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vendredi, 28 août 2026

Présidentielle 2027, dernières nouvelles du vide

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Vincent Trémolet de Villers

Si la campagne présidentielle était un parc d’attractions, faudrait-il déjà la brader au profit d’une licence japonaise régressive ? Les manèges Mélenchon et Le Pen tournent pour la quatrième fois et ne surprennent plus personne. Le chef des Insoumis solidement installé dans sa surréalité politique, économique, culturelle, autocrate d’un mouvement qui lui est entièrement dévoué, donne une idée assez précise de ce que serait la forme amphigourique de la dictature.

La candidate du RN se tait. Pas besoin de discours pour ramasser à la pelle les bulletins des électeurs désespérés. Pour le reste, c’est le grand flou : quel dessein autre qu’elle-même propose-t-elle à la France ? Deux anciens premiers ministres tentent de faire oublier qu’ils ont servi Emmanuel Macron, un intellectuel parisien veut croire qu’il existe une gauche sans La France insoumise. Le représentant de la droite classique, dont le programme correspond sans doute à une majorité de Français, pourrait tenter de remplir ce vide, mais, dans l’exercice, sa prudence est mauvaise conseillère. On ne lui demande pas de se changer en héros de Dragon Ball Z, mais que le candidat perce enfin sous le sénateur.

L’histoire commence à peine et la France s’inquiète déjà quand elle prend les dernières nouvelles du vide. Comment s’enthousiasmer pour les calculs d’arrière-boutique, les querelles de départage, la répétition mécanique et contre-productive du « danger-du-duel-entre-les-extrêmes », cette expression que de plus en plus d’électeurs traduisent par « pitié, laissez-nous nos places » ?

L’arithmétique, en campagne, ne mène à rien. C’est la dynamique qui l’emporte. Celle d’une primaire de la droite et du centre aurait le mérite d’opposer des projets plutôt que des combinaisons, d’exposer les candidats dans un cadre moins sauvage que cette concurrence sans règle, d’entraîner les électeurs dans le début d’une aventure collective. Les meilleures enquêtes d’opinion n’auront jamais l’autorité d’un dépouillement. Quand rien ne parvient à clarifier franchement une situation, s’en remettre aux urnes reste la moins mauvaise solution. Aux prétendants d’accepter la compétition, d’allumer les lumières pour rendre sa force à l’attraction démocratique.

Source : Le Figaro 27/8/2026

 

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Tout le monde en parle : sortie le 2 septembre du livre de Sarah Knafo, "Le casse du suècle"

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Source Le Figaro Magazine du 28 août 2026
 
L’ÉLECTROCHOC DE SARAH KNAFO
 
Si elle n’est pas elle-même candidate à l’élection présidentielle, Sarah Knafo va quand même faire parler d’elle. Et surtout de son dernier livre qui dénonce avec vigueur la façon dont les politiques, de droite comme de gauche, gèrent l’argent des Français depuis cinquante ans.
 
Elle est sans doute la seule énarque capable de rendre compréhensible par le commun des mortels un rapport de la Cour des comptes. Là où ses camarades se complaisent à rendre compliqué un tableau de chiffres, Sarah Knafo le simplifie et trouve la comparaison qui illustre parfaitement la situation. C’est l’objet de son dernier livre dont la construction elle-même est originale. Elle part de ce qu’elle considère comme un vol par l’État de l’argent des Français pour instruire le procès, avec l’enquête, l’instruction et l’audience. « J’ai suivi l’argent », explique celle qui est partie de la feuille de paie pour démontrer les dérives d’un système qui ne cesse de ponctionner davantage les Français. Chaque chapitre est également l’occasion pour elle de lancer des propositions qui feront débat dans la campagne présidentielle qui démarre.
 
En revanche, contrairement aux candidats, son livre n’est pas l’occasion d’évoquer son enfance ou ses envies. « Je ne parle pas de moi, mon objectif était d’enquêter pour les Français », ajoute Sarah Knafo, en faisant le tri dans les notes qu’elle a prises depuis dix ans, quand elle n’imaginait pas entrer en politique. Elle ne cite pas non plus Éric Zemmour (en dehors des remerciements). « S’il est absent du livre, c’est qu’il n’est pas coupable du casse, contrairement à tous les autres. »
 
Carl Meeus
 
EXTRAITS
 
Je les vois venir. Nous les voyons tous venir. Ils vont nous dire que la France est un grand pays. Ils vont nous dire qu’elle s’est toujours relevée de toutes les épreuves. Ils vont nous dire que nous avons tous les atouts pour réussir. Ils vont nous dire qu’il suffit de croire en nous-mêmes, en nos valeurs, en notre génie. Ils vont nous dire qu’il faut faire confiance à notre jeunesse. Ils vont nous dire que nos fonctionnaires sont dévoués, que nos soignants sont héroïques, que nos agriculteurs doivent être respectés. Ils vont nous dire que c’est le moment ou jamais. Ils vont nous dire que c’est la dernière chance. Ils vont nous dire que notre destin se décide maintenant. Ils vont nous dire que, cette fois, nous avons le choix entre la catastrophe et la renaissance, et que ce choix dépend de chacun d’entre nous.
 
Ils vont nous parler de notre modèle social. Ils vont nous dire que nous y sommes profondément attachés. Ils vont nous dire que l’éducation est la clé de tout et qu’il faut sauver l’école. Ils vont nous dire qu’il faut taper du poing sur la table, ou monter dessus, ou la renverser. Ils vont nous dire qu’il faut davantage de démocratie. Qu’il faut nous écouter. Qu’il faut des référendums. Qu’ils ont le programme qui va tout changer. Un programme massif. Ils vont nous parler de la dette et du déficit. Ils vont nous parler du désespoir et de l’espérance. Ils vont invoquer Jeanne d’Arc, Jaurès, de Gaulle et même Mitterrand. Ils vont nous parler de sincérité, de droiture et de courage. Ils vont surtout beaucoup parler d’eux-mêmes, de leur compétence, de leur volonté politique et de leur magnifique détermination.
 
Chacun d’entre eux va nous assurer qu’il est l’homme de la situation. L’homme qu’il nous faut. Celui qui incarne ce que nous avons de meilleur. Celui qui a l’énergie. Celui qui a la fermeté. Et chacun de ces hommes providentiels va tenter de décrédibiliser tous les autres.

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11:05 Publié dans Revue de presse, Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Marine Le Pen : le socialisme en bleu marine

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Thomas Joly - président du Parti de la France
 
Marine Le Pen veut gagner la Présidentielle en appliquant le programme économique de ceux qui ont ruiné la France.
 
À force de vouloir séduire l’électeur de gauche, le RN finit par lui vendre ce que la gauche lui vend depuis quarante ans : toujours plus de dépenses, toujours moins de réalisme économique.
 
Le meilleur exemple reste les retraites. Notre système par répartition est déjà déficitaire : le COR chiffre son déficit à 5,1 milliards d’euros en 2025 et prévoit des besoins de financement persistants jusqu’en 2070.
 
Cette gigantesque mécanique intergénérationnelle ressemble chaque année davantage à une pyramide de Ponzi : les actifs d’aujourd’hui (de moins en moins nombreux) paient immédiatement les pensions d’aujourd’hui (de plus en plus nombreuses), tandis que la démographie se dégrade.
 
Que propose Marine Le Pen ? Non pas de préparer l’avenir mais de revenir sur une réforme de 2023 déjà très insuffisante et de maintenir des départs possibles à 62 ans, voire 60 ans pour certaines carrières.
 
C’est exactement l’inverse qu’une droite nationale économiquement sérieuse devrait proposer : organiser progressivement la transition vers une part croissante de capitalisation, afin que chacun se constitue des droits adossés à une épargne réelle et transmissible.
 
Mais Marine Le Pen préfère la vieille potion socialiste : promettre aujourd’hui et envoyer la facture demain.
 
Même son conseiller économique François Durvye a fini par quitter le navire. Hier, il a annoncé son départ et son refus de participer à la campagne présidentielle, en assumant son désaccord avec une ligne économique qu’il ne pouvait plus défendre. La question des retraites était précisément l’un des principaux points de friction.
 
Le symbole est désastreux : quand votre propre caution économique préfère partir plutôt que défendre votre programme, le problème n’est plus seulement comptable. Il devient politique.
 
À vouloir ratisser constamment à gauche, Marine Le Pen risque surtout de laisser en jachère tout un électorat de droite qui attend baisse drastique de la dépense publique, liberté économique et réforme de l’État.
 
Économiquement, elle regarde dans le rétroviseur.
 
Stratégiquement, elle joue avec le feu.
 
Et à force de vouloir être la meilleure candidate de la gauche sociale, elle va inéluctablement finir par convaincre l'électeur de droite de chercher ailleurs.
 

10:28 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

jeudi, 27 août 2026

DEPUIS BIENTÔT 20 ANS : SYNTHÈSE NATIONALE, LE QUOTIDIEN D'INFORMATION NATIONALISTE ET IDENTITAIRE EN LIGNE

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Dépenser moins pour taxer moins

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Sarah Knafo s’est entretenue au magazine Le Point à l’occasion de la sortie de son livre Le Casse du siècle (Fayard). Enarque, ex-magistrate à la Cour des comptes, Sarah Knafo sait de quoi elle parle dans ce livre où elle enquête sur la classe politique, tous bords confondus, qu’elle accuse d’avoir dilapidé l’argent du contribuable. Sont concernés aussi bien Valéry Giscard d’Estaing, que Mitterrand, Chirac, Hollande, Sarkozy et l’insipide Macron. Comme elle l’avoue, elle est partie de la fiche de paie des Français, puis elle a suivi les chemins par où passait l’argent. Ou plutôt son gaspillage. Alors que, comme d’habitude, les candidats à la présidentielle rêvent de raser gratis, Sarah Knafo jette un regard lucide sur l’incompétence financière de nos dirigeants et propose des solutions qui méritent d’être étudiées.

Lire la suite ICI

Source : Le Point 27/8/2026

09:45 Publié dans Sarah Knafo | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

De mieux en mieux : l'Hôtel de Ville de Saint-Brieuc occupé par des migrants...

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La réaction de Pierre-Yves Thomas,

conseiller municipal (Reconquête !) de Saint-Brieuc :

Hier, mercredi 26 août, des migrants sans-papiers et un « collectif en lutte avec les sans-papiers » n’ont pas hésité à occuper l’Hôtel de Ville de Saint-Brieuc pour réclamer le relogement de familles entrées illégalement sur le territoire français, soutenus dans leurs actions par La France Insoumise briochine. En ma qualité d’élu municipal, j’ai pu constater, en personne, cette situation scandaleuse à l’intérieur de l’Hôtel de Ville, sous le regard très suspicieux, voire hostile – c’est le monde à l’envers - des militants présents. 

