mardi, 17 mars 2026
Méchants, peut-être, mais bêtes, pas si sûrs !
La chronique de Philippe Randa
Les déclarations de Sandrine Rousseau « menacée par l’OAS » (dissoute en 1962, dix ans avant sa naissance) à Sébastien Delogu qui affirme s’être battu à l’Assemblée nationale contre cette même OAS qui n’avait guère ressuscitée, à ce que l’on sache, 39 ans après qu’il ait lui-même vu le jour en 1987, ont suscité commentaires gênés des uns (à gauche) et sarcasmes des autres (à droite).
Comment, mais comment cette extrême gauche peut-elle être aussi inculte, bête et méchante ? Et comment peut-on élire des ânes pareils ? C’est pas Dieu et même Diable possible !
Incultes ? Oui, peut-être… et le rire n’est guère le propre de la gauche, c’est certain. Mais bêtes ? Peut-être, à moins que…
À moins qu’il ne s’agisse au contraire d’une stratégie – et pourquoi pas ! – qui pourrait porter de juteux fruits électoraux.
D’abord, les moins de 50 ans de nos compatriotes savent-ils tous ce qu’a été l’OAS ? Les moins de 30, sans doute pas hors des cercles de cette droite dite « extrême » ou des familles de pieds-noirs ; les autres, c’est très incertain…
Alors pourquoi effrayer le bon peuple avec ces initiales sous-tendant quelques partis ou organisations sans nul doute maléfiques, ô combien ! bien sûr, bien sûr, mais… franchement oubliées ?
Parce que les pleurs et malheurs des auto-proclamés martyrs d’une fantasmée OAS au XXIe siècle, ne s’adressent pas forcément à tous les Français, notamment les exécrés « souchiens », mais plus probablement aux Français de fraîches naturalisations, ceux aux origines d’outre-méditerrannée dont une partie est sensibles aux imprécations, insultes et menaces du gouvernement d’Alger qui entretient le spectre de l’armée secrète du général Salan afin que celle-ci hante comme il se doit les conversations de famille, le soir autour du couscous et du coran réunis.
Car est-ce faire grand pêché de mépris pour « l’autre » que de suggérer que le nouvel électeur de certaines de nos banlieues devenues si exotiques puisse avoir autant de connaissances historiques, de réflexions politiques et de bon sens qu’une huître… ou que les électeurs bobos des quartiers préservés des grandes villes, ceux-là tout aussi prêt à gober que des hordes de « chemises brunes » ne cessent de courir au pas de l’oie à la poursuite de Sandrine et de Sébastien ?
Oui, c’est un pêché ? dont acte… Mais évitons néanmoins de prendre trop à la rigolade et au mépris ces candidats à la pêche aux suffrages ethnico-religieux.
Qu’ils soient méchants, c’est une probabilité ; qu’ils soient totalement idiots n’est en rien une certitude.
Sur l'OAS et l'Algérie française cliquez ici
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lundi, 16 mars 2026
Agressions voyoucratiques
La chronique flibustière de Georges Feltin-Tracol
Finies les spéculations oiseuses ! Les masques tombent enfin ! En dépit de quelques frappes inacceptables contre la Syrie néo-baasiste du président Bachar al-Assad sous son premier mandat, Donald Trump exprimait souvent en public sa réticence à toute intervention militaire extérieure. Insensibles au tourbillon MAGA, les responsables du parti républicain d’alors alimentaient cette attitude d’autant qu’ils incarnaient des adultes dans une chambre soumise au bon vouloir d’un garnement plus que gâteux.
Pour son second mandat, Trump a évincé ces « adultes » en faveur de fidèles prêts à suivre leur champion dans toutes les aventures possibles. La nomination de Marco Rubio, néo-conservateur assumé, comme secrétaire d’État en est la première marque. Le choix de changer le département de la Défense en département de la Guerre en est une deuxième. L’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse au début de l’année 2026 entérine cette nouvelle disposition d’esprit belliciste !
Le déclenchement simultané des opérations israélienne « Lion rugissant » (détournement du symbole impérial iranien) et étatsunienne « Fureur épique » contre l’Iran ce 28 février 2026 signale le ralliement du trumpisme au néo-conservatisme. Soyons encore plus précis : on observe la synthèse des délires « néo-cons » et des ambitions sans limites de la faction technolâtre transhumaniste au sein de la mouvance MAGA. On supposait que les États-Unis trumpistes se contenteraient d’un grand espace englobant tout l’hémisphère occidental (les Amériques) élargi au Groenland, voire à l’Islande, ainsi qu’une partie de l’Océanie; c’était sans compter avec le gouvernement israélien d’émanation sioniste révisionniste qui entend désormais remodeler à son seul profit tout le Moyen-Orient. Toutefois, ayant déjà mis la main sur les vastes réserves en hydrocarbures du Venezuela, Washington cherche à contrôler la cinquième réserve pétrolière du monde et la deuxième en gaz. Des atouts non négligeables contre Moscou et Pékin…
Tel-Aviv et Washington se justifient en prétextant une soi-disant « guerre préventive ». Il est en réalité bien curieux d’assister à l’attaque concertée d’un État souverain, pas encore détenteur de l’arme nucléaire, par deux puissances atomiques militaires effectives, l’une officielle et l’autre officieuse qui l’a acquise au mépris renouvelé de tous les traités de non-prolifération. Elles violent la souveraineté de l’État iranien. Outre la fin définitive des recherches nucléaires militaires (et peut-être civiles), les deux agresseurs exigent aussi la fin du programme balistique, la disparition de la marine nationale iranienne et l’arrêt du soutien de Téhéran à ses mandataires : le Hezbollah libanais qui compte des unités de combat chrétiennes, le Hamas palestinien, les milices chiites en Irak et les partisans d’Allah au Yémen.
