lundi, 23 juin 2025
Espagne temple du wokisme et de l’islamisme
Michel Festivi
L’Europe est attaquée de toutes parts par les tenants de l’islamisme, et les institutions européennes sont très souvent les complices de l’ultra gauche, en favorisant et finançant des manifestations ou expositions qui promeuvent la pénétration islamiste et wokiste dans nos pays. Riposte laïque en a donné de multiples exemples et l’a dénoncée à maintes reprises, tout comme les groupes patriotes et souverainistes qui composent le parlement européen.
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Le bilan de la fête de la musique présenté par Ignace
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Israël détruit et frappe sans perspective d’avenir

Jean-Paul Chagnolleaud n’est en rien un fou furieux défenseur d’une cause quelconque. Il est tout simplement professeur et président de l’Institut de recherches et d’études Méditerranée-Moyen-Orient. Dans cet entretien au quotidien La Croix, il tente d’analyser avec réalisme les conséquences de la politique menée par Israël au Moyen-Orient. Pour déplorer qu’elle n’offre aucune perspective au chaos qui caractérise désormais cette région du monde auquel vient de s’ajouter l’intervention américaine. Partout où l’Amérique passe… les peuples trépassent.
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Source : La Croix 23/6/2025
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Le désastre américain*

Julien Dir
« Si les Ricains n’étaient pas là, vous seriez tous en Germanie » chantait le brave et très naif Sardou avec la conviction molle de ceux qui ont appris l’Histoire sur les genoux de Hollywood. Mais la réalité, elle, ne se chante pas : elle hurle, elle saigne, elle fume sous les décombres. Et cette réalité est brutale : si les Ricains n’étaient pas là, peut-être, oui peut-être, que le monde irait mieux. Bien mieux.
Car derrière les oripeaux du libérateur au grand cœur, derrière le chewing-gum, les parachutes et le Coca-Cola, il y a le canon, le napalm, le drone et le dollar. Il y a l’empire. Depuis plus d’un siècle, les États-Unis ne libèrent pas les peuples : ils les écrasent, les asservissent, les décervellent, les consument, au nom d’une mission pseudo-divine et d’un messianisme grotesque : celui de la démocratie mondiale à la sauce McDonald’s.
De l’extermination à l’hégémonie
Tout commence, bien sûr, avec le premier génocide fondateur : celui des peuples amérindiens. Massacrés, affamés, déportés, ces peuples ont vu leur continent transformé en parc d’attractions pour spéculateurs et cow-boys dégénérés. Puis ce furent le Vietnam, Hiroshima, Dresde, Hambourg, l’Irak, la Libye, la Syrie, la Serbie, l’Afghanistan, et aujourd’hui, l’Iran – frappée ce week-end par une attaque illégale, sans mandat, dans l’indifférence générale des bien-pensants qui hurlent à la « souveraineté violée » dès que le Kremlin éternue.
Toujours le même schéma : le Yankee arrive, bombarde, détruit, pille, impose son ordre, puis se retire, laissant derrière lui ruines, charniers et chaos. Tout cela au nom des « droits de l’homme » – les siens, pas les nôtres.
L’Europe à genoux, les élites en laisse
Mais le plus insupportable dans cette farce tragique, ce n’est pas tant que l’Amérique agisse comme un empire : c’est que les Européens la laissent faire. Pire : ils lui lèchent les bottes, lui déroulent le tapis rouge, l’invitent à dîner et lui confient les clés de leur propre maison.
N’avons-nous donc tiré aucune leçon ? En 1917, ils ont débarqué pour nous « sauver » de la paix que l’on s’apprêtait à signer. En 1944, ils ont débarqué pour mieux asservir l’Europe à leur modèle. Les bombardements anglo-américains ont rasé plus de villes françaises, italiennes et allemandes que le IIIe Reich n’en a jamais été capable. On les a appelés « libérateurs », mais ils ont apporté avec eux leur idéologie, leur économie de l’obsolescence, leur vulgarité, leur laideur.
Depuis, ils tiennent l’Europe en laisse, via l’OTAN, le dollar, et les GAFAM.
Donald le faucon
On croyait Donald Trump différent. On s’est totalement laissé berner, il faut le reconnaitre. Il parlait d’Amérique d’abord, de paix, de retraits militaires, de réalisme. On l’a pris pour un rétif à l’interventionnisme wilsonien. Las ! Voilà que le président que l’on croyait le moins belliqueux de l’histoire moderne des États-Unis vient de dévoiler son vrai visage : celui d’un faucon comme les autres. Ou alors celui d’une marionnette, qu’on actionne dans l’ombre entre deux tweets pseudo-populistes et une poignée de main avec Netanyahu.
L’attaque contre l’Iran, sans mandat, sans justification sérieuse concernant la sécurité de USA, sans retenue, prouve que même Trump n’échappe pas au virus impérial américain. Et pendant ce temps-là, nos ministres européens se taisent. Nos généraux hochent la tête. Nos journalistes applaudissent.
On nous a vendu l’« American Dream », mais c’était un cauchemar pour les peuples. Depuis 1945, le monde vit sous le joug de l’hégémonie américaine, non pas pour la paix, mais pour la domination. À chaque fois qu’un pays tente d’échapper à l’emprise de Washington, il est brisé. À chaque fois qu’un peuple se dresse, il est bombardé. Et quand il n’y a pas de guerre, il y a la déstabilisation, la subversion culturelle, les révolutions colorées, les ONG téléguidées.
Si les Ricains n’étaient pas là, aurions-nous eu un siècle de paix ? Peut-être pas. Mais aurions-nous eu un siècle d’indépendance ? Assurément.
Il est temps que l’Europe se débarrasse de son tuteur américain. Qu’elle rompe avec l’OTAN, qu’elle reprenne le contrôle de sa défense, de sa monnaie, de ses infrastructures stratégiques. Qu’elle renoue avec sa culture, son génie, son autonomie. Qu’elle cesse d’être un protectorat post-colonial, un marché captif, un champ de bataille par procuration.
Assez de servilité. Assez d’alignement. Assez d’aveuglement. L’Amérique n’est pas notre amie. Elle ne l’a jamais été. C’est un empire décadent, qui entraîne ses vassaux dans sa propre chute. Et si nous ne nous réveillons pas, nous tomberons avec lui.
Alors oui, Michel Sardou : si les Ricains n’étaient pas là… peut-être que l’Europe serait restée européenne. Peut-être que l’Orient ne serait pas en flammes. Peut-être que les peuples vivraient encore sur leurs terres. Peut-être que l’homme blanc ne serait pas en train de disparaître sous les ruines du mondialisme. Peut-être, enfin, que nous aurions la paix.
(*) On a changé le titre de l’article
Source : Breizh.info
09:19 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les cassos, de la haine à la pitié et vice et versa
La chronique de Philippe Randa
Dans le meilleur des cas, on les croise, on s’en tient à l’écart et on s’en sort bien ; dans le pire, on les a comme voisin – généralement sales et bruyants, si ce n’est débiles –, on doit les supporter et on ne sait pas quoi faire pour s’en débarrasser, sinon invoquer Dieu en dernière extrémité, mais il semble bien que celui-ci soit, tout autant que ses ouailles, débordé par l’inhumain problème.
Ils sont administrativement répertoriés comme «personne à problèmes ayant souvent un comportement en marge (ou encore) personne ayant du mal à s’intégrer dans une relation sociale »…, mais plus communément connus sous l’appellation « Cassos », notamment de tout contribuable au moment de s’acquitter de ses impôts et furieux de s’imaginer qui s’empiffre (entre autres) de son pognon et ça le rend dingue !
En 2005, les cas sociaux étaient déjà 3,5 millions a relever de l’un des dix minima sociaux et 100 000 de plus qu’un an auparavant (source : www.ash.tm.fr/magazine) ; 20 ans plus tard, leur nombre a grimpé de presque 25 % : « Après une légère hausse entre fin 2016 et fin 2019, puis une forte hausse en 2020, sous l’effet de la crise sanitaire, le nombre d’allocataires de minima sociaux a diminué de 3,2 % en 2021, avant d’augmenter légèrement en 2022 (+0,4 %), pour atteindre 4,34 millions fin 2022 » nous apprend le site drees.solidarites-sante.gouv.fr.
Si Jésus Christ savait divinement bien multiplier les pains, Emmanuel Macron et ses prédécesseurs ont, eux, réussi à faire proliférer « ceux qui rencontrent des problèmes sociaux, dans leur famille ou dans l’espace public, qu’ils soient victimes de mauvais traitements ou auteurs de délits ou de crimes. »
Mais ces gens-là sont-ils nés ainsi, définitivement « à problèmes » (euphémisme !) ou sont-ce les politiques menées ces cinquante dernières années, depuis celle, « libérale avancée » de Valéry Giscard d’Estaing à celle du « en même temps » de l’actuel locataire de l’Élysée qui ont rendus inutile, dépendante et hélas, bien souvent nuisible, toute une partie de la population française, qui n’avait aucunement vocation à le devenir ?
Petit souvenir : c’était il y a… disons 30-35 ans : je confiais à un de mes meilleurs amis, banquier de son état, que le statut de salarié était désormais devenu formidable ; tellement formidable, ajoutais-je, qu’il y aurait de moins en moins de salariés !
Mon ami banquier considéra la chose et admit bien volontiers que c’est ce qui allait arriver…
Depuis, des 35 heures imposées au confinement de la dinguerie covidiste durant lequel tout le possible « pognon de dingues » fut généreusement distribué à pleine pelle par la Macronie, on assista à l’explosion de l’auto-entreprise, parallèlement à une ubérisation galopante – soit un retour de l’esclavagisme – dans tous les secteurs où cela est possible… et désormais, à la main-mise des techniques intelligemment artificielles où cela ne l’est pas.
La belle époque d’un salaire décent et de perspectives de progression méritée au sein d’une entreprise semble ainsi devenue révolue. Définitivement ? Seul(e)s les politicien(ne)s jurent que non… d’un ton malheureusement de moins en moins convaincaint.
Il s’en est suivi la disparition de millions d’emplois, dont ceux qui ne demandaient guère de grandes capacités intellectuelles, mais qui permettaient à des millions de nos concitoyens – ces 3,5 millions de 2005 devenus 4,3 millions en 2025 – d’avoir leur place et toute leur place, dans notre société, d’espérer par leur travail et leur conscience professionnelle acquérir des connaissances, des qualifications et une expérience leur ouvrant de réelles perspectives de progression sociale, pour eux et pour leurs enfants…
Alors que les enfants des « cassos » d’aujourd’hui, aussi intelligents puissent-ils être ou travailleurs veulent-ils être – qualités qui ne sont aucunement le monopole d’une quelconque classe sociale, fortunée ou non – partent, en plus, de nos jours dans la vie avec un très sérieux handicap social. À l’évidence !
09:05 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sortie prochaine du nouveau numéro (n°70, été 2025) de la revue Synthèse nationale
Sommaire
N°70 – ÉTÉ 2025
P 2 – ÉDITORIAL Roland Hélie
P 4 – LA GUERRE SANS FIN ? Maurice Bernard
P 8 – LES SOVIÉTIQUES ET LA PRISE DU POUVOIR DES MOLLAHS Michel Festivi
P 12 – LE VIDE EN ATTENDANT LE TROP PLEIN Didier Lecerf
P 19 – TRISTE ÉPOQUE Patrick Parment
P 20 – PRÉSIDENTIEL 2027 : DEUX ANS À ATTENDRE Didier Lecerf
P 24 – VIOLENCES : TOUJOURS LES MÊMES MODES ET LES MÊMES PROFILS – SN
P 27 - VIOLENCE DES JEUNES, UN PROBLÈME À RÉGLER D'URGENCE Pieter Kerstens
P 33 – LA CHRONIQUE DE PHILIPPE RANDA
P 35 – LA DÉBÂCLES ÉCONOMIQUES ET FINANCIÈRE QUI VIENT Arnaud Raffard de Brienne
P 39 – LE FARDEAU DE LA REDISTRIBUTION SOCIALE Martine HeldéP
P 42 – DÉSERT MÉDICAUX : ENCORE DEUX ANS DE JUPITER Didier Lecerf
P 47 – IL Y A 50 ANS, LA GAUCHE FRANNÇAISE APPLAUDISSAIT LA CHUTE DU CAMBODGE ET DU VIETNAM – Michel Festivi
P 59 – LE DESTIN DE L’AFRIQUE DU SUD Jean-Claude Rolinat
P 67 – POURQUOI S’INTÉRESSER À ALEXIS CARREL Alexis Murbas
P 76 – LES LIVRES AU CRIBLE Georges Feltin-Tracol
P 88 – LES FLANERIES DE SCIPION DE SALM
P 91 – LA LIBRE CHRONIQUE Charles-Henri d’Elloy
P 98 – TIBUNE LIBRE Me Éric Delcroix
P 100 – « SILENCED » LE FILM QUI FAIT SCANDALE... EN FRANCE Roland Hélie
P 109 – BULLETIN D’ABONNEMENT
+ DE NOMBREUSES RUBRIQUES ET CHRONIQUES…
Sortie, fin juin 2025
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09:05 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 22 juin 2025
Le Rassemblement vendéen a fêté l'été
Ce dimanche 22 juin, le Rassemblement vendéen présidé par notre ami Eric Mauvoisin-Delavaud organisait au Perrier sa traditionnelle fête de l'été cliquez ici. et nombreux étaient les militants et sympathisants de ce mouvement qui ont répondu présents en cette belle journée ensoleillée.
Après un sympathique déjeuner champêtre, ce fut l'heure des interventions. Tout d'abord, le Président du RV a exposé les projets de son mouvement, en particulier dans la perspective des élections municipales de l'an prochain. Déjà, le RV peut annoncer qu'il sera présent dans une dizaine de communes du département de la Vendée dans lesquelles il espère bien avoir des élus.
Ensuite, ce fut le tour de notre directeur, Roland Hélie, qui parla à l'auditoire des projections du film "Silenced" à travers la France et en particulier en Bretagne cliquez là où les hystériques de LFI tentèrent de faire interdire ces projections. Rappelons que dans la dernière livraison du mensuel Lectures françaises, édité par nos amis de Chiré cliquez ici, vous pouvez lire un grand article de Roland Hélie relatant ces faits.
Comme lors de chaque réunion du Rassemblement vendéen, le stand de Synthèse nationale reçu de nombreuses visites et plusieurs abonnements à la revue furent enregistrés. Remercions nos amis vendéens pour leur accueil toujours aussi agréable.
S N
19:55 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Trump, Netanyahou, mollahs : la guerre des puissants, la souffrance des peuples
Thomas Joly – Président du Parti de la France
La nuit dernière, les États-Unis ont lancé des frappes contre des installations nucléaires iraniennes, en réponse à l’escalade militaire provoquée par l’État d’Israël. Le Parti de la France déplore cette intervention qui risque d’embraser davantage un conflit déjà inquiétant et lourd de conséquences pour la stabilité régionale comme pour la paix mondiale.
Loin d’être une action défensive, cette offensive américaine s’inscrit dans une logique d’ingérence et de domination qui ne sert ni les intérêts du peuple américain, ni ceux des peuples du Proche-Orient et encore moins ceux des Européens. Nous savons que Donald Trump est coutumier des coups de poker diplomatiques. Espérons donc qu’il ne s’agit là que d’un bras de fer tactique destiné à forcer un accord, et non d’un engagement durable et sanglant dans une nouvelle guerre sans fin.
Le Parti de la France n’a aucune sympathie pour le régime obscurantiste et théocratique des mollahs qui opprime depuis des décennies le peuple iranien. Mais on ne libère pas un peuple à coups de missiles. Les leçons de l’Irak, de la Libye et de la Syrie devraient suffire à mettre en garde contre cette folie belliciste.
Quant à Benyamin Netanyahou, il incarne à lui seul une politique irresponsable, belliciste et dangereuse, non seulement pour les Palestiniens qu’il massacre, mais aussi pour les Israéliens qu’il expose à un engrenage tragique. En attisant les tensions et en précipitant l’Amérique dans le conflit, il prend la région en otage.
Que Donald Trump ne cède pas aux sirènes des faucons néo-conservateurs et des lobbies qui n’ont de cesse de pousser le monde vers l’abîme ! Que l’Amérique retrouve la voie de la raison, du dialogue et de la paix !
Enfin, les Français paient déjà le prix de cette folie : les stations-service voient le prix du carburant s’envoler, pour le plus grand bonheur des spéculateurs du pétrole. Pendant que les élites font la guerre, c’est toujours le peuple qui trinque.
Le Parti de la France appelle à la désescalade et à la souveraineté des Nations, loin des aventures impériales et des manipulations géopolitiques qui ne profitent qu’à une infime minorité.
18:50 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Entretien avec Maria Zakharova

