mardi, 16 juin 2026
A lire sur Breizh-Info, un reportage exclusif au coeur de la manifestation pour la remigration, à Rome, samedi dernier, 13 juin.
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Accord États-Unis-Iran : la défaite des va-t-en-guerre

Thomas Joly, président du Parti de la France
Une paix, même fragile, même tardive, même obtenue au prix de laborieuses négociations, vaut toujours mieux que l’ivresse des va-t-en-guerre.
Il faut donc se réjouir de l’accord annoncé entre les États-Unis et l’Iran, qui pourrait enfin mettre un terme à cette guerre absurde, déclenchée par l’aveuglement stratégique et l’alignement américain sur les intérêts du gouvernement israélien.
Pendant des mois, les fanatiques israéliens et leurs supplétifs ont rêvé d’anéantir l’Iran, d’écraser le Liban, d’embraser toute la région et d’entraîner l’Occident dans leur guerre sans fin.
Ils ont échoué.
Le danger, désormais, est clair : que le gouvernement Netanyahou tente par tous les moyens de faire capoter cet accord, incapable d’accepter qu’une solution diplomatique vienne contredire sa logique d’escalade permanente.
La France, elle, n’a rien à gagner dans ces aventures moyen-orientales qui ne sont pas les siennes. Elle n’a pas à sacrifier son économie, son énergie, sa sécurité et potentiellement ses soldats sur l’autel de conflits étrangers.
Donald Trump ressortira affaibli de cette séquence. Lui qui promettait de ne pas se laisser piéger par les guerres de l’ancien monde s’est retrouvé aspiré dans le bourbier proche-oriental.
Pourquoi diable est-il allé se fourrer là-dedans ?
Sur le plan international, il apparaît comme un dirigeant contraint de reculer après avoir perdu le contrôle de la situation. Sur le plan intérieur, il devra expliquer à ses électeurs pourquoi l’Amérique a failli payer une nouvelle fois le prix du bellicisme de ses alliés.
Pour les Français, l’essentiel est ailleurs : la réouverture du détroit d’Ormuz doit permettre de desserrer l’étau énergétique qui a frappé de plein fouet notre économie. Car derrière les grands discours diplomatiques, il y a les factures, les entreprises, les agriculteurs, les familles. Si cet accord permet de faire baisser la pression sur l’énergie, alors c’est une bonne nouvelle.
Mais cette crise doit surtout nous rappeler une leçon essentielle : un pays dépendant n’est jamais un pays libre.
La France doit retrouver sa souveraineté diplomatique, énergétique et stratégique. Elle ne doit en aucun cas participer aux guerres des autres et ne défendre que ses propres intérêts.
Source : le blog de Thomas Joly, cliquez ici
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lundi, 15 juin 2026
Grande manifestation pour la remigration, samedi dernier, à Rome

Des milliers de patriotes italiens sont descendus dans la rue, samedi 13 juin, pour la remigration, à l'appel du comité identitaire Remigrazione e Riconquista (Remigration et Reconquête) qui vient d'achever une tournée nationale de présentation de sa proposition de loi en dix points sur la remigration cliquez ici
14:20 Publié dans En Europe et ailleurs..., TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Après L’Estrémadure et l’Aragon, nouvel accord PP/Vox en Castille et Leon

Michel Festivi
Jamais deux sans trois. Après une série d’élections régionales anticipées, la Castille et Leon vient de rejoindre l’Estrémadure et l’Aragon, et aura aussi un gouvernement régional qui sera une coalition entre le Parti populaire de centre-droit, et la droite de conviction représentée par Vox.
Dans toutes ces communautés autonomes, un accord était indispensable, car le PP seul n’avait pas la majorité absolue, et Vox avait fait de bons résultats. Mais comme toujours avec le PP, tout est compliqué, et l’accord a pris du temps.
Le président de la Junte de Castille et Leon, Le PP Alfonso Fernández Mañueco vient d’annoncer samedi dernier, le nouveau gouvernement régional de coalition. Carlos Pollán de Vox devient premier vice-président avec la charge de la dérégulation, de la famille et des aides sociales. Vox obtient aussi deux autres postes dans cet exécutif : Joaquin Alberto Pino est désigné à l’agriculture, l’élevage, le milieu rural et la politique de l’environnement ; Alberto Díaz Pico lui à la culture, au tourisme et au sport.
Tant le PP que Vox ont affirmé leur détermination à gouverner la plus vaste province d’Espagne, mais aussi l’une des moins peuplée. Déjà entre 2022 et 2024 un accord avait été trouvé entre les deux formations, mais il avait volé en éclats à cause de la politique migratoire que contestait Vox. Ces trois hommes semblent expérimentés dans leur domaine respectif.
Le premier conseil du gouvernement régional aura lieu le lundi 15 juin. Le président Mañueco a déclaré « c’est un gouvernement fort pour continuer à avancer pour transformer la Communauté ainsi que dans le futur, notre pays, l’Espagne ».
On le voit, contrairement à la France et à son centre-droit des plus mous, des accords au plus haut niveau peuvent parfaitement intervenir avec un parti qui fait de la grandeur de l’Espagne et la lutte contre l’immigration et la délinquance, ses chevaux de bataille. Cela tient aussi beaucoup aux modes de scrutin-à un seul tour-, qui favorisent la nécessité d’une entente, et qui évite des appels à des pactes contre nature comme on le voit chez nous.
En Andalousie, des pourparlers sont toujours en cours, après les dernières régionales du mois de mai, où le PP a loupé de peu la majorité absolue qu’il avait auparavant. S’agissant de l’Espagne, les législatives sont toujours programmées pour juillet 2027, et tous les sondages à ce jour prévoient une victoire du PP, mais avec la nécessité de s’adjoindre Vox pour atteindre et dépasser la majorité absolue.
Le PSOE est englué dans toute une série de scandales judiciaires. On a décompté que près de 100 membres du PSOE avaient été mis en examen, et avaient des comptes à rendre à la justice, dont l’ancien premier ministre Zapatero, et le frère et l’épouse de Sánchez. Il ne se passe pas un jour, sans que les oppositions ne demandent la démission de Pedro Sánchez, et des élections anticipées. Fort de très mauvais sondages, ce dernier bien entendu s’y refuse pour l’instant.
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dimanche, 14 juin 2026
La guerre n’est pas une querelle de cour de récréation

Henri Guaino
En février dernier, la guerre en Ukraine est entrée dans sa cinquième année. Elle a déjà dépassé en durée la Première Guerre mondiale. Elle a en réalité commencé bien plus tôt, avec les affrontements entre l’Ukraine et les séparatistes pro-russes du Donbass soutenus par la Russie et l’annexion, cette même année, par cette dernière, de la Crimée. Et même avant, en 2008, même si l’on ne se tirait pas encore dessus, quand la question de l’en- trée de l’Ukraine fut officiellement posée. Et encore avant, en 2004, avec la révolution orange et l’implication des États-Unis et de l’Europe. Et, bien avant encore, en 1991, avec l’effondrement de l’Union soviétique. En réalité, les racines de cette guerre sont multiséculaires. L’Ukraine, à la charnière du monde catholique et du monde orthodoxe, du monde européen et du monde russe, des peuples slaves et des peuples polono-lituaniens et nordiques, a-t-elle vocation à être dans la zone d’influence de la Russie ou dans celle de l’Occident ? Voilà l’éternelle question qui hante ce conflit meurtrier entre deux peuples jumeaux qui, depuis leur naissance, ne cessent tour à tour de s’unir et de se combattre, et l’Ukraine d’être attirée tour à tour dans l’orbite de l’un et dans celle des autres. Cir- constance aggravante, l’Ukraine, c’est ce qui fait basculer l’Empire russe du côté de l’Europe au lieu de l’Asie. Brzezinski allait jusqu’à dire que, sans l’Ukraine, la Russie cessait d’être un empire. Il plaidait pour que l’Ukraine indépendante restât neutre, tout comme Kissinger qui disait que si l’Ukraine voulait vivre en paix, elle devait rester un pont entre deux mondes, sans basculer d’un côté ou de l’autre.
Que faire ?
On peut regarder la guerre russo-ukrainienne sous l’angle du conflit entre nation et empire, entre nationalisme et impérialisme. On peut le voir du point de vue du droit inter- national : qui est dans son droit ? On peut l’envisager sous l’angle de la morale des grands principes : qui est dans le camp du bien, qui est dans celui du mal ? La nation contre l’empire ? Certes, et après ? Les nations ne feront pas disparaître les empires, ni les empires, les nations. Il faut s’y faire : on ne change pas la nature des États. Le droit international ? A-t-il jamais permis d’arrêter une guerre ? Le bien contre le mal ? Mais l’ennemi aussi pense qu’il est le bien. La bonne conscience n’est pas le plus sûr moyen de prévenir les catas- trophes, au contraire, puisque le bien peut tout se permettre.
La seule question qui vaille est tou- jours la même : que faire pour arrêter la tuerie et l’escalade qui est le propre de la guerre ? En provoquant ce conflit, Poutine a fait un mauvais calcul, même du point de vue de ses intérêts. Comme Trump a fait un mauvais calcul en attaquant l’Iran. Mais l’Europe en fait un aussi en prenant parti et en entretenant une tension croissante avec la Russie, oubliant l’avertissement de Kennedy après la crise des fusées de Cuba : il ne faut jamais mettre en tension des puissances nucléaires. Un accident, un emballement, une erreur d’appréciation sont si vite arrivés. On se rassure : « Ils n’oseront pas ! » Alors, il n’y a pas de ligne rouge. On peut toujours aller plus loin et on va plus loin. Mais les vraies lignes rouges, on ne les connaît qu’après coup, quand le drame survient.
