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samedi, 16 juillet 2016

Désert médical : merci Simone Veil !

Randa Ph 2.jpgLa chronique

de Philippe Randa

Une récente étude de l’UFC-Que Choisir démontre que les zones de « désert médical » ont augmenté depuis l’arrivée de « Moi Président Modeste » à l’Élysée.

Les chiffres dévoilés sont éloquents : de 2012 à 2016, les médecins généralistes accessibles en moins de 30 minutes de voiture ont diminués pour plus de 27 % de nos compatriotes, tandis que le nombre de gynécologues accessibles à moins de 45 minutes de route s’est réduit pour 59 %.

Dans le même temps, à peine entre 11 et 19 % de Français ont vu leur « situation sanitaire » s’améliorer…

Le Dr Bernard Plouvier, ancien chef de service hospitalier, est catégorique : « Dès 1967, le Conseil national de l’Ordre des médecins a réclamé une limitation draconienne du nombre des étudiants en médecine au prétexte que la population française ne croissait plus et que les revenus des médecins libéraux allaient s’effondrer si l’on continuait à sortir chaque année une grosse promotion de médecins. Le numerus clausus a petitement été instauré en 1971 et a été considérablement aggravé (chute de 50 %) en 1977-78, Simone Veil étant Ministre de la Santé. »

Or, le décret de 1976 sur le regroupement familial pour les travailleurs immigrés a ouvert les portes d’une immigration massive ; en 2016, 67 à 68 millions de Français (sans compter les extra-Français) se retrouvent ainsi avec un nombre de médecins autochtones qui a très peu augmenté.

« De ce fait, poursuit le Dr Plouvier, on a importé environ 20 000 médecins du Tiers-Monde très mal formés qui ont trusté les postes hospitaliers en seconde catégorie (hors CHU), faisant baisser dramatiquement la qualité médicale de ces hôpitaux indispensables à la vie médicale française. »

En 2005, on a réaugmenté le nombre d’étudiants en médecine, mais en 2015-2016, il reste toujours inférieur à ce qu’il était en 1970 pour une population en France bien supérieure.

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mercredi, 06 juillet 2016

La 5e colonne rebeu existe, la preuve par l’Eurofoot !

Randa Ph 2.jpgLa chronique

de Philippe Randa

On se rappelle – enfin certains ! – de la polémique d’avant le début de l’Euro Foot 2016 provoquée par l’ancien champion de football Éric Cantonna contre le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps : il le soupçonnait ni plus ni moins d’avoir écarté Karim Benzema de sa sélection parce qu’il aurait « cédé à une partie raciste de la France. »

Certains joueurs de l’équipe de France aux origines africaines ou dom-tomesques assez évidentes, ont aussitôt volé au secours de l’accusé : juré, craché, ce dernier n’était pas raciste. À les voir, et aussi nombreux dans la sélection, on ne pouvait que le reconnaître aisément.

On pensait l’affaire terminée, mais non !

« Dans les banlieues populaires, l’absence de Benzema et Ben Arfa ne passe pas » titre Le Monde qui, pour preuve, donne la parole à Abdellah Boudour, militant associatif d’Argenteuil (Val-d’Oise) : « Bien sûr, il y a Sissoko, Pogba qui viennent de la région parisienne. Mais ma génération est déçue qu’il n’y ait pas de reubeus des quartiers, des mecs qui nous ressemblent. »

Et le quotidien vespéral de constater que ces absences « sont souvent vues comme une injustice. Et une illustration de l’exclusion sociale que vivent de nombreux habitants de ces quartiers populaires, surtout ceux ayant une ascendance maghrébine. »

Trop de noirs pour certains et pas assez de Maghrébins pour d’autres : on savait les Français de souche peuple de râleurs, mais constatons que les nouvelles générations issues de l’immigration ne le sont pas moins !

Et Le Monde de citer Sofian : « Moi j’étais pour l’Italie car je suis à moitié italien. Maintenant je suis pour l’Islande parce que j’ai pas envie de soutenir l’équipe de France. La sélection a été faite bizarrement. »

Jeudi, jour de la demi-finale entre la France et l’Allemagne, on se doute aisément pour quelle équipe son cœur va battre…

En tout cas, si Didier Deschamps n’a pas cédé aux pressions racistes durant cet Euro Foot, c’est à se demander si ce n’est pas le seul !

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jeudi, 23 juin 2016

Dr Jean-François et Mister Kahn

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La chronique de Philippe Randa

Jean-François Kahn a été un chantre de gauche – enfin d’une certain gauche assumée – au siècle dernier : fondateur de L’Événement du jeudi en 1984, puis de Marianne en 1997, ces deux hebdomadaires de presse ont toujours fustigés la droite dite extrême qui commençait pour eux à la droite de Bernard Stasi… Puis JFK soutint François Bayrou à l’élection présidentielle de 2007 avant d’être investi par le Modem en 2009 pour se faire élire au Parlement européen (où il ne siègera pas)… Depuis, électron libre de la politicosphère, le voici tenant des propos très sarkozinophiles dans les colonnes du Figaro…

Dans cet interview, le Dr Jean-François d’hier « centriste » et d’avant-hier « de gauche », a bel et bien vécu : « Sur le fond, je partage certaines propositions de Nicolas Sarkozy. Mais je regrette que celles-ci ne soient pas suivies d'acte. Et plus encore que les actes soient parfois en opposition radicale avec les discours »… Mister Kahn d’aujourd’hui, on le découvre avec quelque étonnement, tient donc le même constat qu’une certaine Marine Le Pen : les promesses que Nicolas Sarkozy a faites, il ne les a pas tenues et, tout comme la présidente du FN, il le regrette amèrement. Mais qu’à cela ne tienne, pour lui, la chose est entendue : Sarkozy « va gagner la primaire de la droite - sauf problèmes judiciaires… (…) C'est quelqu'un qui ose tout, face à des gens qui n'osent rien. Il bénéficie d'une véritable dynamique. »

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis » ! Étonnant monsieur Kahn qui confirme à l’évidence ce diction populaire !

Au fait, son ralliement à Marine le Pen, c’est pour quand ?

Publiée hier dans Présent cliquez ici

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jeudi, 09 juin 2016

Allemagne-Turquie : « Je t’aime, moi non plus » Génocide arménien vs Shoah, la réponse du berger à la bergère…

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Philippe Randa - EuroLibertés cliquez ici

Le chef de la diplomatie allemande a beau marteler que les députés allemands ont voté « en toute indépendance » leur reconnaissance du génocide arménien par la Turquie il y a un siècle, cette dernière n’entend évidemment pas laisser passer un tel affront ; la réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre : « D’abord, vous brûlez des juifs dans des fours et ensuite vous venez accuser le peuple turc de cette calomnie de génocide », a déclaré le ministre de la Justice turc Bekir Bozdag (cité par le quotidien Milliyet).

Encore et toujours le passé nazi de l’Allemagne qui lui colle aux fesses, pire qu’un sparadrap aux doigts du Capitaine Haddock.

Après l’ouverture de ses frontières aux migrants l’année dernière, Angela Merkel a-t-elle tenté, à nouveau, de le faire oublier par cette initiative parlementaire, car qui pourrait un instant imaginer qu’elle n’a pas été à la manœuvre de ce vote « historique » dont la résolution ne peut, effectivement, que « sérieusement affecter les liens turco-allemands », comme a immédiatement réagi le président turc Erdogan, sitôt le vote acquis.

Rappelons qu’il y a dix ans, en 2006, la France avait déclenché les mêmes passions en faisant voter une loi pour sanctionner ceux qui auraient la vilaine idée de douter du génocide arménien par les Ottomans (1) !

Le président de l’époque, Jacques Chirac, toujours grand donneur de leçons devant l’Éternel et du Prophète à l’occasion, avait ramené le sujet sur la table après sa visite en Arménie : « Tout pays se grandit en reconnaissant ses drames et ses erreurs », avait-il dit.

On veut bien le croire. On veut bien croire aussi dans la réalité de ce génocide qu’à part les Turcs, un peu coincés, voire même franchement butés sur le sujet, personne ne songe à nier, sinon peut-être en ce qui concerne son ampleur réelle, tout comme pour d’autres sanglants drames de l’Histoire…

Mais que peut bien gagner un pays à remuer ainsi la fange d’un passé qui n’est pas le sien ? Pour certains, la cause est entendue : il y a environ 500 000 Français d’origine arménienne en France et, en 2006, ce n’était pas rien à quelque mois alors d’une élection présidentielle… Mais en Allemagne, ils sont à peine 42 000, pas de quoi envisager un très gros intérêt électoral, d’autant que les citoyens turcs y sont plus d’1 600 000 et plus de 2 500 000 d’origine turque (estimation en 2009)…

Alors quoi ? L’Allemagne d’aujourd’hui entend-elle seulement emboîter le pas à la France qui n’aime rien tant qu’à donner des leçons ?

La France, on le sait, subit son passé colonial ou l’attitude de certains Français durant la dernière guerre mondiale, ses innombrables guerres civiles (de l’Affaire Dreyfus à la Saint-Barthélemy en passant par La terreur révolutionnaire ou La Commune), son Ancien Régime fleurdelisé, j’en oublie et des pires encore, certains n’hésitant pas à dater sa responsabilité de l’époque glaciaire pour le moins… L’Allemagne, elle, subit à longueur de temps son passé hitlérien : serait-ce donc pour « faire passer ce passé qui ne veut pas passer » (comme chantait Léo Ferré), que toutes les occasions sont bonnes à tenter, comme semble s’en être persuadée l’actuelle chancelière de Berlin ?

Franchement, l’hécatombe arménienne, c’est bien du malheur, certes, seulement est-ce qu’elle nous interpelle vraiment ? Non ! Ni plus, ni moins que le massacre des Indiens d’Amérique ou celui des Biafrais africains, des enfants irakiens morts du blocus américain de leur pays à la fin du siècle dernier, des Hutus massacrés par les Tutsis (ou le contraire !), des musulmans bosniaques, et de toutes les autres tueries organisées dont la liste à travers l’histoire des peuples n’en finit pas de s’allonger…

Pourquoi en serait-il autrement, d’ailleurs ?

Le massacre des Vendéens, par exemple, nous empêche-t-il de dormir ? Et tous les guillotinés de la « sacro-sainte Révolution française » hantent-ils nos nuits ?

D’ici à ce qu’il prenne à l’idée des Turcs de le rappeler à notre grande patrie des droits de l’homme, comme ils n’ont pas manqué de le faire pour son passé à croix gammée à notre voisine d’outre-Rhin, puis, pourquoi pas ! de rappeler les cent millions de morts du communisme aux Russes, aux Chinois et à toutes les anciennes démocraties populaires !

