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mardi, 03 mars 2026

LFI, les gauches et la violence : qui parle de brebis galeuses ?

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Michel Festivi

On assiste actuellement, de la part des petits chefs de chez LFI, ou de leur grand timonier, le trotskiste lambertiste Jean-Luc Mélenchon, l’éructeur en chef, à des tentatives désespérées pour contrer l’avalanche médiatique qui s’abat sur eux et qui les pointe du doigt, suite au drame survenu à Quentin, par ce lynchage en règle par certains militants de la Jeune garde, mouvement dissous, dans la mouvance de LFI.  

Mais d’autres éléments sont à joindre au dossier. On vient d’apprendre, qu’un dénommé Ibrahim Diallo, 24 ans, qui se trouve en 18e position sur la liste LFI de Clichy la Garenne, a été incarcéré, suite à un procès en comparution immédiate, jeudi dernier, par le Tribunal correctionnel de Nanterre.

Il était jugé, avec deux autres comparses pour des faits « d’extorsion avec violence, séquestration et vol avec violence en récidive ». Il a été placé sous mandat de dépôt, et a été condamné à 30 mois de prison avec révocation d’un sursis antérieur à hauteur de 4 mois. Le 12 février dernier, avec deux individus, Ibrahim Diallo a frappé une jeune femme, qui a été séquestrée plus d’une heure dans un studio d’une résidence étudiante à Clichy. Sous la menace d’un couteau, elle a été contrainte à retirer de l’argent à un distributeur. Le compagnon de la victime aurait aussi été incarcéré dans cette affaire.

Ibrahim Diallo était donc un récidiviste. Il avait un casier judiciaire. Il a quand même fait partie d’une liste LFI. De par la loi d’ailleurs, la liste ayant été déposée, il est impossible de retirer ce candidat. Cette liste LFI s’intitule « faisons mieux pour Clichy », beau programme effectivement.

À Marseille, autre cité convoitée par "l’intellectuel" Sébastien Delogu, on apprend qu’un dénommé Sébastien Jibrayel, ex-adjoint PS aux sports, est en lice pour la mairie des 15e et 16e arrondissements sur la liste de gauche de Samia Ghali en 8e position, alors qu’il avait été condamné pour des violences en réunion sur des militants LFI. C’est ainsi qu’il avait été écarté de la liste Payan, mais récupéré par Samia Ghali. Sébastien Jibrayel avait donc été démis de ses fonctions d’adjoint PS, délégué aux sports (de combats ?), par l’actuel maire de Marseille, suite à cette procédure et finalement condamné à un an de prison avec sursis. Dans ce même dossier judiciaire, un dénommé Lyece Choulak, alors élu à la jeunesse à la mairie des 15e et 16e arrondissements avait été condamné, lui, à 6 mois de prison avec sursis.

Sébastien Delogu a vivement dénoncé la présence de Sébastien Jibrayel sur la liste de Samia Ghali, lui qui a aussi été condamné en première instance à 5.000 euros d’amende et à 1.600 euros de dommages et intérêts, pour violence sur un proviseur adjoint et une CPE, en février 2025 (procédure toujours en cours, il conteste les faits), le bon sens populaire parlerait d’hôpital que se moque de la charité. La seule réponse de Samia Ghali, son colistier a payé sa dette, et n’a pas été déclaré inéligible, circulez, il n’y a rien à voir. On se souvient aussi de la condamnation de l’ex député LFI, Adrien Quatennens, pour violence sur son épouse, par le Tribunal judiciaire de Lille, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, à 4 mois d’emprisonnement avec sursis et 2.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

Quant à Raphaël Arnault, toujours député LFI, il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis en février 2022, pour avoir à Lyon commis « des violences volontaires en réunion », pour avoir participé à l’agression d’un jeune homme de 18 ans et ce par un groupe de 6 personnes, le 24 avril 2021. En catimini, Raphaël Arnault se désistera de son appel.

Visiblement, les conseils du premier ministre Sébastien Lecornu, demandant instamment à Mathilde Panot de faire le ménage dans ses rangs, n’ont pas été suivis d’effets. C’est le moins que l’on puisse dire. Mais j’imagine toujours les remous médiatiques et politiques considérables que cela causerait, si ces députés, élus ou candidats avaient été membres du RN par exemple, où d’une autre formation à droite de l’échiquier.

17:56 Publié dans Michel Festivi, Municipales 2026 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

samedi, 28 février 2026

Terrorisme et violences de l’extrême gauche : la guerre des chiffres

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Michel Festivi 

Dans la guerre, comme dans le combat politico-médiatique, la guerre des chiffres est inévitable. L’extrême-gauche et ses relais, gravement attaqués depuis le meurtre ignoble de Quentin Deranque, et l’antisémitisme débridé de Jean-Luc Mélenchon et des chefs LFI, dont Rima Hassan, tentent de manipuler l’opinion, de dresser des écrans de fumée, en prétendant que la violence serait en réalité le fait de « l’extrême-droite », afin de détourner l’attention.

Des déclarations ubuesques se sont multipliées en ce sens, celles de l’inénarrable Éric Coquerel, pour qui, depuis une vingtaine d’années, la violence serait à 90% du côté de l’extrême droite (déclaration faite sans sourciller sur BFMTV le 23 février 2026). D’où viennent ces chiffres ? D’une extrapolation d’un ouvrage collectif publié aux Presses de Sciences Po, sous la direction d’Isabelle Sommier (ci-dessus), professeur de sociologie politique à Paris 1. Ce livre intitulé, Violences politiques en France de 1986 à nos jours, est, comme nous le verrons, très largement sujet à caution.

Mais qui est Isabelle Sommier ? Elle est très loin d’une neutralité nécessaire pour ce type d’études. Elle a par exemple participé en 2023, à une table ronde avec le député LFI Antoine Léaument, et ce à l’université d’été de LFI, ce qui n’est pas anodin. Cette discussion était dirigée par une autre sociologue, Marlène Benquet, elle-même membre de l’Institut La Boétie, très clairement affilié à LFI, Institut co-présidé par Jean-Luc Mélenchon. En effet, les Partis politiques n’ont pas l’habitude d’inviter à leurs universités d’été, des universitaires qui ne seraient pas en phase avec eux, et singulièrement LFI. Que dirions-nous des travaux d’un universitaire qui aurait participé à une université d’été du RN ou de Reconquête ?

Cet ouvrage établirait une base de données, qui serait censée répertorier sur la période considérée, 53 meurtres idéologiques commis en France, et dont 5 seraient selon ces auteurs, imputables à la gauche. Or ces « meurtres idéologiques », constitueraient une sous-catégorie des « meurtres politiques », eux-mêmes inclus dans l’ensemble plus large des faits dits de « violences politiques ». Pour parvenir à leurs fins, les auteurs ont ratiociné et catégorisé, alors qu’il aurait fallu au contraire globaliser. Mais malgré cette dilution peu scientifique, les mêmes auteurs n’arrivent pas à 90% des violences politiques imputées à « l’extrême droite », mais à 59,7%, car il faut aussi comptabiliser l’ensemble des violences, comme les destructions ou dégradations. Ce n’est plus du tout la même chose. De plus, nos sociologues sont contraints de constater, que le curseur, ces dernières années, s’est plus déplacé vers la gauche que vers la droite. Ainsi si l’on prend la période 2013/2017, les 2/3 des faits de violence étaient le fait de la gauche.

Mais si l’on englobe les meurtres politiques attribués au djihadisme islamique, ils représentent 69% des meurtres politiques, sur la totalité de la période, dont 216 uniquement en 2015-2016, soit déjà quatre fois plus que le nombre de meurtres idéologiques. Dès lors ce fallacieux pourcentage comme quoi 90% des violences politiques seraient attribuées à « l’extrême-droite », est un pur mensonge, une désinformation absolue. L’extrême gauche française défend ardemment l’islamisme, le palestinisme, et s’insurge en permanence contre ce qu’elle nomme « l’islamophobie », on ne peut donc pas classer ces crimes à « l’extrême-droite ».

D’autres incohérences majeures parcourent cette étude. La période retenue d’abord, purement artificielle, et ce pour les seuls besoins de la démonstration militante de ces universitaires ? Or, le groupe Action directe a commencé ses crimes bien avant 1986. Né en 1979, ces terroristes rouges ont revendiqué plus de 80 assassinats ou attentats en France. Or, bizarrement, seulement 4 de leurs crimes sont retenus par l’ouvrage précité.  Curieux non ? Le rapport exclu aussi a priori, les trois policiers et le chauffeur de taxi, tués lors de la fusillade du 4 octobre 1994, par Florence Rey et Audry Maupin. Ces derniers étaient des militants syndicaux anarchistes, la presse de l’époque les considérait comme les dignes héritiers d’Action directe. Idem pour la tuerie commise en 2002 à l’hôtel de ville de Nanterre par Richard Dun, qui n’a pas été séquencée, or il était un militant de la cause altermondialiste. Pourtant Madame Sommier est une spécialiste du mouvement altermondialiste. Dun avait été aussi membre du PS puis des Verts et avait été membre de la LDH. (8 élus municipaux tués, 19 blessés). Dans sa lettre testament avant de se suicider en garde à vue, Dun évoquait son admiration pour Pol Pot et Staline, on ne saurait mieux dire.

Récemment, sur France Info, Isabelle Sommier a dressé une liste de 6 meurtres imputés à « l’extrême-droite », parmi ceux commis depuis 2022. Le meurtre du rugbyman Aramburu, tué en mars 2022, par un militant du GUD, a pour cause une bagarre, après que ce militant se soit interposé, dans un bar parisien, à 6H du matin, tous les protagonistes étant fortement alcoolisés. Pour l’instant, la justice n’a pas retenu ni l’acte politique, ni le crime raciste (cf. l’article du Figaro du 28/02/2026 de Paul Sugy, Mort de Quentin Duranque : 90% des violences politiques en France sont-elles commises par l’extrême-droite ?). En mai 2022, un Français d’origine marocaine et espagnole est tué d’une balle dans la tête, à Paris, suite à un différend entre individus au cours d’une rixe. L’auteur des faits aurait eu des propos antisémite et complotiste dans le passé. Pour autant, il semble que la malheureuse victime a été choisie au hasard, et rien ne permet de penser que ce meurtre aurait un caractère politique (cf. le même article). On le voit le classement effectué est particulièrement sujet à caution.

Comme le relève judicieusement Paul Sugy « Si par exemple chaque crime raciste dirigé contre des étrangers relève de la violence d’extrême-droite....pourquoi ne pas imputer en miroir de ces crimes, les meurtres relevant du racisme antiblancs à l’extrême-gauche, et donc possiblement la mort de Thomas à Crépol ». À lire aussi l’article de la revue Contrepoints du 24 février 2026, Ultragauche : La violence comme stratégie politique. Elodie Messéant rappelle qu’entre 2019 et 2023 l’agence européenne Europol a décompté 123 attaques du terrorisme de gauche au sein de l’UE, contre 16 au terrorisme de droite. La proportion est donc du simple à huit fois plus quasiment.

Ce qui est aussi par contre certain, c’est que dans son rapport annuel sur la menace terroriste, l’agence de police européenne fait état d’une nette augmentation des attaques de l’ultragauche. (Cf. l’article du JDD du 15 février 2026, Méthodes violentes sabotages...La menace sous-estimée de l’ultragauche). Les actions de nature terroriste liées à la gauche radicale sont sur le haut du podium, juste derrière celles du djihadisme. Écoterrorisme, groupuscules anarchistes, mouvances propalestiniennes, collectifs dits « antifascistes », comme le souligne un enquêteur « On fait face à un entremêlement de petits groupes militants et des structures syndicales bien implantées, le tout noyé dans une galaxie idéologique aux champs d’action différents les uns des autres ».  

Cet article révèle que 10.000 personnes seraient suivies par le renseignement intérieur en France et que la gauche radicale inquièterait jusqu’aux plus hautes sphères de l’armée. Cette même inquiétude est partagée par la direction générale de la Gendarmerie nationale, toujours selon cet article. Cette inquiétude provient aussi du fait, que ces groupuscules jouissent d’un fort soutien politique à gauche. Comme l’écrivent les gendarmes : « Ce biais pacifiste crée les conditions d’affrontements de plus en plus violents. » 

Paul Sugy remet la prétendue spécialiste Isabelle Sommier à sa place :

18:27 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 27 février 2026

Allemagne : grande victoire judiciaire pour l’AFD

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Michel Festivi 

L’AFD vient de remporter devant le tribunal de Cologne, une grande victoire judiciaire, et ce quelques jours avant une série d’élections régionales cruciales. Les services de renseignements avaient cru pouvoir classer l’AFD comme organisation « d’extrême droite », le 2 mai 2025. Cette décision avait été suspendue le temps de l’enquête, sur recours de l’AFD, dans les jours suivants.

Le jeudi 26 février, le tribunal de Cologne a confirmé cette première suspension. Classer un parti politique « d’extrême droite », est loin d’être anodin. Cela permet aux polices, de disposer de moyens de surveillance accrus, de procéder à des écoutes, de recruter des informateurs, bref de se comporter peu ou prou comme l’ancienne Stasi. Pourtant au bout de trois ans d’enquête, les services spécialisés prétendaient avoir « des certitudes sur les aspirations du Parti contre l’ordre fondamental libéral et démocratique ». Ce sont ces « certitudes » qui viennent d’être balayées par cette décision très importante pour la démocratie en Allemagne.

La co-présidente de l’AFD, Alice Weidel a salué « une grande victoire ». Le tribunal a dû ménager la chèvre et le chou en affirmant en même temps : « être convaincu qu’il subsiste un fort soupçon que le Parti développe des tendances anticonstitutionnelles, mais il n’est toutefois pas possible, à l’heure actuelle, de constater que cette orientation domine son image globale », selon le communiqué du tribunal lui-même. En matière de circonvolutions politiquement correctes, la justice allemande tente de justifier une décision, qui va faire hurler toute la classe politico-médiatique d’outre-Rhin, et au-delà.

L’AFD avait immédiatement contesté cette décision policière et politique. Le tribunal a déclaré que l’Office fédéral pour la protection de la Constitution n’était « pas autorisé à classer et à traiter l’AFD comme un mouvement d’extrême droite avéré, jusqu’à la conclusion de la procédure principale en première instance devant le tribunal administratif de Cologne ». Ce n’est pas terminé, mais cela représente, pour l’AFD, et les libertés allemandes, une décision de la plus haute importance.

Cela faisait des années, que les pouvoirs allemands, de droite comme de gauche, tentaient par tous les moyens d’éliminer de la vie politique allemande l’AFD. La CDU car elle ne supporte pas cette concurrence sur sa droite, n’oublions pas que l’AFD est née d’une scission de la CDU, qui notamment sous Merkel s’était montrée plus immigrationniste encore que la gauche. La gauche allemande, le SPD exècre l’AFD, car elle lui prend aussi des électeurs, ceux du peuple justement, que le SPD ne représente plus.

L’AFD est devenue, au fil des élections régionales comme nationales, la première force d’opposition aux politiques pro-immigrationnistes, et l’AFD lutte avec acharnement contre l’insécurité qui s’est répandue en Allemagne comme partout en Europe. De plus, elle a le vent en poupe dans tous les Landers de l’Est, qui subissent une désindustrialisation massive.

Il faudra donc attendre les résultats des procédures au fond, mais justement, des élections se profilent dans deux régions de l’ex-Allemagne de l’Est, et les sondages fons osciller l’AFD entre 30 et 40% des voix. Nous serons amenés à en reparler. En tout cas, partout en Europe, les tenants du système entendent supprimer, éliminer, brimer toutes les voix qui s’opposent aux diktats de la pensée unique et du politiquement correct. 

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vendredi, 20 février 2026

Retour sur les ignominies de la Ligue des droits de l’homme, dans ses recours contre la dissolution de la Jeune Garde

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Michel Festivi 

Suite au lynchage criminel de ce malheureux Quentin, par des membres de l’extrême gauche, dont certains appartiennent à la Jeune Garde, mouvement paramilitaire violent, organisé dans le giron de LFI et de la NUPES, comme l’ont prouvé des tracts et affiches des élections législatives de 2024, on a appris, que par un recours contentieux devant le Conseil d’État, la LDH tentait par tous les moyens, d’empêcher la dissolution du mouvement chapoté par Raphaël Arnault.

Suite à la décision du ministre de l’intérieur de dissoudre la Jeune Garde, par un arrêté pris en Conseil des ministres, la LDH a entendu s’opposer à cette dissolution en intervenant directement devant la Haute juridiction administrative, retardant ainsi l’examen de ce dossier. Ce n’est pas la première fois, que la LDH se plonge dans la fange. Son histoire est l’histoire des soutiens aux pires tyrans et tyrannies. La LDH, depuis plusieurs années multiplie les recours juridictionnels pour empêcher des maires courageux, d’interdire dans des piscines ou sur des plages, les signes religieux ostentatoires de l’islamisme. Elle intervient systématiquement, pour faire annuler les décisions municipales, qui au moment de Noël, entendent exposer des crèches.

Mais l’Histoire de la LDH est marquée au fer rouge, pour avoir soutenu le régime bolchévique et les procès de Moscou. Pour une organisation qui se prétend la défenderesse des droits de l’homme, c’est un beau palmarès. Non seulement, elle a appuyé ces atteintes majeures aux libertés et aux droits d’exprimer ses convictions, mais qui plus est, elle a voué aux gémonies, ceux de ses membres, qui entendaient s’opposer à la direction de la LDH et les a empêchés de s’exprimer.

Première étape, l’installation criminelle du régime bolchévique en octobre 1917. De l’automne 1918, à mars 1919, la LDH a enquêté et auditionné de nombreux témoins qui relataient les exactions des communistes russes, et l’installation du totalitarisme. Ces témoignages étaient particulièrement éloquents, venant d’immigrés Russes, voire de Français qui avaient longtemps vécu en Russie. Mais la LDH refusa de condamner le régime léniniste. On peut retrouver tout ce dossier dans le livre de feu Christian Jelen, préfacé par Jean-François Revel, L’aveuglement, les socialistes et la naissance du mythe soviétique. Cela est aussi parfaitement documenté par l’ouvrage de Boris Kritchevski, publié initialement en 1919, mais réédité en 2018, aux éditions De Fallois, Vers la catastrophe Russe, Lettres de Petrograd au journal l’Humanité, Octobre 1917-février 1918, avec une préface explicative de l’Historien Jean-Claude Casanova.

Deuxième étape, la plus dramatique encore, au moment des procès de Moscou entre 1936 et 1937. Tous les communistes du monde entier, prirent position pour ces procès ignobles, qui bafouaient toutes les règles les plus élémentaires de la justice. Les prévenus étaient insultés, n’avaient pas d’avocats, et répétaient comme des perroquets, des aveux extorqués par les coups et les menaces sur leurs familles. Même Léon Blum et le journal Le Populaire, - (on était alors en plein front populaire) -, refusèrent de condamner officiellement ces parodies judiciaires.