Il faut reconnaître que cette idée de réclamer n’est pas si mauvaise quand, en séance de conseil municipal du 5 juillet dernier, Victor Bonnot, maire de la ville, s’est montré à l’unisson de toute la gauche et de l’extrême-gauche municipale (socialistes, écologistes, communistes et LFI) pour soutenir et subventionner le logement de personnes, pour la plupart clandestines, aux frais du contribuable.

Il est vrai également que l’état des finances de la ville est tellement enviable (le niveau de la dette de Saint-Brieuc est très préoccupant) qu’on peut se permettre de distribuer l’argent public à tort et à travers. 

Pour ma part, je réaffirme ma position défendue au conseil municipal de Saint-Brieuc, à savoir mon opposition totale à toute subvention, au niveau national comme pour les collectivités locales, à des groupes ou à des individus qui n’ont rien à faire en France. La priorité politique est à l’économie des ressources financières et à l’emploi prudent et avisé des fonds publics.

Reste à voir comment Victor Bonnot, pétri de bon sentiments gauchisants qui l’ont poussé à mettre le doigt dans l’engrenage, gèrera ces situations abusives et insupportables pour le citoyen. En faisant une nouvelle fois chauffer le chéquier de l’argent public ?

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00:16 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 26 août 2026

Edwy Plenel, le croisé sur la muraille : 40 ans à combattre un phénomène qu’il refuse de comprendre

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Balbino Katz
chroniqueur des vents et des marées

Source Breizh Info cliquez ici

Me voici de nouveau dans un train qui traverse cette Bretagne sèche comme un paillasson, sur laquelle quelques gouttes sont tombées ces derniers jours sans parvenir à rendre aux campagnes leur verdure. La température, du moins, a notablement baissé, et le voyage, naguère transformé par la canicule en une sorte de cuisson ferroviaire, est enfin supportable. Je regarde défiler des champs couleur de paille où toute trace de vert semble avoir disparu, tandis que, pour tromper la longueur du parcours, je me plonge dans un entretien d’Edwy Plenel avec Nonna Mayer. Mediapart est un admirable thermomètre : thermomètre du désarroi de la gauche, de ses haines recuites, de ses pulsions et de cette fièvre morale qui lui fait prendre ses alarmes pour les mouvements du monde. Le paysage passe derrière la vitre, les arguments se succèdent dans mes écouteurs, et c’est alors que me vient cette pensée importune, presque inconvenante : à quoi reconnaît-on qu’une vie fut utile, et comment un homme découvre-t-il, au soir de la sienne, qu’il l’a peut-être consacrée à combattre en vain ?

La pensée est cruelle. Il ne signifie pas qu’Edwy Plenel n’ait rien accompli, ni que son existence professionnelle puisse être ramenée à une longue gesticulation sans effet. Il a dirigé la rédaction du Monde, fondé Mediapart, révélé ou contribué à révéler plusieurs affaires d’État, fait tomber des ministres et imposé dans la presse française un modèle économique dont beaucoup prédisaient l’échec. Peu de journalistes peuvent se flatter d’avoir exercé une influence comparable sur la vie publique. L’inutilité dont je parle est plus profonde et, à certains égards, plus tragique : elle tient à l’échec de l’œuvre à laquelle il aura subordonné toutes les autres, cette lutte opiniâtre contre l’extrême droite qui devait empêcher son retour et qui l’aura accompagné depuis ses années de jeunesse jusqu’au seuil de la vieillesse.

Selon l’excellente biographie que lui a consacrée l’OJIM, Plenel est né en 1952. Il appartient à cette génération pour laquelle l’engagement politique ne fut pas une humeur passagère, encore moins un accessoire de carrière, mais une religion séculière avec ses Écritures, ses martyrs, ses hérésies et son eschatologie. Élevé entre la Martinique et Alger, fils d’un universitaire anticolonialiste, il entra très jeune dans la mouvance trotskiste. Sous le pseudonyme de Krasny, « rouge » en russe, il écrivait dès 1969 dans la presse militante avant de rejoindre Rouge, l’organe de la Ligue communiste révolutionnaire. On ne se débarrasse jamais tout à fait de la religion de ses vingt ans. Il abandonna la carte, non le catéchisme ; quitta l’organisation, non la disposition intérieure qui ordonnait le monde entre émancipateurs et oppresseurs, dominés et dominants, antifascistes et fascistes.

Son entrée au Monde, en 1980, lui permit de transposer cette ferveur dans un métier qui convenait admirablement à son tempérament. Il avait le goût du secret, de l’archive dérobée, de l’informateur que l’on retrouve dans un café obscur et du dossier que l’on ouvre sur une table en baissant la voix. Ses relations dans la police, la justice et les administrations nourrirent ses enquêtes. L’affaire des Irlandais de Vincennes, le Rainbow Warrior, les turpitudes de la présidence Mitterrand et les écoutes de l’Élysée contribuèrent à faire de lui un personnage presque romanesque : l’enquêteur que le pouvoir surveille parce qu’il en sait trop. Sa moustache elle-même finit par prendre l’allure d’un paraphe, puis d’un emblème.

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12:17 Publié dans Balbino Katz, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mardi, 25 août 2026

Sur Boulevard Voltaire, un reportage à lire sur la dernière université d'été de la France insoumise

AMFIS 2026 — Action Populaire

Comme toute bonne organisation d'essence marxiste-léniniste qui se respecte, la France insoumise attache une importance certaine à la formation de ses cadres et de ses militants.

Ses Amfis annuels lui permettent "de fournir une grille de lecture du monde, une idéologie même, à ses partisans ; de les armer intellectuellement, pour mieux organiser l’avènement de la « nouvelle France »", écrit Gabriel Bendayan, l'auteur de cet article.

Un effort de formation dont nombre de mouvements de droite feraient bien de s'inspirer : apprendre et se former pour ne plus reprendre les éléments de langage de l'adversaire, ne plus être prisonnier de son récit, pour être plus percutant, plus convaincant, et pour gagner !

Pour accéder à cet article, cliquez ici

17:20 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le nouveau numéro de Lectures françaises est paru

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Pour le commander cliquez ici

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11:24 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

MERCREDI 2 SEPTEMBRE, DANS TOUTE L'ESPAGNE : MOBILISATION GÉNÉRALE CONTRE L'INVASION

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10:47 Publié dans En Europe et ailleurs... | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

De Gaulle, Giraud et l’armée escamotée

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La Bataille de Gaulle, cette biographie cinématographique du Général qui tient par endroits de la fresque historique et, ailleurs, de l’hagiographie à grand spectacle  a  ceci de singulier : il n’est question que de De Gaulle et de Leclerc. Ces deux hommes avaient, presque à eux seuls, remis une armée française sur les champs de bataille, comme si entre Londres et la 2e DB il n’avait existé ni Afrique du Nord, ni armée d’Afrique, ni Darlan, ni Giraud, ni Juin, ni de Lattre. Balbino Katz en profite pour rétablir la vérité en se référant avec juste raison sur les ouvrages d’Henri-Christian Giraud, petits-fils du général, et historien, qui nous a livré une somme* pour le moins éclairante sur De Gaulle et les communistes

Lire la suite ICI

(*) édité chez Perrin, 2020.

Source : Breizh.info

 

09:26 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Y-a-t-il un Français dans la salle ?

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Le billet de Patrick Parment

On n’est même pas entré dans la campagne officielle de la présidentielle de 2027, que déjà ça s’excite de tous les côtés, surtout à gauche où l’on multiplie les colloques, les réunions, les entretiens et où chacun y va de ses conseils et de ses solutions miracles. On convoque les oracles que sont les économistes, les pythies que sont les sociaux-machins et autres philosophes des barrières dans un vaste cirque dont les Français - et surtout les franchouillards – se foutent complètement. Les Français ne sont pas dupes. Ils se rendent bien compte que dans de nombreux domaines relevant du régalien, c’est proprement la Bérézina. Emmanuel Macron étant totalement démonétisé la lutte se situe également à droite entre les couilles-molles du centre – genre Gabriel Attal et Edouard Philippe – et celui qui l’est un peu moins, le LR Bruno Retailleau. L’autre feu-follet Laurent Wauquiez ayant décidé, semble-il, de retourner dans sa tanière régionale. Oui les Français sont exaspérés par les manquements régaliens qu’il s’agisse de la justice, de l’école, de la santé, de la sécurité et surtout de l’immigration. Voici belle lurette qu’ils ont fait le lien entre les délinquances et l’immigration. Cette immigration qui a littéralement fait exploser la société traditionnelle française et sa bascule vers des formes de communautarisme.

Inutile de nous berner avec des programmes à la mords-moi-le-nœud  qui ne seront jamais appliqués. Les Français veulent des réponses simples et une certaine vision de la France en matière d’économie, de sécurité et de politique industrielle. Mais aussi de s’en prendre aussi à Bruxelles en refusant toute décision qui mettrait en cause notre souveraineté nationale comme s’est trop souvent le cas. Sortir de ses diktats – notamment écolos -, imposés par des Allemands via la mère Leyen von der Machin. En matière d’économie, il s’agit surtout de libérer le travail en nettoyant à la hache lois inutiles, normes excessives et régulations inappropriées. En matière de sécurité, donner enfin les moyens – notamment législatifs - à la police de faire son travail sans que des juges mal intentionnés ne leur collent des bâtons dans les roues. Sortir du faux débat sur les retraites sachant que nos voisins européens optent pour des solutions allant de 65 à 67 ans, au regard de ce que permet en effet les progrès de la médecine. Autre impératif auquel les Français sont sensibles : le retour de la paix sociale. Celle-ci aura plusieurs visages, dont le moindre n’est pas la lutte contre l’islamisation de nos sociétés. Donc, faire respecter l’Etat laïc. Le candidat qui portera ce discours a des chances d’être élu. Mais comme disait le regretté Frédéric Dard, « Y-a-t-il un Français dans la salle » ?

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lundi, 24 août 2026

Avec Édouard… Vers de nouveaux déboires !

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Synthèse nationale

Si l’on en croit Suétone, l’empereur Caligula aurait envisagé de nommer son cheval consul. Emmanuel Macron, lui, en mai 2017, a fait d’Édouard Philippe son mulet de volée : le premier de l’attelage gouvernemental.