Le conflit est-il formel ? Le 4 mars, un sous-marin étatsunien a coulé au large du Sri Lanka la frégate iranienne Dena, ce qui constitue un indéniable acte de guerre. Pourtant aucune guerre n’a été déclarée ! Les États-Unis et Israël pratiquent par conséquent un terrorisme de grande ampleur. On remarquera que le monde sportif n’a toujours pas exclu les équipes US et israélienne. Deux poids deux mesures…
23:58 Publié dans Georges Feltin-Tracol | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Au Perrier, en Vendée, Eric Mauvoisin-Delavaud réalise un score remarquable : 31,57%
21:01 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Saint-Brieuc : Pierre-Yves Thomas se maintient au second tour
20:57 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Pour moi c'est plié, rapé, foutu...
Catherine Blein
Notre amie qui n'est jamais contente... (1)
Navrée de donner le bourdon à ceux qui ont encore l'espoir de retrouver leur France, mais à mon sens c'est plié. Je rejoins en cela Eric Naulleau qui pense aussi que c'est fichu.
Beaucoup de signes le montrent : les résultats de ce premier tour, dont on pensait qu'il profiterait à la Droite - le triomphe de LFI et les accords avec le reste de la gauche qui se profilent, malgré les promesses la main sur le cœur, les scandales, la violence des mots et des actes - la non-reconnaissance à leur juste valeur de l'intelligence, du courage et des propositions honnêtes et sensées, celles de Sarah Knafo – la bêtise de la position figée et discriminatoire des LR – la même bêtise du RN qui se croit le roi de la savane, bref tous ces signes donnent un côté rubik's cube au paysage qui, au fond, est le même qu'avant, mais en plus marqué encore. Et faut être bien malin pour trouver la logique de tout ça !
Car tous les sondages disaient le ras le bol des Français pour une macronie et une gauche en général pas à la hauteur de leurs attentes.
On espérait donc quelques ras de marée salvateurs, quelques alliances bénies.
Or que voit-on ? Tout le monde râle à Paris depuis six ans mais Paris va rester socialo, les caïds de la drogue tiennent Marseille grâce au laxisme de gauche mais Marseille va rester socialo, idem à Nantes etc.
Bien sûr quelques camarades optimistes me rétorquent, à juste titre, que les maires RN sont réélus au premier tour, que d'ailleurs leur nombre de municipalités gagnées a augmenté, que Sarah est au deuxième tour à Paris, et qu'après tout, la Droite nationale est passée de quelques pourcents du temps de Jean Marie à 40% aujourd'hui. Mais tout ça s'est fait en 50 ans !
Or, en 50 ans, le nombre de Maghrébins et d'Africains a explosé tous les compteurs, la moitié des bébés d'Ile-de-France portent un prénom musulman, le halal s'étend partout, la préparatrice de la pharmacie de ma petite ville de 8.000 habitants au fin fond de la Bretagne est voilée, celle qui fait le ménage à la Bibliothèque aussi, et celle qui organise le rayon crèmerie de Carrefour l'est également ! Roubaix tient le pompon en devenant la première ville islamique de France, suivie de Saint-Denis où reposent nos Rois, et dans six ans ce phénomène se sera bien sûr accentué..
Mon camarade optimiste me rappelle encore une fois les réalités chiffrées mentionnées plus haut, le train de la Victoire fonce dans la campagne et la Droite nationale court derrière, s'en rapproche un peu plus à chaque élection mais à chaque gare où elle pourrait sauter dedans, il repart et la laisse en plan.
On pourrait se dire alors que c'est une question de temps... mais c'est sans compter que les talus de chaque côté de la voie se couvrent de gens qui ne sont pas nous et qu'ils nous encombrent, suivis d'une marmaille nombreuse et vindicative... nous ne rattraperons pas le train de la victoire, il s'évanouira dans le décor car nous ne courrons pas assez vite. Ce n'est pas au petit canter que nous le rattraperons, il nous faut sprinter. Mais les Français n'en sont pas là, ils s'entraînent tranquillou puis vont se taper une bière, pensant avoir accompli leur devoir.
Certains montrent des signes d'intérêt pour un engagement mais beaucoup refusent in extremis d'apparaître sur une liste R! parce que le moindre coup de téléphone du crétin du coin à 22h30 ou le regard pas sympa du voisin leur file les chocottes ! Ils craignent pour leur petite carcasse ou celle de leurs rejetons !
Quand je pense au courage des Iraniens j'ai honte pour ces Français-là et s'ils me lisent tant mieux, ils comprendront tout le mépris que j'ai pour eux, car ils nous entraînent tous derrière leur lâcheté et leur bêtise.
Et puis quoi ? En se présentant sous une étiquette Droite nationale ils feraient le MAL, c'est ça ? C'est en tout cas ce que je comprends. Faire le mal en mettant un bulletin anonyme dans l'urne ça leur va, mais faire le mal à découvert pas possible. La veulerie de beaucoup de Français, leur incapacité à élargir l'image, à envisager une autre échelle que celle de leur petitesse, encore un signe que c'est foutu. Tout est devenu « petit » dans ce pays, c'est un adjectif que ces gens-là collent à tout, vous n'avez pas remarqué ?et, pour moi, c'est le signe du recroquevillement, du manque d'envergure et d'ambition. Et sans envergure, sans ambition, un peuple est foutu.
Je ne vais pas multiplier les exemples, mais que voulez-vous attendre de grand et de beau, au fond, de la part de gens qui écrivent « le bouquet missaire » (un bandeau sur C-news il y a deux ans), qui multiplient les redondances (la capacité de pouvoir) et les fautes de français, qui s'habillent comme des clochards avec des pantalons qui leur tombent sous les fesses et des jeans à trous, qui ont si peu de colonne vertébrale qu'ils ne sont même pas capables de rester debout dans la file du cinéma, qui se vautrent sur les quais en attendant leur train, ou qui se baladent dans le métro avec le nombril à l'air...