L’idéologie dominante en Enrope a fait de la Russie sont bouc émissaire. C’est même pour Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, l’outil principal de la politique étrangère européenne. Dans cet entretien au Journal du dimanche, elle nous confie que la diplomatie russe est régie par le principe de réalité et que l’idéologie n’a que peu à voir dans ses décisions. L’histoire explique plus sûrement cette réalité que les Européens se refusent de voir. En attendant, cette politique des sanctions, comme elle le souligne et comme nous l’avons toujours affirmé, pénalise plus les Européens que les Russes.
Lire la suite ICI
Source : Journal du dimanche 22/06/2025
08:45 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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samedi, 21 juin 2025
Mardi 24 juin, Casino de Paris : le Sommet des Libertés
23:30 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Mélenchon, le falsificateur historique au service du clientélisme communautaire
Thomas Joly - Président du Parti de la France
Il faut décidément un mépris certain pour la vérité pour oser, comme le fait Jean-Luc Mélenchon, affirmer, avec le ton doctoral du prêcheur illuminé, que le monde arabo-musulman aurait été « historiquement supérieur » à la France médiévale. Dans une pirouette historique grotesque, il nous explique que pendant que Dagobert mettait sa culotte à l’envers, les savants arabes inventaient les mathématiques. Une telle caricature n’est pas seulement ridicule : elle est fausse, tendancieuse et idéologiquement orientée.
Car que veut-il dire, en creux, M. Mélenchon ? Que la civilisation française, enracinée dans l’héritage gréco-latin, le christianisme et les royaumes francs, serait née inférieure, presque honteuse, face à un Orient magnifié, idéalisé, sanctuarisé. Nous voilà en plein délire ethnomasochiste où l’auto-culpabilisation devient doctrine et l’Histoire, un instrument de propagande.
Historiquement, c’est une imposture. Oui, des savants musulmans ont transmis et commenté les savoirs grecs, perses et indiens. Oui, Al-Khwārizmī a structuré l’algèbre au IXe siècle. Mais les mathématiques n’ont nullement été « inventées » par le monde arabe : Pythagore, Euclide, Archimède et Diophante les avaient déjà formulées, des siècles auparavant. Loin d’être créatrice ex nihilo, la science islamique médiévale fut avant tout traductrice, compilatrice, parfois innovante mais toujours dans un cadre hérité voire dérobé.
Quant à l’Europe médiévale que Mélenchon méprise avec tant de facilité, elle n’était nullement en ruines. Dès le VIIIe siècle, les Carolingiens fondent les bases d’un renouveau intellectuel (la Renovatio imperii), posant les fondations de l’université, de l’architecture romane puis gothique, des grandes réformes liturgiques et d’un droit savant. Ce n’est pas Saladin, personnage glorifié à tort et à travers, qui a enseigné aux Français à bâtir des cathédrales : celles-ci, comme Chartres ou Sens, précèdent son époque.
Alors, pourquoi ce mensonge historique ? Parce que Mélenchon ne fait pas de l’Histoire : il fait de la politique, de la basse politique. Il flatte un électorat arabo-musulman qu’il croit captif, en l’alimentant d’un récit victimaire inversé où l’Occident est toujours coupable, l’Orient toujours noble. C’est un clientélisme historique, une mise au service de la mémoire à des fins électorales. Mélenchon ne s’adresse pas à l’intelligence des Français : il parle à des communautés, à des ressentiments, à des blessures instrumentalisées.
Cette stratégie est très dangereuse. Car à force de raconter l’Histoire comme une guerre de civilisations inversée, où l’on remplace la grandeur de la France par la repentance, où l’on nie Clovis, Charlemagne ou Saint Louis pour glorifier Averroès ou Ibn Battûta, on trahit la mémoire nationale. On excite les immigrés contre les Français. On sème la discorde sous prétexte d’universalité.
Mélenchon n’est pas seulement un ignorant en Histoire : il en est un falsificateur. Il n’est même pas un républicain mais un communautariste. Il ne parle pas pour la France mais pour ceux qui veulent la coloniser. Voilà pourquoi ses propos ne sont pas seulement erronés : ils sont indignes. Indignes d’un homme politique, indignes d’un tribun, indignes d’un Français.
11:45 Publié dans Thomas Joly | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vendredi 27 juin, à Lorient : une conférence de Stanislas Berton
11:35 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Journal du chaos