Ne doutons pas que l’actuel Maître d’Ankara soit en train d’affûter les longs couteaux compassionnels de l’Histoire… Au cas où !

Note

(1) Le samedi 24 avril 1915, à Istanbul, capitale de l’empire ottoman, 600 notables arméniens sont assassinés sur ordre du gouvernement. C’est le début d’un génocide, le premier du XXe siècle. Il va faire environ 1,2 million de victimes dans la population arménienne de l’empire turc (source : http://www.herodote.net/histoire04240.htm).

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lundi, 30 mai 2016

L’étrange rendez-vous de Béziers !

3012854566.jpgLa chronique de Philippe Randa

Le « rendez-vous de Béziers » organisé ce week-end par le maire de la ville Robert Ménard portait bien mal son nom : de « rendez-vous », à l’évidence, il n’y eut point, puisque la plupart des « têtes d’affiche » annoncées (Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Éric Zemmour,…) se firent porter pâles, tandis que les députés Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard tournèrent rapidement les talons, heurtés par les propos tenus à l’encontre de leur mouvement.

À défaut de « rendez-vous », les deux milliers de participants connurent donc une double déconvenue : non seulement l’échec de cette fantasmatique « union » des droites, mais pire encore, de l’exposition en place publique de la réelle « désunion » de celles-ci… sur fond de mépris pour les uns, d’agressivité pour les autres et malgré un discours convaincant de Robert Ménard dimanche en fin de matinée et ses 51 propositions, la plupart de bon sens, reconnaissons-le !

Le prétendu « peuple de droite » n’aura donc, à l’issu de ce week-end, non seulement ni homme (ou femme) providentiel(le) à adouber, ni lot de consolation avec les nombreuses tables-rondes où les débats, forcément, furent de fait plombés par l’ambiance délétère des dissensions politiciennes, trop politiciennes.

Les plus optimistes pouvaient craindre que ce « rendez-vous de Béziers » fut un succès d’affluence et de promesses politiques aussi grandes qu’elles seraient rapidement passées à la corbeille dès le lundi matin ; les plus pessimistes pouvaient de leur côté en anticiper la déconfiture dès l’annonce de la création d’un mouvement, un de plus ! – au nom « surprenant » (pour ne pas être plus méchant) : « Oz ta droite » – et bien que son fondateur se défende âprement de toutes velléïtés futures de le jeter dans l’arène politique.

Du premier parti de France au plus modeste électoralement, il est évident qu’aucun parti n’accepterait ce nouveau venu – automatiquement perçu, même à tort, comme rival potentiel, d’autant plus que son fondateur s’est empressé, avec une rare maladresse, d’affirmer qu’il ne serait un marche-pied pour aucun d’entre eux – surtout à moins d’un an d’une échéance électorale d’importance, soit la « Reine des batailles » comme il est convenu désormais de nommer l’élection présidentielle… Une telle naïveté de la part de Robert Ménard ne pourrait finalement que confirmer la sincérité de sa démarche, mais naïveté et politique ont de tout temps été férocement incompatibles ; on s’étonne qu’il ne le sache pas, qu’il l’ait oublié… ou plus encore que personne dans son entourage ne le lui ait rappelé.

Ensuite, quel intérêt d’avoir voulu convier des leaders politiques à un « rendez-vous » qui se voulait d’abord et avant tout débat d’idées ? A-t-on jamais vu un politicien subir des remontrances publiques, sous les feux des caméras, dans des échanges auxquels il était prévu qu’aucun d’eux ne participe ? C’était forcément l’occasion de prendre des coups, sans même être en mesure de les rendre… Convier des leaders nationaux à un tel « rendez-vous » fait fâcheusement penser à un « dîner de cons » ; Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard qui n’avaient pas vu le coup venir, l’ont très vite réalisé ! Leur sens de l’humour a des limites qu’on peut comprendre.

Robert Ménard connut par le passé un succès mérité comme co-fondateur de Reporters sans frontière et du site Boulevard Voltaire, puis en prenant d’assaut électoral la Mairie de Béziers pour la diriger ensuite avec une compétence réelle…

Il a malheureusement crû qu’il pourrait de même endosser le costume de Directeur de conscience de la droite se voulant de conviction… Il serait dommage que certains lui en tiennent trop grande rigueur désormais ; rappelons qu’il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne commettent pas d’erreur. Et les convictions sont toujours estimables, même si elles peuvent aveugler !

 

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mardi, 10 mai 2016

Hommes-femmes, mode d’insultes !

3012854566.jpgLa chronique de

Philippe Randa

Les féministes n’ont décidément honte de rien ! Dernière crétinerie en date, une étude de l’Institut national d’études démographiques montre comment « l’invective sexiste dans l’espace public varie selon l’âge et le sexe. »

Pour se faire, Amandine Lebugle, autoproclamée sans crainte du ridicule « docteure en démographie », a martyrisé les résultats d’enquêtes « Cadre de vie et sécurité » menées par l’Insee et l’Observatoire national de la délinquance, et les réponses pénales entre 2008 et 2012 afin de « mesurer, quantifier le harcèlement de rue et le définir sous toutes ses formes… »

Nous apprenons ainsi comment, qui, à quelle fréquence et dans quelles circonstances les termes de « salope », « pute », « sale », « connasse » ou encore « vieille » sont utilisées aux dépens de la gent féminine par des « malotrus »… mais tout autant, allons bon ! par des « malotruses », figurez-vous !

Car oui, les dames ne sont pas forcément aimables les unes envers les autres. Qui l’eût crû ?

« Certains sociologues qui ont travaillé sur le rapport des jeunes filles à la sexualité estiment que c’est une manière de se différencier d’un groupe dont on estime ne pas faire partie », nous apprend Dame Lebugle qui convient qu’elle a été elle-même « assez interpellée par le fait que des femmes emploient ce terme (Salope)».

Cela lui aura sûrement donné l’idée de l’étude suivante sur laquelle elle se penche désormais : un travail similaire sur les invectives à l’égard des hommes !

En attendant, on apprend surtout que pour l’édification des masses, l’argent public est toujours aussi judicieusement utilisé…

Paru dans le quotidien Présent du 10 mai 2016.

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mercredi, 27 avril 2016

Souriez, vous êtes piratés !

3012854566.jpgPhilippe Randa

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Autrefois, il suffisait bien souvent de ne pas publier son adresse dans l’annuaire téléphonique pour se croire tranquille ; seuls les voyous ou les militants politiques se savaient alors « fichés ».

Mais c’est un temps que les moins de vingt ans n’ont pas connu…

Aujourd’hui, l’époque est au fichier informatique tous azimuts et personne n’y échappe, quoiqu’on fasse ou qu’on tente de faire. On ignore même bien souvent qu’on figure dans telle ou telle liste, ne serait-ce que celle des « copains d’école »… et on peut même avoir la surprise d’être indiqué, via internet, comme le « voisin de… », soit quelqu’un dont vous ignoriez jusqu’au nom, même si vous faisiez palier commun… quelques années auparavant !

Et pourtant, il ne fait décidément pas bon être fiché par les temps qui courent… Que ce soit pour détenir des placements discrets via le cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, en cherchant la bonne aventure – surtout bien davantage si affinités – grâce au site de rencontres Beautifulpeople ou encore « en taillant la pierre brute pour devenir meilleur » en étant adhérent de la Grande Loge de France, troisième obédience maçonnique française…

Le point commun de ces trois exemples, n’ayant pourtant guère de rapports entre eux ? La discrétion, généralement appréciée, et même réclamée, de tous leurs clients ou membres, qui a volé en éclats après que leurs fichiers respectifs aient été dérobés par d’ingénieux pirates informatiques… et aussitôt jetés en pâture sur internet, désormais véritable place publique de notre époque !

On sait ce qu’il en est pour les clients de Mossack Fonseca : ont été sélectionnés avec soin pour éclairer le grand public seulement quelques centaines de noms sur plusieurs milliers, dont quelques dizaines seulement de personnalités du monde politique, sportif ou des Arts, ce qui a immédiatement déclenché les contre-feux attendus d’une manipulation de services secrets, CIA en tête…

Pour le moment, aucun client du site Beautifulpeople n’a encore vu ses « préférences sexuelles, mais aussi salaire, poids, numéro de téléphone et adresse postale » divulgués… Mais, selon le site d’actualités maçonniques Gadlu.info, « plus de 6 000 documents secrets de la Grande Loge de France, rapports du conseil fédéral, ebooks, rituels, listing d’une partie des membres, projets, calendriers, comptes rendus du conseil sur plusieurs dizaines d’années, recueil de la Chancellerie de 1993 à 2013 » ont été dérobés et « il y a même des lettres qui n’ont pas encore été envoyées et des documents datant de 1930 à 1990 » ; seul le fichier de ses quelques 34 000 membres aurait échappé aux indélicats génies de l’informatique. Enfin, peut-être…

Certes, ces trois exemples en feront sans doute sourire certains et en réjouiront même un grand nombre : bien faits pour les mauvais citoyens qui grugent le fisc ! bien faits pour les obsédés qui batifolent en dehors des liens sacrés du mariage ! Et bien fait pour les « Frères la gratouille » comme les appelaient François Mitterrand, dont on ne sait jamais trop si leur goût immodéré du secret, fut-il uniquement symbolique selon leurs dires, ne cache pas quelques conspirations, dont le plus angoissant est généralement qu’on ne sait jamais précisément contre qui et moins encore pour quoi elles sont destinées…

Mais quoiqu’il en soit, ces trois exemples de « victimes » tout de même bien plus sensibilisés à la protection de leurs données que beaucoup d’autres, sont surtout révélateurs qu’aucun fichier, de quelque importance qu’il soit, n’est aujourd’hui inviolable… et que tout un chacun n’a sans doute pas besoin d’être fraudeur, libertin ou enfants de la Veuve (comme se nomment les Francs-Maçons entre eux) pour risquer de voir désormais les moindres faits et gestes de sa vie dévoilés et bien souvent, reconnaissons-le, violés…

Quelle importance pour ceux qui n’ont rien à cacher, n’est-ce pas ? Oui, pour ceux-là, bien sûr… mais sont-ils finalement si nombreux ?

