samedi, 09 mai 2020
DIMANCHE 10 MAI : FÊTE NATIONALE DE JEANNE D'ARC
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VINCENT VAUCLIN : « LE MONDE D’APRÈS POURRAIT BIEN MARQUER UNE NOUVELLE ÉTAPE DANS LE PROCESSUS DE DÉRIVE AUTORITAIRE DU MONDIALISME LIBÉRAL »
Source Paris Vox cliquez ici
LA DISSIDENCE FRANÇAISE A PRÉSENTÉ RAPIDEMENT UN PLAN AFIN DE RÉPONDRE À CETTE CRISE SANITAIRE. QUEL EST VOTRE SENTIMENT SUR LA GESTION DE LA CRISE ACTUELLE PAR LE GOUVERNEMENT ?
En effet, la Dissidence Française fut l’un des premiers partis politiques français à présenter un plan global de gestion de crise décliné qui décline une trentaine de propositions concrètes, et ce dès le 24 mars. Et déjà, nous alertions l’opinion sur l’inertie du gouvernement, le non-respect des mesures de confinement dans les banlieues immigrées, l’absence de tests, de masques et de gels désinfectants, le manque de moyens dans les hôpitaux, le refus obstiné de fermer les frontières, les conflits d’intérêts impliquant l’industrie pharmaceutique et de hauts responsables politiques, et les conséquences considérables que ferait peser une prolongation du confinement sur l’économie française et notamment sur les PME, les artisans et les commerçants.
Pour être très clair, à la question de savoir si le gouvernement aurait pu agir autrement nous répondons évidemment oui. On apprend aujourd’hui qu’Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian furent informés dès le mois de décembre, par l’ambassadeur de France en Chine, du risque particulièrement élevé de pandémie. Rien n’a alors été fait par le gouvernement, hormis le classement de l’hydroxychloroquine sur la liste des substances vénéneuses par Jérôme Salomon sur ordre d’Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé, le 13 janvier 2020. Beaucoup de questions se posent, et ce d’autant plus que les médias atteignent des niveaux inégalés de servilité à l’égard du pouvoir, et ne cessent d’instruire des procès en « complotisme » contre ceux qui osent encore se poser des questions, y compris lorsqu’il s’agit de spécialistes mondialement reconnus. Pourquoi ne pas avoir fermé les frontières dès l’alerte de l’OMS ? D’où vient réellement ce virus ? Quel est le niveau d’implication du laboratoire P4 de Wuhan, inauguré par Bernard Cazeneuve, Yves Levy et Marisol Touraine en 2017, dans l’avènement de l’épidémie ? Pourquoi de telles réticences à autoriser l’usage du protocole du professeur Raoult pour le traitement des malades malgré les preuves de son efficacité ? Pourquoi avoir maintenu le premier tour des élections municipales contre l’avis de tous les spécialistes ? Pourquoi ne pas avoir constitué plus tôt des stocks de masques pour les faire distribuer à la population par les mairies et les préfectures, et permettre ainsi une levée rapide du confinement ? Pourquoi ne pas avoir réquisitionné des sites de production pour fabriquer en masse des équipements de protection pour les soignants, et les cliniques privés pour accroître le nombre de lits de réanimation ? Pourquoi ne pas avoir décrété le couvre-feu dans les banlieues après les nuits d’émeutes suite à l’incident de Villeneuve-la-Garenne ? Pourquoi ne pas avoir anticipé la relocatisation de la production de médicaments en France ? Pourquoi ne pas avoir décrété une année blanche fiscale pour les entreprises comme pour les particuliers, en demandant, pour une fois, un effort aux banques plutôt qu’à une économie productive déjà exsangue ?
Toutes ces questions nécessitent des réponses qui, dans tous les cas, seront lourdes d’implications. Elles engagent, d’ores et déjà, la responsabilité morale, politique et même judiciaire des différents protagonistes au pouvoir, et j’ai d’ailleurs adressé mon soutien aux patients et aux médecins qui ont décidé de saisir la justice pour obtenir des réponses. À l’instar de la catastrophe de Lubrizol, cette crise est scandale d’Etat qui marquera durablement la vie politique française et qui met en évidence les impréparations autant que les connivences du gouvernement Macron. Elle témoigne aussi des risques considérables que la mondialisation libérale fait peser sur notre pays, et c’est la raison pour laquelle nous avons lancé en mars une nouvelle campagne sur le thème « La France est malade du mondialisme ». Car si cette pandémie met une nouvelle fois en évidence la légèreté et l’impréparation du gouvernement Macron, elle est aussi révélatrice de la faillite intégrale du mondialisme libéral : ouverture des frontières, délocalisation des activités de productions essentielles en Chine, fragilité des chaînes d’approvisionnement et risques de pénuries, absence de contrôle et de régulation des flux de populations, financiarisation de l’économie, effacement des souverainetés nationales, dépendance accrue vis-à-vis de l’étranger… L’idéologie mondialiste a considérablement accru les risques socio-économiques, politiques et sanitaires qui pèsent sur les nations européennes, et notamment sur la France. Mais si notre pays est aujourd’hui malade du mondialisme, le nationalisme sera son remède. Il apparaît désormais évident que seule une politique fondée sur le protectionnisme et le localisme, sur le contrôle des frontières et des flux de populations, sur le rétablissement de la souveraineté nationale et de l’indépendance stratégique de notre pays pourra permettre à la France de sortir de cette crise pandémique et de se prémunir des prochains soubresauts de la mondialisation sauvage.
COMMENT PEUT-ON S’ASSURER QUE LE MONDE DE DEMAIN NE SERA PAS PIRE QUE CELUI D’HIER ?
Dans un ouvrage paru en 2017 intitulé « La stratégie du choc » et sous titré « La montée d’un capitalisme du désastre », la journaliste Naomi Klein démontre que lorsqu’une catastrophe grave survient (par exemple un cyclone, un attentat ou un conflit armé), la population concernée est soudainement plongée dans un état de sidération psychologique et de détresse traumatique. Certaines officines, des lobbies ou des gouvernements profitent alors de cet état de détresse et de désorganisation sociale pour imposer des réformes d’inspiration libérale-sécuritaire qui, dans un contexte normal, ne seraient jamais passées. Je crois que c’est ce qui est en train de se jouer dans un certain nombre de pays occidentaux, et notamment en France. De même que certaines dispositions provisoires de l’état d’urgence décrété après les attentats de 2015 sont finalement entrées dans le droit commun, des dispositions exceptionnelles décidées durant cette crise sanitaire pourraient bien être prorogées pour une durée indéfinie : restriction des libertés fondamentales de déplacement, d’opinion ou de réunion, contrôle de la presse au nom de la « lutte contre les fake news », légalisation de l’euthanasie, attaques contre le droit du travail… Je note d’ailleurs qu’il y a quelques semaines, une réunion de l’eurogroupe a décidé l’activation du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) afin de financer l’accroissement des déficits publics qui résultent de la gestion de crise. Ce que la plupart des gens ignorent, c’est qu’en contrepartie de l’octroi de cette aide financière ce dispositif obligent les gouvernements à la mise en oeuvre des « réformes structurelles » prévues par le TSCG et destinées à lutter contre les déficits : privatisations massives, accroissement de la pression fiscale, dérégulation des échanges, démantèlement du droit du travail, baisse des salaires et des pensions de retraite, mise sous tutelle de l’économie par les prédateurs financiers etc… On s’en souvient, c’est ce protocole qui fut infligé à la Grèce il y a une dizaine d’années, et qui nous est peut-être réservé aujourd’hui. À ceci près qu’il nous sera autrement plus difficile de nous y opposer puisque les mesures de « distanciation sociale » prescrites pour lutter contre l’épidémie interdisent évidemment les réunions, les manifestations, ou encore les déplacements vers la capitale…
Un peu plus d’un an après l’insurrection des gilets jaunes, la « guerre » décrétée par Macron dans son allocution télévisée n’est donc peut-être pas celle qu’on croit. Et le monde d’après pourrait bien marquer une nouvelle étape dans le processus de dérive autoritaire du mondialisme libéral. Les nationalistes et patriotes français seront alors en première ligne dans cette nouvelle bataille, et doivent d’ores et déjà adapter leur stratégie de guérilla idéologique pour proposer une alternative politique crédible quand viendra l’heure des comptes. Je formulerai bientôt des propositions nouvelles en ce sens.
ON FÊTE LE CENTENAIRE DE LA CANONISATION DE JEANNE D’ARC CETTE ANNÉE. LA DF N’OUBLIE JAMAIS DE CÉLÉBRER LA SAINTE, AVEZ-VOUS PRÉVU QUELQUE CHOSE CETTE ANNÉE ?
Les circonstances exceptionnelles nous empêchent d’organiser la traditionnelle manifestation d’hommage à Sainte Jeanne d’Arc qui a lieu chaque année au mois de mai à Paris. Malgré tout, nous rendrons évidemment à Jeanne l’hommage qu’elle mérite ce dimanche, en réinventant pour l’occasion les modalités de notre mobilisation. Le programme de cette journée d’hommage sera dévoilé sous peu sur notre site cliquez là et sur les réseaux sociaux : restez connectés !
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Sébastien Deyzieu, tombé en combattant, le 9 mai 1994
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Une nouvelle émission non-conformiste du "Soleil se lève !"