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08:17 Publié dans Le Journal du Chaos hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) |
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vendredi, 20 juin 2025
L’islamisme s’infiltre partout, avec la complicité hypocrite des autorités complaisantes
Michel Festivi
Les offices HLM croulent sous les dettes, mais le bailleur public social Grand Lyon Habitat et l’État, via l’ANRU (l’Agence nationale de renouvellement urbain), avec le concours de la Métropole de Lyon, ont dépensé l’argent des contribuables, quasiment 50 000 euros pour la réalisation d’une fresque, dans des parties communes d’HLM de la ville de Vénissieux, quartier de la Darnaise. Le but affiché était de « favoriser le vivre ensemble », véritable serpent de mer ou tonneau des Danaïdes, qui permet toutes les dérives, comme on va le voir.
Le cahier des charges de ces fresques était : « des scènes de la vie quotidienne comme des enfants allant à l’école, des familles se promenant, ou échangeant auprès d’un immeuble ». Or la peinture dévoilée (sans jeu de mot hélas), représente une femme et une fillette voilée, les visages n’y sont pas représentés, non individualisés comme l’exige les règles juridiques islamiques.
Comme le rapporte Le Figaro, cela n’a pas échappé à certains habitants : « Cela renvoie à des représentations islamiques », souligne une personne entendue par ledit journal. Selon un autre militant associatif « cela pose question sur le respect de la laïcité », c’est le moins que l’on puisse dire. Je soulignerai même l’illégalité totale de reproduire une fillette voilée, censée se rendre à l’école, là où justement le port du voile est interdit par la loi de 2004.
Le Grand Lyon Habitat se défend avec des arguments des plus spécieux. D’ailleurs, même des militants associatifs, souvent peu suspects « d’islamophobie » n’ont pas été dupes de ces très graves entorses aux lois et aux principes de la laïcité. L’un d’entre eux, Mokrane Kessi regrette « une provocation inutile, surtout au vu du montant dépensé, c’est de l’argent jeté par les fenêtres... Grand Lyon Habitat ferait mieux de refaire leurs tours délabrées », expose-t-il au Figaro.
Comme le relève l’excellent site Boulevard Voltaire, ces tours se situent boulevard Lénine, l’inventeur du totalitarisme, responsable de millions de morts, comme l’a démontré Stéphane Courtois dans son ouvrage référence : Lénine, l’inventeur du totalitarisme. C’est donc clairement à Vénissieux, cité communiste depuis des lustres, le mariage du gauchisme et de l’islamisme, une fois de plus démontré. Tiffany Joncour, députée RN de la XIIIe circonscription du Rhône, a fustigé cette propagande éhontée : « À Vénissieux : près de 50 000 euros d’argent public gaspillés dans des fresques communautaristes, avec la complaisance de la maire PCF. Pendant ce temps, les immeubles tombent en ruine, et y prospèrent tranquillement l’insécurité et le trafic de drogue. ».
La députée RN, interrogée par BV, rajoute justement : « faire peindre sur un immeuble public une fresque mettant en scène une filette voilée, sans visage et accompagnée d’autres figures humaines volontairement effacées n’a rien n’anodin, c’est une représentation typique de l’iconographie islamiste qui, sous couvert « d’art urbain », remet en cause les principes de neutralité de l’espace public et heurte les fondements mêmes de la laïcité républicaine ».
Les contribuables français ont donc déboursé leurs deniers si durement gagné, pour de la propagande islamiste, avec la complaisance de la Métropole de Lyon, présidé par un écologiste. La députée RN va interpeller cette Métropole. Patrick Mottet, membre du comité Loi de 1905 du Rhône, a aussi renchéri : « il n’y a aucun doute que la petite fille représentée porte un voile ». Une réunion avec tous ces intervenants concernés serait programmée dans les prochains jours. BV insiste sur la position de la Ville de Vénissieux « comme bastion du communautarisme islamique dans la région lyonnaise ». L’an dernier, un boulanger avait dû fermer boutique, face aux pressions des islamistes, pour de la présence de porc dans certaines fabrications.
Plus globalement, cette affaire qui n’est qu’un exemple parmi cent, pose la responsabilité de nos élites les plus hypocrites, et de leur soumission, malgré des discours de circonstances. Cette fillette voilée est forcément scolarisée, si l’on suit le cahier des charges, que fait donc Madame Borne ministre de l’Éducation pour intervenir ? Que fait Monsieur Attal, qui s’est érigé contre le port du voile pour les filles de moins de 15 ans ? Que font les Philippe, Darmanin et Retailleau pour agir fortement et soutenir la députée locale RN, cela aurait du poids ? Que fait Monsieur David Lisnard, président des Maires de France pour intervenir auprès de sa collègue de Vénissieux ? Comme le dit la chanson « paroles, paroles, qui s’envolent au vent... ».
15:48 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Les mémoires d’un jeune péquenot
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
Je « n’ai encore rien accompli d’exceptionnel dans la vie », annonce J.D. Vance en préambule de son autobiographie publiée à 32 ans et parue en 2016 sous le titre de Hillbilly Elegy. En français, il s’intitulait à l’origine Hillbilly Élégie. Les éditions Globe viennent de le rééditer sous un titre spécieux, celui d’Une famille américaine. De la grande pauvreté aux ors de la Maison Blanche (2025, 306 p., 23 €). Il s’ouvre sur une préface inutile de Christine Ockrent. Au moment de sa rédaction, homme d’affaire et juriste de formation, J.D. Vance souhaitait à travers son parcours montrer à ses compatriotes la réalité crue des Hillbillies, ces « gars des collines ».
Transposé en français par « plouc » ou « péquenot », Hillbilly désigne l’habitant des Appalaches. On connaît surtout les Montagnes Rocheuses situées à l’Ouest de l’Amérique du Nord. Or, dans l’arrière-pays de la côte Est s’étend en diagonale sur près de 2 500 km de l’Alabama jusqu’en Gaspésie au Québec une vaste chaîne de montagnes. D’environ 200 à 300 km de large, ce relief complexe aux altitudes peu élevées correspond à un Massif Central très étiré avec de multiples vallées encaissées longtemps exploitées pour leur richesse houillère, d’où, par extension, l’essor d’une puissante industrie métallurgique.
Né en 1984 dans l’Ohio, J.D. Vance grandit dans une famille dysfonctionnelle. « Le chaos appelle le chaos. L’instabilité provoque l’instabilité, prévient-il. Bienvenue dans la vie de famille des Hillbillies. » Son père quitte très vite sa mère qui sombre bientôt dans diverses formes de dépendance dont la toxicomanie et des liaisons extraconjugales tumultueuses, fréquentes et éphémères. Ce sont ses grands-parents maternels – Papaw et Mamaw – qui l’élèvent avec sa sœur aînée, Lindsay. Ils passent tous deux leur enfance, puis leur adolescence dans un milieu misérable où les voisins survivent en allocataires des aides sociales gouvernementales quand ils ne sombrent pas dans la délinquance et la drogue. Par ce livre, l’auteur pointe « une culture qui encourage de plus en plus le déclassement au lieu de lutter contre ».
Plus que le Texan, le Hillbilly souffre d’une mauvaise réputation. Originaire d’un vrai « Quart-Monde » intérieur, il s’exprime avec un accent caractéristique. Sa rusticité se confond vite avec une frustration instinctive. Les plus cinéphiles retrouveront ces clichés dans le film de John Boorman, Délivrance (1972). Quatre amis, hommes d’affaires à Atlanta, décident de passer une fin de semaine ludique et sportive à descendre une rivière des Appalaches. Deux bouseux rustres et violents les agressent. Le groupe recourt alors à l’auto-défense la plus viscérale.
J.D. Vance ne fait aucune référence à ce film qui puise dans des stéréotypes considérés comme racistes pour d’autres ethnies. L’auteur l’avoue volontiers : « Je suis blanc, mais pas comme les WASP, white anglo-saxon protestants, du Nord-Est. Au contraire, je me reconnais dans les millions de Blancs d’origine irlando-écossaise de la classe ouvrière américaine qui n’ont pas de diplômes universitaires ». Il ajoute ensuite qu’avec leur état d’esprit réfractaire et leurs traditions bien ancrées, « les Irlando-Écossais sont l’un des sous-groupes les plus identifiables de la population américaine ». Il ne précise pas que le peuplement des Appalaches résulte de l’installation héroïque de petits colons chassés de leurs lopins de terre par de grands propriétaires - planteurs. Il s’y développe au fil des générations une réticence certaine envers toute forme d’autorité officielle…
Crise économique ou pas, « c’est dans ces montagnes, observe J.D. Vance, que le sort des Blancs de la classe ouvrière semble le plus rude ». Les difficultés du quotidien n’empêchent nullement le maintien d’un sens aigu de l’honneur. « Nous, les Hillbillies, sommes les gens les plus durs à cuire de la planète. Si quelqu’un insulte notre mère, nous sortons la tronçonneuse. » L’allusion à cet appareil n’est pas qu’une métaphore, mais le rappel d’un fait réel ignoré de la police locale…
Outre le cadre sécurisant de ses grands-parents, J.D. Vance sait aussi saisir quelques occasions propices. Sur le conseil d’une cousine, il s’engage dans les Marines et est envoyé en Irak. Il y exerce une fonction de conseiller auprès des équipes de presse. Au sein de cette unité d’élite, il apprend la discipline, les efforts sportifs et le régime alimentaire… Il dépeint un corps d’arme soucieux de ses recrues qui les materne dans tous les actes de la vie courante tels l’achat d’un véhicule. Les Marines disposent d’un établissement de crédit réputé : la Navy Federal qui leur propose des crédits au taux imbattable.
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À LA RENTRÉE : (AU MOINS) DEUX RENDEZ-VOUS AVEC SYNTHÈSE NATIONALE
10:24 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale, Rendez-vous avec Les Bouquins de Synthèse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 19 juin 2025
RAPPEL : CE DIMANCHE 22 JUIN, EN VENDÉE, TOUS AVEC LE RASSEMBLEMENT VENDÉEN
23:38 Publié dans Rendez-vous avec Les Bouquins de Synthèse, Sortir en ville... ou à la campagne | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Israël, l'Iran et le retour du tragique : l'histoire en marche arrière

Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
À mesure que l’Orient s’embrase, les Français écoutent, perplexes et souvent désarmés, les bulletins d’information qui leur parlent d’escarmouches lointaines, d’alliances brisées et de missiles vengeurs. Et pourtant, ce tumulte n’est pas sans conséquence pour notre peuple. Car sous le vacarme des frappes et des postures diplomatiques, c’est bien l’ordre du monde qui vacille, comme au bord d’un précipice, et avec lui les intérêts français les plus élémentaires.
Hervé Juvin, en réponse à Édouard Chanot sur TVLibertés, a formulé ce que peu osent énoncer dans le concert verbeux de nos médias dominants : « Où est l’intérêt de la France ? » Cette interrogation, que la caste politique ne pose jamais sans détour, devrait guider toute analyse lucide. Car le conflit entre Israël et l’Iran ne relève pas seulement d’un théâtre oriental dont nous serions les spectateurs ; il affecte les routes maritimes, la stabilité énergétique, et l’architecture d’un monde que les puissances occidentales ne savent plus contenir.
On a vu Donald Trump, homme de deal comme d’autres furent hommes de foi, tenter une improbable synthèse entre médiation et escalade. Il encourage, soutient, retient, condamne, puis célèbre dans une valse d’ambiguïtés que l’on pourrait qualifier d’infantiles si elles ne risquaient de précipiter le globe dans le chaos. Car là où le tragique affleure, il faut la retenue, le silence, la prudence. Or Trump, comme bien d’autres, parle trop vite dans une époque qui ne sait plus se taire.
La question existentielle, c’est-à-dire le droit de persister dans l’être, revient avec fracas dans cette confrontation. Israël y voit sa survie, l’Iran y projette sa revanche géopolitique et spirituelle. Le tragique heideggérien, celui de l’être-pour-la-mort, s’incarne désormais dans les chancelleries. Qu’un ancien président américain ose parler de « deal » là où les peuples pressentent le gouffre, voilà bien le signe que les relations internationales sont devenues une farce brutale, où l’on joue avec des vies comme jadis avec des monnaies faibles.
Juvin évoque, avec une gravité salutaire, l’ensauvagement du monde. Comment ne pas voir, en effet, que la guerre a cessé d’être une affaire de soldats ? Ce ne sont plus des armées qui s’affrontent, mais des populations entières que l’on broie, à Gaza, à Haïfa, à Ispahan. Le civil est redevenu la cible. Netanyahou se rêverait-il en Bomber Harris de notre temps? La guerre moderne, cybernétique, asymétrique, n’a plus de champ de bataille, elle n’a plus que des ruines.
Ce basculement n’est pas sans précédent : Oswald Spengler, dans le Déclin de l’Occident, nous avait avertis que les civilisations meurent non sous les coups de l’ennemi, mais en renonçant à ce qui les fonde. L’usage sans limite de la force préventive, tuer avant d’être menacé, éliminer pour ne pas dialoguer, est le symptôme d’un monde qui a perdu son code d’honneur. Quand l’assassinat ciblé devient une politique d’État, que reste-t-il du droit, que reste-t-il même de l’État ?
Israël, forteresse cernée, pousse l’escalade dans l’espoir d’assurer son avenir. L’Iran, empire millénaire humilié, saisit l’occasion de redevenir l’axe d’un monde musulman recomposé. Ce qui se joue là, c’est une guerre de récits, une guerre de mémoires — pas seulement une guerre de missiles. Le sionisme, né de l’exil et la mémoire juive, affronte la résurgence chiite, ancrée dans la continuité perse. Deux récits historiques, deux douleurs, deux légitimités.
Il faut dire pourtant que Benjamin Netanyahou, plus que tout autre dirigeant israélien, devrait mesurer la portée historique de ce qu’il engage. Car il est le fils de Benzion Netanyahou, immense historien du judaïsme séfarade et spécialiste reconnu de l’Inquisition espagnole. Cet érudit, disciple de Jabotinsky et figure centrale du sionisme révisionniste, voyait dans l’histoire non pas une matière d’étude mais une tragédie dont le peuple juif ne cessait d’être le protagoniste. Il connaissait la mécanique implacable des haines antiques, la fatalité des persécutions, les illusions des compromis.
Grand connaisseur du passé, Benzion avait enseigné que les Juifs n’avaient jamais survécu que là où ils avaient été forts, organisés, armés, et qu’ils n’avaient péri que là où ils avaient cru à la clémence du monde. Son fils, qui gouverne aujourd’hui avec la raideur d’un homme assiégé, semble avoir hérité de cette vision tragique, mais en avoir oublié la prudence. L’histoire, pour les Netanyahou, n’est pas un fleuve tranquille : c’est un champ de cendres où la mémoire seule tient lieu de boussole. Dès lors, on peut se demander si Benjamin, au fond, gouverne un pays… ou un destin.
Et dans cette mêlée confuse, la France, qui fut l’artisan obstiné de l’accord nucléaire de 2015, assiste, spectatrice égarée, à l’effondrement de ce qu’elle avait bâti. Emmanuel Macron, qui parle encore de diplomatie, n’est plus entendu. Ni par Téhéran, ni par Tel-Aviv. Il est des heures où les petites nations doivent se souvenir qu’elles sont grandes quand elles se taisent avec hauteur plutôt que quand elles bavardent en vain.
Alors que les chancelleries arabes murmurent un double langage, condamnant Israël tout en lorgnant ses technologies, que les puissances se repositionnent au gré des intérêts pétroliers ou nucléaires, une idée audacieuse, presque sacrilège, fait son chemin dans les coulisses : et si, à terme, l’Europe redevenait le lieu d’un foyer national juif ? Que l’on se souvienne d’Odessa, de Lvov, de ces villes d’Europe orientale qui furent jadis de grandes cités juives. Cette hypothèse, que Juvin esquisse, résonne étrangement dans un monde en perte de repères, où l’exil pourrait redevenir la condition même de l’identité.
Les peuples enracinés n’aiment pas les migrations forcées. Ils savent, comme le disait Carl Schmitt, que « le nomos de la terre », l’ordre spatial du monde, repose sur la stabilité des frontières et des patries. Et pourtant, le déracinement redevient la norme. La guerre en Ukraine, l’ébranlement du Proche-Orient, la dissipation des souverainetés : tout annonce un âge de fer, où les peuples ne pourront se maintenir qu’au prix d’un sursaut.
Reste à savoir si Israël survivra à sa propre fuite en avant. Peut-on vivre durablement assis sur un volcan, protégé par l’épée ? Peut-on fonder une paix sur la crainte mutuelle et les drones armés ? Rien n’est moins sûr. Peut-être, en effet, Benjamin Netanyahou sera-t-il un jour célébré comme le restaurateur de la sécurité juive. Peut-être sera-t-il voué aux gémonies comme un artisan de la perte. L’Histoire, qui est la dernière à juger, tranchera. Encore faut-il qu’il reste des hommes pour la lire.
Article paru sur Breizh-Info. Cliquez ici.
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mercredi, 18 juin 2025
Les communistes iraniens et soviétiques ont installé la dictature des mollahs en Iran
Michel Festivi
Il faut toujours revenir sur les fondamentaux. Pour comprendre le présent, il est plus que nécessaire de connaître comment les évènements se sont produits et enchaînés. L’histoire tragique de l’Iran commence par le lâchage monstrueux de Jimmy Carter vis-à-vis du Shah d’Iran, qui très malade depuis 1974, était très affaibli. On ne répétera jamais assez la calamiteuse présidence de cet homme, qui fut l’un des pires présidents des États-Unis. Giscard d’Estaing joua aussi un rôle plus que mortifère dans cette affaire, en acceptant d’accueillir Khomeiny à Neauphle le Château en 1978, avec un simple visa touristique. De là, il put diriger le mouvement révolutionnaire théocratique chiite en toute liberté.
Cela permis à la gauche française, d’aller se prosterner devant le futur tyran iranien, comme cette même gauche avait encensé Staline, Mao, Castro, Pol Pot, tous ces tortionnaires qui firent des millions de victimes. C’est ainsi que les Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Michel Foucault et bien d’autres, multiplièrent les soumissions vis-à-vis de ce religieux féroce, intransigeant et sectaire, qui allait imposer un totalitarisme islamiste terroriste, causant la mort en Iran, au proche et moyen Orient et dans le monde, de millions de personnes. On peut même parler de véritable fascination, comme celle, qui 5 ans auparavant avait concerné les Khmers rouges.
Ce sont les continuateurs de ces intellectuels qui ont du sang sur les mains, toute les gauches et l’extrême gauche, qui en France aujourd’hui poursuit son admiration pour cette tyrannie abominable, qui menace la paix du monde, et qui confinent les femmes dans une sphère spécifique totalisante, leur déniant les droits les plus fondamentaux. Il suffit de se reporter aux déclarations de tous les leaders de La France insoumise. Comme l’a très judicieusement rappelé, Florence Bergeaud-Blackler « Un programme très structuré de déstabilisation est à l’œuvre depuis 40 ans. Or si la gauche considère cette hypothèse comme complotiste, la droite la prend au sérieux mais s’abstient de tout engagement pour des raisons électoralistes et pour ne pas être assimilée à l’extrême droite ».
Mais un parti non islamiste, va jouer une partition essentielle dans l’arrivée au pouvoir des mollahs iraniens. Ce parti, c’est le parti communiste d’Iran, Le Toudeh (la masse), totalement inféodé aux soviétiques. Dès les années 1960, des relations étroites vont s’établir entre les communistes iraniens et les futurs maîtres de l’Iran. À partir de 1978, le Toudeh, sur les ordres de Moscou, sera le fer de lance de l’avènement de Khomeiny, pensant l’utiliser pour promouvoir une révolution communiste.
Car le Parti communiste iranien était partagé. L’un des chefs de l’époque, Iradj Mirza Escandari ne cessait de dénoncer l’obscurantisme du chef religieux et préconisait une alliance avec les révolutionnaires laïcs et « progressistes ». C’est l’URSS qui pousse les islamistes, en espérant déstabiliser toute cette région. Le 23 janvier 1979, Escandari est purgé à la mode soviétique, et est remplacé par le Dr Nourreldine Kianouri, qui, fils et petit-fils de mollahs, applique à la lettre, la partition voulue Brejnev et son entourage. Les soviétiques pensaient pouvoir mieux manipuler les Ayatollahs, et ainsi faire de l’Iran, leur base avancée contre l’occident.
Le Toudeh ne va pas dénoncer les premières manifestations de la dictature islamiste, qui se met en place immédiatement, en février-mars 1979. Kianouri va faire l’éloge de Khomeiny. L’extrême gauche iranienne, va la première, faire l’objet d’une répression des plus sévères, dans l’indifférence totale du Toudeh. Comme l’indique un article très documenté de la revue très à gauche Persée, sur l’évolution du parti communiste iranien, le Toudeh, « Ainsi le Toudeh est redevenu, à la faveur de la prise de pouvoir en Iran par Khomeiny, organisée ne l’oublions pas par l’Administration Carter, l’un des facteurs de la pénétration soviétique dans ce pays ».
Totalement interdit en Iran, le Toudeh, va faire l’objet par les islamistes iraniens, d’une répression des plus vives. À partir du début des années 1980, les exécutions pleuvent, sous le prétexte que les membres du Toudeh fourniraient des informations aux soviétiques, dans la guerre Iran/Irak. Accusés d’espionnage, de haute trahison, des représailles massives ont lieu et en février 1983, le Toudeh est interdit, les diplomates soviétiques expulsés. Le Toudeh va s’exiler alors à Berlin-Est. Un réfugié communiste iranien témoignera que pendant une manifestation, alors que les communistes iraniens scandaient « prolétariat », un mollah les menaçait et leur criait « Moi je vais vous montrer à quoi ressemble le mollah-tariat ! ».
Et c’est la gauche française, les LFI, qui aujourd’hui défendent, toute honte bue, la dictature théocratique d’Iran par leurs prises de position anti-israélienne ! Ils devraient se souvenir des leçons de l’Histoire, à condition bien sûr de la connaître. Mais avec le nombre d’illettrés et d’incultes qui parsèment certains groupes d’extrême-gauche, mais pas que, on pourrait leur trouver des excuses, sauf à supposer qu’ils ne le font que pour de basses manœuvres électoralistes, ou les deux à la fois.
17:55 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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18 juin 1940 : Un appel qui en cache un autre

