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mercredi, 10 février 2010

Identité nationale : le débat fait pschitt… et accouche d’un monstre.

Robert Spieler 4.jpgUn communiqué de Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Le débat sur l’Identité nationale, voulu par Sarkozy, porté par le ministre de l’Immigration Besson, est un fiasco total : un débat bidon, où les vraies questions n’ont jamais été abordées, où trois mois de discussions soigneusement encadrées dans les préfectures et sous-préfectures, en présence d’un auditoire sélectionné, ont accouché d’un avorton. Ils prétendaient vouloir « écouter ce que le peuple a à dire ». Ils n’ont entendu que les couinements des lobbys, les vagissements des représentants de la diversité et les discours souffreteux des représentants du Système.

 

Parmi les ridicules mais terrifiantes mesurettes annoncées en conclusion accélérée de ce pseudo-débat figure la création d’un « carnet du jeune citoyen » qui accompagnera les élèves tout au long de leur formation jusqu’à leurs 18 ans. Les écoliers y consigneront leurs « actions civiques » et leurs « réflexions nourries de lectures de la presse » et leurs « réactions à l’actualité ».

 

On imagine sans peine les « actions civiques » et les « réflexions » exigées par les kapos du Système.

 

Sommes nous dans l’Union soviétique de Staline, sommes nous dans le Cambodge de Pol Pot, sommes nous dans l’Albanie d’Enver Hoxha ?

 

Non, nous sommes dans la France de Sarkozy.

17:29 Publié dans Nouvelle Droite Populaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, identité, sarkozy, ump, ndp, robert spieler, besson | |  Facebook

mercredi, 28 janvier 2009

Nicolas Sarkozy confond Paris avec Jérusalem !

Réaction de Jean-Claude Rolinat, membre de la Direction nationale de la Nouvelle Droite Populaire :

 

Après que le Président de la République française a reçu à l’Elysée le père du soldat  franco-israélien  Gilad Shalit, la Nouvelle Droite Populaire s’étonne que Monsieur Nicolas Sarkozy paraisse confondre sa fonction de chef de l’Etat français avec celle de Président de l’Etat hébreu.


En effet, si l’angoisse et la démarche du père du soldat Gilad Shalit sont bien compréhensibles s’agissant du sort d’un fils retenu prisonnier du Hamas, il est tout à fait étonnant que le cas d’un militaire servant dans une armée étrangère, en l’occurrence Tsahal, puisse mobiliser les plus hautes instances de l’Etat français, qui devraient avoir en ce moment d’autres soucis et d’autres priorités.

 

L’avenir et le sort du soldat Shalit, s’agissant d’un soldat israélien, sont du ressort exclusif du gouvernement de Jérusalem, pas de celui de Paris. Cette affaire est emblématique de l’ambiguïté et de l’inanité du statut de binational.

 

13:25 Publié dans Nouvelle Droite Populaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : israël, gaza, palestine, proche-orient, politique, ndp, sarkozy | |  Facebook

lundi, 05 janvier 2009

A propos du voyage de Nicolas Sarkozy au Proche-Orient…

Communiqué de Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite Populaire :

 

Mais que va faire Nicolas Sarkozy en Egypte, en Israël, en Syrie et au Liban ?

 

Au moment où les voitures flambent dans toute la France, où l’économie s’effondre et où le chômage explose, Sarkozy, tout à la nostalgie de sa très courte présidence de l’Union européenne joue les prolongations en cherchant à s’octroyer un rôle majeur dans le conflit du Proche-Orient.

 

Foutaises que tout cela. Sarkozy, la France et l’Europe ne pèsent rien dans un conflit qui, au demeurant, ne les concerne en rien.

 

C’est en France et en Europe que se situent les défis qui nous concernent, pas au Proche-Orient. Face à l’invasion que nous subissons, face à l’insécurité grandissante, face à la crise économique majeure qui nous submerge, la réponse radicale doit être française et européenne.