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En pleine crise de coronavirus, Macron n'oublie pas de pousser l'arabisation de la France !
Le 30 avril 2020, a été signé le décret publiant l'accord du 31 mars 2017 entre la Tunisie et la France, permettant l'organisation de cours de langue arabe du CE1 au CM2 ; l'article 5 indique que « Les résultats obtenus par les élèves dans le cadre de cet enseignement sont pris en compte dans l'appréciation générale de leur travail scolaire et portés à la connaissance des familles. » De plus, l'article 6 indique que « Une continuité des apprentissages sera progressivement et selon les conditions locales, assurée au collège. » Cet accord avait été signé par Najat Vallaud-Belkacem, à l'époque ministre de l'éducation nationale.
Ce n'est pas en enseignant une langue étrangère dès l'enfance qu'on améliorera la qualité du langage des adultes. On a l'impression que nos autorités veulent à toute force détruire notre identité nationale.
Affirmons que ce n'est pas en rappelant aux immigrés leurs origines qu'on les intégrera, et souhaitons que nos gouvernants soient un peu plus préoccupés de la préservation de notre identité.
09:41 Publié dans Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Journal du chaos

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Le mondialisme ne fera aucune concession

Par Paul Vermeulen
Un monde d’après qui ne serait plus jamais le même ? Des écologistes, végans et autres antispécistes se sont pris à rêver de gouvernements conduits par des chats, des chiens et des zèbres ; des souverainistes ont voulu voir l’amorce d’un retour des frontières ; ou encore des socialistes, gauchistes et autres insoumis imaginèrent, au vu du drame vécu par le système hospitalier, la ve- nue du grand soir. Des mouvements de droite comme de gauche, ou bien ni de droite ni de gauche, verraient bien poindre, avec cet imprévu dans l’histoire, la pos- sibilité d’une révolution. Sans compter la masse d’ écrits d’ intellectuels de tous les bords et de toutes les nationalités, publiés et traduits dans le monde entier, au sujet de ce que signifie cette pandémie, en attendant le déclenchement des machines à fric vers l’automne 2020, des éditeurs aux Lego ou Playmobil. BFMTV a commencé, LIDL « subventionnant » l’applaudisse- ment des soignants en direct à 20 heures, au profit – qui oserait douter que la philanthropie est de retour ? – des bonnes œuvres de ces mêmes soignants.
Au fond, il règne un étrange climat en France : des êtres humains meurent tous les jours mais une majorité de la population ne le voit pas concrètement. Le réel de la violence de la pandémie est déréalisé, ce qui pose des questions simples : vers quel monde allons-nous ? Sommes-nous capables d’un autre monde ?
Le mondialisme comme accélérateur de la crise sanitaire
Il est pour l’heure difficile d’affirmer que le mondialisme est responsable de la pandémie planétaire du Covid-19. Il est cependant certain que le mondialisme, idéologie dogmatique de la mondialisation conçue comme un hyperlibéralisme, autrement dit un libéralisme qui n’a plus de libéral que le nom, oubliant qu’il est une fonction au service des humains et non le contraire, en a favorisé le développement : des frontières et des sociétés ouvertes, la perte de souveraineté des nations, de la monnaie aux productions stratégiques en passant par la sécurité sanitaire, tout cela a conduit les pays les plus mondialisés et les plus dépendants de l’Asie, ceux d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord, à être les principales victimes de la pandémie.
C’est l’avant-garde du « modèle » qui s’est écroulé sur le plan sanitaire, et l’Union européenne a en particulier montré combien elle est incongrue, ce qui ne signifie pas qu’elle ne se relèvera pas de ses cendres, même si l’Italie peut la quitter. Reste que la pandémie a frappé en premier lieu les pays dirigés par les mondialistes, vecteurs principaux de la mondialisation. Les « dominants » ont été les principales victimes. Un schéma que le temps fera évoluer : les continents les plus pauvres n’échapperont pas à des bilans catastrophiques qui ne seront pas sans conséquences, migratoires en particulier, concernant nos sociétés.
Davantage de mondialisation
Au-delà des doux rêves, des belles ou dangereuses utopies, il est à craindre que le remède soit plus difficile à supporter que le mal. Les mondialistes sont incapables de penser le monde autrement que sur la base d’une société ouverte et liquide, summum de leur point de vue de la démocratie qu’ils pensent incarner. Il ne s’agira donc sans doute pas de changer le monde, de revenir à un monde d’avant, de créer un nouveau monde ou de fixer des limites ; ce dernier point est une impossibilité pour un mondialisme qui est un progressisme fondé sur l’illimité. Tout va s’accélérer, on entend déjà la chanson, humanité augmentée, surveillance numérique, digitalisation généralisée, dénaturation de l’humain...
Jacques Attali, mentor de Macron, président de Positive Planet, en parlait sur BFM le 24 avril : « Il ne faut pas attendre le retour du même. On ne retournera pas à la situation antérieure. » Pour lui, il faut développer en ligne, concurrencer Amazon : « Il faut que tout le monde innove et une mobilisation totale pour transformer la société. Il faut changer pour être prêt pour le monde qui vient. » Cela rappelle Macron : « Il va falloir se réinventer, chacun d’entre nous, et moi le premier. » La volonté est en réalité de repenser ce qui est, de l’orienter différemment. Attali ne veut pas demander « poliment » mais « réquisitionner ». La dictature approche : une simple « stratégie du choc » qui n’a rien d’un complot, juste un choix politique imposé par la force – à l’occasion de ce virus.
Une réadaptation ? La part de la Chine dans le système manufacturier mondial est passée de 7 % en 2000 à 25 % en 2018, les échanges mondiaux ont explosé, les porte-conteneurs forment des files d’attente à l’entrée des canaux, les migrations sont de- venues délirantes, comme le tourisme de masse, tout cela sur fond de numérisation accélérée. Difficile de penser que cette « réinvention » n’est pas le vœu des mondialistes : il s’agit d’adapter le système qui nous a conduits où nous sommes. De provoquer un « monde qui vient », mais tel qu’ils le souhaitent. La France montre l’exemple, le gouvernement trie les « bons » et les « mauvais » articles de presse sur un site Web de l’Etat, partout l’idée de contrôler les populations par le numérique et les smartphones, danger sur lequel j’attirais l’attention dans ces pages début 2020, devient une évidence (cf. Présent des 21 et 31 janvier 2020).
Attali, encore, et déjà en mai 2009 (L’Express), à l’occasion d’une épidémie : « On devra mettre en place une police mondiale, un stockage mondial et donc une fiscalité mondiale. On en viendra alors, beaucoup plus vite que ne l’aurait permis la seule raison économique, à mettre en place les bases d’un véritable gouvernement mondial. C’est d’ailleurs par l’hôpital qu’a commencé en France au XVIIe siècle la mise en place d’un véritable Etat. » Macron et Attali se sont rencontrés en 2007. Le Covid-19, pour les mondialistes, apparaît comme une occasion à saisir.
Source : Présent 8/5/2020
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vendredi, 08 mai 2020
Quelle signification donner à la date mythique du 8 mai 1945 ?
Bernard Plouvier
Cette date, célébrée un peu partout de nos jours, est un exemple d’erreur historique manifeste, répétée indéfiniment par les journalistes et les auteurs de manuels scolaires.
C’est le 7 mai 1945 que les envoyés du successeur d’Adolf Hitler à la tête du IIIe Reich, le Gross Admiral Karl Dönitz, désigné par le défunt Führer pour lui succéder à la Présidence du Reich, ont signé la capitulation allemande au QG (le SHAEF – Commandement Suprême Interallié des Forces Expéditionnaires) du général Dwight David Eisenhower, à Reims, avec date d’effet théorique fixée au 8 mai, à 23 heures (heure allemande).
Les signataires étaient le Generaloberst Alfred Jodl, chef d’état-major du commandement suprême de la Wehrmacht (l’OKW), et le Generaladmiral Hans von Friedeburg, chef de la Kriegsmarine... et partiellement juif ; « quart-de-juif » selon la terminologie raciste !
À la demande des Soviétiques, la cérémonie a été bissée à Berlin, plus exactement à l’école du Génie de Karlshorst, QG du Ier Front de Biélorussie du maréchal Georgi Joukov, le 9 mai, entre minuit et une heure du matin, les signataires allemands étant le Generalfeldmarschall Wilhelm Keitel, chef de l’OKW, le Generaloberst Hans Stumpff (Luftwaffe) et de nouveau v. Friedeburg.
Au moment de la capitulation, soit le 7 ou le 9 mai selon la cérémonie choisie, les hommes de la Wehrmacht occupent encore la Norvège, le Danemark, le nord des Pays-Bas, diverses poches de résistance en Allemagne dont le Land du Schleswig-Holstein, la Bohême-Moravie (ou Tchéquie), la Slovénie, la moitié de l’Autriche et de la Croatie, la Courlande, diverses îles de la Mer Égée et du Dodécanèse (dont Rhodes), la Crète, les Îles Anglo-Normandes et cinq zones portuaires françaises : La Rochelle – La Pallice et l’île de Ré (le 9), Dunkerque (le 10), Lorient et l’île de Groix (le 10), Quiberon et Belle-Île (le 10), Saint-Nazaire (le 11)... les Britanniques avaient débarqué, dès le 8, sur leurs Îles anglo-normandes.