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lundi, 28 mars 2016

L’ajustice internationale de la Haye

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La chronique de Philippe Randa

Radovan Karadzic vient d’être condamné à 40 ans de détention. Pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre en Bosnie, notamment « en tant qu’individu » de persécutions, meurtres, viols, traitements inhumains, transferts forcés et responsable de prise d’otages, etc., etc., etc. dans plusieurs municipalités ainsi qu’à Sarajevo…

Lorsqu’on veut noircir à toutes forces un ennemi vaincu, on ne lésine pas sur ses infamies, réelles, supposées ou inventées si besoin est ; et plus on en rajoute, plus il est certain que l’opinion du public accepte celle du vainqueur plus facilement encore.

La pratique n’est guère nouvelle… Rappelons le procès pour sorcellerie d’une certaine Jeanne d‘Arc par un évêque fort justement nommé Cochon ou, plus proche de nous, ces procès de Moscou intentés avant-guerre par Joseph Staline pour épurer le Parti bolchevique… ou encore, en 1946, celui de Nuremberg par les Alliés, à l’encontre des responsables du IIIe Reich.

Comme l’indique Aristide Leucate sur le site Boulevard Voltaire : « Par définition, dans son sens contemporain (pléonasme), la justice internationale est une justice de vainqueurs. »

Et de rappeler la déclaration du député Thierry Mariani (LR) à sputniknews.com après la condamnation de Radovan Karadžić s’insurgeant que l’on ait condamné : « … les massacres dans un seul sens. Quand on regarde ce qui s’est passé, les massacres, malheureusement se sont déroulés dans les deux camps. S’il est avéré qu’il (Radovan Karadžić, ndlr) est responsable de certains massacres, il serait aussi normal que ceux qui ont été dans l’autre camp responsables des massacres soient aussi condamnés. Le problème, c’est que l’Histoire est souvent écrite par les vainqueurs. »

Haro donc sur le vaincu, « malheur à lui » comme on disait déjà du temps de César… Il est certain également que les treize années de cavale de l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie n’ont pas incité les Juges à quelque clémence qu’il n’attendait d’ailleurs pas de leur part… et encore moins l’extrême popularité dont il jouit toujours parmi de nombreux Serbes pour qui il reste, et restera, n’en doutons pas, un « héros » de la guerre de Serbie… pays où il n’est pas (encore) interdit de contester l’opprobre internationale qui frappe leurs anciens dirigeants : hier l’ancien président Slobodan Milosevic mort en 2006 au cours de son procès et aujourd’hui le septuagénaire ancien président de l’entité des Serbes de Bosnie, la Republika Srpska.

Ce dernier a notamment été accusé d’avoir ourdi de « diviser » la Bosnie et de « chasser à jamais musulmans et Croates des territoires revendiqués par les Serbes de Bosnie » ; quelques esprits chagrins pourraient faire remarquer que les musulmans bosniaques ont entrepris, depuis une indépendance obtenue grâce aux tapis de bombes des avions de l’OTAN, une assez spectaculaire « épuration des Serbes » sans que cela ne tracasse outre mesure les Juges du Tribunal International de La Haye…

Philippe Randa dirige le site Eurolibertés cliquez ici

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Avez-vous lu Kosovska, le roman de Luc Luret ? cliquez ici

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dimanche, 20 mars 2016

Le terroriste « le plus recherché d’Europe » est sous les verrous !

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La chronique de Philippe Randa

Fort bien, et alors ? Que penser de la déclaration de l’Élysée, indiquant que « l’objectif, à la suite de l’arrestation d’Abdeslam et de plusieurs de ses complices, est de faire le point sur les opérations menées et sur la lutte contre les filières terroristes en France et en Europe… »

« Faire le point », c’est-à-dire ? Probablement pas grand chose, voire rien du tout… Si Salah Abdeslam a réussi à « tenir » quatre mois de cavale, c’est probablement parce qu’il est soit un électron libre du djihad, simple survivant du groupe auteur des massacres du 13 novembre… soit parce qu’il n’est aujourd’hui « plus rien » au sein de la mouvance djihadiste qui ne l’a ni extradé… ni éliminé !

Alors, que peut-on espérer de l’arrestation à Molenbeek des cinq terroristes « présumés » (peu de commentateurs le précisent, alors que la loi, n’est-ce pas…).

Les empêcher de commettre de nouveaux attentats ? C’est probable et déjà beaucoup, mais avaient encore les moyens d’en commettre encore, tout au moins de l’ampleur de ceux de Paris ? On l’apprendra peut-être… ou peut-être pas !
Obtenir d’eux les noms de complices éventuels encore en liberté et permettre leurs arrestations ? Ou même leur simple mise sous surveillance ? Peu probable, sinon concernant du menu fretin…

Si Salah Abdeslam était en effet en mesure de révéler quelques secrets d’importances, nul doute qu’il n’aurait pas survécu à la nuit sanglante de l’hiver dernier : l’État islamique, s’il est bien l’instigateur des tueries de novembre, a prouvé qu’il n’était pas un simple regroupement d’amateurs fanatiques auquel aurait bénéficié une chance insolente… Si l’arrestation d’un Salah Abdeslam devait représenter un quelconque danger pour l’EI, il aurait été éliminé dès le 14 novembre dernier au petit matin…

Il est tout de même assez généralement entendu que pour les commanditaires d’attentats, un carnage n’est réellement réussi que si on ne peut prouver leur responsabilité ou que l’arrestation éventuelle de protagonistes n’est pas dangereuse pour eux.

Les précédentes arrestations de terroristes – assez rare, comparées à leurs éliminations au cours des fusillades – ont rarement rapportées quelques révélations fracassantes que ce soit…

Les associations des familles de victimes des attentats de Paris semblent attendre beaucoup d’un futur procès… S’il peut leur apporter du réconfort dans leur malheur, pourquoi pas ! Mais c’est au risque que ces familles éprouvées se désillusionnent rapidement et ne gardent un goût amer d’une Justice qui ne pourra en l’occurrence que très probablement les décevoir…

Seul le gouvernement français – et accessoirement celui de la Belgique dont les forces de police ont évidemment réussi un indéniable beau coup de filet – peut et va en tirer un intérêt certain, même si très ponctuel.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, dès la sortie du Conseil de défense à l’Élysée, ne s’est pas privé de claironner qu’« il s’agit d’un coup important porté à Daech en Europe » (sic !), que « le gouvernement est déterminé à ce que la lumière soit faite » (la moindre des choses, même si cela devait rester symbolique !) et surtout à s’auto-satisfaire que « ces résultats sont significatifs (et) constituent un encouragement à continuer nos efforts… » : propos qui n’ont d’autres buts subliminaux que de convaincre les Français que le gouvernement est à la pointe de la lutte contre le terrorisme… à défaut d’autres prouesses dans les autres domaines de la vie quotidienne.

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mercredi, 16 mars 2016

L’Allemagne, un pays comme les autres… à nouveau ! Mais définitivement ?

Randa Ph 2.jpgLa chronique

de Philippe Randa

Depuis les élections du dimanche 13 mars 2016 et la percée du parti Alternative pour l'Allemagne (AFD), unanimement autant qu’abusivement catalogué droite « extrême » parce que s’opposant à l’accueil des migrants extra-européens, le landernau politique européen est en émoi ; en effet, il était entendu que l’Allemagne n’était pas un pays comme les autres… et surtout qu’il lui était interdit de le redevenir. La défaite militaire de son IIIe Reich, la diabolisation du régime national-socialiste et le rappel incessant, depuis soixante-dix années maintenant, de ses crimes, était sensé marquer à jamais la patrie de Goethe au fer rouge de l’opprobre politique.

Ne lui était toléré qu’une certaine et jugulée puissance économique, et à toutes vélléités d’indépendance, lui était rappelée, comme une impitoyable épée de Damoclès citoyenne, son diabolique passé.

Las ! En quelques années, ce pays s’est progressivement libéré de l’insupportable carcan de l’éternelle repentance. D’abord par sa réunification en 1990, obtenue au grand dam de la France et achetée au prix le plus le plus fort par la parité du Mark est-allemand (négocié à l’époque à un niveau bien inférieur sur le marché libre) avec celui de l’ouest qui devait sinon ruiner, du moins l’affaiblir durablement… Mais plus encore par l’acceptation de la future monnaie unique, l’Euro… La riche Allemagne n’était plus divisée, mais allait être économiquement étranglée.

Les thuriféraires de la mondialisation, notamment anglo-saxons, déchantèrent rapidement : l’Allemagne mit quelques années à digérer sa réunification, ce qui n’était peut-être pas gagnée d’avance comme l’avait sans doute espérée certains… Elle redevenait ainsi, rapidement, plus puissante économiquement que jamais, mais restait néanmoins un nain politique… et le serait sans doute restée longtemps encore, si les événements ne s’étaient précipités en 2015 : l’invasion migratoire de l’été offrit une occasion inespérée à la chancelière allemande de rebattre les cartes brutalement : en ouvrant l’Allemagne aux pseudo-réfugiés syriens – en réalité à une immigration économique multinationale – et prenant ainsi de court tout le monde, elle rachetait – soldait ? – le passé nazi de son pays. Définitivement ? On peut l’envisager désormais.

Certes, son parti, la CDU, a essuyé une défaite électorale ce dimanche 13 mars 2016, mais l’irruption électorale d’un parti populiste menace-t-elle réellement la chancelière ? La CDU reste le premier parti d’Allemagne et son principal rival, le socialiste SPD, tout comme la gauche plus radicale de Die Linke et les écologistes des Grünen, sont tout autant en net recul.

Habituée des coalitions gouvernementales – tout comme les Français le sont désormais à la cohabitation entre PS et Républicains – Angela Merkel va donc pouvoir continuer de gouverner sans véritable menace électorale immédiate…

Et gouverner une Allemagne qui a désormais son parti populiste, à l’image de la plupart des autres pays européens… Façon de montrer, finalement, qu’elle est désormais une Nation comme les autres.

Définitivement ?

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jeudi, 03 mars 2016

La Jungle aux alouettes de Calais

Randa Ph 2.jpgLa chronique

de Philippe Randa

"Ces migrants, certains de ce qu’ils voulaient quitter, mais tragiquement trompés sur ce qu’ils ont trouvés !"

L’immigration extra-européenne est redevenue, si tant est qu’elle n’a jamais cessée de l’être, le problème majeur de notre continent depuis l’arrivée massive d’un million de migrants en 2015… Tous ceux qui tentaient jusqu’alors de minimiser le problème migratoire ou encore de le fantasmer comme une « chance » pour son avenir ont perdu toute crédibilité… ou font face à de sévères contestations jusque dans leur propre camp politique à l’image de la chancelière allemande Angela Merkel…

À l’exception de groupes extrémistes reconvertis dans la manipulation des migrants, la quasi-totalité des responsables politiques est aujourd’hui unanime à vouloir endiguer les flots migratoires à venir… sans toutefois proposer quoi que ce soit de concret pour cela.