Non seulement la LDH repoussa toute critique, mais elle les défendit au nom de la grande Révolution française et pour ne pas désespérer les gauches. Un avocat socialiste et franc-maçon, Raymond Rosenmark, membre de la LDH, fut chargé de faire un rapport sur ces procès. Contre toute attente, imperturbablement, il écrivit qu’il n’avait décelé aucune atteinte aux droits de l’homme et défendit le point de vue, que les aveux unanimes des accusés, n’avaient pas pu être obtenu par la force morale ou physique. Comme l’avait lancé Kamenev, l’un des principaux accusés, qui sera exécuté : « Faites de moi ce que vous voulez, mais je vous en prie ne touchez pas à ma femme et à mes enfants ». Mais cela ne perturba nullement la LDH, qui sous la présidence de Victor Basch, et avec son appui significatif, entérinera par 1088 mandats contre 258, le rapport qui lui était présenté.

Plus ignoble encore, les opposants entendaient que l’on puisse annexer à la décision de la LDH leurs remarques. Victor Basch refusa tout net. Dans son Retouches à mon retour d’URSS, publié en 1937, André Gide écrira : « Ces victimes, je les vois, je les sens, je les entends tout autour de moi. Ce sont leurs cris bâillonnés qui m’ont réveillé cette nuit... Les Barbusse, les Romain Rolland se sont tus, se taisent ; et autour d’eux l’immense foule prolétarienne aveuglé ».   

Dès lors, le soutien de la LDH à la Jeune Garde est dans la continuité de son histoire des atteintes aux droits de l’homme, de sa conception à géométrie variable desdits droits. Le plus scandaleux, c’est que cet organisme qui s’est couvert de honte devant l’Histoire, ne vit que grâce à de l’argent public, et à toutes les subventions qui lui sont attribuées. Même Trotski, alors en exil, le tortionnaire Trotski, qui s’y connaissait en meurtres et assassinats écrira en 1937, dans sa revue d’avril de la IVème internationale que le rapport Rosenmark : « était une tâche indélébile sur la LDH de France ». Comme je l’ai écrit dans mon ouvrage sur La désinformation autour du Parti communiste « français », « Venant d’un acteur du totalitarisme communiste, sa parole vaut de l’or ». Toute cette affaire est par ailleurs parfaitement documentée, par un article de Guillaume Perrault du Figaro du 21 avril 2023, Quand la LDH excusait les grands procès staliniens.  

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jeudi, 19 février 2026

La violence politique est consubstantielle à la gauche

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9 mars 1971, des milliers de gauchistes armés attaquent un meeting d'Ordre nouveau au Palais des Sports à Paris.

 

Michel Festivi 

Les gauches et la violence sont intimement liées. L’histoire des gauches est aussi l’histoire de la violence politique. Pourquoi ? tout simplement parce que l’ADN des gauches, c’est la volonté irréfragable de changer l’homme, sa nature, de changer ontologiquement la société. C’est en réalité une sorte de religion dévoyée séculaire, qui promet le paradis sur terre, et ce au besoin, en massacrant la moitié de l’humanité pour parvenir à ses fins, et ce toujours au nom de la liberté et de l’égalité.

C’est notamment la thèse de Jean-François Chemin, agrégé d’histoire, qui a publié aux éditions Via Romana, Notre amie la gauche, deux siècles de cléricature. Les gauches entendent imposer sur terre, une cité idéale sans Dieu, et donc ceux qui ne sont pas d’accord, sont dans le camp du mal et doivent être dans le meilleur des cas rééduqués, dans le pire des cas, exterminés. Il repart des massacres de septembre 1792, et tout le continuum révolutionnaire qui a suivi. Il souligne que des élus LFI, se sont rendus à Arras, ville natale de Robespierre, et ont aussi apposé une plaque à sa mémoire dans les cachots de la Conciergerie, l’antichambre de la guillotine. Robespierre qui avait déclaré dans un discours à la Convention du 5 février 1794 « Le gouvernement révolutionnaire ne doit aux ennemis du peuple que la mort ».

La gauche se positionne donc en permanence, dans une pseudo posture religieuse, rejetant dans les flammes des enfers de l’Histoire, tous ceux qui s’opposent à elle. Déjà en 1789, l’abbé Siéyès avait affirmé que le peuple n’était ni assez vertueux, ni assez instruit pour décider par lui-même. Pour Saint-Just, « Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé » (discours du 26 avril 1794).

Dans le Figaro du 18 février 2026, Jacques de Saint Victor retrace deux siècles de justification de la violence par la gauche, jusqu’à la Jeune garde et le meurtre par lynchage de Quentin. Tout le XIXe siècle a été un long parcours de la violence des gauches. Engels, le compagnon politique et financeur de Marx, justifiait la violence comme « une accoucheuse de l’histoire », dans son essai de 1878, le rôle de la violence dans l’histoire. Le philosophe allemand Dühring, qui inspira Marx, était aussi dans ce registre. L’Italie, la France et l’Espagne furent submergées pendant des années, par le terrorisme politique des anarchistes, partisans de « l’action directe », la propagande par le fait, à savoir des attentats. (Cf les attentats anarchistes en France, le lancer de bombe par Auguste Vaillant en 1893).

Le père intellectuel de la violence politique, fut un français de gauche, Georges Sorel, qui la théorisa dans son fameux essai de 1908, Réflexions sur la violence. Il inspira aussi bien Lénine que Mussolini, qui ne l’oublions jamais, venait de l’aile la plus radicale du Parti socialiste italien. Sorel écrira « la violence prolétarienne apparaît ainsi comme une chose très belle et très héroïque ». Lénine sera le parangon absolu de cette violence, écrivant en 1917, dans L’État et la Révolution : « le remplacement de l’État bourgeois par l’État prolétarien est impossible sans une révolution violente. » Dans les années 1920/ 1930, les communistes vont s’acharner, non pas contre les fascistes ou les nazis, mais contre les gauches démocratiques ou modérées, les accusant d’être « des sociaux traitres ». Aragon publia en 1931, un essai « Front rouge », « Feu sur Léon Blum... Feu sur les ours savants de la social-démocratie ».    

Après-guerre, la gauche va fasciser et nazifier quiconque s’oppose à elle. C’est la fameuse reductio ad hitlerum. Dans Les Damnés de la Terre, livre de Frantz Fanon publié en 1961, Sartre, dans sa préface écrit : « Tuer un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups ; supprimer un oppresseur et un opprimé ». Il récidivera en février 1973, où dans un entretien pour le magazine communiste Actuel il soutenait sans trembler : « un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas d’autre moyen que la mort... Les révolutionnaires de 1793, n’ont probablement pas assez tué ». Pol Pot en 1974 et les années qui suivront, saura s’en rappeler.

En Espagne, le 13 juillet 1936, un commando de gardes d’assaut socialistes, sur les ordres du gouvernement Front populaire, alla kidnapper le leader monarchiste aux Cortès, José Calvo Sotelo, pour l’enlever devant sa femme et ses quatre enfants, nuitamment, et lui tirer une balle dans la nuque. Ils ratèrent deux autres opposants, José Maria Gil Roblès et Antonio Goicoechea, qui avaient eu la bonne idée de quitter leur domicile madrilène. La continuité avec ces tueurs est patente dans les gauches françaises, par l’invasion de nombreux trotskistes. On se rappelle que François Mitterrand accepta avec enthousiasme, cet entrisme trotskiste au sein du Parti socialiste, et qu’il refusa d’extrader des militants italiens des brigades rouges, réclamés par l’Italie, alors qu’ils avaient du sang sur les mains.

Le fascisme est bel et bien mort, le 28 avril 1945, sur les bords du lac de Côme, par l’assassinat par des communistes de Benito Mussolini. Le nazisme est mort le 30 avril 1945, dans un bunker de la chancellerie à Berlin, par le suicide d’Adolf Hitler. Mais le totalitarisme marxiste-léniniste et ses avatars maoïstes, castristes, islamogauchistes, perdurent de par le monde et singulièrement en France. Il n’y a jamais eu un seul exemple historique, où des régimes marxistes, ne se soient imposés dans les urnes, mais toujours, ils se sont saisis du pouvoir par la force, et l’ont conservé par la violence, les crimes, les enfermements.

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lundi, 16 février 2026

L’avion de la honte, les cols Mao chez le tyran rouge, l’aveuglement des intellectuels de gauche

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Michel Festivi

Le récent ouvrage de Jean Berthier, Voyage tranquille au pays des horreurs, Sollers, Barthes, Kristeva, Pleynet, Wahl… en Chine, nous fournit l’occasion de revenir plus de cinquante ans en arrière, en 1974, quand nos intellectuels germanopratins en col Mao avaient pris l’avion de la honte à Orly, destination Pékin, le 11 avril 1974, pour aller encenser l’un des pires régimes rouges qui soit, la Chine de Mao, régime qui fit au bas mot près de 60 millions de morts, selon les études du Livre noir du communiste de Stéphane Courtois et la trilogie implacable de Thierry Wolton, Une histoire mondiale du communisme, les bourreaux, les victimes, les complices. Un petit détail, j’ai visité à Tirana en Albanie la maison des horreurs qui retrace les crimes du communisme albanais de 1945 à 1991. Budapest possède aussi un musée identique, impressionnant à voir.

Au même moment, les Khmers rouges, avec la complicité de la Chine rouge, déferlaient sur Phnom Penh et allèrent trucider le quart de la population du Cambodge. Les mêmes et d’autres les soutiendront contre vents et marées, dont Le Monde et Libération. C’est l’équipe de la revue Tel Quel, chapeautée alors par Philippe Sollers, qui entreprit cette expédition sanguinaire, avec toute la bande à Lacan qui, lui, ne partira pas car sa maîtresse de l’époque n’avait pas eu son visa, du moins c’est l’explication officielle, la vraie c’est que Lacan souhaitait être le chef de l’expédition alors que Sollers lui avait damé le pion. Il faut dire que l’escroc psychanalytique Lacan a été adulé par plusieurs générations de tortionnaires invétérés, Michel Foucault notamment.

Ces hommes et femmes de lettres, souvent universitaires, comme Julia Kristeva, alors épouse de Sollers, n’ont jamais connu les attaques de cette honte absolue, selon le bon vieux principe du privilège rouge, et firent tranquillement de belles carrières. Ils restèrent trois semaines sur place, alors que des millions de Chinois avaient été abattus et que d’autres millions croupissaient dans les Laogaïs, les camps d’exterminations jaunes, les pires qui soient. Le seul regret de Roland Barthes sera « de n’avoir pas vu le kiki d’un seul chinois ». Tel Quel publiera à l’automne 1974 un numéro spécial sur ce voyage « Une longue défense et illustration de la politique de Mao et de la Révolution culturelle », et Le Monde rapportera le 24 mai 1974 les propos de Roland Barthes : « La Chine est paisible ». Pourtant, il est aujourd’hui documenté que cette fameuse Révolution culturelle avait provoqué la mort d’au moins 10 millions de personnes, si ce n’est le double.

Ce voyage rouge de la honte n’était pas le premier. François Hourmant, en 2000, avait publié Au pays de l’avenir radieux, voyages des intellectuels français en URSS, à Cuba et en Chine populaire. Il rapportait les séjours de tous ces idiots utiles du communisme triomphant, les Henri Barbusse, Georges Duhamel, André Gide (qui fera courageusement son mea-culpa), Romain Rolland, Jean-Paul Sartre et d’autres qui prirent fait et cause pour les dictatures totalitaires les plus sanglantes. Entre autocensure et vanité, ils multiplièrent une extraordinaire cécité idéologique pour « ne pas désespérer Billancourt ». Sartre allant même jusqu’à déclarer en 1954, au retour d’URSS, où il avait été bien pourvu en prostituées par le KGB : « La liberté de critique est totale en URSS ».

Ces hommes ne furent jamais mis au pilori, au contraire ils furent loués par toute une clique alors dominante dans les médias, l’université (cela n’a pas changé), et par tout le système de l’État profond (cela n’a pas changé non plus). En parallèle, on peut évoquer, quelques grands écrivains français, qui au mois d’octobre 1941, se rendirent à Weimar, à un congrès des écrivains. Drieu la Rochelle, Robert Brasillach, Marcel Jouhandeau, Jacques Chardonne, Abel Bonnard firent ce voyage. Après-guerre, « ce voyage d’automne » fut dénoncé, et tous ces hommes de lettres convoqués dans les poubelles de l’histoire, pour ne plus en ressortir ou quasiment. On parla « de train de la honte ». C’est l’éternel et permanent deux poids, deux mesures, que l’on retrouve toujours de nos jours. Il suffit d’écouter et de lire ce qui se dit et s’écrit sur l’assassinat de ce malheureux jeune de 23 ans, Quentin, lynché par une bande de nervis gauchistes chauffés à blanc par les diatribes permanentes de l’extrême gauche française, avec la complicité de toute la gauche.

Comme l’avait écrit Philippe Sollers en 1972 dans sa revue, l’expérience chinoise signifiait « espoir et confirmation pour les révolutionnaires du monde entier ». Et tant pis si l’on doit piétiner des monceaux de cadavres, car les révolutionnaires rouges le savent bien, depuis 1793, en passant par 1917, 1949, 1959, 1974, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

Voyage tranquille au pays des horreurs, Sollers, Barthes, Kristeva, Pleynet, Wahl… en Chine, Jean Berthier, Le Cherche Midi, 2026, 178 pages, 20,00 €

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Non, les molosses d’extrême gauche qui tuent, ce ne sont pas des fascistes, mais bien des communistes

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Michel Festivi 

L’importance de la sémantique est capitale. Les mots ont un sens. C’est un danger absolu que de ne pas appeler un chat un chat. Il faut justement nommer les choses, sinon non seulement on s’y perd, mais on se trompe et on trompe.

Je réfute absolument et définitivement toute appellation de « fasciste », ou de « fascisme », vis-à-vis des hordes rouges de l’extrême gauche, qui avec la complicité morale des gauches, ont lâchement massacré le pauvre Quentin, livré seul à ces enragés de la mort. Je le réfute pour plusieurs raisons impérieuses, politiques et historiques. Je réfute le titre de l’article de Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro « les fascistes de l’anti-fascisme » cliquez là même si sur le fond il énonce des choses justes. J’ai même lu, ici et là, des comparaisons historiques foireuses avec les SA d’Ernst Röhm. Tout cela n’a aucun sens, et participe à un émiettement, à une confusion globale et inefficace qui est totalement contre-productive pour notre combat des idées.

Le fascisme a été un mouvement politico-social italien de grande envergure, qui est né (même si des soubassements existaient depuis le XIXe siècle), dans l’Italie de l’après Première Guerre mondiale, suite aux humiliations subies par l’Italie, en réaction de ne pas se voir attribuer les provinces irrédentes qui lui avaient été promises par le traité de Londres de 1915, et en réaction aux attaques des socialistes et des communistes, qui voulaient entreprendre un nouveau 1917 bolchévique russe dans la péninsule. De très grands historiens comme Ernst Nolte, Emilio Gentile, Renzo de Felice, et le français Frédéric Le Moal, ont largement démontré, cette spécificité du fascisme, qui s’inscrit dans l’Histoire très particulière de l’Italie, après 1918, dans la continuité du Risorgimento.

Au contraire, toute l’Histoire globale des révolutionnaires, des gauches, est faite de violence politique absolue, pour empêcher ses adversaires de s’exprimer, de propager leurs idées, leurs visions politiques. Depuis les massacres de 1789, dès le jour même de la prise de la Bastille, puis ceux de septembre 1792, la Terreur politique et révolutionnaire de 1793/1794, les génocides des guerres de Vendée, si bien analysés par Reynald Secher, l’Histoire des gauches, n’a été qu’un long et permanent fleuve de sang, et toujours contre le peuple.

Déjà, sous la Révolution, on a employé le terme de « populicide », cela voulait bien dire, ce que cela voulait exprimer. Supprimer le peuple qui avait l’aplomb de ne pas vouloir la politique des grands ancêtres de la Révolution. Marat, Gracchus Babeuf, Danton, Robespierre, Hebert, Fouquier-Tinville, ont appelé à tuer et tuer encore, et ce au nom de l’Égalité et de la liberté. Lénine, Trotsky, Staline, Mao, Castro et le Che, Pol Pot, ont appliqué à la lettre ces grands principes, et ont réalisé par millions et millions des hécatombes contre le peuple qui résistait à leurs idéologies communistes. L’Histoire est là pour le prouver et le rapporter. Les chiens de garde de l’extrême gauche française qui tuent et massacrent, s’inscrivent dans cette continuité de l’Histoire, le fascisme n’a rien à voir avec cela. Le communisme se suffit à lui-même.

Tous les intellectuels communistes, ont, un moment où un autre, appelé à la violence « accoucheuse de l’Histoire », que ce soit Sartre, et ses thuriféraires, Brecht qui entendait dissoudre le peuple, qui avait eu l’audace de se révolter contre la misère en 1953 à Berlin-Est. Le Parti communiste en France avait formé des brigades de tueurs, la fameuse brigade Valmy, pour assassiner ceux qu’il considérait comme des renégats et qui n’avaient pas accepté l’alliance avec Staline (1). En Espagne, dans les années 1930, les gauches et les communistes ont empêché l’expression libre et démocratique du peuple, qui en novembre 1933, avait voté pour les droites et le centre, et ont pris les armes contre la République en octobre 1934, obligeant finalement, compte tenu des meurtres et assassinats, des hommes d’ordre à se rebeller (2). Toute l’histoire des gauches est à cette image, refuser la libre expression populaire, pour fomenter des crises et des actes violents, pour conserver ou prendre le pouvoir. Après-guerre, dans tous les pays de l’Europe de l’Est, les communistes ont massacré, pour prendre le pouvoir, puis le conserver. Berlin-Est, Budapest, Prague, Bucarest, Sofia, Belgrade, Tirana, autant de meurtres communistes sur des opposants.

Oui, les assassins de Quentin sont bien des communistes révolutionnaires, qui entendent bafouer toute notion élémentaire de libertés et de libre expression populaire. Ils s’inscrivent dans cette continuité de l’Histoire. Ne nous y trompons pas, ne leur faisons pas cet honneur, soyons clair avec l’Histoire, l’extrême gauche française est totalitaire et criminelle par essence, l’Histoire l’a prouvé, le présent aussi. Et les gauches laissent faire, car ce sont toujours les plus extrémistes qui tiennent le haut du pavé et qui donnent le tempo, si personne ne les arrête.

(1) Michel Festivi : La désinformation autour du Parti communiste « français », Dualpha 2024 cliquez là

(2) Michel Festivi : Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine, 1936-1939, Dualpha 2025 cliquez ici

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dimanche, 15 février 2026

Retour sur le livre de Ferghane Azihari : "L’Islam contre la modernité", ouvrage prodigieux.

615gwOlgj0L.jpgMichel Festivi 

J’ai lu ce livre de Ferghane Azihari, publié en début d’année 2026, aux éditions Les Presses de la Cité. Tous ceux qui entendent combattre la montée guerrière ouverte ou cachée de l’islam dans nos sociétés, les collusions avec les gauches, donc ce que l’on nomme l’islamo-gauchisme, les dérives wokistes et anti-occidentales, anticolonialistes, doivent impérativement le lire.

J’ai l’ai lu le crayon à la main, tant les références historiques, politiques, littéraires, philosophiques, religieuses sont denses et pénétrantes. 330 pages, outre les notes, aucune longueur, un plaidoyer impitoyable contre l’islam, venant d’un homme d’origine comorienne et de tradition musulmane, on ne pouvait pas tomber mieux, si j’ose employer cette expression.

