouveaux mécanismes financiers, nouveaux formats diplomatiques. Le paradoxe est frappant. Pendant que d’autres diversifient leurs alliances, l’Europe réduit sa marge de manœuvre.
Source :Journal du dimanche 31/05/2026
09:37 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le huitième volume de la Bio Collection : la général Robert E. Lee
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Pourquoi la gauche aime les raves illégales et déteste les banquets français ?
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
À la pointe de Lechiagat, ce matin-là, le vent venait du large avec cette franchise rude qui ne demande l’avis de personne. La mer, grise et dure, montait par nappes sous le ciel bas. Au bout des rochers, quelques goélands tenaient tête aux rafales comme de vieux douaniers du littoral, indifférents aux agitations de Paris, aux fureurs de plateaux, aux circulaires ministérielles, aux petites terreurs morales qui traversent notre époque avec l’air d’avoir inventé la vertu.
Je m’étais arrêté là, face à l’eau, avant de lire coup sur coup deux textes qui, mis ensemble, disent plus sur notre temps que cent colloques sur la liberté. D’un côté, un long plaidoyer de Libération en faveur des free parties, de leurs sound systems, de leurs teknivals, de leurs « teufeurs » persécutés, de leur prétendu modèle égalitaire et autogestionnaire. De l’autre, les enquêtes du Figaro sur les banquets du Canon français, ces repas populaires où l’on mange, boit, chante, parle de terroir, de patrimoine, de vin, de cochonnailles, de pays charnel et de France familière. Dans un cas, l’illégalité devient poésie sociale. Dans l’autre, la convivialité autorisée devient suspecte.
Il y a là un paradoxe apparent. Apparent seulement.
La gauche contemporaine, celle qui a toujours le mot liberté à la bouche et l’interdiction au bout des doigts, se mobilise pour défendre les fêtes musicales illégales, les rassemblements clandestins, les sonos dressées dans la nuit, les foules anonymes piétinant des terrains qui ne leur appartiennent pas toujours. Elle dénonce aussitôt la répression, les violences policières, l’État sécuritaire, l’acharnement préfectoral. Le raveur devient une sorte de maquisard des basses fréquences, un insurgé du caisson, un Gavroche électronique les pieds dans la boue et la tête dans les enceintes.
La même gauche, en revanche, déchaîne ses anathèmes dès qu’un banquet enraciné se tient quelque part. Banquet du Canon français, fête du cochon, repas de terroir, chants à boire, bérets, bretelles, vin du pays, cochonnailles, Marseillaise ou Sardou repris en chœur, aussitôt le soupçon surgit. On cherche l’arrière-pensée. On guette le geste. On extrait quatre secondes de vidéo. On scrute un bras levé dans une foule comme l’inquisiteur d’autrefois inspectait une virgule suspecte dans un missel. Puis l’on demande l’annulation, l’interdiction, la déprogrammation, le boycottage. Au nom du bien, naturellement. Toujours au nom du bien.
Cette manie d’interdire est l’une des pathologies les plus constantes de la gauche morale. Elle ne dit jamais franchement : « Je veux faire taire ce que je hais. » Elle dit : « Je protège. » Elle protège la jeunesse, la République, la diversité, le vivre-ensemble, la dignité, l’espace public, la sensibilité des minorités, la planète, les femmes, les faibles, les lendemains. Sous ce dais de belles paroles, elle avance avec ses ciseaux. Elle coupe, elle censure, elle ferme, elle dénonce, elle harcèle, elle fait pression sur les propriétaires de salles, les maires, les préfets, les assureurs, les employeurs, les annonceurs. La liberté ne l’intéresse que lorsqu’elle sert à désarmer ses adversaires.
Pourquoi cette indulgence pour les raves et cette haine contre les banquets ?
La réponse tient en peu de mots. Les raves ne menacent pas la gauche. Les banquets enracinés, si.