Quand j’avais écrit en 2022 que nous allions vers la guerre comme des somnambules, et mis en garde contre le risque de l’escalade dont on finit par perdre la maîtrise, on m’avait opposé Munich, que seule la force arrêtait la force, que l’économie russe allait très vite s’effondrer et que nous n’avions pas le choix : il fallait montrer au nouvel Hitler qu’il ne nous referait pas le coup du précédent. À force de voir Hitler partout, on finit par oublier de penser et de réfléchir aux conséquences de ce que nous faisons. Nous en sommes au dix-neuvième train de sanctions européennes contre la Russie, qui est passée en économie de guerre et qui souffre peut-être, mais ne s’effondre pas. La moitié du monde est plutôt de son côté que du nôtre, et avec l’Iran, cela ne s’arrange pas.
L’ivresse du chef de guerre
L’escalade va bon train avec les missiles ukrainiens qui tombent sur Saint-Pétersbourg. On dira que ce sont les Russes qui ont commencé. Mais la guerre, a fortiori contre une superpuissance nucléaire, n’est pas une querelle d’enfants dans une cour de récréation. Les économies européennes payent de plus en plus cher la hausse du coût de leur éner- gie et la question sociale y est de plus en plus explosive de sorte que la facture ukrainienne commence à atteindre ses limites peut être plus pour l’Europe que pour la Russie. Le plus inquiétant, c’est que les Ukrai- niens qui constatent que les Russes n’avancent pas s’enhardissent. La question est de savoir quand ils tireront le missile de trop. Elle est aussi de savoir quand les dirigeants européens cesseront leur dangereuse fuite en avant, avec l’ivresse du chef de guerre qui semble avoir saisi beaucoup d’entre eux, comme s’ils cherchaient à retrouver dans cette politique de la peur de la guerre à venir, désormais présentée comme quasiment inéluctable, une légitimité politique que les peuples leur contestent.
L’intérêt vital de l’Europe, pour laquelle les dégâts sont déjà énormes, et la morale de responsabilité commanderaient au contraire que chacun fasse tout désormais pour que la guerre s’arrête au lieu d’aller jusqu’au point de non-retour. Hélas, ce n’est pas la sagesse que l’on voit poindre à l’horizon mais plu- tôt l’inverse. En témoigne le défilé à Kiev des candidats français à l’élec- tion présidentielle qui veulent faire entrer l’Ukraine dans l’Otan et qui se gardent bien de détailler la facture à venir de son entrée promise dans l’Europe. Mais, comme depuis le début, le débat est interdit. Il l’est même de plus en plus.
Source : Journal du dimanche 14/6/2026
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Macron et ses petites phrases

Pascal Praud, dans le Journal du dimanche, se penche sur les déclarations tonitruantes ou pas d’Emmanuel Macron durant ses deux mandats. Ces petites phrases sont révélatrices d’une méconnaissance totale de la France, de la société française et de ses moeurs. Certes, me direz-vous, mais les Français l’ont élu et réélu. C’est bien là tout le drame français, il aura fallu deux mandats pour précipiter la France dans le vide. Certes, c’était un peu le cas avant lui. Et l’horizon 2027 laisse place à trop d’incertitude, tant il est vrai qu’en politique le jeu ne sont faits qu’au sortir des urnes.
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Source : Le Journal du dimanche, 14/6/2026
Le titre est de la rédaction
10:33 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Émeutes de Belfast : pourquoi les quartiers républicains/ catholiques sont restés calmes — et ce que cela révèle vraiment

Yann Vallerie
Les trois nuits d’émeutes de juin 2026 à Belfast ont une caractéristique géographique que les médias mainstream ont soigneusement évitée : elles se sont déroulées quasi exclusivement dans des zones loyalistes et protestantes. Lower Newtownards Road, Crumlin Road, Sandy Row, Shankill Road — autant de bastions de la tradition unioniste et paramilitaire pro-britannique. Les quartiers républicains et catholiques de l’ouest et du nord-ouest de Belfast — Falls Road, Andersonstown, Ardoyne — n’ont pas connu de violences comparables.
Ce n’est pas un détail anecdotique. C’est une clé de lecture essentielle pour comprendre ce qui se passe réellement en Irlande du Nord, et pour ne pas tomber dans les simplifications qui circulent des deux côtés de la Manche.
Le contrôle républicain : une pression sociale réelle sur la jeunesse
Dans les quartiers nationalistes, l’absence d’émeutes n’est pas spontanée. Elle est le produit d’une pression sociale et politique très organisée. Le Sinn Féin, parti dominant de la communauté catholique, a très rapidement condamné les violences et déployé ses réseaux militants pour s’assurer que la jeunesse des quartiers républicains ne rejoigne pas le mouvement. La jeune maire de Belfast, Róis-Máire Donnelly, issue du Sinn Féin et première magistrate gaélophone de la ville, a publiquement qualifié les émeutes de racistes — ce qui lui a valu des menaces de mort émanant de milieux loyalistes.
L’ensemble des organisations républicaines, y compris celles qui critiquent le Sinn Féin par sa gauche — IRSP, Éirígí, Saoradh, Republican Network for Unity, Anti-Imperialist Action Ireland, Lasair Dhearg — ont fait front commun. Des patrouilles ont été organisées dans les quartiers républicains pour dissuader les jeunes d’y participer. Des républicains d’Ardoyne ont collecté des fonds pour les victimes immigrées et proposé de les accueillir dans leurs quartiers.
Un jeune homme catholique habitant Falls Road ou Ardoyne qui aurait été tenté de rejoindre les manifestations anti-immigration aurait dû affronter non seulement la désapprobation de sa communauté, mais aussi la pression concrète d’organisations structurées disposant d’une capacité d’autodéfense assumée. Ce n’est pas de la liberté de choix — c’est de la discipline communautaire. Efficace, mais il faut l’appeler par son nom.
Le paradoxe : une colère sur l’immigration qui existe aussi côté républicain
Il serait naïf de conclure que les quartiers nationalistes sont imperméables aux tensions liées à l’immigration. La réalité est plus nuancée. Les classes populaires catholiques subissent les mêmes pressions sur le logement, les mêmes listes d’attente pour les services publics, les mêmes difficultés économiques que leurs voisins protestants. La colère sociale existe des deux côtés des murs de séparation. Ce qui diffère, c’est son expression et sa canalisation politique.
Côté loyaliste, les paramilitaires de l’UDA et de l’UVF — qui ont muté en entreprises criminelles autour de la drogue (comme une partie des dissidents républicains) depuis les accords de paix de 1998 tout en conservant une emprise territoriale — ont une tradition de « défense du territoire » contre les étrangers plus perméable à la rhétorique antiimmigration. Côté républicain, cette structuration paramilitaire est largement démantelée, et le Sinn Féin a fait le choix stratégique d’une ligne institutionnelle et antiraciste incompatible avec les émeutes.
La République d’Irlande : une autre réalité, soigneusement ignorée
Ce que les commentateurs progressistes français et britanniques occultent toutefois avec soin, c’est que la colère contre l’immigration ne se limite pas aux loyalistes protestants du nord de Belfast. En République d’Irlande — État indépendant, majoritairement catholique, de tradition nationaliste — des manifestations anti-immigration ont également eu lieu à la suite des événements de Belfast, ainsi qu’à Dublin ces derniers mois, années.
Une partie de la population irlandaise du sud — celle-là même dont les ancêtres ont subi la discrimination et la misère de l’émigration — exprime aujourd’hui des inquiétudes très concrètes face à une immigration de masse que le gouvernement de Dublin a accueillie sans concertation ni préparation sérieuse. Des petites villes rurales irlandaises ont vu débarquer des centaines de demandeurs d’asile hébergés dans des hôtels réquisitionnés, sans infrastructure ni accompagnement. La réaction a été vive, et des personnalités de premier plan ont soutenu les manifestants, comme Conor McGregor.
Le fantasme de l’unité irlando-unioniste contre l’islam : une chimère
Il circule en France, dans certains milieux identitaires, un récit séduisant mais faux : l’idée que la question de l’immigration produirait une réconciliation inédite entre nationalistes irlandais et loyalistes unionistes, unis contre un ennemi commun. Ce fantasme a quelques illustrations marginales : quelques drapeaux tricolores irlandais aperçus lors de manifestations antiimmigration en 2024, quelques figures de la frange droitière du nationalisme irlandais qui jouent avec cette rhétorique.
Mais les faits sont têtus. Les émeutes de 2024, 2025 et 2026 se sont déroulées dans les bastions loyalistes. L’ensemble du mouvement républicain — de l’institutionnel Sinn Féin aux groupes les plus radicaux — a non seulement refusé d’y participer, mais a activement travaillé à en limiter la contagion dans ses propres rangs. La maire de Belfast a reçu des menaces de mort pour avoir condamné les émeutiers. Les républicains d’Ardoyne ont collecté de l’argent pour les victimes immigrées.
L’unité irlando-unioniste contre l’immigration n’existe qu’à la marge, et elle est précisément combattue comme telle par les organisations républicaines qui y voient — à juste titre dans leur logique — un piège politique destiné à détourner les classes populaires catholiques de leurs combats historiques pour les aligner sur l’agenda des paramilitaires pro-britanniques.
Ce que cela dit de la situation réelle
La lecture honnête de la situation nord-irlandaise oblige à distinguer plusieurs réalités superposées. Premièrement, une colère sociale réelle et légitime face à une immigration mal gérée, qui traverse l’ensemble des communautés. Deuxièmement, une expression violente de cette colère qui reste pour l’instant concentrée dans les milieux loyalistes, pour des raisons structurelles et historiques précises — et non parce que les catholiques seraient naturellement plus vertueux. Troisièmement, une discipline communautaire républicaine efficace mais coercitive, qui empêche l’expression de tensions qui existent néanmoins. Une forme d’omerta en quelque sorte, alors qu’une partie de la population catholique locale n’en pense pas moins. Quatrièmement, une mobilisation antiimmigration croissante en République d’Irlande, distincte du loyalisme nord-irlandais et qui mérite d’être analysée pour ce qu’elle est : une réaction populaire à une politique d’immigration imposée sans débat démocratique sérieux.