Il commence fort et ne lâche jamais sa proie « La religion de Mahomet ...semble condamner à un esclavage éternel, à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la terre où elle a étendu son empire », comme le proclamait Condorcet en 1795, dans l’esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain. Tout est à l’avenant, dans une démonstration implacable et parfaitement documentée. Rien n’est gratuit, jeté à l’encan, tout est parfaitement construit et démontré.  

La schizophrénie de l’islam est mise à jour. Cette religion a conquis des contrées très avancées, politiquement, culturellement, religieusement, comme la Perse, l’actuelle Syrie, une partie de l’Inde, le Croissant fertile, le Moyen-Orient, une partie de l’Europe, où régnaient le christianisme, le bouddhisme, le zoroastrisme, la civilisation gréco-romaine, des civilisations flamboyantes, qui ont été dévastées, telle l’arrivée massive d’une nuée de criquets. Et de plus, « une partie de l’immigration musulmane en Europe souffre d’oikophobie, la haine de l’endroit où l’on vit », comme l’a justement observé le grand écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte dans Le Figaro du 2 septembre 2024. Détester ceux qui vous ont accueilli, ce paradoxe permanent et si prégnant. Car les invasions musulmanes ont procédé strictement comme le contraire de la conquête romaine, à savoir « la lente altération, avant disparition, des civilisations antiques, gréco-romaines, et orientales...la complaisance européenne face à cet obscurantisme n’en est que plus consternante ». Détruire par la conquête, sans jamais rien amalgamer.

Quant à l’islam des lumières, il vaut mieux l’oublier, en faire son deuil. « Aussi cet islam des Lumières dont les conteurs nous rebattent les oreilles, est-il aussi illusoire qu’un stalinisme à visage humain », « car le message de l’islam n’est pas l’œuvre d’un dieu, mais celle de faussaires ayant vécu entre l’Antiquité tardive et le Moyen Âge, dans les environs de la péninsule arabique, » « la linguistique, l’histoire critique, la philologie, l’archéologie, sont...autant de domaines qui contredisent l’idée religieuse que le coran serait un texte parfait et divin » comme nous l’enseignait l’immense anthropologue Claude Lévi-Strauss, dans Tristes tropiques.

Ferghane Azihari nous le répète inlassablement, ce qu’entendent totalement occulter les musulmans : « L’Orient n’a pas toujours été musulman. Il gagnerait à ouvrir les yeux sur le cataclysme que fut l’irruption des disciples de Mahomet, qui l’ont dérobé à des mondes plus raffinés ». Car, « les écrits musulmans n’ont cessé de falsifier l’histoire des Arabes pour persuader que l’islam fut prêché à des nations arriérées », tel que nous l’apprend Christian Robin en étudiant le Yémen et l’Arabie avant l’arrivée de l’islam. Du temps des grecs par exemple, Gaza était parée de vignes opulentes, une ville distinguée qui compte tenu de ses richesses, expédiait en Syrie et en Égypte, un vin de bonne qualité, in Catherine Saliou : Le proche orient de Pompée à Muhammad, Ier siècle avant JC-VIIe siècle après JC. C’était déjà la conception d’un dénommé Ibn Khaldoun au XIVe siècle, qui dénonçaient les ruines et les désolations provoquées par des Arabes musulmans en Irak, en Syrie, en Afrique et dans le Maghreb (page 192).

En Espagne conquise, ce sont les byzantins du temps de l’empereur Nicéphore Phocas, qui ont ramené à Cordoue, des spécialistes des mosaïques pour superviser la décoration de la mosquée.  Et contrairement à ce qu’à pu dire Napoléon, les musulmans n’ont jamais traduit l’Iliade et l’Odyssée « aucune œuvre grecque poétique, dramatique ou historique ne fut traduite à la demande de ces derniers, » comme le rappelle l’orientaliste américain Franz Rosenthal en 1992. Comme Averroès n’a jamais pu mettre la main sur La Politique d’Aristote, car elle n’avait jamais été traduite en arabe, et les lettrés musulmans, se refusaient à apprendre le grec ou le latin, le copte ou le syriaque, contrairement aux lettrés non musulmans, chrétiens ou juifs, qui parlaient et comprenaient parfaitement l’arabe, et la plupart des langues orientales tel que le démontre l’islamologue O. Hanne dans son ouvrage L’Alcoran. Quant à la soi-disant ouverture d’esprit d’Averroès, encore une fable, ce juge islamique, appliquait la charia à la lettre.

En six chapitres, plus une longue et très utile introduction, Ferghane Azihari démonte pièces par pièces, impitoyablement, le mythe de l’âge d’or islamique, la falsification des musulmans de se faire passer pour « les damnés de la terre », les drames qu’ont occasionné nos intellectuels et orientalistes de pacotille avec leurs concepts progressistes et le mythe du bon sauvage. Il pourfend et dissèque les archaïsmes et despotismes de ce qu’il considère comme une secte, qui est partie « à l’assaut du monde libre ». Il critique fermement les politiques qui ont laissé faire et fermés les yeux, comme Lionel Jospin qui avait lancé à une journaliste au moment des foulards de Creil « qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise », (page 244). Ferghane Azihari revient longuement sur la colonisation de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, en fustigeant les volontés des élites islamiques, refusant que leurs coreligionnaires puissent renoncer à la charia, et soient éduqués dans des écoles françaises, et ainsi ne pas accepter que cette population puisse recevoir la nationalité française, au contraire des autres autochtones, comme les juifs par exemple. 

Son épilogue est sans ambiguïté « Sortir de l’islam ». « Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’islam. Il est l’intégralité de l’islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L’islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’islam juridique qui colle à la norme. Ainsi, le musulman le plus ouvert, le plus moderne, le plus désireux de faire évoluer l’islam, se heurte immanquablement au Coran », comme l’a si bien écrit Anne-Marie Delcambre, dans L’islam des interdits, publié en 2003.

Je terminerai ce propos par cette remarque pleine de bon sens de Ferghane Azihari en page 308 « La chimère d’un islam libéral n’a servi qu’à brasser, en pure perte, l’encre des journaux et l’air des plateaux télévisés, en favorisant des arguties théologiques qui confinent à l’absurdité et transforment nos sociétés en asiles à ciel ouvert. » Oui, le livre de Ferghane Azihari est à lire et à faire lire, sans modération.

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vendredi, 13 février 2026

En Italie, Giorgia Meloni prend le taureau par les cornes

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Michel Festivi 

Beaucoup la critiquent, elle n’en fait pas assez, elle n’est pas assez ceci ou cela, que n’entend-on pas, même et surtout dans notre propre camp. Les esprits chagrins sont une plaie récurrente. En tout cas, sous sa gouvernance, l’Italie se redresse, détient une balance commerciale excédentaire. Elle a remis à flot une situation économique plus que périlleuse lorsqu’elle est arrivée au pouvoir, il y a trois ans et demi. Le déficit public s’est réduit, le solde primaire hors charge d’intérêts est même devenu positif.

Le conseil des ministres italien vient d’approuver un projet de loi qui donne un tour de vis conséquent contre l’immigration, et qui va être présenté très prochainement au Palais Montecitorio, siège de la Chambre des députés. 17 articles de loi, projet qui intègre ses propositions les plus emblématiques de sa brillante campagne électorale de 2022.

Que trouve-t-on ? D’abord imposer « un blocus naval » pour lutter contre les embarcations transportant des migrants, et aussi contre les ONG qui volent à leur secours. La loi prévoit la possibilité d’interdire pendant 30 jours au plus, délai prorogeable jusqu’à six mois, la traversée des eaux territoriales italiennes et ce « en cas de risques terroriste ou d’infiltration, en cas de pression migratoire exceptionnelle, d’urgence sanitaire et d’évènements internationaux ». Le tout sous peine d’une amende de 10.000 à 50.000 euros et de saisie du bateau en cas de récidive. On se rappelle qu’il y a quelques années, Matteo Salvini, alors ministre de l’Intérieur avait été poursuivi, mais relaxé, pour avoir donné les ordres de détourner et renvoyer un bateau chargé de migrants.

Déjà Meloni avait pris des mesures consistant en l’interdiction d’effectuer des sauvetages multiples et l’attribution de ports éloignés pour ces navires. Dans les cas précités, les migrants devront être reconduits dans des pays tiers autre que leur pays d’appartenance ou d’origine, avec lesquels l’Italie a des accords, l’Albanie par exemple.

Autres dispositions de bon sens, des restrictions indispensables au regroupement familial, en redéfinissant l’existence de liens familiaux ; le durcissement des conditions d’obtention du titre de séjour pour travailler, il faudra désormais avoir vécu 5 ans en Italie et avoir une connaissance certifiée de la langue italienne, disposer d’un logement décent, et justifier de ressources similaires à celles requises pour le regroupement familial.

Si le migrant a commis des infractions ou s’il « présente un danger pour la communauté » le statut de réfugié pourra lui être refusé. La loi va faciliter les expulsions judiciaires, en cas de condamnation pour violences, de menaces contre un agent public, de révolte dans un centre de rétention. Dans ces centres, les détenus ne pourront plus détenir de téléphones portables, sauf cas strictement nécessaires.

Déjà, un décret de 33 articles, pris par le ministre de l’Intérieur, Matteo Piandetosi, touchant à la sécurité publique, comprend de nouveaux dispositifs de contrôle, des amendes plus sévères, de nouveaux délits et une protection juridique des forces de police. Le contrôle des manifestations est renforcé. Les rassemblements publics sans préavis sont soumis à une amende pouvant aller jusqu’à 10.000 euros, de même que les sorties d’itinéraires balisés, le fait d’entraver l’arrivée des secours, ou l’infiltration d’éléments violents et non identifiables, le refus d’obtempérer aux forces de l’ordre par exemple pour les demandes de dispersions.

Toute personne condamnée au cours des cinq dernières années pour divers délits de terrorisme, pillages, blessures ou tentatives d’homicides pourra se voir interdire l’accès à une manifestation par le juge, qui pourra, le temps de la manifestation, l’obliger à se présenter au commissariat. Les casseurs qui infiltrent les manifestations pourront être arrêtés en flagrant délit différé, et le droit de perquisition de la police est étendu. Le décret prévoit aussi des augmentations de peines pour divers délits d’escroquerie en bande organisée, les refus d’obtempérer etc..

Les vendeurs de couteaux à des mineurs et les parents pourront être plus lourdement sanctionnés, le décret interdisant de porter sur soi un couteau sous peine de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement. Ce texte supprime l’aide juridictionnelle en cas de recours contre une mesure d’expulsion et renforce les centres de détentions administratifs. En préparation, une loi de 29 articles visant à mieux protéger le corps de la police.

À quand de telles mesures salutaires pour la France ? Giorgia Meloni a lancé à la suite de ce conseil des ministres : « Que le parlement approuve ces dispositions rapidement. Voyons combien de forces politiques qui viennent à la télévision, pour dire que le gouvernement n’en fait pas assez, seront disposées à nous donner un coup de main. » À bon entendeur salut !

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jeudi, 12 février 2026

L’Espagne socialo-communiste s’enfonce dans la corruption

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Michel Festivi 

Cela fait des mois et des mois, que les affaires politico-financières gangrènent le PSOE, plus globalement le gouvernement de Pedro Sanchez et l’entourage du premier ministre lui-même. J’ai souvent relaté dans ces colonnes les nombreuses affaires de détournement de fonds ou de favoritisme qui concernent les plus proches partisans de Pedro Sanchez, ainsi que sa famille, son frère et son épouse. D’autres dirigeants socialistes sont également englués dans toute une série de soupçons corruptifs, comme l’ancien Premier ministre socialiste, José Luis Zapatero.

Or, Transparency International vient de publier son Indice de perception de la corruption (IPC) pour 2025. L’Espagne a encore régressé. Avec 55 points sur 100, elle passe désormais à la 49e place mondiale sur 182 pays, un rang qu’elle partage avec Chypre et les Fidji. C’est son classement le plus faible depuis 2012. La dernière fois que l’Espagne avait connu une embellie dans ce décompte, c’était en 2019, justement après plusieurs années de gouvernance du Parti populaire. En effet, Pedro Sanchez a pris le pouvoir, par un coup de force institutionnel, à la toute fin de l’année 2018, en osant s’allier avec les communistes et tous les indépendantistes, dont le parti Basque Bildu, successeur direct de l’ETA. Il a constitué un gouvernement que les politologues espagnols ont satiriquement dénommé « Frankenstein », tant il était hideux. La moyenne de l’indice a atteint 61,57 points de 1995 à 2025. La France recule aussi dans ce classement, elle se trouve reléguée à la 27e place, le plus bas atteint depuis la création de cet indice, sa notation est passée de 72 en 2022 à 66 en 2025. Mais l’Espagne est loin derrière.

En deux années, selon ce tableau, L’Espagne socialo-communiste a perdu quatre points et dix places. Au sein de l’UE, la péninsule rétrograde au 17e rang sur 27, dépassée par le Portugal et la Slovénie. Loin devant figurent les pays les plus vertueux, le Danemark (90 points), la Finlande (88), Singapour (84). Tout en bas de l’échelle mondiale, on retrouve le Venezuela, la Somalie, le Soudan.

L’Espagne a connu une accumulation des affaires de corruption depuis 2019 :

• L’incarcération de l’ex ministre socialiste des Transports, et ami fidèle de Pedro Sanchez : José Luis Abalos

• La mise en cause de l’ancien secrétaire de l’organisation du PSOE, et autre homme de main de Sanchez : Santos Cerdan

• La condamnation judiciaire du Premier magistrat du Parquet général espagnol, nommé par Pedro Sanchez, et ami fidèle de ce dernier, pour des fuites sur une enquête concernant le compagnon d’Isabel Ayuso, une opposante farouche à Pedro Sanchez

• Un dossier de corruption impliquant un socialiste, Koldo Garcia

• Des enquêtes et une mise en accusation pour le frère de Pedro Sanchez, David, qui sera jugé prochainement avec une multitude d’autres comparses pour favoritisme au détriment de deniers publics

• Des enquêtes pour détournement de fonds et favoritisme contre Madame Gomez, l’épouse du Premier ministre, qui aurait profité de sa position

• Des soupçons de pots de vins et commissions occultes dans l’entourage direct de José Luis Zapatero, ancien premier ministre socialiste et soutien inconditionnel du régime maduriste au Venezuela. Ces affaires concernant Zapatero ont pour base une compagnie d’aviation Plus Ultra, qui avait des liens directs avec Maduro, et la SEPI, la société d’État de participations industrielles. Plus Ultra aurait reçu une subvention publique de 53 millions d’euros. Et l’ami de Zapatero, placé là, un dénommé Julito Martinez, aurait perçu 458.000 euros en cinq ans au travers de trois sociétés.  

Transparency International considère que l’Espagne souffre de problèmes structurels qui empêchent des politiques anti-corruption de se mettre en place. Elle relève des failles persistantes dans la transparence de la commande publique, ce qui ne peut que favoriser la corruption. Il est parfaitement étonnant, que face à cela, les institutions européennes restent vis-à-vis de l’Espagne d’une gentillesse étonnante, d’aucuns diraient d’une pudeur de jeune fille. L’UE a émis plusieurs rapports sollicitant des réformes, mais sans plus. Serait-ce parce que l’Espagne a un gouvernement de gauche très pro européiste ? On n’ose pas le croire.

Trois hommes sont notamment dans le collimateur. Trois socialistes, directement en lien avec Pedro Sanchez, pour avoir fait partie de sa garde rapprochée pendant des années. José Luis Abalos, ancien ministre des Transports, son ex-conseiller Koldo Garcia et Santos Cerdan, qui était numéro 3 du PSOE. Ils sont soupçonnés par la justice espagnole, d’avoir formé, entre 2018 et 2021, un réseau de corruption sur fond d’adjudications publiques truquées. L’enquête de la Garde civile évoquerait plus de 620.000 euros de commissions occultes.

Mais le plus graveleux, ce sont les révélations sur l’usage privé et sexuel de ces fonds publics qui auraient été détournés. L’enquête évoque des soirées avec prostituées, comme des cadeaux offerts à des partenaires ou des contractants. Plusieurs appartements touristiques auraient été loués à Madrid pour accueillir ces rencontres. Des « brésiliennes » auraient été mobilisées pour recevoir ces messieurs. Pourtant le PSOE avait fait du féminisme son cheval de bataille, accusant même le PP et surtout Vox de machisme. Pedro Sanchez avait même dû écrire à tous les espagnols, et avait reconnu la gravité des faits, jurant ses grands Dieux, qu’il n’était au courant de rien, leur demandant néanmoins « pardon ».

Le Parti populaire et Vox demandent la démission de Sanchez et l’organisation de nouvelles élections législatives. Sanchez refuse et se maintient mordicus au pouvoir, il s’y accroche comme une arapède sur son rocher. Mais les déconvenues électorales s’amoncellent. Après l’Estrémadure en décembre, l’Aragon dimanche dernier. Prochaine étape la Castille-et-Leon en mars.  

Pire score depuis 2012, baisse continue depuis 2019, il n’y a pas de doute, partout où le socialisme passe, la démocratie vertueuse trépasse.

14:26 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 11 février 2026

Nos Mozart de la finance nous ont totalement planté, la France très mauvaise élève

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Michel Festivi

On devait voir ce que l’on devait voir. Avec Macron et Le Maire notamment, nos deux Mozart de la finance, la France allait redresser la barre, déjà mise très bas du temps du calamiteux quinquennat de François Hollande, - (qui semble avoir des envies de revenez-y). Après neuf ans de macronisme, la France connaît économiquement, l’une des pires déconfitures de son histoire, et ce malgré les rodomontades de notre Jupiter national, qui passe son temps à se vanter de ses « exploits ». N’oublions pas non plus, qu’avant d’être élu président, il avait œuvré au ministère des Finances pendant plus de deux ans.

Tous les chiffres, absolument tous sont dans le rouge vif. Et ce n’est pas le budget qui vient d’être voté, qui risque d’arranger nos affaires. À force de faire du macrono-socialisme, avec la complicité des LR, la France s’enfonce piteusement, et l’une des ministres du budget qui a participé à cette gabegie, vient d’être nommée à la Cour des comptes, comprenne qui pourra.

Pour la 3e année consécutive, l’économie française a progressé moins vite en 2025 (de 0,9%) que l’ensemble de l’UE (1,5%). La Pologne caracole en tête avec une croissance de 3,9%, derrière l’Irlande, « cheval de Troie de la tech et de la pharmacie américaine », comme la qualifie l’économiste Jean-Pierre Robin dans le Figaro du 8 février dernier. Si l’on prend comme référence, la richesse réelle créée par habitant (PIB en parité de pouvoir d’achat, pour corriger le niveau des prix), celui de la France est inférieur de 2% vis-à-vis de la moyenne de l’UE. L’Allemagne c’est 16% de plus, 33,9% de plus aux Pays- Bas. Pourtant jusqu’au début des années 1980, la France faisait jeu égal avec les pays de l’Europe du Nord, nous sommes désormais rattrapés par ceux de l’Europe du Sud comme l’Italie.