La Beauté sauvera le monde, paraît-il, on n'est pas rendu.
(1) ...mais qu'on aime bien quand même.
16:15 Publié dans Catherine Blein, Tribunes libres | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Eric Zemmour : la Reconquête de nos communes est d’ores et déjà un succès
Eric Zemmour, président de Reconquête !
La Reconquête de nos communes est d’ores et déjà un succès.
J’ai le plaisir de vous annoncer que Reconquête! a remporté dès le premier tour plus d’une centaine de mairies partout en France.
Je félicite les cadres de notre mouvement qui ont travaillé sans relâche durant ces derniers mois afin de développer notre ancrage territorial.
Reconquête! sera également présent dans plus d’une cinquantaine de seconds tours partout en France grâce à nos listes Reconquête mais également à nos listes « Divers droite » et sans étiquette.
La mission que j’ai confiée à notre jeune mouvement lors de l’Université d’été 2025 est une réussite :
• Nous avons présenté des listes Reconquête dans les communes les plus peuplées de France: comme par exemple à Nice avec Cédric Vella, à Bordeaux avec Virginie Bonthoux-Tournay, à Toulouse avec Arthur Cottrel, dans la métropole lyonnaise avec Olivier Roche ou encore à Evreux avec Jean Messiha.
• Nous avons été les initiateurs de l’union des droites sur des listes « Divers droite » comme par exemple à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain avec Benoit de Boysson qui a mené une liste rassemblant des colistiers venus de Reconquête et des Républicains.
• Nous avons donc déjà remporté plus d’une centaine de mairies partout en France, principalement dans des communes de moins de 1.000 habitants.
Reconquête! est certes un jeune parti mais un parti dont le dynamisme et le sérieux ne sont plus à prouver. Notre ancrage territorial s’étend ce soir et continuera de s’étendre dans les années à venir et dans toutes les futures élections locales.
J’adresse mes plus sincères félicitations à tous nos candidats, colistiers, militants et cadres de notre mouvement qui ont fait vivre la reconquête partout en France dans cette campagne municipale.
15:18 Publié dans Eric Zemmour, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Il y a 40 ans : avec Jean-Marie Le Pen, le Front national entrait en force à l'Assemblée
15:03 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sur TV Synthèse nationale : Roland Hélie présente le n°72 de la revue...
Pour en savoir plus cliquez ici
11:43 Publié dans TV Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Municipales : la réaction du Parti de la France
10:14 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Une France divisée en deux

Yann Vallerie
Le premier tour des municipales 2026 a confirmé bien davantage qu’une simple photographie électorale locale. Il a mis en pleine lumière une fracture française qui existe depuis plusieurs siècles mais qui est devenue immense, presque organique, entre les grandes métropoles, plus que jamais ancrées à gauche ou à l’extrême gauche, et les villes moyennes, les espaces périphériques, les bastions populaires et les territoires en tension, où la droite et le Rassemblement national continuent de progresser. Ce qui se dessine au soir du 15 mars, ce n’est pas seulement une alternance ici ou là, ni une série de duels municipaux. C’est l’image de deux France qui cohabitent sur le même sol sans plus se comprendre vraiment, sans envie du moindre destin commun. Un pays au bord de la rupture en quelque sorte.
Une participation en hausse, mais un désamour civique qui ne disparaît pas
La participation remonte par rapport au scrutin de 2020, faussé par le Covid. 56% des personnes inscrites sur les listes électorales auront pris part au vote, c’est à dire qu’encore une fois, pas loin d’un français sur deux s’en moque royalement.
Le constat est clair : les municipales mobilisent encore davantage que d’autres scrutins, mais elles ne parviennent plus à susciter l’élan civique massif d’autrefois. Logique puisqu’il n y a plus aucune cohésion. Dans de nombreuses communes, le maire sera désigné dès le premier tour, souvent faute de concurrence réelle. Dans beaucoup d’autres, une partie de l’électorat semble avoir considéré que tout était joué d’avance, ou que rien ne changerait vraiment à sa vie quotidienne.
Cette abstention persistante n’est pas un simple bruit de fond. Elle dit le décrochage d’une partie du pays, le sentiment d’impuissance, le dégoût de la politique chez les uns, la lassitude chez les autres. Mais elle n’empêche pas un phénomène plus net encore : le pays vote désormais selon une géographie sociale et culturelle de plus en plus tranchée.
Les métropoles restent le cœur battant de la gauche urbaine
Dans les grandes villes, le premier enseignement est sans ambiguïté. Le Parti socialiste, souvent allié aux écologistes, conserve des positions solides. Paris en donne l’exemple le plus éclatant. Emmanuel Grégoire y vire largement en tête, devant Rachida Dati. La capitale confirme ainsi qu’elle demeure un bastion du gauchisme urbain, du vote de cadres, de fonctionnaires supérieurs, de diplômés, d’un électorat métropolitain qui continue de vivre dans un univers politique, sociologique et culturel largement séparé du reste du pays.
Même logique à Montpellier, où Michaël Delafosse arrive nettement en tête. Même logique encore à Rennes, où Nathalie Appéré conserve l’avantage, même si elle est sous pression. À Nantes, Johanna Rolland reste devant, mais sans marge confortable. À Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Tours, Poitiers ou Annecy, les équilibres demeurent favorables aux sortants ou aux blocs de gauche et écologistes, même lorsque la droite remonte.
Il y a là une réalité française désormais bien installée : les grandes métropoles, enrichies, tertiarisées, globalisées, métissées, peuplées d’électeurs plus jeunes, plus diplômés, plus mobiles, continuent de voter pour des équipes qui parlent de transition écologique, de diversité, de mobilités douces, de gouvernance urbaine, de densification ou de “vivre ensemble”. Dans ces centres, le vote de gauche n’est plus seulement idéologique. Il est devenu le vote naturel d’un milieu social particulier, celui des gagnants ou des protégés de la mondialisation urbaine.