Toute analyse qui réduit les émeutes de Belfast à du « fascisme loyaliste manipulé par Tommy Robinson et Elon Musk » est aussi fausse que celle qui en ferait le signe d’une unité pan-irlandaise contre l’immigration. La réalité est plus complexe, plus sociale, et finalement plus universelle — elle ressemble à ce que vivent toutes les sociétés européennes qui n’ont pas su ou voulu organiser démocratiquement le débat sur l’immigration avant que la rue ne l’impose.
Article paru su Breizh-Info, cliquez ici
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samedi, 13 juin 2026
"Affaire Lyhanna" : les années passent, les "dysfonctionnements" et les crimes continuent...

Maurice Bernard
Hier après-midi, à Fleurance, dans le Gers, une famille effondrée a enterré Lyhanna, une petite fille de onze ans, victime d'un pédocriminel récidiviste...
Il y a 31 ans, à l'été 1995, un drame similaire a bouleversé la France. Le 22 juillet de cette année-là, le corps meurtri et violé d'une autre petite fille de onze ans, Karine Fournel, est retrouvé à Redon, en Ille-et-Vilaine. Son meurtrier, âgé de 32 ans, est arrêté au bout d'une semaine. Il s'avère être, lui aussi, et comme souvent, un récidiviste. Condamné en 1987 à dix ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Yvelines pour "viol et tentative de viol", il a été libéré en 1992 après avoir effectué la moitié de sa peine...
En août 1995, dans Valeurs Actuelles, Fabrice Madouas écrit : « En état de récidive légale, selon la terminologie judiciaire, Patrick Tissier l'était aussi quand, le 13 septembre 1993, il a tué une autre petite Karine, huit ans, après l'avoir violentée. Condamné en avril 1972 à vingt ans de prison pour meurtre et outrage à la pudeur, il avait commis un autre viol lors d'une permission de sortie accordée en 1982. À nouveau condamné en mai 1985 à dix ans de réclusion criminelle, il avait été libéré en janvier 1992. (...) Expert près la cour d'appel de Versailles, le Dr Bernard Cordier confirmait l'opinion générale en décembre 1993, devant la commission des Lois de l'Assemblée : les assassins violeurs d'enfants ne manifestent pas leur déviance sexuelle pour la première fois à l'occasion de leur crime. "Ils ont généralement commis, dans les années précédentes, des actes plus ou moins graves auxquels on n'a pas assez prêté attention, et qui constituaient les premières expressions d'un déséquilibre profond" ». C'était il y a 31 ans...
31 ans après la petite Karine, la petite Lyhanna, elle aussi, est morte dans des circonstances épouvantables parce que la justice "n'a pas prêté assez attention" à la gravité des actes et à la dangerosité d'un pervers... Combien de temps encore la société française va-t-elle supporter la répétition de ces drames terribles qui auraient pu être évités ? Combien d'autres petites victimes va-t-il falloir encore enterrer avant que la protection des enfants face aux prédateurs sexuels s'impose vraiment comme étant LA priorité ?
18:20 Publié dans Maurice Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Société multiculturelle, société multiconflictuelle

Mathieu Bock-Côté
Belfast brûle, encore. Mais cette fois, cela a peu à voir avec le conflit engendré par l’occupation britannique du nord de l’Irlande, qui se maintient, plus d’un siècle après l’indépendance, mais avec les tensions engendrées par la société multiculturelle. J’en rappelle le contexte. Hadi Halodid, un demandeur d’asile soudanais, passé par Paris et arrivé en Irlande du Nord, s’en est pris le 8 juin à un passant dans la rue, Stephen Ogilvie. Armé d’un couteau, il l’a poignardé plusieurs fois à la tête, au point de le rendre aveugle d’un œil. Il a aussi cherché à le décapiter - sans y parvenir.
Le tout a été filmé, ce qui a suscité, d’abord une immense stupéfaction, et ensuite, une colère dans les quartiers populaires de Belfast, qui s’est transformée en rage émeutière, dirigée contre les quartiers associés à l’immigration. Des voitures furent brûlées. Des hôtels logeant des migrants, des commerces aussi, ont été ciblés par les émeutiers, souvent masqués, qui témoignent ainsi d’une logique milicienne, propre à l’histoire de l’Irlande du Nord. Les forces de l’ordre furent aussi confrontées.
L’histoire n’est pas toujours racontée ainsi. Souvent, dans la presse internationale, on occulte l’élément déclencheur, ou on le transforme en détail, comme si le mentionner revenait à justifier la violence anti-immigrés. Ce n’est évidemment pas le cas. Mais ceux qui racontent l’histoire ainsi ont une vision biaisée de nos sociétés, qui seraient fondamentalement racistes, et guetteraient n’importe quel fait divers pour se désinhiber - car n’importe lequel ferait l’affaire. C’est ainsi qu’on avait traité les émeutes anti-immigration faisant suite au massacre de trois fillettes à Liverpool, en 2024, par un homme d’origine rwandaise.
On devrait pourtant voir dans ces scènes une préfiguration des tensions engendrées par les sociétés multiculturelles, dont on disait, il y a quelques années, qu’elles deviendraient inévitablement multiconflictuelles - et l’histoire du Royaume-Uni, de l’affaire des Grooming gangs à l’assassinat de Henry Nowak le confirme. Tôt ou tard, ce qu’on appelle pudiquement l’insécurité engendrée par l’immigration allait susciter une réaction se percevant elle-même comme une réaction d’autodéfense - il ne s’agit pas, encore une fois, de légitimer ce point de vue mais de noter que cet engrenage était en quelque sorte inévitable.
Et ces affrontements sont d’autant plus brutaux qu’ils prennent forme à travers des identités primaires, relevant davantage du pôle ethnique que du pôle culturel - réalité qu’on a cherché à esquiver, ou contourner, depuis trente ans, en mettant l’accent uniquement sur l’islam, ou plus largement, sur la religion, alors qu’on constate aujourd’hui qu’elle va bien au-delà. L’effritement symbolique de la nation, sous la pression de l’immigration de masse, pousse chacun au repli tribal.
On voit bien où conduira la politique de répartition systématique des migrants partout dans les territoires, d’autant qu’elle présuppose souvent un transfert de la redistribution sociale des autochtones aux nouveaux arrivants, notamment, mais pas exclusivement, en matière de logement. L’ingénierie sociale à grande échelle pour créer la société plurielle nous ramène à une évidence : les sociétés exagérément hétérogènes ne sont jamais pacifiques. Chaque groupe y défend ses intérêts, soit à travers les institutions, qui sont alors soumises à une logique communautariste, comme on le voit au Canada, soit de manière plus frontale, les tensions entre gangs en témoignent - on se souvient de l’affrontement entre Maghrébins et Tchétchènes à Dijon en 2020.
Laissons même de côté la violence. Face à la faillite de l’État à défendre ses frontières, l’opposition à l’immigration massive s’est tournée vers la rue depuis une dizaine d’années. On se souvient des manifestations en Allemagne en 2015 : elles furent assimilées au néo-nazisme. En France, les manifestations contre l’installation des CRA furent aussi renvoyées à l’extrême droite. Même étiquette pour les manifestations anglaises, où le commun des mortels se présentait souvent avec le drapeau frappé de la croix de Saint-Georges. Le régime ne sait pas les qualifier autrement.
La racialisation des appartenances, il y a quelques années encore, était une tentation idéologique, surtout portée par la gauche - elle la travaille encore, d’ailleurs. Le racisme anti-Blancs est devenu, depuis, un fait social majeur, qu’on fait tout pour recouvrir ou invisibiliser, sans y parvenir. Une partie des Blancs est alors rattrapée, à son tour, par la tentation racialiste. Finalement, la société prend le visage hobbesien de la lutte de tous contre tous. Tout cela était prévisible. Ils furent nombreux à nous en avertir. Ils furent traités de prophètes de malheur. L’Irlande du Nord, demain, pourrait être notre avenir.
Source : Le Figaro 13/6/2026
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Le socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, de nouveau mis en cause par la justice espagnole

Michel Festivi
J’ai relaté il y a quelques jours comment et pourquoi, cet ancien premier ministre socialiste espagnol (2004-2011), devait rendre des comptes à la justice, car il est visé par une enquête pour trafic d’influence, sur des soupçons de blanchiment d’argent, suite au plan de sauvetage public d’un montant de 53 millions d’euros accordé à la compagnie d’aviation Plus Ultra, (3 avions seulement), liée au Vénézuéla et à des membres communistes de ce pays. Il a été inculpé d’appartenance à un groupe criminel, trafic d’influence et falsification de documents.
Mais une affaire judiciaire peut en cacher une autre. Le 19 mai dernier, les agents de l’UDEF (Unité de délinquance économique et fiscale), ont découvert lors d’une perquisition, dans un coffre que détenait Zapatero, une collection de bijoux, des colliers de pierres précieuses, bracelets ornés de pierres de couleur, des montres et diverses pièces de joaillerie. Il a prétendu que ces pièces auraient appartenu à la famille de son épouse.
Suite à une expertise ordonnée par le juge chargé de l’enquête, sous serment, les experts ont évalué l’ensemble, provisoirement à un peu plus de 1,3 millions d’euros. Mais ce qui est reproché à Zapatero, c’est le manque total de traçabilité fiscale desdits bijoux, qui fonde cette nouvelle inculpation.