 

Tout le reste n’est que billevesées…

 

mardi, 05 février 2008

INTERVENTION DE JEAN-FRANCOIS TOUZE AU COLLOQUE DE SYNTHESE NATIONALE SUR L'ISLAMISATION :

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Nous publions ici les principaux extraits du discours de Jean-François Touzé, Conseiller régional d'Ile-de-France et Président de Convergences nationales, prononcé à l'occasion du colloque de Synthèse nationale sur l'islamisation qui s'est tenu à Paris samedi 2 février dernier :

 

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

 

Je voudrais, avant toute chose, remercier Roland Hélie pour son invitation et saluer l’initiative qu’il a prise en organisant ce colloque.

 

Si nous sommes réunis ici ce samedi après-midi, c’est bien évidemment que nous sommes tous conscients de la menace mortelle que fait peser, non seulement sur nos villes, mais sur notre nation, notre continent, notre civilisation, la vitalité puissante, bouillonnante et offensive – même s’il s’agit encore d’une offensive contenue – d’un Islam qui, depuis quelques décennies, servi par une démographie galopante, par la lâcheté ou l’inconscience des gouvernements occidentaux, mais aussi par les erreurs d’une Amérique aveugle, a retrouvé en lui-même la force de sa marche collective et sa volonté eschatologique, tant il est vrai que demeurent chevillés au corps mystique de l’inconscient musulman, l’attente et l’espoir, pour les uns du rétablissement du califat, pour les autres du retour de l'Imam caché et du triomphe du Mahdi.

 

Cette menace, Mes Chers Amis, nous ne pouvons l’aborder de manière parcellaire. Elle est globale, tout à la fois planétaire, nationale et civilisationnelle. Lire la suite.

jeudi, 03 mai 2007

LE PIRE EST DEVANT NOUS !

Le débat d’hier entre les deux finalistes relevait plus de la discussion de boutiquiers que de la confrontation entre deux grands projets pour la France.

 

Ce pseudo face à face sans intérêt devenait même parfois quasiment soporifique et la prise de bec au sujet des handicapés entre une Ségolène Royal plus docte que jamais et un Nicolas Sarkozy qui, dissimulant péniblement son arrogance naturelle, avait du mal à en placer une, n’entrera certainement pas dans les annales des répliques fatales comme ce fut le cas avec « le monopole du cœur » de Giscard… Non, ce face à face aura été, comme le sera probablement le prochain quinquennat, un face à face pour rien.

 

Mais que pouvions-nous attendre en réalité d’une telle émission ? Les deux protagonistes portent autant l’un que l’autre la responsabilité de la situation catastrophique dans laquelle notre pays est plongé. Aucun d’entre eux ne propose une véritable politique de rupture totale, ils se réfèrent tous les deux aux mêmes valeurs et, en définitive, leurs propositions respectives ne reviennent qu’a mettre des cautères sur une jambe de bois. Nous dûmes donc nous contenter d'un échange feutré entre l'émotionnel et le rationnel. La France mérite pourtant mieux que cela…

 

Cependant il y a eu un moment qui, à mon avis, a été suffisamment significatif pour nous éclairer sur la nature réelle des deux prétendants. Ce furent les six dernières minutes.

 

En guise de conclusion, Sarkozy et Royal furent en effet invités par les animateurs à donner leurs jugements l’un sur l’autre. Le premier se livra à un numéro de flatterie digne du parfait démago qu’il est, alors que la seconde se refusa à juger l’homme en tant que tel et préféra s’en tenir à condamner son programme.

 

Cet échange fut révélateur, il nous donna une idée sur ce que demain sera. Si Ségolène Royal l’emporte, nous aurons une vision idéologique de la politique et, avec les socialistes, nous savons jusqu'où cela peut mener… Si c’est Nicolas Sarkozy, nous aurons en revanche une version pragmatique qui, fidèle en cela à celle de son pitoyable prédécesseur, consistera à faire des prouesses pour essayer de séduire, non plus l'électorat national, mais celui de la gauche. Car, en bon libéral qu’il est, Sarkozy pensera toujours que c’est son adversaire qui a raison. Nous voilà donc prévenus.