Le chômage est beaucoup plus élevé en France, 7,9% de la population, selon les tous derniers chiffres, contre 6,3% en moyenne dans la zone euro. Il n’y a guère que l’Espagne qui détient un taux de chômage plus haut que le nôtre. Nos déficits commerciaux sont abyssaux, 69 milliards d’euros en 2025, nos partenaires sont eux excédentaires, sauf la Belgique et la Grèce. Même l’agro-alimentaire qui restait très performante, périclite totalement. Les finances publiques accusent un déficit de 5,4% du PIB en 2025, pratiquement le double de la zone euro soit 3,2%. Beaucoup de pays sont dans les clous des 3%, objectif que Macron s’était engagé à tenir en 2019 !

La croissance économique n’a jamais été aussi faible depuis les débuts de la Ve République. En outre le Français travaille 666 heures par an en moyenne tout au long de sa vie, contre 776 heures en moyenne dans l’UE, 724 heures en Allemagne, 767 heures en Italie par exemple. Mais les Français dans leur ensemble, ont-ils une part de responsabilité ?

Sans doute. En effet, ils ont lutté massivement contre la réforme des retraites, finalement annulée par ceux-là même qui l’avaient promue, avec la complicité d’une bonne partie de l’échiquier politique. Or la plupart de nos voisins doivent travailler jusqu’à 65 ans voire plus, pour percevoir une pension complète. Le surendettement privé des ménages atteint 61,4% du PIB selon la Banque de France contre 53,6% dans la zone euro. Notre nation s’est complètement désindustrialisée au fil des ans, mais nous avons les impôts de production les plus élevés d’Europe, comme les taux de prélèvements parmi les plus forts des pays de l’OCDE. Et nous continuons à dépenser à tout va, pour l’Ukraine, pour Gaza, pour l’Afrique, même pour la Chine, comme l’avait dénoncé récemment Sarah Knafo. Nous ouvrons de plus en plus nos portes au monde entier, avec des largesses extraordinaires, et le Conseil d’État vient de nous en rajouter une couche. Les Français adorent les contrôles, comme les contrôles des loyers, qui se répandent comme une trainée de poudre, dans la plupart des villes, mesure très populaire, qui ne fait qu’augmenter la pénurie. L’économiste suédois Assar Lindbeck avait à cet égard déclaré « À part le bombardement, le contrôle des loyers semble être le moyen le plus efficace de détruire une ville ». 

Jean-Pierre Robin souligne avec justesse, le fléau du déficit de 81 milliards d’euros de notre balance commercial, car les premiers à en pâtir sont nos travailleurs et nos usines, d’où la désindustrialisation et le chômage. Les mises en redressement ou liquidation judiciaire explosent. Car répétons- le, l’impasse budgétaire qui vient d’être votée à hauteur de 161 milliards d’euros, ce qui fait 2368 euros pour chacun des 68 millions de résidents vivant sur le sol national. Et encore il ne s’agit que de prévisions, qui n’ont pas encore subi le passage par l’économie réelle. L’Italie est devenue le 4e exportateur mondial, devançant le Japon et la Corée du Sud. La France est avec la Grande Bretagne, le seul pays du G7 à afficher un déséquilibre commercial, États-Unis mis à part, mais du fait du dollar, cela pour eux change complètement la donne.

La France souffre à la fois d’un déficit interne majeur et d’un déséquilibre extérieur d’une très grande amplitude. Nous vivons un cercle des plus vicieux, l’État s’endette pour soi-disant préserver le pouvoir d’achat des français, lesquels achètent des produits bon marché venus de Chine ou d’ailleurs qui aggravent nos déficits et notre désindustrialisation. De plus la France n’a jamais eu autant de fonctionnaires, leur nombre s’accroit d’année en année inexorablement, creusant encore plus la dette.

Pour paraphraser l’Évêque de Meaux, ce bon Bossuet : « Dieu se rit des Français qui déplorent le déclin du pays et en chérissent les causes ». La structure de cette citation qui a plus de 250 ans est plus que jamais d’actualité.

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lundi, 09 février 2026

Espagne, élections au parlement d’Aragon : grande victoire pour Vox qui double le nombre de ses élus

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Michel Festivi 

Ce 8 février 2026, se tenait en Aragon des élections régionales anticipées, suite à la dissolution du parlement aragonais, las Cortès aragoneses, car le gouvernement local une coalition du Parti populaire et de Vox avait éclaté, suite au refus par Vox, de voir accueillir dans cette région, sur ordre de Pedro Sanchez le premier ministre, de soi-disant mineurs étrangers illégaux non accompagnés. Car pour nuire aux régions qui venaient de passer à droite en mai 2023, le socialiste Sanchez n’avait trouvé rien de mieux, que de leur imposer ces transfèrements, pour les mettre en porte-à-faux et faire exploser ces coalitions. Depuis lors, les budgets n’étant plus votés, le président de l’Aragon, Jorge Azcon du parti populaire, avait décidé cette dissolution anticipée, provoquant cette élection du parlement élu lors des élections régionales de mai 2023 (toute mandature de quelque nature qu’elle soit, en Espagne est de quatre ans).

Déjà en Estrémadure et pour strictement les mêmes raisons, des élections anticipées avaient eu lieu le 21 décembre dernier, provoquant une nouvelle percée de Vox (11 sièges, 6 de plus), un effondrement du PSOE (-10 sièges), le Parti populaire maintenant ses positions (1 siège de plus). D’autres élections locales sont à venir, en Castille-et-Leon en mars, et en Andalousie en juin.

Ces consultations sont très importantes et débordent largement le cadre régional, pour connaître un véritable enjeu politique national. Car le PSOE de Pedro Sanchez, minoritaire au parlement de Madrid, ne peut gouverner que parce qu’il donne des gages majeurs et abandonne tout à ses alliés, les communistes et les indépendantistes. De plus, le PSOE se débat dans une multitude d’affaires judicaires, de pots de vin, de trafics d’influence et de détournements de fonds publics, qui touchent la garde rapprochée de Pedro Sanchez, ainsi que sa femme et son frère. On a même invoqué des liens étroits entre certains socialistes comme l’ancien premier ministre Zapatero, avec le régime Chaviste du Venezuela.

L’Aragon, région historique d’Espagne, située au nord-est de la péninsule, avec comme capitale Saragosse, et comme villes principales Huesca, Calatayud et Teruel, a une population d’un million trois cent mille habitants, et une superficie de 47.000 km2, soit supérieure à la Belgique ou la Suisse, mais beaucoup moins peuplée. Ancien royaume d’Aragon, fief de Ferdinand le Roi catholique, l’époux d’Isabel la catholique, il se réunira à la Castille pour la grandeur de l’Espagne. Cette région élit 67 députés locaux, la majorité absolue est donc de 34 sièges. En 2023, le PP avait recueilli 28 élus, le PSOE 23, Vox 7, et un parti écologiste 3 sièges. Le PP ne pouvait gouverner qu’avec l’appui de Vox. Il s’agit d’une région à la fois très rurale et très montagneuse, mais aussi très connectée, puisque de nombreuses firmes de la tech sont implantées à Saragosse, et que les nouveaux projets sont nombreux. 60% de la population vit sur 2% du territoire, du fait notamment de la géographie.

Les politologues espagnols soulignent que traditionnellement, les résultats en Aragon traduisent assez fidèlement les résultats dans l’Espagne entière. On compare l’Aragon à l’Ohio aux États-Unis en matière électorale. Le scrutin était donc examiné à la loupe. Un effondrement du PSOE rendant encore plus fragile la coalition hétéroclite de Madrid. Un peu plus d’un million d’aragonais étaient convoqués aux urnes, pour un scrutin de listes sur trois circonscriptions, à un seul tour, 3% étant nécessaire pour participer à la répartition des sièges.

Tous les partis ont lourdement chuté, sauf Vox et à la marge un parti écolo-gauchiste. Le parti populaire a totalement loupé son pari en provoquant ces élections anticipées pour gouverner seul l’Aragon. De 28 élus en 2023, il passe à 26 députés et perd du terrain. Le PSOE s’affale, il était pourtant représenté par la ministre de l’Éducation et porte-parole du gouvernement, Pilar Alegria, qui ce soir porte mal son patronyme (alegria veut dire joie en espagnol). Les socialistes reculent de 5 sièges, passant de 23 à 18 élus, son pire résultat dans cette région. C’est une nouvelle très grave défaite pour le PSOE, dont le leader Pedro Sanchez n’avait pas ménagé son soutien à sa ministre.

Jorge Azcon, le chef aragonais du PP devra donc, de plus fort qu’auparavant, composer avec Vox, pour établir un exécutif, Vox qui réalise un score historique. Il prend 6,6% de plus, atteint les 17,89% des voix et engrange 14 députés, alors qu’il n’en possédait que 7. Alejandro Nolasco, qui dirigeait les listes Vox, peut se frotter les mains. Un autre petit parti croît aussi, CHA, des écolos-gauchistes qui profitent sans doute de l’effondrement du PSOE. Ils ont désormais 6 sièges, soit 3 de plus. Avec 40 sièges, les droites ont largement la majorité absolue. Les communautés autonomes ont en Espagne, de nombreux pouvoirs, comme en matière d’éducation, de santé publique, de gestion des situations d’urgence, de fiscalité dans certains domaines, et en matière économique.

Déjà, les rancœurs politiciennes se font jour. Le PSOE accuse le PP d’avoir dissous le parlement aragonais sans raison, et d’avoir contribuer à faire monter Vox. En tout cas, ce résultat est une très bonne nouvelle pour l’Espagne. D’une part, le parti pro-immigrationniste de Pedro Sanchez, qui entend régulariser plus de 500.000 migrants illégaux, a subi un revers qui va encore l’affaiblir au plan national, et l’amener peut-être à envisager des élections générales anticipées. D’autre part la droite progresse, mais la droite de conviction, celle qui s’oppose vraiment à la politique mortifère des socialistes. Une autre bonne nouvelle, les communistes de Podemos disparaissent du parlement aragonais, Sumar ne conservant qu’un siège. Selon les premières analyses, Vox a surtout gagné dans les banlieues des grandes villes, et aussi dans les campagnes, l’Aragon étant très rural. Bref le peuple, dans ses profondeurs, semble de plus en plus se reconnaître dans Vox.  

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samedi, 07 février 2026

L’ancien militant LGBT et ancien candidat LFI dans l’horreur d’un cercle pédo-criminel

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Michel Festivi 

J’ai déjà évoqué cette affaire des plus sordides. Mais selon les informations parues dans Le Figaro, ce 7 février 2026, l’abomination avait atteint le stade ultime de l’horreur. Il s’agit du cercle criminel dont le centre de gravité serait Pierre-Alain Cottineau, habitant à Oudon près de Nantes. Certes, mis en examen, il est présumé innocent, comme tous les autres protagonistes, mais le dossier d’instruction qui a fuité dans la presse, révèlerait des faits d’un effroi sans nom, selon cet article très complet et horriblement très détaillé.

Aide-soignant de 32 ans au moment de son arrestation, Pierre-Alain Cottineau s’était fait connaître comme militant LGBT et avait organisé en 2022, la première marche des fiertés ancenienne (Ancenie - 44). Il était adhérent de LFI depuis 2017 et proche du député Andy Kerbrat, qui avait été interpellé en 2024 à Paris, en flagrant délit d’achat de drogue « avec qui il partage une sensibilité pour la cause LGBT », selon le journaliste du Figaro. Cottineau sera investi tête de liste LFI aux départementales de 2021, dans le canton d’Ancenis. Il s’était aussi engagé dans une association « Lily Cerise et Cie », dédiée à la lutte contre les violences conjugales. Bref, il cochait toutes les cases de la bien-pensance.

En décembre 2023, il va obtenir un agrément d’assistant familial, délivré par la PMI de Loire-Atlantique, ce qui lui permet d’accueillir à son domicile de très jeunes enfants. Comme le souligne le journaliste du Figaro, « le profil du trentenaire, père d’une fille de quatre ans dont il a la garde alternée avec un couple lesbien, ne suscite aucun soupçon de la part des services départementaux ». Effectivement, son casier est vierge, et il n’est pas fiché comme auteur d’infractions sexuelles ou violentes. Personne ne semble soupçonner ses antécédents.

Selon plusieurs articles, notamment du Parisien et du Point, vers ses 10 ans, il aurait commis des attouchements sur un jeune enfant de maternelle. À l’adolescence, il aurait agressé sexuellement un enfant de quatre ans, gardé par sa mère, qui aurait alerté la PMI, sans toutefois qu’une enquête ne soit ouverte, les parents n’auraient apparemment pas porté plainte. Les faits pour lesquels il est poursuivi, mis en examen et en détention provisoire, auraient eu lieu à son domicile entre décembre 2023 et septembre 2024.

Les sévices des plus monstrueux auraient été commis d’abord sur une fillette de quatre ans, très lourdement handicapée, physiquement et mentalement. Premiers attouchements, puis des viols. Mais le pire dans l’abjection, c’est que Cottineau entendait partager ses agressions. Car il fréquentait des espaces de discussion pédophiles en ligne sur des messageries cryptées, avec une vingtaine d’internautes. On partage des images et des vidéos et Cottineau fournit aussi les films de ses atrocités. L’article du Figaro met à jour des faits insoutenables, que je ne préfère même pas relayer, tant ils sont immondes.

Puis, Cottineau aurait invité dans sa maison des pédophiles « J’ai des enfants à domicile » proclame-t-il, comme le rapportera Le Parisien. Car en 2024, Cottineau va avoir en garde un bébé de 3 mois. Ce bébé va faire l’objet de violences sexuelles en groupe, notamment un habitant de Cholet, de 37 ans, agent d’accueil d’une piscine, comme le rapporte Ouest France. On filme les violences sexuelles, les rapports médicaux d’enquête révèleront chez ce nourrisson, des traces de cannabis, de cocaïne, et diverses autres substances. Plusieurs autres personnes participeront à ces monstruosités. Un habitant du Blanc-Mesnil, un de Sevran, et même un Belge, notamment sur un garçonnet âgé de 2 ans. Des mises en scène dégradantes seraient intervenues. Des vidéos auraient circulé sur le darknet. Ce sont ces documents qui permettront aux enquêteurs de mettre à jour cette filière, et de procéder aux arrestations.

Des extraits et conclusions de l’expert psychiatre sont cités par Le Parisien, évoquant un profil « agressif, sadique, égocentrique, sans empathie réelle pour ses victimes et doté d’une organisation perverse affirmée ». On aurait, selon ces mêmes sources, écarté toute altération ou abolition du discernement.

Le matériel informatique de Cottineau, récupéré par son père et transmis aux enquêteurs, contiendrait près d’une soixantaine d’images et de vidéos à caractères pédo-criminels. Les cinq suspects identifiés ont tous été placés en détention provisoire, et sont poursuivis pour des faits de viol avec actes de torture ou de barbarie et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans, ils encourent tous la réclusion criminelle à perpétuité. L’enquête, sous la direction d’un juge d’instruction de Nantes se poursuit, confiée à la direction de l’Office des mineurs basée à Nanterre, pour tenter de mettre à jour éventuellement d’autres faits, voire d’autres auteurs.   

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lundi, 02 février 2026

Large victoire de la droite de conviction au Costa Rica

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Michel Festivi
 
Petit pays de 51.000 km2 entièrement situé sur l’isthme de Panama, bordé d’un côté par l’océan Pacifique et de l’autre par la mer des Caraïbes, peuplé de plus de 5 millions d’habitants, ces derniers étaient appelés aux urnes ce dimanche pour des élections présidentielles et législatives. 
 
La particularité du scrutin est que tout se déroule le même jour. À la  présidentielle pour être élu au premier tour, le candidat arrivé en tête doit réunir au moins 40% des suffrages. Quant aux législatives, elles se déroulent sur un seul tour pour la désignation des 57 députés de la chambre unique. 
 
C’est l’ancienne ministre du gouvernement actuel, âgée de 39 ans, Laura Fernández qui a été largement élue avec 49% des voix, son principal adversaire de centre droit, arrivé en seconde position n’a recueilli qu’environ 33% des suffrages. Il a d’ailleurs reconnu sa défaite. Il y avait une vingtaine de candidats. 
 
Laura Fernández a promis de lutter ardemment contre le crime et notamment contre le narco trafic qui gangrène aussi ce pays depuis plusieurs années. Le taux d’homicides a atteint le pic historique de 17 pour 100.000 habitants, ce ratio a doublé en 10 ans. La nouvelle présidente est donc favorable à une politique à la Nayib Bukele, le président du Salvador, qui était venu assister il y a quelques mois, à l’inauguration de la pose de la première pierre d’une méga-prison, actuellement en cours de construction. 
 
Nayib Bukele a d’ailleurs été le premier président à la féliciter. Car le problème du Costa Rica c’est le pouvoir judiciaire, qui comme souvent s’oppose idéologiquement à des politiques répressives, en multipliant perpétuellement les bâtons dans les roues à toutes les réformes, ce qui a favorisé l’explosion de la criminalité, qui se nourrit du laxisme. Laura Fernández entend consolider les pouvoirs de l’État pour juguler ce phénomène. L’insécurité frappe en tout premier lieu le peuple. 
 
Pour se faire, elle a besoin d’une large majorité au parlement. Or, son parti ne disposait dans la précédente législature que de 8 sièges. Elle entend outre la construction de prisons, alourdir les peines et instaurer dans certaines zones violentes l’état d’urgence. La lutte contre le trafic de la cocaïne et la sauvagerie qu’il génère est une priorité, encore faut-il avoir les coudées les plus  franches. 
 
Les premières projections des législatives semblent lui donner raison. Son parti, le Parti du Peuple Souverain, pourrait passer de 8 à 40  élus. Cela la conforterait grandement dans sa politique sécuritaire, réclamée ardemment par une grande majorité de ses concitoyens. 
 
La presse bien pensante comme à son habitude, recycle des phrases préfabriquées et convenues : « virage autoritaire - tentation autoritaire ». Car vouloir éradiquer des gangs qui essaient de prendre en otage un pays, est considéré, chez certains, comme la preuve d’un autoritarisme débridé. Bel exemple de maladie mentale s’il en est. On connaît cela aussi chez nous parmi nos soi disantes élites. 
 
Les Amériques vivent actuellement une séquence conservatrice et droitière de tout premier ordre. Le Chili, l’Argentine, la Bolivie, le Honduras, le Salvador sont désormais dirigés par des présidents qui entendent assurer en tout premier lieu la sécurité de leur peuple. La Colombie va voter cette année, ainsi que le Brésil. Espérons qu’ils  mettent  fin aux catastrophes gauchistes qui ont trop détruit ce continent. Espérons aussi que cela pourra donner des idées aux électeurs français. 

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dimanche, 01 février 2026

Antoine Valentin de L’UDR, terrasse le candidat LR

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Michel Festivi

Lors du second tour de la législative partielle dans la 3e circonscription de Haute-Savoie, Antoine Valentin, 33 ans, maire d’une petite commune rurale de la circonscription, Saint-Jeoire, l’a largement emporté contre le candidat LR qui avait été soutenu par tout l’appareil du parti autant Retailleau que Wauquiez, qui comme Dupont et Dupond étaient venus faire leur numéro de marionnettiste. 
 
Arrivé largement en tête dimanche dernier avec 40% contre 15% à son adversaire LR, qui n’était autre que le suppléant de la députée sortante élue en 2024, grâce au tripatouillage du sempiternel front républicain mis en place par Macron et Attal en juillet 2024, cette fois-ci les magouilles politiciennes auxquelles sont si habitués les LR, n’ont pas fonctionné. 
 