Dans une rave, telle que la célèbre l’imaginaire progressiste, il y a des individus. Beaucoup d’individus. Des corps anonymes, brassés par le son, interchangeables, sans généalogie apparente, sans table, sans place assignée, sans conversation véritable, sans mémoire commune. On ne s’y transmet rien, sinon une vibration. On n’y célèbre aucune lignée, aucun métier, aucun village, aucun saint patron, aucune fidélité. On y gigote devant un mur de sons. On y dissout l’individu dans une masse provisoire, nomade, nocturne, égalitaire par épuisement des formes. C’est l’humanité rêvée par la gauche tardive : mobile, déliée, désaffiliée, sans père, sans clocher, sans héritage, sans épaisseur.
Cette foule-là lui convient. Elle peut la baptiser « autogestionnaire ». Elle peut y voir une avant-garde. Elle peut y projeter ses songes d’horizontalité, de refus de l’autorité, de transgression douce, de fraternité sans racines. Le raveur ne lui demande pas de défendre une patrie. Il ne lui demande pas de respecter une coutume. Il ne lui rappelle pas la vieille France, ni la vieille Bretagne, ni la vieille Europe. Il ne lui présente pas une table dressée, des anciens, des enfants, des chansons, des gestes transmis. Il est une silhouette dans la poussière sonore. On comprend qu’elle l’aime.
Le banquet, lui, est d’une tout autre nature. À table, les hommes cessent d’être des particules. Ils deviennent des convives. Le mot est magnifique. Il vient du latin convivium, le repas pris ensemble, ce moment où manger et boire ne servent pas seulement à nourrir le corps, mais à faire tenir une communauté. Le banquet, dans notre histoire, n’est pas une fantaisie de beaufs attardés. Il est l’une des grandes formes de la sociabilité européenne. On y scelle des alliances. On y honore les morts. On y reçoit les nouveaux mariés. On y célèbre la moisson, le saint patron, la corporation, le régiment, la commune, la victoire, le retour, la promesse.
La France, de ce point de vue, est un pays de tables. Tables de village, tables de famille, tables de conscrits, tables d’anciens combattants, tables de pardons, tables de sociétés de secours, tables de maires, tables de vignerons, tables de chasse, tables d’ouvriers, tables de paysans, tables de notables et tables de pauvres où l’on partageait peu, mais où l’on partageait tout de même. Le Figaro rappelait justement que les banquets traversent toute notre histoire, du Moyen Âge aux grandes agapes républicaines, de la tapisserie de Bayeux aux banquets politiques du XIXe siècle, jusqu’aux repas collectifs de la société civile. La gauche, autrefois, le savait. La campagne des banquets contribua même à faire trembler la monarchie de Juillet.
Ce que la gauche ne supporte plus aujourd’hui, ce n’est pas le banquet en lui-même. C’est le banquet qui lui échappe. Elle adore les grandes tablées lorsqu’elles chantent ses chansons, servent ses causes, recyclent ses éléments de langage, célèbrent ses icônes et portent ses rubans. Elle les exècre lorsqu’elles rassemblent des gens qui n’ont pas honte d’être ce qu’ils sont. Voilà le crime réel du Canon français et des fêtes du cochon. Non pas manger trop gras, boire trop fort ou chanter trop faux. Leur crime est de montrer des Français, souvent jeunes, qui ne demandent pas pardon d’aimer la France charnelle.
C’est cela qui rend fou le petit clergé progressiste. Des jeunes qui ne rêvent pas seulement de Berlin, de festivals subventionnés, de playlists mondialisées et de slogans climatiques en anglais. Des jeunes qui reviennent au vin, au cochon, au fromage, au chant, au drapeau, au village, au patrimoine, aux vieux mots, au rire sonore, au goût de la ripaille. Des jeunes qui trouvent quelque chose à aimer dans ce que l’on avait passé cinquante ans à leur présenter comme ringard, coupable, suspect ou nauséabond.