Capitulation ou non, les combats se poursuivent jusqu’au 11 mai en Autriche et en Tchéquie, jusqu’au 14 en Courlande et en Prusse Orientale, et se terminent le 15, en Slovénie et en Croatie (ce sont les troupes du GA-E – le groupe d’armées E - du Generaloberst Alexander Löhr qui sont les dernières à se rendre).
Yougoslaves, Albanais et Grecs continueront longtemps de s’entretuer, tandis que d’authentiques résistants des Pays Baltes, de Biélorussie et d’Ukraine lutteront jusqu’au début des années 1950 contre l’occupant soviétique.
Le dernier vestige du IIIe Reich fut la station météorologique du Spitzberg, que les Alliés investirent en août 1945.
Le 8 mai 1945 est une de ces dates historiques qui sont aussi fantaisistes que bon nombre de mots historiques, jamais prononcés ou écrits longtemps après l’événement. Il est plus judicieux de se souvenir que les vainqueurs n’ont pas signé de Traité de Paix, ce qui a permis d’occuper les deux Allemagnes jusqu’aux années 90 !
16:21 Publié dans Tribune de Bernard Plouvier | Lien permanent | Commentaires (0) |
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jeudi, 07 mai 2020
Déconfinement : un gouvernement amok entre improvisation et autoritarisme.
23:10 Publié dans Jean-François Touzé | Lien permanent | Commentaires (0) |
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SOLIDARITÉ SOCIALE
Pierre Vial Terre & peuple cliquez ici
Comme bien souvent, nos camarades italiens de CASAPOUND nous montrent le chemin à suivre : organiser le soutien entre nous et surtout venir à l’aide des plus démunis d’entre nous. Les mots c’est bien, les actes c’est mieux. TERRE ET PEUPLE se doit de suivre un tel exemple et j’invite nos camarades à le faire, sachant que je prendrai ma part à ce travail comme il est normal. Le réseau SOLIDARITE SOCIALE aura mission de gérer au mieux les initiatives apportant des réponses concrètes aux besoins de nos compatriotes dans le domaine social et j’y veillerai personnellement.
D’un mal peut sortir un bien. La pandémie du coronavirus a fait redécouvrir à nombre de nos compatriotes l’importance, la nécessité du lien social. Je mets bien sûr à part ceux qui, murés dans leur égoïsme et leur nombrilisme, sont donc des parasites, appartenant le plus souvent aux milieux bourgeois et cosmopolites. Ces gens ne nous intéressent pas, laissons les à leur médiocrité. Mais les autres, tous les autres, nous devons nous en préoccuper. A partir du moment où ils appartiennent à notre communauté ethnique (laquelle a des leçons à prendre en matière de solidarité auprès de communautés allogènes qui ont pour principe de ne jamais laisser tomber leurs membres dans le besoin).
Nous devons militer pour de nouvelles formes de sociabilité. Je dis nouvelles parce qu’on les redécouvre mais au vrai elles existent depuis longtemps. Et je pense, en écrivant cela, à cet héritage proudhonien auquel on se réfère de plus en plus, comme le fait par exemple Michel Onfray. Proudhon, né d’un père tonnelier et d’une mère cuisinière, fut placé comme bouvier dès l’âge de sept ans. Son milieu d’origine est donc artisanal et paysan, ces racines permettant de mieux comprendre sa personnalité : Edouard Droz écrit (P.J. Proudhon, 1909) : « Il resta paysan toute sa vie, défiant à l’égard des gens de la ville, regardant de travers les maisons à plus d’un étage ». Obligé, pour gagner sa vie, d’interrompre des études prometteuses, il devient à dix-neuf ans ouvrier typographe et ensuite correcteur. Poussé par la soif d’apprendre, il connaît le grec, le latin, l’hébreu (qu’il a appris seul) et acquiert de solides connaissances en théologie. S’étant juré de rester fidèle à la classe ouvrière, il forge pour elle une doctrine, basée sur la solidarité, le fédéralisme et le mutualisme. Son actualité se traduit, aujourd’hui, par le recours au localisme, qui entre dans les mœurs et dont nous sommes de chauds partisans.
Mais avant Proudhon, en remontant plus haut dans le temps, existaient ces communautés villageoises, lorsque la terre de France était paysanne, dont les membres n’avaient pas besoin de grands discours pour exercer une entraide quotidienne et se serrer spontanément les coudes dans les temps de détresse : nul besoin de parler de solidarité communautaire puisqu’elle était vécue. On redécouvre cela aujourd’hui, dans certains villages voire dans certains quartiers urbains et il nous faut participer activement à cette renaissance, ce que Thibaut Isabel exprime joliment en écrivant dans Nouvelle Ecole (numéro 67, 2018) qu’il faut « restaurer le terreau communautaire indispensable à toute maturation, afin de permettre à la fleur humaine de s’épanouir à nouveau ».
Recréer du lien entre les êtres, faire renaître une SOLIDARITE SOCIALE, cela passe d’abord par la prise en compte des besoins des autres, matériels, psychologiques, moraux. Nombre de personnes se révèlent, dans les temps difficiles que nous vivons, capables d’un dévouement souvent discret mais efficace. Prendre des nouvelles d’une personne âgée, trop souvent seule, lui fournir ce dont elle a besoin, c’est lui apporter un réconfort précieux. A cet égard il faut dire un mot des problèmes de ravitaillement. Il faut privilégier au maximum une production alimentaire locale, distribuée par des circuits courts. Quant on la chance de posséder de la terre, même sur une petite superficie, il faut consacrer le maximum d’efforts à créer et entretenir un potager, un poulailler. Avantages évidents, on sait ce que l’on mange, on gagne une autonomie au moins partielle, on peut organiser des échanges de produits entre amis ou simples voisins (j’échange mes pommes de terre contre tes œufs), on fait la nique aux supermarchés.
Bien des citadins réalisent, à l’occasion de la pandémie et du confinement, qu’on peut changer de vie, ne serait-ce que par la diffusion du télé-travail, qui est une authentique révolution des mœurs car il donne la possibilité d’échapper aux étouffantes contraintes qui emprisonnent beaucoup de salariés dans un cadre de travail et des horaires liberticides, le plus souvent dans l’univers bétonné des grandes villes. Pouvoir vivre dans le cadre libérateur des petites villes ou des villages, plus près de la nature, en réduisant sensiblement ses dépenses de logement, de déplacement : c’est cela « changer la vie », loin des slogans et des mensonges des politiciens.
Le retour à la terre, dont les salonnards se sont gaussés en décrétant que c’était une formule pétainiste, donc maudite, est une simple réaction de bon sens, la redécouverte de vérités élémentaires au moment où une sainte trouille pousse nombre de citadins à dévaliser les rayons des supermarchés pour entasser tout et n’importe quoi. « La terre, elle, ne ment pas » : une vérité d’évidence que seuls des scribouillards parisiens peuvent nier et dont la formulation est due au juif Emmanuel Berl, rédigeant en juin 1940 un discours de commande à l’usage du maréchal Pétain… Petit rappel destiné aux incultes.
Tout ce qui favorise l’autonomie des gens au détriment du centralisme et de la massification est bon à prendre. Et si on me demande si un tel point de vue est de gauche ou de droite je réponds que je m’en fiche éperdument, tout comme la mère de famille dont le seul souci est de nourrir ses gosses.
23:09 Publié dans Les Nouvelles du Front de Pierre Vial | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le JOURNAL DE TV LIBERTÉS (JEUDI 7 MAI)
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Comment notre Etat s’est fait hara-kiri
Jean-Yves Le Gallou
Les Français croient encore qu’ils disposent d’une administration napoléonienne : verticale, avec des ministres et des préfets, bref des chefs. C’est faux : après quinze ans de « modernisation », il n’y a plus que des « managers administratifs » qui pratiquent la « transversalité », recherchent « la qualité » et la « performance ». C’est précisément pour cela que la France manque de masques, de tests et de stratégie sanitaire face au coronavirus.
La « mise sous tension » du secteur santé a d’abord conduit à supprimer les stocks de masques. Et les « bonnes pratiques » de passation des marchés publics ont débouché sur la passation de trois très gros marchés à la Chine. On aurait pu en commander à une centaine de producteurs différents ou bien relocaliser en France la production de masques, ou encore favoriser l’artisanat commercial ou familial.
Des masques… fin juin
Autant de solutions pragmatiques qui n’auraient pas su satisfaire les (trois !) bureaux différents du service des achats du ministère de la Santé : les bureaux du « contrôle », de la « procédure » et de la « performance (!) ». Seuls de très gros marchés pouvaient correspondre aux exigences de la Sainte Trinité managériale en termes de droit, de normes et de règles de gestion. Grâce à ce cahier des charges, les Français auront de beaux et bons masques aux normes Afnor et commandés selon des procédures ISO… fin juin !
Et il ne s’est trouvé personne, ni ministre, ni directeur, pour bousculer, au vu des circonstances exceptionnelles, ces règles nuisibles. Si pour De Gaulle « L’action est le jeu divin du héros », le respect de la procédure est le devoir mesquin du bureaucrate managérial.