Adhérent du parti ciottiste et soutenu par le RN, Antoine Valentin a obtenu 59,1% des voix contre 40,1% au dénommé Christophe Fournier qui avait pourtant un CV long comme un jour sans pain : président de l’association des maires ruraux du département, maire et président de sa communauté de communes entre autres fonctions, 
 
Plus de 5.000 voix séparent les deux finalistes. C’est une revanche pour Antoine Valentin, qui en 2024 était aussi arrivé bon premier lors du premier tour, mais avait subi la défaite face à la députée LR de la circonscription, qui avait bénéficié de toutes les voix de gauche au second tour, dans ce département pourtant acquis aux républicains. Ce qui ne l’avait apparemment pas gêné. Est-ce cela qui a été la cause de sa démission ? Elle a invoqué des attaques politiciennes qu’elle ne pouvait plus supporter. 
 
D’ailleurs les oukases ont continué cette semaine. Car le candidat Place publique, arrivé en 3eme position, suivi par les écolos et les communistes avaient comme un seul homme, appelé à voter contre « l’extrême droite ». Le Parti communiste de Haute-Savoie, traître à la France et aux Français y est allé de sa vilenie habituelle, en osant faire allusion dans un communiqué, aux combattants des Glieres qui auraient « lutté contre l’extrême droite » en 1944. 
 
Quand on connaît les trahisons de ce parti qui s’est acoquiné avec les nazis de 1939 à 1941, c’est  comme le proclame le dicton populaire assez fort de café. 
 
Autre attaque scélérate contre Antoine Valentin, elle était venue de Raphaël Glucksmann, qui en 2024 lors des élections législatives, avait fait allégeance à la NUPES et donc à LFI. Cette fois ci il a cru devoir fustiger Antoine Valentin qui serait soutenu par Pierre-Édouard Stérin. Mais ce même petit monsieur n’est pas choqué d’avoir en juillet 2024 fait alliance avec LFI.
 
Que ce soit les communistes ou les gauches, elles n’ont honte de rien. Quant aux LR, ils ont depuis longtemps démontré qu’ils étaient prêts à toutes les compromissions. Encore une fois peut on espérer que les électeurs n’aient pas la mémoire trop courte.

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Soutien au courageux maire de Chessy (77) qui refuse de marier un hors-la-loi en situation irrégulière...

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Michel Festivi

Je vous ai déjà relaté l’attitude plus que valeureuse du maire de Chessy, en Seine-et-Marne, Olivier Bourjot, et de ses adjoints, qui ont démissionné comme un seul homme, d’un coup d’un seul, pour s’opposer à devoir marier un algérien de 39 ans, en situation totalement irrégulière sur notre sol, qui avait fait l’objet d’une OQTF en 2022, ladite ordonnance étant devenue caduque pour ne pas avoir été appliquée dans le délai de trois ans, comme des milliers d’autres. 

Le préfet avait refusé leurs démissions, et dés lors le couple par son avocat a saisi le tribunal judiciaire de Meaux et il y a quelques jours, une astreinte de 500€ par jour a été fixée jusqu’à la publication des bans, et ensuite de 3.000€ par jour pendant un mois, si la date du mariage prévue n’était pas tenue. Mais l’édile reste droit dans ses bottes et refuse de se plier à cet oukase avec des propos courageux et de  plus grand bon sens. 

Car l’Etat prend des décisions qu’il ne respecte pas, ce qui est proprement intolérable, et cet individu ne devrait pas se trouver en France.  Les autorités laissent aux communes la charge de leur laxisme et de leur incompétence. Cette résistance qui dure depuis 10 mois maintenant, est remarquable, car les risques sont gros pour la commune et le maire. « Je pense qu’on arrive à l’aberration ultime, ça s’appelle de l’autoflagelation à ce niveau là » a-t-il déclaré.
 
Le premier magistrat de la commune relève aussi des irrégularités frisant les fausses déclarations, puisqu’il a été rapporté que cet individu s’était inscrit au registre du commerce e Créteil, alors qu’il ne dispose d’aucun titre de séjour. Cela n’a semble-t-il ni alerté le préfet ni le procureur de la république ?
 
Le maire appelle d’urgence au vote d’une loi qui interdisse le mariage a une personne qui n’est pas en situation de légalité sur le territoire de la France. Ce n’est pas apparemment la priorité de notre gouvernement. Une proposition de loi a été votée en ce sens au sénat le 20 février 2025. Reprise dans la niche parlementaire de l’UDR en juin 2025 , elle n’avait pas pu être votée faute de temps par l’obstruction des gauches. Aucune personne ne devrait pouvoir revendiquer le moindre droit, si sa situation est totalement irrégulière. Il serait aussi grand temps de rétablir le délit d’entrée irrégulière en  France, qui avait été supprimé en 2012, sous François Hollande. 
 
Pendant ce temps, on apprend qu’en France, les forces de l’ordre ont enregistré un refus d’obtempérer toutes les 20 minutes en 2025, soit une augmentation de 11% par rapport à 2024. 77 refus d’obtempérer par jour, l’autorité de l’Etat n’a jamais été autant bafouée. Ces chiffres émanent du ministère de l’intérieur, le même qui refuse de prendre la défense de ce maire. Car tout se tient. 
 
Vaillamment, Olivier Bourjot refuse toute constitution de cagnotte, appelant le préfet à prendre ses responsabilités. Ce dernier peut-il se substituer au maire, dans ses fonctions d’officier d’état civil pour procéder au mariage ? Il semble que non.  En 1941, Bertolt Brecht avait créé une pièce de théâtre  : Mère courage et ses enfants. En tout cas le maire de Chessy est un maire courage et ses adjoints aussi, tout comme Robert Ménard à Béziers qui avait agi de même et qui est poursuivi par la justice. 
 
Si les maires de France et le premier d’entre eux, David Lisnard, démissionnaient en soutien de ce maire, cela aurait un impact considérable dans l’opinion publique et dans le milieu politique. Mais est-ce trop en demander ? 

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mercredi, 28 janvier 2026

La France est l’un des pays où les libertés publiques sont les plus bridées et réprimées

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Michel Festivi 

Le dernier numéro du trimestriel Frontières, (N°10, Janvier, février, mars 2026), est en tout point passionnant et dense. La revue dont le directeur de la rédaction est Erik Tegnér, nous propose tout un dossier des plus complets sur la censure, la prise en main totalitaire, dont la France subie les prodromes depuis des années.

Et ce qui a plus particulièrement retenu mon attention, et que je livre à celle des lecteurs, c’est l’entretien qu’a accordé Gavin Mortiner, et les comparaisons édifiantes qu’il formule entre la France et l’Angleterre.

Gavin Mortiner est écrivain et historien britannique (1). Il écrit pour des journaux tels que The Daily Telegraph, ou The Spectator, une presse qu’il situe à droite de l’échiquier. Mais surtout, il vit depuis plusieurs années en France, à Vanves d’abord, puis actuellement en Bourgogne. Son regard croisé est spécialement avisé. Il nous brosse les quelques différences fondamentales qui existent entre les deux pays, et sa conclusion est sans appel, la France est totalement gangrénée par l’idéologie de gauche et d’extrême gauche, et il décrypte les raisons qui expliquent cette différence, car si l’Angleterre est aussi touchée à bien des égards, elle l’est dans des proportions moins grandes, du moins au niveau des libertés de s’exprimer et de pouvoir diffuser ses idées.

Tout d’abord, il est abasourdi par le rouleau compresseur gauchiste de France Inter et de France Culture, ce qu’avait parfaitement démontré l’Institut Thomas More dans une étude récente. France Inter penchait à gauche à 60%, France Culture à 66%. Il revient sur les déclarations qui seraient impensables en Angleterre, d’Adèle Van Reeth et de Delphine Ernotte, qui n’hésitent pas à faire acte de militantisme dans l’exercice de leurs fonctions publiques, et ce sans sourciller. Dernièrement des directeurs de la BBC avaient dû démissionner pour avoir laissé passer des discours de Trump qui avaient été caviardés.

Mortimer rappelle une déclaration de la très gauchiste Ariane Mnouchkine, qui avait été oubliée, remisée dans un placard, et que l’on devrait inlassablement répéter : « Nous, gens de gauche, nous gens de culture, on a lâché le peuple, on n’a pas voulu écouter les peurs, les angoisses. Quand les gens disaient ce qu’ils voyaient, on leur disait qu’ils se trompaient…Puis, comme ils insistaient, on leur a dit qu’ils étaient des imbéciles, puis comme ils insistaient de plus belle, on les a traités de salauds » (Tribune de Libération avant les législatives de 2024). Comme aveu sensationnel, il n’y a pas mieux.

Même si la BBC a une orientation progressiste certaine, elle est capable de plus d’introspection, selon Gavin Mortimer, quoiqu’elle perde des auditeurs aussi. Exemple, en mars 2024, elle a présenté ses excuses à Nigel Farage pour avoir classé son parti Reform UK, à l’extrême droite, alors que les médias de gauche français présentent Farage comme étant d’extrême droite. The Guardian en a fait de même, et a aussi exprimé ses regrets et a modifié son classement.

Effectivement, en France, sur les quelques quatorze écoles de journalisme, une étude avait démontré, que si deux d’entre elles affichaient plutôt une certaine neutralité, les douze autres étaient carrément ancrées à gauche. Il considère impensable par exemple, que des journalistes sportifs anglais puissent comme en France, interroger des athlètes sur leurs choix de vote, qui reste une affaire purement privée, outre-manche.

Sur l’appropriation de la rue française par l’extrême gauche, cela est encore plus flagrant. Pour Mortimer, les artères françaises sont la propriété des gauches et des extrêmes gauches, alors qu’en Angleterre, c’est là-bas plutôt la majorité silencieuse qui les contrôle, comme par exemple lors de la manifestation monstre pour le soutien à Tommy Robinson, contre l’immigration. Cela tient selon lui, en grande partie, au mythe de la Révolution française, comme l’expliquait l’historien Christophe Boutin en 2023 dans Le Figaro : « La violence est dans l’ADN d’une certaine gauche française... le mythe de la Révolution...et une doctrine marxiste selon laquelle le capitalisme ne peut finir que par une révolution violente ». Pour Mortimer, les gauches anglaises sont bourgeoises et ne contrôlent pas autant les rues, et ajoute-t-il : « les plus ignobles des communistes britanniques, ayant espionné pour le compte de l’URSS, étaient des jeunes gens privilégiés qui sont allés à Cambridge ».

Mortimer, citant George Orwell, explique qu’au contraire de la classe ouvrière française, la classe laborieuse anglaise avait toujours très majoritairement rejeté l’extrémisme, comme elle rejette, l’islamo-gauchisme. Dans un essai de 1940, Angleterre, votre Angleterre, Orwell écrit « la liberté de l’individu...c’est celle d’avoir son propre foyer, de faire ce qu’il veut de son temps libre, de choisir lui-même ses divertissements, plutôt que de voir ceux d’en haut les choisir pour lui. » Bref, le fameux, Home sweet Home.

S’agissant du perpétuel « cordon sanitaire », ce dernier n’existe pas en Grande Bretagne, pour la simple et bonne raison, que depuis le début de la démocratie anglaise, les élections se font à un seul tour de scrutin, le premier arrivé, quel que soit son score est élu, point barre. Un front « républicain » serait impensable en Angleterre, qui de surcroit est une monarchie. Et très judicieusement, Mortimer relève : « L’une des grandes faiblesses selon moi du système électoral français, ce sont les deux tours. Je trouve « le désistement » profondément anti démocratique, pour ne pas dire hypocrite. Cela n’a jamais été aussi évident qu’en juillet 2024, quand le RN s’est vu privé du pouvoir par les désistements initiés en grande partie par les centristes de Gabriel Attal et la gauche y compris LFI, cela souligne à quel point, le cordon sanitaire affaiblit la démocratie française ». Effectivement, dans de pareilles circonstances, avec un seul tour de scrutin, en juillet 2024, le RN et ses alliés auraient eu très largement la majorité et auraient gouverné, ce qui finalement est le fondement de la démocratie parlementaire. Deux tours, c’est l’assurance de magouilles et de tripatouillages, d’ailleurs quasiment tous les pays européens pratique un système à un seul tour.

Médias publics totalement à gauche, violences politiques des gauches dans leur ensemble, relents permanents aux débordements brutaux dont les fondements remontent à la Terreur révolutionnaire, refus de l’acceptation des résultats des urnes par une menace permanente d’un troisième tour dans les rues, système politique intégralement inepte et antidémocratique, il ne faut pas chercher plus loin, les raisons de la décrépitude française et de l’effondrement de notre classe politique. Il y en a d’autres, comme une législation liberticide, et un appareil d’État entièrement phagocyté par la pensée dominante, mais si l’on parvenait à corriger celles-ci, on ferait des progrès sensibles sur l’autel des libertés. Et ce n’est pas la future loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de quinze ans, qui va améliorer le niveau de nos libertés publiques, sans parler d’un référent ou d’un juge de paix, que Macron envisage d’instituer pour les médias. Le ministère de la Vérité, prévu par Orwell dans 1984, nous y sommes en plein dedans.

(1), il a notamment écrit une histoire du Special Air Service (SAS), Sterling’s men, en recueillant les témoignages de plus de 75 vétérans britanniques et français.

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mardi, 27 janvier 2026

Espagne : Pedro Sanchez s’apprête une nouvelle fois à régulariser des milliers d’immigrés clandestins, avec la complicité du Roi

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Michel Festivi 

Il n’en finit pas, à peine une vague de régularisation est faite, qu’une autre suit. On apprend que le gouvernement socialo-communiste, indépendantiste espagnol entend réguler une nouvelle masse d’immigrés irréguliers, soit 500.000 environ.

Les critères sont extrêmement souples : être arrivé (illégalement) en Espagne depuis au moins cinq mois, et ce avant le 31 décembre 2025. À partir d’avril, les demandes de légalisation pourront être formulées jusqu’au 30 juin suivant. Pour évincer le parlement, où il n’a plus de majorité certaine, Sanchez profite d’une disposition constitutionnelle, le décret royal, donc il lui faut impérativement la signature du Roi. Si l’annonce tonitruante a été faite par la porte-parole du gouvernement et ministre de la Sécurité sociale et des Migrations, c’est que vraisemblablement, Sanchez s’est assuré du fait que le Roi signera ce décret.

Bien sûr, les deux partis communistes espagnols qui soutiennent le gouvernement, Podemos et Sumar sont à fond pour, et ont poussé à la roue grâce à une pétition qui a recueilli 600.000 signatures, soutenue par 900 associations.

En réalité, ce coup fourré de Pedro Sanchez a plusieurs causes non avouables. Premièrement, parvenir comme en France, à une représentation massive d’immigrés, qui parvenus ensuite à devenir Espagnols, pourront voter à gauche et à l’extrême gauche, se constituer ainsi un futur électorat. Car toutes les études d’opinion tendent à prouver, que petit à petit, le citoyen ordinaire qui votait majoritairement PSOE, se détourne de ce parti pour se reporter sur Vox ou le Parti populaire. Le phénomène est encore moins massif qu’en France, mais il en prend le chemin

Depuis 2023, le PSOE subit des revers électoraux considérables. Il a perdu les élections régionales et municipales en 2023, puis aux législatives anticipées de juillet 2023, il est devenu le 2e parti au Cortès derrière le Parti populaire, et n’a pu se maintenir que grâce aux communistes de Podemos et Sumar, et surtout des indépendantistes catalans et basques, dont le parti Bildu, successeur politique de l’ETA. Sa majorité ne tient qu’à un fil et subi les chantages permanents des partis indépendantistes qui font la pluie et de beau temps.

Le PSOE vient de prendre une raclée électorale en Estrémadure, le 21 décembre dernier, et la perspective d’une nouvelle défaite en Aragon, le 8 février prochain se dessine à grands traits, comme en mars en Castille et Leon. Tous les sondages lui prédisent une catastrophe électorale en cas de nouvelles législatives, prévues en principe en juillet 2027, mais beaucoup de politologues pensent que Sanchez ne pourra pas tenir d’ici là, d’où cette débandade invétérée.

Ensuite Sanchez qui subi actuellement, lui ou ses très proches, des enquêtes judiciaires, est confronté à évènements tragiques. Le réseau ferroviaire espagnol est en ruine, faute d’investissements massifs et de plus les marchés publics sont rongés par une prévarication et un favoritisme abyssal. Pour s’en sortir et éviter que le Parti populaire ne reprenne résolument le dessus, Sanchez aurait trouvé une parade. Tout faire pour faire monter le parti Vox, qui se bat contre l’immigration massive et débridée et pour l’unité de l’Espagne. Vox a le vent en poupe dans tous les sondages, les récentes élections en Estrémadure l’ont démontré. En faisant progresser Vox par ses mesures au profit de l’immigration, Sanchez espère nuire au Parti populaire. Mais jouer ainsi avec le feu peut être extrêmement dangereux, pour le PSOE.

N’oublions pas que l’Espagne reste la porte d’entrée majeure des immigrés clandestins vers l’Europe et singulièrement vers la France. 

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dimanche, 25 janvier 2026

Pour la député écolo Sabrina Sebaihi, le régime algérien est une démocratie !

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Michel Festivi 

Députée écolo des Hauts-de-Seine et vice-présidente du groupe d’amitié parlementaire France-Algérie, Sabrina Sebaihi a osé affirmer, toute honte bue, que l’Algérie était une démocratie, car il y avait des élections ! C’est dans le cadre d’un numéro de Complément d’enquête sur France 2, que cette députée a fait cette stupéfiante déclaration. Imaginons un seul instant qu’elle soit au pouvoir avec ses comparses de LFI par exemple !

Selon elle, le régime de Tebboune n’est pas « autocratique, autoritaire ». Qu’elle aille le dire en face à Boualem Sansal, aux parents de Christophe Gleize, ou aux exilés kabyles, car martyrisés dans leur propre pays. Le journaliste Tristan Waleckx, qui l’interrogeait dans le cadre de ce numéro sur les relations franco-algérienne s’est aussi entendu répondre : « Moi, je considère que c’est une démocratie ». Le journaliste lui fait alors remarquer, que lors des dernières élections algériennes, Tebboune a été élu avec 95% des voix et que « la justice n’est pas tout à fait indépendante et que le pouvoir militaire est très important », réplique de celle qui déshonore le bandeau tricolore qu’elle porte : « les parlementaires que je rencontre font partie de groupes très différents avec des idées très différentes », mais elle est obligée de concéder : « Maintenant sur l’État, je ne peux pas vous dire sans vivre sur place ». Effectivement, elle ferait mieux de se taire. Le Journal du Dimanche, dans un article du 23 janvier fait aussi justement remarquer que les services de renseignement algériens exerceraient des pressions sur les élus afin de faire la promotion de leur pays, Madame Sebaihi est-elle dans ce cas ?

Sans désemparer, Tristan Waleckx souligne que selon l’indice démocratique du journal The Economist, le classement de l’Algérie est au 110ème rang mondial sur 167 pays. Stupeur de la députée, qui visiblement, malgré ses fonctions affichées, ne connait pas son dossier « je découvre ce score » dit-elle. Effectivement, selon cette étude de 2021, et on ne voit pas pourquoi et comment les choses s’arrangeraient, l’Algérie est classée dans la pire des catégories, celle des États autoritaires.  