Le juge Calama a ainsi relevé : « l’acquisition de bijoux de la valeur indiquée génère nécessairement des obligations fiscales, que ce soit au titre de l’IVA (TVA espagnole), de l’ITP, de l’impôt sur les successions et donations ou de l’IRPF selon la nature de l’acte juridique ». La fiscalité espagnole (La hacienda), pourrait ainsi taxer cet enrichissement patrimonial à un taux marginal d’environ 46%.
Les 17 et 18 juin une comparution est prévue devant la justice. Zapatero n’a pas pu (pour l’instant), fournir des justificatifs de paiement des douanes, des taxes spéciales ou des impôts associés à l’importation de ces bijoux. L’opposition depuis plusieurs semaines, appelle à la démission de Pedro Sánchez qui est un inconditionnel de Zapatero, à qui il a confié plusieurs missions sensibles au sein du PSOE. Tout dernièrement aussi, il aurait été mis à jour une possible officine au sein du PSOE, en charge selon les enquêteurs, d’interférer dans les investigations judiciaires visant la famille de Pedro Sánchez, ce que ce dernier dément. Car la femme et le frère de Sánchez sont aussi poursuivis devant la justice.
Les dépêches de l’AFP que reprennent comme des petits toutous, toute la bonne presse, y compris Le Figaro, présentent immanquablement Zapatero comme « une figure très respectée de la gauche espagnole ». Or Zapatero a été un des socialistes les plus sectaires, très grand ami de Chavez puis de Maduro, et du régime de Cuba. Il a défendu becs et ongles la tyrannie chaviste au Vénézuéla et a légitimé les élections présidentielles frauduleuses de 2024, prenant le contre-pied de la communauté internationale. C’est Zapatero qui a été à l’origine des lois mémorielles et historiques, véritables lois staliniennes, qui verrouillent complètement la recherche historique en Espagne, et les libertés d’expression et de réunion, que Sánchez a aggravées.
Espérons que le peuple espagnol se réveille une bonne fois pour toute, et chasse par son vote cette clique prévaricatrice et totalitaire. L’Europe en tout cas reste (étrangement ?) muette ; n’est pas Orban qui veut.
08:32 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Journal du chaos

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08:08 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 12 juin 2026
En réponse à la "nouvelle France" fantasmée par Mélenchon et sa clique...
07:06 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les libraires récoltent-ils ce qu’ils ont semé ? Censure, conformisme… et faillites
Balbino Katz
Chroniqueur des vents et des marées
Je sortais de L’Aire de Broca, la belle librairie de Pont-l’Abbé, où j’étais entré par curiosité, comme il m’arrive de le faire lorsque je cherche un livre illustré pour un cadeau, une bande dessinée bien dessinée, ou simplement cette odeur de papier neuf qui reste l’un des derniers parfums honnêtes de notre temps. La librairie est agréable, le lieu bien tenu, l’accueil sans reproche. On y sent ce soin des boutiques indépendantes qui veulent encore faire croire qu’elles sont les chapelles discrètes de la liberté de l’esprit.
J’en sortis pourtant avec cette impression familière, presque comique, d’avoir traversé un espace où rien ne dépasse. Pas une aspérité. Pas une idée fâcheuse. Pas un éditeur incorrect. Pas un auteur de droite connu, sauf à condition qu’il fût mort depuis assez longtemps pour devenir patrimonial, ou suffisamment inoffensif pour servir de bibelot culturel. Dans ces librairies, l’impertinence est soigneusement rangée du côté gauche du rayon, l’audace porte le badge de la bonne conscience, la subversion a reçu l’agrément moral de France Culture. Trouver un livre vraiment dissident y relève moins de la promenade que du marathon.
C’est en quittant cette maison convenable que je parcourus l’enquête de Mohammed Aïssaoui publiée dans Le Figaro sur les difficultés croissantes de la librairie indépendante française. Le titre parlait d’un « dernier miracle culturel français » qui commencerait à trembler. Les chiffres n’étaient pas sans gravité. Les ventes reculent depuis le début de l’année 2026. Pour la première fois, en 2025, le nombre de librairies fermées aurait dépassé celui des ouvertures. Gibert Joseph et le réseau Furet du Nord-Decitre ont demandé leur placement en redressement judiciaire. Sauramps, à Montpellier, réduit la voilure. Le Syndicat de la librairie française s’est réuni à Rennes pour chercher des solutions, comme une confrérie inquiète autour d’un malade que l’on ne veut pas encore appeler mourant.
J’aurais dû m’attrister. J’aurais dû prendre mon air grave, parler du maillage culturel, du lien de proximité, des territoires, de l’ancrage local, de ces petits commerces qui résistent à la brutalité numérique. Toutes choses qui ne sont pas entièrement fausses. Seulement je ne parvins pas à réprimer un sourire. Chaque fois que l’on évoque les malheurs des libraires indépendants, je sens remonter en moi une mauvaise joie, une de ces rancunes anciennes que l’on croyait assagies, et qui se réveillent brusquement comme un chien sous la table.
De mes années de travail dans l’édition, j’ai gardé une haine tenace des libraires. Le mot est rude. Je pourrais dire méfiance, lassitude, antipathie, prévention. Ce serait plus urbain. Ce serait moins vrai. J’ai connu trop de ces petits magistrats du comptoir, trop de ces douaniers du goût, trop de ces procureurs du carton d’office, trop de ces prêtres laïques qui ne vendaient pas seulement des livres, mais distribuaient les permissions de penser. Ils croyaient tenir une caisse enregistreuse. Ils tenaient souvent un tribunal.
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jeudi, 11 juin 2026
Quand nos autorités prendront-elles la mesure du danger des Frères musulmans et autres salafistes ? Pas LFI en tout cas
Michel Festivi
Le Centre européen de recherche et d’information sur le frérisme (Cerif), a organisé son deuxième colloque le 10 juin dernier, sur les menaces de l’entrisme islamiste pour nos démocraties occidentales. Onze experts, venant de différents pays en ont débattu, à Saint-Ouen, dans les locaux de la région Île-de-France. Le thème : « Islamismes en Europe ».
Ces personnalités, très au fait de ce danger grandissant ont ainsi examiné et disséqué les structures, les doctrines, les réseaux, les stratégies d’influence, et de définir les réponses utiles et efficaces que pourraient apporter nos gouvernants.
Florence Bergeaud-Backler, la présidente du Cerif, est revenue sur le Halal, qui s’insinue partout, dans tous les pans de la société, et ce bien au-delà de la viande ; dans l’eau, le poisson, les cosmétiques, les vêtements, et même dans les produits financiers spécifiquement islamiques. De plus cela procure des fonds considérables à ces structures islamistes.
Sergio Altuna, de l’université George Washington a établi une cartographie des Frères musulmans, ce qui n’est pas une mince affaire vis-à-vis de cette confrérie secrète, véritable pieuvre, qui se ramifie depuis Londres, Istanbul et Doha au Qatar. « Le processus s’étend », a-t-il affirmé.
C’est le cas en Autriche qui « n’y a pas prêté suffisamment attention » selon Ferdinand Haberl, directeur adjoint d’un organisme autrichien sur l’extrémisme politique à vocation religieuse. On pourrait en dire de même de la France et de beaucoup d’autres pays européens.
Son compatriote, Alexander Weissenburger, chercheur au centre sur l’islam politique à Vienne a fait le distinguo entre salafistes et Frères musulmans : « s’ils ont la même origine et les mêmes buts, ils ont une idéologie, une stratégie, un récit et une audience différente ». Les premiers visent surtout les catégories sociales populaires, les seconds plutôt aux élites, et cherchent à s’infiltrer dans les milieux politiques et scolaires.
Les universitaires français Pierre Vermeren et Fabrice Balanche ont disserté sur l’entrisme des Frères musulmans à l’école et à l’université. Leurs cibles, les mères de famille, les remises en cause de certains cours notamment d’histoire (conflit israélo-palestinien etc..), la science avec le darwinisme, ou le sport qui devrait être interdit aux filles etc.…Fabrice Balanche a insisté avec raison, sur l’emprise de l’extrême gauche à l’université, et il en sait quelque chose, suite aux cabales très violentes qu’il a subies à Lyon-2, ayant été traité de « sioniste, raciste, islamophobe etc.… », sans que les autorités ne le défendent vraiment.
L’américain Lorenzo Vidino, directeur du programme sur l’extrémisme de l’université George Washington a détaillé les mesures prises par le gouvernement américain, suite au génocide du Hamas, du 7 octobre 2023 et ses répercutions. Ainsi, les branches égyptienne, libanaise, jordanienne et soudanaise des Frères musulmans ont été classées comme « organisations terroristes ». Le Texas et la Floride en ont fait de même pour le Council on American-Islamic Relations, soit l’équivalent américain de la fédération des musulmans de France, anciennement UOIF. Mais en France, cette organisation avait organisé sa 40e rencontre annuelle au Bourget, évènement autorisé par la justice, malgré une interdiction préfectorale, alors que comme le rapporte Etienne Jacob, dans le Figaro du 10/6/2026, les journalistes de ce quotidien « avaient pointé l’omniprésence des discours rigoristes défendus par les prédicateurs salafistes ».
Visiblement, nos gouvernants actuels n’ont absolument pas pris la mesure de ce phénomène des plus gravissimes, malgré des rapports alarmistes qui s’accumulent sur leurs bureaux, faudra-t-il un nouveau drame pour qu’ils s’en préoccupent ? En tout cas cela n’empêche pas LFI et Jean Luc Mélenchon de continuer à soutenir le Hamas. Lors du meeting de Saint Denis, les drapeaux palestiniens et les keffiehs étaient légions, même la prix Nobel de littérature, la très gauchiste Annie Ernaux en arborait un. Sait-elle que « les djihadistes et le Hamas en ont fait leur emblème de combat » ?