Et si, pourtant, nous allions assister au tarissement de l’invasion migratoire dans les années à venir ? Non par l’inaction affichée des dirigeants de l’Union européenne, mais parce que les candidats potentiels à l’immigration prenaient conscience de l’imposture de cet Eldorado européen dans lequel on les a encouragés à croire ? Et renonçaient eux-mêmes dans le futur à abandonner leurs pays d’origine ?

Ce qui peut apparaître comme un vœu pieu pour beaucoup est peut-être toutefois en passe de devenir une réalité grâce au cauchemar humain baptisé – jusqu’au lundi 29 février 2016, premier jour de son éradication – la « jungle de Calais ».

L’Europe, pire que l’Afghanistan des Talibans ? Pire que la Syrie en guerre ? Pire que l’esclavage avéré au Quatar ? Pire que les petits boulots au Koweit ?

Edouard de Mareschal a recueilli pour Le Figaro des témoignages édifiants de migrants avant et pendant le démantèlement de ce no man’s land de violences et de désespérance… Au-delà des jugements lapidaires – « On est traités comme des animaux », « J’ai perdu une année de ma vie dans cette foutue jungle » –, on découvre ainsi l’autre réalité de ces demandeurs d’asile pour beaucoup économiques… et pour beaucoup sans illusion aucune désormais sur une vie meilleur en Occident qu’en Orient.

Tous savaient ce qu’ils voulaient quitter, mais ont été tragiquement sur trompés ce qu’ils ont trouvé !

Ainsi Hussein, syrien d’Homs, photographié dans une caravane, qui reconnaît qu’il avait un travail au Koweit où il envisage de retourner, n’ayant pas découvert la fortune espérée en Europe… ou encore cet Afghan, Nasarat, qui « préfère encore retourner dans (son) village, malgré les talibans… »

Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, les tragédies peuvent parfois arracher des sourires ironiques lorsqu’on apprend que l’Europe est mauvais pour la santé grâce à l’aveu d’Amarkhan, Afghan de 24 ans, qui n’aura trouvé ni éducation, ni maison, ni travail, mais une addiction à l’alcool et au tabac : « Aujourd’hui, je fume un paquet par jour ». Vu le prix du tabac en incessante augmentation, on ne peut que compatir… tout en se demandant tout de même comment il a pu assurer financièrement sa consommation ; gageons qu’il est préférable de l’ignorer pour ne pas heurter les esprits trop sensibles !

Les cas cités par le journaliste du Figaro ne semblent pas être exceptionnels, comme le confirme le directeur de l’OFII (L’Office français de l’immigration et de l’intégration) ; les dossiers d’aide au retour sont en progression et « c’est un mouvement qui s’observe dans plusieurs pays d’Europe… »

Ces dossiers concernent des Afghans (à 75 %), des Pakistanais, des Iraniens et des Soudanais, pays sans guerre civile, à ce qu’on sache (en tout cas depuis 2005 en ce qui concerne le Soudan).

La jungle de Calais, monstruosité humanitaire, ce que personne ne songe à contester, aura-t-elle permis une prise de conscience, à la fois par les Européens – car images désastreuses et témoignages poignants des riverains autant que des clandestins ont été largement diffusés à travers le continent – mais surtout par les éventuels candidats à l’immigration : il est à espérer que ceux qui retourneront chez eux rapporteront ce qu’ils ont vécus… évitant ainsi à leurs compatriotes les mêmes tourments.

L’Eldorado européen apparaîtra-t-il désormais comme ce qu’il est, soit un miroir aux alouettes, aux yeux des populations du tiers-monde ? Et celles-ci décideront-elles enfin de prendre leur destin en main… plutôt que de tendre celle-ci comme certains manipulateurs sans scrupules, les ont incités à faire pour leur plus grand malheur et le nôtre ?

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mercredi, 24 février 2016

Deux gentlemen du ballon rond

Randa Ph 2.jpgLa chronique de Philippe Randa

Les week-ends semblent désormais rythmés par les scandales à répétition touchant le sport professionnel. Le cyclisme décroche la palme avec les multiples suspicions (et pas que !) de dopage, faisant oublier le temps d’un été, la corruption au sein des instances dirigeantes de la FIFA dont les membres sont en passe d’être « dégommés » les uns après les autres. Mais l’argent n’est pas le seul poison de l’univers footballistique : le franc-parler (euphémisme !) de certains joueurs est tout aussi dangereux ; ainsi, le week-end dernier, la déclaration pour le moins lapidaire du footballeur Serge Aurier, arrière latéral ivoirien du Paris-Saint-Germain, à l’encontre de son coach parisien qualifié de « fiotte ».

À l’ère du mariage pour tous, cette expression des plus imagée passe difficilement et Nasser Al-Khelaïfi, président du club de la capitale, a aussitôt, mis à pied l’indélicat « à titre conservatoire »…

Au-delà de la bêtise et de la vulgarité de l’intéressé, notons également que le footballeur a tenu son outrageant propos dans un chat vidéo avec Mamadou Doucouré, son ex-coéquipier au centre de formation du Racing club de Lens, lequel s’est empressé, en bon copain, de le rendre publique : à gentlemen, gentlemen et demi !

Il fut un temps où l’important, dans le sport, était de participer, tel que Pierre de Coubertin, fondateur des modernes Jeux Olympiques, l’avait dit. Mais c’était avant ! De nos jours, il semblerait que l’important soit surtout, pour les footballeurs, de la fermer… surtout entre bons amis !

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samedi, 06 février 2016

Le Fou du Président

Randa Ph 2.jpgLa chronique de Philippe Randa

Si les Français aiment les grandes gueules, point trop n’en faut néanmoins et à chaque époque son représentant. Dans les années 70 du siècle dernier, Georges Marchais incarna la figure du gueulard-rouge que méprisait et redoutait tout à la fois la grande bourgeoisie, qui faisant tant rire le Français moyen et qui aura été parfait dans son rôle de fossoyeur d’un Parti communiste qu’il abandonna à son successeur sous la barre des 5 % d’intentions de vote.

Vint ensuite dans le rôle du tribun populaire, tout à la fois imprécateur et épouvantail de la gauche en voie de boboïsation rapide, un Jean-Marie Le Pen qui, tout au contraire du liquidateur rouge, hissa son Front national de 1 % des suffrages à plus de 17 % de moyenne nationale au début du XXIe siècle, avant que sa fille ne l’emmène, elle, à plus de 25 % l’année passée.

Jean-Luc Mélenchon est désormais la figure la plus emblématique de cette confrérie politique où se côtoient les extrêmes de tout bord. C’est à lui qu’on doit maintenant bons mots et coups de gueule qui ravissent les médias.

Sa dernière sortie sur l’actuel gouvernement – « Sans les dégoûtés, restent les dégoûtants » – en fait ricaner à juste titre plus d’un, même si pour certains, le rire est jaune… Ça ne l’a pas empêché néanmoins de dîner à l’Élysée à l’occasion de la réception donnée en l'honneur du président cubain, Raul Castro.

François Hollande n’est donc guère susceptible… À moins que « Moi Président » n’aspire tout simplement qu’à décrédibiliser ainsi le leader du Front de gauche en l’exhibant à sa table, comme il était naguère de coutume de voir un fou à la cour du Roi.

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mercredi, 03 février 2016

Le mal-logement au secours des familles

Randa Ph 2.jpgLa chronique 

de Philippe Randa

Le 21e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France de la Fondation Abbé-Pierre tire une fois de plus la sonnette d’alarme devant « l’aggravation » de la situation. Les chiffres avancés parlent d’eux-mêmes : 900 000 « privés de logement personnel », 141 500 « sans domicile », 85 000 logés dans des « habitations de fortune » et 2,9 millions d’autres dans des conditions « très difficiles » (manque de confort, surpeuplement, promiscuité, etc.), 1 % des logements sans eau courante, douche ni WC et 1,9 million sans chauffage central… D’autres chiffres encore ? Allons-y : 17 929 personnes habitent dans un des 582 bidonvilles référencés comme tel par la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal)…

D’où le constat d’un retour au domicile parental de plusieurs centaines de milliers de personnes (450 000 en 2013). Certes, dans l’extrême majorité des cas, c’est contraint et forcé pour raisons financières, on s’en doute… Mais alors que ces dernières décennies, tout avait été mis en œuvre par les héritiers de Mai 68 pour détruire la famille, voilà que notre société actuelle qui a vu le triomphe de leurs idées, oblige, pour cause d’échecs économiques persistant, à ce que la famille soit un des recours ultimes pour nombres de nos concitoyens.

Le mal-logement au secours des familles ? On pourrait croire à de l’humour noir… ou que se vérifie ce proverbe populaire qui veut qu’à toute chose, malheur soit bon.

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mardi, 26 janvier 2016

Modernes gorgones

Randa Ph 2.jpgLa chronique de Philippe Randa

L’humanité est riche en monstres, c’est un fait, mais il est toujours déroutant de découvrir qu’en ce domaine, la parité n’a pas attendu le politiquement correct actuel pour s’imposer… Le dégoût est forcément plus grand encore quand l’inadmissible est commis par des êtres d’un sexe qu’on pense trop souvent à tord faible, alors qu’il peut se révéler particulièrement ignoble.

La preuve par ces trois femelles – peut-on les appeler autrement ? – âgées de 16 et 17 ans, en « stage d’apprentissage professionnel » dans un établissement pour personnes âgées d’Annet-sur-Marne : non seulement, elles excellèrent à martyriser « dès le premier jour » de leur stage des personnes handicapées, certaines atteintes d’Alzheimer, mais cherchèrent ensuite les lauriers d’une gloire douteuse en postant sur la plateforme Snapchat pas moins de 33 vidéos de moins de 20 secondes de leurs turpitudes…

Diffusés et visionnés 340 fois en 48 heures, ce sont des internautes écœurés par la violence des images qui ont alertés la gendarmerie.

Mises en examen vendredi pour violences en réunion avec préméditation, diffusion sur internet de scènes de violence et atteinte à la vie privée, les trois gorgones ont été placées sous contrôle judiciaire…

On savait depuis Michel Audiard que « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »… Mais désormais, il est certains que les dégénérés, eux, n’ont pas de limites… et qu’il n’y a qu’à visionner leurs « exploits » sur les réseaux sociaux pour en être convaincus !