Didier Lecerf
En 2020, dans le n° 28 de l’excellente revue de géopolitique, d’histoire et de sciences politiques Conflits (fondée et longtemps dirigée par Pascal Gauchon), Pierre Royer (1) consacre sa rubrique "L’histoire mot à mot" à cette phrase extraite du fameux discours radiodiffusé : « Cette guerre est une guerre mondiale ». Il y écrit notamment : « (…) Est-ce à dire que la rupture est consommée entre Pétain et De Gaulle dès la mi-juin ? C’est probable dans le for intérieur du général, mais ce n’est pas patent dans l’appel qu’il lance au soir du 18 sur les ondes de la BBC (…). Nous savons en effet, depuis l’enquête de Jacques Fourmy et les recherches de Christian Rossé et François Delpa (entre autres), qu’en l’absence d’enregistrement sonore, la seule transcription du texte prononcé est celle des services de renseignement helvétiques et diffère légèrement des enregistrements sonores et filmés, qui sont postérieurs, ou des textes publiés par la suite, dont la version "canonique" figée en août à partir du brouillon original maintes fois remanié – François Delpa a recensé cinq brouillons successifs ».
Voyons de plus près de quoi il retourne.
« L’erreur est la règle et la vérité est l’accident de l’erreur » (Georges Duhamel)
À la fin des années 1980, à La Ferté-Bernard (la "Venise de l’Ouest"), dans la Sarthe, Jacques Fourmy, un ancien notaire, occupe sa retraite à mettre par écrit, sur la base, à la fois, de ses souvenirs de jeunesse et du produit de ses recherches, le récit des événements de juin 1940 autour de sa petite ville. L’appel à continuer la lutte aux côtés des Britanniques, lancé par De Gaulle sur les ondes de la BBC, qu’il a entendu alors qu’il avait 17 ans, l’occupe tout particulièrement…
En 1989-1990, ses travaux débouchent sur trois publications dans la Revue historique et archéologique du Maine. L’une relate les opérations militaires et les combats à l’ouest et à l’est de la Ferté-Bernard, du 11 au 18 juin. Les deux autres portent sur le fameux texte du général de brigade (nommé à titre temporaire le 25 mai par Paul Reynaud). Ce sont celles-ci qui nous intéressent. Dans la première, plus anecdotique, Jacques Fourmy démontre que l’Appel n’a pas été prononcé à 18 heures, contrairement à la version officielle, mais quatre heures plus tard. Dans la seconde (rédigée avec la participation active, entre autres, de Jean-Christophe Averty (2)) - la plus importante, celle à laquelle Pierre Royer fait allusion dans Conflits -, il publie l’allocution réellement prononcée (pendant quatre minutes) le 18 juin, au micro de la BBC. Une allocution dont le texte – quelque peu différent de la version officielle - a été transcrit à l’époque, en allemand, par la section radio de la division presse et radio de l’état-major de l’armée suisse (et publié dans quelques journaux français).
Texte "canonique", texte réel : des différences qui "interpellent"
Les premières lignes de l’appel original diffèrent sensiblement de celles gravées dans le marbre.
Le début de la version "canonique" charge sans ambiguïté les autorités civiles et militaires du pays : « Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui ».
En revanche, la version originale apparaît, elle, beaucoup plus prudente, plus compréhensive à l’égard de l’action et des décisions de ces mêmes autorités. Ce qui fait dire à Pierre Royer, comme je l’ai déjà rapporté au début de cet article, qu’il « n’est pas patent », dans ce texte, « que la rupture est consommée entre Pétain et De Gaulle dès la mi-juin ». On y lit en effet : « Le gouvernement français a demandé à l’ennemi à quelles conditions honorables il pourrait cesser le combat. Il a déclaré en outre que la lutte devrait continuer si ces conditions étaient contraires à l’honneur, la dignité et l’indépendance de la France. Nous avons été surpris et submergés par la force mécanique, la tactique de l’ennemi. Mais il y a, malgré tout, des raisons d’espérer, etc. ».
Ainsi, on le voit, comme l’écrit Royer, « l’accroche cinglante de l’appel que nous connaissons n’a jamais été prononcée ». Ce qui justifie l’utilisation de l’expression « pieux mensonge » utilisée par Dominique Venner dans son Histoire critique de la Résistance (Pygmalion, 1995).
Pourquoi une telle prudence de la part du général ?
Les différences entre les deux documents mises en évidence, il importe de s’interroger sur les raisons qui, le 18 juin 1940, ont conduit De Gaulle à rédiger un texte plus "doux" que celui qui sera définitivement arrêté plus tard. Si l’on en croit Pierre Royer toujours, celles-ci se trouvent dans les « impératifs » avec lesquels le général « doit (alors) composer ». D’abord, Churchill et le gouvernement britannique préfèreraient « attacher de plus gros poissons » que ce militaire quasiment inconnu (tel Georges Mandel) « au navire solitaire de l’Angleterre (3) ». Ensuite, ils ménagent encore le gouvernement du maréchal Pétain, avec lequel ils n’ont pas rompu les relations diplomatiques, « en espérant qu’il puisse refuser l’armistice ou qu’au minimum, il prendra toutes les précautions pour éviter que la flotte française ne tombe aux mains des Allemands ou des Italiens (4) ». Enfin, la radio des Anglais dépend de ces derniers. De Gaulle ne peut s’y exprimer qu’avec leur autorisation une fois son texte contrôlé. Ainsi, après le 18 juin, pendant une semaine (jusqu’au 26), ils lui refuseront l’accès à la BBC…
Une autre raison, plus iconoclaste, se trouve aussi, peut-être, dans cette relation faite par le colonel Rémy de ce que lui confie le général, à son grand étonnement, lors d’une promenade sur l’avenue Foch un soir d’hiver de 1947 : « Voyez-vous, Rémy, il faut que la France ait toujours deux cordes à son arc. En juin 1940, il lui fallait la corde Pétain, aussi bien que la corde De Gaulle (5) » : Ces paroles, dans la propre bouche du chef de la "France libre", ne sont-elles pas de nature à apporter de l’eau au moulin de ceux qui, aujourd’hui encore, en tiennent pour la fameuse théorie du glaive et du bouclier…
Un appel à la poursuite de la guerre "traditionnelle"
Dernier rappel concernant l’allocution du 18 juin : elle n’incite nullement à mener une guerre de francs-tireurs, avec sabotages, embuscades ou attentats en zone occupée ou en zone libre. Elle enjoint aux « officiers et soldats français », aux « ingénieurs et ouvriers spécialistes des industries d’armement » de le rejoindre, lui, De Gaulle, pour poursuivre la guerre aux côtés des Britanniques, à partir des territoires de ces derniers, et de ceux de l’Empire français que l’officier rebelle espère alors rallier à sa cause. Par conséquent, comme l’écrit fort justement Pierre Royer : « (…) En parlant de la résistance française, le général n’envisage aucunement un soulèvement populaire, ni ce que deviendra la Résistance qui s’improvise au même moment, sans même avoir connaissance de ce (militaire) parti pour l’Angleterre ». D’où, sans doute, sa méfiance à l’égard de celle-ci, ou plutôt de ses dirigeants dont, selon ses propres mots les « rivalités » résultaient de leur « individualisme extrême » (Mémoires de guerre, tome 2 : l’unité 1942-1944)…
Article paru dans le n°67 de la revue Synthèse nationale, automne 2024.
Notes :
(1) Agrégé d’histoire, diplômé de Sciences-Po, officier de Marine de réserve et spécialiste de la géopolitique maritime, Pierre Royer enseigne en lycée, en classes préparatoires et collabore à la revue Conflits depuis son lancement, au printemps 2014.
(2) Jean-Christophe Averty (1928-2017), réalisateur de télévision et homme de radio, est une des grandes figures de l’audiovisuel français.
(3) Dominique Venner, De la rébellion à la légitimité, Enquête sur l’histoire n°14, De Gaulle et le gaullisme, été 1995.
(4) Pierre Royer, « Cette guerre est une guerre mondiale », Conflits n°28, juillet-août 2020.
(5) Colonel Rémy, Dans l’ombre du Maréchal, les Presses de la Cité, 1971 - d’après un extrait de ce livre rapporté en 1995 dans le n°14 d’Enquête sur l’histoire consacré à De Gaulle et au gaullisme.
14:45 Publié dans Didier Lecerf | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le miracle tranquille de TVLibertés

Philippe Milliau, président de TVL
Balbino Katz, chroniqueur des vents et des marées
Par une chaude soirée de juin, dans les entrailles de l’Arche de la Défense, vaste nef de béton perdue aux lisières de la ville-monde, j’ai assisté à un anniversaire que l’on ne saurait confondre avec les festivités clinquantes du monde médiatique ordinaire. Non point une mondanité de plus, mais la célébration fervente, grave et joyeuse tout ensemble, d’une œuvre née contre le temps et contre l’esprit du temps : les douze ans de TVLibertés.
Ce fut une réunion d’âmes, non d’apparats. La solennité y côtoyait l’amitié vraie. On reconnaissait, çà et là, les figures familières de la chaîne, présentateurs, producteurs, reporters, et surtout, les véritables piliers de l’édifice : des centaines de donateurs venus non pour paraître, mais pour témoigner de leur attachement à une aventure dont ils sont les artisans invisibles. C’est pour eux qu’existe TVL, et c’est par eux qu’elle subsiste. À travers leurs regards, on saisissait le sérieux d’un engagement, non de circonstance, mais de destin.
Pour ma part, je me trouvais à l’autre bout du monde, en Argentine, lors de la première émission de la chaîne, le 30 janvier 2014. L’été austral pesait sur Buenos Aires. Un ami me communiqua la nouvelle et je me connectais aussitôt pour voir apparaître, en un frémissement d’écran encore balbutiant, les visages d’Élise Blaise et d’Olivier Frèrejacques, ouvrant le tout premier journal. L’instant m’apparut inouï. Une télévision libre, née sans publicité, sans argent d’État, sans adossement industriel, simplement portée par la volonté de quelques hommes et l’obole de milliers de Français.
Ce fut, n’en doutons pas, un miracle, non de ceux qui foudroient, mais de ceux qui persistent. Car douze ans plus tard, cette maison de verre et d’acier intellectuel tient bon, et mieux encore, elle s’élève. Huit millions et demi de vues mensuelles, un million et demi d’abonnés sur les réseaux, une trentaine d’émissions originales, plus d’une centaine de programmes produits par mois dont un journal quotidien, une rédaction aguerrie. TVLibertés est aujourd’hui le pôle le plus solide de ce que l’on nomme, faute de mieux, la réinformation.
Et c’est justement cela qui inquiète les puissants. Car le Système ne combat pas toujours à découvert. Il use d’armes feutrées, de procédés visqueux. Depuis douze ans, pas une seule fake news diffusée sur ses antennes, pas un procès, pas une condamnation. Mais aussi : pas un article, pas une enquête, pas un mot, dans la presse stipendiée. C’est le silence comme étouffoir. Les Allemands ont un mot pour cela : Tod durch Schweigen, la mort par le silence. On fait disparaître en refusant de nommer. Le procédé est lâche, efficace… mais seulement un temps !
Cette stratégie du néant a pris, cette année, un tour plus brutal encore : l’excommunication bancaire. En mars, la banque de TVL, après douze ans de services, a fermé les comptes de la chaîne sans justification, sans grief, sans voie de recours. A la clef le risque de ne plus pouvoir payer les salaires, plus de paiements aux fournisseurs, plus d’encaissement de dons. L’intention ne fait guère de doute. Deux mois de combat acharné furent nécessaires pour rouvrir un compte ailleurs. Deux mois d’asphyxie froide.
Il ne faut pas se tromper : ce que Spengler appelait la « tyrannie de l’argent » (die Herrschaft des Geldes), agit ici comme substitut à la censure politique. On ne fait plus interdire les journaux, on étouffe les moyens de les imprimer. On n’enferme plus les pamphlétaires, on coupe les flux bancaires. C’est l’ère des mains propres et de l’esprit sale.
On s’étonne, ou l’on feint de s’étonner, du silence des intellectuels devant cette mise au ban. Où sont les rédacteurs de pétitions, les théoriciens du pluralisme, les idolâtres de la « liberté de la presse » ? Tous muets. À cette énigme, Carl Schmitt aurait répondu en une phrase : « est souverain celui qui décide de l’exception ». Et dans notre époque, ce sont les banquiers, les algorithmes, les petits juges sans visage qui décident de qui a droit de cité.
C’est cela, précisément, que TVLibertés incarne : une exception qui résiste. Une voix qui ne demande pas l’autorisation de parler. Une idée de la France qui ne passe ni par les antennes d’État ni par les rotatives des milliardaires. Une France qui dit non, non au renoncement, non à l’abdication, non à la servitude molle.
Il y a dans cette aventure médiatique une part d’héroïsme archaïque. Une fidélité à l’idée qu’il vaut mieux dire vrai dans la solitude que plaire dans l’oubli. Moeller van den Bruck parlait d’une « Allemagne secrète » ; peut-être existe-t-il aussi une France secrète, qui vit encore à travers TVL.
Longue vie à elle. Et qu’elle tienne bon — face à l’oubli, face au mépris, face au silence.
Article paru sur Breizh-Info, Cliquez ici.
09:32 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La guerre civile a déjà commencé
L’hyperviolence quotidienne et banalisée, la décivilisation française face à la submersion migratoire, la lâcheté politique, la complicité judiciaire… Eric Zemmour, dans un entretien avec l’hebdomadaire Valeurs actuelles nous livre, une fois de plus, une radiographie implacable d’un pays au bord du gouffre. On se pose la question de savoir ce qui pourrait réveiller les Français pour enfin endiguer ce chaos politique, social, juridique et autres qui détruit à petit feu ce pays.
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Source : Valeurs actuelles, 18/06/2025
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Jérôme Guedj ou les manipulations d’un grand hypocrite de la politique