Une semaine après son accession - par effraction - à l’Olympe républicain, « le frivolet » (l’un des surnoms que lui donne le journaliste Franz-Olivier Giesbert) a placé ce second couteau LR, quasi inconnu alors, dans les brancards de la charrette exécutive. À charge pour lui de "faire le job", sans ruer ni lui faire de l’ombre. C’est que, comme le rappelle l’ancien directeur du Point dans le tome III de son Histoire intime de la Ve République, « Macron veut que ses ministres ou ses collaborateurs soient ectoplasmiques, transparents, sans oublier d’être travailleurs et compétents ». Avec Édouard Philippe, il a été plutôt bien servi, même si certains des anciens camarades du « traître » le présentaient en 2017 comme un personnage certes « brillant » mais qui « n’a jamais été très bosseur »…

2017, la clarification à droite

La nomination de l’ancien porte-parole d’Alain Juppé (lors de la primaire de la droite et du centre en 2016) par le Narcisse élyséen à la tête du premier gouvernement de son premier quinquennat aura permis au moins de faire sortir du bois les "modérés" et autres "constructifs". Au sein des Républicains, un tri s’est opéré ainsi entre le "bon grain" et l’"ivraie" : d’un côté, les "droitiers", plus ou moins conservateurs, tels Bruno Retailleau, François-Xavier Bellamy, Bernard Accoyer, Laurent Wauquiez ou Julien Aubert ; de l’autre, les centristes plus ou moins "progressistes" et Macron-compatibles.

Édouard Philippe - son parcours juppéiste en témoigne - relève depuis toujours du second groupe. Il est l’un des représentants - désormais éminent - (avec Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Benoist Apparu, Dominique Bussereau, Pierre-Yves Bournazel ou encore Xavier Bertrand) de cette "droite" honteuse (« courbe », disait Jean-Marie Le Pen) encline à penser que la gauche, finalement, a souvent raison, et que tout rapprochement avec le RN est une atteinte insupportable à la République sacralisée, à ses valeurs et ses principes !

Édouard Philippe, « adroit plutôt qu’à droite »

Finalement, l’avènement de Jupiter en 2017 a permis au maire du Havre de se montrer tel qu’il est : « Adroit plutôt qu’à droite » (titre d’un article de Tugdual Denis dans Valeurs Actuelles, le 8 août 2019). L’ancien conseiller d’État est un ambitieux à l’échine souple qui se dit "de droite" mais s’efforce de le faire oublier dès qu’on lui en fournit l’occasion. Il pourrait fort bien reprendre à son compte cette conclusion d’un dessin de Solo, dans les années 1970 : « La droite, c’est ce qui est à gauche quand tu la regardes de face ». D’ailleurs, après l’arrivée d’Édouard Philippe à Matignon, Laurent Wauquiez (qui aujourd’hui l’a rejoint…) allait plus loin. Il ne voyait pas le ralliement de l’ex-LR à Macron comme une trahison puisque, selon lui, il « a toujours été de gauche » !  

Divers faits confortent cette opinion que l’on peut avoir d’Édouard Philippe. En septembre 2018, sur France 2, il déclarait : « Je suis, à titre personnel, plutôt favorable (à la "PMA pour toutes") », alors que cinq ans auparavant, en février 2013, il affirmait au Huffington Post : « Nous nous opposerons résolument à la PMA pour les couples homosexuels féminins, et à la GPA qui, au nom de l’égalité, ne manquera pas d’être réclamée par la suite ». En 2016, il ne craignait pas d’avancer, en toute simplicité : « Macron pense à 90% la même chose que moi ». En septembre 2023, participant à un débat avec Fabien Roussel, le secrétaire nationale du parti communiste, à la Fête de l’Huma, il déclarait, sous les applaudissements d’une partie de la foule : « Plusieurs fois, au Havre, dans des élections cantonales, il y a eu des deuxièmes tours entre des candidats communistes, mes opposants à la mairie, et des candidats du Front national. À chaque fois, j’ai dit clairement qu’il fallait battre le Front national et qu’il fallait voter pour le candidat communiste. Je ne l’ai pas fait de gaieté de cœur et je ne l’ai pas fait en disant que j’étais d’accord avec le candidat communiste – parce que je suis rarement d’accord avec lui – mais je l’ai fait à chaque fois parce que je pensais que c’était la bonne chose à faire (…) ».

Rappelons également – et ce n’est pas une blague - qu’à l’issue du premier tour des élections législatives anticipées de 2024, il a appelé les électeurs à voter pour les candidats restant en lice face à ceux du RN (et de LFI), y compris les candidats « de la gauche social-démocrate, écologiste et communiste », au motif qu’ils auraient en commun avec ceux du centre et de la droite conservatrice « l’attachement à la liberté, à l’ordre dans les comptes publics et dans la rue, au respect de l’État de droit, à l’indépendance de la justice, à la conviction que l’Union européenne est une partie de la solution et non un problème, à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et l’islam radical, à la protection de la planète, au respect de la science, à la quête d’une croissance juste dans le respect de la valeur "travail" ». Ouf !

Siphonnez, il en restera bien quelque chose

En 2014, Laurent Cibien, un copain de prépa que le maire du Havre, pince-sans-rire, présentait alors comme « un vrai gauchiste, tendance écolo », a consacré à ce dernier un documentaire, Édouard, mon pote de droite, tourné à l’occasion des élections municipales. On peut y voir l’actuel président d’Horizons candidat du système à la succession d’Emmanuel Macron, y exposer « la base » pour gagner : mobiliser son propre électorat et démobiliser celui de ses adversaires « en allant piquer » chez eux « des idées, des postures, des programmes ».

Douze ans plus tard, la recette n’a pas changé. Son voyage à Mayotte, ses déclarations sur l’immigration et sa passe d’arme avec Mélenchon le montrent assez. Pour Édouard Philippe, il s’agit d’exister et de s’imposer. D’abord, face à Gabriel Attal ou tout autre candidat de l’extrême centre que le président de la République pourrait sortir de son chapeau (n’a-t-on pas évoqué Jean Castex, il y a peu). Ensuite, face à Bruneau Retailleau, Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann ou Jean-Luc Mélenchon. Pour l’emporter, il sait pouvoir compter sur le système qui, déjà - à huit mois de l’élection, ça promet ! - agite le "spectre" d’un duel RN-LFI. Mais il entend aussi ratisser large, à l’image du Nicolas Sarkozy de 2007. Malheureusement pour lui, nous sommes nombreux à ne pas avoir oublié la fin de l’histoire, parfaitement résumée par Éric Zemmour : « On nous a promis le Kärcher et on a eu Kouchner ».

Pour Philippe, les autres et nous, la campagne va être longue

Autre caillou dans la chaussure du patron d’Horizons, l’agacement qu’il suscite chez certains de ses anciens camarades des Républicains (et dans une partie de l’électorat de droite), incarnés à merveille par l’ancien ministre Pierre Lellouche. Ce dernier, le 3 juillet dernier, manifestement très remonté sur le plateau de Cnews, a rhabillé pour les saisons à venir le candidat qui nous invite à « croire en nous ». Il « n’était quand même pas un frontbencher », un député de premier plan, une grande voix des LR, s’est-il souvenu ; avant de lâcher : «  Ces gens-là sont responsables de 1.300 milliards de dette publique et ils vous annoncent aujourd’hui qu’ils ont des plans pour réduire l’endettement. (…) Ils sont indignes d’être candidats à la présidentielle. (…) En tout cas, moi, comme citoyen, jamais, jamais ! Parce que, quand on porte une responsabilité pareille dans l’effondrement de notre pays depuis dix ans, on n’ose pas se présenter devant les électeurs ».

Effectivement. Il ne reste plus à ces derniers qu’à ouvrir les yeux, faire le ménage et le bon choix. Espérons que la campagne qui commence les y aidera !

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Raphaël Glucksmann candidat : hypocrisie et traitrise politique

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Michel Festivi 

Le soi-disant social-démocrate -(il est invariablement qualifié ainsi par la grande presse et même par une presse plus objective) - vient d’annoncer sa candidature à la présidentielle de 2027. Selon plusieurs sites, son intervention sur TF1 aurait été médiocre, se contentant visiblement de réciter une leçon apprise par cœur. Glucksmann ose se poser désormais en parangon de la lutte à gauche contre LFI et surtout Mélenchon. C’est d’une hypocrisie et d’une traitrise politique totale, et nous allons facilement le démontrer. Mais est-ce que les Français qui ont la mémoire courte, voire des cerveaux de poissons rouges parfois, sauront-ils se remémorer cette infamie ?

À peine les bulletins du premier tour des élections législatives de 2024 étaient dépouillés, que Glucksmann annonçait sans coup férir : « barrer la route au RN », et validait le ralliement de son mouvement - Place Publique - au Nouveau Front Populaire, mouture gauchiste entièrement contrôlée par LFI. Ainsi et malgré le désarroi de bon nombre de militants, il appelait à voter LFI au second tour desdites élections. Pourtant toute sa campagne des élections européennes quelques jours auparavant, avait eu comme leitmotiv de se démarquer des mélenchonistes, c’était même le cœur de son programme. C’était donc clairement de l’hypocrisie et de la traitrise politique au plus haut niveau.

Pire encore, Glucksmann piètre politicien, s’était complètement fait rouler dans la farine lfiste, en annonçant qu’il aurait obtenu « des engagements extrêmement clairs » sur l’Ukraine, l’Europe et le conflit israélo-palestinien. Malgré le fait qu’il estimait que ceux qui avaient voté pour lui aux européennes « puissent se sentir trahis », il ne faisait ni une ni deux et apportait son soutien à LFI, « les pires antisémites », selon plusieurs personnalités de gauche, dont le socialiste Guedj, qui insulta même publiquement Jean-Luc Mélenchon à ce propos, on s’en souvient tous. De plus à l’époque, Glucksmann pensait naïvement qu’une personnalité autre que Jean-Luc Mélenchon aurait été le chef de file de cette fumeuse union des gauches, il évoquait François Ruffin, Boris Vallaud ou Laurent Berger ? or on sait ce qui en est advenu, Mélenchon et ses lieutenants : Bompard, Panot, Aubry, Hassan, Arnault, ont vite pris le dessus et ont rapidement annihilé toute tentative de sortir la gauche de l’extrémisme le plus vil. Et je ne parle même pas de la perpétuelle racialisation des lfistes, qui à tout propos invoquent une nouvelle France, voulant comme l’a exprimé l’un des leurs, Yazid Arifi, désoccidentaliser la France, niant son Histoire millénaire.

À propos de l’Ukraine qu’a-t-il obtenu de Jean-Luc Mélenchon ? Poser la question s’est y répondre. Voulait-il faire oublier son passé géorgien, lui qui fut le conseiller spécial de l’ancien président de Géorgie, Mikheïl Saakachvili ? Veut-il ainsi faire entre la France en guerre ?

Glucksmann n’a donc aucun honneur politique, il est prêt à tout pour participer à la soupe politicienne, et ses propos n’ont donc aucune valeur, sauf ceux d’un traitre et d’un hypocrite politique des plus bas étages. Car comme on le sait, en réalité, Glucksmann n’a strictement rien obtenu de LFI, sinon des paroles pieuses, qui se sont envolées, dès le second tour des législatives passée, c’était hautement prévisible, quand on connait les méthodes trotskistes de ce parti, un chef, un parti etc. tout le monde le petit doigt sur la couture du pantalon.