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lundi, 18 janvier 2016

Les symboles de cette France d’en haut

Randa Ph 2.jpgLa chronique de Philippe Randa


Présidente de l’INA, Agnès Saal vient d’être exclue de la fonction publique pour deux années après avoir provoqué un scandale avec des notes de taxi d’un montant prohibitif : 40 000 euros… pour elle et l’un de ses enfants à qui elle avait donné le code de l’abonnement mis « sans définition précise ni cadrage préalable des conditions dans lesquelles (elle pouvait) l’utiliser », selon ses propres révélations au quotidien Le Monde.

La dame a beau assurer qu’elle « regrette à un point infini » sa « faute » – ça, on veut bien croire, mais on peut aussi légitimement se demander si elle ne regrette pas surtout de s’être fait « choper », bien davantage que l’indélicatesse à laquelle elle s’est livrée –, sa défense est édifiante : au-delà de son mea culpa, elle explique que « l’affaire est tombée à un très mauvais moment, où il était assez opportun de pouvoir pointer du doigt un haut fonctionnaire coupable de dérives » et de comparer son cas à celui de deux autres « victimes » de dépenses indignes : Thierry Lepaon, ex-secrétaire général de la CGT et Mathieu Gallet, son prédécesseur à l’INA…

Et la pauvre de se plaindre, in fine, d’être devenue « un dérivatif, un symbole, l’incarnation d’une trahison des élites »… Terme particulièrement mal-choisi : les Lepaon, Gallet et Saal sont simplement représentatifs de cette « France d’en haut » qui, chaque jour, soulève le cœur des contribuables…

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dimanche, 10 janvier 2016

VAINES POLEMIQUES

Randa Ph.jpgLa chronique

de Philippe Randa

Décidément, plus une loi concerne un nombre restreint d’individus, plus elle déclenche de polémique.

Ainsi de la peine de mort qui continue, 35 ans après son abrogation, d’opposer farouchement les « pour » et les « contre », alors que le châtiment suprême n’a de fait concerné, lorsqu’il était encore applicable, qu’une poignée de condamnés.

Sous la Ve République française, de 1958 jusqu’en 1981, seuls dix-neuf criminels de droit commun ont connu « la bascule à Charlot » ainsi qu’on nommait alors la célèbre invention du Dr Guillotin : pas même un par année !

La peine de mort tant combattue par certains, tant regrettée par d’autres, n’aurait-elle été, finalement, quoiqu’on en pense, qu’une question de principe ? Voire même un débat quasi-symbolique : le dernier Français à avoir été condamné à mort et exécuté – non pas Christian Ranucci en 1976, comme beaucoup le croient, mais Hamida Djandoubi en 1977 – l’a été plus de 4 ans avant que la peine capitale ne soit légalement plus possible par un vote de 363 voix pour, 117 contre, à l’Assemblée nationale.

Seule certitude depuis : si son application n’était pas la solution à la criminalité, son abrogation ne l’a pas été non plus.

Ces jours-ci, des politiciens se déchirent sur la question de la déchéance de nationalité pour les seuls bi-nationaux reconnus coupables de terrorisme, alors qu’une majorité écrasante de Français (autour de 85 % selon certains sondages) semble pourtant favorable à celle-ci.

Fort bien ! Mais quoiqu’il en advienne, restera à voir, si la loi est votée, combien de condamnés en pâtiront.

Une vingtaine en un quart de siècle ?… Tout ça pour ça ?

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lundi, 28 décembre 2015

Racisme à sens unique

Randa Ph 2.jpgLa chronique de Philippe Randa

S’il est évident que le saccage dans le quartier des Jardins de l'Empereur à Ajaccio d’une salle de prières pour les musulmans et d’un restaurant kebab durant le week-end, tout autant que plusieurs slogans entendus dans les manifestations de ce week-end, sont à l’évidence à caractères racistes – qui le nient ? – il est tout aussi évident que l’agression de deux pompiers et d’un policier, tombés dans un guet-apens vendredi soir, était tout autant – voir davantage encore ? – à caractère raciste.

C’était alors l’occasion ou jamais, mais non ! Gauche et droite n’ont pas franchi le pas de renvoyer dos à dos tous les racismes ; ils se sont contentés, comme à leur habitude, de fustiger le seul racisme « blanc ».

Tandis que Christophe Mirmand, préfet de Corse, s’est empressé de « relativiser le climat d'insécurité dénoncé par certains », ni le Ministre de l’Intérieur, ni le Premier Ministre, ni aucun élu socialiste, écologiste ou Républicain, ne l’a ne serait-ce que sous-entendu !

Et pas un seul commentaire dans les « grands » médias pour appeler un chat un chat, soit en l’occurrence indiquer que les agresseurs du camion de pompier étaient d’origine extra-européenne… et reconnaître que leurs seules motivations étaient le mépris de la République française, la haine des Français de souche et leur refus évident et assumé de ce « vivre ensemble » dont on ne cesse de nous rabattre les oreilles.

Quant aux faits bruts, rappelons tout de même que les témoignages des pompiers agressés vendredi soir étaient unanimes pour décrire une tentative avérée de lynchage physique… tandis que les manifestants du week-end, n’ont, eux, cherché à agresser personne physiquement.

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dimanche, 20 décembre 2015

Bons et mauvais anti-racistes...

Randa Ph 2.jpgLa chronique de Philippe Randa

Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme Gilles Clavreul n’a par l’heur de plaire à tous les antiracistes depuis qu’il dénonce les « antiracistes pervertis » qui « instrumentaliser(aient) la jeunesse » ; entendez par là celle des « quartiers » !

Sont ciblés non seulement « Tariq Ramadan, le Parti des indigènes et un certain nombre de collectifs antidémocratiques, racistes et antisémites », mais plus encore celles et ceux – « certaines organisations d’extrême gauche et (des) syndicats professionnels » – qui « légitimer(aient) l’islamisme » en « défend(ant) les prédicateurs fondamentalistes (…) sous couvert de dénoncer une prétendue atteinte aux libertés fondamentales… »

Ces « mauvais antiracistes » seraient ceux qui se permettraient de critiquer l’état d’urgence institué par le gouvernement actuel.

La Ligue des droits de l’homme, s’étant senti visée, lui a rappelé qu’il n’avait pas à « dicter une doxa antiraciste et pas plus d’exclure tel ou tel. »

La charge du Délégué à l’encontre de « tous ces gauchistes qui jouent, sans vergogne, le jeu du communautarisme » masque en réalité une vieille querelle sur l’antisémitisme qui, déjà dans les années70 du siècle dernier, déchiraient LICRA et MRAP avec procès à l’appui…

Pour Gilles Clavreul : « Tous les racismes sont condamnables, mais le racisme anti-Arabe et anti-Noir n’a pas les mêmes ressorts que l’antisémitisme dans sa violence. Il faut être capable de dire la particularité de l’antisémitisme. »

Si tous les racismes sont condamnables, certains le seraient plus que d’autres… Tiens donc !

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samedi, 28 novembre 2015

« Plus jamais ça ! »… en attendant « l’After » !

ph randa.jpgLa chronique

de Philippe Randa

Après les sanglants attentats du 13 novembre dernier, le débat fait rage sur l’utilité réelle, mais surtout les conséquences éventuelles de l’instauration de l’État d’urgence, décrété par le Président de la République française : nos libertés, pour ne pas dire LA liberté, serait-elle plus gravement menacée encore par des restrictions momentanées de notre expression ou de nos déplacements que par les Kalachnikovs des Fous d’Allah ?

La réponse semble évidente pour une grande majorité de Français, tétanisée par l’hécatombe des sextuple attentats sur leur sol : leur protection avant tout !

La vie n’a pas de prix, n’est-ce pas ? Qui leur donnerait tord ? À part ceux, bien sûr, qui n’accordent pas à celle-ci la même valeur que le commun des humains…

Et puis, pense sans doute cette grande majorité de Français, nos institutions sont telles, n’est-ce pas ! qu’elles remédieront automatiquement aux dérives éventuelles, une fois le péril djihadiste définitivement éradiqué… ce qui ne saurait tarder avec la grande coalition militaire poutino-hollandienne qui aura juste un peu tardée à se constituer ! Tout redeviendra alors comme avant, mais n’est-ce pas là le vrai souci, justement ?

Avant quoi ? Avant que les Français ne découvrent, ahuris plus encore que terrorisés, que parmi les millions d’extra-Européens venus vivre chez nous comme chez eux, ils sont nombreux à n’avoir aucune envie de goûter à la douceur de cette France louée jadis par Joachim du Bellay et que l’on pourrait pasticher désormais par une France plus pour son

« Loire gaulois, que l’Euphrate syrien,

Plus (son) petit Liré, que le mont Nimba,

Et plus que l’air africain la doulceur angevine. »

Avant donc l’invasion migratoire des quarante dernières années et des bouleversements inévitables, forcément ! tragiquement ! qu’elle allait engendrer ?

Et que si aujourd’hui, on mitraille en France, demain on vivra tranquille, grâce à quelques opérations policières dans ces quartiers devenus de non-droits républicains ? Détruisons quelques nids de fanatiques islamistes – depuis Saint-Denis en Région parisienne jusqu’à Molenbeek, en périphérie de Bruxelles –, bombardons l’État islamique comme il le mérite, et retrouvons au plus vite notre quiétude perdue…

C’est, à quelques nuances citoyennes près, les discours lénifiants que le président François Hollande et son Premier Ministre Manuel Valls, rabâchent depuis le vendredi 13 novembre, avec l’un et l’autre des accents martiaux qu’on ne leur connaissait certes pas, sinon, par le passé contre ceux qui prédisaient les périls à venir… et qui sont venus.

Et ensuite ? Une fois ce danger imminent écarté ? Qu’annoncent nos gouvernants pour que les Français puissent être convaincus qu’ils ne subiront « plus jamais ça ? »

Comme leurs grands et arrière-grands-parents avaient eux-mêmes tant espérés « Plus jamais ça ! » au sortir d’une guerre, qui fut baptisée « Grande » sans doute parce qu’elle avait durée quatre années, et parce qu’ils ne pouvaient imaginer revivre un jour de telles souffrances…

On sait désormais – les historiens sont quasi-unanimes sur ce point et c’est à peu près le seul, d’ailleurs –, que les termes des folles stipulations du Traité de Versailles, signé en juin 1919, contenaient tous les germes à l’origine de la Guerre mondiale suivante. Il aura alors fallu une vingtaine d’années seulement avant la déflagration de 1939 !

Alors, oui ! Boualem Bensaïd, Lionel Dumont, Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche, Chérif et Saïd Kouachi, Amedy Coulibaly, Abdelhamid Abaaoud et quelques autres, emprisonnés ou exécutés ces dernières années, ne sont peut-être que les premiers d’une liste de terroristes islamistes auxquels vont s’ajouter dans les temps prochains quelques autres en attente d’actions djihadistes… Mais après ?