Michel Festivi
Dans un discours délirant et emphatique à souhait, voire ridicule par bien des aspects, Jérôme Guedj a, lors du dernier congrès socialiste, traité Jean Luc Mélenchon « de salopard antisémite », provocant le désarroi des socialistes fauristes qui ont été sommés par le grand Timonier et ses lieutenants, dont l’inénarrable Manuel Bompard, d’émettre des excuses publiques. Comme à son habitude, Olivier Faure, qui ne peut survivre politiquement que grâce à LFI les a très courageusement renvoyés dos à dos. Guedj a effectué un rétropédalage, hier, en s’excusant du terme « salopard », indiquant que le qualificatif « d’antisémite », se suffisait à lui-même.
Au-delà de cette polémique intra-gauchiste, qui ne peut, nous, que nous réjouir de voir ainsi des vrais-faux amis de 30 ans s’étriper de la sorte publiquement, Jérôme Guedj se paie à peu de frais une virginité anti-Lfiste, alors qu’il fraie avec le mélenchonisme depuis des lustres, reprenons le fil de cette histoire.
Adhérent du PS depuis 1993, Guedj se situe immédiatement dans le courant le plus à gauche, La gauche socialiste, fondée justement par Mélenchon, et devient son assistant parlementaire. À noter que Julien Dray fera aussi partie de ce courant et que l’an passé, il a aussi écrit un livre à charge sur le même Mélenchon. Les gauchistes se mangent entre eux. Quelle délectation !
Guedj a toujours milité le plus à la gauche possible du PS. Il a toujours combattu Manuel Valls par exemple, qui se situait, lui, à la droite du PS et qui multipliait les propos anti-islamistes. Guedj deviendra porte-parole de Benoît Hamon, c’est tout dire. Il est élu député de l’Essonne en 2022, comme candidat de « la nouvelle union populaire écologique et sociale », donc allié avec LFI. Il fera toujours partie des députés socialistes ultra favorables à l’union de la gauche avec LFI, regrettant même qu’il ne put y avoir de listes communes aux élections européennes de juin 2024.
Certes à partir du 7 octobre 2023, ses positions vont sensiblement évoluer, traitant les Lfistes « d’idiots utiles du Hamas ». Il se porte pourtant candidat en 2024 dans le cadre des accords du Nouveau Front populaire, refusant contradictoirement de porter les couleurs de cette coalition, c’est ainsi, que son ancienne suppléante Hella-Kribi-Romdhane, sera candidate contre lui, soutenue par le France insoumise. Il sera réélu contre une candidate RN, avec le report des voix de LFI, car son ancienne suppléante pourtant arrivée en deuxième position, s’était retirée et avait appelé à voter pour lui. Mais peut-on considérer que Guedj, aurait découvert tout récemment que Mélenchon était « un salopard antisémite » ? À l’évidence non.
C’est là que l’hypocrisie politique est à son comble. Déjà, en septembre 2024, Mélenchon avait invoqué le terme fallacieux et inacceptable « de génocide » à propos de l’action d’Israël contre les terroristes du Hamas. Dans les mêmes moments, le chef des insoumis avait durement attaqué le ministre délégué chargé de l’Europe, Benjamin Haddad, suggérant que la judéité de ce ministre, en ferait un allié sans condition de Benjamin Netanyahu, sans que Guedj n’intervienne, comme il vient de le faire. Cela à l’opposé de la ministre Maud Bregeon qui avait traité ces attaques de Mélenchon « de sous-entendus nauséabonds ». Termes repris par plusieurs personnalités politiques comme Yaël Braun-Pivet, Aurore Berger etc...
On se rappelle aussi que Mélenchon, le 22 octobre 2023, avait twitté à propos de la présidente de l’Assemblée nationale, qui s’était rendue en Israël, aux lendemains du pogrom génocidaire du Hamas, qu’elle avait « campé à Tel-Aviv ». Imaginons cela dit par un RN !
Pourtant, déjà en 2013, lors d’un congrès du Parti de la gauche, Mélenchon n’avait pas hésité à évoquer en ces termes Pierre Moscovici, alors ministre de l’économie : « qu’il a un comportement de quelqu’un qui ne pense plus en français... ». Qu’a fait à l’époque Guedj ? Imaginons un seul instant la même déclaration dans la bouche d’un RN ! D’aucuns avaient invoqué « un vocabulaire digne des années 30 ». Scandaleusement, Mélenchon avait osé affirmer qu’il ne connaissait pas la religion de Pierre Moscovici ! En 2020, à une réponse à une question d’Apolline de Malherbe sur BFMTV, qui lui demandait si les policiers devaient rester les bras en croix devant les racailles de banlieues, il lui répliquera cette phrase qui en dit long sur sa mentalité profonde : « Je ne sais pas si Jésus était sur la croix, mais je sais qui l’y a mis, parait-il, se sont ses compatriotes ». Là encore imaginons les mêmes mots tenus par un RN, un Reconquête... Le scandale aurait duré des semaines et aurait tourné en boucle sur toutes les chaines du système. Que la classe politique et médiatique peut-être patiente et complaisante avec ce phénomène de la gauche extrême !
Toujours sur BFMTV en octobre 2021, à propos d’Éric Zemmour, Mélenchon énoncera : « Il reproduit beaucoup de scénarios culturels liés au judaïsme » ! Ensuite, Mélenchon a défendu la publication des affiches de son parti, à connotations antisémites, représentant Cyril Hanouna le visage caricaturé dans les mêmes traits antisémites que celles de l’hebdomadaire nazi Der Stürmer de Julius Streicher. Là encore, pourquoi Jérôme Guedj n’a pas émis les imprécations qu’il vient de proférer ? Plus encore, Mélenchon insulte et menace, c’est son ADN. Sur France 3, le 16 mars 2025, il répliquait un « taisez-vous » tonitruant au journaliste qui l’interrogeait sur ces affiches, rajoutant mielleusement « il va falloir vérifier tout le temps la religion des gens que l’on caricature ! ». Lui, le féru d’histoire, a même voulu nous faire accroire, qu’il ignorait tout, des affiches nazies des années 1930 et 1940 !
Comme l’écrira, une fois n’est pas coutume un éditorial du Monde, le 21 mars 2025 : « Il ne cesse, à des fins électorales, d’adresser des clins d’œil à la partie de la population qui, y compris dans les quartiers populaires, est sensible aux préjugés antijuifs, cela s’appelle jouer avec le feu... ». Cet édito revient sur la longue tradition antisémite des gauches : « en feignant d’ignorer que ses dérives - (celles de J-L Mélenchon) - évoquent de plus en plus celles de certains leaders des gauches de l’avant-guerre. Des aventures qui se sont toujours terminées dans la marginalité et le déshonneur ».
C’est encore Le Monde, qui le 5 janvier 2024, dans un article de Sandrine Cassini avait écrit « le fondateur de la France insoumise a multiplié en dix ans, des propos empruntant aux stéréotypes antisémites ». Dès lors, les imprécations fourbes de Jérôme Guedj sur l’antisémitisme de J-L Mélenchon, sont autant d’hypocrisies déplacées que simulées, pour faire du buzz, pour se poser en parangon des vertus « républicaines ».
Guedj fait partie de toute cette équipe sournoise de la gauche socialiste, communiste et même de la macronie et de certains LR, qui ont bien profité politiquement de l’appel au front républicain, pour faire barrage au RN en n’hésitant pas à s’allier avec LFI ou à s’acoquiner avec ce mouvement. Qu’aujourd’hui, il feigne de découvrir « l’antisémitisme » de JL Mélenchon, n’est qu’une posture, une simulation de plus. N’en soyons pas dupe, même si sur le fond, il a totalement raison.
09:20 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 17 juin 2025
L’offensive israélienne contre l’Iran : une certitude et beaucoup d’inconnues