Dès lors sa promesse annoncée sur TF1, ce 23 août 2026 comme quoi : « si je gagne cette primaire, il n’y aura plus jamais d’accord avec la France insoumise...il faut arrêter d’avoir peur de Jean-Luc Mélenchon », est une nouvelle abjection mensongère, toute la phrase tient dans deux mots « plus jamais », mais une fois n’est-il pas une fois de trop ? En réalité Glucksmann qui n’a aucun courage politique, a la trouille, celle qui fait dire tout et n’importe quoi à un petit politicien. Sait-il que les révolutions mangent leurs propres enfants, et d’abord les plus tièdes et les plus insipides ?

Car un homme qui se présente à l’élection présidentielle, se doit de démontrer qu’il est un homme d’État, et qu’il n’est pas prêt à magouiller avec la tambouille politicienne. Or depuis ces élections, LFI et ses sbires ont démontré, jour après jour, qu’ils se foutaient comme d’une guigne de la parole donnée, et qu’ils traçaient leur chemin sur le sentier du soutien absolue au Hamas, au Hezbollah, à tous ceux qui avaient participé aux massacres du 7 octobre 2023. Qu’a dit, qu’a fait Glucksmann ? rien ou à peu près. Olivier Faure et tous les socialistes ou presque, se sont empressés de se compromettre dans la fange des lfistes, comme les communistes et les écologistes, mais ils n’ont jamais caché leurs accords de fond. Par contre Glucksmann a joué à la vierge effarouchée, pour tenter de rallier un électorat rétif à l’extrême-gauche la plus vile, pour ensuite trahir ses électeurs, une grande partie d’entre eux tout du moins, c’est encore pire.

De plus, il me semble que son père, André Glucksmann doit se retourner dans sa tombe, s’il apprenait que son fils s’était rallié à un mouvement antisémite et favorable aux dictatures communistes. Sa honte doit être double, car depuis le milieu des années 1970, André Glucksmann avait renié son passé communiste puis maoïste, en pourfendant le totalitarisme rouge, alors que Mélenchon et les Lfiste soutiennent ces pires régimes : Cuba, le Venezuela de Chavez et Maduro, la Chine communiste, et ainsi de suite, comme le Nicaragua, j’en passe et des pires. Or justement, André Glucksmann avait eu des propos des plus sévères comme ces régimes communistes. Il suffit de relire La cuisinière et le mangeur d’hommes, Essai sur l’État, le marxisme, les camps de concentration, pour s’en convaincre. C’était en 1975, j’avais 20 ans alors, et ce livre m’avait profondément marqué, car le coup venait d’un ancien communiste de l’UEC, puis d’un ancien maoïste, et avait eu un poids considérable dans l’intelligentsia alors dominée par le Parti communiste. Pour la première fois venant d’un ancien gauchiste français des plus extrêmes, un parallèle clair entre nazisme et communisme était établi et n’était pas passé inaperçu. Il militera ensuite en faveur des dissidents soviétiques et d’Europe de l’Est, ainsi que pour les boat-people vietnamiens et cambodgiens qui fuyaient les « paradis rouges ». Certes, de véritables anticommunistes de la première heure avaient fustigé cela depuis bien longtemps, mais malheureusement ils prêchaient souvent dans le désert, car les grands médias leur étaient fermés. Raphaël Glucksmann a-t-il donc attenté à la mémoire de son père en prenant ainsi position pour un parti qui se veut louer les pires totalitarismes rouges qui existent encore sur la planète ? Je laisse à sa conscience, le soin d’y répondre.

Toujours est-il, que Raphaël Glucksmann s’est discrédité à jamais en prenant position pour les Lfistes dans le cadre du Nouveau Front populaire. Discrédit un jour, discrédit toujours. Puissent les Français s’en souvenir.

16:26 Publié dans Michel Festivi, Présidentielle 2027 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Raphaël Glucksmann, la caricature du mondialisme cosmopolite

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Le duel Glucksmann-Zemmour,

on ne s'en lasse pas cliquez ici

Thomas Joly - Président du Parti de la France

Raphaël Glucksmann est donc candidat à la présidentielle. Le mondialisme cosmopolite pourrait avoir trouvé son champion officiel.

Comme son nom l'indique, ce n’est pas un homme du terroir. C’est un produit de laboratoire, élevé loin des champs et des usines, dans les salons feutrés où l’on parle de « valeurs » en anglais et de « gouvernance » en jargon bruxellois. La France concrète, celle qui sue, qui paie, lui est étrangère. Il la regarde comme un ethnologue contemple une tribu primitive qu’il faudrait absolument civiliser.

Son curriculum vitae est édifiant. Conseiller spécial de Mikhaïl Saakachvili, le président géorgien pro-occidental installé après la guerre de 2008 contre la Russie… Amusante coïncidence. On se demande encore qui tirait vraiment les ficelles à Tbilissi. Certaines rumeurs persistent sur des liens trop intimes avec les services américains. Glucksmann, bien sûr, n’en parlera jamais. Les cosmopolites ont l’habitude de faire l’impasse sur les aspects les moins ragoûtants de leur parcours.

Européiste fanatique, il voit l’Union européenne comme un levier pour diluer définitivement les nations. Va-t-en-guerre hystérique, il ne rate jamais une occasion de réclamer plus de sanctions, plus d’armes contre la Russie, pendant que les Français trinquent à la pompe et au supermarché. On le sent même capable d'entraîner notre pays dans une guerre suicidaire contre le Kremlin.

Et le charisme ? Inexistant. On se souvient encore de ce débat où Éric Zemmour l’a littéralement atomisé. Face à un homme qui parle vrai, Glucksmann fait figure de stagiaire mal à l’aise dans un costume trop grand. Pas une once de souffle, pas une once de conviction incarnée. Juste des éléments de langage ânonnés sans entrain ni âme. Et ne parlons pas de ses prestations pathétiques en meeting, il ferait presque passer Valérie Pécresse pour un tribun...

Il s’embarque dans la primaire de gauche. Parfait. Ce genre d’exercice profite presque toujours aux vieux margoulins qui maîtrisent les réseaux internes, les combines de parti, les tractations d’appareil. François Hollande doit déjà se frotter les mains dans son coin. Glucksmann, avec son profil hors-sol et son absence totale de base populaire, a toutes les chances de se faire éjecter par ceux qui savent vraiment manœuvrer dans les coulisses.

La France n’a pas besoin d’un énième idéologue cosmopolite. Elle a besoin d’hommes qui la connaissent, qui la défendent et qui refusent de la dissoudre dans le grand mélange mondialiste. Glucksmann n’est que le visage caricatural d’un système qui méprise ce pays.

16:23 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Vers le grand remplacement des faillis de la République

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La chronique de Philippe Randa

Et si finalement François Bayrou avait raison de sonner le tocsin : 2027 pourrait assurément être une année « apocalyptique » avec, comme il l’assure, « le risque maximum (d’)un deuxième tour entre l’extrême droite et l’extrême gauche » à la prochaine élection présidentielle. « Une catastrophe », comme il dit… Oui, assurément, mais… pour qui ?

Pour la démocratie, avec une captation brutale ou progressive de tous les pouvoirs par Marine Le Pen ou par Jean-Luc Mélenchon si l’une ou l’autre accédait à l’Élysée ?

Peu réaliste ! Ce premier quart de XXIe siècle ne ressemble guère à ce qu’était l’entre-deux guerres du siècle dernier où les opinions publiques se laissèrent séduire par le communisme ou par la « lueur immense et rouge » du fascisme, selon la formule de Robert Brasillach…

On doute par ailleurs que le Rassemblement national ou que la France insoumise enchante suffisamment nos forces militaires autant que policières pour que celles-ci se plient complaisamment à quelques noirs desseins de leur part ; moins d’ailleurs par obsession pour les libertés démocratiques que par les désormais sacro-saintes exigences citoyennes de l’époque : les 35 heures, RTT et congés payés pour les uns, autant que le burn-out, les arrêts maladies et les matchs de foot pour les autres ne laissent guère de temps pour soutenir des coups d’État, de quelques extrêmes soient-ils.

Non, si catastrophe il devait y avoir en cas de victoire RNiste ou LFiste, ce serait à l’évidence pour les faillis du système, naguère connus sous le nom d’UMPS et qui regroupent aujourd’hui les derniers des mohicans socialistes, centristes et droite macrono-compatibles qui n’ont d’autres obsessions que de conserver coûte que coûte – et surtout « quoi qu’il en coûte » – leurs privilèges sous les ors de la République.

Car au-delà de savoir si, accédant à la tête de l’État, Jean-Luc Mélenchon instaurera ou non, volontairement ou contre son gré, la Première République islamique française, ou si Marine Le Pen tiendra ou non tout ou partie de ses promesses électorales, il est probable, sinon certain, que l’un ou l’autre installeront « les leurs », c’est-à-dire ceux qui les ont soutenus, officieusement ou officiellement, aux places occupées depuis si longtemps par tous ceux que justement François Bayrou entend « rassembler » pour leur éviter à vie le RSA.

Adieu veau, vache, cochon, poulet, canard, dindon…

Aucune reconversion professionnelle n’étant à l’évidence envisageable pour eux !

10:24 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Décès de Philippe Bouvard

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Réaction de Jean-François Touzé :
 
Une chose est sûre : comme tous les esprits libres, il n'était pas de gauche. En 2014, il confiait à Valeurs Actuelles "on m'a posé à droite. J'y suis resté ".
 
J'aime beaucoup également sa définition de la démocratie : "La démocratie, c'est la moitié des cons plus un".

10:16 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Le mélenchonisme ne s’arrête pas aux frontières de LFI

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Vincent Trémolet de Villers

Comme le nuage de Tchernobyl, le mélenchonisme ne s’arrête pas aux frontières de La France insoumise. Les Verts exposés depuis trop longtemps aux radiations sont incurables, mais le Parti socialiste lui-même n’est pas épargné. Si le mouvement de Raphaël Glucksmann échappe à l’obsession anti-israélienne des Insoumis, il rejoint la logique de la névrose fiscale, du laxisme migratoire, de la préférence énergétique pour les renouvelables, d’une forme de gauchisme mental qui éloigne de plus en plus ce spectre politique de la majorité des Français. En 2011, François Hollande avait appliqué les consignes de Terra Nova - abandon du peuple ouvrier, séduction des centres urbains, des minorités, des enfants de l’immigration. En 2026, Jean-Luc Mélenchon donne à cette stratégie électorale une forme plus assumée, plus radicale, mais c’est exactement la même : LFI, c’est Terra Nova sous stéroïdes, l’antisémitisme en plus.

Le centre non plus n’échappe pas aux rayons. Sans remonter aux coupables consignes électorales de Gabriel Attal en 2024, à la main lourde de LFI dans l’élaboration de la loi sur la fin de vie, nous avons aujourd’hui dans le gouvernement une ministre de l’Écologie qui, à la barbe de Sébastien Lecornu, célèbre publiquement le programme climatique de La France insoumise. Symptôme révélateur : ils sont nombreux dans le bloc central à prétendre s’opposer à Jean-Luc Mélenchon sans mesurer que leur faiblesse doctrinale, leur absence de vision, de convictions sans doute, les entraînent à céder, à la première intimidation, aux idées venues de la gauche qui crie le plus fort.