Dans le terreau de populations déracinées et inassimilées, combien seront-ils demain à relever l’étendard sanglant du djihad ? Tout autant stimulés par l’exemple de leurs aînés mort au champ d’Allah que méprisant à l’égard de l’utopie droit-de-l’hommiste des gouvernements français successifs.

Combien de temps avant que les germes qu’on refuse de reconnaître, ne prolifèrent suffisamment pour déclencher le futur chaos, alors même que l’actuel n’est pas encore éradiqué ?

Stimulés par les événements récents, gageons qu’il ne faille pas attendre vingt ans pour cela…

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mardi, 24 novembre 2015

Les débuts de l’hécatombe droits-de-l’hommiste

ph randa.jpgLa chronique de Philippe Randa

129 morts ! Et 159 blessés dont certains « graves » (plus de 80) alourdiront inévitablement le bilan mortifère final ! Il est certes difficile pour les médias d’aborder d’autres sujets de préoccupations des Français désormais en « état de guerre » comme l’a martelé le premier d’entre eux. Un François Hollande qui a instauré dans notre pays, à cause de cela, l’état d’urgence après les attentats du vendredi 13 novembre dernier.

Une question ne semble guère perturber les observateurs qualifiés, comme il est d’usage de les nommer : pourquoi la France ? Pourquoi sur notre sol les attentats terroristes les plus meurtriers quantitativement depuis la fin du dernier conflit mondial ?

Il y a peu, un Airbus A321 d’une compagnie russe explosait en vol. Une action revendiquée par l’État islamique (EI), logique contre un pays qui avait décidé une intervention militaire d’importance (enfin !) contre lui et à laquelle la Chine et l’Iran s’étaient immédiatement joints.

Mais la France ?

Une France dont le président voulait il y a quelques mois encore guerroyer contre le régime de Damas en soutenant ses opposants islamistes !

Une France dont le président n’avait de cesse de fustiger Wladimir Poutine, refusant de soutenir son action en s’engageant dans la vaste coalition internationale que le Maître du Kremlin réclamait !

Une France qui avait certes, voici peu, entrepris de bombarder l’EI, mais si symboliquement, si timidement, si inutilement que son action était considérée par tous avec un évident mépris condescendant.

Alors pourquoi l’État islamique a-t-il frappé – du moins comme il s’est empressé de le revendiquer – une France si grotesque sur le plan international et si peu dangereuse militairement ?

Et par des attentats parmi des civils dont l’ampleur ne peut que soulever l’indignation du Monde entier ?

Ne serait-ce pas parce que la France serait le pays le plus propice à exporter le djihad ?

Par le discrédit international de sa politique extérieure ! Par son gouvernement au plus bas dans les sondages ! Par sa Ministre de la Justice perçue comme une alliée objective avec sa sympathie affichée pour les délinquants et son arrogante agressivité envers des forces de police démobilisées parce que trop souvent désavouées par une hiérarchie outrageusement politisée ?

Et ne parlons pas de l’armée de la France aux budgets systématiquement rognés depuis des décennies et aux effectifs sans cesse diminués…

Mais surtout une France qui compterait 4 710 000 musulmans – soit 7,5 % de sa population – pour ne s’en tenir qu’au décompte publié en 2011 par le département Pew Forum on Religion & Public Life du Pew Research Center… alors que bien d’autres observateurs qualifiés estiment ses chiffres terriblement sous-estimés.

Cette population musulmane, on s’en doute, est un vivier idéal et d’importance pour susciter des vocations pour le djihad, l’État islamique le sait parfaitement. Comme il sait aussi que la répression d’or et déjà annoncée par le gouvernement de Manuel Valls se fracassera dans un premier temps sur une législation française qui protège de fait les terroristes : pour preuve, la fameuse réponse faite par les services du Ministère de l’Intérieur : « Ce n’est pas un délit de prôner le djihad, ce n’est pénalement pas répréhensible. »

Ce n’est pas un délit au regard de la loi française actuelle, certes, mais envisage-t-on alors de la modifier ? Et si oui, quand ? À quelle Saint-Glinglin ?

Et en attendant qu’on s’y décide – peut-être ! –, quel sera l’impact sur les jeunes islamistes désœuvrés du déchaînement islamophobe dans les médias, indéniable sous le coup de l’émotion soulevée par l’hécatombe du 13 novembre dernier ?

N’en prendront-ils pas prétexte pour se découvrir un idéal d’existence qui leur fait tant défaut par ailleurs, la France ayant lamentablement échoué dans sa politique d’assimilation ? Et comment en aurait-il pu être différemment pour un pays qui ne cesse de battre sa coulpe au nom d’une repentance aussi fantasmée que mortifère ?

Voilà des raisons pour lesquelles Daesh a frappé la France ; peut-être, sans doute, y en a-t-il d’autres… Les unes n’empêchant nullement les autres.

Poser des questions n’est évidemment pas y répondre, mais permet néanmoins de crever un abcès. Celui des utopies politiques – De « l’immigration est une chance pour la France » de l’ancien ministre Bernard Stasi à cette « France Black-Blanc-Beur » prônée par SOS Racisme et en passant par bien d’autres impostures politiques – qui ont trouvé leur réponse les mercredi 7 janvier et vendredi 13 novembre 2015.

Une réponse qui n’est pas un aboutissement, mais plus vraisemblablement les débuts de l’hécatombe droits-de-l’hommiste…

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mardi, 17 novembre 2015

APRES LA SANGLANTE TRAGÉDIE, L’INSUPPORTABLE COMÉDIE

Paris-13-novembre.jpgLa chronique de Philippe Randa

Un traducteur français avait imposé, dans la célèbre série des années 60 du siècle dernier Le Prisonnier, la phrase « Bonjour chez vous » comme apostrophe de « souhait par politesse »… Va-t-on voir de même l’apostrophe « bon courage » devenir l’usage à venir ?

C’est en effet la politesse dont a fait preuve ma boulangère ce matin. J’ai d’abord crû à de l’humour – je venais de lui acheter une baguette et un pain aux raisins – mais non, pas du tout…

Après m’être contenté pour ma part d’un aussi traditionnel que peu original « bonne journée », je la quittais en réalisant que j’avais effectivement entendu, ce lundi matin « post-sextuple attentats du vendredi 13 novembre dernier », un journaliste nous informer que les gens ne se disaient plus « bonne journée » comme à l’accoutumée, mais, donc, « Bon courage » !

Pourquoi « Bon courage » ?

Pour supporter, après deux jours de matraquage compassionnel, les informations diffusées par les médias ? Soit pas grand chose sur les réalités des commanditaires de l’attentat – quelques arrestations et beaucoup de blablas convenus – et énormément de témoignages de citoyens « anéantis », « bouleversés », « furieux », « vindicatifs », mais dans l’ensemble plutôt « effondrés » qu’un tel massacre ait pu avoir lieu… chez eux ! Chez nous ! En France, patrie auto-proclamée des droits-de-l’homme !

Et parmi tous ces témoignages, peu de proches ou de parents des victimes, ce qui serait compréhensible, non ! surtout, principalement, quasi-exclusivement des anonymes qui n’avaient rien à dire d’instructif, mais qui tenaient à le faire savoir pour les plus grands besoins des chaines d’informations qui occupent ainsi leur temps d’antenne à peu de frais, mais à grosses rentrées publicitaires, évènement oblige !

Suis-je donc un père insensible de n’avoir eu que le simple réflexe de joindre, sans trop d’appréhension, je l’avoue, mon fils aîné samedi matin pour m’assurer, tout de même ! qu’il n’était pas allé au Bataclan vendredi soir ? Cela aurait pu, puisqu’il apprécie tout particulièrement le guitariste du groupe qui s’y produisait…

Suis-je donc un père irresponsable pour ne pas même lui avoir demandé s’il était traumatisé par cette tuerie ? Et pour avoir simplement appris à mon fils cadet – qui dormait ce soir-là dans la chambre à côté de la mienne – ce qui s’était passé en concluant simplement, mais assez sentencieusement : « Ce sont de vrais morts, pas comme à la télé ou dans tes jeux vidéos… Comprends que la guerre, ça existe “pour de vrai ». Et pour tout le monde. Personne n’en est à l’abri. Jamais ! Depuis la nuit des temps ! »… et sans insister plus que cela afin qu’il évite d’en prendre prétexte pour rechigner d’aller à l’école ce lundi matin, arguant d’une prévention des risques de mise en danger d’écolier…

Suis-je donc un être infâme lorsque j’entends – mi-énervé, mi-effaré, mi-amusé (tout dépend de l’importance de chaque moitié, on sait cela) – cette institutrice témoigner avec des trémolos dans la voix qu’elle a réfléchit tout le week-end aux mots qu’elle allait dire à ses élèves ce lundi matin pour « leur en parler » ? Mots qu’elle ne trouvait pas, la pauvre femme ! Drame du vocabulaire, de l’intelligence ou du formatage politiquement correct, au choix… ou un peu tout ça, sans doute !

Suis-je enfin un monstre passible d’un quelconque pilori citoyen pour songer, au fond de moi : « Ah ! les cons ! » en entendant tous ceux qui se croient fins en martelant leur « Bon courage » compatissants toute cette journée du lundi 16 novembre, et encore le lendemain pour les plus acharnés ?

Peut-être que oui, je suis tout cela, mais avec quelques circonstances atténuantes, tout de même : je fais partie de cette poignée d’hérétiques qui n’ont eu de cesse, ces dernières décennies, de tenter d’avertir nos compatriotes que cela allait arriver. Quoi ? Le massacre de ce vendredi 13 novembre ! Après quelques autres, de moindre importance numérique, mais tout de même ! Ce n’était pas le premier.

Et vous savez quoi, plus probablement encore, pas le dernier !

Vous dormiez en paix, braves gens ? Les droits-de-l’homme veillaient ? Allez, bon courage à vous aussi… et sans rancune !

 

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mardi, 10 novembre 2015

Le cinéma comme bouée de secours

ph randa.jpgLa chronique

de Philippe Randa 

Que n’a-t-on dit et bien souvent médit sur les erreurs dans les films historiques, les interprétations tendancieuses, caricaturales, hasardeuses et quoiqu’il en soit, pour les gens cultivés, de l’approximation et des oublis dont ils sont truffés. Oui, mais…

Malgré toutes les critiques que l’on peut, à juste titre, formuler sur bien des films historiques, ils ont au moins un avantage à notre époque : beaucoup pallient au naufrage de l’histoire dispensée par une Éducation dite nationale à chaque réforme plus douteuse.