Maurice Bernard
Invité d’Apolline de Malherbe, ce matin, sur BFM, Alain Bauer a souligné un des faits essentiels de l’offensive aérienne menée actuellement par Israël contre la république islamique de l’ayatollah Khamenei : « Tout le monde est très content de ce qui est en train de se passer, l’Iran n’a aucun ami, aucun. L’Iran a perdu ses proxis, le Hamas, le Hezbollah, la Syrie et autres. (…) L’Iran est totalement isolé car en fait, personne n’aime le régime iranien (…). Chacun veut éviter l’embrasement, mais si on pouvait se débarrasser du régime, tout le monde serait très content. Il y a une très grande hypocrisie. Israël fait le sale boulot du monde entier dans cette affaire ».
À Synthèse nationale, nous sommes quelques-uns à avoir milité au sein du Parti des forces nouvelles durant la seconde moitié des années 1970 et au début des années 1980. Nous n’oublions pas que dès le début de la République islamique d’Iran, en novembre 1979 et juillet 1980, le PFN a mené diverses actions afin de dénoncer les crimes du régime khomeyniste : occupation symbolique de la villa où résidait l’ayatollah Khomeiny à Neauphle-le-Château avant son retour à Téhéran, manifestations à Paris, à proximité de l’ambassade d’Iran, puis sur les Champs-Élysées…
Nous n’oublions pas non plus les nombreux Français qui sont tombés sous les coups des assassins armés par ce régime terroriste, tels les 58 parachutistes des 1er et 9e RCP tués à Beyrouth, le 23 octobre 1983, dans l’attentat à la bombe contre leur immeuble, le Drakkar, les 13 morts et plus de 300 blessés de la série d’attentats de 1985-1986 à Paris, ou encore les 11 salariés de la DCN morts à Karachi dans l’explosion de leur bus (12 autres étant blessés)…
Il y a bientôt un an, à la fin du mois de juillet 2024, en périphérie de Beyrouth, l’armée israélienne a éliminé Fouad Chokr, un des chefs militaires du Hezbollah considéré comme le principal responsable des attentats de 1983 au Liban. Ce faisant, elle a fait ce que la France aurait dû faire depuis longtemps. Aujourd’hui, Tsahal s’emploie à mettre à mal le programme nucléaire iranien et à déstabiliser le régime. Elle mène une campagne ciblée de bombardements et d’éliminations de responsables civils et militaires, ainsi que de scientifiques impliqués dans le processus devant conduire à la production de bombes atomiques. Nous n’allons ni le lui reprocher ni pleurer sur les malheurs actuels des révolutionnaires islamiques au pouvoir à Téhéran.
Néanmoins, la situation créée par les opérations en cours soulève un certain nombre de questions.
Israël n’a pas les moyens de détruire l’ensemble des sites nucléaires iraniens. Seuls les États-Unis en ont la capacité. l’État hébreu peut seulement leur occasionner suffisamment de dégâts pour gagner un temps précieux. Les heures qui viennent nous diront ce que le président Trump entend par « une véritable fin ». Va-t-il choisir la voie de l’engagement direct au côté d’Israël ou bien celle de la négociation, imposée à Benjamin Netanyahu ?
En 2012, Frédéric Pichon, Tancrède Josseran et Florian Louis, dans leur Géopolitique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (aux Presses universitaires de France) considéraient que « la crainte n’est (…) pas tant celle de voir l’Iran utiliser une éventuelle bombe nucléaire contre un de ses voisins, et encore moins contre Israël car une telle attaque ferait autant de victimes israéliennes que palestiniennes, sans parler des représailles de l’État hébreu qui pourraient s’avérer fatale à l’Iran. Le risque lié à la bombe iranienne tient plutôt à la prolifération : si Téhéran franchit le seuil nucléaire, alors il y a fort à parier que nombre de ses voisins se sentiront obligés d’en faire de même, à commencer par l’Arabie Saoudite, la Turquie ou l’Égypte ». Si le véritable enjeu est bien là (un avis que ne partage pas le gouvernement de Tel Aviv pour qui, officiellement, le nucléaire iranien est un problème existentiel), alors, on est en droit de se demander si la campagne actuelle de bombardements est le meilleur moyen à utiliser…
Il apparaît évident qu’Israël veut désormais en finir une fois pour toute avec le régime de Téhéran. Mais l’effondrement de ce dernier ne risque-t-il pas d’instaurer le chaos dans le pays et de déstabiliser toute la région ? Ce matin, Alain Bauer faisait remarquer justement : « (…) Il n’y a pas de remplaçant et chaque fois qu’on a essayé de faire ça sans un remplaçant légitime, ça a amené à la situation en Lybie, (…) en Irak, ça a amené au chaos généralisé. (…) La création du chaos par l’élimination d’Ali Khamenei sans option de remplacement (…), ça nécessite quand même qu’il y ait une opposition structurée capable de tenir le pays pour éviter qu’il sombre ». Déjà, certains mettent en avant Reza Pahlavi, le fils du dernier Shah d’Iran. Mais peut-il être l’homme de la situation, ce « remplaçant » évoqué par Alain Bauer ? Et cette opposition structurée, existe-t-elle seulement ? Seul l’avenir nous le dira. À condition que le régime s’effondre effectivement…
Enfin, comme le faisait remarquer Robespierre, déjà en 1792, « personne n’aime les missionnaires armés ». Sur les ondes, on entend beaucoup dire que les Iraniens rejetteraient massivement le régime et se réjouiraient des frappes actuelles... N’est-ce pas aller un peu vite en besogne ? N’est-ce pas confondre la population des campagnes ou des quartiers populaires, plus conservatrice, avec les classes moyennes des villes, diplômées et en partie occidentalisées ? N’est-ce pas oublier un peu rapidement que la révolution de 1979 n’a pas été faite par une poignée d’insurgés ? N’est-ce pas oublier également la force du nationalisme iranien, la volonté du pays (qui se sent encerclé) d’assurer sa sécurité et d’empêcher les ingérences extérieures ?
On le voit, les inconnues sont nombreuses et les développements à venir du conflit en cours particulièrement difficiles à prévoir… Comme pour la Russie de Winston Churchill, nous sommes face à « un rébus enveloppé de mystère au sein d’une énigme »…
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Espagne, le socialiste Pedro Sanchez et le nez de Pinocchio

Michel Festivi
On a connu en France de très gros menteurs socialistes. Le plus célèbre d’entre eux, Jérôme Cahuzac, avait multiplié les contrevérités « les yeux dans les yeux ». En Espagne socialo-communiste, le Premier ministre Pedro Sanchez est devenu aussi grotesque que l’allongement du nez de Pinocchio, en mentant aux Espagnols « comme un arracheur de dents ».
Depuis de nombreux mois, le PSOE est empêtré dans de nombreuses affaires de prévarications, qui mettent en cause les plus hauts sommets du Parti, ainsi que l’entourage direct du Chef du gouvernement. Dans la famille Sanchez, je demande le petit frère, David, qui avait obtenu, sur des recommandations insistantes, un emploi totalement fictif de responsable culturel dans la région d’Estrémadure, alors gouvernée par les socialistes, il est renvoyé devant un tribunal avec dix autres comparses pour trafic d’influence. Dans la même famille, je demande la femme, Begoña Gomez épouse Sanchez, mise en cause dans un dossier d’appropriation illicite de matériels et d’exercice illégal d’une profession à l’université de Madrid. Il faut dire que ces affaires n’ont pas été révélées par le Parti populaire, mais par des associations classées à la droite de la droite, ce qui a fait dire à Pedro Sanchez, qu’il s’agit de campagnes de diffamation « venant de l’extrême droite ». Pour toute réponses il entend museler encore plus la presse et les réseaux sociaux.
Mais, ce 12 juin dernier, l’un des plus proches amis du Premier ministre, numéro 3 du PSOE, un dénommé Santos Cerdan, a été impliqué dans une affaire de corruption, dans le cadre classique d’attributions de marchés publics, et a été contraint de démissionner de toutes ses fonctions, notamment celle de député, même s’il clame son innocence. Ce scandale concerne également un tenant de la garde rapprochée de Sanchez, José Luis Abalos, ancien ministre socialiste des transports, contraint aussi à la démission en 2024. Ils auraient perçu des dessous de table dans le cadre d’un achat massif de matériel médical durant la crise sanitaire. Bien sûr tous ces personnages n’ont pas encore été condamnés, et ils sont présumés être innocents, contestant les faits.
Ce même jour donc, devant le siège du PSOE à Madrid, Sanchez, lèvres pincées et regard des mauvais jours, s’est fendu d’une déclaration ampoulée, demandant pardon aux Espagnols d’avoir fait confiance à ces hommes clefs, mais jurant ses grands dieux, qu’il n’était informé de rien, ce qui est une farce des plus scandaleuses, tant ces personnages étaient proches de lui et partageaient plusieurs secrets dans le cadre de très nombreuses affaires politiciennes des plus glauques. Vox et le Parti populaire réclament sa démission depuis plusieurs semaines, et les manifestations hostiles se multiplient dans le pays. Pour l’instant Sanchez tient bon, soutenu par les communistes de Sumar et Podemos ainsi que les indépendantistes catalans et basques, qui le font chanter politiquement et qui obtiennent tout ce qu’ils veulent, puisque la majorité socialiste aux Cortès, dépend d’eux.
Donc, comme le souligne Boulevard Voltaire « d’une voix pleine de gravité (feinte ?), il a demandé pardon », mais bien sûr a exclu tout recours à des législatives anticipées. Comme François Mitterrand, qui mentait comme il respirait, en plissant des yeux, Sanchez continue cette lignée d’affabulateurs professionnels, prêts à tout pour conserver leurs grasses prébendes. Car il faut souligner une incongruité espagnole, Sanchez est resté patron du PSOE tout en étant 1er ministre, ce qui ne choque personne, et surtout pas les instances européennes. Cette anomalie criante sape totalement la vie démocratique du pays. Sanchez est aussi président de l’internationale socialiste, mélange des genres des plus calamiteux, on le voit aujourd’hui.
Javier Milei, le Président argentin, que Sanchez hait, il lui préfère Maduro le dictateur communiste, a ironisé l’autre semaine, en visite à Madrid en lançant : « si vous voulez aussi malmener le voyou local, je n’y vois pas d’inconvénient », rajoutant « Sachez que je serai toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de s’opposer aux socialistes ».
L’Espagne est l’un des pays européens où la corruption politique est la plus forte, et où la séparation des pouvoirs est la plus bafouée. On doit cela au bipartisme, un coup le PSOE, le lendemain le PP. Passez-moi la rhubarbe, je vous passerai le séné. Le drame de l’Espagne est là, le PP quand il est au pouvoir, ne remet jamais en cause les lois liberticides et sociétales prises par le PSOE et ses alliés d’extrême-gauche. L’Espagne est le pays d’Europe où le wokisme fait le plus de ravages. Les régularisations des immigrés clandestins sont massives, les lois sur le logement sont hyper favorables aux squatters, les dispositions concernant les transitions de genre vont très loin, des lois mémorielles interdisent toutes libertés historiques, le débat public est verrouillé etc...
Sanchez pourra-t-il tenir jusqu’en juillet 2027, date des prochaines législatives ? Le PP et Vox n’ont pas la majorité absolue à quelques sièges près, et Feijoo hésite à déposer une motion de censure. Le PP a plus de députés que le PSOE, mais pour l’instant les indépendantistes catalans et basques le soutiennent, compte tenu des contreparties énormes qu’ils engrangent. Néanmoins les pressions contre Sanchez redoublent. Le 15 juin, l’Archevêque de Valladolid et président de la Conférence épiscopale d’Espagne, Monseigneur Luis Arguëllo a estimé nécessaire que le pouvoir organise au plus vite de nouvelles élections, « Car demander pardon est un acte politiquement non pertinent, il faut donner la parole aux citoyens pour sortir du blocage institutionnel ». Le Roi Felipe VI pourrait en rajouter une couche, mais pour l’instant, il a toujours été d’une transparence totale.
07:10 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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L’omni-président en roue et chute libres…

Synthèse nationale
On le dit et on le répète, une partie des élites a fait sécession. Comme l’a écrit Emmanuel Todd, la partie concernée vit désormais « en vase clos » et développe, « sans s’en rendre compte, une attitude de distance et de mépris vis-à-vis des masses ». Emmanuel Macron en est une illustration parfaite. Depuis son Olympe élyséen, il trie les réalités. Il y a celles qui attirent et retiennent son attention (l’intégration européenne, l’Ukraine, Gaza ou les questions environnementales) et celles qu’il regarde de loin, relègue au second plan ou préfère ignorer (la dette, la perte de souveraineté, la dénatalité, l’immigration ou encore la violence d’une certaine jeunesse).
L’activisme dont il fait preuve en matière de communication s’avère toutefois de plus en plus contre-productif. Ainsi, le 2 mars dernier, plus de 15 millions de téléspectateurs en moyenne l’ont écouté, mais le 13 mai ils n’étaient plus que 4,9 millions, et le 10 juin 1,57 million, soit dix fois moins que trois mois auparavant ! Le « petit malin » (dixit Trump) parle, parle, parle, mais plus grand monde ne l’écoute. En parallèle, sa cote de popularité est, elle aussi, en chute libre. Selon le baromètre de l’action politique Ipsos-CESI École d’ingénieurs pour La Tribune Dimanche, Jupiter est passé de 32% d’opinions favorables en mai 2024, et 25% en mars 2025, à 21% actuellement, soit 1% de mieux seulement que son plus bas niveau (20%) de décembre 2018, au moment de la crise des gilets jaunes… Le fond n’est plus très loin. Pour lui, sans doute ; mais aussi, malheureusement, pour la France, certainement. Merci qui ? Merci le "front républicain" et le vote dit "utile" !
07:00 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) |
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lundi, 16 juin 2025
La "Faurenerie" du jour...