On l’a compris, le rempart anti-Insoumis que veulent dresser Raphaël Glucksmann aujourd’hui, de main François Hollande, est une digue en mousse. Ce ne sont pas des sociaux-démocrates d’apparence qui sortiront la France du malheur socialiste. Seule une proposition politique franchement et intelligemment de droite, portée par un dessein plus ample, plus profond, plus ambitieux que le dégagisme ou l’évitement du danger-des-extrêmes, renverra les Insoumis aux terminus des fanatiques.

Source : Le Figaro 24/8/2026 

09:33 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 23 août 2026

Espagne : le gouvernement valencien interdit désormais que les élèves aient le visage partiellement couvert

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Michel Festivi 

Dans un précédent article, j’ai explicité en détail, l’ensemble des décisions prises par le gouvernement régional valencien, représenté par une coalition du Parti populaire et de Vox. L’axe principal de cette politique est de favoriser des dispositions préférentielles locales, comme l’interdiction du halal dans les cantines scolaires, ou réserver les aides sociales et logements sociaux à ceux et celles qui vivent depuis longtemps dans cette communauté, ou encore en excluant les squatters de toute possibilité d’obtenir un logement subventionné.

Le gouvernement valencien vient de prendre une nouvelle disposition, dans le cadre de sa loi budgétaire 2026. En sus de l’élargissement du rôle des inspecteurs d’éducation, pour assurer la neutralité scolaire et des programmes, il a été complété la liste des infractions considérées comme graves.

Il sera désormais interdit de ne pas respecter l’obligation suivante : le visage des élèves devra être systématiquement découvert. Se couvrir partiellement le visage pourra être sanctionné. Cette règle rejoint celle applicable dans les transports publics, à savoir « garder le visage largement découvert » pour permettre « une identification visuelle continue ». Cela vaut également pour l’accès aux bâtiments publics et aux centres de santé, qui sont la base du système médical espagnol.

Les sanctions seront graduelles, en fonction des circonstances et de l’éventuelle réitération des faits. Cela pourra aller de la réalisation de travaux scolaires en dehors des heures de cours, la suspension d’un cours ou d’une matière, l’exclusion de 15 à 30 jours, voire le changement obligatoire d’établissement, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner, éloignement des familles, difficultés d’accès par les transports publics ou privés etc...

Des enseignants valenciens qui avaient été en pointe pour soutenir et organiser une grève illimitée, viennent d’être condamnés (pour 11 d’entre eux) et deux syndicats, à une amende globale de 8000 euros. La levée de bouclier est imminente avec la rentrée scolaire qui se profile. Espérons que la nouvelle majorité de la Communauté de Valence tienne bon, et maintienne le cap, qui va incontestablement dans la bonne direction.

19:27 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Bientôt la rentrée, les vingt ans de Synthèse nationale et dans huit mois, l'élection présidentielle : plus que jamais, le combat continue !

La France dévoile son classement des meilleures IA : le gagnant va vous  surprendre - Numerama

Synthèse nationale

Des décennies de négation des vrais problèmes, de tripatouillage des chiffres, de décontextualisation des faits, d’interprétation fallacieuse ou de déformation des propos et des écrits, de travestissement de la réalité, de réécriture de l’histoire et d'agit-prop ont permis à la gauche rouge-rose-verte, plus ou moins radicale, de tisser et d'entretenir sa toile.

Aujourd'hui, elle continue, avec une certaine efficacité, à répandre ses idées, sa vision du monde. Elle parvient encore à influer sur une partie des esprits, à instiller le doute ou la crainte dans les autres. Le dirigisme de la mémoire auquel l'instrumentalisation de l’histoire a conduit permet à cette sinistra ("gauche", en italien) des villes, des bobos, des tartuffes et des charlots de perpétuer son emprise intellectuelle et de maintenir la chape de plomb du "politiquement correct".

Les conchieurs de la France française, les déconstructeurs compulsifs, promoteurs de la "nouvelle France", les fourriers du totalitarisme décolonial et intersectionnel ont non seulement tourné le dos aux "grands ancêtres" de la gauche républicaine, mais ils les voient désormais comme des "fascistes" (bienvenue au club !).

Pour eux, il n’est plus question de transmettre une mémoire et des valeurs communes, d’enraciner les individus, de les amener à s’identifier pour mieux se fondre dans le creuset national. Il ne s’agit plus d’assimiler ni même d’intégrer ou de façonner les intelligences, de susciter la réflexion, de développer l’esprit critique, de souligner la complexité des choses… Leur idéal, ce n’est pas le citoyen debout, l’homme libre et responsable, conscient de ses droits, mais aussi – et surtout – de ses devoirs ; conscient d’appartenir à une nation, communauté de destins particulière, enracinée dans un territoire, produit et héritière d’une histoire, porteuse d’une culture…

Leurs discours et leurs actions, bien au contraire, tendent à produire un type d’individu couché, docile, voire servile, à l’image d’un chien de Pavlov salivant à la demande, qui pense ce qu’on lui a appris à penser, dit ce qu’on attend de lui, s’inquiète, s’indigne, manifeste, verse son obole ou met dans l’urne le "bon" bulletin… C’est le "citoyen du monde" déraciné qui n’étant plus d’ici a fini par être de nulle part. C’est "l’homme aux semelles de vent" d’autant plus perméable à toutes les influences culturelles et ouvert à leur métissage qu’il ne sait plus qui il est, d’où il vient, et ne se sent plus lié à un héritage particulier…

Il est bien loin le temps où un Paul Bert, ministre de l’Instruction publique (et non de l’Éducation nationale) dans le "grand ministère Gambetta" de 1881-1882 - et dont le nom reste associé à celui de Jules Ferry dans l’élaboration des lois scolaires de la IIIe République -, s’adressait à « la jeunesse de France » en ces termes : « (…) Restez français par le sentiment national ; ne vous laissez pas envahir par je ne sais quel esprit de cosmopolitisme, toujours détestable, qu’il soit rouge ou qu’il soit noir… Restez français ! Aimez notre noble, notre chère patrie de toutes les forces de votre âme ; aimez-la d’un amour ardent, exclusif, chauvin, comme on disait autrefois (…) ». Aujourd’hui, à rebours de cette ardente profession de foi patriotique républicaine, nous assistons plutôt, selon le constat fait par l’historien Jean-Pierre Rioux, il y a une vingtaine d’années, « à l’exténuation du vieux rêve qui faisait de la France un héritage et un projet ».

Plus que jamais, le combat de tous les nationaux, nationalistes, souverainistes, identitaires est un combat essentiel, vital. Il s’agit de défendre les vestiges de notre identité, de notre souveraineté, et de reconquérir, de rétablir ce qui a été délaissé, abandonné, sacrifié. Tous (et chacun à son niveau), nous devons continuer de mener une action résolue, réfléchie, organisée et efficace, sur tous les terrains, en particulier le terrain culturel, le terrain des idées, contre tous ceux (à commencer par Mélenchon et LFI) qui, consciemment ou non, mènent notre pays à sa perte !

Depuis vingt ans, à Synthèse nationale, nous nous tenons aux côtés de tous ceux qui font vivre la droite nationale (au sens large), et s'engagent pour défendre nos nations, leur civilisation, leurs  cultures et leur histoire. Depuis vingt ans, nous relayons les initiatives, les activités des uns et des autres et nous nous employons à amener le plus grand nombre à garder à l'esprit que ce qui unit notre famille est plus grand que ce qui la divise.

Dans huit mois, l'élection présidentielle mettra chaque Français face à sa responsabilité. En attendant cette échéance où chacun aura rendez-vous avec l'avenir (et après, bien entendu), nous poursuivrons notre entreprise ; grâce à ce blog qui vous informe au quotidien ; grâce à notre toute nouvelle chaîne YouTube ; grâce à notre revue trimestrielle de combat et de réflexion ; et grâce à nos diverses prises de parole, réunions, activités...

Synthèse nationale a vingt ans... Et toutes ses dents ! Avec vous et pour vous, le combat continue !

10:57 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

La tête hors de l’eau du 19 août 2026 : « La Russie nous menace-t-elle ? », Franck Buleux et Christian Rol sur Radio Courtoisie

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Franck Buleux

Pour écouter cette émission : cliquez ici

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Les chiens, tout un symbole !

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Francis Bergeron

David Gattegno, dont la culture est immense, vient de publier une étude sur la symbolique du chien, le meilleur ami de l’homme, comme chacun sait, ou au moins l’un de ses meilleurs amis. Ce livre est en fait la réédition d’un ouvrage qui était paru il y a trente ans, et qui nous est proposé à nouveau aujourd’hui, avec une iconographie largement enrichie.

Il y avait matière à cet enrichissement, car le chien est représenté par les hommes depuis la nuit des temps ou presque (alors que l’inverse n’est pas vrai). Tout le monde connait par exemple les mosaïques de Pompéi et en particulier celle qui est sans doute la plus célèbre de toutes, et qui fait d’ailleurs la couverture de ce livre : on y voit le portrait d’un chien avec cette inscription, en mosaïque, également, encore plus célèbre que la mosaïque elle-même : « Cave canem » , attention au chien ! On retrouve certes parfois aussi cette inscription sur nos prosaïques paillassons du XXIe siècle, mais il n’empêche que cette mosaïque-là, cette inscription, nous donnent le vertige, venant nous rappeler que le compagnonnage du chien et de l’homme a été inscrit dans le temps très long.

D’ailleurs, nous explique Gattegno de façon assez convaincante, le chien n’est pas un animal sauvage qui aurait été dressé, domestiqué, au fil des siècles ou des millénaires, comme le cheval, sans doute. Il est inféodé à l’homme parce qu’il en attend sa pitance (comme à peu prés tous les animaux domestiques) mais en outre une affection singulièrement innée l’attache à l’homme de façon indéfectible. En somme le chien est né chien. Il n’y a donc pas -n’en déplaise à Jacques London – de risque de voir un chien « retourner » à l’état sauvage. S’appuyant sur une foule de références, Gattegno précise sa pensée : un « chien sauvage » n’est pas un chien qui retrouve les comportements et les sensations de son hérédité profonde, c’est tout simplement un chien mal élevé, exactement comme le barbare est un homme mal élevé, c’est-à-dire sans empathie, sans éducation. J’avoue n’avoir jamais étudié cette question sous cet angle. Mais tout cela a du sens.