La gauche liberticide a bien compris le danger. Un individu isolé se gouverne facilement. Une foule sonore se disperse au matin. Un consommateur de fête nocturne rentre chez lui sans avoir fondé grand-chose. Un banquet, en revanche, peut laisser une mémoire. On s’y rencontre. On s’y reconnaît. On y découvre que l’on n’est pas seul. On y voit que d’autres partagent le même dégoût du mensonge, la même fatigue devant l’avilissement, le même désir de continuité. Entre deux verres et trois chansons, un peuple se souvient qu’il existe.
Voilà ce qu’il faut empêcher.
Les attaques contre les banquets ne relèvent donc pas seulement de l’antifascisme de pacotille. Celui-ci fournit la rhétorique, les mots qui tuent, les étiquettes infamantes, les procès par insinuation. Derrière cette mécanique, il y a une peur plus profonde : la peur de voir revenir des formes de sociabilité qui ne doivent rien à la gauche, aux subventions publiques, aux associations agréées, aux officines morales, aux médiateurs culturels, aux sociologues de préfecture. Une table d’hommes libres, même imparfaite, même bruyante, même triviale, même chargée de mauvais goût, est plus dangereuse pour le régime des interdictions qu’une nuit entière de techno dans la boue.
Il faut regarder les images. D’un côté, les rave parties offrent le spectacle de corps juvéniles battus par la cadence, tournés vers les caissons comme vers des idoles noires. La parole s’y dissout. L’oreille s’y soumet. La foule ne chante pas, elle reçoit. De l’autre, les banquets montrent des visages, des tables, des voisins, des verres levés, des chants imparfaits, parfois lourds, parfois admirables, peu importe. Il y a là quelque chose de plus ancien que la politique : la reconnaissance mutuelle.
Or la gauche contemporaine déteste ce qui précède la politique. Elle déteste la famille lorsqu’elle n’est pas recomposée selon ses normes. Elle déteste la nation lorsqu’elle n’est pas réduite à une procédure administrative. Elle déteste la religion lorsqu’elle n’est pas dissoute en vague spiritualité humanitaire. Elle déteste le peuple lorsqu’il vote mal, boit mal, mange mal, chante mal, rit mal. Elle déteste l’enracinement parce qu’il fait obstacle à son vieux rêve : refaire l’homme.
C’est ici que l’on retrouve la grande querelle que Carl Schmitt avait saisie mieux que beaucoup d’autres : toute politique véritable suppose une distinction, un choix, une ligne de partage. La gauche prétend abolir ces lignes au nom de l’humanité, puis elle en trace de nouvelles, plus dures, plus sournoises, plus implacables. Elle ne dit plus ami et ennemi. Elle dit inclusif et réactionnaire, festif et fascisant, émancipateur et nauséabond, populaire et populiste, liberté et haine. La rave est du bon côté parce qu’elle défait. Le banquet est du mauvais parce qu’il relie.
En Bretagne, nous connaissons depuis longtemps cette manie de vouloir nous dire quelles fêtes sont admissibles. Le pardon est pittoresque s’il devient folklore. Il devient suspect s’il redevient foi. La langue bretonne est charmante lorsqu’elle sert à vendre des galettes dans une vitrine touristique. Elle devient inquiétante lorsqu’elle porte une volonté politique. Le cochon est acceptable dans les livres de recettes. Il devient scandaleux lorsqu’il devient signe de continuité populaire. Les mêmes qui parlent sans cesse de diversité ne supportent les différences que neutralisées, empaillées, consommables, vidées de leur puissance.
À la pointe de Lechiagat, le vent ne connaît pas ces précautions. Il passe sur les maisons, les ports, les barques, les chapelles, les cafés, les vieilles pierres. Il rappelle qu’un pays n’est pas une addition d’individus disponibles pour toutes les modes. Un pays est une mémoire attachée à des lieux. Il y faut des tombes, des tables, des métiers, des paysages, des saisons, des nourritures, des fêtes, des querelles, des fidélités. Ceux qui ne comprennent pas cela ne comprennent rien à la liberté.