Synthèse nationale
Après le milliard d’euros des émeutes de juin 2023, les assureurs estiment le coût global des violences d’il y a quinze jours, en marge de la victoire du PSG, à des « dizaines voire des centaines de millions ». Le bilan provisoire établi par le ministère de l’Intérieur s’élève, pour l’ensemble du territoire, à 2 morts, 192 blessés, 694 incendies volontaires (dont 264 véhicules)… Depuis des années, les trafics prospèrent et la violence s’accroît. Les règlements de comptes, les attaques à l’arme blanche, les agressions, les viols, dans la rue, voire chez soi, se succèdent. L’immigration, illégale ou légale, submerge le territoire et ses capacités d’accueil. La dette est pratiquement hors de contrôle, les défaillances d’entreprises sont à un niveau inédit (depuis plus de trente ans) et un nombre croissant de Français (en particulier hautement qualifiés) partent pour l’étranger…
Mais pour Olivier Faure, récemment reconduit à la tête du PS et invité ce matin des "4 Vérités" sur France télévision, « la vraie menace, le vrai danger (…) est aujourd’hui l’extrême droite (…) qui est ultradominante »… Comme l’a écrit Claude Adrien Helvétius (1715-1771), « l’illusion est un effet nécessaire des passions dont la force se mesure presque toujours au degré d’aveuglement où elles nous plongent ».
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Hier, Eric Zemmour était l'invité de Dimanche en Politique sur France 3

12:07 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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La "start-up nation" dans tous ses états : la dette « presque hors de contrôle » et les défaillances d’entreprises toujours à un niveau élevé

Maurice Bernard
Le 26 mai dernier, l’économiste Éric Dor, directeur des études économiques de l’IESEG School of Management a publié une note mettant l’accent sur « la situation dangereuse des finances publiques ». Les chiffres ont en effet de quoi alarmer même ceux qui sont d’un naturel particulièrement optimiste. Selon l’Insee, la dette française, à la fin du quatrième trimestre 2024, se montait à 3.305,3 milliards d’euros (113% du PIB), soit 1.024 milliards de plus qu’au deuxième trimestre 2017, au moment de la première élection du "Mozart de la finance"… Par conséquent, en 2026, elle devrait absorber 6,6% des recettes fiscales, soit deux fois plus qu’en 2020 (contre 2,7% en Allemagne et 2% aux Pays-Bas…
Pour ce qui est des entreprises, l’hécatombe se poursuit. Selon les données de la Banque de France, à la fin du mois d’avril, on comptait 66.937 défaillances (en cumul sur les douze derniers mois), un niveau jamais atteint au cours des trois dernières décennies (le dernier record, en octobre 1993, étant de 63.999 défaillances, soit 2.938 de moins). Par rapport à la moyenne pour la période 2010-2019, les défaillances de très petites et petites entreprises ont augmenté de 71% ; celles d’entreprises moyennes de 55% ; et celles d’établissements de taille intermédiaires (ETI) et de grandes entreprises de 94% !
Emmanuel Macron est au Groenland. Ses habitants devraient se méfier. Il se pourrait qu’à l’avenir, ils se retrouvent dans l’obligation d’importer de la glace…
10:59 Publié dans Maurice Bernard | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Lettre ouverte de Jean-Yves Le Gallou à Bruno Retailleau

Sur Boulevard Voltaire, en exclusivité (cliquez ici), Jean-Yves Le Gallou vient d'interpeller Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, au sujet d'une note de la préfecture de police de Paris, dirigée par Laurent Nuñez, plaidant l'interdiction, à l'époque de Gérald Darmanin, d'un colloque de l'Institut Iliade dont il est l'un des cofondateurs.
Monsieur le Ministre d’État,
Votre dénonciation des « barbares », vos prises de position sur l’islamisme et le « frérisme », sur « l’immigration qui n’est pas une chance », sur les excès de l’État de droit, sur la « décivilisation » ou la « mauvaise conscience européenne » ne laissent pas indifférents. Mais vos adversaires de gauche et d’extrême gauche affutent leurs armes idéologiques et juridiques pour vous paralyser. Critiquer l’immigration, n’est-ce pas déjà participer d’un « discours de haine » contraire à « l ’ordre public immatériel » ? Une démarche incapacitante qui est bien rodée. Dans les médias comme dans les arcanes de l’État profond. Y compris à la préfecture de police pourtant placée sous votre autorité.
Vous ne le croyez pas ? Permettez-moi de vous raconter, à propos de l’Institut Iliade dont je suis l’un des cofondateurs, une anecdote qui fait froid dans le dos des défenseurs de la liberté. L’institut Iliade organise, depuis 2014, des colloques de belle tenue dans le grand amphithéâtre de la Maison de la chimie. Ces colloques n’ont jamais suscité ni le moindre trouble à l’ordre public, ni conduit à la moindre poursuite judiciaire. Mais le 21 mai 2023, une manifestation au Pavillon Wagram d’hommage à l’historien et essayiste Dominique Venner, grand prix de l’Académie française, a été interdite par le préfet de police dans le cadre d’une vague d’interdictions générales consécutives à une demande de M. Darmanin. Notifiée 24 heures avant les faits, il ne fut pas possible d’obtenir la suspension de cette décision liberticide en référé-liberté. L’Institut Iliade a donc engagé un recours en plein contentieux.
Je viens de lire le mémoire en défense préparé par les services de la préfecture de police. Ce document est - je pèse mes mots – LUNAIRE.
1) Il se réfère à la notion d'« ordre public immatériel », extension idéologique de la notion d’ordre public telle qu’on la trouvait dans le droit soviétique. Les « valeurs républicaines », pas toujours bien définies d’ailleurs, prenant ici la place de « l’intérêt social général » ou de « la construction du socialisme ». Le droit de la République populaire de Chine, issu à la fois de la révolution communiste et de la tradition confucéenne, reprend une notion comparable pour limiter les libertés de réunion : la protection de la « stabilité sociale » et de « l’harmonie sociale ».
2) C’est dans un sens comparable à la logique pékinoise que s’inscrivent les rédacteurs de la préfecture de police en reprochant à l’Institut Iliade sa démarche identitaire présentée comme un « discours de haine » susceptible de fracturer la société et de « nuire à la cohésion nationale ».
3) Ajoutons que le rédacteur du mémoire a une conception très extensive de ce qui pourrait nuire à la cohésion nationale, et notamment (page 18) le fait que « l’Institut Iliade ait été créé en réaction au Grand Remplacement et envisagé comme un moyen de défense de la civilisation européenne ». De longs développements cherchent ainsi à criminaliser la défense de la civilisation européenne et la transmission de son patrimoine et de sa culture. C’est proprement HALLUCINANT.
4) Un autre argument est avancé par les rédacteurs de la préfecture de police : si la réunion avait eu lieu, il aurait pu y être tenu des propos contraires à la loi. Nous sommes ici dans une dystopie, celle du livre et du film Minority Report où la police intervient… avant que le crime ne soit commis. En l’occurrence, le crime contre la pensée.
5) À l’appui de leur thèse, les services de M. Nuñez énumèrent les intervenants prévus le 21 mai 2023 et évaluent les risques qu’ils aient pu commettre un délit d’opinion. Ils relèvent notamment pour l’un d’entre eux une condamnation au titre de la loi de 1972 et remontant à 1990. Première question : peut-on interdire de parole quelqu’un à vie pour un écrit remontant à plus de 30 ans ? Dans cette logique, aurait-il fallu interdire de candidature Éric Zemmour à l’élection présidentielle de 2022 ?
6) Cet écrit, je suis bien placé pour en parler : je l’ai signé dans le journal Présent, en 1989. Il s’agissait d’un commentaire – fort innocent, au regard de ce qui se passe et de ce qui se dit aujourd’hui – à propos d’une émeute qui s’était déroulée dans un quartier de l’immigration (à Gennevilliers). Mon innocence a d’ailleurs été reconnue, puisque dans un arrêt du 5 janvier 1993, la chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé une décision de relaxe de la cour d’appel de Paris prise en 1991. En m’accusant d’une condamnation inexistante, le préfet de police s’est rendu coupable du délit de diffamation.
7) Je ne vous cacherai pas, Monsieur le Ministre d’État, que cette affaire m’attriste profondément. Sorti de l’ENA au ministère de l’Intérieur, j’ai terminé ma carrière administrative comme inspecteur général de l’administration. J’ai croisé de nombreux préfets et fonctionnaires de préfecture dont j’ai pu généralement apprécier le travail, la rigueur, le sérieux et la neutralité. Tel n’est pas le cas de l’auteur de la note de la préfecture de police : orwellienne d’esprit, intellectuellement affligeante, juridiquement fautive (évoquer une condamnation infirmée en appel !) et manquant totalement de neutralité.
8) Ce manque de neutralité s’explique d’ailleurs assez bien : le mémoire en défense du préfet n’est trop souvent qu’un copier-coller d’un article de Médiapart paru le 19 mai 2023. Comme ancien sénateur, comme ministre, comme président des Républicains, pouvez-vous faire confiance à cette officine d’extrême gauche qui ne cesse de vous dénoncer ? Et trouvez-vous normal que ce média dont vous avez critiqué « les pseudo-révélations » et « la complaisance envers le totalitarisme islamiste » inspire les services placés sous votre autorité ?
9) Dans un grand discours tenu à Munich, le vice-président américain J.D. Vance a mis en garde l’Europe contre les dangers d’une immigration de masse, rendue possible par les atteintes à la liberté d’expression et aux règles démocratiques. Il pensait alors plutôt à l’Allemagne et à la Grande Bretagne. Il pourrait bien y avoir bientôt la France à ajouter à la liste.
10) Vous-même, quand vous voulez traduire vos paroles en actes, vous devez affronter les médias d’extrême gauche et défendre la souveraineté des Français face à l’État profond. Les libertés sont l’héritage le plus précieux de la civilisation européenne et ont inspiré les plus belles heures de l’Histoire de France. Je fais appel à vous pour les défendre.
11) Aussi puis-je me permettre de vous poser la question suivante : approuvez-vous, M. le Ministre d’État, votre préfet de police de Paris quand il plaide, devant un tribunal, que défendre la civilisation européenne ou ne pas accepter le Grand Remplacement devrait être considéré comme hors la loi ?
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre d’État, l’expression de ma haute considération.
Enarque, ancien haut fonctionnaire, ancien député européen, Jean-Yves Le Gallou vient de publier Mémoires identitaires, chez Via Romana.
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