L’étude porte sur 167 pays, sur la base de cinq critères : processus électoral et pluralisme, fonctionnement du gouvernement, participation politique, culture politique démocratique et libertés civiles. L’Algérie est dans le même groupe que des États aussi démocratiques que la Russie, la Chine, la Corée du Nord, l’Égypte, l’Arabie Saoudite, la Syrie, l’Iran, et de nombreux pays asiatiques et africains. L’Algérie connait la multiplication des arrestations politiques et des condamnations de militants, le blocage des sites internet, refus aux partis d’opposition de tenir des réunions publiques. Mais de cela, la vice-présidente des amitiés franco-algérienne ne semble pas ou ne veut pas le connaître.

On lui rappellera que tous les pays communistes organisaient ou organisent des élections, et que cela n’est nullement un critère de démocratie. Que les régimes européens des plus totalitaires s’appelaient justement « Démocraties populaires », comme l’Allemagne de l’Est, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie de Ceausescu etc.…et que ces pays étaient dirigés par de véritables tyrans.

Qu’en 1936, Staline avait promu une nouvelle constitution, qui sur le papier offrait toutes les libertés possibles et inimaginables, on connait la suite et même l’avant. De deux choses l’une, ou cette députée est totalement ignare et inculte en matière politique et géopolitique, ou elle le fait exprès, et prend les gens pour des imbéciles. J’imagine une fois de plus qu’elle aurait été la réaction de la clique politico médiatique, si un député RN par exemple, aurait indiqué les mêmes sornettes.  

Selon une étude du Centre de recherches internationales de Science Po « Quelles perspectives pour la démocratie et les droits humains en Algérie » datant de 2021, le coordonnateur de ce rapport, Luis Martinez explique : « Les acteurs de la société civile sont exclus des institutions politiques... A la veille des élections anticipées du 12 juin 2021, la répression est très dure ...Les organisations internationales de défense des droits humains sont nombreuses à dénoncer la stratégie de répression du gouvernement et certains s’inquiètent de l’avenir des droits de l’homme en Algérie... L’armée a imposé son agenda politique...En fait ces élections sont là pour démontrer que c’est l’armée qui décide de l’agenda politique ».

Mais de cela visiblement, Madame Sebaihi n’en a jamais entendu parler, ou ne veut pas le savoir.  

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samedi, 24 janvier 2026

Le vrai visage du régime des Mollahs iraniens 

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Michel Festivi 

Au nom d’un antiaméricanisme des plus sectaires et primaires, et sans aucune réflexion de fond, beaucoup en France, les gauches surtout, mais pas que hélas, défendent directement ou indirectement le régime totalitaire des Mollahs iraniens, qui terrorise et assassine son peuple depuis 1979. Je lis, ici et là, des condamnations par avance, d’une éventuelle intervention américaine, et ce, sur l’hôtel autoproclamé de la haine de l’Occident, ce qui directement fait le jeu des pires tyrannies, la Russie de Poutine, la Chine communiste des molochs rouges, et d’autres contrées comme le Venezuela chaviste, le Nicaragua communiste et le Cuba castriste, voire de la Corée du Nord, toutes ces prisons de peuples à ciel ouvert, car qui se ressemble s’assemble.

Cette haine de soi, cette détestation de tout ce qui s’apparente à l’Occident, me font penser invariablement qu’il y a quelques années, du temps du bloc soviétique communiste triomphant, nombre d’intellectuels de droite comme de gauche, banalisaient ces systèmes martyrs des peuples, en mettant faussement en balance, les inévitables défauts des démocraties occidentales, et la première d’entre elle, l’américaine, avec l’oppression absolue qui avait cours au-delà du rideau de fer. J’ai le souvenir de comparaisons foireuses, du style : certes l’Union soviétique n’est pas une démocratie, mais franchement les États-Unis n’ont pas de leçons à donner etc., etc.…Cela faisait toujours le jeu des pires tortionnaires. Et peu importait que mille goulags fleurissaient alors jusqu’en 1991, et toujours aujourd’hui en Chine ou en Corée du Nord, Vietnam etc...

C’est pourquoi, il m’a semblé non seulement utile, mais édifiant, de relater les propos du fils d’un officier de l’armée iranienne, exécuté par les mollahs en 1982. Hirbod Dehghani-Azar, réfugié en France, est avocat franco-iranien. Comme on peut l’imaginer, de par ses origines et sa profession il travaille abondamment, pour documenter et illustrer avec une équipe de juristes, les massacres qui sont le fait des autorités iraniennes, afin de tenter de créer une Cour pénale internationale pour juger ces criminels, les miliciens du régime islamiste.

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jeudi, 22 janvier 2026

Laurent Jacobelli (RN) dit la vérité, il doit être exécuté

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Michel Festivi 

Lors de l’examen de la niche parlementaire des LR à l’Assemblée nationale, ce jeudi 22 janvier 2026, l’excellent député RN Laurent Jacobelli a pris la parole, alors que l’on examinait la proposition de Laurent Wauquiez d’inscrire la mouvance des Frères Musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes, ce qui n’est pas sans conséquence.

Ce parlementaire courageux a déclaré : « il faut combattre contre les frères islamistes qui sont en face de nous : La LFI, les avocats du Hamas, les avocats de l’Algérie, les avocats de l’Iran sont aujourd’hui les avocats des frères musulmans », et de poursuivre : « Tout ce qui sape la république, tout ce qui sape la laïcité, tout ce qui sape nos valeurs ont des avocats ici ».

Mais ce qui a mis le feu aux poudres, chez l’ensemble des gauches et même des macronistes c’est cette tirade des plus véridiques « Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI ! Les Frères musulmans veulent faire des femmes des fantômes et les servantes des hommes, si vous voulez aussi invisibiliser les femmes, votez LFI ! Vous êtes les suppôts de tout ce qui se fait de pire en termes d’islamisme, de radicalité et de parti de l’étranger ».

Cette salve plus que salutaire, a provoqué un tollé dans les rangs des gauches, un député LFI qui se qualifie lui-même d’homosexuel, Pïerre-Yves Cadalen, a vigoureusement protesté. Qu’il aille vivre dans un pays musulman et qu’il affiche publiquement ses choix sexuels, il verra ce qu’il lui en cuira dans ces contrées. Car tout se tient. Le coran voue aux flammes de l’enfer (et ce n’est pas théorique), ceux qu’il considère comme des déviants. Soutenir les régimes islamistes comme l’Iran des mollahs, le Hamas à Gaza, le Hezbollah à Beyrouth, c’est faire le jeu de ceux qui estiment que les homosexuels doivent être punis des peines les plus graves, que les femmes doivent être soumises aux hommes etc...

LFI soutient tout cela, sous des discours cauteleux et emberlificotés, voire finassiers. Il faut choisir. Mathilde Panot a fustigé « une injure publique qui vise l’honneur de LFI ». Même un député macroniste, Pierre Cazeneuve, a dénoncé « des propos inacceptables » ceux de Jacobelli. La lâcheté et le manque de courage sont décidemment toujours de mise. Laurent Jacobelli aurait dû être soutenu par tout l’hémicycle, à l’exception des LFI.

Car, il faut être cohérent, on ne peut pas passer son temps à déplorer les attaques subies par le Hamas, le Hezbollah, les mollahs iraniens et leur régime tortionnaire, fomenter des flottilles pour Gaza, et parallèlement, revendiquer que l’on combat pour la liberté des femmes, comme a encore osé le soutenir sur Cnews devant Sonia Mabrouk, Manon Aubry de LFI. Les femmes iraniennes luttent pour pouvoir ôter leur voile, symbole absolu de leur soumission, et en France, Manon Aubry prétend que les femmes seraient libres de porter cet emblème de leur asservissement !  Comme schizophrénie politique on ne fait pas mieux.

Le député LFI Antoine Léaumont n’a pas hésité à demander un rappel au règlement contre Laurent Jacobelli ? Pourquoi ? Pour dénoncer un élu qui ne fait qu’énoncer la stricte vérité, il n’y a donc que la vérité qui fâcherait ? Léaumont est même allé jusqu’à se lever de son siège pour se précipiter sur le président de séance, Sébastien Chenu, qui lui refusait sa prise de parole, ce dernier a indiqué saisir le bureau de l’Assemblée pour ce qu’il a considéré être de la part de Léaumont, une tentative de menace physique.

Mais le plus terrible, c’est qu’une fois de plus, je parie que toute la classe politique, des LR aux socialistes, en passant par les macronistes ne se lèveront pas pour défendre les propos de Laurent Jacobelli. J’attends les réactions des Wauquiez, des Retailleau, des Lisnard, des Attal, des Philippe, des Borne, des Faure, des communistes qui se prétendaient laïques dans le passé ? Encore une fois baisseront-ils la tête ? L’avenir proche nous le dira.   

En tout cas, et c’est là l’essentiel, l’Assemblée nationale a finalement voté majoritairement, bien au-delà du groupe LR, la résolution visant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. Le texte a été adopté par 157 voix contre 101. Un sondage précisait le 27 avril 2025, que 88% des français étaient favorables à l’interdiction des Frères musulmans en France, donc même les électeurs de gauche y sont majoritairement favorables. Malheureusement, cette bienvenue résolution n’obligera pas la Commission européenne à procéder à cette inscription. Marion Maréchal a aussitôt réagi favorablement, en indiquant qu’elle solliciterait, avec son groupe ECR, le parlement européen, pour qu’une motion identique soit prise. Toutes les gauches françaises ont voté contre. Le rapporteur Eric Pauget (LR), avait qualifié ce mouvement de vouloir « faire triompher la charia sur la loi de la république », car une telle classification permettrait de geler des financements et faciliterait l’échange d’informations entre États, ce n’est pas anodin.

Dominique Voynet, l’écologiste de service, a fustigé ce texte, et le gouvernement, dans sa lâcheté habituelle, avait donné un avis déplorable par sa ministre de la Francophonie, ménageant la chèvre et le chou, comme à son habitude.  En tout cas, les lignes de fractures sont nettes, d’un côté les tenants de la souveraineté nationale et le combat contre la pénétration de l’islam et de ses lois chez nous, de l’autre, ceux qui sont prêts à toutes les compromissions, dans un pur souci électoraliste. La suite au prochain numéro.

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lundi, 19 janvier 2026

Présidentielle au Portugal, André Ventura de Chega, qualifié pour le second tour

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Michel Festivi 

Ce dimanche 18 janvier a eu lieu le premier tour de l'élection présidentielle portugaise. Sur la ligne de départ, onze candidats, dont seulement quatre ou cinq étaient susceptibles d’arriver en finale, prévue le 8 février.

Élu pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois, cette fonction a essentiellement un rôle protocolaire et représentatif, mais c’est le président qui nomme le Premier ministre, qui prononce formellement la dissolution éventuelle de la chambre des députés. Il dispose d’un droit de véto, ratifie les traités, représente la nation sur la scène internationale, et est le chef des armées.

Qui était donc susceptible de remplacer le très populaire Marcelo Rebelo de Sousa, président de centre-droit, appelé par tous les portugais par son seul prénom, selon la vieille tradition ibérique, ou encore le président « bisous », tant son empathie est légendaire. Finissant son deuxième mandat, élu à chaque fois dès le premier tour, il dispose d’une énorme cote de popularité. D’ailleurs, depuis 1986, à chaque fois, cette élection s’est jouée au premier tour.

En 2021, André Ventura, 43 ans, président du parti Chega (Assez !), était arrivé en troisième position avec 11,9% et près de 500.000 voix. Mais, en mai dernier Chega avait défrayé la chronique en s’imposant comme le deuxième parti du pays, devançant les socialistes, en obtenant plus de 22% et 60 députés. Créé seulement en 2019, Chega est un parti patriote et national, qui entend lutter contre l’immigration invasive et contenir la délinquance débridée. Son slogan « Les portugais d’abord ». Sa campagne d’affichage résolument anti-immigration a d’ailleurs fait polémique. Il est d’ailleurs qualifié indistinctement par tous les grands médias comme étant « d’extrême droite », voire « néo fasciste », comme j’ai pu le lire.

11 millions de portugais pouvaient se rendre aux urnes, la participation a été supérieure aux autres années, pour ces présidentielles, 52,35% de votants soit un peu plus de 5,700.000 qui se sont déplacés. C’est un candidat socialiste qui est arrivé en tête, Antonio José Seguro avec 31,11%. Mais André Ventura termine bon second avec 23,52% et 1,326.644 voix, devançant très largement le troisième, un candidat dit libéral qui obtient 16% et 902.000 voix. Le candidat du gouvernement de centre-droit finit cinquième, et le Premier ministre Luis Montenegro a déclaré ne donner aucune consigne de vote. Le centre-droit égal à lui-même, que ce soit en France ou au Portugal.

Chega enregistre, en tout cas, une très bonne performance, une progression remarquable, dans un contexte difficile, et de surcroit dans un pays qui enregistre de bonnes performances économiques, mais qui est rongé par l’immigration et la délinquance. Comme l’a énoncé un commentateur « un nouveau score solide pour l’extrême droite confirmerait sa domination sur le paysage politique ». C’est chose faite. 

André Ventura s’est déclaré « être candidat du peuple » pour « remettre de l’ordre » au Portugal. Le second tour sera sans doute très difficile pour André Ventura. Mais quoi qu’il en soit, quoi qu’il arrive, Chega a déjà remporté une très importante victoire, et a marqué les esprits.

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dimanche, 11 janvier 2026

Les gauches, toujours du mauvais côté de l’Histoire : de L’URSS au Venezuela

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Michel Festivi 

C’est Giorgia Meloni qui a lancé cette phrase des plus opportunes, lors d’une conférence de presse, organisée par le Conseil de l’ordre des journalistes, le 9 janvier dernier. « Je trouve surréaliste que l’extrême gauche tente d’expliquer aux exilés vénézuéliens ce que signifie être vénézuélien ». Elle est revenue sur la situation plus que déplorable du peuple dans ce malheureux pays, qui souffre la misère depuis 26 ans, au point que 8 millions d’entre eux ont fui leur patrie. « Il arrive que les enfants aillent à l’école deux jours par semaine. Il y a objectivement une situation de pauvreté généralisée », a-t-elle rajouté.

Et pour enfoncer le clou, sans emphase inutile, et avec un calme olympien, elle fustige la gauche italienne, et ses propos salutaires pourraient se généraliser à toutes les gauches et singulièrement à la gauche française, qui unanimement soutient le tyran Maduro : « Ces images de syndicats gauchistes qui défilent sont les images d’un monde où les gauchistes vivent depuis toujours. C’est un monde dans lequel ce n’est pas l’idéologie qui se plie à la réalité, mais la réalité qui se plie à l’idéologie. Et elle conclut dénonçant une gauche « toujours du mauvais côté de l’Histoire ». Les faits historiques lui donnent entièrement raison, défilons le fil.

En 1919, alors que la Ligue des droits de l’Homme recevait des témoignages percutants des émigrés russes, qui dénonçaient la mise en place du totalitarisme le plus absolu, elle refusa de condamner le régime léniniste, au nom de la grande révolution française, matrice de tous les totalitarismes, comme l’a parfaitement démontré Stéphane Courtois (1). À cet égard, le témoignage de l’envoyé de L’humanité, alors socialiste, Boris Kritchevski est éloquent. (2). Il fut parfaitement analysé par un journaliste de L’Express, dans un livre remarquable qui reprend toute cette affaire (3). Toutes les preuves convergeaient pour que soit dénoncé la soviétisation brutale de la société, mais la myopie fut généralisée, malgré le livre d’Henri Béraud en 1925, Ce que j’ai vu à Moscou. Gide qui dénonça le régime en 1936 et 1937 fut injurié par les communistes (Retour d’URSS et Retouches à mon retour d’URSS).

Rebelote en 1936 et 1937. Lors des procès de Moscou, où les accusés, tous d’anciens bolchéviques, torturés physiquement et moralement (chantages envers leurs familles), passaient des aveux totalement extorqués, et furent tous fusillés, la même Ligue des droits de l’Homme, sous la présidence de Victor Basch, pris fait et cause pour le régime stalinien des plus totalitaires, et ce grâce au rapport d’un avocat socialiste, qui prétendit que les aveux unanimes militaient pour accepter les condamnations à mort, les opposants à ses conclusions furent exclus. (4)

En 1948, les tchèques auraient aimé que l’Occident intervienne contre les communistes, qui par un coup de force avaient pris le pouvoir et défenestré le président de la république ; où comme les Polonais, qui contrairement aux accords de Yalta, ne purent jamais bénéficier l’élections libres, qui avaient été pourtant promises par le maître du Kremlin à Churchill. Et les allemands de l’Est en 1953, qui se révoltèrent contre la misère et la pénurie ; et les Hongrois en 1956, qui appelèrent en vain les USA à l’aide, ces derniers restant taisants, au nom de la sacro-sainte coexistence pacifique et sans doute un philo communisme généralisé. Depuis 1945, et même avant, le respect du soi-disant droit international a toujours favorisé les dictatures, surtout les rouges.

Si le monde libre était intervenu en Hongrie en 1956, les soviétiques qui bluffaient comme à l’accoutumé, auraient reculé, et les pays de l’Est, auraient été libérés du communisme, plus de trente ans avant l’échéance. Il est vrai, que visitant la Hongrie communiste en 1976, une délégation du parti socialiste emmenée par Mitterrand avait fait le panégyrique du régime. Et en 1973, les communistes « français » insultaient Soljenitsyne, en le traitant de traitre et d’hitlérien.

On aimerait en France, que nos dirigeants, les Macron, Lecornu, Barrault, tiennent des propos aussi roboratifs, que ceux tenus par Meloni en Italie. Mais nous avons les pires autorités publiques qui soient, ce n’est pas pour rien si la voix de la France est totalement inaudible, d’autant que les déclarations de nos pitoyables élites peuvent varier du tout au tout en 24H. En Espagne, l’ensemble des gauches et tout le gouvernement socialo-communiste de Pedro Sanchez se sont rangés derrière Maduro et son régime. Il faut dire que les gauches espagnoles sont à bonne école et qu’elles s’y entendent en trucage des élections, comme cela a eu lieu en février 1936, avec tous les tripatouillages constitutionnels qui suivirent. (5) (6). Oui, au nom de principes dévoyés, les gauches ont toujours œuvré contre les libertés des peuples. Et le pire, c’est que certains qui osent se prétendre souverainistes, patriotes, nationaux, voire catholiques, emboitent le pas de ces infamies au nom d’un antiaméricanisme primaire, qui a toujours, et l’Histoire l’a démontré, fait le jeu de nos plus terribles ennemis.   

Notes :

(1) : Stéphane Courtois : Lénine, l’inventeur du totalitarisme, Perrin, 2017.

(2) : Boris Kritchevsky : Vers la catastrophe russe, Lettre de Petrograd au journal l’Humanité, octobre 1917-février 1918, préface de Jean-Claude Casanova, Éditions de Fallois, 2022

(3) : Christian Jelen : L’aveuglement, les socialistes et la naissance du mythe soviétique, préface de Jean François Revel, Flammarion, 1984.