Comme l’a souligné Omar Youssef Souleimane dans une tribune du 11 juin au Figaro, non seulement « le drapeau palestinien (est le) fonds de commerce de Mélenchon », ce qui constitue pour le journaliste et écrivain franco-syrien « une aubaine pour les médias des Frères musulmans qui avaient déjà célébré sa candidature avec enthousiasme début mai ». Car « l’enthousiasme mélenchoniste pour la Palestine trouve un écho fidèle dans les médias fréristes ». Il souligne qu’al-Jazeera qui soutient le Hamas sans réserve accueille avec enthousiasme la candidature du chef de LFI, tout comme l’agence de presse Safa financée par le Hamas.
On n’entend guère la classe politique française fustiger comme elle devrait le faire « ce projet communautaire : diviser les Français, instrumentaliser les musulmans et faire de la Palestine un fonds de commerce identitaire », comme le dénonce Omar Youssef Souleimane.
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Eric Zemmour (19 h 45) était sur C-news et Sarah Knafo (21 h) sur BFM TV mercredi soir
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Belfast brûle. La prochaine ville sera la vôtre
Jérôme Viguès
Belfast, lundi soir. Un homme est assis à califourchon sur sa victime dans une rue du nord de la ville. Il la taillade au visage, au cou, au dos. Plusieurs coups. Sous les yeux des passants. La vidéo part en viral en quelques heures. La victime s'appelle Stephen Ogilvie. Il a perdu un œil. L'agresseur s'appelle Hadi Alodid. Il a trente ans. Il est soudanais. Il était légalement installé au Royaume-Uni avec un statut de réfugié valide jusqu'en 2028. Il a été arrêté et inculpé pour tentative de meurtre, possession d'arme blanche et menaces de mort.
Mais voilà le détail que les grands médias ont mis du temps à lâcher. Hadi Alodid est entré en Irlande du Nord en 2023 depuis la République d'Irlande. En provenance de Paris. La France comme sas de transit. Ce pays qui accueille, qui héberge, qui nourrit, qui loge, qui donne des papiers — et qui exporte ensuite le problème chez ses voisins. Comme par hasard.
Ce qui s'est passé ensuite, les médias officiels appellent ça des "émeutes anti-immigrés." Traduction honnête : des dizaines de milliers d'habitants ont explosé. Des quartiers entiers de Belfast se sont embrasés. Des foyers incendiés par dizaines. Des commerces détruits. Un bus calciné. Des familles déplacées dans la nuit, dont un bébé de deux mois. Les forces de l'ordre ont priorisé l'évacuation des civils plutôt que les interpellations — ce qui en dit long sur l'ampleur du chaos.
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a dénoncé des violences "choquantes et complètement inacceptables." Il a ajouté qu'il était "clair que des personnes avaient été ciblées en raison de leur origine" et qu'il ne le "tolérerait pas." Formule creuse, rituelle, prononcée depuis un bureau par un homme qui n'a pas regardé la vidéo dans les yeux d'un père de famille de Belfast. Les cinq principaux partis politiques d'Irlande du Nord ont publié une déclaration commune appelant au calme. Même rituel. Même vacuité. Les dirigeants parlent. La rue brûle. Ces deux réalités ne se rencontreront pas.
Pendant ce temps, les habitants de ces quartiers défavorisés où l'on entasse les migrants depuis des années regardaient leurs rues brûler. Ils ne brûlaient pas par idéologie. Ils brûlaient parce qu'un homme avait failli se faire égorger dans leur rue par quelqu'un que l'État avait installé parmi eux, et que cet État leur demandait maintenant d'être raisonnables. Il y a un mot pour ce que vivent ces gens. Ce mot, c'est l'abandon.
Stephen Ogilvie a perdu un œil. Sa famille appelle au calme et salue "la contribution essentielle des migrants à la société." Réaction courageuse, ou réaction conditionnée par des années de matraquage idéologique ? Ce qui est certain, c'est que Stephen Ogilvie ne reverra plus jamais le monde qu'avec un seul œil. Et que l'homme qui le lui a arraché avait été accueilli, hébergé et protégé par l'État — d'abord en France, ensuite au Royaume-Uni.
Ce n'est pas la première fois que Belfast s'embrase. Émeutes en 2024, émeutes en 2025, et maintenant ceci. À chaque fois, le même cycle. Un drame. Une vidéo. Une explosion populaire. Des élus qui condamnent. Des experts qui expliquent. Et le lendemain, rien ne change. Les mêmes populations continuent d'être entassées dans les mêmes quartiers. Les mêmes alertes continuent d'être ignorées. La même cocotte-minute continue de chauffer. Et nous approchons du 12 juillet, la période des défilés orangistes, historiquement la plus explosive de l'année en Irlande du Nord. Le timing est parfait pour que tout dérape.
Ce mercredi, Belfast se préparait déjà à une nouvelle nuit. Écoles fermées dès la mi-journée. Bus et trains à l'arrêt. Renforts de police mobilisés en urgence, d'autres attendus depuis le reste du Royaume-Uni pour jeudi. Trois arrestations à ce stade, "d'autres suivront" selon les autorités. La ville retient son souffle. Ou plutôt, elle ne le retient plus.
Un système qui importe massivement une population étrangère sans se demander si la greffe prend. Un système qui installe ces populations dans des quartiers déjà fragiles et appelle ça de l'intégration. Un système qui fait transiter les indésirables de pays en pays, de Paris à Belfast, en tamponnant des papiers au passage. Et quand la cocotte-minute explose, ce même système sort ses experts et ses éditorialistes pour expliquer que la vraie violence, c'est celle des gens qui ont craqué. Pas celle qui les a fait craquer.
Les peuples d'Europe sont en train d'apprendre une leçon que leurs gouvernants refusent de leur enseigner. Quand l'État cesse de vous protéger, vous vous protégez vous-même. Quand l'État ignore vos alertes pendant des décennies, un soir de juin, une vidéo suffit à mettre une ville à feu.
Belfast brûle. Et cette nuit, elle risque de brûler encore.
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10:57 Publié dans En Europe et ailleurs..., Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les madame Irma de l’élection présidentielle
La chronique de Philippe Randa
Vouloir prédire ce qui va arriver dans une élection présidentielle n’est pas dangereux, c’est juste une certitude : celle de quasiment toujours se tromper ! Affirmer que les jeux sont faits ou que tout se déroulera comme-ci ou comme ça est le meilleur moyen d’être ridicule. Mais le ridicule ne tuant pas, comme on le sait, cela n’arrête guère les observateurs auto-proclamés de remettre cent fois sur une élections leurs pronostics et toujours avec la même assurance.
Alors, contrairement à ces Pythies autoproclamées, contentons-nous seulement de nous interroger sur les certitudes à ce jour avancées par beaucoup et d’émettre simplement quelques possibles hypothèses.
À un an de l’élection présidentielle, une fois de plus, dixit les sondages, les jeux seraient donc faits : ce sera un « duel à trois » : Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella en tête, suivi par Jean-Luc Mélenchon ou Gabriel-Attal-ou-Edouard-Philippe… et Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella élu(e) ensuite contre les uns ou les autres. Les électeurs du Rassemblement national s’en frottent les mains, jubilent et font provision de champagne pour le grand soir électoral tant attendu.
Fort bien. Et seuls les empêcheurs de rêver en Bleu-Blanc-Rouge pourraient leur rappeler que les résultats de quasiment toutes les élections présidentielles passées en France ont rarement été ceux annoncés un an à l’avance : rappelons-nous ainsi Édouard Balladur des mois durant annoncé élu au Premier tour et qui n’a pas même accédé au second ou encore celle d’un Lionel Jospin que bien peu imaginaient défait au soir du 21 avril 2002… et, à l’inverse, combien encore auraient mis leur tête à couper en juin 2016 sur l’élection certaine d’un Emmanuel Macron 11 mois plus tard ?
Car les sondages actuels sont peut-être dans le vrai si l’élection présidentielle avait lieu le week-end prochain, mais d’ici 2027 et le premier tour, il peut assez vraisemblablement s’en passer beaucoup, beaucoup, beaucoup de « vertes et de pas mûres » en notre chère patrie.
Imaginons donc…
Imaginons déjà que les candidats de gauche non-LFI finissent par se mettre d’accord sur un candidat unique, qui ferait une campagne honorable : à défaut de se qualifier pour le second tour, n’empêcherait-il pas Jean-Luc Mélenchon d’accéder une fois de plus à celui-ci ?
Ce scénario est alors tout aussi valable pour les candidats centristes et de la droite macron-compatible, tels les LR, comme on l’a vu ces dernières années : leur candidat unique obtiendrait-il forcément une qualification pour le second tour ? Ou, décrochant dans une campagne aussi terne que son probable programme et éliminé, quel poids ou quel effet repoussoir pèserait son éventuelle consigne de vote ?
Quant à l’absolue certitude que Marine-Le-Pen-ou-Jordan-Bardella sera en tête des votes au 1er Tour, là encore, attention : quel serait l’impact d’une campagne ratée (ça peut arriver à tous les candidats) ou entâchée de terribles violences, quasi insurrectionnelles, de la part des milices antifas qui se déchaîneraient, allant – le précédent du meurtre de Quentin Deranque par la Jeune Garde lfiste est révélateur – jusqu’à des scènes d’émeutes quasi-insurrectionnelles (n’y avaient-ils que des racailles de cités parmi les casseurs et les flambeurs lors de la victoire du PSG ?) ? Les électeurs hésitants, tièdes qui « auraient été » prêts à sauter le pas d’un vote RN, ces électeurs-là qui font pencher la balance le jour du vote, ne se réfugieront-ils pas dans l’abstention… ou dans le vote « couille-molles » ? Voire même dans le « vote Melenchon », le RN n'étant pas en mesure, lui, de mettre le feu à la rue : comme des autruches, ne préfèreront-ils pas s’enfouir la tête sous les coussins de leur salon pour fuir le danger ?