Mais la gauche est elle-même coupée en deux
Cette domination de la gauche dans les métropoles n’a pourtant rien d’un long fleuve tranquille. Car une autre fracture travaille ce camp : celle qui oppose la gauche socialiste de gestion à La France insoumise, plus agressive, plus communautarisée, plus radicale dans ses thèmes comme dans ses méthodes.
À Lille, le PS ne domine plus sans trembler. Arnaud Deslandes n’y devance que de peu la candidate LFI. À Toulouse, l’insoumis François Piquemal passe devant le candidat de l’union de la gauche. À Limoges, même scénario : LFI dépasse le socialiste. À Rennes, Nathalie Appéré sait qu’elle ne pourra l’emporter sans se poser la question des voix de Marie Mesmeur. À Marseille, Sébastien Delogu entend lui aussi peser, sinon davantage.
Autrement dit, même là où la gauche domine encore, elle n’est plus homogène. Elle est traversée par une ligne de fracture profonde entre une social-démocratie municipale qui veut encore se présenter comme sérieuse et gérante, et une gauche mélenchonisée qui prospère dans les quartiers populaires, les zones de forte immigration, certains centres urbains précarisés, en tenant un discours de rupture, de conflictualité et de pression permanente sur ses alliés. Cette tension pèsera lourd dans l’entre-deux-tours.
Le RN progresse partout ailleurs.
Face à cette France métropolitaine de gauche, une autre carte se dessine. Elle est celle des villes moyennes, des territoires périphériques, du Sud-Est, du Nord populaire, de ces communes où les enjeux de sécurité, d’identité, de déclassement, de pression migratoire et de pouvoir d’achat l’emportent sur les lubies morales des centres-villes gentrifiés.
Le Rassemblement national sort renforcé de ce premier tour. Il conserve Perpignan dès le premier tour, avec la réélection de Louis Aliot. Steeve Briois est reconduit massivement à Hénin-Beaumont. David Rachline l’emporte également à Fréjus. À Toulon, Laure Lavalette arrive en tête, même si le second tour s’annonce plus délicat en raison des réserves de voix possibles pour la maire sortante et ses alliés potentiels. À Marseille, Franck Allisio se retrouve au coude-à-coude avec Benoît Payan. Dans plusieurs villes de plus de 100 000 habitants, le RN n’est plus un simple figurant : il devient un prétendant crédible à la conquête ou à l’arbitrage.
Il faut mesurer ce que cela signifie. Le RN ne progresse pas seulement en pourcentage ; il s’installe plus profondément dans le paysage municipal. Il dépasse désormais le simple vote protestataire pour devenir, dans certains territoires, une offre de pouvoir local. Ce n’est plus seulement le vote du refus. C’est de plus en plus le vote de ceux qui considèrent que la France officielle, médiatique, urbaine et métropolitaine ne parle plus pour eux.
La droite classique résiste, mais reste prise entre deux feux
Les Républicains et les diverses droites conservent une vraie implantation locale. Le Havre en fournit un exemple central avec Édouard Philippe, très nettement en tête. Dans de nombreuses villes, la droite municipale reste crédible dès lors qu’elle dispose d’élus enracinés, identifiés à une gestion locale stable, moins idéologique, plus concrète.
Mais cette droite demeure dans une position inconfortable. D’un côté, elle subit la domination culturelle de la gauche dans les grandes métropoles. De l’autre, elle voit une partie de son électorat glisser vers le RN dans les territoires où la question de l’ordre, de l’immigration ou du déclassement devient centrale. À Toulon, à Marseille, dans plusieurs communes du Sud et du Nord, cette tension est visible. D’où les appels à “pas une voix pour LFI”, les hésitations sur l’attitude à tenir face au RN, et les débats internes sur l’union des droites.
La droite française garde des maires, des réseaux, des bastions, mais elle n’a pas encore résolu son problème stratégique : comment parler à la fois aux classes moyennes de centre-ville, aux périphéries pavillonnaires, aux retraités, aux classes populaires inquiètes et aux électeurs tentés par le RN ? Ce premier tour ne tranche pas cette question. Il la rend plus urgente.
Marseille résume à elle seule la guerre civile froide française
S’il fallait un symbole de cette France fracturée, Marseille serait sans doute le plus parlant. La ville se dirige vers un second tour explosif, avec Benoît Payan et Franck Allisio à égalité, tandis que LFI et la droite classique restent en embuscade. Tout y est : immigration massive, quartiers abandonnés, clientélisme, insécurité, communautarisation, affrontement entre gauche morale, gauche radicale, droite usée et droite nationale en ascension.
Marseille n’est plus seulement un cas local. Elle est une métaphore. Celle d’une France où les blocs ne se parlent plus, où les électorats vivent dans des mondes parallèles, où les alliances deviennent contre-nature, où l’on vote de plus en plus contre un autre peuple intérieur plutôt que pour un projet commun.
Deux peuples, deux imaginaires, deux votes
C’est là le fait politique majeur de ce premier tour. Ou plutôt la confirmation de ce qui existe depuis au moins la Révolution française. Il existe en France deux pays qui se superposent sans se rejoindre. D’un côté, la France des grandes métropoles, de l’économie tertiaire, des centres rénovés, des diplômés, des cadres, des bobos, des élus socialistes ou écologistes, d’un électorat qui vit souvent à distance des réalités de l’insécurité, de l’enracinement local et de la désindustrialisation. De l’autre, la France des villes moyennes, des zones périurbaines, des classes populaires, des bourgs déclassés, des périphéries concrètes, des territoires qui voient passer la mondialisation comme une menace plus que comme une promesse.
Les premières votent pour gérer la ville-monde. Les secondes votent pour protéger leur identité, leur mode de vie, leur sécurité. Les premières parlent climat, inclusion, mobilités, diversité. Les secondes pensent d’abord survie économique, ordre public, accès au logement, école, immigration, identité, services publics qui ferment et sentiment de dépossession. Entre ces deux France, l’écart n’est plus seulement politique. Il est anthropologique.