La vraie liberté n’est pas seulement le droit de danser dans un champ jusqu’à l’aube. C’est aussi le droit de se réunir paisiblement autour d’un repas sans que des commissaires politiques viennent vous examiner l’âme, la fourchette et le bulletin de vote. C’est le droit de chanter faux sans être immédiatement soupçonné de préparer le retour des heures sombres. C’est le droit de boire un verre à une table française sans devoir prouver que l’on n’est pas un monstre. C’est le droit de rire avec les siens.
La gauche a remplacé la liberté par l’autorisation morale. Tout ce qu’elle aime doit être protégé, même quand c’est illégal. Tout ce qu’elle hait doit être interdit, même quand c’est autorisé. Voilà sa jurisprudence réelle. La loi ne compte que lorsqu’elle sert ses passions. L’ordre public devient fasciste lorsqu’il s’applique aux siens. Il devient nécessité républicaine lorsqu’il frappe les autres. Ce deux poids deux mesures n’est pas un accident. Il est son régime ordinaire.
Les banquets du Canon français, les fêtes du cochon, les repas de terroir, toutes ces manifestations pacifiques et parfaitement autorisées disent quelque chose que la gauche ne veut plus entendre : les peuples ne vivent pas seulement d’idées générales. Ils vivent de signes. Ils vivent de goûts. Ils vivent d’odeurs. Ils vivent de tables où l’on se souvient ensemble. Le pain, le vin, le cochon, les chansons, les lieux, les vieux mots ne sont pas des détails folkloriques. Ce sont les amarres d’un monde.
Dans une société déracinée, celui qui tient encore une amarre paraît dangereux. On lui demandera de la lâcher. On lui expliquera que son rire exclut, que son repas offense, que son vin inquiète, que son cochon provoque, que sa chanson rappelle de mauvais souvenirs, que son drapeau divise, que son béret cache peut-être une menace. Tout sera bon pour l’obliger à rejoindre la grande plage anonyme où chacun gesticule devant les mêmes caissons, dans la même nuit, sous la même langue mondiale, avec les mêmes slogans d’émancipation.
Je préfère, pour ma part, une table imparfaite à une foule sans visage. Je préfère un chant rugueux à une vibration mécanique. Je préfère le banquet où l’on se parle à la rave où l’on s’absorbe. Je préfère les convives aux particules. Je préfère le peuple enraciné à la clientèle mobile des idéologues. Ce n’est pas une question de goût seulement. C’est une question de civilisation.
Un pays qui ne sait plus banqueter ne sait plus faire alliance. Un peuple qui ne sait plus s’asseoir à table ne sait plus se reconnaître. Une Bretagne qui oublierait ses repas, ses pardons, ses cochonnailles, ses chants, ses cafés, ses fêtes et ses tables longues finirait par devenir ce que l’époque attend d’elle : une région décorative, traversée de touristes, administrée par des normes, visitée par des festivals, commentée par des experts, vidée de sa force.
La gauche liberticide ne s’attaque donc pas aux banquets par hasard. Elle sent que quelque chose s’y relève. Quelque chose de fruste, peut-être. De bruyant, sûrement. D’imparfait, sans aucun doute. Quelque chose de vivant. Et ce vivant-là, parce qu’il n’entre pas dans son catéchisme, elle veut le faire taire.
Qu’elle défende ses raves, si cela lui chante. Qu’elle laisse au moins les autres s’asseoir à table.
Source Breizh info cliquez ici
00:46 Publié dans Balbino Katz | Lien permanent | Commentaires (0) |
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RAPPEL - Samedi 20 juin : Hommage à Jean-Marie Le Pen à La Trinité-sur-Mer (56)
00:25 Publié dans Jean-Marie Le Pen, Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 30 mai 2026
Le Préfet des Hauts-de Seine et la lutte contre l’Islamisme
Michel Festivi
Le 12 mai dernier, Alexandre Brugère préfet des Hauts-de-Seine, a pris un arrêté de fermeture immédiate d’une association sportive de Villeneuve-la-Garenne. Ce groupement intitulé « les héros » était dirigé par un certain Nourdine Z (selon divers articles de presse), qui présentait de surcroit une carte professionnelle d’éducateur sportif expirée depuis août 2024. Les services de l’État ont également pointé l’absence d’assurance qui doit être obligatoirement affichée dans les locaux qui se situent au centre sportif Philippe Cattiau, avenue Georges Pompidou. En outre, le personnage en question possédait un casier judiciaire comportant des condamnations lui interdisant d’exercer toute fonction d’éducateur. C’est ce qu’avait révélé une enquête d’agents du service départemental à la jeunesse et aux sports des Hauts-de Seine, le 24 février 2026.