Des parents m’expliquaient dernièrement qu’effondrés par l’enseignement de l’histoire dans sa classe (leur fils est en 6e) et de sa culture en générale, ils avaient palliés eux-mêmes à la situation… en lui faisant découvrir le passé de la France à travers une sélection de films historiques. Et de me citer pour exemple Vercingétorix avec Christopher Lambert dans le rôle éponyme.

« Il vaut ce qu’il vaut, mais au moins, notre fils aura retenu les noms de Vercingétorix qui a tenté d’unir les tribus gauloises divisées et indisciplinées et de Jules César commandant d’armées romaines qui ont vaincues grâce, justement, à l’obéissance à leurs chefs… et il aura appris les deux batailles importantes, celle de Gergovie remportée par les Gaulois et celle d’Alésia où ils furent défaits… Le minimum historique, certes, mais un savoir que l’école ne n’apporte plus bien souvent… »

Jugement excessif ? Voire…

Article publié dans le quotidien Présent

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jeudi, 01 octobre 2015

MORANO, MALIGNE COMME UNE « CONNE » ?

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La chronique de Philippe Randa

Les propos de Nadine Morano sur la France « à majorité de race blanche aux racines judéo-chrétiennes » sont l’occasion de pétitions contradictoires ; l’une pour réclamer son éviction de la tête de liste de son parti aux prochaines élections régionales, l’autre pour soutenir l’évidence de ses propos.

Madame Morano est-elle vraiment stupide au point d’ignorer les tabous de la société contemporaine, les ukases du politiquement correct, les interdits de vocabulaire qui rythment une démocratie française que le monde entier est sensé nous envier, au point de se laisser aller à un « dérapage » qui la cloue désormais au pilori de l’infamie citoyenne, entre l’humoriste Dieudonné et le président toujours d’honneur pour l’heure du Front national Jean-Marie Le Pen ?

C’est ce que sous-entendent beaucoup de commentaires, du monde politique tout autant que médiatique, confirmant ainsi le peu délicat qualificatif de « conne » que lui avait décerné Guy Bedos…

Rappelons que, pour les tribunaux français en tout cas, ce dernier n’avait pas ainsi « dépassé ses outrances habituelles » : une estimation dont aimerait sans doute bénéficier Dieudonné, justement, mais qui ne semble pas à l’ordre des mœurs judiciaires actuelles pour tous.

Oui, mais… Mais si Nadine Morano n’était pas si « conne » qu’on veut bien le marteler ? Si sa « sortie » sur le plateau du talk-show animé par Laurent Ruquier, sur France 2, était mûrement réfléchie et si volontairement programmé que l’intéressée, dès le lendemain, l’a parfaitement assumée, contrairement à tant de politiciens battant leur coulpe aussitôt qu’un écart de langage leur est reproché ?

Alors donc, si crime il y a, à qui profite-t-il ?

Surement pas à Nadine Morano qui va, selon toute vraisemblance, perdre la tête de liste des Républicains en Lorraine. La belle affaire ! Si tant est qu’elle ne se présente pas tout de même, en indépendante, à cette élection, que lui importe réellement un poste de conseiller régional à elle, actuelle députée européenne et qui avait sans doute bien d’autres ambitions nationales lorsqu’elle était un des soutiens intangibles (et réciproquement) de l’ancien président Sarkozy ?

Cette connivence entre eux ayant fait long feu, on le sait – à tel point qu’elle va le défier aux primaires de son parti – n’aurait-elle pas ourdie ainsi une vengeance de complice répudiée ? À défaut d’avoir quelque chance de l’emporter et de devenir la candidate républicaine en 2017, au moins peut-elle espérer ainsi lui faire payer chèrement leur rupture.

Car la victime dans toute cette affaire, bien d'avantage qu’elle-même, c’est surtout l’actuel président des Républicains dont elle met en échec la stratégie de rassemblement de son camp ; il faisait pourtant de celui-ci le socle de sa légitimité pour être son candidat naturel à la prochaine élection présidentielle. La confrontation brutale avec son ancienne protégée est la trop belle occasion, pour ses ennemis, de dénoncer ses ambiguïtés vis-à-vis de l’électorat frontiste.

Ses ennemis socialistes ? Bien plutôt républicains, à l’évidence, soit François Fillon ou Alain Juppé qui, l’un comme l’autre, vont avoir beau jeu de se revendiquer comme les véritables rassembleurs de la droite et du centre, voire même de la droite de la droite des Républicains si, dans quelques temps, Nadine Morano devait regretter d’avoir blessé quelques uns de ses compatriotes par des paroles si mal interprétées (ce qu’elle a déjà commencé à laisser entendre)… et jurant qu’on ne l’y reprendrait plus.

François Fillon ou Alain Juppé pourraient alors être prompts à montrer un peu de mansuétude… pour service rendu ?

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mardi, 29 septembre 2015

PAR DELA LA DROITE ET LA GAUCHE

9 JNI Ph Randa.jpgLa Chronique

de Philippe Randa

En politique, les changements d’étiquettes électorales sont courants… Quand ce ne sont pas les partis – généralement ceux de droite ou du centre – qui changent de noms au grée d’une pâtée électorale, de la prise en main d’un nouveau leader ou d’une stratégie de « renouveau » qui s’avère généralement un bluff de communication… ou les scissionnistes, s’imaginant que leur départ portera un coup fatal à leur formation délaissée et que les électeurs se laisseront inévitablement séduire par la création d’un nouveau parti, ce sont les transfuges qui rythment la vie politique.

Ainsi, François Meunier, conseiller municipal Front de gauche d’Antony (Hauts-de-Seine) tweetait récemment pour qu’on vienne le rencontrer sur son stand à la Fête de l’Humanité, mais ça, c’était au début du mois : aujourd’hui, il a rallié le Front national ! Car, explique-t-il, même si certaines prises de positions du parti à la flamme tricolore, notamment sur la nécessité de fermeture des frontières, ne sont pas les siennes, « on ne peut pas toujours adhérer à toutes les idées d’un parti (mais celui-ci est désormais le seul) à défendre la classe ouvrière (et) sur beaucoup d’autres sujets, notamment économiques, Front de gauche et Front national ne sont pas si différents » : une déclaration qui fera sans doute grincer quelques dents chez les intéressés.

Et pourtant, pour ce qui concerne les convictions réelles de François Meunier, remarquons qu’un véritable opportuniste aurait davantage été enclin à prendre à l’origine sa carte au Parti socialiste s’il est de gauche ou chez Les Républicains (ex-UMP) s’il est de droite – ou même encore chez les centristes – qu’au Front de gauche, au Front national, voire à Europe Écologie-Le Verts et ne parlons même pas d’autres formations, toutes groupusculaires.

En adhérant et en se faisant élire par le passé sous l’étiquette Front de Gauche, François Meunier bénéficie incontestablement d’une présomption de sincérité militante ; l’avenir le confirmera ou non.

Sur les grands débats actuels (choix entre souverainisme et européisme, entre politique d’ouverture ou de fermeture aux vagues migratoires, entre énergie renouvelable ou non, entre libéralisme ou  dirigisme économique, Mariage  pour tous, guerres internationales,…) ou plus anciens (suppression peine de mort, dépénalisation de l’avortement…), le citoyen peut revendiquer des convictions contraires au programme d’un parti auquel il apporte son suffrage.

Alors, est-il hérétique ou non de nouer des alliances ou de franchir le pas en rejoignant des camps supposés inconciliables ?

Si c’est le cas, à quoi bon alors organiser d’incessantes consultations électorales ? S’il doit être moralement interdit à un candidat d’évoluer, de changer de stratégie, pourquoi donc le serait-il permis davantage à un électeur, au risque qu’il passe lui aussi pour un indécis chronique, prêt à se laisser séduire, à défaut de convaincre, par le premier bonimenteur venu ?

Jusqu’à quand le citoyen supportera-t-il, toujours et encore, cette division arbitraire entre « droite » et « gauche », en surfant sur des définitions aussi brillantes que parfaitement creuses, puisqu’interchangeables, telle « gauche du travail et droite des valeurs », sous-entendant qu’à gauche on ignorerait les valeurs (lesquelles, d’ailleurs ?) et qu’à droite on mépriserait les travailleurs (Ah bon !)…

N’est-il pas plus judicieux de se positionner – et de s’opposer ! – sur des valeurs, dont celle du travail en particulier, par-delà la droite et la gauche ?

L’histoire a pourtant montré que les notions de « droite » et de « gauche », apparues à la Révolution française, n’ont jamais eu la moindre constance idéologique, toujours ballottées sur l’échiquier politique au gré des événements… et qu’elles n’ont d’autres utilitées en France de nos jours, qu’à assurer une rente électorale aux partis faillis de la Ve République.

jeudi, 24 septembre 2015

Fatales alliances politiques

ph randa.jpgLa chronique de Philippe Randa

Le déclin du Parti communiste français est désormais inexorable depuis plus de trois décennies ; il ne survit encore que sous perfusion électorale permanente du Parti socialiste ; d’où l’impossibilité pour Jean-Luc Mélenchon à faire du Front de Gauche une alternative électorale crédible. Il en est pourtant le leader d’autant plus naturel qu’il est le seul à pouvoir légitimement, de par sa notoriété et son charisme, diriger la gauche de la gauche. Ou, vu le virage social-démocrate des représentants du Parti socialiste depuis 2012, plus simplement encore, la gauche.

Cet exemple aurait dû interpeller les dirigeants d’Europe écologie-Les Verts, seul parti ayant réussi à unir les différents courants écologistes – ce qui relevait de la gageure –, mais leur participation au gouvernement de Jean-Marc Ayrault leur aura porté un coup que certains prédisent fatal : non seulement, ils en sortirent décrédibilisés – humiliés ? –, mais pire encore divisés entre ceux qui accepteraient d’être les vassaux des socialistes pour peu qu’ils y gagnent un Ministère… et ceux qui entendent se libérer d’une telle condition, au risque de retomber dans une marginalité proche de la disparition.

On l’a entendu maintes et maintes fois, de ses ennemis comme de certains de ses « partisans » et surtout de ceux qui l’ont quitté ou ont été exclu du Front national : Jean-Marie Le Pen ne voulait pas le Pouvoir ! Pour preuve, à chaque fois qu’il aurait pu y avoir une « possibilité d’éventualité » de parvenir à une alliance de « toutes les droites » contre la gauche, le Menhir y allait de sa provocation… ou d’une surenchère d’exigences qui faisait immanquablement capoter tout espoir d’entente électorale !