Et enfin, autre hypothèse qui ne semble guère avoir été émise : et si, quel que soit la ou le futur(e) locataire de l’Élysée, les élections législatives qui s’ensuivront lui assureront-ils avec certitude une majorité ?
Et si ce n’était pas le cas ?
Comme il sera triste alors d’entendre les rires des Macron, là-bas, au fond du Touquet…
10:48 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mercredi, 10 juin 2026
Suite à la récupération du rassemblement en mémoire de Lyhanna à Saint-Brieuc : la réaction de Pierre-Yves Thomas, délégué départemental (22) de Reconquête !
Dès lundi soir, Synthèse nationale lançait l'alerte.
Sur ce sujet, lire cliquez là
Lire aussi l'article de Breizh info cliquez ici
14:34 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Belfast en flammes : après la tentative de décapitation par un réfugié soudanais, l’Irlande du Nord s’embrase
YannV, Breizh info cliquez ici
La tentative de meurtre survenue lundi soir dans le nord de Belfast n’a pas seulement laissé un homme dans un état critique à l’hôpital. Elle a mis le feu à toute l’Irlande du Nord — et au-delà. Dans la nuit du mardi au mercredi, des émeutes d’une violence rarement atteinte ont secoué Belfast, Portadown, Newtownabbey et d’autres localités nord-irlandaises, tandis que des manifestations éclataient simultanément dans d’autres villes britanniques, notamment Bangor, Glasgow et Londres, où des manifestants anti-immigration ont affronté les forces de l’ordre.
Ce qui s’est passé
L’attaque s’est produite vers 22h30 lundi 8 juin sur Kinnaird Avenue dans le nord de Belfast. Un homme d’origine soudanaise, âgé de 30 ans, a maintenu une victime au sol et l’a poignardée à plusieurs reprises à la tête, au cou, aux yeux et dans le dos avec un couteau de cuisine. Des riverains sont intervenus physiquement pour maîtriser l’assaillant avant l’arrivée de la police — l’un d’eux armé d’un hurling stick, la crosse traditionnelle du sport gaélique irlandais. La victime, un homme d’une quarantaine d’années, a été hospitalisée avec d’importantes blessures aux yeux et de graves lacérations au dos et au visage.
Le Home Office britannique a confirmé que le suspect était un ressortissant soudanais titulaire d’un statut de réfugié accordé en 2023, arrivé au Royaume-Uni via Paris puis Dublin. Il a été inculpé de tentative de meurtre et a comparu devant la justice mercredi.
Une nuit de chaos
Dès le mardi soir, la colère a envahi les rues. Des centaines de manifestants, pour beaucoup le visage masqué pour ne pas être dénoncé par des journalistes friands de cela, ou arrêtés par la police, se sont rassemblés en plusieurs points de Belfast. Essentiellement dans des bastions unionistes, mais aussi dans quelques zones républicaines (l’agression a eu lieu dans une de ces zones, au nord de Belfast).
Un bus et des voitures ont été incendiés. Des habitants ont dû être évacués d’un immeuble en proie aux flammes. Dans le quartier de Cloughfern à Newtownabbey, des cocktails Molotov ont été lancés sur des véhicules de police. À Portadown, un véhicule de la PSNI a été incendié.
Des hommes masqués se réclamant de l’intention de « virer les étrangers » ont été filmés en train de défoncer portes et fenêtres sur la Lower Newtownards Road. Un pasteur protestant du quartier, Jack McKee, a témoigné que des foyers avaient été ciblés uniquement en raison de l’origine ethnique de leurs occupants. Des familles ont été secourues par la police en urgence dans plusieurs rues de Belfast est
Au total, la Police a recensé 13 signalements de dégradations et 5 incendies criminels, traités pour certains comme des crimes à caractère raciste. Trois agents ont été blessés.
Un enchaînement qui se répète
Ce n’est pas la première fois que l’Irlande du Nord s’enflamme sur fond de tensions migratoires. En juin 2025, des émeutes avaient déjà éclaté à Ballymena après l’agression sexuelle présumée d’une adolescente par deux jeunes Roms, provoquant l’exode des deux tiers de la population rom de la ville. Et en 2024, les émeutes post-Southport avaient touché plusieurs villes britanniques et nord-irlandaises simultanément.
Le schéma est désormais rodé : un acte de violence commis par un individu d’origine étrangère, une vidéo qui circule, une classe politique qui appelle au calme, et une colère populaire qui explose parce qu’elle n’a plus d’autre exutoire. La semaine précédant les événements de Belfast, la diffusion de la vidéo corporelle montrant la mort d’Henry Nowak — cet étudiant blanc menotté par des policiers alors qu’il venait d’être mortellement poignardé à Southampton — avait déjà provoqué un tollé national.
Le rôle des réseaux sociaux
Tommy Robinson, de son vrai nom Stephen Yaxley-Lennon, a joué un rôle central dans la diffusion des images et l’organisation des manifestations via la plateforme X. Sa vidéo sur l’attaque avait dépassé les 52 000 vues mardi après-midi. Elon Musk, propriétaire de X, a relayé ses appels à manifester auprès de ses 240 millions d’abonnés.
Le chef de la police nord-irlandaise Jon Boutcher a averti : « Le défi auquel nous faisons face avec la toxicité en ligne d’aujourd’hui, c’est que des gens sont incités par des individus sans visage qui ne savent rien de cet endroit brillant et vibrant. Ne vous laissez pas berner ou manipuler par des gens en ligne. » I
Une mise en garde qui évite soigneusement la question centrale : si des individus anonymes parviennent à mobiliser des milliers de personnes en quelques heures, c’est parce que la colère préexiste. Elle n’est pas fabriquée de toutes pièces — elle est nourrie, depuis des années, par le sentiment d’un abandon institutionnel face à une immigration de peuplement et de remplacement.
Les peuples européens à bout
Le discours médiatique mainstream et celui des autorités réduit la colère populaire à une manipulation de l’extrême droite, ; c’est commode. Il permet d’éviter la vraie question : pourquoi des populations entières en Grande-Bretagne, en Irlande du Nord, en France, en Allemagne, en Suède, au Danemark, réagissent-elles avec une intensité croissante à des événements criminels impliquant des migrants ? Non par idéologie, mais parce qu’elles vivent au quotidien les conséquences d’une politique migratoire que personne ne leur a jamais demandé d’approuver, et dont elles subissent les effets dans leurs quartiers, leurs villes, leurs rues.
L’ancien Premier ministre d’Irlande du Nord Arlene Foster a reconnu ce malaise, tout en appelant à la désescalade : « Ceux qui participent à ces violences doivent comprendre que s’ils veulent vraiment avoir une conversation sur l’immigration non contrôlée, cela est entièrement contre-productif. » Formulation révélatrice : même les voix modérées admettent désormais que le débat sur l’immigration non contrôlée est légitime. C’est une forme de progrès. Mais il arrive trop tard, et il passe par les flammes plutôt que par les urnes — ce qui est le signe d’une démocratie qui a failli à entendre ses citoyens avant qu’ils n’aient plus d’autre langage que celui de la rue.
L’homme qui a plongé son couteau dans la tête d’un inconnu à Belfast lundi soir était arrivé au Royaume-Uni en 2023, via Paris puis Dublin. Il avait obtenu le statut de réfugié. Son permis de séjour était valable jusqu’en 2028. Les autorités britanniques n’ont relevé aucun antécédent alarmant. Des gens lui ont accordé le droit de venir et de rester.
Et pourtant. L’Europe brûle, lentement, d’une colère que ses dirigeants refusent encore d’entendre.
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Entretien avec Olivier Morize
Au début des années 1970, des militants solidaristes français sont courageusement allés à Moscou pour soutenir la résistance anticommuniste. Parmi eux, Olivier Morize, un jeune étudiant breton membre du MJR, le Mouvement Jeune révolution. Dans quelques mois, sortira son livre, édité par Synthèse nationale, dans lequel il racontera cette expérience pour le moins audacieuse. Plus tard, il sera 18 ans durant conseiller régional FN de Bretagne.
12:20 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Rien de commun entre le patriote anti-bolchévique Doriot et le traitre islamo-collabo Mélenchon
Jérôme Viguès, Riposte laïque cliquez ici
Le dimanche 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon lançait sa quatrième candidature à la présidentielle depuis la place Victor-Hugo de Saint-Denis. Certains commentateurs ont cru malin d’y voir un écho à Jacques Doriot, l’ancien maire de cette ville qui, quatre-vingt-dix ans plus tôt, y fondait le Parti Populaire Français. La comparaison se voulait assassine. Elle est surtout une insulte à Doriot, et il est temps de le dire.
Jacques Doriot n’était pas un traître. C’était un homme politique de première grandeur, né en 1898 à Bresles dans l’Oise, fils d’un forgeron, sorti de rien par la seule force de son intelligence et de sa volonté. Formé à Moscou, numéro deux du Parti communiste français derrière Maurice Thorez, il fut l’un des rares dirigeants de gauche de l’entre-deux-guerres à avoir une assise populaire réelle, charnelle, qui ne devait rien aux cercles intellectuels parisiens. À Saint-Denis, il n’était pas un élu de cabinet : il marchait dans les rues, il connaissait les familles, il administrait avec une efficacité que ses successeurs, décennies plus tard, auraient été incapables d’égaler. La ville ouvrière qu’il dirigeait était une ville française, peuplée de Français, traversée par des luttes de classe réelles dans lesquelles il s’était engagé corps et âme.
Quand il rompit avec Staline en 1934 et fonda le Parti Populaire Français deux ans plus tard, il ne le fit pas pour des sondages, pas pour un calcul de second tour, pas pour acheter les voix d’un électorat communautaire. Il le fit parce qu’il avait compris avant presque tout le monde que le bolchevisme était le cancer mortel de l’Europe, que Moscou manipulait le mouvement ouvrier français comme un instrument de sa politique étrangère, et que cette trahison-là, la vraie, était celle des apparatchiks qui sacrifiaient les travailleurs français sur l’autel des intérêts soviétiques. Le PPF qu’il construisit fut le premier parti de masse en France à avoir compris que le vrai clivage du siècle n’était pas entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui voulaient défendre l’Europe et ceux qui travaillaient à sa destruction.
Combattre le bolchevisme aux côtés des Allemands avait une cohérence que ses détracteurs n’ont jamais réfutée sérieusement : ils se sont contentés de gagner la guerre et d’écrire l’histoire à leur convenance. Doriot s’engagea sur le front de l’Est dans la Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme, puis dans la Waffen-SS, non par goût de la servitude mais par conviction que l’ennemi principal était à l’Est, que Staline représentait une menace infiniment plus grave pour la civilisation européenne qu’Hitler, et que l’heure n’était plus aux nuances diplomatiques. Il mourut en janvier 1945, mitraillé par un avion allié sur une route d’Allemagne. Il mourut en combattant, ce qui est déjà plus que ce qu’on peut dire de beaucoup.
Le mot traître n’a de sens que dans la bouche de ceux qui ont décidé que de Gaulle incarnait la France légitime. Pour les autres, ceux qui considèrent que Pétain défendait ce qui pouvait l’être d’un pays vaincu et saigné, que de Gaulle était l’agent de Londres et de Washington bien plus que le représentant de la France profonde, Doriot était un combattant, pas un félon. On peut ne pas partager cette lecture. On ne peut pas l’ignorer, et on ne peut surtout pas la balayer d’un revers de main condescendant sans se ridiculiser.
Mélenchon, lui, n’a pas de combat. Il a un fonds de commerce.
Et c’est précisément ce qui rend la comparaison obscène : elle met sur le même plan un homme qui croyait en quelque chose au point d’y risquer sa vie et d’y laisser sa peau, et un apparatchik de soixante-quinze ans qui ne croit qu’aux sondages, aux reports de voix et à la mécanique des parrainages citoyens. Doriot avait des ennemis qu’il désignait clairement et qu’il affrontait physiquement. Mélenchon a des adversaires qu’il instrumentalise rhétoriquement pour mobiliser un électorat qu’il a méthodiquement construit depuis quinze ans.
12:19 Publié dans Revue de presse, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Trump et Poutine deux Gulliver empêtrés

Le Russe et l’Américain doivent méditer l’adage de Balzac : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès ». Le reste du monde, lui, se paye d’illusions perdues. Dans les deux cas, Ukraine et Iran, la guerre tourne aux « conflits gelés » et au chaos stratégique et l’Europe, entre autres, en fait les frais. Pierre Lellouche nous décrypte la situation.
Lire la suite ICI
Source : Valeurs actuelles 10/6/2026
10:12 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 09 juin 2026
L’Espagne de Sánchez et la chape de plomb totalitaire : La police de la pensée
Michel Festivi
Je l’ai souvent écrit, l’Espagne de Pedro Sánchez vit sous une chape de plomb totalitaire avec des lois historiques et mémorielles, un ministère de la Mémoire historique, qui interdisent sous peines de sanctions, le libre débat, les libres manifestations, si l’on porte atteinte à la IIe République espagnole (1931-1936), et si l’on entend glorifier le soulèvement national du 18 juillet 1936, qui permit de mettre un terme à ce que l’ardente républicaine Clara Campoamor (en photo ci-dessus) avait qualifié, parlant de l’arrivée frauduleuse du Front populaire en février 1936 « de mélange entre l’Enfer de Dante et l’Inquisition ».
Car on vient de publier en Espagne, un recueil de lettres de cette députée aux Cortès constituants, élue en juin 1931, et qui s’était battue avec détermination et succès, notamment contre les gauches, pour obtenir le droit de vote des femmes espagnoles. La droite parlementaire française avait aussi en 1919 militée pour ce droit de vote, notamment par le député Pierre-Etienne Flandin, mais ce furent les radicaux-socialistes notamment au Sénat, qui s’y étaient frontalement opposés et qui bloquèrent le dossier.
Clara Campoamor donc, égérie de certaines féministes, franc-maçonne, républicaine affirmée, qui avait fui le Madrid révolutionnaire avec sa vieille mère pour se réfugier en Suisse en septembre 1936, car elle était menacée de mort, écrivait notamment à l’une de ses amies médecin uruguayenne, Paulina Luisi « La Gauche espagnole... a largement contribué à démasquer le communisme. Et il est désormais indéniable que cette lèpre n’aurait jamais pu s’implanter que là où des hommes dénués du sens des responsabilités et si faibles, lui ont ouvert la voie ». Elle écrit aussi implacablement, ce que les gauches se refusent toujours à entendre et à admettre : « Pour moi, le meurtre, le vol, le pillage, le viol, les abus et l’absence totale de pouvoir et d’autorité ne sauraient être la démocratie, la liberté, la justice. Tout cela existait avant le soulèvement militaire et en fut la cause, même si vous refusez de l’admettre ». Car ajoute-t-elle « Je sais par expérience que le seul problème du monde est d’éradiquer le cancer du communisme en Europe ». Et elle fustige les républicains espagnols : « qui ont embrassé le marxisme et l’anarchisme, dès l’arrivée du Front populaire » (1). Elle se fâchera avec ses amies républicaines en écrivant : « Je souhaite ardemment le triomphe de Franco sur les forces gouvernementales, pour empêcher l’effondrement de l’Espagne. Mais à quel prix ! » (2)
Autre fait saillant, qui met à mal les lois mémorielles totalitaires espagnoles, c’est le fait que le 3 juin dernier, l’université San Pablo de Palma de Majorque vient de baptiser ses nouveaux locaux du nom d’un martyr, Luis Belda Soriano de Montoya, fusillé sur une plage d’Almeria par des anarchistes et des communistes, le 14 août 1936. Ce brillant et jeune Avocat de l’État, père de famille nombreuse, très croyant, avait créé une association caritative chrétienne et s’occupait des pauvres et des nécessiteux, multipliant aussi les conférences culturelles. Ce natif de Palma de Majorque était très proche de l’évêque d’Almeria. Au début du mois de juillet 1936, il fut arrêté par les révolutionnaires, expulsé lui et sa famille de sa maison et emprisonné sur un bateau-prison. Il sera exécuté pour sa seule foi catholique, avec 22 compagnons d’infortune. Son corps ne sera retrouvé que deux mois plus tard.
L’université San Pablo de sa ville natale a donc souhaité honorer sa mémoire, en présence de deux de ses filles et trois de ses petits-enfants (3). Il avait déjà été béatifié par Rome, le 25 mars 2017, avec 114 victimes du terrorisme rouge de cette province d’Almeria.
Les lois mémorielles et historiques sont une hérésie absolue. Elles briment la pensée et les libertés de réunion, de manifestation. Par bien des égards, la France en subit aussi les foudres, et le gouvernement entend encore renforcer le contrôle politique et social en multipliant les interdits contre les réseaux sociaux, les médias alternatifs, et tous ceux qui osent penser différemment des doxas qui nous sont imposées par la pensée dominante. Il suffit de voir comment se sont comportés les tenants de l’audio-visuel public durant l’enquête parlementaire qui mettait à mal leur emprise sur les consciences. Nos libertés n’ont jamais été aussi attaquées.
(1) Letra de Mujer, Préface de Beatriz Ledesma, Editorial Renacimiento, 2026
(2) Journal ABC, 28/05/2026, article de Luis Español Bouché
(3) Journal El Debate, Tribune de Álvaro Delgado, 6 juin 2026.
17:35 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Un bel article sur les dernières éditions de Synthèse nationale sur le site de Terre & peuple
Les éditions Synthèse nationale viennent de publier successivement dans la série des Cahiers d’histoire du nationalisme, (CHN) une Histoire des phalanges espagnoles écrite par le spécialiste de l’Espagne, Michel Festivi (CNH N°32) ; et États-Unis : La mouvance identitaire blanche volume 2 sous-titré « les réactionnaires » (CNH N°31), par Rémi Tremblay, journaliste et historien québécois. Puis, dans la série Les Grands classiques de Synthèse nationale, L’argent de Charles Péguy.
Michel Festivi est un spécialiste incontesté de l’histoire de l’Espagne et singulièrement de la IIe République espagnole et de la Guerre civile. Sa bibliographie est déjà très fournie. Dans ce numéro N°32 du CHN, il dresse une histoire passionnante du national-syndicalisme, des Phalanges espagnoles et des hommes de ces mouvances, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo et José Antonio Primo de Rivera.
Rémi Tremblay, historien et journaliste, patriote québécois, nous brosse l’histoire des mouvements identitaires blancs « les réactionnaires » aux États-Unis. C’est un expert reconnu en ce domaine de longue date. Enfin les Éditions Synthèse ont eu la bonne idée de promouvoir l’ouvrage de Charles Péguy, intitulé l’Argent, qui fut initialement inséré dans les Cahiers de la Quinzaine entre février et avril 1913.
Quels sont les points communs de ces trois livres me diriez-vous ? Une volonté certaine et assumée de lutter contre le capitalisme, le système libéral outrancier, le socialisme ou le communisme internationaliste, pour préserver l’identité des nations et la défense des travailleurs, des producteurs, assurer leur dignité.
C’est incontestablement le cas des mouvements des Phalanges espagnoles qui entendirent lutter à la fois autant contre le système bourgeois conservateur, que contre le marxisme et le système parlementaire défaillant. Promouvoir les ouvriers et les paysans « pas un espagnol sans pain », fut un de leur slogan. On retrouve, avec des différences liées aux contextes locaux, aux histoires et aux parcours des hommes, les mêmes intentions dans ceux qui entendirent préserver l’identité blanche aux États-Unis. Rémi Tremblay, grand spécialiste de cette période, nous le décrit parfaitement.
Enfin dès 1913, le socialiste non marxiste Charles Péguy, dans L’Argent, dénonçait la bourgeoisie et le basculement de la France vers une modernité devenue folle. Pour Péguy, il fallait réconcilier la République, l’Église et la famille, notamment au travers du prisme de l’éducation. Les identitaires espagnols ou américains, ne disaient pas autre chose globalement. L’argent est un réquisitoire terrible contre le capitalisme débridé, et contre l’anéantissement progressif de la France éternelle. Les Phalanges espagnoles défendirent la grandeur de l’Espagne, et les identitaires blancs américains, la préservation d’une Amérique vraiment enracinée dans ses traditions et ses valeurs.
Ces sujets sont plus d’actualité que jamais.
Terre & peuple cliquez là
Michel Festivi : Les Phalanges espagnoles, les Cahiers d’histoire du nationalisme N°32, 156 pages, 24,00 € cliquez ici
Remi Tremblay : États-Unis, la mouvance identitaire blanche, « les réactionnaires », Volume 2, les Cahiers d’histoire du nationalisme N°31, 224 pages, 24,00 € cliquez ici
Charles Péguy : L’argent, Les grands classiques de Synthèse nationale, 84 pages, 20,00 € cliquez ici
14:42 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lyhanna : des responsabilités judiciaires mais aussi politiques
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Le meurtre de la petite Lyhanna n’est pas seulement un fait divers atroce. Il est le révélateur insoutenable d’un État qui ne protège plus ses enfants, d’une justice qui s’égare dans ses lenteurs, ses lâchetés, ses procédures, ses pudeurs idéologiques et son mépris trop fréquent des victimes. Une enfant de onze ans est morte alors que des signaux existaient, que des alertes avaient été lancées, que des plaintes avaient été déposées. Et, comme toujours, la machine officielle découvre après le drame ce qu’elle n’a pas voulu voir avant.
Les Français ne supportent plus ces naufrages judiciaires suivis de communiqués contrits. Ils ne supportent plus cette justice capable de déployer une énergie redoutable contre les délits d’opinion mais si lente, si confuse, si désarmée lorsqu’il s’agit de protéger les faibles contre les prédateurs. Ils ne supportent plus cette magistrature trop souvent enfermée dans une culture de l’excuse, de la minimisation et du formalisme, où la présomption d’innocence du mis en cause semble parfois peser davantage que la sécurité concrète des victimes potentielles.
La responsabilité de certains magistrats doit être posée. Il faudra aussi s'interroger sur la sociologie d’une magistrature profondément transformée, dont l’hyperféminisation massive accompagne trop souvent une culture judiciaire dominée par l’émotion, la réparation psychologique, la défiance envers l’autorité et la suspicion systématique à l’égard de la sanction. Il ne s’agit évidemment pas de juger les magistrats selon leur sexe mais de constater qu’un corps d’État devenu sociologiquement homogène, idéologiquement orienté et largement coupé du pays réel ne peut plus prétendre incarner sereinement l’équilibre, la fermeté et l’impartialité que les Français attendent de la justice.
L’indépendance de la Justice ne peut pas signifier l’irresponsabilité de ceux qui la rendent. Quand des dossiers dorment, quand des plaintes sont classées trop vite, quand les victimes sont abandonnées à leur solitude, il ne suffit pas d’invoquer le manque de moyens ou la complexité administrative. Il faut des comptes, des sanctions, des mises à l’écart. Il faut en finir avec le corporatisme judiciaire, avec les réflexes militants, avec cette sensibilité idéologique de gauche qui a remplacé, dans trop de prétoires, l’autorité par la compassion mal placée.
Mais ce serait trop facile de faire porter toute la faute aux seuls magistrats. Le problème est judiciaire, oui ; il est surtout politique. Depuis des décennies, les gouvernants ont organisé l’affaissement de la sanction. Ils ont vidé la peine de sa force morale, enfermé la justice dans une technocratie bavarde, multiplié les réformes de façade et cultivé cette religion pénale où l’on s’inquiète davantage du sort du coupable que de la protection des innocents. De Badinter à Taubira, de Guigou à Belloubet, de Dupont-Moretti à Darmanin, les Gardes des Sceaux successifs ont laissé s’installer cette impuissance d’État, cette doctrine du renoncement, cette justice faible avec les criminels et féroce avec les dissidents.
À chaque drame, les mêmes mots reviennent : “dysfonctionnements”, “inspection”, “mission”, “retour d’expérience”. Mais ce vocabulaire administratif est indécent quand une enfant est morte. Ce n’est pas un dysfonctionnement : c’est une faillite. Ce n’est pas une anomalie : c’est le produit d’un système. Un système qui préfère expliquer plutôt que punir, temporiser plutôt que protéger, s’abriter derrière les procédures plutôt que regarder les familles dans les yeux.
La mort de Lyhanna doit marquer un point de rupture. Il faut une justice rapide, ferme, lisible, hiérarchisée par une priorité absolue : protéger les Français, et d’abord les enfants. Il faut réarmer pénalement l’État, contrôler réellement les magistrats défaillants, écarter ceux qui confondent leur robe avec une tribune politique, et rétablir le sens de la peine comme acte de justice et de réparation nationale.
Un pays qui ne protège plus ses enfants n’est plus seulement un pays mal administré : c’est un pays qui renonce à son avenir. Le nom de Lyhanna ne doit pas être enseveli sous les fleurs, les excuses et les promesses. Il doit devenir l’accusation permanente portée contre ceux qui savaient, ceux qui pouvaient, ceux qui devaient agir et qui ne l’ont pas fait.
12:00 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Ne soyons pas dupes : dans les rues, la juste colère engendrée par l'assassinat de Lyhanna récupérée par l'extrème gauche
09:54 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Un reportage sur l'hommage parisien à Henry Novak de dimanche dernier
09:53 Publié dans Combat nationaliste et identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Crise dyarchique à Dakar
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
Coup de tonnerre, ce 22 mai 2026, à Dakar ! Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, limoge le Premier ministre, son vieil ami Ousmane Sonko. Cette révocation scelle la fin d’une vieille complicité et marque le point culminant de fortes tensions entre eux.
En janvier 2014, Ousmane Sonko, alors inspecteur principal des impôts et des domaines, fonde le parti PASTEF (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) classé « souverainiste de gauche populiste ». Le secrétariat général du mouvement revient à un autre inspecteur des finances publiques, Bassirou Diomaye Faye. Lors de l’élection présidentielle de 2019, Ousmane Sonko obtient 15,67 % des suffrages et arrive en troisième position. En 2022, il remporte ensuite la mairie de Ziguinchor en Casamance au Sud du Sénégal.
Sa popularité croissante contrarie le président Macky Sall. Plusieurs affaires de mœurs surgissent fort opportunément pour freiner l’ascension d’Ousmane Sonko dans l’opinion sénégalaise. Condamné, le président des PASTEF désigne Bassirou Diomaye Faye pour l’élection présidentielle de 2024. Or le futur président est lui-même en détention – sans jugement – d’avril 2023 à mars 2024 pour « diffusion de fausse nouvelle, outrage à magistrat et diffamation envers un corps constitué » ! La répression judiciaire et les exactions policières n’arrêtent pas l’admiration de la jeunesse envers les PASTEF. De nombreuses émeutes ponctuent entre 2021 et 2024 la fin du second mandat présidentiel de Macky Sall. Ce dernier tente même de contourner la Constitution et cherche à rester en fonction. Il interdit aussitôt le parti PASTEF. Cependant, sous la pression conjointe de la rue, de la classe politique, des confréries religieuses musulmanes, des puissances étrangères occidentales et du Conseil constitutionnel, Macky Sall renonce à son projet. Il propose au contraire une large amnistie qui profite à tous ses opposants.
Inéligible, Ousmane Sonko confirme la candidature de Bassirou Diomaye Faye qui, à peine libéré, se lance dans une brève et intense campagne électorale sous le mot d’ordre : « Diomaye, c’est Sonko ! » Le 24 mars 2024, dès le premier tour, le numéro 2 devient le cinquième chef de l’État sénégalais avec 54,28 % des voix.
Investi chef de l’État, Diomaye Faye choisit Ousmane Sonko pour Premier ministre. Mais le tandem doit composer avec une Assemblée nationale hostile en raison de la présence d’une majorité favorable à Macky Sall. Le nouveau président ne peut pas la dissoudre tout de suite. Ce frein constitutionnel empêche tout élan salvateur envisageable pour les cent jours décisifs… Le 12 septembre 2024, l’Assemblée nationale est enfin dissoute. Les législatives qui suivent voient la victoire écrasante des PASTEF : 130 sièges sur 165 !
Ce succès masque la lente dégradation des relations au sein de l’exécutif pour diverses raisons. L’histoire institutionnelle sénégalaise témoigne de la grande instabilité de ce poste. En décembre 1962, le président Léopold Sédar Senghor riposte aux manigances du président du Conseil des ministres Mamadou Dia. Senghor conserve la primauté. Le 18 décembre 1962, il supprime cette charge jusqu’au 26 février 1970. Le premier ministre disparaît ensuite du 29 avril 1983 au 8 avril 1991, puis du 14 mai 2019 au 17 septembre 2022. Son rétablissement s’explique par la nécessité d’un coordinateur – metteur en action des injonctions présidentielles.
09:53 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Cherchez la cause...
09:48 Publié dans Informations nationales | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 08 juin 2026
Eric Zemmour sur Frontières
11:04 Publié dans Eric Zemmour | Lien permanent | Commentaires (0) |
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