Le macronisme, grand effacé du scrutin
Au milieu de cette fracture, le macronisme apparaît comme le grand perdant structurel. Partout ou presque, les listes liées à la majorité présidentielle peinent à exister par elles-mêmes. Elles ne dominent ni les métropoles, tenues par la gauche, ni les territoires en tension, aimantés par la droite ou le RN. Elles survivent dans des alliances, des arrangements, des compromis locaux, mais ne dessinent plus aucun axe national lisible.
Ce premier tour montre ainsi qu’Emmanuel Macron a laissé derrière lui un champ politique profondément fragmenté, mais sans force centrale capable d’incarner durablement un bloc municipal puissant. Le macronisme national avait déjà perdu son souffle populaire. Il apparaît désormais très faible sur le terrain local.
Le second tour dira qui, de la gauche de gestion ou de la gauche radicale, dominera les métropoles. Il dira aussi si le RN peut transformer ses poussées en conquêtes supplémentaires. Il dira enfin si la droite classique sait encore gagner seule ou si elle continuera à vivre entre l’ombre portée du macronisme finissant et la poussée du vote national.
Mais le plus important est peut-être déjà acquis. Ce premier tour a révélé une France séparée d’elle-même. Une France où les centres-villes rénovés, universitaires, protégés et subventionnés ne votent plus comme les couronnes, les petites villes, les zones en déclin ou les territoires sous pression. Une France où le mot même de “communauté nationale” paraît chaque jour plus abstrait, tant les intérêts, les perceptions, les peurs et les attentes divergent.
Les municipales 2026 n’auront donc pas seulement été un scrutin de maires. Elles auront été, une fois encore, la radiographie d’un pays désuni. Une France à deux vitesses, à deux mémoires, à deux horizons. Et peut-être, de plus en plus, à deux peuples. Quand est ce qu’on officialise le divorce ?
Source : Breizh.info
09:48 Publié dans Municipales 2026, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Élections en Castille et Leon, Vox fortifie sa position de 2022
Michel Festivi
L’Espagne connait depuis trois mois, une vague d’élections régionales. Cela a commencé en Estrémadure le 21 décembre dernier, s’est continué en Aragon début février, et ce dimanche 15 mars c’était au tour de la Castille et Leon, où les électeurs de cette communauté autonome étaient appelés à renouveler le parlement local, pour élire 82 députés, pour une mandature de quatre ans. Tant en Estrémadure qu’en Aragon, Vox a multiplié par deux le nombre de ses élus, le PSOE a régressé fortement, et le Parti populaire s’est maintenu premier Parti auxdits parlements locaux, sans toutefois pouvoir atteindre la majorité absolue et de loin. Les tractations sont toujours en cours avec Vox.
Située dans le nord-ouest de la péninsule, La Castille et Leon a comme capitale Valladolid et pour villes principales : Salamanque, Burgos, Soria, Avila, Ségovie, Palencia, Zamora, Leon. Riche d’un considérable et remarquable patrimoine culturel, (8 sites UNESCO, plus de 500 châteaux, 12 Cathédrales, une concentration exceptionnelle d’art roman), et d’une histoire immémoriale glorieuse allant de la Reconquista, des Rois Catholiques, Sainte Thérèse, à la geste nationale franquiste, c’est la plus grande province autonome d’Espagne avec plus de 94.000 km2 (3 fois la Belgique), mais l’une des moins peuplée avec environ 2 millions trois cent mille habitants. Il y a quelques années un mouvement politique dénommé España vacia (Espagne vide), s’était constitué avec un certain succès mais passager. Parmi les thèmes de campagne, le ruralisme et la désertification rurale jouent un rôle important, l’inquiétude du monde agricole, l’augmentation débridée de l’immigration, la délinquance.
Le contexte politique est simple, le Parti populaire de centre droit avait remporté les élections du 13 février 2022, mais sans obtenir de majorité. Il s’est finalement allié, en se pinçant le nez, avec Vox, qui avait réalisé un très bon score. Mais comme Vox a ensuite refusé de recevoir des migrants mineurs non accompagnés venant des Canaries, île totalement submergée, migrants que voulait imposer par perfidie le socialiste premier ministre Pedro Sanchez surtout aux régions dirigées par la droite, Vox a mis fin aux accords de gouvernance passés avec le Parti populaire, ce qui a conduit le président à dissoudre les Cortès régionaux et à provoquer ces nouvelles élections.
Comme dans la plupart des élections en Espagne, le scrutin est de liste par circonscriptions, il y en a six ici, à la proportionnelle à un seul tour, la répartition des sièges concernant uniquement les listes qui ont atteint au moins 3% des suffrages exprimés, ce qui en Espagne inclut les bulletins blancs. En 2022, le PP avait eu 31 élus, le PSOE 28, Vox 13, l’extrême gauche 1, les centristes 1, et des régionalistes inclassables politiquement, 7 élus pour 3 formations différentes.
En 2022, Vox avait réalisé 17,6%, il est aujourd’hui emmené par Carlos Pollan, il était passé de 1 à 13 députés. Le PP qui n’a qu’un seul but se débarrasser de Vox et gouverner tout seul, a comme tête de liste Alfonso Fernandez Mañueco l’actuel président de région, quant au PSOE qui espère un redressement, il est dirigé par Carlos Martinez. Pour tenter de palier ses déconvenues électorales, Pedro Sanchez a tenté un coup de poker politique, en refusant aux États-Unis, l’utilisation de leurs bases espagnoles pour la guerre contre l’Iran. L’extrême-gauche a aussitôt jubilé. Cela va-t-il porter ses fruits ?