Oui, mais… N’aurait-il pas eu raison, envers et contre tous, de maintenir son mouvement droit dans ses convictions, refusant obstinément toutes compromissions avec les faillis d’un système qu’il combat et laissant du temps au temps : celui de prouver qu’il était finalement le bon choix électoral ? Le seul ?

Certes, le prix à payer à été lourd : quarante ans d’isolement politique, couvert de cette tunique politique de Nessus contemporaine qu’est l’infréquentabilité, mais à tenir coûte que coûte, malgré les défaites, malgré les défections de ceux qui n’y croyaient plus et abandonnaient, malgré les années qui passaient et le rapprochaient, lui, le leader historique, de cette retraite qu’il a toujours abhorrée… et qui lui a été infligé, avec la perte de son adhésion au Mouvement à la flamme tricolore et tout le fracas médiatique qui en a résulté.

Depuis qu’elle assure sa succession, sa fille Marine a également tenu la même ligne intransigeante, parallèlement à sa volonté affichée de dédiaboliser ce mouvement, ou plutôt, plus justement, de le crédibiliser.

Résultat : le Front national est aujourd’hui le premier parti dans les urnes ; envoyant le plus grand nombre de députés européens à Strasbourg l’année dernière et – les sondages le prédisent en tous cas – en passe de conquérir des régions françaises à la fin de cette année-ci.

Rien n’est encore gagné pour le FN, bien sûr, mais il semble néanmoins que tout semble déjà mal parti pour les partis qui ont fait le choix, ces dernières décennies, de la stratégie contraire, soit des alliances électorales souvent contre-nature et à l’évidence suicidaire.

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mercredi, 16 septembre 2015

Humanitaire über alles

ph randa.jpgLa chronique

de Philippe Randa

« Le vrai combat des hommes ne se situe pas sur les champs de bataille. Les guerres ne sont jamais une solution. Vous êtes quelques-uns qui avez fait de la souffrance une arme plus meurtrière que les canons et les bombes » : cette citation est extraite d’une nouvelle écrite par mon père. Un soldat allemand, recherché pour crime de guerre, apostrophait ainsi un ancien partisan juif, rescapé des camps de la mort.(1)

Elle pourrait aujourd’hui, parfaitement, être appliquée à la politique de l’actuelle chancelière allemande Angela Merkel… En ouvrant grands les bras aux migrants venus du Moyen-Orient et en se « (réjouissant) que l’Allemagne soit devenue un pays avec lequel les gens associent de l’espoir, c’est quelque chose de très précieux si on regarde notre histoire », le monde découvre avec stupéfaction, et pour beaucoup, sans doute, avec effroi, que l’Allemagne en a fini avec sa contrition imposée depuis 1945 et la défaite du IIIe Reich : elle ambitionne bel et bien d’être à nouveau un géant politique et plus uniquement un géant économique.

En prenant de court tous les Européens, indécis comme à leur habitude, et en frappant là où on ne l’attendait pas, la chancelière allemande a réalisé une blitzkrieg diplomatique que n’aurait pas renié le général Guderian : « Ce que nous vivons est quelque chose qui va continuer de nous occuper dans les années à venir, nous changer, et nous voulons que le changement soit positif et nous pensons que nous pouvons y arriver », a-t-elle déclaré à la presse.

Qu’importe, à l’heure où ses lignes sont écrites, que la Bavière connaisse de successifs chiffres records d’arrivées de migrants, l’intendance suivra. Seul compte les témoignages tel celui de Mohammad, réfugié de 32 ans de la ville syrienne dévastée de Qousseir (relayés par Le NouvelObs) : « Les gens nous traitent tellement bien ici, ils nous traitent comme des êtres humains, ce n’est pas comme en Syrie », et surtout les larmes qui lui coulent des yeux : chacune d’elle nettoie avec « force vigueur » le passé honni de la première puissance économique européenne.

Mais une bonne offensive, fusse-t-elle politique, ne pourrait s’avérer gagnante qu’appuyée par une réalité économique, comme une offensive terrestre n’est désormais envisageable qu’avec un solide appui aérien.

L’Allemagne paiera ? Un peu, sans doute, mais pas seule et Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l’Économie, l’a bien rappelé lors d’une conférence de presse : « L’Allemagne, l’Autriche et la Suède ne peuvent pas être les seuls pays qui accueillent des réfugiés. » A bon entendeur, à vos bourses ! messieurs-mesdames les auto-proclamé(e)s humanitaires.

Et si cela ne devait pas suffire à comprendre la stratégie allemande, Angela Merkel porte le coup de grâce en déclarant : « Nous savons que nous avons été rapides quand il s’est agi de sauver les banques (pendant la crise financière), je trouve que nous devons être tout aussi rapides quand il faut soutenir les Länder et les communes. »

En quelques jours d’offensive migratoire, la chancelière allemande a fait oublier son intransigeance vis-à-vis des Grecs et de leur faillite ; elle a accaparé le bénéfice de la souffrance tant exaltée par les médias de l’invasion migratoire et a mis tous les autres pays européens au pied du mur de leurs évidentes contradictions, de leurs totales impuissances et de leurs hypocrites tergiversations…

Dans les temps prochains, certains continueront sans doute à fustiger, encore et toujours, le passé allemand… Mais ce leur sera sans doute plus difficile et même… impossible ?

Note

(1) Guerre Tribale, Peter Randa, in Contes d’Europe, Le Flambeau, 1989.

Chronique publiée aussi sur Métamag

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vendredi, 11 septembre 2015

Crimes en libre circulation

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de Philippe Randa

Fin juillet, un dingue a abattu en direct aux États-Unis deux reporters d’une chaîne de télévision dont lui-même avait été licencié parce qu’il aurait été noir et homosexuel. Il se suicida peu après son « exploit ».

Ce fait divers tragique fut une fois de plus l’occasion pour ceux qui militent contre la libre circulation des armes à feu aux États-Unis de se faire entendre… et à l’Administration Obama d’appeler le Congrès à légiférer pour mieux encadrer la vente et l’utilisation des armes à feu.

Le lendemain de cette tuerie américaine, avait lieu en France une fusillade dans un camp de gens du voyage à Roye (Somme). Bilan : quatre morts, dont un nourrisson et trois blessés. Ni racisme, ni homophobie pour le tireur « présumé », forcené qui réfléchit depuis lors en prison aux méfaits de l’alcool et qu’il n’est pas judicieux de régler ses problèmes sa famille de telle manière.

Début septembre, au petit matin, un incendie a ravagé un immeuble rue Myrha à Paris : huit personnes, dont deux enfants y ont laissé leur vie et quatre blessés sont depuis lors en « urgence relative » ; incendie d’origine criminelle selon toute probabilité :« La piste criminelle est privilégiée », a indiqué le Ministre de l’Intérieur Bernard  Cazeneuve et un suspect a d’ailleurs été interpellé en possession d’une bougie et d’un briquet au moment de son arrestation.

En France, les armes sont étroitement contrôlées… et cela n’empêche pourtant nullement les hécatombes. C’est le crime, lui, qui comme partout ailleurs, est en libre circulation. Simple constatation.

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jeudi, 27 août 2015

Poker menteur économique

ph randa.jpgLa chronique

de Philippe Randa

L’expression de Jean-Pierre Raffarin sur la France d’en haut opposée à la France d’en bas est désormais régulièrement reprise par les médias ; l’ancien Premier ministre reconnaissait ainsi le fossé séparant une certaine frange sociale de notre population, particulièrement privilégiée, d’une autre, celle des exclus.

On ne peut s’empêcher d’y penser quand on apprend ce jour qu’un simple courriel du patron d’Appel… a été estimé à 70 milliards !

Alors que des rumeurs alarmistes faisaient état de craintes sur les ventes réalisées par son groupe en Chine – l’action  dévissant de 13 % lundi matin – Tim Cook s’est fendu d’un simple message électronique envoyé à un journaliste affirmant que « tout allait bien Madame la marquise » : « Je peux vous dire que nous avons continué de constater une forte croissance pour nos activités en Chine en juillet et en août » !

De précisions de l’un ou de vérification de l’autre, point ! Si monsieur Cook le dit, c’est forcément vrai, point barre… et dès 18 heures, ce même lundi, l’action Apple affichait une hausse de 2,2 %. Un différentiel de quelque 85 milliards de valeur retrouvée pour Apple dans la journée. Puis l’action baissant à nouveau légèrement de 1,7 %, l’écart final s’est conclut à 70 milliards de dollars !

Qui donc aura le courage de reconnaître que la stabilité de l’économie mondiale, tant vantée par tous ceux qui vantent les bienfaits de la mondialisation, n’est en fait, finalement, qu’une vaste partie de poker… menteur !

Certes réservé à un « Monde d’en haut » et hors de portée d’un Monde d’en bas, méprisé pour mieux le duper !

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mardi, 18 août 2015

Des Dieux, ces Aïeux du stade !

ph randa.jpgLa chronique de Philippe Randa

Les médias n’ont pas manqué de rapporter les extraordinaires prouesses à vélo  Robert Marchand : après avoir, à 102 ans, battu son propre record, soit 26,952 km en soixante minutes (2,692 km de mieux que l’année dernière en Suisse) en février 2014, il a grimpé le 26 novembre suivant un col en Ardèche qui porte son nom pour fêter ses 103 ans à l’issue d’une montée de 10 kilomètres avec 450 m de dénivelé en 56 minutes !

Une exception, Bob le magnifique ? Pas vraiment ! Ils sont ainsi 8 058 inscrits, de 98 nationalités différentes, classés par tranches de cinq ans à partir de 35 ans, à concourir pour le championnat du monde d’athlétisme vétérans.

Épreuve phare de ces jeux très particuliers, le 100 mètres qui verra s’affronter sur la piste du stade de Balmont, dans le quartier lyonnais de La Duchère, huit concurrents dans la catégorie « 90 ans et plus ».

Passe encore de vieillir ; mais courir à cet âge ! Tant pis pour les obsédés du jeunisme… et du carriérisme : les prouesses des « Aïeux du Stade » valent largement celles de bien des champions nationaux ou olympiques et même davantage que celles de bien des « stars » qui paradent sur les podiums, déguisés par la publicité comme des sapins de Noël et fiers de leurs juteux contrats dont ils clament sans vergogne les montants démentiels, prétextant que leur « carrière » est brève et qu’ils doivent ramasser un max au plus vite… Eux n’attendent de récompense ni sonnante, ni trébuchante. Un simple coup de chapeau fera l’affaire. Mais haut-de-forme, le chapeau !

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