 

Quoi qu’il en soit, dans un cas comme dans l’autre, le pire est devant nous…

 

Roland Hélie

13:10 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, présidentielle, Jean-Marie Le Pen, royal, sarkozy, paris, ump | |  Facebook

mardi, 20 février 2007

BAYROU : UN DANGER A NE PAS SOUS-ESTIMER...

L’irruption soudaine de François Bayrou dans le club très fermé des présidentiables suscite des analyses diverses et variées de la part des observateurs.

 

Certains, les plus naïfs, pensent que Bayrou incarnerait une véritable rupture, ce qui est un comble lorsque l’on regarde le trajet politique de l’intéressé. Trajet qui, de par sa fadeur et sa soumission à la pensée unique, n’a rien d'original par rapport à ceux des deux principaux postulants désignés par les médias. D’autres, sans doute pour se rassurer, affirment qu’il s’agit d’un mauvais remake de l’opération Chevènement 2002. Dieu fasse qu’ils aient raison. Mais force est d’admettre que les choses ont bien changé par rapport à la dernière présidentielle.

 

Tout d’abord, en 2002, avec Chirac et Jospin, nous avions affaire à deux has been de la politique. Deux candidats qui ne faisaient plus rêver leurs camps respectifs depuis bien longtemps. Entre un fourbe accablé par les scandales les plus scabreux et un rigoriste issu des plus obscures contorsions de l’internationale trotskiste, l’offre restait somme toute assez limitée. Ce cas de figure allouait donc un boulevard à tous les autres candidats. C’est ainsi que Jean-Marie Le Pen put s’imposer pour le second tour de cette présidentielle, ce qui, admettons-le, ne faisait pas vraiment partie, jusqu'alors, de la « culture maison » de la Droite nationale. Nous connaissons la suite…

 

Aujourd’hui, les choses sont bien différentes. Nicolas Sarkozy a réussi le tour de force de faire croire à une partie de la droite qu’il était l’homme providentiel, cela en dépit du bilan désastreux de son passage au ministère de l’Intérieur. Quant à Ségolène Royal, grâce à une campagne médiatique habilement montée, elle est parvenue à donner, malgré ses bourdes successives et sa légèreté notoire, un semblant d’espérance à une gauche qui ne croit plus vraiment en rien. Cette équivoque ne pouvait pas durer éternellement, d’où l’apparition subite du Béarnais comme « troisième homme » providentiel.

 

Si nous ne pouvons que nous réjouir de voir Bayrou draguer ses électeurs potentiels aussi bien chez les sarkozistes que chez les socialistes, il ne faut pas pour autant sous-estimer sa capacité de glaner aussi dans le camp national. N’oublions pas comment Lecanuet, en 1965, ou Giscard, en 1974, réussirent à capter une partie non négligeable des électeurs nationaux qui, au nom d’un pseudo vote utile, préférèrent accorder, dès le premier tour, leurs suffrages à ces tristes sires. La candidature Bayrou est un danger qu'il faut donc prendre en compte sérieusement.

 

Face à ce nouveau leurre du Système, seul le relancement et la concrétisation de l’Union patriotique derrière la candidature de Jean-Marie Le Pen pourra permettre au mouvement national de s’imposer comme l’alternative crédible et salvatrice que les Français attendent. Au moment où la réalité nous donne raison, il convient, plus que jamais, de garder nos repères, tout en respectant nos diversités, et d’affirmer sans complexe les fondamentaux qui font la force et l’originalité de notre famille d'idées. Tout le reste n’est que vue de l’esprit.

 

Refusons les chimères fatales et les dispersions stériles. Soyons ce que nous sommes, il en va de l'avenir de la France, de l'Europe et de notre Civilisation.

 

Roland Hélie

www.synthesenationale.com

20:55 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, sarkozy, jean-marie le pen, ump, bayrou, udf, mpf | |  Facebook

jeudi, 25 janvier 2007

RESTER SOI-MEME POUR GAGNER !

Nous publions ici l'éditorial du numéro de janvier de La Lettre de Synthèse nationale que vous trouverez dans le kiosque en bas à gauche de ce site.

 

Dans la précédente livraison de cette lettre d’information, j’évoquais avec enthousiasme l’entente scellée à Saint-Cloud entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret. Cette Union patriotique, tant souhaitée par l’immense majorité des électeurs et des militants de la cause nationale, est le seul moyen de faire de la candidature de Jean-Marie Le Pen une véritable lame de fond capable d’avoir une réelle incidence sur la politique qui sera menée demain dans notre pays.

 

Au-delà d’un simple ralliement conjoncturel du Président du MNR à l’occasion de l’élection présidentielle du printemps prochain, l’Union patriotique doit, comme l’a d’ailleurs lui-même appelé à maintes reprises Jean-Marie Le Pen, être une vaste dynamique rassemblant l’ensemble des forces nationales, nationalistes, patriotiques et identitaires. Elle doit devenir une « machine à gagner ».

 

Je n’ose donc pas imaginer que dans notre camp, au moment où la France sombre de plus en plus dans la fatalité du déclin, au moment où les événements qui se succèdent donnent chaque jour de plus en plus raison à nos analyses, au moment où les Français prennent conscience de la véracité des dangers que nous dénonçons depuis des décennies, certains doutent de la nécessité vitale de réaliser cette Union patriotique. Une telle réaction serait infantile, ce serait, une fois de plus, tout faire pour rater un rendez-vous avec l’Histoire.

 

En effet, si on parle beaucoup de la « dédiabolisation » de Jean-Marie Le Pen, c’est d’abord et avant tout parce que nos concitoyens finissent, enfin, par se rendre compte que les « fondamentaux » du programme du Front national, en particulier sur l’immigration et sur la perte de notre identité, n’ont finalement rien de bien diaboliques. Ils ne sont que des réponses réalistes à des problèmes réels que la classe politique a toujours voulus occulter.

 

Alors que, d’Anvers à Belgrade, les peuples d’Europe manifestent de plus en plus puissamment leur volonté de rompre avec les carcans du politiquement correct, abandonner  ces fondamentaux serait une démarche plus qu’hasardeuse, voire suicidaire, qu’il faut refuser dès à présent.

 

Ne cédons pas aux sirènes du renoncement. Espérons que très vite la sagesse et le réalisme l’emporteront à nouveau et que nos forces se remettront à marcher, unies sur le chemin de la Victoire… 

 

 

Roland Hélie

 

12:45 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, sarkozy, jean-marie le pen, ump, udf, mpf, france | |  Facebook

vendredi, 22 décembre 2006

L’ESPOIR SE REALISE…

La rencontre « historique » entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret aura été, certainement, l’événement le plus important pour notre famille d’idées en ce début de campagne pour l’élection présidentielle.

 

En effet, au moment où notre nation sombre dans une logique suicidaire, puisque tout ce qui  était sensé symboliser son indépendance est bradé par ceux qui la dirigent ; au moment où notre civilisation est menacée dans son homogénéité par l’arrivée massive sur notre sol de populations, tout aussi respectables soient-elles, venues d’ailleurs et qui veulent imposer leurs mœurs et leurs coutumes chez nous ; au moment où notre économie est, au nom d’un libéralisme débridé, sacrifiée à la concurrence déloyale de pays émergents qui méprisent nos règles sociales ; au moment où l’insécurité règne partout sur l’ensemble du territoire ; au moment où notre histoire et nos traditions sont considérées par l’intelligentsia bien-pensante comme devant être gommées de notre conscience collective ; au moment où le débat officiel se résume à un pathétique ségolo-sarko au cirque donnesmoitavoix ; à ce moment-là, l’espoir caressé depuis des années par l‘ensemble des militants, des cadres, des élus et des électeurs de la droite nationale se réalise enfin. L’Union patriotique annoncée il y a quelques mois par Jean-Marie Le Pen  est en train de prendre forme.

 

Au-delà de cette entente entre les deux présidents du FN et du MNR, l’Union patriotique doit maintenant se matérialiser. Elle se concrétisera à la fin du mois de février à Lille, lors d’une grande convention populaire. D’ici là, comme l’a indiqué le candidat national, elle doit rassembler l’ensemble des associations, des mouvements, des syndicats, etc. qui luttent pour la défense de notre nation et de notre identité. Ce vœu, c’est aussi celui de Synthèse nationale depuis sa création en mars dernier.