Conformément à la loi, l’association avait été mise en demeure, le 30 mars, de régulariser sa situation, mais elle n’aurait pas répondu.
Dans un courrier adressé aux membres de l’association, le préfet Brugère suspecte en outre cette nébuleuse d’organiser des séances de sport, de fitness, réservées à des femmes portant le voile islamique, en privatisant une salle de musculation du complexe sportif municipal trois après-midis par semaine. La piscine municipale aurait été aussi privatisée dans la même logique de non-mixité. Aucun arrêté municipal n’aurait été pris en ce sens.
Il écrit notamment : « il est ainsi strictement interdit de réserver des créneaux spécifiques pendant les heures d’ouverture d’un équipement public sur le fondement d’une appartenance religieuse ». On se rappelle par ailleurs, que le même préfet s’était attaqué en fin d’année 2025 à une école coranique, l’institut Lissen, dirigé par le chef de cabinet de l’ex-maire écologiste de Colombes, ce directeur de cabinet, qui avait été démis de ses fonctions était également le secrétaire général de la mosquée « Centre dignité », cette même mosquée qui avait été qualifiée dans le rapport remis au gouvernement sur les Frères musulmans de « lieu de culte rigoriste ».
En octobre 2025, c’est l’institut Alfoulk à Antony, qui avait été fermé à la suite de sermons faisant l’apologie de la polygamie et du mariage forcé. L’association avait annoncé sa dissolution le 28 octobre. Ce préfet semble en pointe dans le combat contre l’entrisme islamiste. Mais cela déplait beaucoup à l’humanité par exemple, qui le présentait le 12 avril 2026 de « faire de la politique, et de mener une croisade contre l’immigration et l’islamisme dans son département, quitte à dépasser les bornes ».
Sur BFM, Paris Île de France, le préfet avait déclaré le 21 mai 2015 « Nous avons aujourd’hui les armes pour lutter contre l’islamisme. Aujourd’hui, des islamistes portent un projet de contre-société, contraire aux valeurs de la République, contraire aux valeurs de liberté, qu’ils veulent ramener sous le contrôle de la loi religieuse, de l’égalité, de fraternité ». Il évoque une mise en lumière indispensable des actions de l’État. Il a appuyé ses propos ainsi « Les islamistes sont comme les vendeurs de drogue, ils n’aiment pas la lumière parce ça gêne le business. C’est pour ça que je pense que cette conscientisation autour de ce qu’est l’islamisme est essentielle ». Personnellement, je ne pense pas, malheureusement que nous ayons toutes les armes nécessaires et utiles.
Effectivement cela ne plait pas à tout le monde visiblement. Il apparaît grand temps, il y a extrême urgence à faire voter une loi contrant l’entrisme islamique dans le sport, l’école même pour les activités extra-scolaires, et à l’université, les lieux publics comme les tribunaux et dans toutes les instances arbitrales ou de disciplines, les conseils municipaux et autres lieux similaires, au parlement, même dans les travées réservées au public notamment, en interdisant strictement tout port ostensible de signe ou vêtement religieux, et de donner aux autorités plus de marges de manœuvres à cet égard, pour établir les faits et les sanctionner en temps réel. Si l’on veut lutter efficacement contre cette emprise, il n’y a pas d’autre choix.
12:31 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le journal du chaos

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vendredi, 29 mai 2026
Pierre Cassen réagit à l'émission Complément d'enquête d'hier soir
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Affaire "des cagnottes" : Jean Messihia s'explique
18:48 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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