C’est un peu la même histoire pour les tests. Dans l’organisation traditionnelle de la France, le préfet coiffait les services départementaux de l’État, notamment la direction de l’Action sanitaire et sociale et les services vétérinaires. Trop simple. Au nom de la « modernisation » deux réformes ont été engagées : la « mutualisation » et la « régionalisation ». Résultat : nous disposons de douze agences régionales de santé (ARS) en métropole (après la fusion des régions voulues par François Hollande). Quant aux services vétérinaires, ils sont restés à la main des préfets dans le cadre des directions de la protection des populations ou des directions de la cohésion sociale.
Tests : trois semaines de perdues
Pour les tests, les labos publics des services vétérinaires disposaient des moyens les plus importants. Mais ils sont restés trois semaines l’arme au pied. Pas question pour la Santé de faire appel aux gueux de l’Agriculture. Ni pour les ARS de solliciter des services préfectoraux. D’autant qu’entre deux discours-fleuve, le Premier ministre a manqué de temps pour rendre des arbitrages…
Pour les traitements des malades symptomatiques, on a assisté aux mêmes délires : le lancement à grands sons de trompe d’une étude européenne (donc lourde par nature) sur les soins hospitaliers à privilégier en cas de forme d’expression grave de la maladie. Fantastique pour les « managers » de la Direction Générale de la Santé (DGS) et les grands laboratoires pharmaceutiques. Sauf que pour lutter contre l’épidémie, la vraie priorité aurait été de traiter dès l’origine les formes bénignes de la maladie pour limiter la contagion et essayer d’enrayer l’engorgement des services hospitaliers. Tout en laissant les médecins généralistes ou exerçant en Ehpad tester différentes pratiques. Au lieu de se borner à recommander (sans étude randomisée au demeurant)… la seule prise d’aspirine.
Des circulaires aussi parfaites qu’inapplicables
Le déconfinement ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices. Le gouvernement a annoncé qu’il se ferait autour de deux pivots : les préfets et les maires. Ce qui pourrait passer pour un retour au bon sens territorial est aussi une entreprise de défausse. On vous explique : les administrations centrales de la Santé et de L’Éducation pondent des circulaires aussi parfaites qu’inapplicables. Si les préfets et les maires veulent les mettre en œuvre, ils ne déconfinent pas. S’ils veulent déconfiner, ils en prennent leur aise avec les circulaires : mais en cas de poursuites pénales (pour mise en danger de la vie d’autrui), ce sont eux qui se retrouvent devant les tribunaux. Philippe, Blanquer, Véran, et les directeurs d’administration qui en dépendent ne gouvernent pas, ils se bornent à se protéger des suites judiciaires de leur mal gouvernance.
C’est ainsi que le juge judiciaire va de facto imposer une poursuite du confinement au-delà des simples exigences sanitaires. Un juge judiciaire doublement irresponsable
– parce qu’il juge de ce qu’il aurait fallu faire ou ne pas faire A POSTERIORI, ce qui est plutôt… commode,
– et que lui n’est en rien responsable, ni poursuivable, pour ce qu’il décide.
Ce qu’on appelle l’État de droit n’est rien d’autre qu’une dictature judiciaire.
Le déclin du courage
C’est le grand Soljenitsyne, dans son discours de Harvard en 1978, qui explique le mieux notre situation : « Le déclin du courage est ce qui frappe le plus un regard étranger dans l’Occident d’aujourd’hui. Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son sens noble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis (…) Une société qui s’est installée sur le terrain de la loi sans vouloir aller plus haut n’utilise que faiblement les facultés les plus élevées de l’homme. Lorsque toute la vie est pénétrée de rapports juridiques, il se crée une atmosphère de médiocrité morale qui asphyxie les meilleurs élans de l‘homme. Et face aux épreuves du siècle qui menacent, jamais les béquilles juridiques ne suffiront à maintenir les gens debout. »
Source Causer cliquez ici
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mercredi, 06 mai 2020
Le JOURNAL DE TV LIBERTÉS (MERCREDI 6 MAI)
20:58 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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LES "BBR" 2020 ? LES 10 ET 11 OCTOBRE PROCHAINS À RUNGIS !
14:38 Publié dans La vie de l'association Synthèse nationale | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Thomas Joly (Parti de la France) répond à ses auditeurs
14:34 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le "monde d'après" vu par La Dissidence française
Vincent Vauclin, président de la DF
Parce que le monde d'après ne doit pas ressembler au monde d'avant, posons dès aujourd'hui les bases de la refondation nationaliste ! Car face à la mondialisation sauvage et à la crise écologique, seul le nationalisme propose le localisme, la détaxation de proximité et le protectionnisme raisonné ; aux migrations incontrôlées qui plombent notre système social et font le lit de la sédition communautariste, seul le nationalisme répond par la préférence nationale, l’abolition du droit du sol et la remigration ; à l’arbitraire d’une lobbycratie nomade et prédatrice, seul le nationalisme oppose le principe de souveraineté populaire, de subsidiarité et d’enracinement.
Ne restez pas spectateurs : prenez le parti de la reconquête !
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La fraude sociale

Charles Prats, ancien magistrat de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) au ministère du Budget, aujourd’hui délégué au développement de l’Association professionnelle des magistrats (APM), estime que 2,5 millions d’individus « fantômes » bénéficieraient de 30 milliards de prestations sociales indues. Un scandale, selon lui, symptomatique de la mauvaise gestion de nos dépenses publiques.
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Une crise qui modifie notre rapport au progrès

Par Sophie Amsili
Depuis plusieurs semaines, sur une grande partie de la planète, les usines sont restées portes closes, les voitures n’ont pas quitté les garages, le ciel s’est quasiment vidé de ses avions et la pollution de l’air a chuté, tout comme le bruit des villes. Des canards ont réinvesti des rues de Paris, quand celles de San Francisco voyaient réapparaître quelques coyotes. Qui n’a pas entendu un proche se réjouir de cette « pause » ? D’un retour à la nature qui serait, somme toute, une contrepartie bienvenue à la crise générée par la pandémie de coronavirus. « La pause actuelle donne l’impression d’une rupture dans un cycle et l’occasion de mettre à plat ce qui est utile dans la société et ce qui ne l’est pas », confirme Vincent Bontems, philosophe et chercheur au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Pour le chercheur, ces questionnements sont les « symptômes d’une crise culturelle », notamment autour d’une notion qu’il a beaucoup étudiée : le progrès.
Le progrès nous a-t-il menés trop loin ? Qu’attend-on encore de lui ? Le Larousse le définit comme l’« évolution régulière de l’humanité, de la civilisation vers un but idéal ». Avant le XVIe siècle, le progrès désignait une simple avancée, mais Francis Bacon lui a ajouté une dimension qui ne l’a jamais quitté : l’accumulation de connaissances pour aller vers le meilleur. Qu’il s’agisse du confort, de la santé, la paix, la liberté, la sécurité ou encore la morale. L’idée a de quoi faire rêver. Pourtant ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les chercheurs Etienne Klein et Gérald Bronner ont étudié ses occurrences dans les dis- cours publics français : à partir des années 1980, le terme se fait plus rare pour céder la place à un autre, plus ancien : « l’innovation ». D’après leurs travaux, en 2007, tous les candidats à la présidentielle évoquaient encore la notion de « progrès ». Ce n’est plus le cas en 2012.
« L’innovation est pourtant une conception très dégradée de l’idée de progrès », explique Etienne Klein, philosophe des sciences et égale- ment chercheur au CEA. « Le progrès, c’est accepter de sacrifier son présent personnel au nom des générations futures. Il s’appuie sur l’idée que le temps est notre allié », poursuit-il. A l’inverse, l’innovation est perçue comme une « condition de survie » pour répondre aux défis de l’avenir. C’est le pessimisme grandissant sur l’avenir de l’humanité qui a détrôné l’idée de progrès. Interrogé sur le bilan de la décennie 2010- 2020 qui vient de s’achever, Pierre Dockès, spécialiste de l’histoire de la pensée économique, évoque une « rupture eschatologique » : « Jusqu’à la fin du XXe siècle, malgré des périodes de doutes, on avait tendance à croire que l’âge d’or était devant nous, expliquait-il. Aujourd’hui, on pense que demain sera moins bien et que nos enfants auront moins que nous. »
Le progrès n’a pas fait disparaître les inégalités. Il n’a pas non plus mis à terre les régimes autoritaires. Surtout, il est désormais posé comme « contre la nature », en puisant et épuisant les ressources de la planète dans une fuite en avant sans issue. L’avenir inquiète, au point qu’on ne l’évoque même plus. « L’horizon temporel s’est rétréci, on ne parle plus de 2050 ni de 2100 », note Etienne Klein. Si ce n’est sur d’effrayants graphiques montrant les catastrophes écologiques à venir.
Pour croire de nouveau en notre avenir, il faut revoir notre définition du progrès qui a dérivé au cours de l’histoire, argumente Vincent Bontems : les machines, qui étaient cesées nous faire effectuer autant de tâches avec moins d’énergie et en moins de temps, nous servent en fait à en faire toujours plus, explique-t-il. Le progrès technique doit nous permettre de « décélérer », et non l’inverse, résume le chercheur, s’appuyant sur les travaux du philosophe Gilbert Simondon. Mais d’autres logiques sont entrées en jeu : la compétition, la recherche de puissance et de profit... et le progrès a fini par se confondre avec la croissance économique.