Alors vous risquez de me dire : mais d’où parle Gattegno ? Quelles sont ses compétences en cette matière ? Sa présentation, en quatrième de couverture nous indique que ce passionné d’héraldisme, de musique classique, et de lectures autour du symbolisme et de la Tradition, est un fin connaisseur de Knut Hansum, d’Ernst Junger, de Julius Evola, de Gobineau, de René Guénon. Est-ce par ces lectures là qu’il a acquis une telle connaissance des chiens ? J’ai du mal à le croire. Il est certes possible que ces auteurs du XIXe et du XXe siècles aient bien connu les chiens. Mais je n’ai pas le souvenir d’avoir trouvé dans leurs œuvres respectives matière à alimenter un traité sur la gente canine. Quant à leurs romans, bien que ne les ayant pas tous lus – à la différence de Gattegno – je n’ai pas davantage le souvenir que le chien (ou quelque autre animal) y tienne un rôle central, pas plus en tout cas que les bécasses dans les contes de Maupassant, où cet oiseau n’est pas vraiment évoqué (si ce n’est en cuisine). D’ailleurs en littérature, à part Jack London, déjà cité, et Morand, avec Hécate et ses chiens, le chien est un animal bien moins présent - en tant que héros – qu’on pourrait le croire ; il est certainement moins souvent évoqué que le cheval, ou que le chat (mais tous les propriétaires de chats savent que ce n’est pas du tout un animal domestique, contrairement à la légende).

Mais j’ai eu l’occasion de me rendre chez Gattegno, dans sa propriété du Limousin, et j’ai pu vérifier de visu qu’il pratique l’élevage de chiens, ce qui lui donne sans doute une bonne science des canidés domestiques. D’autant que les chiens de Gattegno étaient gigantesques, parmi les plus grandes races de chiens, dignes du chien des Baskerville !

Au départ j’avais l’intention de rédiger un court billet sur ce livre, Le symbolisme du chien, le sujet ne correspondant guère à mes propres centres d’intérêt. Mais j’avoue qu’à la lecture du Symbolisme du chien, je me suis pris au jeu. Cette étude se lit avec plaisir car elle est érudite sans être pédante ni scientifique, et donc à la portée du cynophile moyen.

Mais il s’appuie surtout sur de nombreuses illustrations, ce qui nous permet de parcourir toute l’histoire de la civilisation, avec des chiens, pour guides, mais pas des chiens d’aveugles, évidemment, compte tenu de l’importante iconographie.

Symbolisme du chien, par David Gattegno, Éditions Dutan, 2026, 264 p., 25,00 €

Commander ce livre cliquez ici

Lire Le Nouveau Présent cliquez ici

Par ailleurs, David Gattegno est le co-directeur de la Bio Collection cliquez là

10:48 Publié dans Francis Bergeron, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 22 août 2026

Rappel : les 12 et 13 septembre, université d'été de Reconquête! à Port-Marly dans les Yvelines

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09:23 Publié dans Eric Zemmour, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

Samedi 31 octobre, à Paris, colloque organisé par Polémia : Remigration, ouvrons le débat

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Pour tout renseignement, cliquez ici

La fête du cochon du Parti de la France qui devait se tenir au début du mois de septembre en Bretagne est reportée au samedi 3 octobre

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vendredi, 21 août 2026

C'est l'été : Fake news, vous avez dit fake news ?

Pour cinq pays européens, la désinformation en ligne est la principale  menace à leur sécurité nationale | Euronews

 

Alexis Murbas (article paru dans le n°72 de notre revue Synthèse nationale, hiver 2025-2026 - pour vous abonner, cliquez ici)

En janvier 2023, l’hebdomadaire Valeurs actuelles, dans un dossier intitulé Le gouvernement fake news, rappelait quelques fausses informations émises, avec un aplomb déconcertant, par certains membres des différents gouvernements macroniens. En conclusion, Charlotte d’Ornellas constatait : « La vie politique reste la vie politique, la vérité est toujours jugée relative, le mensonge de "protection" se porte bien, les tribunaux voient toujours passer les mêmes (…) ». En d’autres termes : « Faites ce que je dis - ou alors gare - mais ne faites pas ce que je fais ! »

Emmanuel Macron affiche sa volonté de mettre en place un système de contrôle des différents médias, à commencer par les réseaux sociaux, au nom de la lutte contre les manipulations de l’information. Cette lubie du fantôme de l’Élysée est loin d’être récente. Elle l’habitait déjà lors de son premier quinquennat. Pour autant, elle n'a jamais empêché le président et ses supporters de tripatouiller l’information à chaque fois qu’ils ont trouvé un intérêt à le faire…

Le contrôle des médias, marotte présidentielle

Le 3 janvier 2018, soit huit mois après son élection, le président annonce, à l’occasion de la présentation de ses vœux à la presse, le dépôt d’« un texte de loi » destiné à « faire évoluer le dispositif juridique » protégeant « la vie démocratique des fausses nouvelles ». Il appelle également les journalistes à « organiser en quelque sorte les règles de (la) profession » au motif « que toutes les paroles ne se valent pas et (…) qu’il est même des paroles qui ne sont ni journalistiques ni innocentes, mais de propagandes et de projets politiques nocifs pour nos démocraties ». Déjà, il juge « non seulement intéressante, mais souhaitable (…) la démarche de Reporters sans frontières d’inventer une forme de certification des organes de presse respectant la déontologie du métier ».   

À la fin de cette même année, l’annonce du président débouche sur un texte relatif à "la lutte contre la manipulation de l’information", dit "loi fake news" ou "loi infox", promulgué le 22 décembre et consultable sur legifrance.gouv.fr.

Tentatives de manipulations autour de l’affaire Benalla

Entretemps, en juillet 2018, éclate l’affaire Alexandre Benalla, pantalonnade "politico-policière" en trois actes et belle illustration de la duplicité du pouvoir. Depuis l’un des sketches des Inconnus, on sait qu’il y a « le bon et le mauvais chasseur ». Grâce à cette farce, on sait qu’il y a aussi la bonne et la mauvaise manipulation de l’information…

Premier acte : le 18 juillet 2018, un article du Monde révèle que le "Monsieur sécurité" et "homme de confiance" du couple présidentiel, sorti de nulle part (ou presque : du PS), mais rémunéré quand même 7.113 euros brut mensuels (selon une enquête de BFM), a joué au "bleu", le 1er mai précédent, à Paris, en marge d’une manifestation, alors qu’il n’était présent, aux côtés des forces de l’ordre, qu’à titre d’observateur. Revêtu d’une belle panoplie (casque de protection et brassard "police"), Alexandre le bienheureux a laissé libre court à son enthousiasme tout juvénile, digne de celui de son "patron", en participant activement, à Paris, à deux "opérations de maintien de l’ordre". « Parce que c’est notre projet ! », aurait-il pu très bien s’écrier alors, tout en procédant aux arrestations "vigoureuses" d’un jeune homme, au Jardin des plantes, puis d’un couple, place de la Contrescarpe, tous trois désignés comme lanceurs de projectiles sur les CRS. Benalla-la-la contre CRS-S-S, en quelque sorte !

Deuxième acte :  une fois l’affaire connue, le parquet ouvre une enquête préliminaire. « Un vent de panique saisit l’Élysée », écrit Le Monde. Pour protéger le président, Ismaël Emelien1, son conseiller spécial, s’emploie à allumer un contre-feu. Avec Sibeth N’Diaye, la responsable du service de presse de l’Élysée (qui, en 2017, avait déclaré : « J’assume parfaitement de mentir pour protéger le président »), il fait diffuser sur des comptes Twitter de La République en Marche des images de vidéo-surveillance obtenues illégalement auprès de la police (et parmi lesquelles certaines, ajoutées, proviennent d’une scène sans rapport avec l’affaire) afin de présenter les initiatives musclées de Benalla comme des réponses légitimes à des violences préalables. Le 2 avril 2019, dans Les informés de France info, Albert Zennou, le rédacteur en chef du service politique du Figaro, réagit : « Il y a vraiment une fabrique de la fake news. On a voté une loi contre les fake news, il y a quelques semaines, et là, l’Élysée est pris à son propre jeu »… 

Un festival de fake news gouvernementales pendant la pandémie

Prenons quelques exemples (nous avons l’embarras du choix)…

Le mardi 18 février 2020, Olivier Véran, tout nouveau ministre de la Santé, affirme, péremptoire : « La France est prête (…) parce que nous avons un système de santé extrêmement solide. (…) La Chine a pris ses responsabilités en mettant en place des mesures de confinement, d’isolement, très rapidement. Je ne suis pas sûr que ce serait possible de réaliser tout cela dans un pays dans lequel les réseaux sociaux seraient ouverts ». Quatre semaines plus tard, le mardi 17 mars, le premier confinement entre en vigueur et les Français découvrent l’état réel des hôpitaux publics : manque de lits, de personnel, d’appareils de réanimation, de respirateurs, de gel hydroalcoolique, de paracétamol, de blouses et… de masques.

Concernant ces derniers, le 28 février 2020, Olivier Véran, toujours, déclare : « (Ils) sont inutiles si vous n’êtes pas malade, si vous n’avez pas été personne contact proche de personnes malades et que le port du masque ne vous a pas été recommandé ». Cinq jours plus tard, le mercredi 4 mars, il récidive : « Doivent être équipés les professionnels de santé (…), les personnes contaminées et les personnes vulnérables. L’usage des masques en dehors de ces indications est inutile ». Le même jour, sur France inter, la porte-parole du gouvernement, Sibeth N’Diaye, l’assure : « Non, il n’y a pas de risque de pénurie, d’abord pour les masques dits chirurgicaux, (…) on a des stocks d’État qui ont été réalisés dans des mandatures précédentes ». Les 11 et 17 mars 2020, le directeur général de la Santé, le professeur Jérôme Salomon, et Sibeth N’Diaye enfoncent le clou. Le premier laisse tomber sentencieusement : « Il ne faut surtout pas avoir de masques pour le grand public, ça n’a pas d’intérêt et c’est même presque faussement protecteur ». La seconde précise : « Les Français ne pourront pas acheter de masques dans les pharmacies parce que ce n’est pas nécessaire quand on n’est pas malade ».

En fait, la France, qui disposait en 2011 d’un milliard de masques chirurgicaux pour adultes et de 700 millions de FFP2, n’a plus, alors, que 117 millions des premiers et très peu des seconds. À ce moment, les masques sont donc d’autant plus « inutiles »… qu’on n’en a pas suffisamment pour tout le monde et que nos capacités de production se trouvent réduites à la portion congrue ! La suite, on la connaît : la fabrication domestique, artisanale, de masques en tissu, totalement inopérants, puis, finalement, des achats massifs à l’étranger et le port rendu obligatoire dans les transports en commun et tout l’espace public…

Quant au "vaccin", c’est encore une autre histoire, elle aussi riche en fake news. Ainsi, le 13 juillet 2021, Olivier Véran, invité d’Apolline de Malherbe, sur BFM, déclare : « Quand vous savez que vous avez eu le Covid (…), on estime entre 7 et 10% des personnes qui ne sont pas encore vaccinée qui, lorsqu’ils vont aller faire leur première dose, on leur dira : "Ben, écoutez, vous n’avez besoin que d’une dose, c’est terminé pour vous ». Avant d’ajouter, quelques minutes plus tard, à propos de l’efficacité du "vaccin" : « 95% de protection des formes graves. Vous réduisez par 12 le risque de contamination des autres. Vous réduisez par 20 le risque de faire une forme grave. On n’a jamais eu de vaccin aussi efficace que celui-ci. Si nous étions tous vaccinés, le virus ne pourrait plus cheminer ». Ben voyons, comme dit Éric Zemmour…

Gérald Darmanin, le politique qui a l’art de distordre les réalités qui le dérangent

L’ancien ministre de l’Intérieur et actuel ministre de la Justice est en quelque sorte l’archétype de l’homme politique à l’ambition débordante. Par sa souplesse, sa capacité d’adaptation et de retournement, il tient du contorsionniste. Exister et durer, telle semble être sa devise. En 2017, il voyait en Macron un « caméléon », un « démagogue », un « poison définitif » pour le pays. Aujourd’hui, il est l’un de ses ministres. Rien d’étonnant, donc, à ce qu’il dise parfois n’importe quoi. Surtout lorsqu’il s’agit de cacher une réalité qui le dérange ; et qui dérange aussi ceux au service desquels il se met… pour qu’ils lui servent de tremplin ! "Darmalin" ou le bon usage de l’info bidouillée : de cette vérité, deux exemples (parmi d’autres) feront foi.

Le premier remonte au 28 mai 2022. Ce jour-là, le Stade de France accueille la finale de la Ligue des champions : les joueurs du Real Madrid contre ceux de Liverpool. Devant les grilles et les entrées, les forces de l’ordre sont dépassées. Des milliers de supporters espagnols et anglais se pressent et piétinent, tandis que des groupes de jeunes hommes du 9-3 s’emploient à tirer profit de la situation. Certains tentent de resquiller, les autres s’en prennent aux proies qui se présentent (plus de 250 plaintes seront déposées). Face à ce chaos, hors de question de reconnaître un fiasco sécuritaire. Le ministre de l’Intérieur livre donc une "vérité", la sienne, avec un culot et un aplomb confondants : les seuls à incriminer dans cette affaire, ce sont les "British". Haro sur les baudets d’outre-Manche, ces pelés, ces galeux d’où serait venu tout le mal ! En fait, comme le souligne alors le spécialiste en rhétorique Charles Haloche, sur Le Figaro live, sa « communication est partiale et partielle. (Elle) n’a qu’un seul but, c’est de défendre la version du gouvernement ». On ne saurait mieux dire.

Le second exemple date du 5 juillet 2023. Alors que l’intensité des émeutes a fortement baissé, la polémique commence. Le ministre, interrogé au Sénat sur l’origine des émeutiers, lance sa fameuse réplique : « Oui, il y a des gens qui, apparemment, pourraient être issus de l’immigration (on admirera au passage la circonlocution) ; mais il y a eu beaucoup de Kévin et de Mattéo, si je peux me permettre. (…) L’explication seulement identitaire me paraît très erronée »…

Gérald Darmanin, bien que né à Valenciennes, répond parfaitement à la définition de l’homme du Midi donnée par Alphonse Daudet dans Tartarin de Tarascon : « (Il) ne ment pas. Il se trompe. il ne dit pas toujours la vérité, mais il croit la dire… Son mensonge à lui, ce n’est pas du mensonge, c’est une espèce de mirage… »

Ainsi va la macronie : une suite d’ectoplasmes interchangeables, bavards et satisfaits, qui débitent des balivernes, professent tout et son contraire, « en même temps », et s’évertuent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et des mirages pour la réalité. Darmanin a bien choisi son camp. Qui se ressemble s’assemble…

 

1. Ismaël Emelien, né en 1987, bascule très jeune du côté du "camp du bien" ; ce qui le conduit, à trois reprises, à faire le "bon" choix. En 2006, puis en 2011, il est membre de l’équipe qui assiste Dominique Strauss-Kahn, candidat à la primaire socialiste… En 2013 (selon les révélations faites par L’Express en 2016), il est l’un des communicants d’Havas chargés, au Venezuela, de mettre sur orbite la candidature de Nicolas Maduro, le successeur de Chavez, en qui lui et ses collègues voient un « vrai progressiste», un « Lula vénézuélien »… Enfin, à partir de 2012, il suit Emmanuel Macron et en 2019, pour protéger celui-ci, il se mouille dans l’affaire Benalla et se brûle les ailes… En août 2017, la journaliste du Monde Solenn de Royer voyait dans Emmanuel Macron, Alexis Kohler et Ismaël Emelien « le trio qui dirige la France » : bien des choses s’expliquent…

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Dans deux semaines, les 5 et 6 septembre, comme chaque année, Synthèse nationale aura un stand aux 56e Journées chouannes de Chiré-en-Montreuil

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Economie : la France peut-elle encore tenir ? L’analyse de Jérôme Fourquet

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Augustin Moriaux

Un déficit devenu incontrôlable, une balance commerciale en chute libre. Comment aurait-il pu en être autrement avec moins de voitures produites, ou encore moins de fermes agricoles ? Jérôme Fourquet, directeur Opinion de l’Ifop décrypte un demi-siècle de bascule.

Les entrepôts mythiques de Tarbes où feu le GIAT - alors entreprise stratégique d’État - faisait construire les tourelles des chars Leclerc ont été reconvertis en 2022 en un immense mur d’escalade au nom de circonstance : « L’Usine ». « On voit de façon tout à fait spectaculaire le remplacement de la production historique par les activités récréatives, soit le passage de la sphère productive à la sphère présentielle », résume Jérôme Fourquet dans l’émission La France de Fourquet sur Le Figaro TV, s’appuyant là sur les travaux de l’économiste Laurent Davezies.

Ce dernier distinguait la « sphère présentielle » de la « sphère productive ». La première englobe toutes les activités économiques qui répondent aux besoins des populations locales et des touristes à un endroit donné : commerces, services à la personne, garagistes, coiffeurs, etc. À l’inverse, la seconde inclut toute la production qui a vocation à être exportée des territoires de production.

Alors qu’au début du mandat de Valéry Giscard d’Estaing, les deux sphères étaient à exacte même proportion, le déclin de la sphère productive s’accélère et en 1990, seuls les Hauts-de-Seine, l’Aube et la Mayenne résistent en conservant une majorité d’activités productives. Quinze ans auparavant, 52 départements dépendaient principalement de l’industrie et de l’agriculture. «Dès les années 90, la messe est quasiment dite pour le tissu productif, aujourd’hui rayé de la carte au profit d’activités résidentielles sur la totalité du territoire français», relève Jérôme Fourquet. Une hémorragie non sans conséquences, puisque l’auteur de Métamorphoses françaises (éd. du Seuil) a recensé 940 fermetures de sites industriels de plus de 50 salariés entre 2008 et 2020.

L’effondrement du secteur automobile français

Juste sous nos yeux, le secteur automobile subit de plein fouet l’effondrement le plus spectaculaire. 3,7 millions de voitures étaient assemblées en France en 1990, quasi autant en 2005, pour n’arriver aujourd’hui qu’à un maigre et laborieux chiffre d’1,3 million de voitures construites en France sur l’année 2022.

Non sans rappeler l’usine du GIAT de Tarbes devenue salle d’escalade, Jérôme Fourquet cite en « exemple emblématique du déclin de notre automobile » le cas de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt, où « la transformation paysagère est tout à fait éloquente : c’est aujourd’hui une cité musicale (La Seine musicale, NDLR) qui trône sur l’île, en lieu et place de la mythique usine Renault Billancourt qui a fermé ses portes en 1992 ».

L’agriculture, requiem pour une exception française

« Parallèlement à la contraction de notre premier moteur productif qu’était l’industrie, les effectifs de notre second moteur productif qu’était l’agriculture  ont fondu comme neige au soleil », fait remarquer Jérôme Fourquet. En 1970, la France comptait 1,6 million d’exploitations professionnelles contre seulement 350 000 fermes aujourd’hui.

« Bien que silencieux, c’est le plus grand plan social de l’Histoire de France contemporaine», ajoute le sondeur, qui précise toutefois que « ça ne se voit pas forcément à l’œil nu, la taille moyenne des exploitations agricoles ayant fortement augmenté et les derniers agriculteurs restants reprenant tout ou partie des terres délaissées, mais l’agriculture comme profession a été réduite à la portion congrue».

Balance commerciale, endettement et déficit : le prix à payer

Dans sa Théorie de l’évolution économique (1911), Joseph Schumpeter, chantre de la destruction créatrice, jugeait que « le nouveau ne sort pas de l’ancien mais apparaît à côté de l’ancien, lui fait concurrence jusqu’à le ruiner ». L’Aveyron, cité en exemple typique du déclin de la sphère productive par Jérôme Fourquet, ne fait pas exception.

Là où la métallurgie à Decazeville ou l’ameublement du côté de Sévérac-le-Château faisaient office de poumons économiques du département, les enseignes de supermarché désormais pullulent. À l’échelle nationale, une marque comme Intermarché par exemple a plus que quadruplé son implantation dans les années 1980, au moment même où l’on constatait un essor de l’économie de services et une chute libre de la production. Le long de la Seine, les entrepôts logistiques ont « littéralement remplacé les friches industrielles désertées », observe le chroniqueur.

« Conséquence mécanique de ce basculement à une économie présentielle : il y a un prix à payer et c’est notamment la dégradation de notre balance commerciale, en excédent dans les années 1990 et qui, aujourd’hui, pique totalement du nez », soulève le directeur Opinion de l’Ifop. Autre facette peu reluisante de l’économie tertiarisée : une dette publique en courbe exponentielle qui paie les retraites, les aides à la consommation, les importations, les conséquences des crises diverses et... les emplois publics. « Nos régions désindustrialisées sont perfusées d’argent public. On voit souvent dans les villes qui ont perdu leurs usines combien la mairie et l’hôpital  sont devenus les principaux employeurs », rappelle notamment Jérôme Fourquet. Sans industries ni agriculteurs, nos régions ont-elles d’autre sort que le coma artificiel ?

Source : Le Figaro 20/08/2026

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jeudi, 20 août 2026

Les États-Unis prennent la tête d’un front contre le terrorisme gauchiste

Défilé du 1er mai : qui sont les "Black Blocs" ?

Charles Granfeu (source : Polémia - cliquez ici)

Marco Rubio a prononcé un discours axé sur le devoir de l’État de protéger sa population, en soulignant que la lutte contre les terroristes, en Occident, avait surtout été orientée contre l’islamisme radical depuis la date emblématique du 11 septembre 2001.