 

« Rassembler ce qui est épars, consolider, unir… », écrivait dans son éditorial d’hier (*) Jean-François Touzé qui n’a pas ménagé ses efforts pour que cette entente se réalise. Telle est la mission que doit se fixer la droite de conviction, qu’elle soit nationale, sociale, populiste ou identitaire, dans les semaines qui viennent. La présence et le succès de Jean-Marie Le Pen à l’élection présidentielle est la condition sine qua non pour entamer le vaste mouvement de redressement national qui balaiera toutes les ruines fumantes de cette Vème République moribonde. Il en va de l’avenir de la France, de l’Europe et, surtout, de notre civilisation.

 

Pour notre part, à Synthèse nationale, nous continuerons à travailler activement dans ce sens.

 

Roland Hélie

 

(*) Sur Ligne Droite, le 20 décembre.

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mercredi, 20 septembre 2006

ATTENTION, UN MINISTRE MENTEUR HONGROIS PEUT EN CACHER UN AUTRE !

La crise dans laquelle se trouve plongée la Hongrie depuis quelques jours prouve à elle seule la duperie qui caractérise les gouvernements des nations (ou tout du moins ce qu’il en reste) de l’Union européenne.

 

Rappel des faits. La diffusion, d’abord sur internet puis à la télévision, des aveux du Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany prouvant que celui-ci, lors de la dernière campagne électorale, avait raconté n’importe quoi à son peuple afin de s’assurer la victoire, a engendré une immense vague de révolte à travers le pays. Dimanche dernier, aux cris de « démission » et de « 1956 » (année du soulèvement national contre le communisme), des milliers de Hongrois ont déferlé dans les rues de Budapest et des principales villes de Hongrie, manifestant ainsi une saine réaction face à celui qui leur a menti. Loin d’en tirer les conclusions qui s’imposent et de démissionner, l’imposteur s’accroche au pouvoir. La détermination populaire va donc aller en s’amplifiant malgré les appels au calme hypocrites de l’ensemble de la classe politique du pays.

 

Mais ce qui est le plus surprenant dans cette affaire, c’est, une fois de plus, l’attitude scandaleuse de la presse européenne par rapport à ces événements. Celle-ci fait en effet preuve d’une grande indulgence et trouverait presque des circonstances atténuantes au Premier menteur hongrois. On s’indigne plus sur la présence (pourtant bien légitime) des militants nationalistes du HIVM (*) dans les manifs que sur la forfaiture gouvernementale qui les a suscitées. On croit rêver !

 

Si la presse de la pensée unique adopte une telle position, c’est peut-être parce qu’elle sait très bien que, finalement, la situation actuelle de la Hongrie n’est pas si singulière que cela. Il n’y a pas qu’à Budapest que les dirigeants n’hésitent pas à user de n’importe quel stratagème, à commencer par le mensonge, pour se maintenir au pouvoir. Les exemples sont nombreux ces dernières années et nous ne nous attarderons que sur un cas, celui de la France.

 

Lorsqu’un gouvernement trafique sciemment les chiffres de l’immigration, de l’insécurité, du chômage; lorsqu’un gouvernement reconnaît être incapable de tenir ses promesses, comme c’est le cas en matière fiscale ou sur les retraites; lorsqu’un ministre de l’Intérieur (d’ailleurs Hongrois d'origine) de ce gouvernement, qui de surcroît envisage devenir Président de la République, se conduit en véritable teckel du dirigeant de la super-puissance américaine, peut-on considérer que ce gouvernement est plus légitime que l’actuel gouvernement hongrois ?

 

En protégeant Gyurcsany, la presse aux ordres protège en fait l'ensemble des tenants du système. Car, en France comme en Hongrie, c’est bel et bien tout le système qui est vérolé. Les minables manœuvres du Premier ministre hongrois n’ont rien à envier à celle des Chirac, Sarkozy et autres politiciens de chez nous. Elles ne sont que la résultante d’un système intrinsèquement pervers…

 

Roland Hélie

(*) Site du HVIM France : http://hvim-france.hautetfort.com

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