Doit-on alors se réjouir de la décélération brutale imposée par le con- finement, et prôner la décroisance ? Pour Vincent Bontems, cette opposition entre croissance et décroissance est « simpliste ». Le progrès n’est en effet ni le retour au silence et à l’air pur que nous connaissons actuellement, ni l’accumulation continuelle à l’œuvre depuis des décennies. Le « monde d’après » la crise du coronavirus, s’il en émerge un, doit en forger sa propre définition. « Nous savons ce que nous voulons éviter – les épidémies, le changement climatique... –, mais nous ne savons pas ce que nous voulons », résume François Gemenne, chercheur en sciences politiques à l’université de Liège et membre du GIEC, le groupement international d’experts sur le climat. « On a associé le progrès à l’idée de plus, alors que le grand défi est de l’associer à celle de mieux », poursuit-il.
La crise actuelle pourrait nous y aider. « En quelques semaines, elle a modifié notre rapport au futur », salue Etienne Klein, qui note qu’« on n’entend plus les climatosceptiques et collapsologues, car on pense à l’après-crise et non plus à la fin du monde ». Un premier pas vers une vision plus optimiste d’un destin commun qui pourrait profiter à tous
Source : Les Echos 6/05/2020
10:00 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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On refait le monde*

Par Eugénie Bastié
« Le choléra nous est arrivé dans un siècle de philanthropie, d’incrédulité, de journaux, d’administration matérielle », note Chateaubriand dans ses Mémoires d’outre-tombe. « Il s’est promené d’un air moqueur, à la clarté du jour, dans un monde tout neuf. » En 1832, on croyait que sous le soleil de la monarchie de Juillet s’épanouiraient enfin les fleurs de la prospérité, l’urbanisation, la révolution scientifique, l’industrialisation. Las, dans le ventre de Paris, le choléra semait la mort comme dans les temps médievaux. En 2020, c’est dans le « nouveau monde » de la « start-up nation » que se promène d’un air malin le coronavirus, obligeant une nation avancée et mo- derne, une puissance mondiale, à recourir à la pratique primitive de la quarantaine généralisée. Libéralisme, alliance des bourgeoisies, saint-simonisme, barricades et maintenant épidémie : décidément, le dernier président de la mondialisation, Emmanuel Mcron, aura eu plus d’un point commun avec le dernier roi de France, Louis-Philippe.
À l’époque du choléra, les ultras favorables à un retour strict de l’Ancien Régime voyaient dans le fléau le doigt de Dieu punissant l’usurpateur, tandis que les républicains en embuscade fustigeaient l’impéritie de la monarchie et plaidaient la cause de l’hygiénisme pour assainir les foyers d’infections qu’étaient les logements insalubres de la capitale. Aujourd’hui, on n’invoque plus la punition divine mais le juste châtiment d’une mondialisation libérale, on ne pointe plus l’insalubrité publique mais le démantèlement de l’État providence. Dans le pays de Descartes et de la tabula rasa, le démon de la théorie se déchaîne. Est-ce parce que la réclusion fait chauffer les imaginations ? Que chacun, enfermé dans son poêle, refait le « monde d’après » à loisir par tribunes interposées, sans que la contradiction ni la conversation ne viennent polir ces échafaudages théoriques ? Ou bien parce que la crise du coronavirus intervient dans une vie des idées déjà extrêmement bouillonnante et clivée ? Reste que jamais dans l’histoire une rupture ne s’est pensée aussi intensément et immédiatement.
Les penseurs carburent. Les utopistes déroulent leurs cités idéales sur les ruines fumantes de l’économie tandis que les déclinistes affirment qu’ils avaient eu raison trop tôt. Certains sont plus modestes. « Oserais-je le dire ? Je ne crois pas que la philosophie nous soit d’aucun secours aujourd’hui », dit par exemple l’essayiste Adèle Van Reeth dans un « tract de crise » chez Gallimard. Dire qu’on ne peut rien dire, reduire toute tentative d’analyse à une manifestation grossière de l’esprit de système est devenu du dernier chic dans certains cercles de pensée. Car si on peut, comme Tocqueville, haïr « ces systèmes absolus, qui font dépendre tous les événements de l’histoire de grandes causes premières se liant les unes aux autres par une chaîne fatale », reste qu’il est dans la nature de l’homme de ne pas se sou- mettre aux caprices du destin et de vouloir sans cesse tirer des leçons de ce qui lui arrive. «Il y a des décennies où rien ne se passe et des semaines où des décennies se produisent », disait Lénine. La crise du coronavirus a été un formidable catalyseur de la vie intellectuelle, accentuant des clivages établis, accélérant des recompositions en cours, convertissant certains cœurs, voyant le retour de vieilles idées émigrés, ou bien la péremption de certaines qu’on croyait nouvelles. Virus de droite, virus de gauche, chacun voit dans la maladie l’aube d’un « monde d’après » redessiné selon ses plans.
(*) le titre est de la rédaction. Le titre originel est Souverainisme, libéralisme ou gauche radicale…Six familles de pensée face au virus.
Source : Le Figaro 06/05/2020
08:37 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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mardi, 05 mai 2020
Le JOURNAL DE TV LIBERTÉS (MARDI 5 MAI)
20:05 Publié dans TV SYNTHESE | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Sans les nationalistes, le jour d’après sera comme celui d'avant.
Jean-François Touzé, ancien Conseiller régional francilien (FN), est aujourd'hui l'un des principaux responsables nationaux du Parti de la France. Depuis quarante ans, il a été de tous les combats pour la France française et pour la Civilisation européenne... Autant dire que nous en avons été, souvent, côte à côte.
De plus depuis quelques mois, plusieurs fois par semaine, il nous éclaire avec talent sur l'actualité en nous donnant son avis sur ce site ainsi que dans la revue Synthèse nationale. Voilà donc sa contribution à notre enquête sur l'"après crise", si toutefois un "après" il doit y avoir.
R.H.
Jean-François Touzé
En ces temps sombres où seule la petite lumière de l’espérance consent à nous être un fanal, grande est la tentation de croire à une automatique inéluctabilité transformatrice du « jour d’après ».
On se souviendra donc avec profit du sage conseil de Pythagore : « n'entretiens pas d'espoirs qui ne peuvent être espérés ».
Tout indique, en effet, que, sans un absolu bouleversement politique qui ne peut être que le fruit de combats militants renforcés, le monde post COVID-19 qui, au demeurant, sera nécessairement celui de l’avant prochaine crise quelle qu’en soit la nature, ressemblera fraternellement à celui d'avant.
En pire !
Jamais, en effet, le Système ne se réformera de lui-même, sinon il ne serait pas le Système, absolutiste et cupide. Globalisation des échanges, financiarisation de l’économie, désindustrialisation et délocalisations, soumission à l’ordre mondial étoilé, flux migratoires massifs, totalitarisme idéologique des droits de l'homme et de la planète continueront d'être pour l'Occident une tunique de Nessus dévorante. La Chine demeurera l'atelier du monde et, forte de son économie d’État comme de la dictature qu'y pratique le parti communiste, exercera sur le monde, par le chantage industriel et financier mais aussi par le développement de ses capacités militaires, une pression accrue et majeure tandis que l'Europe foudroyée par la crise sanitaire et économique attendra des États-Unis aide et assistance, serrant ainsi elle-même un peu plus les entraves qui l'emprisonnent depuis le traité de Versailles, puis la déferlante américaine de 1945.
Trop heureux de leur très relative « libération », les Français, quant à eux, s’empresseront dès la fin du confinement et au rythme des autorisations progressives que voudra bien, dans sa générosité créatrice, leur accorder le pouvoir, d'oublier leurs angoisses et de mettre de côté leur rancœur. Il en fut ainsi au lendemain de toutes les épidémies que connut notre pays. Comme l’a subtilement montré l’historienne médiéviste Claude Gauvard, la grande peste noire du quatorzième siècle n'eut d'autre conséquence que le renforcement du pouvoir central. Les deux épidémies de choléra de 1832 et 1844 débouchèrent, quant à elles, sur l'empire bourgeois et consumériste de Napoléon III, et la terrible grippe chinoise faussement nommée espagnole de 1918 et 1919, fut suivie des années folles vitrine jouisseuse de la République de l'affairisme et de la trahison nationale.
Pour la France, tout sera donc « comme avant ». En pire, écrivais-je.
Pire car le régime ayant pris l'habitude du contrôle des populations et constatant les avantages d'une telle emprise, y renoncera d'autant moins qu'il a pu constater combien docilement la population de souche en acceptait les contraintes et la logique.
Pire car l’affreuse récession dans laquelle nous allons entrer plongera notre pays dans les affres d'une crise sociale dont il nous faut commencer à envisager les terribles conséquences : faillites d'entreprises, chômage exponentiel, taxes nouvelles, durée du travail étendu, effondrement du pouvoir d'achat, recours massif aux soupes populaires, exploitation syndicale de la misère.
Trois scénarios sont alors possibles.