(4) : Michel Festivi : La désinformation autour du Parti communiste « français », préface de Francis Bergeron, Dualpha, 2024 - pages 51 à 64. Cliquez ici

(5) : Manuel Alvarez Tardio et Roberto Villa Garcia : 1936, Fraude y violencia en las elecciones del Frente popular, Espasa, 2017.

(6) : Michel Festivi : Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine, 1936-1939, préface de Pio Moa, Dualpha 2025. Cliquez là

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vendredi, 09 janvier 2026

L’inculture de nos hommes politiques est abyssale, l’exemple de Jean François Copé

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Michel Festivi 

Nous avons la classe politique la plus nulle qui soit, à de très rares exceptions près. Il est donc normal que notre pays sombre dans le néant, par la faute de politiciens totalement incultes et ignares. Mais le comble du comble vient d’être atteint par le nullissime Jean-François Copé, maire de Meaux, et qui fait partie de ces tristes personnages.

Le Figaro du 9 janvier 2026 nous apprend, qu’interrogé sur BFMTV le 8 janvier, au sujet des municipales à Paris, et de la candidature de Sarah Knafo qui s’était dite prête à travailler avec Rachida Dati, il a fait du Xavier Bertrand en déclarant  que son camp n’avait « rien à voir avec Sarah Knafo, ni avec Éric Zemmour....il a fait l’éloge de penseurs d’extrême droite, tel que Jacques Bainville, qui n’est pas très connu aujourd’hui, mais qui était un des philosophes de l’extrême droite au XIXe siècle ».

Comme bêtises incommensurables, on ne fait pas mieux. Outre les absurdités habituelles sur la non possibilité de s’associer avec tel ou tel, qui relève de l’analyse politique digne d’un enfant de trois ans et encore, Copé se distingue par une vertigineuse ignorance qui confine à une incompétence remarquable.

Jacques Bainville (1879-1936), fut un étourdissant journaliste, un prodigieux historien, qui fut élu à l’Académie française en 1935, au fauteuil de Raymond Poincaré. Outre ses éditoriaux dans le quotidien L’Action française, il était le directeur de la Revue Universelle. Il écrivait aussi, dans de très nombreux journaux, Le Petit Parisien, La Gazette, La Liberté, La Nation Belge, et bien d’autres encore.

Dreyfusard, puis monarchiste, malgré qu’il fût un fils de famille des plus républicaines qui soit, il voyagea notamment en Allemagne et publia son premier livre en 1900, à 20 ans, Louis II de Bavière. Bainville fut donc, contrairement aux élucubrations vides de sens de Copé, historien et journaliste et du XXe siècle.

Il se fera connaître par ses chroniques économiques et financières, qui seront très lues et très suivies. Mais c’est en 1920, qu’il va publier un livre en tout point extraordinaire au premier sens du terme, que tout homme cultivé doit avoir lu, - ( ce n’est visiblement pas le cas de Copé) -, Les conséquences politiques de la paix, sur le funeste traité de Versailles (1919). Cet ouvrage, écrit en référence au livre de Keynes, Les conséquences économiques de la paix, est proprement saisissant.

Dès 1920, Bainville, par ses connaissances politiques et historiques - (Ce n’est visiblement pas le cas de Copé) -, va 15 ans avant tout le monde, décrire la montée du pangermanisme allemand, imaginer un futur Adolf Hitler, qui sera à la fois écrit-il « socialiste et national » et qui deviendra le chef de la nouvelle Allemagne revancharde. À cette date, Hitler était encore un simple caporal démobilisé, qui commençait une carrière de renseignement politique dans la nouvelle armée allemande, à la demande de son capitaine.

Bainville, en 1920, prévoit l’arrivée de l’Anschluss qui n’interviendra qu’en 1938, le démantèlement de la Tchécoslovaquie (septembre 1938 à mars 1939), et que la guerre reprendra entre l’Allemagne et la France à cause du couloir polonais de Dantzig (septembre 1939), qu’il jugeait comme une absurdité totale, séparant deux parties de la Prusse allemande. J’indique à l’attention de Copé, que les éditoriaux de Bainville étaient lus par tous les hommes politiques de premier plan de cette époque, et qu’à plusieurs reprises, le ministère des affaires étrangères lui sollicita des conseils officieux, voire lui confiera des missions officieuses, tant les chancelleries étaient impressionnées par son savoir.

Bainville aura cette sentence célébrissime sur le calamiteux traité de Versailles « il s’agit d’une paix trop douce pour ce qu’elle a de dur, et trop dur pour ce qu’elle a de doux ». Comme beaucoup, il déplora que l’Allemagne ne fût pas divisée, à l’instar de François Mauriac, qui un jour, bien plus tard, avait déclaré « j’aime tellement l’Allemagne, que je suis ravi qu’il y en ait deux ». Non Copé, Bainville ne fut pas un philosophe du XIXe siècle !

Son Histoire de France (1), publié en 1924, reste une référence majeure, il écrivit des dizaines de livres d’histoire, tous plus remarquables les uns que les autres, comme Bismarck et la France, Histoire de deux peuples, Histoire de trois générations etc...Nous avions dans le temps, des personnages politiques qui avaient une culture exceptionnelle, qui en imposaient. Je pense bien sûr à des hommes aussi différents que Charles De Gaulle, François Mitterrand, Philippe de Villiers ou Jean Marie Le Pen. Copé a cru devoir vilainement faire référence dans sa diatribe balourde, à Éric Zemmour. 

Quoi que l’on puisse penser de lui et de ses idées, il est largement avéré, qu’Éric Zemmour dispose d’une culture politique, philosophique, historique hors du commun, il l’a démontré dans ses prises de positions, ses articles, ses ouvrages. Copé se range parmi les plus aculturés de nos politiciens de basse extraction, comme les Xavier Bertrand et autres quidams ou le Delogu de LFI ; comme aussi le premier d’entre eux, un dénommé Emmanuel Macron, qui avait prétendu, en 2017, que la France n’a pas de culture, ni art. On comprend pourquoi notre pays part en quenouille, et qu’il n’est plus ni entendu ni écouté sur la scène internationale, et que nous sommes souvent la risée de tous.

(1) L'Histoire de France de Jacques Bainville a été rééditée en 2021 dans la collection Les grands classiques de Synthèse nationale cliquez ici

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dimanche, 04 janvier 2026

Les communistes « français » de Fabien Roussel soutiennent les dictatures

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Michel Festivi 

Décidemment, Fabien Roussel, secrétaire national du parti communiste dit français, est toujours aussi stalinien, quoiqu’il s’en défende mensongèrement. Derrière une apparence de bon vivant, aimant le vin rouge et la bonne chair, il est resté un communiste pur et dur, comme je l’ai développé tout au long de mon livre consacré au PC « F » (1). La chute de Maduro vient démontrer, si besoin était, cette évidence immuable.

À peine Maduro avait-il franchi le territoire américain, que Fabien Roussel se rangeait derrière les rhétoriques gauchistes les plus affligeantes : « c’est une violation directe de la souveraineté d’un pays...c’est la violation du droit international...je regrette que la voix de la France soit aussi faible, elle est complètement soumise à la politique américaine... c’est insupportable ». Pas un mot pour le peuple vénézuélien, rien, aucune parole, aucune compassion pour ceux qui là-bas souffrent de la dictature et de la misère. C’étaient les mêmes antiennes lorsque le PC « F » soutenait tous les régimes communistes du monde, de l’URSS à tous les pays de l’Est, régimes les plus tortionnaires qui soient, qui n’ont pas pu eux, bénéficier du droit international. Dans la presse communiste, Soljenitsyne était injurié, traité d’hitlérien.

Les gauches ont été à l’unisson de ces ignominies, du PS aux écolos, en passant par LFI. Elles ont fustigé « l’enlèvement » de Maduro et la violation d’un régime qui tordait le coup à toutes les règles internationales, qui a triché électoralement parlant pour se maintenir en place, qui martyrisait ses opposants, qui s’enrichissait par le trafic de la drogue, laissant sa population crever de faim. Avant Chavez, le Venezuela était l’un des pays les plus riches des Amériques latines et centrales. Aujourd’hui, près de 8 millions de vénézuéliens ont fui, mais de cela le PC « F » et les gauches françaises ne veulent pas l’entendre, comme elles ne voulaient pas savoir pour les crimes de Mao, de Pol Pot, de Castro et plus loin encore de Staline et de Lénine. Cette fuite effrénée de migrants vénézuéliens pose d’ailleurs d’immenses problèmes de sécurité aux pays voisins, comme le Chili, le Pérou ou la Colombie. Le nouveau président chilien, Kast, en a parlé tout au long de sa campagne électorale.

Jean-Luc Mélenchon, le plus furieux de tous, car il était reçu comme un prince rouge par le régime chaviste, est même jusqu’à aller prétendre que l’argument du narco-trafic était un prétexte, alors qu’il a été prouvé, par une procédure pénale suivie aux États-Unis contre des membres du cartel des Soleils, que Chavez et Maduro avaient complètement phagocyté leurs pays, pour s’enrichir et en faire une plaque tournante mondiale de ce trafic mortifère. On oublie allègrement que quasiment toute la communauté internationale, à part les tyrannies habituelles, avait déclaré que les élections de juillet 2024, avaient été emportées par l’opposition et très largement, et que Maduro et son régime n’avaient aucune légalité et légitimité à se maintenir. Mais une fois de plus, ladite communauté internationale a manqué de courage, et n’est pas allé plus loin, que de simples proclamations.

En trois décennies, le Venezuela est passé du statut de nation prospère à celui d’un pays en ruine, comme le souligne l’excellent article de Breizh-info du 4/1/2026. En 2013, des gauchistes absolus comme Mélenchon ou l’anglais Jeremy Corbin, avaient déversé des tombereaux de larmes à l’annonce de la mort de Chavez. Même l’hypocrite Raphael Glucksmann, qui avait appelé en France à un front commun avec LFI contre le RN au lendemain du premier tour des élections législatives, a cru devoir souligner que l’intervention américaine ouvrait une ère dominée par la loi du plus fort. Tous les communistes européens y sont allés de leur couplet pro-Maduro, comme le parti Die Linke en Allemagne, osant parler « de terrorisme d’état », et les communistes espagnols de Podemos appelant à une rupture des relations diplomatiques avec les États-Unis. Comme l’écrit Breizh-info « on rêverait presque de voir tous ces responsables politiques prendre un billet pour Caracas et tenir le même discours au mégaphone, devant la population ». Le PC « F », LFI, le PS, les écolos, les gauches dans leur ensemble, ont justifié pendant des années les fraudes électorales, la répression de l’opposition, le contrôle des médias, la corruption massive et l’effondrement économique, mais il ne faut pas toucher à un cheveu du Nicolas Maduro.

Personne n’est dupe de la volonté de Trump, de sécuriser cette région, notamment en vue de la manne pétrolière et des autres minerais vénézuéliens qui intéressent les États-Unis au plus haut point. Mais si cela peut délivrer le peuple vénézuélien d’une chape de plomb abominable, personne ne s’en plaindra, et surtout pas les Vénézuéliens eux-mêmes, qui d’ailleurs pourront commercer comme par le passé, et vivre décemment des richesses de leur sous-sol.

Pour une fois, et il convient de le souligner, tant ce fut une surprise, Macron a pris le contre-pied de son très incompétent ministre des affaires étrangères en déclarant : « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Maduro et on ne peut que s’en réjouir. La transition à venir doit être respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien ». On aimerait des tirades aussi fortes contre l’Algérie, ou la Palestine par exemple, toujours soumis aux pires tyrannies. À cet égard, les déclarations d’Éric Zemmour, de Sarah Knafo et de Thomas Joly du Parti de la France ont été impeccables. Ce dernier a déclaré « la grande majorité des Vénézuéliens ne va pas regretter ce dictateur néo-soviétique, qui a transformé ce pays... en un cloaque du Tiers-monde où les gens crèvent de faim ». Éric Zemmour a montré son sens de la formule « La force n’a jamais quitté la géopolitique. Les bisounours peuvent ranger leurs peluches...le devoir d’un homme d’État est de faire son pays fort pour ne pas être attaqué ». Enfin Sarah Knafo a trouvé la phrase juste « Quand une narco-dictature est une menace directe, notamment par le trafic de drogue, en inondant les États-Unis et l’’Europe de ce poison, c’est elle qui viole notre souveraineté ».

Les gauches européennes et singulièrement les gauches françaises, n’ont toujours pas viré leur cutie. Elles se prétendent dans le camp du bien, à tout bout de champ, mais elles n’ont aucune vergogne à soutenir les pires totalitarismes, s’ils sont de gauche bien sûr. La géométrie variable est profondément ancrée dans leurs gênes, comme la Ligue des droits de l’homme de Victor Basch, qui prenait fait et cause pour les procès de Moscou en 1936 et 1937, et qui ensuite se permet de donner des leçons au monde entier.

(1) : Michel Festivi : « La désinformation autour du Parti communiste « français », Dualpha 2024, préface de Francis Bergeron cliquez ici.

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samedi, 03 janvier 2026

Maduro et sa femme enlevés par les forces spéciales américaines : La fin d’un régime des plus dictatoriaux ?

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Michel Festivi 

Suite à l’attaque américaine sur Caracas, et à l’enlèvement du dictateur Maduro et de son épouse - (que l’on dit elle-aussi très impliquée dans le système policier qui cadenasse le Venezuela) -, par des troupes d’élites américaine, les déclarations des extrêmes gauches et gauches ont fusé. Mélenchon, Bompard, Coquerel et toute la clique, ont multiplié les proclamations de vierges effarouchées, se lamentant de la fin programmée (espérons-le), de ce régime de terreur. Ils entendent soutenir le régime mais pas le peuple vénézuélien, qui souffre depuis des décennies, et qui a voté avec ses pieds en quittant, pour 8 millions d’entre eux, leur patrie. Mais de cela, LFI s’en fiche comme d’une guigne.

Tout le monde sait, que les élections présidentielles de juillet 2024, ont été totalement truquées, et les manifestations qui ont suivi, mâtées dans le sang, je l’ai explicité à plusieurs reprises, je n’y reviendrai pas. Les seuls pays qui soutiennent Maduro sont (...) la Russie, Cuba, le Nicaragua, l’Iran, et la Chine communiste. Car les gauches se sont toujours faits une spécialité du trucage des élections, comme dans tous les pays communistes ou assimilés, et aussi en Espagne en 1936, comme cela a été définitivement prouvé. Trump sait parfaitement, qu’en 2020, l’élection de Biden a été frauduleusement favorisée, par un tripatouillage d’envergure, le vote électronique, la voie postale, ainsi que le vote massif de populations qui ne disposaient d’aucun moyen fiable de vérification de leur identité. Tout cela est archi connu.

L’inénarrable Dominique de Villepin, qui préfère les communistes aux patriotes nationaux, a cru devoir publier sur X : « les changements de régime ne mènent ni à la démocratie, ni à la paix, mais au chaos ». Il préfère sans doute que le peuple vénézuélien, continue à endurer une dictature de gauche des plus inhumaines. Marine le Pen a eu une attitude ambivalente, voire empreinte d’indécision, ce qui n’augure rien de bon. « Il existait mille raisons de condamner le régime de Maduro : communiste, oligarchique et autoritaire... mais la souveraineté des États n’est jamais négociable », a-t-elle cru devoir rajouter. Sans doute aurait-elle préféré que comme à Cuba, la misère et la tyrannie perdurent pendant plusieurs générations ? Bardella, peu ou prou, a suivi la même ligne, c’est décevant.

Plusieurs dirigeants européens, comme le Premier ministre anglais, ont cru devoir répéter comme des perroquets, qu’il fallait en toutes circonstances respecter le droit international ? Parce que Maduro, le respectait, lui, le droit international ?  On se remémore à cet instant, la Hongrie de 1956. Si les américains avaient eu le sens de la liberté, ils auraient appuyé de toutes leurs forces les Hongrois qui se dressaient contre l’oppresseur. Mais voilà, au nom du droit international et de la coexistence pacifique, ils avaient alors favorisé le tyran russe, et les Hongrois comme les autres peuples de l’Est, ont vécu encore plus de trente années dans la misère et la tyrannie. Idem pour le peuple tchèque en 1968, où les Allemands de Berlin-Est en 1953. Il fallait respecter le droit international, et dissoudre le peuple, comme l’avait si bien suggéré le stalinien Bertolt Brecht.

La France, l’Angleterre, et d’autres pays ont aussi respecté le droit international dans les années 1930, vis-à-vis d’Hitler, et on a vu la suite. Car comparer par exemple, ce qui a pu se passer en Irak, et ce qui se passe actuellement au Venezuela, est totalement inepte, d’un point de vue géopolitique.  

C’est notamment l’avis éclairé de Joseph Ledford, spécialiste de la politique étrangère des États-Unis, auprès de la Hoover institution. Dans un entretien Au Figaro, il rappelle opportunément, que la stratégie américaine s’inscrit dans la lutte contre le trafic de drogue, l’immigration massive, les organisations criminelles transnationales, devenues de plus en plus puissantes « et souvent intégrées à des États, comme le Venezuela, n’est pas limité à l’hémisphère occidental, comme vous le constatez dans les banlieues françaises ». Ces organisations sont de plus soutenues par des filières terroristes et islamistes. Le Hezbollah et l’Iran sont chez eux au Venezuela.

Ledford ajoute aussi que : « Beaucoup d’analystes voient tout à travers le prisme de ce qui s’est passé en Irak, alors que le Venezuela est une situation complètement différente, et notamment ne connait pas le même type de divisions religieuses que la société irakienne ». Il rappelle aussi, qu’en juillet 2024, plus de 60% des électeurs avaient voté pour l’opposant à Maduro. Certes, personne n’est dupe, que le pétrole vénézuélien, intéresse aussi au plus haut point le l’administration Trump et les États-Unis, moi le premier. Mais si cela peut apporter la sortie de la misère et de la pénurie au peuple et lui rendre sa liberté, le pétrole y aurait alors joué un rôle bénéfique pour une fois.

Notre incompétent ministre des affaires étrangères, qui comme son maître, tremble devant l’Algérie, s’est fendu d’une déclaration digne de la voix de son mentor : « En confisquant le pouvoir au peuple vénézuélien, en le privant de ses libertés fondamentales, Maduro a porté une atteinte grave à sa dignité et à son droit à l’auto-détermination.... », mais dans un en même temps très macronien, il a rajouté, comme la plupart des dirigeants européens d’ailleurs : « La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir ». Dès lors, dit autrement, les États-Unis n’auraient rien dû entreprendre, et le peuple vénézuélien aurait dû rester soumis, dans l’indignité et sans pouvoir s’auto-déterminer. Comme politique de gribouille, on ne fait pas mieux.

C’est là que l’on s’aperçoit, que le droit international est d’une hypocrisie absolue, et qu’il permet de légitimer toutes les tyrannies, surtout si elles sont à gauche. Imaginons un seul instant, que le régime vénézuélien avait été de type pinochiste, croyez-vous un seul instant, que les déclarations des uns et des autres auraient été identiques ? Je vous laisse le soin de répondre à cette question, d’y réfléchir et d’en tirer toutes les conséquences.