Le terrorisme islamiste

À partir de 2015, au moment de l’apogée de l’État islamique, « les attaques islamistes aux États-Unis ont diminué des deux tiers […] et le nombre de personnes assassinées par le jihadisme a diminué de 97 % ». « La stratégie de nos actions contre-terroristes a fonctionné. »

« La menace n’a pas disparu, bien sûr, elle continuera d’exister, en particulier tant que nous tolérerons que les systèmes d’immigration importent directement leurs menaces contre nos nations respectives. »

Le terrorisme d’extrême gauche

« Néanmoins, depuis bien longtemps, notre doctrine du contre-terrorisme a connu un angle mort. […] L’idée que la menace terroriste puisse venir de l’extrême gauche est traitée comme un délire de la droite, ou pire, comme une dangereuse conspiration fasciste. Elle est traitée de cette façon par nos médias, nos académies, nos universités et de nombreuses institutions traditionnelles. N’en doutez pas, vous verrez la couverture médiatique de cette même conférence être traitée exactement de la même façon, malgré la réalité objective claire et incontestable des chiffres et des statistiques. »

« Ainsi, une bombe posée par un groupe néonazi est un acte odieux et assassin, et de fait il l’est, mais qu’une bombe soit posée par un révolutionnaire marxiste, et ce ne sera qu’un tragique excès d’idéalisme. »

« C’est la raison pour laquelle, dans mon pays, tant de personnes en position de pouvoir ont, de manière répétée, ignoré des actes de violence et même de terrorisme, comme s’ils représentaient une forme légitime d’expression politique dès lors qu’ils servaient une cause de gauche. »

« Durant les événements dits de George Floyd à l’été 2020, pendant que les extrémistes et les criminels pillaient et saccageaient les grandes villes américaines, mettant le pays quasiment à genoux, les procureurs locaux, dans tout le pays, ont renoncé à engager des poursuites contre les auteurs de ces actes de violence et de terreur. »

« C’est ce qui explique une image infâme, peut-être vous en souvenez-vous, où pendant qu’une présentatrice d’une agence très importante était au milieu d’un quartier consumé par les flammes, la ligne de script qui défilait en-dessous affirmait que la majorité des manifestations étaient pacifiques. […] Cette époque doit finir. »

« Quelques-uns de vos gouvernements sont en désaccord public avec nous, parfois même de façon très profonde sur les questions du commerce, de l’énergie ou de l’immigration », mais « vous êtes venus ici parce qu’il y a deux semaines, en Grèce, une femme âgée de 72 ans a été brûlée à plus de 80 % par un cocktail Molotov, dans son propre domicile, avant de mourir parce que sa fille a osé se porter candidate pour une élection ». À Berlin, « les lumières se sont éteintes pendant plus de cinq jours, la coupure d’électricité la plus importante depuis la Seconde Guerre mondiale », à cause d’« une attaque qui a laissé des dizaines de milliers de foyers sans électricité dans le froid glacial, ce qui a entraîné la mort d’une femme de 83 ans ». « Plus tard, un jeune Français a succombé à des lésions cérébrales traumatiques, battu à mort dans les rues de Lyon par un groupe de voyous militants d’extrême gauche. » « Vous êtes ici parce que des responsables politiques sont attaqués, battus, poignardés et tués par armes à feu dans vos rues, que des commerces ont été détruits, que des lignes de chemin de fer ont été sabotées, des policiers lynchés et brûlés vifs. » « Cela est réel et cela empire, cela ne peut plus être nié, ni ignoré ». L’heure est venue « d’écraser ce mal pour toujours ».

Ce terrorisme n’est d’ailleurs pas une nouveauté récente, ni « une fiction politique de conservateurs », car, « durant la majeure partie de l’ère contemporaine », il a été « la forme dominante de violence politique », tant en Amérique latine qu’en Europe avec les Brigades rouges italiennes, la Fraction armée rouge allemande, les terroristes marxistes grecs, etc. « Et ici, aux États-Unis, nous nous souvenons du même règne de terreur mortel, justifié par les mêmes slogans et motivé par les mêmes idées perverses. »

« Entre 1960 et 1980, 93 % des attaques terroristes en Occident sont venues de cette même extrême gauche, ce sont des chiffres qui devraient choquer la majeure partie des Américains aujourd’hui, si on ne nous avait pas enseigné que ce type de violence n’existe tout simplement pas ou a été amplement exagéré. […] Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une nouvelle vague de ce mal ancien. »

« Ce ne sont pas des données abstraites » : tentative d’assassinat contre Donald Trump, assassinat de l’influenceur conservateur Charlie Kirk, tirs mortels et usage d’explosifs contre des agents de l’immigration, massacre commis dans une école catholique pendant que des élèves priaient, etc.

Ce « mal » est « motivé par la haine », et par-dessus tout par celle de sa propre civilisation. « C’est la révolte des pires contre les meilleurs, celle des faibles et des lâches contre les forts et les bons », qui « se vengent du monde, […] cherchant à détruire ceux qui réussissent ». « C’est ça, le gauchisme radical », quels que soient les noms qu’il se donne, « une aspiration à détruire ce que les plus grands hommes ont construit, à ruiner ce qui est beau et juste, […] à nous imposer leur laideur. » « L’ancienne analyse était erronée, rien de cela n’est motivé par l’idéalisme, ce n’est pas le sujet, c’est même le contraire. »

« Cette conférence est internationale, parce que nous sommes confrontés à une menace internationale et transnationale. » « Les militants “antifa” et leurs camarades voyagent dans toute l’Europe et les Amériques pour participer aux attaques des uns et des autres, pour diffuser leur propagande, partager leur matériel d’entraînement et les informations sur leurs cibles à travers des canaux cryptographiés, ils se déplacent en utilisant des réseaux clandestins d’hébergement et de financement. » Un État comme Cuba est « intrinsèquement relié » à ces groupes extrémistes.

« Ainsi, nous n’avons pas d’autre choix que d’affronter cette menace ensemble. […] Sous la présidence de Donald Trump, pour la première fois, les États-Unis sont en train de construire l’infrastructure, la coopération et la stratégie pour mettre à bas la plaie du terrorisme gauchiste. »

Analyse

Au-delà des actions violentes inspirées par la matrice marxiste et ses diverses déclinaisons idéologiques, le discours de Marco Rubio évoque la gauchisation systémique du socle culturel de la société occidentale. Un des enjeux consiste donc à déconstruire les mécanismes d’une pensée révolutionnaire qui a réussi à s’infiltrer dans toutes les strates des sociétés démocratiques, au point d’en pervertir les normes.

Le secrétaire d’État laisse entendre que la lutte contre le terrorisme d’extrême gauche n’est pas qu’une simple question de sécurité publique, mais qu’elle constitue également une lutte de nature idéologique.

Celle-ci passe obligatoirement, d’une part, par le désarmement rhétorique des discours qui justifient les actions violentes, et, d’autre part, par la déconstruction de tous les paradigmes qui ont perverti nos normes occidentales, notamment celle d’un supposé "humanisme", devenu de fait un véritable anti-occidentalisme. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter les déclarations des inénarrables députés de La France insoumise, qui en sont la plus claire et la plus grotesque démonstration.

On peut d’ores et déjà regretter que le combat idéologique évoqué par Marco Rubio ne soit pas soutenu, en toile de fond, par un conglomérat de penseurs investis dans le débat contemporain. C’est à ce niveau que la « gauche » a toujours gardé l’avantage, et rien n’aboutira sans une « armée de la pensée ». Il s’agit d’obliger progressivement la « gauche » à se défaire des concepts et de la rhétorique spécieuse qui fait d’elle une complice idéologique et passive du spectre révolutionnaire, une tâche gigantesque qui ne se fera évidemment pas en quelques mois, ni en quelques années.

L’extrémisme de gauche ne constitue pas le dévoiement d’une pensée de gauche "raisonnable" et digne de participer au débat démocratique. Au contraire, c’est cette dernière qui est le fruit de la distillation homéopathique du dogme révolutionnaire, après la révolution soviétique. Il s’agissait, en un mot, de détacher le marxisme du soviétisme.

La « révolution de la pensée » prônée aux États-Unis par l’École de Francfort, composée d’intellectuels allemands ayant fui le nazisme, et la French Theory issue de l’École française du post-structuralisme, sont les ancêtres du wokisme.

L’initiative de l’administration américaine peut donc être comprise comme un contre-feu s’opposant à une stratégie gramsciste visant à promouvoir sournoisement une pensée révolutionnaire.

Si le marxisme révolutionnaire a remporté d’indéniables succès idéologiques, pourquoi a-t-il encore besoin d’une lutte armée ? La réponse est double. En premier lieu, sa matrice se réengendre constamment en une multiplicité polymorphe de mouvements qui tentent de détruire tout ce qui serait susceptible de s’opposer à l’avancée révolutionnaire. D’autre part, l’objectif d’éradication de l’Occident, clairement énoncé, implique une stratégie du leurre constante. Ainsi, au moment où l’on croit avoir neutralisé ses troupes armées, la pensée révolutionnaire progresse au cœur même des institutions démocratiques, tandis que les menaces de violences demeurent afin d’intimider ses opposants (selon un mode d’action similaire à celui utilisé par les islamistes).

Le fait que ce soit Marco Rubio qui énonce ce discours n’est pas un hasard, lui le fils de modestes immigrés cubains, fervent catholique, considéré comme un "dur" parmi les Républicains. Son projet de lutte internationale contre le terrorisme d’extrême gauche s’articule avec la construction du « Bouclier des Amériques », une association de douze pays du continent américain visant à mettre en commun des moyens financiers, militaires, policiers et de renseignements pour lutter contre le crime organisé, en premier lieu le "narco-terrorisme".

La porosité entre le narcotrafic, le terrorisme international et des États latino-américains d’obédience marxiste est d’ailleurs notoire, sur fond de proclamations anti-occidentalistes et anticapitalistes. Ce conglomérat obscur, confus et tentaculaire, presque indéfinissable puisqu’il est polymorphe et sociologiquement informe, constitue une véritable usine à venin contre l’Occident, qu’il s’agit de transformer en "chiffe molle" avant de le piétiner.

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Institut Thomas More : les 50 décisions qui ont coulé la France

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Dans un rapport inédit, l’Institut Thomas More dresse l’inventaire des décisions politiques qui ont mis la France à genoux. Chute du niveau scolaire, 35 heures, chômage, déficits, dette, insécurité... Et si le déclin français avait pu être évité ? C’était il y a cinquante ans. La France était encore un pays riche, faiblement endetté, en croissance et en progrès. Sa voix était respectée sur la scène internationale. Les Français étaient confiants dans l’avenir, désireux de partager un projet collectif. Hélas, depuis un demi-siècle, c’est un lent déclin qui caractérise notre pays, constate l’Institut Thomas More, fondé en 2004 par l’ancien ministre de la Défense Charles Millon.

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Source : Institut Thomas More

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