Le premier est, nous l’avons dit, celui d'une pérennisation du Système qui, dès lors qu’auront été enterrées les différentes enquêtes et commissions parlementaires sur la gestion gouvernementale de la crise, initiées «pour la forme » par groupes politiques d'opposition et associations professionnelles ou sociétales, saura trouver, en lui-même, les moyens de sa survie, quitte à opérer quelques aménagements de façade ou à permettre en son sein quelque alternance cosmétique.
Le deuxième est celui d'une prise en main par l’extrême gauche des revendications sociales menant à une situation insurrectionnelle que la poudrière des cités viendra très vite attiser.
Le troisième est celui de la révolution nationale, seule voie pour fonder un État fort, dominant dans ses devoirs régaliens, puissamment identitaire mais fédératif des spécificités provinciales, capable, par une direction politique et économique affirmée de refuser les situations de fait créées par la finance internationale et le mondialisme, intransigeant dans sa vision d’indépendance et sa volonté de retrouver sa place militaire et diplomatique, mais susceptible d'œuvrer à une union nouvelle des nations d'Europe.
La réalité de ce scénario ne dépend que de nous. Le peuple ne suivra que si une avant-garde politiquement déterminée le précède.
Le jour d’après doit donc aussi être le jour de l’après découragement et de l'après renoncement qui, ces dernières années, ont endormi les énergies nationales et écarter tant de nos camarades de la lutte. Sortons de notre résignation et de notre torpeur. Et entreprenons !
J’évoquais Pythagore au commencement de mon propos ; qu'il me soit permis pour le conclure de citer Virgile : « L'espoir, il ne faut le placer qu'en nous-mêmes ».
14:31 Publié dans Notre enquête sur l'après mondialisme | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Dimanche 10 mai, Fête de Ste Jeanne d'Arc, plusieurs organisations nationalistes appellent à des commémorations restreintes ou virtuelles
HOMMAGE NATIONALISTE À JEANNE D’ARC :
« NOS FIDÉLITÉS SONT DES CITADELLES »
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Coronavirus : changer de modèle économique ? Pas si vite...

Par Patrick Artus*
Les intellectuels, les économistes, les hommes politiques évoquent en Europe le passage à un autre modèle économique après la crise du coronavirus, passage qu’une très grande partie des opinions appelle de ses vœux. Il s’agit de s’occuper davantage du long terme, des activités stratégiques, des salariés mal payés mais indispensables, des populations les plus fragiles... Bref, de remédier à de nombreuses anoma- lies du modèle économique de l’Europe soulignées par cette nouvelle crise : la délocalisation de l’industrie du médicament et du matériel médical, le sous-investissement dans le système hospitalier, l’existence de populations fragiles (salariés titulaires de contrats de travail très courts, familles monoparentales...), la dépendance de l’activité économique vis-à-vis de certaines professions pour- tant mal payées, donc peu considérées.
Ces observations renforcent la demande d’une évolution de notre modèle dans quatre directions. D’abord, une plus forte préoccupation pour le long terme, qui impliquerait des dépenses publiques accrues de santé, d’éducation et de formation, de développement des industries du futur, un souci beaucoup plus important pour le climat et l’environnement ; ensuite, la relocalisation des industries et services stratégiques, qui ne sont pas seulement le médicament ou le matériel médical, mais aussi le matériel de télécom, le matériel pour les énergies nouvelles, l’électronique, les services Internet... ; aussi une revalorisation des salaires des professions importantes pour le fonctionnement de la société et de l’économie (enseignants, personnel de santé, salariés de la distribution, de la sécurité, etc.) ; enfin, un effort pour réduire la taille des populations les plus fragiles, par exemple en favorisant les contrats de travail à long terme, ou, c’est souvent évoqué, par l’instauration d’un revenu minimum. Toutes ces évolutions, qui ont un sens du point de vue à la fois de l’efficacité économique et de l’équité, peuvent certainement faire l’objet d’un large consensus en Europe. Mais avant de s’enthousiasmer, il faut se rendre compte qu’il existera de nombreux obstacles à leur mise en place.
Le premier obstacle sera la difficulté pour les Etats européens de financer les dépenses publiques nécessaires. Les déficits publics vont devenir très importants en 2020 avec le recul de l’activité (un déficit public de 7 ou 8 % du PIB pour l’ensemble de la zone euro, ou même plus, va apparaître), et il faudrait ajouter à ces déficits publics de nature cyclique une nouvelle couche de déficits publics structurels, pour financer les dépenses de santé, d’éducation, de soutien des plus bas revenus, de relocalisation, liées à la transition énergétique. Il existe certainement une limite à la capacité d’absorption de dette publique par les marchés financiers, même si la BCE poursuit ses achats de dette et si une partie des déficits publics est mutualisée au niveau européen. Le deuxième obstacle concerne les relocalisations. Certes, on voudrait que l’Europe produise les biens et services stratégiques dont elle a besoin, mais il faut rappeler que le coût de production est deux fois plus élevé dans la zone euro que dans l’ensemble des pays émergents. Se priver complètement des délocalisations vers les pays émergents réduirait de 4 % le pouvoir d’achat des Européens.
Le troisième obstacle vient de l’exigence très élevée de rentabilité du capital pour les actionnaires dans le capitalisme contemporain, 12 % sinon 15 %. Si une entreprise a une exigence aussi forte de rentabilité du capital, cela signifie qu’elle utilise un taux d’actualisation également très élevé pour évaluer les projets d’investissement. Il y a donc une forte contradiction entre une préoccupation accrue pour le long terme et une rentabilité exigée très forte du capital. Enfin, le dernier obstacle résulte de la dégradation de la situation financière des entreprises pendant la crise du coronavirus. La chute des chiffres d’affaires (en moyenne 35 %) conduit à de fortes pertes et à une forte hausse de l’endettement. Or des entreprises endettées, d’une part, vont essayer de réduire leurs investissements (ceux, par exemple, nécessaires pour les relocalisations), d’autre part, vont être réticentes face à de nouvelles contraintes (climatiques, environne- mentales, du marché du travail) ou à la nécessité d’augmenter les rémunérations de certaines catégories de salariés. Dans ce contexte, l’enthousiasme post-crise peut se transformer rapidement en un sentiment d’impuissance.
(*) Patrick Artus est chef économiste et membre du comité exécutif de Natixis. Il est membre du Cercle des économistes.
Source : Les Echos 5/05/2020
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lundi, 04 mai 2020
Après l'agression dont il a été victime, Eric Zemmour réagit ce lundi soir sur CNews
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Le JOURNAL DE TV LIBERTÉS (LUNDI 4 MAI)
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SAMEDI 10 ET DIMANCHE 11 OCTOBRE PROCHAINS : TOUS AU "RENDEZ-VOUS BLEU BLANC ROUGE" DE SYNTHÈSE NATIONALE
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UCHRONIE A LA FRANÇAISE
L’heure est à la préparation du déconfinement, pas au déconfinement lui-même mais à sa préparation. Le pouvoir avance masqué, sans réelle ligne politique.
Si les masques sont en nombre insuffisant, ils sont facultatifs, s’ils sont en nombre suffisant, ils deviennent obligatoires. Tant que les tests seront en nombre insuffisant par rapport au nombre de nos concitoyens, ceux-ci seront facultatifs. C’est la politique de Gribouille mise en place par le président de la République et le premier ministre, assisté du ministre Olivier Véran et du scientifique Jérôme Salomon, l’homme du décompte morbide. La gouvernance n’est donc plus l’art de prévoir, comme l’indiquait Émile de Girardin en 1852, mais de l’empirisme pur et simple. Pour cela, il n’est nul besoin d’élus, il suffit de gestionnaires de stocks, une bonne formation de manager commercial et vous voilà promu ministre de la Santé. Rien de péjoratif ici, bien au contraire, un bon gestionnaire de stocks saura commander (et à qui surtout… et dans quels délais !) lorsque les stocks vont baisser. Un rapport d’équilibre entre les acquis et les besoins, se fondant sur un éventuel déficit sera mis en place.
Avions-nous besoin d’élections pour cela ? Non, d’ailleurs le gouvernement a supprimé (ou reporté) le second tour des élections municipales et les anciennes équipes, même battues dès le premier tour, sont toujours en place. Cela ne gêne personne, même les électeurs. Ce doit être la post-démocratie. Le virus ne serait donc que l’expression post-démocratique de la société. L’élu c’est celui qui passe au « 20 heures » avec Gilles Bouleau.
Je suis dubitatif quant à cette période que nous vivons comme des souris de laboratoire et je me livrerai volontiers à une uchronie très rapide.
Imaginez, politique-fiction, l’espace d’un court instant, la victoire de Marine Le Pen en 2017, pensez-vous sérieusement, ne serait-ce que quelques secondes, que son gouvernement aurait pu mettre en place cette politique privative de libertés (liberté de circulation, liberté de se réunir, liberté d’entreprendre, liberté de travailler, droit de vote…). Si vous répondez par l’affirmative, je pense que vous avez le sens aigu, et inné, de la plaisanterie. Vous m’objecterez, la crise sanitaire est internationale et non circonscrite au territoire national. Certes, mais il aurait suffi à nos penseurs progressistes (qui auraient été dans l’opposition médiatique, soutenus par les journalistes et les organes essentiels de presse, écrite ou numérique), de marteler que la France, du fait de l’élection de Marine Le Pen, a totalement négligé la santé des Français et n’a absolument pas préparé la nation à ce type de crise. De toute façon, c’est un postulat, Marine Le Pen ne prépare jamais rien. Donc, les Français progressistes ne se sentiraient pas dans l’obligation de respecter ce type de restriction de libertés, digne d’un pays totalitaire. Bien entendu, cette dénonciation du pouvoir mariniste aurait contribué au soutien, affiché, aux desperados de banlieues, qui sortent pour contrarier (ou plus…) le régime. Nous aurions eu des défilés dans toutes les grandes villes, Paris aurait pris le leadership de la résistance. Paris en colère, libéré. Nous aurions même eu des embrassades en public sur le thème bien connu : « Le virus ce n’est pas le Covid-19, c’est le pouvoir ! ». Ah, cette liberté à la Clémentine Célarié qui embrassait un homme atteint par le SIDA, en 1994, devant les écrans. Embrassons-nous, Folleville ! Le « vivre ensemble » est supérieur au Covid-19, instrument du pouvoir. Quel message de liberté régnait sur un Paris universel en cette journée printanière.
Enfermer les Français, vous n’y pensez pas ! Oui, j’oubliais, les médias utilisaient, chaque jour, l’expression « enfermement » laissant le porte-parole du gouvernement, Jean Messiha, utiliser celui de confinement. Nous aurions vécu une époque formidable, aurait relevé Reiser, si nous avions vécu ce temps.
Sans doute le nombre de décès liés au Covid-19 aurait-il été plus élevé mais cela aurait été l’unique faute de la majorité, incapable de prévoir. Bref, la continuité du pouvoir aurait été mis à mal par cette crise sanitaire et d’abord, politique.
Cette double crise, au moins car les aspects économiques et sociaux n’auraient pas été absents, aurait forcément déboucher sur la dissolution de l’Assemblée nationale et la victoire des partisans d’Emmanuel Macron. En effet, compte-tenu de son parcours, il apparaît évident que ce potentiel président, battu sur le fil en 2017 (nous sommes en uchronie, rappelez-vous !) aurait bien gérer la crise. Un homme d’affaires, un « banquier » et tellement bien entouré, de Jacques Attali à [l’ancien voyou de casino] Christophe Castaner. Ah, il y eut une belle campagne législative de libération populaire avec ce jeune Alexandre B. qui dirigeait le service d’ordre, jeune Normand (il était « videur » au France, boîte de nuit située à Bernay, au cœur de la Normandie, lorsqu’il était lycéen), promis au ministère de la Jeunesse et des Sports. Une belle équipe de « chamailleurs » !
Le peuple français, lors de ses élections, au milieu du printemps 2020, n’avait qu’une motivation : recouvrer sa liberté d’aller, de venir, de partager entre amis, de voir sa propre famille. Vous vous rendez compte, le gouvernement avait interdit aux enfants de voir leurs vieux parents, enfermés dans les EHPAD. Quelle honte ! Shame on you, criaient, unanimement, les militants opposés au gouvernement. De surcroît, le ministre de l’Intérieur de Marine Le Pen, un certain Nicolas Bay, avait osé mettre en cause les vacances estivales, limitant le périmètre de circulation à une périphérie de 100 kilomètres… Inutile de vous dire qu’une semaine avant l’élection législative anticipée, nous avions un défilé qui hurlant, tous bras ouverts, « Non aux Ausweis ! ». Ah cette liberté perdue… Cela étant, les Français avaient été prévenus, la droite extrême, cela commence toujours par des élections et cela se termine inexorablement vers un enfermement, en attendant l’internement (oui, oui, le ministre de la Santé en parlait, juste avant les élections de libération nationale, pour les malades que l’on aurait pu repérer grâce à leurs téléphones mobiles …). Vous vous rendez compte ? Non, bien évidemment.
Les élections eurent lieu, le chef de l’opposition Emmanuel Macron préférant se réserver à l’élection présidentielle déclina le poste de Premier ministre. Son parti suggéra à la présidente Le Pen de choisir un homme venu de la société civile, professionnel de la médecine, un homme qui aurait à cœur de concilier liberté et sécurité sanitaire. Le professeur Jérôme Salomon fut nommé Premier ministre. Les Français étaient, on les comprend, soulagés.
Source Metainfos cliquez ici
16:18 Publié dans Franck Buleux | Lien permanent | Commentaires (0) |
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De crise en crises, quelle issue ?

Voici aujourd'hui le point de vue de notre ami Patrick Parment, directeur du Journal du Chaos et contributeur régulier depuis leur création, en 2006, de notre site et de notre revue.
Dans sa revue de presse hebdomadaire, Le Journal du Chaos, envoyée gratuitement tous les samedi depuis plus de dix ans à ceux qui en font la demande* et reprise sur notre site, Patrick Parment recense et commente l'actualité de manière pour le moins... non-conformiste.
S.N.
Patrick Parment
Il est extrêmement problématique d’avancer les leçons que tireront nos responsables politiques tant en France qu’en Europe de cette crise provoquée par le coronavirus. Une chose est toutefois certaine, chaque pays européen a réagi en solitaire et en fonction de sa culture face à la pandémie. D’où cette disparité des réactions. Une fois de plus, l’Union européenne a marché en ordre dispersé et a apporté en urgence, la seule et unique réponse qui s’imposait à elle, à savoir monétaire via la Banque centrale européenne.
Là où les choses se compliquent, c’est que ce virus n’a pas seulement mis à mal nos économies, il a aussi impacté la société elle-même. En mettant tout d’un coup plusieurs millions de personnes au chômage et en fragilisant tout le tissu de PMI/PME, c’est le cœur même de notre environnement socio-culturel qui est atteint.
En revanche, c’est bien au sein de nos institutions que l’on peut tirer un certain nombre de conclusions. Politiquement ce gouvernement n’a pas su gérer la crise en ne prenant pas d’emblée la première mesure qui s’imposait au regard de l’exemple chinois, de faire porter un masque à la population afin d’endiguer toute propagation du virus, tout en proposant un ralentissement de la vie économique et sociale aux stricts besoins du pays. Or, il n’en a rien été pour la bonne raison que l’Etat français avait arrêté l’achat massif de masque depuis François Hollande.
Alors que médecins et soignants font preuve d’un dévouement exemplaire, les défaillances de notre système de santé que ne cessent de dénoncer l’ensemble du corps médical, nous a pété à la figure. Voici des décennies que l’on traite la santé des Français sur un mode budgétaire et non à partir des réalités humaines. Les hôpitaux qui crient famine sont gérés par des comptables chargés de faire des économies sur tout. Que dire également de notre industrie pharmaceutique qu’on a relégué, pour des raisons de coûts, en Inde et en Chine et dont nous sommes aujourd’hui totalement dépendant.
Dans le même ordre d’idée, on a réduit l’accès aux études de médecine en imposant des quotas, ce qui nous conduit aujourd’hui à une pénurie de médecins. Et le pire est à venir avec le départ à la retraite de toute la génération issue du « baby boom ». Un comble alors que nous avions un excellent système de santé.
Le problème est qu’il en va ainsi depuis que nos gouvernants obéissent tous à la sacro-sainte loi néolibérale qui consiste à tout budgétiser et à satisfaire non plus les populations par une juste répartition des richesses mais enrichir les actionnaires du CAC 40 qui, par ailleurs, arrosent toute la classe politique. C’est tout ce système du capitalisme financier mis en place après 1989 avec la chute du communisme qui est devenu la norme des économies occidentales. Et c’est ainsi que l’Occident – l’Amérique en tête – a fait la fortune de l’Asie et surtout de la Chine, devenue le lumpenprolétariat d’un Occident qui a tout sacrifié au Veau d’Or.
Autre aspect, et non des moindres, mis en valeur par la pandémie, le sort réservé à nos paysans broyés par la grande distribution. Alors que cette dernière a vu les frontières se fermer, tout le secteur agroalimentaire français a pris le relais pour continuer de nourrir la population. Il est donc temps de mettre fin à un système où c’est le producteur qui paie la facture du distributeur quand ce devrait être l’inverse.
Enfin, parmi les autres domaines relevant également du régalien, on trouve la justice, à l’arrêt et dont le manque de moyens impacte sérieusement un retour à la normale. Mais, ici aussi, ce n’est pas une nouveauté, voici des lustres que magistrats et personnels judiciaire tire la sonnette d’alarme.
Point positif dans cet océan de détresse, le maintien de nos besoins énergétiques grâce à nos centrales nucléaires. Voici qui relativise une fois de plus le discours des écolos de basse-cour.
Dans tous ces domaines - la liste n’est pas exhaustive -, on aimerait espérer que l’Etat français évolue. Sous réserve aussi de réviser le modèle économique dominant qu’est le capitalisme financier en le remettant dans le droit chemin. C’est-à-dire au service des hommes et non des actionnaires. Mais il y a fort à parier que le système va tenter par tous les moyens de remettre la main sur les prérogatives dont il jouissait hier encore. Auquel cas, il faut s’attendre à aller de crise en crise, la révolte des Gilets jaunes sonnant comme les prémisses d’un monde à venir.
* Envoyez votre adresse électronique à l'adresse suivante : lesanars@orange.fr
10:00 Publié dans Le Billet de Patrick Parment | Lien permanent | Commentaires (0) |
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dimanche, 03 mai 2020
Faudrait savoir : transports publics ou voitures particulières ?

Pieter KERSTENS
Les automobilistes, nouveaux serfs du 21ème siècle taillables et corvéables à merci, subissent les pires avanies de la part de politicards imbus de leur pouvoir. Téléphoner dans son auto est un délit et entraîne de fortes amendes. Et fumer dans sa voiture ? C’est passible de 20 ans de bagne ? Bientôt… patience !
Que ce soit à Bruxelles, à Madrid ou à Paris, les jours de « SMOG », il est interdit de dépasser les 50 km/h en ville ou les 90 km/h sur autoroute !
De plus, les politicards ont même établi une circulation alternée, en fonction de l’immatriculation (plaques avec numéros pairs ou impairs) lors de « pics de pollution » et inventé une vignette payante « Air Pur » à coller sur votre pare-brise.
Des dizaines de milliers de contraventions donnent lieu à d’innombrables protestations.
Curieusement, la répression ne sévit pas de la même façon dans les Zones de Sécurité Prioritaires à forte densité d’immigrés. Discrimination ?
Il est temps de mettre un holà à cette dérive des maniaques des pistes cyclables tout azimut, de la gratuité des transports publics, de la suppression des places de stationnement dans les rues ou bien de la transformation de nos avenues et de nos boulevards de liaisons en ruelles de cités du tiers-monde où se bousculeraient des cohortes de miséreux accueillis sous nos cieux
A les écouter, on devrait circuler en trottinettes, en rollers ou en voiture à pédales et abandonner nos voitures au profit des bus, des trams ou du métro (renommés pour leur propreté, leur ponctualité et leur sécurité, tout le monde le sait).
Ça, c’était le discours et le crédo des khmers verts et de leur grande prêtresse venue du froid avant la Saint Valentin. Après, avec l’arrivée de Covid 19, pas de regroupement de 11 personnes. Plus de cohue dans les magasins. Plus de foules dans les cinémas ni de clients dans les restaurants. Interdiction de se promener dans les forêts, sur les plages, dans les parcs ou les jardins publics. Il faut GARDER SES DISTANCES : va falloir réserver sa place dans les bus, les trams, les métros et les trains de banlieue ! ! ! Et les retards vont s’accumuler…
Depuis des semaines les chaînes de fabrication de l’industrie automobile sont à l’arrêt dans la plupart des pays européens et les ventes se sont effondrées de plus de 80%. Ce recul des ventes automobiles influence évidemment les fournisseurs en amont (sidérurgie et sous-traitants) et en aval (garagistes et sociétés liées au secteur). Depuis quelques semaines, les conducteurs roulent moins et y regardent aussi à deux fois avant d’utiliser leur bagnole !
Curieusement, on n’entend guère les Ecolos ou les adeptes de la pédale qui devraient pourtant se réjouir de cette situation, car moins il y a d’autos et moins elles circulent, moins il y a de pollution : CQFD ! Et bien, pas du tout, ils sont d’une discrétion absolue. Bizarre non ?
NOTRE AUTO ? C’EST NOTRE SECURITE ET NOTRE LIBERTE !
Demandez donc aux mères de famille ce qu’elles en pensent. Si l’utilisation automobile a connu un tel développement au cours des 30 dernières années, c’est bien qu’il existait de bonnes raisons. Depuis 1990, à puissance égale, la voiture consomme et pollue 30% de moins, grâce aux améliorations techniques des moteurs, à l’essence sans plomb et sans soufre et au pot catalytique. En est-il de même aux USA, en Chine, en Inde ou en Afrique ? Ce sont eux les plus gros pollueurs ! Nous n’acceptons pas les affirmations mensongères des ayatollahs écolos et de leurs laquais socialistes, visant à nous culpabiliser.
Pour diminuer les effets de serre ou le rejet de CO2 les Ecolos et les altermondialistes vont-ils mener campagne à Dakar, à Calcutta, à Rio ou à Canton pour empêcher les habitants de s’équiper en motos ou en voitures et à en revenir à l’utilisation du vélo ?
Il faut arrêter de martyriser les conducteurs européens, sous de faux prétextes.
Et pour garantir notre sécurité et préserver notre santé, il faut absolument utiliser sa voiture où nous serons protégés de la contagion des autres et sans risques de contamination comme dans les transports publics. C’est une mesure de bon sens élémentaire, pour garder ses distances !
17:32 Publié dans Les articles de Pieter Kerstens, Sacha de Roye | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le krach de 1929 à l’identique, mais avec une explosion monétaire à la clé
Marc Rousset
Sur l’ensemble du mois d’avril, le Dow Jones s’est apprécié de 11,1 %, le S&P 500 de 12,7 %, les deux indices enregistrant leur meilleure performance mensuelle depuis 1987. Le NASDAQ, lui, a progressé de 15,4 %, son meilleur mois depuis 2000. Les boursiers et les épargnants courent à leur ruine car Wall Street, suite à son premier plongeon spectaculaire du 23 mars 2020, reprend exactement le même chemin de fausse remontée qu’en 1929, qui a conduit à l’abîme ! Depuis le début de l’année 2020, le S&P 500 ne perd plus que 15 % tandis que les actions européennes perdent 10 % de plus.
La plupart des valeurs technologiques américaines restent massivement surévaluées, le meilleur exemple étant Tesla, passé de 260 à 700 dollars, alors que son usine principale californienne est fermée, tout comme ses bureaux de vente. Il a fallu plusieurs tweets de vérité de son patron Elon Musk, estimant que le cours était « trop élevé », pour qu’enfin le cours finisse par chuter, ce vendredi, de 10,30 %.
La santé de Wall Street est toujours aussi insolente avec ses GAFAM surévalués qui font penser à la bulle d’Internet en 2000. L’action Amazon a encore augmenté de 28 % depuis le 1er janvier ; Amazon seul vaut 1.200 milliards de dollars, soit 89 % de la valeur du CAC 40 ! Les actions, malgré la remontée actuelle, sont encore en baisse depuis le début de l’année, mais il ne faut pas oublier la hausse record d’avant le krach. Le ratio préféré de Warren Buffett, valeur marché/PIB, est aujourd’hui de 1,3, ce qui était sa valeur en 2000, lors de l’éclatement de la bulle Internet.
Selon le cabinet FactSet, les entreprises du S&P 500 devraient voir leurs bénéfices reculer de 15,2 % en moyenne au premier trimestre et leurs chiffres d’affaires stagner. Le coup devrait être encore plus dur au deuxième trimestre, suite à un plongeon de 31,9 % des bénéfices et une baisse de 8,2 % du chiffre d’affaires. Le ratio entre le prix des actions des entreprises et leurs bénéfices est donc actuellement plus élevé qu’à mi-février, avant que la pandémie ne frappe de plein fouet l’économie américaine. Il y a toujours un divorce complet entre la cotation des marchés et l’effroyable réalité économique à venir. Il a suffi d’une information discutable sur les vertus du traitement par le remdesivir du labo Gilead, alors qu’une étude chinoise a conclu à son inefficacité totale, pour faire remonter Wall Street le jeudi 30 avril.
Les marchés déboussolés s’en remettent aux banques centrales et croient au pouvoir des mesures gouvernementales ainsi que des tombereaux de fausse monnaie déversés par les banques centrales comme d’autres attendent le Messie.
La vérité, c’est que le krach de 1929 a eu lieu en deux temps : un premier effondrement, entre le 22 octobre 1929 (326,51) et le 13 novembre 1929 (198,69), de -39 %, puis une remontée de quelques mois jusqu’à mars 1930 (294,07), avant une deuxième glissade infernale et sans fin de trois ans jusqu’au 8 juillet 1932, avec un Dow Jones à 41,22 ! Glissade entrecoupée de sept très courtes tentatives avortées de remontée, ce qui, par rapport au cours du 22 octobre 1929, représentait une chute d’environ -90 % (-87,41 %). Autant dire que les rallyes actuels des boursiers et des médias ne peuvent pas être pris pour de saintes vérités. Et bien évidemment, tout comme pour aujourd’hui, le krach de 1929 avait été précédé d’une augmentation spéculative de l’indice Dow Jones, entre janvier 1921 et septembre 1929, de 80 à un maximum de 381,7.
La seule différence, c’est qu’à l’époque, il n’y avait pas de Macron, pas de « QE » infini partout dans le monde. Il n’y avait pas d’hélicoptère monétaire et de théorie monétaire moderne, pas de taux d’intérêt négatifs consistant à être payé pour prendre un crédit, pas de cours du pétrole négatifs. Il n’y avait pas de Banque du Japon achetant sans limite des obligations, soit aujourd’hui 5.296 milliards d’euros, pas de BCE achetant sans limite des obligations pourries ou non, soit aujourd’hui 5.347 milliards d’euros, pas de Fed américaine achetant sans limite des obligations pourries ou non, soit 7.128 milliards d’euros ! C’est la raison pour laquelle la nouvelle crise de 1929 que nous vivons se terminera par une catastrophe économique et boursière, mais avec, en plus, une catastrophe monétaire tout à fait semblable à celle de l’Allemagne en 1923 !
14:38 Publié dans Tribunes de Marc Rousset | Lien permanent | Commentaires (0) |
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