Dans le cadre d’une participation en hausse de plus de 2 points, le Parti populaire consolide son résultat de 2022, en passant de 31 à 33 députés, mais sans obtenir la majorité absolue. Effectivement, le PSOE a réussi son coup. Contre toute attente, il arrête son déclin en augmentant de 2 ses élus, 30 au lieu de 28. On soulignera néanmoins, que les communistes de Podemos qui avait un siège n’en ont plus, et qu’un petit parti régionaliste en a perdu 1 aussi, tout comme les centristes qui ont disparu politiquement.
Vox augmente quelque peu ses résultats de 2022, 1,28% de plus soit 18,92% et 14 procuradores, selon la formule espagnole, contre 13 en 2022. C’est sans doute moins qu’espéré, mais dans les autres régions, Vox partait de beaucoup plus bas, alors qu’ici en Castille et Leon, il était déjà très haut. D’ailleurs le patron de Vox dans la région, a souligné que ce résultat en pourcentage de voix était le meilleur de Vox dans l’ensemble des élections régionales comme nationales. Des négociations vont commencer entre le PP et Vox pour la gouvernance régionale.
Prochaine étape électorale, les régionales en Andalousie, le 19 juin prochain. Dans une des régions les plus grandes et les plus peuplées d’Espagne, avec un dynamisme renouvelé grâce au tourisme en pleine expansion, à l’agriculture (cultures sous serres) et à la tech (notamment à Malaga), tous les observateurs s’accordent à prédire qu’elles auront un avant-goût des futures législatives.
09:47 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Partie à 4% dans les sondages il y a 6 semaines, Sarah Knafo fait 10,4% à Paris
01:09 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Coup d'éclat à Saint-Brieuc : la liste de Pierre-Yves-Thomas, avec 13% des voix, qualifiée pour le second tour...
13%, c'est le score inattendu que réalise la liste "Saint-Brieuc LA droite pour tous" menée par Pierre-Yves Thomas (R!). C'est sous un tonnerre d'applaudissements que le candidat est arrivé, après avoir répondu aux TV et Radios locales, au siège briochin de Reconquête ! pour retrouver ses colistiers et les nombreux militants et amis venus le soutenir. D'ores et déjà, la campagne pour le second tour est engagée...
00:47 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Avec près de 22%, Jean-Eudes Gannat fait un excellent score à Segré en Anjou
00:35 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 15 mars 2026
Une réflexion non dénuée de bon sens de notre Ami Gabriele Adinolfi
Je fais remarquer que le multipolarisme est cette chose par laquelle la Russie bombarde l’Ukraine avec une technologie provenant de Dubaï, débloquée grâce aux États-Unis, précisément pendant que l’allié de la Russie, l’Iran, bombarde Dubaï, qui est très proche d’Israël. Pendant ce temps, la Russie gagne de l’argent grâce au pétrole à cause de la crise iranienne voulue par les États-Unis et Israël ; L’Ukraine, à son tour, fournit des drones à Dubaï, qui doit se défendre contre l’Iran, allié de Moscou et qui reçoit de la technologie américaine via Dubaï.
Vous appelez cela « multipolarisme » ?
Il serait peut-être temps d’ouvrir les yeux. De façon élégante, on appelle cela le multialignement (donc il n’y a pas de blocs) ; de manière plus crue, cela s’appelle du gangsterisme.
Il serait temps d’en finir avec les utopies déguisées en science géopolitique et de comprendre qu’on ne peut progresser qu’en prenant appui sur notre patrie et sur notre Europe.
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Samedi 9 mai, à Scrignac (29) : la Bretagne rendra hommage à l'abbé Perrot, lâchement assassiné par les communistes en 1943
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Réflexions à propos du prochain voyage du pape en Algérie
11:51 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Vendredi 10 avril, à la Librairie Logos à Paris : Bernard Lugan dédicacera son dernier livre, "Quand les Africains colonisaient l'Afrique"
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Sur TV Synthèse nationale, Philippe Randa nous présente le livre "La désinformation autour de la criminalité"
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samedi, 14 mars 2026
Le nouveau numéro (n°23) de "Zentro-Mag" est paru
12:44 Publié dans Kiosque de droite | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le bilan catastrophique du socialisme municipal

Mathieu Bock-Côté
On avait l’habitude, en Occident, de considérer la politique municipale comme la plus prosaïque qui soit. Elle concernait la gestion du quotidien, celle des jours ordinaires. Il n’en est plus ainsi depuis une vingtaine d’années. La gauche qui, sur le plan national, s’était officiellement convertie à une forme de pragmatisme gestionnaire (c’était faux, mais passons), a redéployé ses aspirations utopiques dans les grandes et moyennes villes, pour y construire un nouveau modèle de société, sous le signe de la diversité, de l’écologie, et d’un anticapitalisme très concret. Revenons sur ces trois termes et ce qu’ils cachent.
À cause de leurs transformations démographiques, les grandes villes sont devenues des territoires propices à l’expérimentation idéologique diversitaire, comme on l’a vu en Amérique du Nord avec le mouvement des villes sanctuaires, qui entendaient s’affranchir de la souveraineté nationale et se connecter entre elles pour pousser toujours plus loin l’expérience de la migration globale. Bien concrètement, les métropoles deviennent de plus en plus étrangères culturellement à leur pays. De manière paradoxale, on nomme « quartiers populaires » les quartiers que le peuple historique de nos pays a désertés. Comme si leur peuple de référence avait changé.
Le culte diversitaire frappe évidemment les femmes, qui subissent directement l’insécurité caractéristique des sociétés multiculturelles, même si les autorités multiplient les précautions de langages et les ruses statistiques pour invisibiliser cette réalité. Elle est particulièrement ressentie dans les transports en commun, pourtant valorisés au nom des transports collectivistes. On dira poliment que l’insécurité féminine est le dommage collatéral à payer pour avoir une société vivre-ensembliste. Cela n’empêche pas la gauche municipale de célébrer le voile islamique au nom du droit des femmes !
Un peuple de locataires
Cela nous conduit à l’écologie punitive. La gauche municipale croit pouvoir contrôler le comportement des individus, pour les convertir à la morale verte. On complique ainsi la vie des automobilistes, on raréfie les poubelles dans la ville, pour inciter à la récupération, on contrôle aussi les sacs à ordure du commun des mortels, sans se rendre compte qu’on viole par là les replis les plus intimes de sa vie privée. Résultat paradoxal, encore une fois, de cette politique : les grandes villes n’ont jamais été aussi sales. Cette dégradation hygiénique a trouvé son animal iconique : le rat, de retour, qu’on évitera évidemment de maudire, pour ne pas verser dans le spécisme, ce racisme censé viser les animaux. Nos villes deviennent moches.
J’en viens à l’anticapitalisme, qui comme toujours, prend la forme d’une aversion insurmontable pour le droit de propriété. On le voit avec le culte du HLM. Apparemment, il n’y en aurait jamais assez. La gauche rêve d’un peuple de locataires, dépendant des aides publiques, et ne cesse de vouloir détruire les derniers quartiers bourgeois, réfractaires au rêve du phalanstère. Elle voit chez eux une masse électorale mobilisable. Un quartier culturellement français, qui n’est pas ravagé par l’écologie punitive, et où on trouve encore des propriétaires heureux de l’être, est un quartier ennemi à détruire, une petite Vendée municipale à raser par le mixage social obligatoire. Le mot mixité est évidemment au cœur de la novlangue municipale.
Je laisse de côté, dans ce bilan, les villes qui tomberont demain sous la gouverne de la gauche ouvertement radicale, qui seront toutes, dans ce cas, des villes dont le changement de population est à ce point avancé qu’elles ont désormais changé de civilisation. On y verra des villes conquises par l’islamisme et ceux qui collaborent avec lui. N’est-ce pas ainsi que s’opèrent les conquêtes à l’échelle de l’histoire, d’ailleurs ? Devant la force conquérante, les villes tombent les unes après les autres. Mais ne nous projetons pas tout de suite dans les prochaines décennies, où cette dynamique se normalisera et revenons à demain.
Devant le bilan désastreux du socialisme municipal, la droite peut-elle l’emporter ? Certains espèrent une vague. Mais structurellement, elle est désavantagée, et lorsqu’elle peut l’emporter, elle peut aussi faire le choix de s’enfermer dans ses divisions fratricides. En fait, quels que soient les résultats du premier tour, dimanche, nous assisterons probablement, dans les années à venir, à une forme de partition démographique, culturelle et socio-économique croissante du territoire, car les hommes, naturellement, veulent vivre dans un environnement qui leur ressemble, où ils se reconnaissent, où ils se sentent chez eux. On nommera dédaigneusement séparatisme ce phénomène, et on entendra de nouveau les chantres du régime diversitaire plaider pour une mixité radicalisée. Elle ne peut s’imposer que de manière autoritaire. C’est déjà le cas.
Source : Le Figaro 14/3/2026
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Le journal du chaos

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Un numéro historique de "Pour un Ordre nouveau" remis en vente
Le n°13 (juillet-août 1972) du journal Pour un Ordre nouveau était en partie consacré au deuxième congrès national du mouvement qui s'était tenu en juin de cette année là et qui donna naissance au Front national. Ce numéro, dont l'intérêt historique n'échappera à personne, est à nouveau en vente.
Pour vous le procurer cliquez ici
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vendredi, 13 mars 2026
Les « liaisons dangereuses » du RN…
Source Le Nouveau Présent cliquez ici
A croire que Mediapart et Libération sont devenus les directeurs de casting des candidats du Rassemblement National pour les municipales, celui-ci s’est empressé d’éliminer de ses listes toutes les « brebis galeuses » désignées de la sorte par les donneurs d’ordres, telle une militante exemplaire mais restée trop attachée à… l’Action française !
Cette frilosité croissante s’explique peut-être par l’influence elle aussi grandissante au RN de Roxane Rouas, qui n’est pas seulement dirigeante de Fremantle Média, un des plus importants producteurs de programmes de divertissements télévisés au monde (dont tous les jeux débilissimes de TF1 et autres chaînes), et membre depuis 2020 du comité exécutif du patronat français. Elle serait par ailleurs, selon le site www.Medias-presse.info, la « conseillère médias » de Jordan Bardella, qu’elle aurait même influencé jusque dans le choix de ses lunettes. Lui aurait-elle conseillé de se rendre les 26 et 27 mars 2025 en Israël pour s’y recueillir notamment au mémorial de Yad Vashem avant de suggérer également le choix d’Israël, préconisé par Sébastien Chenu le 3 mars dernier comme destination du premier voyage officiel de Marine Le Pen ou de Bardella au cas où l’un des deux serait porté à l’Élysée en 2027 ?
Car Wikipédia indique que Mme Rouas est à la ville l’épouse d’Olivier Rafowitz, né en 1965 en banlieue parisienne de parents polonais « survivants de l’Holocauste » et émigré adolescent en Israël où son zèle sioniste lui a valu au fil des ans d’être promu lieutenant-colonel puis porte-parole de Tsahal pour les pays francophones. A ce titre, on l’a beaucoup vu en uniforme et entendu sur nos écrans depuis le massacre (1.200 victimes, dont 800 Israéliens) commis par le Hamas le du 7 octobre 2023. Cette tuerie conduira l’Etat hébreu à lancer dans la bande de Gaza une opération d’envergure, dite « Épée de fer » qui aurait fait à ce jour 75.000 morts dont de nombreux enfants et près d’un million de « déplacés » sur 1,4 millions d’habitants avant ces tragiques événements, en raison de la destruction presque totale des infrastructures, hôpitaux et lieux d’habitation.
A noter que, nièce du colonel Rafowitz et ancienne présidente des Jeunes Socialistes, Emma Rafowitz, 30 ans, est pour sa part eurodéputé depuis 2024, élue sur la liste Glucksmann.
23:33 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dans les Deux-Sèvres comme ailleurs, Reconquête à la pointe du combat pour dénoncer l'insécurité galopante
11:49 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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À Orange, le Parti de la France soutient la liste de Jacques Bompard
Pour les élections municipales des dimanches 15 et 22 mars prochains, à Orange, le Parti de la France apporte son soutien à la liste menée par Jacques Bompard, maire historique de cette ville du Vaucluse, scandaleusement persécuté par la justice et rétabli in extremis dans ses droits pour pouvoir se représenter.
11:41 Publié dans Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Hommage à Marie-Christine Boutonnet
Le Nouveau Présent
Militante royaliste dès son plus jeune âge, responsable de la formation des élus frontistes pendant plus de vingt ans, conseiller régional, puis député européen de 2014 à 2019, Marie-Christine Boutonnet nous a quittés le 7 mars dernier à soixante- dix- sept ans.
Marie-Christine pensait clair et marchait droit. Normal, me direz-vous, pour une militante d’Action Française, biberonnée aux formations politiques des successeurs du maître de Martigues. Le « compromis nationaliste », « le nationalisme intégral » et « politique d’abord » étaient pour elle une évidence tout comme « l’empirisme organisateur », fondements de la doctrine maurrassienne qui a éclairé et éclaire encore une partie de l’intelligence française, n’en déplaise à certains.
Elle était d’abord et avant tout une militante, c’est-à-dire un soldat politique qui privilégiait le combat commun pour venir à bout de ce qui divise et fracture la France qui n’est pas née en 1789 comme voudraient nous le faire croire certains qui se sont juré depuis des lustres d’avoir la peau de notre pays et de notre civilisation helléno-chrétienne.
Les évènements de Mai 1968 nous avaient permis – elle à l’Action française, moi au Mouvement Jeune Révolution sans parler de tous nos camarades garçons appartenant au courant nationaliste – de lutter ensemble contre tous ceux qui à Toulouse– je pense notamment à Alain Alcouffe ou Daniel Ben Saïd , instillaient le poison du mouvement du 22 mars installé à Nanterre par Cohn-Bendit.
Notre camarade n’avait rien de féministe mais possédait cette capacité qu’ont certaines femmes à se montrer plus pugnaces et déterminées que leurs camarades masculins pour défendre une certaine idée de la France. Le tout avec détermination, courage, liberté de parole et un charme qui en troublait plus d’un. Enracinée sur sa terre albigeoise et occitane, elle avait fait sienne la formule de Maurras, « je suis Romain, je suis humain ». Toujours sur la brêche, elle n’hésitait pas à bousculer son petit monde et ne lâchait rien.
A la fin des années 70 – quoi de plus naturel- elle rejoignait Jean-Marie Le Pen afin de défendre la « France des Terroirs et des Clochers » et d’être pour le Front National le trublion et l’aiguillon qu’elle avait été pour l’Action Française.
Je garde le souvenir notamment de nos Universités d’Eté ou des stages de formation des élus qui avaient intérêt à suivre les conférences et se montrer disciplinés. J’ai perdu une amie et une camarade de combat. C’est tellement rare à notre époque. Adieu Marie.
11:08 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 12 mars 2026
VENDREDI 20 MARS, À PARIS : MESSE DE REQUIEM POUR LE REPOS DE L'ÂME DE QUENTIN
12:15 Publié dans Nous avions un camarade... | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Commission européenne et nucléaire, un sommet d’absurdité

Gaëtan de Capèle
Agriculture, énergie, automobile, industrie… On frémit d’effroi à la lecture des aberrations bruxelloises qui ont mis l’économie européenne à genoux. Pendant que les autres grandes puissances se protégeaient et se réarmaient jusqu’aux dents, la Commission d’Ursula von der Leyen a poursuivi jusqu’au bout, dans une frénésie de réglementations, son entreprise de démolition au nom de la préservation de la planète. Le retour de la guerre en Europe et au Moyen-Orient, la grande offensive commerciale de Trump et la déferlante chinoise ont fini par dessiller les yeux des « Bisounours » : les voilà qui tentent laborieusement de détricoter les écheveaux qu’ils ont fiévreusement tissés. Au rythme où vont les choses, nos concurrents peuvent encore dormir tranquilles.
Dans cet inventaire de l’horreur, le combat mené contre le nucléaire, dont la présidente de la Commission admet enfin qu’il fut « une erreur stratégique », restera dans les annales comme un sommet d’absurdité. La France, championne du secteur, porte elle-même une immense responsabilité : c’est elle qui, sous François Hollande, a décidé de saborder ses centrales, avant qu’Emmanuel Macron, après avoir commis l’immense faute de fermer Fessenheim, fasse marche arrière. Après une guérilla sans relâche - avec le concours zélé de l’Allemagne - contre l’atome français, le mea-culpa tardif d’Ursula von der Leyen n’aura d’intérêt que s’il marque le point de départ d’une remise en ordre des priorités dans la politique énergétique de l’Europe.
La première est de rétablir sa souveraineté, en se détachant du lien de dépendance avec la Russie, les États-Unis et les monarchies du Golfe. La seconde est de disposer d’une ressource abondante, stable, bon marché et décarbonée. Cette ressource porte un nom : l’électricité nucléaire. Ce constat partagé (le chancelier Merz déplore lui aussi la sortie de l’Allemagne du nucléaire), il n’y a plus de temps à perdre pour renforcer d’urgence les capacités européennes. Ce qui, au même titre que pour la défense, requiert d’accélérer les efforts d’investissement, en facilitant ceux du privé. Une véritable révolution copernicienne…
Source : Le Figaro 12/3/2026
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mercredi, 11 mars 2026
Samedi 21 mars : Reynald Secher en Savoie
23:42 Publié dans Sortir en ville... ou à la campagne, Un peu d'Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |
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