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Mélenchon apporte tout son soutien au régime narco-trafiquant communiste dictatorial de Maduro

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Michel Festivi 

Jean-Luc Mélenchon peut tout se permettre, sans que cela n’attire les foudres de tous les biens pensants des médias et de la politique. Une fois de plus est démontré « le privilège rouge », dont la gauche et l’extrême gauche française bénéficient dans toute la sphère des radios et télévisions du système.

Alors que Donald Trump avait ordonné une frappe, pour détruire une zone de mise à quai utilisée par des bateaux vénézuéliens, dans le cadre de leur narco trafic, dont cet État est le pourvoyeur, le leader minimo de La France Insoumise, n’a pas hésité à twitter sur X le 30 décembre 2025 : « Trump attaque le Venezuela. Insupportable agression pour piller ce pays... Totale solidarité avec le Venezuela, force et courage à son gouvernement et à son peuple pour mener une résistance victorieuse. » 

En diffusant ce texte laudateur envers Maduro et son régime dévastateur, Mélenchon et son parti LFI, ont clairement pris position pour un régime des plus dictatoriaux qui soit et qui fait vivre sa nomenklatura rouge, du trafic de drogue et du blanchissement qui en découle. La preuve en a été immédiatement rapporté, par le président très à gauche de la Colombie, Gustavo Petro. Ce dernier a approuvé ce bombardement par Trump, d’une fabrique de cocaïne à Maracaibo, sur la côte vénézuélienne. « Nous savons que Trump a bombardé une fabrique, à Maracaibo, nous craignons qu’on y mélange la pâte de coca pour en faire de la cocaïne » a déclaré Petro aussi sur le réseau X. Petro a d’ailleurs estimé, que cette installation était celle de l’Armée de libération nationale, la guérilla colombienne, qui contrôle la région productrice de cocaïne du Catatumbo, frontalière du Venezuela et proche de Maracaibo. 

Le système chaviste, continué par Maduro a fait du Venezuela un pays totalitaire et de narco-trafic. L’opposition est très fortement brimée, voire empêchée de se présenter aux élections. Ses militants sont emprisonnés. Corina Machado, prix Nobel de la paix, n’avait pas pu concourir aux dernières élections présidentielles, elle vit d’ailleurs cachée. C’est Edmundo Gonzalez Urrutia qui s’était présenté, mais il avait été interdit de faire campagne. Malgré tout, c’est ce dernier qui avait emporté les élections du 28 juillet 2024, comme en ont attesté les procès-verbaux que l’opposition avait pu se procurer et diffuser par ses scrutateurs. Aujourd’hui, il a dû s’exiler. D’ailleurs le régime a refusé de publier les résultats, et l’élection de Maduro avait été validé par la Cour suprême, totalement aux ordres du régime, alors que cette institution était incompétente juridiquement pour statuer sur l’élection. Des manifestions monstres avaient eu lieu dans le pays pour contester l’élection de Maduro, elles ont été réprimées dans le sang par le régime, faisant 25 morts, 192 blessés et 2.400 arrestations officielles.

Même le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, avait dénoncé l’utilisation disproportionné de la force et « le climat de peur au Vénézuéla », où les détentions arbitraires sont légion.

Mais qu’à cela ne tienne, Mélenchon soutient un tyran qui bafoue la démocratie. Or, dix pays d’Amérique latine et les États-Unis de Biden, avaient rejeté ce résultat électoral frauduleux. L’Argentine, le Costa Rica, le Chili alors à gauche, l’Équateur, le Guatemala, Panama, Le Paraguay, le Pérou et la République Dominicaine avaient affirmé refuser « catégoriquement l’annonce du Tribunal suprême de justice du Venezuela qui indique avoir conclu une prétendue vérification des résultats du processus électoral ». Car le Conseil national électoral n’avait jamais rendu public les PV des bureaux de vote, ni fourni de décomptes exacts, prétendant faussement à un piratage informatique. Or selon ces PV, Urrutia avait obtenu plus de 60% des voix. Ni les États-Unis, ni l’Union européenne n’avaient reconnu la réélection de Maduro. Le président alors très à gauche du Chili, Gabriel Boric avait déclaré que le Tribunal « achève de consolider la fraude... nous sommes face à une dictature qui falsifie les élections, réprime ceux qui pensent différemment ». Même le très gauchiste Lula, président du Brésil avait recommandé que l’on recommence les élections, comme Petro aussi. Et c’est ce régime, que soutient Jean-Luc Mélenchon et donc LFI.

Le régime Chavisto-maduriste a ruiné le Venezuela. Près de 8 millions de vénézuéliens ont quitté la misère et la pénurie, posant d’ailleurs d’énormes problèmes de délinquance dans les pays voisins, comme le Chili, ce qui a conduit le nouveau président élu, Kast, à envisager leurs départs. Il est très symptomatique de faire remarquer que désormais le Vénézuéla est soutenu par la Chine communiste, l’Iran, la Russie, la Corée du Nord, le Hezbollah, le Nicaragua, Cuba, et donc par LFI. Qui se ressemble, s’assemble.

Mais ce qui est choquant, c’est que Mélenchon puisse ainsi pérorer sans que d’importantes autorités politiques ou médiatiques ne fustigent aussitôt son comportement et le relèguent dans les poubelles de l’histoire. Tous ceux qui n’ont pas de mots assez sévères contre le RN ou Reconquête, sont totalement taisants ici. On n’entend pas non plus les pseudos artistes à la mode Alain Souchon. C’est devenu une habitude avec les gauches françaises dans leur ensemble.     

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mardi, 30 décembre 2025

La gauche et la falsification de l’Histoire, l’éternel camp du bien

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Michel Festivi 

Depuis 1945, les gauches ont mis en place une falsification massive de l’Histoire, pour diaboliser tous ceux qui s’opposaient à leurs politiques. Avec la complicité active ou passive d’une certaine droite, souvent gaulliste, elles ont édicté des mystifications pour s’ériger définitivement dans le camp du bien et reléguer les nationaux, les souverainistes, les patriotes, les conservateurs de toutes obédiences, dans les enfers du camp du mal, pour qu’ils y soient discrédités à jamais, et qu’ils ne puissent plus se relever politiquement.

Cette stratégie diabolique, a parfaitement fonctionné pendant des décennies. Le parti communiste dit français, qui a trahi la France et les Français à de très nombreuses reprises dans son histoire sanglante, et notamment entre août 1939 et juin 1941, en pactisant avec les nazis, comme l’ont prouvé de très nombreux historiens à l’égal de Jean Marc Berlière et Franck Liaigre (1), ou Sylvain Boulouque (2), a été l’un manipulateur en chef. Il n’a été résistant qu’une fois l’URSS, sa vraie patrie attaquée, pour uniquement prendre sa défense et tenter d’imposer ce régime mortifère à la France, comme l’avait indiqué, le grand résistant Henri Frenay. Le PC « F » a été à la pointe de cette construction mémorielle, entraînant derrière lui des radicaux comme Pierre Cot, ou des hommes prétendument de droite, comme une kyrielle de gaullistes. (3). Il a aspiré aussi à faire oublier qu’il avait été entièrement stipendié par l’URSS et l’internationale communiste de 1921 à 1991 (4). Alors que pourtant, il tenait des propos antisémites contre Georges Mandel ou Léon Blum, et que ses députés écrivaient au Maréchal Pétain pour se proposer d’être des délateurs à charge contre les accusés de Riom.

Aujourd’hui, cette vision communisante de la politique a toujours cours, et est relayée par des personnalités comme Xavier Bertrand, Dominique de Villepin, Edouard Philippe, Charles de Courson, Elisabeth Borne et bien d’autres, qui assimilent en permanence, les mouvements patriotes comme le Rassemblement National ou Reconquête à Vichy et à Pétain (5), pour les vouer aux gémonies et leur interdire d’exister (6).  

Ce substrat politico-historique des plus pervers et désinformateur, se fonde sur des analyses d’historiens-militants ou militants-historiens, comme vient encore de nous le révéler un entretien paru dans un journal régional à très grand tirage, Ouest-France, le 26 décembre 2025. Dans cet article, Laurent Joly, directeur de recherches au CNRS, interrogé sur la parution d’un nouveau livre collectif sur Vichy, se croit immédiatement obligé de dévier pour reprendre cette antienne des plus factice, en accolant Éric Ciotti et le Rassemblement National, Nicolas Sarkozy téléphonant à Marine le Pen à Vichy, car nous dit-il : « Les souvenirs des crimes de la collaboration empêchent ce rapprochement ». Donc Éric Ciotti, Nicolas Sarkozy, Marine le Pen sont assimilables au régime de Vichy et aux crimes de la collaboration.

Cette contrefaçon historique, préfabriquée, truquée, pipée, a un but, empêcher par tous les moyens, l’arrivée au pouvoir d’une droite nationale ou supposée telle, qui n’entend plus se soumettre aux oukases des gauches et de l’extrême-gauche qui ont abandonné le peuple français depuis fort longtemps. Et pour cela, on n’hésite pas dans la dramaturgie falsificatrice : « Vichy est la seule expérience française de la fameuse Union des droites » proclame ex abrupto le même Laurent Joly. Nous allons donc facilement démontrer, que pendant les quatre années du régime de Vichy, des hommes de gauche, ou venant de la gauche, se sont précipités dans les bras de Pierre Laval ou de François Darlan, et que les gouvernements du Maréchal Pétain, étaient à bien des égards, des unions des gauches, soutenus par des hommes de gauche, qui avaient eu d’importantes responsabilités avant-guerre dans la gauche française.

Pierre Laval et François Darlan :

À part l’intermède très bref de Pierre-Etienne Flandin issu de la droite libérale, qui fut pendant 1 mois et 17 jours, Vice-président du conseil entre le 14 décembre 1940 et le 10 février 1941, mais que les Allemands récuseront pour anglophilie, les gouvernements Pétain, pendant ces quatre années, ont été présidés soit par Pierre Laval, soit par François Darlan, des hommes de gauche.

Pierre Laval a toujours été socialiste, depuis son plus jeune âge. D’abord à la SFIO jusqu’en 1922, il s’est toujours revendiqué ensuite du socialisme indépendant. Même si dès le début des années 1920, il n’a plus été un socialiste orthodoxe, Laval s’est toujours considéré comme étant à gauche. Encore en 1924, il a mené une liste du cartel des gauches. Son homme lige sous Vichy a longtemps été René Bousquet, chef de toutes les polices, et qui venait de la gauche. Fils d’un notaire radical-socialiste du Sud-0uest, René Bousquet a franchi toutes les strates de la république radicale, grâce à ses appuis politiques chez les radicaux-socialistes, comme les frères Maurice et Albert Sarraut, soutiens du régime de Vichy et dirigeants de La Depêche du Midi. Ils votèrent tous deux les pleins pouvoirs.

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mercredi, 24 décembre 2025

Entrisme islamiste dans les municipalités : l’exemple de Colombes

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Michel Festivi

Au printemps dernier, un rapport sur l’entrisme islamiste des Frères musulmans avait fait grand bruit, Macron avait même convoqué un conseil de défense qui finalement n’aura accouché que d’une souris. De belles promesses ont été faites, mais rien de concret n’a vraiment été entrepris, sinon le bla bla habituel, parler mais ne rien faire, on a hélas l’habitude dans le régime macronien. Bien des LR soutiennent aussi ce gouvernement, sans que Retailleau, patron desdits LR ne bouge le petit doigt pour les menacer de les expulser du parti. Dernièrement un article du Figaro titrait justement « Retailleau ou le lent poison de l’indécision ». Tout était dit dans le titre.

Pourtant l’entrisme islamiste se porte de mieux en mieux et déroule inexorablement son fil. Un nouvel exemple vient de nous en être donné avec la ville de Colombes (92). 
 
En 2020, la municipalité passe aux mains des écologistes. Le bras droit du maire, son directeur de cabinet, le dénommé Stéphane Tchouhan, dans le collimateur de la préfecture depuis plusieurs mois, a été écarté à quelques semaines d’élections municipales cruciales. Ce dernier est aussi le directeur d’un institut appelé Lissen. Il se présente comme un centre d’enseignement du numérique et de langues dont l’arabe. Il enseignerait à 250 élèves et adultes et faisait également du soutien scolaire. 
 
Mais lors  d’un contrôle préfectoral en mars dernier, toute la panoplie islamiste a été pointée. Enseignantes voilées, tapis de prières dans chaque pièce, posters d’apprentissage à la prière, images d’enfants sans visage. Le directeur qui se faisait appeler « Abderraham » était en fait  le directeur de cabinet du maire, le sieur Tchouhan. Cf Le Figaro du 23/12/2025.
 
Un second contrôle en mai va révéler, toujours selon Le Figaro, des manquements à la sécurité incendie, des vétustés des bâtiments pouvant engendrer des risques aux occupants. Des lors, le préfet a entendu se substituer au maire de Colombes, pourtant comptable de la sécurité publique, et a décidé de fermer l’établissement en question. 
 
Mais de surcroît, le courageux préfet, qui a pris le taureau par les cornes, n’a pas hésité à effectuer une déclaration article 40 du code de procédure pénale auprès du parquet, contre le directeur du cabinet du maire. Il lui est reproché d’être justement à la fois directeur de cabinet, directeur de cet institut, et aussi secrétaire général de l’association cultuelle Musc (Musulmans de Colombes), gestionnaire de la mosquée la dignité de Colombes, dont Le Figaro nous dit qu’elle serait proche des Frères musulmans. 
 
Cette association a contracté avec la mairie pour occuper un terrain dans le cadre d’une convention d’occupation précaire, plusieurs fois renouvelée, grâce a laquelle, elle a déposé un permis de construire pour y édifier une nouvelle mosquée. Le préfet qui a émis un avis défavorable, soupçonne donc le directeur du cabinet du maire d’un conflit d’intérêts, d’où cette dénonciation. Ce dossier est toujours en cours d’instruction, à ce stade. Suite à cette dénonciation préfectorale, une perquisition est intervenue le 19 novembre, et une enquête judiciaire a été ouverte au parquet de Nanterre pour « prise illégale d’intérêts et blanchiment ». 
 
Le maire s’est donc tout  récemment séparé de son bras droit « pour perte de confiance », se contentant d’indiquer que la Justice fera son travail, qu’il existe la présomption d’innocence, et que tout un chacun doit pouvoir se défendre. Bref, service minimum, il se refuse de commenter l’affaire au fond. Le préfet lui a répondu qu’il prenait acte du départ de son directeur de cabinet « suite aux actions engagées dans le cadre de l’entrisme islamiste ».
 
L’opposition municipale LR, UDI, et Horizons ne monte guère au créneau, bien à l’image de ces partis, et se montre d’une prudence certaine. Pourtant, le rapport de mai 2025, sur l’entrisme islamiste des Frères musulmans citait nommément Stéphane Tchouhan : « parvenu à dresser un maillage important dans la ville de Colombes, où il mêle du lien social, éducatif, religieux et politique ». Visiblement l’opposition ne semble pas l’avoir lu. 
 
La situation dans ce département des Hauts-de-Seine, semble particulièrement alarmante. Le préfet avait même dû réunir, en septembre dernier, une cinquantaine de maires ou de responsables communaux, pour les alerter sur l’entrisme islamiste. Le représentant de l’Etat avait même attiré l’attention de deux édiles, leur rappelant qu’ils avaient dans leur équipe municipale des individus connus comme islamistes.
 
En 2020, lors des dernières municipales à Colombes, la maire LR Nicole Goueta, s’était opposée à cet entrisme en déclarant qu’elle préempterait les terrains en question. Elle a alors subi une attaque en règle de certains réseaux sociaux « contre un maire anti musulman », et elle avait finalement été battue. 
 
Effectivement le rapport avait aussi pointé un activisme certain de la part de l’association Musc contre la mairesse. D’où sans doute cette prudence qui semble être la règle à Colombes. 

01:04 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

dimanche, 21 décembre 2025

Elections en Estremadure (Espagne) : Vox, la droite nationale espagnole, renforce considérablement ses positions

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Michel Festivi
 
Ce dimanche 21 décembre, avait lieu des élections anticipées au parlement régional d’Estremadure. Cette région située au sud-ouest du pays, jouxtant la frontière portugaise, a comme capitale Merida, mais les villes les plus importantes sont Badajos et Cáceres.
 
Chaque communauté autonome  espagnole dispose d’un parlement et d’un exécutif local. Il s’agit comme dans la quasi totalité des pays européens, d’un vote à un seul tour, au scrutin de listes, en fonction de l’importance de la population, avec un minimum de 5% pour être attributaire de sièges. Cette règle simple et claire, devrait être appliquée en France, pour tout type d’élections, ce qui éviterait bien des tambouilles politiciennes entre les deux tours. 
 
En 2023 le Parti populaire de centre-droit dirigé ici par María Guardiola, était arrivé à égalité avec le PSOE, 28 élus chacun, et elle n’avait pu prendre la gouvernance qu’avec l’apport des 5 élus Vox, après bien des tergiversations et des psychodrames, l’extrême gauche Podemos n’ayant eu que 4 élus. Tout c’était donc joué à une voix. 
 
Mais Vox avait finalement refusé de continuer à soutenir le gouvernement régional PP, suite à un différend sur l’arrivée de centaines de migrants qualifiés de mineurs non accompagnés, que María Guardiola avait accepté d’accueillir, ce que Vox refusait. Doutant de faire approuver son budget, María Guardiola a donc dissous le parlement, d’où ces élections anticipées, dans le but d’obtenir seule la majorité absolue de 33 sièges, sur les 65 que contient l’hémicycle . 
 
Pari a demi perdu pour le Parti populaire. S’il devient la première force politique de cette région, avec 29 députés, un de plus donc, il n’atteint pas la majorité absolue des 33 élus. Le grand perdant est le Parti socialiste, qui perd 10 sièges alors qu’il était à égalité avec le PP. Le grand gagnant est donc Vox qui engrange 11 élus, soit 6 de plus, il fait plus que doubler son résultat de 2023. Les communistes ont visiblement profité de l’effondrement du PSOE en passant de 4 à 7 élus. 
 
María Guardiola avait voulu jouer le coup de force, pensant obtenir seule la majorité absolue sans Vox, c’est visiblement raté. Elle devra recommencer à négocier avec Vox et son chef local Oscar Fernandez. 
 
Cette région pauvre, classée 13e sur les 17 communautés autonomes que compte l’Espagne, a été historiquement la terre des conquistadors, qui partaient tenter l’aventure au nouveau monde. En sont issus, Hernando Cortes conquérant du Mexique ou encore Francisco Pizarro pour le Pérou. Depuis 1983, elle avait quasiment sans interruption été dirigée par la gauche jusqu’en 2023, sauf un court intermède . 
 
À noter que le 8 février prochain, en Aragon, dans le Nord, strictement les mêmes causes produisant les mêmes effets, des élections régionales anticipées auront lieu dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons. Espérons là aussi que Vox tienne la barre et empêche par son score, les manœuvres du Parti populaire qui après avoir signé des accords avec Vox, essaie sournoisement de s’en dégager. 
 
Ce résultat va fragiliser Pedro Sanchez, le Premier ministre PSOE, grandement empêtré dans de multiples affaires judiciaires, et qui vient de perdre l’appui de 7 élus indépendantistes catalans aux Cortes. Pour l’instant il refuse d’organiser des élections générales, mais si les résultats continuent à être aussi mauvais, la donne pourrait grandement changer. 

23:51 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |