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vendredi, 01 mai 2026

Une initiative de publication très bienvenue, la réception critique de Mea culpa

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Michel Festivi  

Monsieur Maxim Görke, docteur en littérature française, a soutenu sa thèse en Sorbonne, le 26 octobre 2018. Elle portait l’intitulé suivant : « Loin des Lumières : Approche philosophique de Voyage au bout de la nuit, Bagatelles pour un massacre et Mea Culpa de Louis Ferdinand Céline ». Auteur de plusieurs études, articles et contributions sur l’œuvre de Céline, Maxim Görke, Maître de langue au département d’allemand à l’université de Strasbourg, a eu la très riche et ingénieuse idée, de faire paraitre au tout début de cette année, une contribution remarquable de « la réception critique de Mea Culpa suivi de la Vie et l’œuvre de Semmelweis de Louis-Ferdinand Céline ». Le Bulletin célinien, publié chaque mois sous la direction de Marc Laudelout, en a fait la promotion, et ce fut une heureuse décision. (1)  

Les céliniens connaissent bien sûr, ce petit opuscule de 27 pages, Mea culpa, que Céline publia à la toute fin de 1936, voire début 1937, chez Denoël et Steele, suite à son voyage de quelques semaines en URSS. L’éditeur pour compléter ce court texte, rajouta en deuxième partie de l’ouvrage, la thèse médicale de Céline sur Semmelweis, l’obstétricien hongrois du XIXe siècle, qui trouva comment contrer la fièvre puerpérale et qui connut tant de déconvenues. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est bien Mea Culpa.  Car pour y dépenser ses roubles, les roubles soviétiques (monnaie de singe ?), monnaie nationale russe depuis 1932, Céline avait été contraint de se rendre au pays des soviets. Cette devise ne sera ni exportable, ni convertible, jusqu’à la dissolution de l’Union soviétique. Céline disposait d’un crédit en URSS, suite à la publication de Voyage au bout de la nuit, du moins d’une traduction « fort lacunaire », comme le documente Maxim Görke, assurée par Elsa Triolet, la compagne d’Aragon, qui souhaitait de la Guépéou partout. Comme le souligne cet éminent spécialiste de Céline, Voyage au bout de la nuit, partiellement traduit en Russe en janvier 1934, sera tiré à 6.000 exemplaires, puis 15.000. Une revue soviétique moscovite, Union et revue des journaux, dans un hors-série, tiré à 40.000 exemplaires, y insérera deux extraits du roman en 1935.

Fin 1936, outre Voyage au bout de la nuit, qui lui valut en 1932, le prix Renaudot, et non pas le Goncourt comme l’écriront par erreur de nombreux critiques, Céline venait de publier Mort à Crédit, cette même année 1936.

Voilà pour le contexte de ce voyage. L’important ici, c’est la recension de 92 comptes rendus, réunis dans ce volume de 260 pages, parus dans la presse française de l’époque, mais aussi belge ou suisse, journaux nationaux, gazettes locales, périodiques prestigieux, revues moins ou peu connues, plumes célèbres, auteurs inconnus, voire anonymes ou non répertoriés . Sauf les spécialistes céliniens, ou les férus de littérature, peu connaissent Mea Culpa, une critique acerbe et toute célinienne du régime soviétique. Or, cette publication survient quelques semaines après un livre qui a fait sensation, Retour d’URSS, d’André Gide, publié en novembre 1936. André Gide, futur prix Nobel, très grand bourgeois protestant, s’était piqué au communisme depuis le début des années 1930. Accompagné de cinq écrivains de gauche, dont jacques Schriffin qui parle le Russe, Gide arrive à Moscou le 14 juin 1936, quatre jours avant les funérailles de Gorki, Gide prononcera d’ailleurs sur la Place Rouge, son éloge funèbre.

Retour d’URSS, dans le contexte international de la guerre d’Espagne, commencée le 18 juillet 1936, décrit le désenchantement, c’est le moins que l’on puisse dire d’André Gide sur ce qu’il a vu en Russie : « Je doute qu’en aucun autre pays aujourd’hui, fut-ce dans l’Allemagne d’Hitler, l’esprit soit moins libre, plus courbé, plus craintif, plus vassalisé ». C’est une véritable bombe. Gide va être injurié et vilipendé par toute la clique pro-soviétique française et internationale. Si j’insiste sur ce point, c’est que la quasi-totalité des commentaires répertoriés dans cet ouvrage, font le parallèle entre Gide et Céline, puisque dans un style fort différent, ils arrivent, quasiment au même moment, tous deux à la même conclusion, mais dans une langue diamétralement opposée, ce qui fait la grandeur de la littérature française.  Dans mon histoire sur les falsifications et mensonges du Parti communiste « français », je suis revenu en détail sur cet épisode capital de la littérature et la politique française de ces années 1936/1937 (2). Céline lui avait écrit « Tout ce qui aide à fourvoyer la masse abrutie par les louanges est bienvenu. Quand les ruses ne suffisent plus, quand le système fait explosion, alors recours à la trique ! à la mitrailleuse, aux bombonnes ! ».

Car l’URSS et le soviétisme vont être piqués au cœur par ces deux publications, en plein front populaire français, en plein procès de Moscou, agréés et légitimés par la Ligue des droits de l’homme, comme je le commente dans mon ouvrage précité. Certes, ce n’était pas la première fois, loin s’en fallait, que des voyageurs ou pèlerins, reviennent de Moscou et fassent part de leurs désappointements (euphémisme), et leurs témoignages furent souvent repris comme illustrations, dans ces chroniques, comme celui d’Henri Béraud en 1925, Ce que j’ai vu à Moscou. Mais Gide plus Céline, c’était particulièrement ravageur contre le communisme, alors triomphant (75 députés communistes élus en avril et mai 1936).

L’intérêt de ces recensions d’époque l’est à plus d’un titre. L’auteur Maxim Görke ne s’est pas contenté de compiler les textes, mais, outre une introduction des plus utiles, après chaque article, il nous donne des précisions remarquables, sur l’auteur quand cela est possible, (car il y a quelques anonymes), et sur le journal ou la revue en question. C’est là que l’on se rend compte de la richesse de la presse française de l’époque, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif. Chaque ville plus ou moins importante, chaque région, chaque contrée avait son journal. C’est ainsi que l’on peut lire les comptes-rendus de Candide, ou Gringoire, dont les tirages dépassaient largement les 500.000 exemplaires voire plus, ou sur des journaux moins connus ou plus confidentiels comme l’Atelier, Le Peuple, La lumière, Le Hérisson, et clin d’œil à mon ami Francis Bergeron, l’indépendant du Berry, sous la plume d’un certain Jules Pataquès (ça ne s’invente pas) ! On y retrouve aussi Le Charivari, Aux écoutes, Le Merle blanc, l’Ami du peuple, l’Assaut, Vendémiaire etc...

Quant aux auteurs, cela va de Simon Arbellot, à Louis Salleron, Pierre Dominique, René Barjavel, Jacques de Lacretelle, Robert Poulet, Max Bonnafous, Georges de la Fouchardière, Jean-Pierre Maxence, Henri Béraud, Ramon Fernandez, Lucien Combelle, Lucien Descaves, André Wumser, Pierre Guillain de Bénouville pour les plus célèbres, à d’illustres inconnus, mais non dénués d’intérêt, comme Durtal, Pierre Bernus, Alex Delpeyrou, ou encore, Clément Vautel, Pierre Châtelain etc...

La chronique d’Henri Béraud est l’une des plus talentueuse de toutes, cela ne surprendra personne, et surtout pas Francis Bergeron, président de l’association Rétaise des amis d’Henri Béraud. Je ne peux pas me retenir de faire quelques citations, invoquant Gide et Céline il écrit : « Mais les deux autres avaient la foi, la vraie, celle qui transporte les montagnes et métamorphose les auteurs à la mode en prolétaire aux mains calleuses » ; ou encore ce morceau d’anthologie : « Ce fut donc en vrais croyants, faucille et marteau croisés sur le cœur, que Gide, ce damné de la terre, et Céline, ce forçat de la faim, s’élancèrent vers le saint des saints moscovite. Une double haie de poings religieusement levés salua leur départ... ». Béraud évoquera aussi la tragédie de l’Holodomor ukrainien qui fit six millions de morts. Tout est à l’avenant dans cette recension, parue le 19 février 1937 dans Gringoire, qui tirait alors à 650 000 exemplaires. Le même hebdomadaire avait déjà publié une critique positive de Jean-Pierre Maxence, le 27 janvier 1937 qui commence ainsi : « La Russie soviétique, ces temps-ci, n’a pas de chance avec les écrivains français ».

Dans un peu plus de deux ans, Staline et Hitler s’entendront comme larron en foire, pour dépecer la Pologne, ce qui engendrera la Seconde Guerre mondiale. Deux ans encore de plus, et l’une des guerres les plus apocalyptiques fera rage dans les steppes russes entre les deux tyrannies. Ensuite, et pour plus de 45 ans, la moitié de l’Europe sera soumise au totalitarisme communiste, et le combat anticommuniste reprendra, avec d’autres témoins, d’autres épisodes, d’autres courageux combattants, jusqu’à la chute finale. 

En tout cas, je recommande chaudement la lecture de ce livre, à ceux qui apprécient Céline bien sûr, mais aussi à ceux qui s’intéressent à la vie politique et littéraire de ces années, si riches à tout point de vue. Mais, outre le contenu des articles, Maxim Görke nous instruit grâce à son introduction, ses notes sur les auteurs et les journaux de l’époque. Il n’hésite pas à relever une erreur ou une approximation. L’index des auteurs et œuvres citées, ainsi que l’index des comptes rendus complètent très utilement l’ouvrage.

« On craint pour sa tête », La réception critique de Mea Culpa suivi de la Vie et l’œuvre de Semmelweis de Louis Ferdinand Céline, Dossier de Presse établi, annoté et présenté par Maxim Görke, Du Lérot éditeur, 16140 Tusson, 278 pages, 32 euros.

(1) Le Bulletin célinien, périodique mensuel, BP 42004 59011, Lille cedex, abonnement de 58 euros l’an à l’ordre de Marc Laudelout

(2) Michel Festivi, La désinformation autour du Parti communiste « français », éditions Dualpha, 2024, préface de Francis Bergeron. Pour le commander cliquez ici

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mercredi, 29 avril 2026

Espagne, mai 1931, la révolution sanguinaire par les flammes

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Michel Festivi

Les persécutions religieuses contre les symboles du catholicisme commencèrent très tôt en Espagne républicaine. À peine la république s’était-elle installée, qu’une vague terroriste a submergé la péninsule. Le 12 avril 1931, les élections municipales furent gagnées largement en nombre d’élus, par les candidats monarchistes. Mais dans les grandes villes ce furent plutôt des républicains qui l’emportèrent et les rues de Madrid s’emplirent de militants excités. Le roi Alphonse XIII, le grand père de Juan Carlos, pour éviter une guerre civile et des heurts dramatiques, qu’il prévoyait, préféra quitter le pays, sans abdiquer. Aussitôt un gouvernement provisoire républicain fut constitué le 14 avril 1931. Ces hommes s’y étaient préparés depuis le mois d’août précédent, et avaient tenté un coup d’état en décembre 1930, qui avait alors échoué. 
 
Quelques semaines plus tard, en mai 1931, des sympathisants de la monarchie firent retentir depuis un gramophone l’hymne royal, La Marcha real, depuis un appartement, qui résonna dans les rues avoisinantes de Madrid. Aussitôt des révolutionnaires, notamment des anarchistes crièrent à la provocation, et prenant ce prétexte, décidèrent d’incendier des bâtiments religieux, des Églises, des couvents et pour faire large, des sièges de journaux comme l’ABC ou El Debate, ou de partis de droite, car dans la gêne il n’y a pas de plaisir. Beaucoup d’historiens acceptent sans trop émettre de critiques, ces faits criminels terroristes, en les absolvant par avance, par cette soi disant provocation, comme si les deux événements étaient équivalents. 
 
La machine infernale commença le 11 mai 1931 et se poursuivit jusqu’au 13 mai, sans que le gouvernement provisoire n’intervienne contre les incendiaires, pourtant connus et bien répertoriés, qui déambulèrent tranquillement avec leurs bidons d’essence. Le laxisme politique et judiciaire ne date pas d’aujourd’hui. Un homme, alors ministre de l’Intérieur, Miguel Maura voulut faire intervenir la Garde civile. On l’en empêcha. Ce fut notamment Manuel Azaña, alors ministre de la Guerre qui opposa un veto catégorique à l’action de son collègue. Il reçut l’appui de tous les autres ministres de gauche, comme notamment Francisco Largo Caballero ministre socialiste du Travail, Fernando de los Rios, ministre socialiste de la Justice, ou le radical socialiste ministre l’Instruction publique, Marcelino Domingo. 
 
Le chef du gouvernement et futur président de la république, le pusillanime Alcala-Zamora, pourtant catholique et ancien monarchiste, n’osa pas contredire son ministre de la Guerre. Et c’est ainsi qu’à peine installée, la IIe République espagnole connut des flambées de violence au sens propre comme au figuré. 
 
Les dégâts matériels et culturels furent considérables. Notamment la richissime bibliothèque du Couvent des fleurs à Madrid, vit disparaître des milliers de volumes, comme les oeuvres originales des plus grands écrivains espagnols, Lope de Vega, Quevedo ou Calderón de la Barca. On évoque la perte de 80.000 volumes. Des peintures ou oeuvres inestimables de Zurbarán, Van Dyck, Pacheco, Mena ou Alonso Cano disparurent sous les braises rougissantes de la révolution. Des groupes de révolutionnaires s’étaient amassés devant l’édifice en flammes, sans être inquiétés, empêchant les pompiers d’intervenir. La maison d’enseignement des jésuites, rue Isabel la Católica disparut également. 
 
L’institut catholique des arts et des industries fut aussi anéanti et perdit 20.000 volumes. L’Eglise et notamment les jésuites assuraient alors, et bien souvent gratuitement pour les plus humbles, l’essentiel de l’enseignement, du primaire au supérieur, enseignement de qualité au demeurant, avec tout un système de bourses pour les étudiants brillants mais pauvres. Qu’à cela ne tienne, les jésuites seront expulsés d’Espagne, car les gauches les haïssaient, leurs biens saisis. 
 
Plus d’une centaine de bâtiments religieux ou en lien avec la catholicité furent détruits. Cela ne faisait que commencer. Durant la révolution armée d’octobre 1934, après les élections frauduleuses de février 1936, et surtout après le 18 juillet 1936, date du début de la Guerre civile, les atteintes aux biens et aux personnes considérées comme catholiques redoublèrent. Près de 10.000 religieux et religieuses, moines, curés, évêques seront assassinés entre 1934 et 1936-1939. La papauté en béatifiera et en canonisera des centaines. Paul Claudel écrira un émouvant poème à leur mémoire : Aux martyrs espagnols, en 1937
 
Des peintures de Goya, du Greco, le Christ de Mena et d’autres, furent saccagés et perdus à tout jamais en ce terrible mois de mai espagnol, et ce tout simplement par haine de la foi, comme les magnifiques fresques du couvent de Sijena près de Huesca. Manuel Azaña avait prévenu ses collègues en mai 1931 « tous les couvents de Madrid ne valent pas la vie d’un seul républicain. Si vous intervenez, je démissionne ». La lâcheté fit le reste. Serguei Netchaiev qui fut un mentor de Lénine, avait écrit dans son catéchisme du révolutionnaire « contre les corps la violence, contre les âmes le mensonge ». Les gauches et les extrêmes gauches ont toujours été à bonne école. Ce bréviaire est toujours d’actualité, me semble t’il, avec plus ou moins d’intensité en fonction des circonstances politiques, et des volontés affirmées ou pas de contrer ces mouvements révolutionnaires.
 
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dimanche, 26 avril 2026

UN GRAND ENTRETIEN AVEC MICHEL FESTIVI, AUTEUR DU CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES, SUR BREIZH INFO

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« Le national-syndicalisme espagnol fut radicalement à part » : Michel Festivi raconte l’histoire des Phalanges 

Source Breizh info cliquez ici

Figure régulière de Synthèse nationale et auteur d’une œuvre déjà conséquente sur l’histoire de l’Espagne contemporaine — dont une biographie de Miguel Primo de Rivera et un ouvrage sur la guerre civile, L’Espagne ensanglantée —, l’historien Michel Festivi publie cette fois une synthèse consacrée aux Phalanges espagnoles, dans la collection « Les Cahiers d’histoire du nationalisme » dirigée par Roland Hélie.

Un volume de 150 pages, accessible au grand public, qui retrace la genèse, la trajectoire et l’héritage de ce mouvement national-syndicaliste né dans l’effervescence des années 1930, autour des figures fondatrices de Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo et José Antonio Primo de Rivera. Pour Breizh-Info, l’auteur revient sur la spécificité de cette « troisième voie » à l’espagnole, profondément marquée par le catholicisme, le castillanisme et l’héritage impérial, mais aussi sur le destin tragique d’un courant que l’unification franquiste finira par broyer.

L’occasion également d’éclairer, à la lumière de l’histoire, les lignes de fracture d’une Deuxième République qui portait en elle, selon plusieurs historiens et des témoins républicains eux-mêmes, les germes du chaos, et d’évoquer les lois mémorielles voulues par l’actuel gouvernement de Pedro Sánchez pour imposer une lecture officielle de cette période. Entretien (passionnant).

Breizh-info.com : Les Phalanges espagnoles est votre cinquième livre, et le quatrième consacré à l’histoire contemporaine de l’Espagne. Qu’est-ce qui vous a poussé, cette fois-ci, à centrer un ouvrage spécifiquement sur l’histoire des Phalanges — Las JONS, la Falange Española, puis leurs avatars successifs ? Quel vide cherchait-il à combler dans la bibliographie francophone ?

Michel Festivi : C’est en réalité mon 6e ouvrage consacré à l’histoire de l’Espagne. Pour être honnête, c’est Roland Hélie, le directeur de Synthèse nationale, qui publie un blog quotidien et une revue trimestrielle au titre éponyme, dans lesquels je collabore régulièrement, qui m’a demandé, pour sa collection « les Cahiers d’histoire du nationalisme », d’écrire cette histoire des Phalanges espagnoles. C’est donc le numéro 32 de ces Cahiers. J’ai accepté d’autant plus volontiers, que cela complète parfaitement je crois, ce que j’ai déjà écrit sur cette période, et à chaque fois, Breizh info m’avait accordé un entretien, ce dont je l’en remercie vivement. Ce n’est pas tant un vide que je cherchais à combler, car Arnaud Imatz, l’un de mes préfaciers sur ma biographie de Miguel Primo de Rivera, a écrit une œuvre considérable sur José Antonio et le national-syndicalisme (1). Le regretté Jean Claude Valla avait aussi publié un opuscule sur Ledesma Ramos (2), et feu Olivier Grimadi, un cahier sur José Antonio (3). Mais Roland Hélie souhaitait une synthèse actualisée sur l’histoire de ces phalanges, accessible au plus grand nombre.

Breizh-info.com : Vous évoquez en introduction l’onde de choc provoquée par la Première Guerre mondiale et l’émergence du bolchévisme léniniste, qui vont bouleverser la scène politique italienne, allemande, puis espagnole. Pourquoi l’Espagne, restée pourtant neutre durant le premier conflit mondial, a-t-elle été à ce point traversée par ces bouleversements idéologiques au cours des années 1920-1930 ?

Michel Festivi : Aucun pays européen n’a été épargné par les bouleversements considérables qu’ont provoqué les désastres matériels, humains et économiques de la 1ere guerre mondiale, ainsi que l’arrivée du bolchévisme en Russie fin 1917, qui entendait s’étendre au monde entier, par son bras armé de la IIIe internationale à partir de 1920. L’historien allemand Ernst Nolte, les italiens Emilio Gentile ou Renzo de Felice, ont chacun en ce que les concerne, largement approfondi et documenté cela, en explicitant comment les fascismes allemand ou italien ont été une « réaction » de défense contre l’internationalisme communiste, par la mise en exergue de la nation comme point d’ancrage. Certes ce fut en premier lieu, les vaincus de cette guerre, ou ceux qui ont vu leur victoire « mutilée » qui en ont subi le choc le plus fort. Mais la Roumanie, la Grèce, la Bulgarie, la Hongrie, la Croatie ont été traversées par des mouvements « fascistes » ou apparentés. Aucun pays n’a été épargné et même la France avec dans les années 1925/1927, un mouvement comme le faisceau de Georges Valois (4). L’Espagne connut elle aussi, ce phénomène très particulier, qui voulait affirmer une synthèse nouvelle, une troisième voie, pour dépasser le capitalisme et le socialisme, surtout après la crise de 1929, qui pourtant fut bien moins importante qu’en Allemagne par exemple. Neutre pendant cette guerre « européenne », L’Espagne souffrit une crise grave en 1917, qui fut matée par l’armée et connaissait d’autres déséquilibres économiques et sociaux, qui pouvait la rendre apte à cette recherche d’une 3e voie.

Breizh-info.com : Le national-syndicalisme espagnol se présente comme une « troisième voie » entre capitalisme libéral et socialisme marxiste. En quoi cette proposition espagnole se distinguait-elle, dans sa doctrine économique et sociale, du fascisme italien de Mussolini ou du national-socialisme allemand ? Peut-on parler d’une spécificité hispanique réelle, ou s’agissait-il d’une simple adaptation locale de modèles étrangers ?

Michel Festivi : Ce qu’il faut bien comprendre, et c’est ce que j’ai tenté de faire valoir dans cet ouvrage, c’est la spécificité de chaque nation, de chaque histoire nationale. Chaque trajectoire historique a été et est profondément différente. De là des particularités très éloignées les unes par rapport aux autres. L’Espagne avait été un très grand pays-empire aux XVIe et XVIIe siècle. Son histoire est radicalement différente de celle de l’Allemagne et de l’Italie, états des plus récents. Sous Charles Quint, Philippe II et plusieurs de leurs successeurs, le soleil ne se couchait jamais sur l’Espagne et ses possessions américaines, africaines, asiatiques. Cela a laissé des traces indélébiles, tout comme la Reconquista sur les mahométans, qui a forgé l’État espagnol, si différent de notre État national français par exemple. Donc le national-syndicalisme fut radicalement à part, comme troisième voie, avec ce qui a pu se passer en Allemagne ou en Italie, où de plus, là-bas, il prit le pouvoir, fascisme en Italie, national-socialisme en Allemagne, car en plus des singularités inhérentes à chaque pays, les hommes jouèrent un rôle capital. Mais bien sûr ceux qui en Espagne, tenteront « de conquérir l’État », s’en inspireront même s’ils entendaient prendre une trajectoire spécifiquement espagnole, comme leurs déclarations le prouvent.

Breizh-info.com : Vous accordez une place importante à Ramiro Ledesma Ramos et Onésimo Redondo, fondateurs desJuntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista, souvent éclipsés dans la mémoire collective par la figure rayonnante de José Antonio Primo de Rivera. Quel rôle exact jouent Ledesma Ramos et Redondo dans la genèse intellectuelle du mouvement, et pourquoi leur héritage demeure-t-il aujourd’hui moins commenté ?

Michel Festivi : Tout a commencé en Espagne par ces deux hommes. José Antonio vient après. Comme souvent en histoire, on ne retient que le dernier arrivé et qui emporte toute la mise. Car José Antonio avait une aura exceptionnelle. Mais ce sont véritablement Ramiro Ledesma Ramos et Onésimo Redondo qui ont posé les bases théoriques du national-syndicalisme. L’un à Madrid, avec son hebdomadaire La Conquista del Estado, dès 1931. L’autre un peu avant d’ailleurs à Valladolid, avec Las Juntas Castellanas de Actuation hispanica et un hebdomadaire Libertad, qui ne disparaîtra qu’en 1979. C’étaient à la fois des intellectuels brillants, et des personnes passionnées par l’action. Ils avaient le même âge et étaient très jeunes, 27 ans en 1931. Le premier était diplômé de philosophie et de Lettres, et parlait parfaitement l’allemand ; le second, licencié en droit fut lecteur d’espagnol à l’université de Mannheim. C’est d’ailleurs une constante de tous ces phénomènes « fascistes » ou proto-fascistes, le culte de la jeunesse et de la modernité. Ils se sont rapidement réunis pour former las JONS. Puis ils s’associeront avec José Antonio, puis ils se sépareront.

Breizh-info.com : Vous soulignez les trois ingrédients spécifiquement espagnols qui viennent colorer cette aventure politique : l’hispanisme, le catholicisme et le castillanisme. Comment ces trois éléments interagissent-ils dans la pensée phalangiste, et dans quelle mesure rendent-ils le national-syndicalisme espagnol irréductible à ses cousins européens ?

Michel Festivi : Votre question contient quasiment toute la réponseL’histoire de l’Espagne ne ressemble en rien à celles des autres nations européennes, je l’ai indiqué. L’hispanisme apporte une touche particulière d’universalité. Le catholicisme a irrigué profondément la vie politique et sociale de l’Espagne, alors que désormais on sait que le fascisme mussolinien, mais surtout le nazisme allemand, étaient profondément anticatholique. L’Église italienne, par sa force spirituelle et avec le concours de la Papauté a réussi, par les accords du Latran de 1929 à conserver une partie de ses prérogatives, non sans difficultés. Mussolini aurait voulu que tout s’organise autour des mouvements de jeunesse fascistes. Mais en Allemagne, le protestantisme va devenir une religion d’État, à de rares exceptions près, et le catholicisme va être broyé par le nazisme, et les premiers résistants allemands à Hitler, seront bien souvent catholiques, comme le mouvement de la Rose blanche à Munich, avec Sophie et Hans Scholl. Le castillanisme a été la base de la Reconquête et de la consolidation de l’État espagnol, et après la grave crise intellectuelle et morale de 1898, c’est sur le castillanisme et la Castille, que vont s’appuyer les intellectuels espagnols, comme Miguel de Unamuno ou les frères Machado, Azorin ou Perez de Ayala, pour tenter de régénérer le pays. Au moment où va s’implanter en Espagne, le national-syndicalisme, la IIème république se met en place, et les chefs des gauches qui dominent le pays vont s’attaquer frontalement à l’Église et à ses institutions. Le national-syndicalisme est donc une synthèse de toutes ces histoires, et puis il faut rajouter un zeste d’anarchisme, très présent alors en Espagne, notamment en Catalogne et au Levant, aussi en Andalousie. Beaucoup d’anarchistes rejoindront les JONS et le syndicat phalangiste CONS n’aurait pas existé sans l’apport des anarchistes et des communistes en rupture de ban.

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19:18 Publié dans Michel Festivi, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

AVEZ-VOUS COMMANDÉ LE CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES ?

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L’Histoire des Phalanges Espagnoles : Dépasser le communisme et le capitalisme

Les bouleversements considérables générés par la Première Guerre mondiale, et l’émergence du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917, vont ébranler l’histoire de l’Italie puis de l’Allemagne, et l’onde de choc va se prolonger dans toute l’Europe, jusqu’en Espagne.

Ainsi, les années 1920-1930 produiront de nouvelles idéologies, et la Péninsule découvrira le national-syndicalisme, qui tentera d’édifier une troisième voie, pour dépasser le capitalisme, le libéralisme, ainsi que le socialisme marxiste ou libertaire, mais dans la sphère nationale, devenue la référence suprême. C’est donc l’histoire de ces mouvements et des hommes qui le porteront, que l’auteur nous fait découvrir, dans cette synthèse documentée qui revient sur l’histoire de l’Espagne parallèlement.

Car la plupart des nations européennes, en ce premier tiers du XXe siècle, vivront des expériences politiques et idéologiques novatrices voire révolutionnaires, qui entendaient lutter à la fois contre le libéralisme économique que l’on pensait en fin de vie, surtout après la crise économique et financière d’octobre 1929, mais en aspirant à surpasser le communisme léninisme ou libertaire, pour en finir avec la lutte des classes, et œuvrer au bien commun dans un cadre national, comme l’ambitionnera le national-syndicalisme.

C’est cette équation très compliquée, teintée de surcroit d’hispanisme, de catholicisme, de castillanisme, que nous narre l’auteur, au travers de l’histoire politique des Juntas de Ofensiva Nacional-sindicalista (Las JONS), et de la Falange Española, (La FE) et de ceux qui entendront entreprendre le renouveau du destin de l’Espagne et conquérir l’État : Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Ruiz de Alda, et quelques autres, et aussi, bien sûr et surtout, José Antonio Primo de Rivera.

Ces mouvements qui voulaient créer une nouvelle Espagne, n’échapperont pas à l’histoire tragique mais aussi glorieuse, de cette séquence espagnole : la Guerre civile, puis le régime franquiste.

L’auteur :

Michel Festivi a été avocat pendant quarante ans. Il a été Bâtonnier de son Ordre, et membre du Conseil de l’Ordre. Depuis sa retraite en 2019, il a écrit et publié de nombreux livres sur la IIe République espagnole (1931-1936), les violences politiques qui ont ensanglanté l’Espagne depuis la fin du XIXe siècle, une biographie du général Miguel Primo de Rivera (1923-1930), préfacé par Arnaud Imatz, ouvrage qui a été traduit et publié en Espagne, avec une nouvelle préface de Pio Moa. Il a en 2024, consacré une étude historique approfondie sur les trahisons et les mensonges du Parti communiste « français », préfacé par Francis Bergeron, ainsi qu’en 2025 une publication sur Les griffes de Staline sur l’Espagne Républicaine (1936-1939), préfacé par Pio Moa, et une biographie de Francisco Franco, dans la collection Bio-collection.

Michel Festivi écrit régulièrement sur la politique et l’histoire, sur plusieurs sites : Eurolibertés, Synthèse nationale, Nouveau Présent, Riposte Laïque, Meta-infos. Il publie aussi des articles dans des revues comme Lectures françaisesReconquête du Centre Charlier, la revue Synthèse nationale, ainsi que dans la Revue d’Histoire européenne.

Les Phalanges espagnoles, Michel Festivi, Synthèse nationale, Les Cahiers d'Histoire du nationalisme, n°32, 156 pages, sortie avril 2026, 24,00 €

Pour le commander cliquez ici

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11:41 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 24 avril 2026

24 avril 1903 : naissance de José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange espagnole

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À PROPOS DE LA PHALANGE ESPAGNOLE :

L’Histoire des Phalanges espagnoles, entretien avec Michel Festivi 

Entretien avec Michel Festivi, avocat honoraire et historien, qui vient de publier aux éditions Synthèse nationale, dans la collection « les cahiers d’histoire du nationalisme » : Les Phalanges espagnoles, dépasser le communisme et le capitalisme.

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne, et pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ? 

Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.

Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?

Comme l’exige cette collection, dirigée par Franck Buleux et sous la responsabilité de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la première guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.

Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol, et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?

Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme la Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « la rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’état, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses réflexions sur la violence (1908). Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.

Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?   

Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.

Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?

Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la première guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc.… et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.   

Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?

Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.

Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?  

Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIème république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.  

Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les cahiers d’histoire du nationalisme n°32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 euros.

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jeudi, 23 avril 2026

Espagne : nouvel accord de gouvernement régional entre le Parti populaire et Vox en Aragon

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Michel Festivi 

Et rebelotte, après l’Estrémadure, il y a quelques jours, un accord régional gouvernemental vient d’être signé entre le Parti populaire et Vox, pour diriger l’Aragon pendant ces quatre prochaines années.

Le 8 février dernier, lors du scrutin, le PP avait stagné, perdant même deux élus, mais restant le 1er parti d’Aragon, alors que Vox avait doublé le nombre de ses élus, 14 au lieu de 7. Un accord était donc indispensable, à défaut, il fallait retourner aux urnes. À douze jours de la limite légale, un pacte a donc pu, enfin, être régularisé.

Le président aragonais, Jorge Azcon, qui sera réinvesti, et le chef de Vox Alejandro Nolasco ont détaillé devant la presse, les grandes lignes qui désormais vont faire fonction de feuille de route pour cette mandature. Tout d’abord, Vox obtient une vice-présidence de l’exécutif ainsi que trois postes de conseiller, celui chargé de la dérégulation, de l’action sociale et familiale ; celui de l’environnement, du tourisme ; et enfin à l’agriculture, l’élevage et l’alimentation. Le PP disposera des six autres postes. Comme en Estrémadure, Vox a obtenu la désignation par la région d’un sénateur.

Alejandro Nolasco a précisé, lors de ce point presse, que cet accord était la réponse à la « majorité naturelle » qui s’est concrétisée dans les urnes « les aragonais ont voulu plus de Vox, et c’est ce qui s’est passé avec cet accord ».

L’une des mesures la plus emblématique, est l’introduction comme principe, de la priorité nationale pour accéder aux logements sociaux, ainsi qu’aux aides publiques et aux services publics, une sorte de priorité. Sinon les deux partis se sont mis d’accord sur un certain nombre de mesures, baisse de la fiscalité, lutte contre l’immigration, renforcement de la sécurité, aides aux agriculteurs, tenter de contrer le Mercosur, l’Aragon ayant comme l’Estrémadure une large composante rurale.

Les deux partis ont promu un accès différencié aux services publics au profit des résidents « historiques », ou ancrés territorialement. En matière d’immigration, ils tenteront de renvoyer les mineurs non accompagnés dans leur pays d’origine, le renforcement des contrôles, l’interdiction du niqab et de la burqa dans l’espace public. Des mesures pour lutter contre les squats sont aussi prévus.

À gauche, les réactions n’ont pas tardé, fustigeant cet accord de la droite avec l’extrême droite. La gauche n’a pas hésité dans les superlatifs stupides « accord honteux, inhumain », elle qui pactise avec les plus extrémistes des communistes et les plus racistes des séparatistes catalans ou basques. C’est bon signe, cela prouve que cet accord va dans le bon sens. On attend maintenant un accord identique en Castille et Leon. Les élections qui se profilent en Andalousie, le 17 mai prochain, s’annoncent capitales, avant des législatives prévues au plus tard en juillet 2027, sauf évènement particulier, qui n’est au demeurant plus impossible, tant le PSOE est sur la sellette judiciaire, et se débat à la Chambre des députés, pour trouver une majorité de plus en plus mince.  

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vendredi, 17 avril 2026

Espagne : un accord de gouvernement a été trouvé entre le Parti populaire et Vox en Estrémadure

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Michel Festivi 

Après la victoire électorale du Parti populaire, mais surtout de Vox en Estrémadure, lors du scrutin du 21 décembre dernier, un accord de gouvernement vient enfin d’être entériné entre d’une part Maria Guardiola, la présidente de cette région pour le Parti populaire, et Oscar Fernandez Calle, le chef de file local de Vox. N’oublions pas, que lors de ce comice, ainsi dénommé en Espagne, Vox avait obtenu 6 sièges de plus et doublé le nombre de ses élus, et le PP, un de plus seulement, sans obtenir de majorité absolue. Un accord était donc indispensable, puisque les deux partis rassemblent 60% des sièges. La date limite était fixée au 4 mai prochain, à défaut, le parlement était dissous, et de nouvelles élections auraient dû intervenir, avec tous les risques politiques possibles.

Les tractations ont été longues et parfois compliquées. Au terme de ces pourparlers, Oscar Fernadez Calle obtient la vice-présidente de la région et le portefeuille de la famille, de la dérégulation et des services sociaux. Un autre élu Vox devient chargé de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement. Une désignation automatique d’un sénateur Vox a aussi été acté, les régions en Espagne désignent un certain nombre de sénateur, en plus de ceux qui sont élus au suffrage direct, ce sera Angel Pelayo Gordillo.

Depuis le patio des orangers, de l’assemblée d’Estrémadure à Merida, Maria Guardiola a annoncé et confirmé cet accord. Des documents échangés entre les deux formations, trois points méritent l’attention. Le premier, la réduction de 50% des subventions aux syndicats, organisations entrepreneuriales et aux entités privées sans utilité publique, des réductions importantes des subventions à la coopération et au développement international. Le deuxième, interdiction des burkas et niqabs dans les rues, et le troisième, plus d’accueils de mineurs étrangers non accompagnés. Ce point avait été à l’origine, il y a quelques années, de la pomme de discorde entre Vox et le PP, ce dernier ayant accepté cet accueil, à la demande plus que pressente de Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, qui avait pour habitude de favoriser les implantations des mineurs étrangers non accompagnés, dans les régions dirigées par la droite, ce qui avait alors fait éclater la coalition.    

Les mesures de ce plan de gouvernement régional ont été prévues en dix grands chapitres, soixante points et soixante-quatorze mesures. Sans entrer dans tous les détails, on soulignera les principaux, comme assurer la continuité de la centrale nucléaire d’Almaraz et mettre fin à l’écotaxe énergétique automatique ; développer les activités industrielles et éviter que ne se mettent en place dans cette région très agricole, des parcs photovoltaïques qui empiètent sur des terres productives. Une volonté de lutter contre les dérives bruxelloises comme l’agenda 2030 et le pacte vert, ainsi que le Mercosur pour favoriser l’agriculture de cette région qui en a tant besoin. Refuser par tous les moyens légaux, juridiques et politiques les répartitions d’immigrants illégaux ; entreprendre systématiquement des méthodes de preuves pour déterminer l’âge de ces migrants notamment. Refuser toute nouvelle ouverture de centres pour mineurs, supprimer certaines subventions à des ONG, et éliminer des programmes l’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine. Un effort sera accompli pour des baisses d’impôts, les régions espagnoles ayant la maitrise de certaines fiscalités. Une baisse de 0,25% des deux premières tranches d’impôts sur le revenu, et développer les déductions de l’impôt sur les successions et les donations, par un système de bonification. Des incitations fiscales sont aussi prévues en matière immobilière et favoriser ainsi l’accession à la propriété. Des mesures pour faciliter l’expulsion des squatteurs, véritable plaie espagnole, sont envisagées. Des moyens pour encourager la natalité, comme une réduction d’impôt plus importante, ainsi que la gratuité des écoles d’enfants des tous petits de 0 à 3 ans.  

Le porte-parole de Vox a affirmé, que cet accord était très satisfaisant pour l’Estrémadure, et qu’il va favoriser le développement de cette région très impactée économiquement. Il semblerait que la direction nationale du PP ait laissé les coudées franches à Maria Guardiola pour négocier au mieux. On peut espérer maintenant, des accords similaires en Aragon et en Castille et Leon dans les jours qui viennent.

Le débat sur l’investiture devrait avoir lieu les 21 et 22 avril prochain. Il était grand temps pour Vox d’arriver à un accord, pour prouver que les électeurs ont raison de lui accorder leur confiance. Sinon pourquoi envoyer des députés Vox dans les régions ? D’autant que les élections en Andalousie se profilent pour la fin du mois de mai, et que pour Vox cela ne sera pas facile, face à un PP andalou omnipotent et certain de sa force, dans cette région des plus dynamique, et en pointe dans des tas de domaines, agricoles, touristiques et industriels, nous en reparlerons.  

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jeudi, 16 avril 2026

Espagne, l’étau se resserre autour de l’épouse du Premier ministre

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Michel Festivi  

Je vous ai déjà entretenu des nombreuses procédures judiciaires actuellement en cours en Espagne, contre des membres de la famille de Pedro Sanchez, le Premier ministre, et à l’encontre de plusieurs personnages de sa garde rapprochée.

Begoña Gomez vient d’être officiellement inculpée de trafic d’influence et de corruption, alors qu’elle a toujours contesté toute implication et qu’elle a refusé de répondre au juge, usant de son droit à se taire. Depuis 2024, le juge Juan Carlos Peinado instruit ce dossier avec un rare courage, alors qu’il est attaqué en permanence par les seconds couteaux de Pedro Sanchez, qui n’ont que faire de l’indépendance des pouvoirs.

Ces corruptions et trafics d’influence, seraient en lien avec des activités privées de madame Sanchez, alors que son mari dirige le gouvernement. La plainte initiale avait été déposée par un groupement « Manos limpias » (mains propres), qualifiée par les socialistes espagnols de « fascistes » bien entendu, d’être de la droite extrême. En résumé, on reproche à la 1ere Dame du gouvernement, d’avoir profiter de son statut privilégié pour favoriser certains partenaires, notamment dans l’attribution de contrats publics, qui étaient proches des activités universitaires de Madame Gomez.

Il y a un peu plus d’un an, Pedro Sanchez avait envisagé de démissionner avant de se raviser. Car ce dossier s’inscrit dans un climat délétère qui touche le PSOE et son chef, puisqu’en Espagne, le Premier ministre reste président du parti. Outre le frère de Pedro Sanchez, d’autres socialistes très importants, sont actuellement dans le collimateur de la justice. Bien sûr le gouvernement fait bloc derrière son patron et sa ligne de conduite est toujours la même, il s’agit de magistrats opposés aux socialistes qui sont instrumentalisés, il s’agit d’un complot de l’ultra-droite, il n’y a rien dans le dossier, etc, etc...

Mais une autre affaire, bien plus considérable se joue actuellement devant la Cour suprême espagnole. José Luis Abalos, ancien ministre des Transports et l’un des plus fidèle lieutenant de Pedro Sanchez, comparaît pour corruption, détournements de fonds publics et appartenance à une organisation criminelle. La Fiscalia espagnole (le parquet) réclame une peine de 24 ans de prison. Abalos et d’autres, auraient touché des pots de vin, suite à des marchés publics, des livraisons de masques et matériels médicaux, pendant la crise sanitaire. Or, Abalos a joué un rôle déterminant dans l’arrivée au pouvoir de Pedro Sanchez en décembre 2018, en réussissant à tisser des alliances hétéroclites pour détrôner le Parti populaire. Car on ne le répétera jamais assez, le PSOE est minoritaire au Congrès des députés, et n’arrive qu’en seconde position derrière le PP.

Ces affaires interviennent au plus mauvais moment pour le PSOE. Il vient de perdre trois élections régionales en Estrémadure, en Aragon et en Castille et Leon, et est en passe d’être vaincu assez largement aussi, lors des importantes élections en Andalousie qui auront lieu à la toute fin du mois de mai. L’Andalousie étant l’une des premières et plus dynamiques régions d’Espagne. Sanchez, comme l’indique un commentateur est « sous perfusion ». Il n’a plus de majorité, il est obligé de passer par un décret royal, détournant le vote des Cortès, pour régulariser 500 000 immigrés sans papier. Cette politique laxiste, se fait à rebours des principales politiques migratoires européennes. Il y a quelques semaines, les Cortès avaient voté une motion de défiance non contraignante sur ces régularisations. Beaucoup de pays européens s’inquiètent de cet appel d’air, car les migrants peuvent parfaitement, une fois régularisés, se rendre dans n’importe quel pays, et notamment le premier géographiquement parlant, la France.

N’oublions pas que l’Espagne, est l’une des principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, notamment par son archipel des Canaries, déjà submergé.     

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jeudi, 26 mars 2026

Sortie prochaine du nouveau Cahier d'Histoire du nationalisme (n°32) consacré aux Phalanges espagnoles

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lundi, 23 mars 2026

Élections en Rhénanie-Palatinat : L’AfD réalise un score historique dans un land de l’Ouest

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Michel Festivi 

Ce dimanche 22 mars, voyait la région Rhénanie-Palatinat voter pour élire les 101 députés du Landtag, qui est dominé depuis plus de 30 ans par la gauche, le SPD, et qui est actuellement gouverné par une coalition SPD-Verts-FDP (libéraux).

Cette région frontalière de la France, avec Mayence comme capitale, est connue pour ses vins blancs secs de la Pfalz ; la cité de Bingen ou Hildegarde avait établi son abbaye ; Trèves l’une des villes des plus anciennes d’Allemagne ; Ludwigshafen, siège de la plus grande usine chimique au monde BASF ; BioNtech à Mayence ; Kaiserslautern et son équipe de foot, c’était aussi le fief de l’ancien chancelier Helmut Kohl. La région est également frontalière de la Belgique et du Luxembourg.

Le contexte local n’est guère encourageant. Crise viticole pour cette plus grande région productrice de vin d’Allemagne. Fermetures d’entreprises (Opel), l’usine chimique BASF, 39 000 salariés, réduit le nombre de ses personnels. Et pour couronner le tout, un projet de fabrication de batteries automobiles ne verra pas le jour, c’est 2000 emplois qui ne se feront pas.

Le chancelier Friedrich Merz est actuellement en grande difficulté, son alliance nationale avec la gauche, le SPD, patine, chaque élection régionale est un supplice, et il compte beaucoup sur ce scrutin pour se relancer. Les sondages donnaient le SPD et la CDU de Merz au coude à coude, avec une légère avance pour la CDU. Ces mêmes sondages prévoyaient la disparition des élus libéraux du FDP, crédités de moins de 5%, et un recul significatif des Verts. Longtemps gouvernée par la CDU, mais désormais dominée par le SPD, cette région de plus de 4 millions cent mille habitants est donc convoitée par la CDU qui entend reprendre son leadership.

L’AfD espérait un bon résultat, ce qu’ont laissé entrevoir les sondages, car en 2021, elle avait subi une déconvenue en perdant 4,3% points, et obtenant 9 élus, contre 14 auparavant. 

Finalement la CDU va après une disette de 35 années, reprendre la direction du Land, avec plus de 30% et 39 élus, elle caracole en tête. Le SPD subit un revers, et n’arrive qu’en seconde position avec près de 27% et 32 députés, il perd 10 points et 7 élus. Les Verts décrochent à la 4e place avec 7,7% et 10 sièges. Mais c’est l’AfD qui réalise la stupéfiante opération de la soirée, avec 19,5% des voix et 24 mandats, alors qu’elle n’en possédait que 9, c’est un des meilleurs résultats du parti tant décrié, dans la partie l’Ouest du pays.

Aucune autre formation, ni l’extrême gauche Die Linke, ni les libéraux du FDP ne parviennent à passer la barre des 5%. Rappelons une fois de plus l’ingéniosité du mode de scrutin allemand. Chaque électeur dispose de deux bulletins. Avec le premier il vote pour un candidat nominativement, dans l’une des circonscriptions du Land (52 en l’occurrence en Rhénanie Palatinat), c’est un scrutin uninominal à un tour, le premier arrivé est élu. Avec le second bulletin, il vote pour une liste, un parti, au niveau régional, et les sièges sont répartis à la proportionnelle. A l’heure où les commentateurs politiques français se désolent hypocritement bien souvent, de la faible participation électorale, lors des élections municipales, la remise en cause de notre système s’imposerait plus que jamais. Mais les baronnies n’accepteront jamais de se faire Hara Kiri.

Nous sommes l’un des seuls pays d’Europe, voire du monde, à encore organiser des élections à deux tours, qui facilitent les pires magouilles et tambouilles politiciennes, nous l’avons vu aux législatives de 2024, et nous l’avons encore remarqué lors de ces dernières municipales. Qu’attendons-nous pour changer drastiquement de mode de scrutin et d’abord supprimer ce deuxième tour inique ? Dans un système à un seul tour, l’électeur dispose un poids politique plus que conséquent, et il ne peut y avoir aucun appel à un quelconque « cordon sanitaire » ou « barrage républicain », c’est l’électeur qui donne le tempo et pas le politique. D’ailleurs lors de ces élections allemandes, le taux de participation a dépassé les 65%, contre 57% en France pour des élections municipales, qui traditionnellement drainaient beaucoup d’électeurs (hors période Covid).

Prochaines étapes allemandes, à l’automne, mais cette fois dans des Lands de l’Est, là ou l’AfD réalise des scores stratosphériques. La situation du Chancelier allemand, va-t-elle être améliorée, suite à ce résultat ? Rien n’est moins sûr en réalité, car il gouverne dans le cadre d’une coalition avec le SPD. Déjà, ce parti fait fasse à une fronde qui entend dénoncer ces accords nationaux qui lui porte préjudice électoralement depuis plusieurs élections. De plus le contexte international est loin d’être favorable. Gageons, que tant la CDU que le SPD, les Verts et tout le système vont continuer, pour masquer leur impéritie, à tenter de trouver des poux sur la tête à l’AfD.    

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vendredi, 20 mars 2026

Sánchez subit un revers historique aux Cortès

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Michel Festivi

Le projet prévoyant la régularisation massive des sans papiers en Espagne, vient d’être  désapprouvé par le Congrès des députés espagnols. Les socialistes espagnols n’ont plus de majorité. Effectivement, si le parti indépendantiste Junts qui n’est pas à gauche, mais plutôt au centre-droit, ne soutient plus ou décide de ne plus soutenir le gouvernement socialo-communiste, Sánchez ne pourrait plus ne pouvoir gouverner. 

Le Parti populaire soutenu par Vox, a présenté une motion visant à faire valoir que cette volonté gouvernementale espagnole de régularisation massive allait à l’encontre des pactes européens sur la migration et le droit d’asile. Car en réalité une fois intégrés les regroupements familiaux, cette régularisation massive d’environ 500.000 immigrants illégaux, concernerait en réalité 1 million voire 1,2 millions d’immigrants. Comme l’a déclaré une juriste espagnole cela aggraverait considérablement la précarité du travail déjà très forte en Espagne, et pèserait sur des salaires déjà très bas. Sans compter bien sûr le changement de population que cela entraînerait, déjà très visible dans certaines villes et régions. 
 
Cela serait de surcroît un appel d’air considérable, et tous les pays européens dont en première ligne la France, en seraient immanquablement impactés. 
 
Donc cette motion a reçu l’aval de 176 députés juste la majorité, soit le vote du Parti populaire, de Vox, des 7 élus catalans Junts qui jusqu’à présent soutenaient Sánchez pour des basses raisons politiciennes catalanes, et d’un député régionaliste navarrais. Il faut savoir aussi que depuis plusieurs années, Sánchez ne peut pas faire voter de budgets, ce qui est un cas unique en Europe. Car en réalité Sánchez et ses alliés communistes et catalanistes de gauches (l’ERC), n’ont pas de majorité sans l’appui des 7 députés Junts, qui font du coup par coup en fonction des intérêts catalans. Depuis décembre 2022, aucun budget n’a été adopté et les institutions européennes laissent faire sans intervenir, ce qui est incompréhensible ou trop compréhensible. 
 
Car Sánchez n’avait pas gagné  les élections en juillet 2023, élections provoquées par sa décision alors, de dissoudre le parlement. C’est le Parti populaire qui était devenu le premier parti aux Cortès. Cette situation ubuesque est unique en Europe. C’est un scandale absolu et une déviance de la démocratie. 
 
Néanmoins cette motion n’est pas contraignante, même si politiquement elle va jouer un rôle important. En effet Sánchez avait manifesté son intention de passer par un décret royal, donc avec l’appui du Roi. L’avenir nous dira si cela se réalisera. Cette affaire souligne la politique des deux poids deux mesures de la commission européenne, et des institutions européennes. Si la Hongrie ou la Slovaquie avaient par exemple, été dans l’impossibilité de voter un budget plusieurs années de suite, il y a belle lurette que les instances européennes auraient mis les pieds dans le plat. Mais l’Espagne socialo-communiste bénéficie d’une mansuétude exceptionnelle. Pourquoi ?
 
Au contraire, le voisin portugais vient d’adopter une législation contraignant les règles sur l’immigration et le regroupement familial, comme le fait aussi l’Italie. Il ne reste plus que deux pays en Europe qui laissent filer l’immigration massive, la France et L’Espagne. Tous les autres adoptent petit à petit des restrictions plus ou moins fortes,  en fonction de la composition des gouvernements et des situations nationales. 
 
Sánchez pourra-t-il tenir jusqu’à la fin de la mandature soit juillet 2027 ? C’est désormais toute la question. 

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lundi, 16 mars 2026

Élections en Castille et Leon, Vox fortifie sa position de 2022

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Michel Festivi 

L’Espagne connait depuis trois mois, une vague d’élections régionales. Cela a commencé en Estrémadure le 21 décembre dernier, s’est continué en Aragon début février, et ce dimanche 15 mars c’était au tour de la Castille et Leon, où les électeurs de cette communauté autonome étaient appelés à renouveler le parlement local, pour élire 82 députés, pour une mandature de quatre ans. Tant en Estrémadure qu’en Aragon, Vox a multiplié par deux le nombre de ses élus, le PSOE a régressé fortement, et le Parti populaire s’est maintenu premier Parti auxdits parlements locaux, sans toutefois pouvoir atteindre la majorité absolue et de loin. Les tractations sont toujours en cours avec Vox.

Située dans le nord-ouest de la péninsule, La Castille et Leon a comme capitale Valladolid et pour villes principales : Salamanque, Burgos, Soria, Avila, Ségovie, Palencia, Zamora, Leon. Riche d’un considérable et remarquable patrimoine culturel, (8 sites UNESCO, plus de 500 châteaux, 12 Cathédrales, une concentration exceptionnelle d’art roman), et d’une histoire immémoriale glorieuse allant de la Reconquista, des Rois Catholiques, Sainte Thérèse, à la geste nationale franquiste, c’est la plus grande province autonome d’Espagne avec plus de 94.000 km2 (3 fois la Belgique), mais l’une des moins peuplée avec environ 2 millions trois cent mille habitants. Il y a quelques années un mouvement politique dénommé España vacia (Espagne vide), s’était constitué avec un certain succès mais passager. Parmi les thèmes de campagne, le ruralisme et la désertification rurale jouent un rôle important, l’inquiétude du monde agricole, l’augmentation débridée de l’immigration, la délinquance. 

Le contexte politique est simple, le Parti populaire de centre droit avait remporté les élections du 13 février 2022, mais sans obtenir de majorité. Il s’est finalement allié, en se pinçant le nez, avec Vox, qui avait réalisé un très bon score. Mais comme Vox a ensuite refusé de recevoir des migrants mineurs non accompagnés venant des Canaries, île totalement submergée, migrants que voulait imposer par perfidie le socialiste premier ministre Pedro Sanchez surtout aux régions dirigées par la droite, Vox a mis fin aux accords de gouvernance passés avec le Parti populaire, ce qui a conduit le président à dissoudre les Cortès régionaux et à provoquer ces nouvelles élections.  

Comme dans la plupart des élections en Espagne, le scrutin est de liste par circonscriptions, il y en a six ici, à la proportionnelle à un seul tour, la répartition des sièges concernant uniquement les listes qui ont atteint au moins 3% des suffrages exprimés, ce qui en Espagne inclut les bulletins blancs. En 2022, le PP avait eu 31 élus, le PSOE 28, Vox 13, l’extrême gauche 1, les centristes 1, et des régionalistes inclassables politiquement, 7 élus pour 3 formations différentes.

En 2022, Vox avait réalisé 17,6%, il est aujourd’hui emmené par Carlos Pollan, il était passé de 1 à 13 députés. Le PP qui n’a qu’un seul but se débarrasser de Vox et gouverner tout seul, a comme tête de liste Alfonso Fernandez Mañueco l’actuel président de région, quant au PSOE qui espère un redressement, il est dirigé par Carlos Martinez. Pour tenter de palier ses déconvenues électorales, Pedro Sanchez a tenté un coup de poker politique, en refusant aux États-Unis, l’utilisation de leurs bases espagnoles pour la guerre contre l’Iran. L’extrême-gauche a aussitôt jubilé. Cela va-t-il porter ses fruits ?

Dans le cadre d’une participation en hausse de plus de 2 points, le Parti populaire consolide son résultat de 2022, en passant de 31 à 33 députés, mais sans obtenir la majorité absolue. Effectivement, le PSOE a réussi son coup. Contre toute attente, il arrête son déclin en augmentant de 2 ses élus, 30 au lieu de 28. On soulignera néanmoins, que les communistes de Podemos qui avait un siège n’en ont plus, et qu’un petit parti régionaliste en a perdu 1 aussi, tout comme les centristes qui ont disparu politiquement.

Vox augmente quelque peu ses résultats de 2022, 1,28% de plus soit 18,92% et 14 procuradores, selon la formule espagnole, contre 13 en 2022. C’est sans doute moins qu’espéré, mais dans les autres régions, Vox partait de beaucoup plus bas, alors qu’ici en Castille et Leon, il était déjà très haut. D’ailleurs le patron de Vox dans la région, a souligné que ce résultat en pourcentage de voix était le meilleur de Vox dans l’ensemble des élections régionales comme nationales. Des négociations vont commencer entre le PP et Vox pour la gouvernance régionale.

Prochaine étape électorale, les régionales en Andalousie, le 19 juin prochain. Dans une des régions les plus grandes et les plus peuplées d’Espagne, avec un dynamisme renouvelé grâce au tourisme en pleine expansion, à l’agriculture (cultures sous serres) et à la tech (notamment à Malaga), tous les observateurs s’accordent à prédire qu’elles auront un avant-goût des futures législatives. 

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lundi, 09 mars 2026

Élections dans le Bade-Wurtemberg, l’AfD double la mise

Deutschland_Lage_von_Baden-Württemberg.svg.pngMichel Festivi 

Ce dimanche 8 mars 2026, donnait le coup d’envoi à une série d’élections régionales cruciales pour la coalition au pouvoir CDU/SPD, dirigée par le chancelier Merz, qui n’a plus le vent en poupe, si l’on en croit les récents sondages, près des ¾ des sondés se disent insatisfaits de leur gouvernement. C’est donc le Bade-Wurtemberg qui a ouvert le bal, avant la Rhénanie-Palatinat le 22 mars, puis en septembre, ce sera le tour à trois Landers de l’Est, la Saxe-Anhalt, Berlin et enfin le Mecklembourg-Poméranie, où les sondages affolent la bien-pensance allemande, tant les scores de l’AfD sont donnés très haut.

Dans ce Land de l’Ouest, une des régions les plus riches du pays avec sa capitale Stuttgart, ce sont les Verts qui gouvernent cette entité d’un peu plus de 35.000 km2 et de 11 millions d’habitants. Il s’agissait d’élire 157 députés locaux. Les Verts qui ont gagné les trois dernières élections, ont formé une coalition avec la CDU. Le changement cette fois-ci, le ministre-président du Land, le Vert Winfried Kretschmann, après plus de 5.200 jours au pouvoir et trois mandats, ne se représentait pas, il laisse sa place à Cem Özdemir, 60 ans, qui comme son nom l’indique, est un Allemand d’origine turque, qui a obtenu la nationalité allemande à l’âge de 16 ans. Autre changement, le Land a voté en 2022 une réforme de la loi électorale locale, qui institue une « deuxième voix » pour voter en faveur d’une liste régionale, et a abaissé la majorité électorale à 16 ans. Comme souvent en Allemagne, les électeurs disposent donc de deux voix, la première pour voter pour un candidat dans l’une des 70 circonscriptions uninominales, et une seconde pour une liste de candidats au niveau régional. La deuxième voix permet la répartition proportionnelle des listes qui ont au moins atteintes les 5%, la première voix désigne un candidat, celui qui l’emporte est celui arrivé tout simplement en tête.

Mais le marasme économique, surtout dans l’industrie automobile, frappée de plein fouet, a été le thème principal de la campagne, de cette contrée surnommée, Autoland. Le chancelier s’y est personnellement impliqué, au soutien de Martin Hagel, 37 ans, qui représente la CDU. Les tous derniers sondages donnaient la CDU et les Verts au coude à coude, l’AfD se positionnant en troisième position avec la perspective de voir le nombre de ses élus (17) doubler, sous la houlette de Markus Frohnmaier, 35 ans, et membre du Bundestag depuis 2017, que l’on dit proche de la co-présidente du parti, Alice Weidel.

Les Verts restent le premier parti du Land avec 30,20% et 56 élus, deux de moins qu’en 2021. Si la CDU progresse, soit 29,69% et 56 élus aussi, elle est légèrement devancée en voix par les Grünen. Mais c’est l’Afd qui imprime de nouveau son tempo et sa marque en devenant le troisième parti au Landtag, avec 18,80%, neuf points de plus qu’en 2021 et 18 élus de plus soit désormais 35 sièges. Dans un Land de l’Ouest, c’est un exploit. Le SPD, la gauche allemande s’effondrent et parvient de justesse à passer la barre des 5%, 5,65% dix députés, quasiment la moitié moins qu’en 2021.

Les libéraux du FDP disparaissent de l’hémicycle, ils avaient eu 18 élus en 2021, l’extrême gauche allemande Die Linke échoue aussi avec 4,41%, tout comme le parti gauchiste-national de Sara Wagenknecht avec 1,91%. Dès le soir même le chef des Verts annonçait son intention de reconduire l’accord avec la CDU, les tractations, bien dans la tradition allemande vont commencer. La CDU associée à l’AfD pourrait parfaitement gouverner aussi, mais la CDU a d’emblée exclu toute discussion avec l’AfD.

Ainsi, malgré toutes les avanies politico judiciaires dans lesquelles se débat l’AfD, les électeurs, même ceux de l’Ouest du pays, ne semblent pas s’en soucier plus que cela. Pourtant les gouvernements tentent de multiplier les chausse-trapes, en accusant l’AfD de pratiques inconstitutionnelles, pour l’interdire. Récemment le Tribunal de Cologne a rejeté le classement de l’AfD en organisation « d’extrême-droite », ce qui aurait permis aux services de sécurité des actions de police politique à son encontre. De toute façon, la montée de l’immigration et de l’insécurité, liée à la stagnation économique, malgré les belles promesses de Merz, ne peuvent que favoriser parmi le peuple allemand, l’AfD.

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samedi, 07 mars 2026

La lâcheté absolue de nos autorités, et des médias lors de l’affaire Traoré

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Michel Festivi 

L’affaire Adama Traoré vient de trouver son épilogue judiciaire, après dix ans de procédure. En février 2026, presque dix ans après les faits, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu, innocentant totalement les gendarmes des accusations de violences portés contre eux. Les juges de la Haute juridiction ont ainsi avalisé le fait que le menottage et le contrôle dorsal n’avaient duré que quelques secondes : « il ne peut être sérieusement envisagé que les trois gendarmes aient pesé de leurs poids conjugués d’un total de 250 kg sur le thorax d’Adama Traoré, alors que le corps de celui-ci ne présentait pas de marques significatives, à l’exception d’une côte brisée lors des manœuvres de réanimation... en l’absence de traces significatives de violences, la thèse des violences postérieures au menottage constitue une pure allégation ». Tels sont les considérants clairs, nets et précis retenus par les Hauts magistrats, qui ont donc confirmé le non-lieu des juges d’instructions, et le non-lieu de la Chambre de l’instruction en appel de la première décision. Trois non-lieux successifs donc, trois victoires judiciaires pour les trois gendarmes et leurs courageux avocats.

On sait qu’Adama Traoré souffrait de sarcoïdose, une maladie chronique des poumons. Le jour des faits, Le 19 juillet 2016, le baromètre affichait quasiment les 37°C, les experts avaient retenu l’hypothèse « d’un coup de chaleur, une hypoxémie », qui n’aurait peut-être pas été mortelle sans l’intervention des gendarmes, mais cette intervention était parfaitement légitime, et bien sûr les forces de l’ordre ignoraient tout de l’état de santé de celui qu’elles poursuivaient et qui refusait de se laisser appréhender. On rappellera aussi un point fondamental, les trois gendarmes n’ont jamais été mis en examen, ils ont été placés sous le statut de « témoins assistés », tout au long de l’instruction judiciaire, mais ils ont vécu un acharnement médiatique hors du commun, comme l’a justement dénoncé la mère de l’un des trois militaires, dans un ouvrage intitulé, Mon fils n’est pas un assassin, co-écrit avec le journaliste Erwan Seznec. Elle blâme « une blessure profonde que l’on ne peut pas oublier et qui a bouleversé nos vies ».

L’un des avocats des gendarmes, Me Bosselut a fustigé « une complaisance initiale du système médiatique... il y a eu un lynchage médiatique ». Autre avocat de la défense, Me Sandra Chirac Kollarik met en exergue la souffrance morale qu’ont vécu les représentants de la loi « nos clients avec leurs compagnes et leurs enfants, ont énormément souffert. Ces trois gendarmes ont été trainés dans la boue alors qu’ils n’ont jamais été mis en examen » et qu’Assa Traoré n’a pas hésité « à jeter en pâture », l’identité de leurs clients sur les réseaux sociaux. Ils ont subi des menaces de mort, ont dû être mutés. Sans aucune preuve, l’avocat d’Assa Traoré et cette dernière, continuant d’affirmer que les causes de la mort seraient le fait de violences gendarmesques, Assa Traoré reprenant inlassablement sur son réseau social, péremptoirement, l’antienne bien connue des « violences racistes », et ce sans qu’aucune autorité, qu’aucun ministre ne viennent affirmer l’innocence absolue des trois fonctionnaires de la loi.

Cette affaire a été totalement instrumentalisée par la gauche politique et médiatique, avec la complicité des autorités qui ont laissé faire, voire se sont compromises. Assa Traoré est ainsi devenue une icône intouchable. Pourtant les faits étaient sans équivoque. Le 19 juillet 2016, Adama se trouvait avec son frère Bagui, soupçonné d’extorsion de fonds et donc recherché. Adama Traoré, lui, sortait de prison pour des faits de violence, il s’enfuit à la vue des gendarmes. Après une course poursuite, il s’échappe et il est rattrapé, on finira par le retrouver chez un particulier, caché sous une couverture derrière un canapé. Il décédera dans la soirée, à la gendarmerie de Persan. On apprendra en 2020, qu’un ancien codétenu d’Adama Traoré, avait obtenu de la Commission d’indemnisation des victimes (la CIVI), une somme d’argent, suite aux accusations de viols à l’encontre d’Adama Traoré. Or pour que la CIVI indemnise, il faut qu’une infraction pénale eût pu être possible, elle se doit de vérifier si les faits rapportés sont plausibles et révèleraient une possible infraction volontaire prévue par le code pénal, à défaut de condamnation judiciaire, puisque le présumé auteur des faits est décédé. Le plaignant avait relaté des faits quotidiens de fellations sous la menace d’une fourchette, ce sont ses déclarations, sans doute corroborées par d’autres éléments au dossier, qui ont été retenues par la CIVI. Je rappelle que la CIVI est présidée par un magistrat du siège, et comprend un autre assesseur magistrat, et une personne qualifiée dans la défense des victimes d’infractions, et que le Parquet fait ses observations écrites et orales lors d’une audience. Les décisions de la CIVI sont susceptibles d’appel, c’est donc une juridiction spécialisée indépendante (cf l’article du Figaro du 6 mars 2026, Dix ans d’affaire Adama Traoré, ou la fabrique médiatique d’un martyr du racisme et des violences policières.)

Les plateaux de télévision vont dérouler le tapis rouge à Assa Traoré. Deux mois après les faits, elle est reçue par Yann Barthès, et peut sans être contredite ni modérée, l’enquête était en cours, déverser sa litanie habituelle, sa logorrhée verbale, contre la police. Le 15 février 2017, un appel « pour Adama » est lancé à la Une de Libération. On reprend telle quelle la version de la sœur, devenue une égérie, sans se poser la moindre question, la moindre interrogation, les gendarmes sont médiatiquement coupables, point barre, la justice d’un tribunal révolutionnaire dans tous ses principes. Parmi les signataires les inévitables Omar Sy, Yannick Noah, Éric Cantona, Gilles Lelouche, Rokhaya Diallo, Josiane Balasko, Yvan Le Bolloc’h, Rachida Brakni, Nicolas Duvauchelle, Mathilda May, Patrick Bruel, Anne Roumanoff, Hughes Auffray, et bien d’autres. Les éternels et perpétuels donneurs de leçons médiatiques et politiques, ceux qui vivent dans les beaux quartiers, qui ne connaissent pas les difficultés des fins de mois, et qui ne rencontrent pas l’insécurité des banlieues.

Assa Traoré multiplie les plateaux TV, rebelote avec l’émission Quotidien, puis BFMTV « Le comportement déviant, raciste et violent de certains doit être exclu de la police » pérore-t-elle. Le Monde consacrera un numéro dédié à cette affaire et au racisme, au sexisme et aux « violences policières ». Outre-Atlantique, en décembre 2020, le Time magazine désigne Assa Traoré parmi « les gardiens de l’année pour son combat pour la justice raciale ». En 2020, 20.000 personnes sur le parvis du Tribunal de Paris, viennent écouter la diva, faire un parallèle avec l’affaire George Floyd. Ceux qui osent remettre en cause cette fausse et malhonnête comparaison sont vilipendés, injuriés, ostracisés, menacés.

Lorsque qu’une syndicaliste policière, Linda Kebbab, dénoncera sur France info, l’amalgame des plus mensongers avec l’affaire George Floyd, elle sera traitée « d’arabe de service » par le militant proche de LFI, Taha Bouhafs, qui sera condamné pour injure raciale, en première instance, en appel et en cassation.

En 2021, Assa Traoré est choisie par la marque de luxe Louboutin, dans le cadre d’une campagne mondiale visant à récolter des fonds pour des associations promouvant les « minorités ethniques ».

Mais le pire de tout, c’est le silence abyssal de nos autorités, leur complaisance politique. Personne ne vient rappeler la présomption d’innocence et soutenir ceux qui assurent, parfois au péril de leur vie, souvent au prix de leur intégrité physique, notre sécurité. La sécurité étant la première des libertés, sans sécurité pas d’État de droit. En juin 2020, Emmanuel Macron va bafouer la séparation des pouvoirs, qu’il est pourtant chargé de protéger aux termes de la Constitution, en demandant en personne à son ministre de la Justice, la terne Nicole Belloubet de se pencher sur ce dossier, sous l’angle du dysfonctionnement de la justice. Pourtant l’enquête est en cours, le premier personnage de l’État viole tous nos principes fondamentaux. Camouflet pour Macron et Belloubet, la famille Traoré refusera l’invitation du ministre de la Justice, place Vendôme.

Cette intervention élyséenne scandaleuse va défrayer la chronique. Béatrice Brugère, magistrat et secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats-FO dénonce le fait que « le garde des Sceaux se prête à ça. On estime que la justice ne peut pas être l’otage soit de pressions médiatiques soit de pressions politiques ». En pleine crise sanitaire, le ministre de l’intérieur de l’époque, lâche complètement ses gendarmes, et va approuver les manifestations contre « les violences policières ». Christophe Castaner n’hésite pas à déclarer que si ces manifestations ne sont pas autorisées, « car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du confinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes, je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent ». Castaner en rajoute dans la malversation des faits en indiquant qu’il « serait parfaitement à l’aise », pour poser un genou à terre. Exit donc l’État de droit, dont on nous rebat les oreilles en permanence. Il y aurait donc des causes qui permettraient de fouler aux pieds toutes nos règles juridiques ! Le deux poids deux mesures dans toute sa splendeur.  

Dans Le Figaro du 11 juin 2020, Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel avait stigmatisé très sévèrement les attitudes de Christophe Castaner et de Nicole Belloubet : « Nos ministres ont peur et mettent un genou à terre devant les activistes ». « Au lieu de réaffirmer les valeurs de la République et de faire acte d’autorité, voici un ministre de l’Intérieur qui désavoue ses propres troupes... qui les désarme... qui semble même renoncer à faire respecter l’ordre public... Voici un garde des Sceaux priant en son ministère les proches d’un délinquant dont le décès il y a quatre ans, a été reconnu par une dizaine d’expertises comme non imputable à l’action de la gendarmerie ».   

C’est cela qui me semble, et de très loin, être le plus grave. Ceux-là même qui sont chargés de faire respecter et promouvoir les principes essentiels de la présomption d’innocence, de la séparation des pouvoirs, de l’indépendance de la justice, les ont allègrement bafoués. Cela porte un nom, cela s’appelle de la forfaiture. La forfaiture est un manquement grave aux devoirs de sa charge. Dans un État normal, ces gens-là auraient dû être jugés. Dans un État normal.

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mardi, 03 mars 2026

LFI, les gauches et la violence : qui parle de brebis galeuses ?

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Michel Festivi

On assiste actuellement, de la part des petits chefs de chez LFI, ou de leur grand timonier, le trotskiste lambertiste Jean-Luc Mélenchon, l’éructeur en chef, à des tentatives désespérées pour contrer l’avalanche médiatique qui s’abat sur eux et qui les pointe du doigt, suite au drame survenu à Quentin, par ce lynchage en règle par certains militants de la Jeune garde, mouvement dissous, dans la mouvance de LFI.  

Mais d’autres éléments sont à joindre au dossier. On vient d’apprendre, qu’un dénommé Ibrahim Diallo, 24 ans, qui se trouve en 18e position sur la liste LFI de Clichy la Garenne, a été incarcéré, suite à un procès en comparution immédiate, jeudi dernier, par le Tribunal correctionnel de Nanterre.

Il était jugé, avec deux autres comparses pour des faits « d’extorsion avec violence, séquestration et vol avec violence en récidive ». Il a été placé sous mandat de dépôt, et a été condamné à 30 mois de prison avec révocation d’un sursis antérieur à hauteur de 4 mois. Le 12 février dernier, avec deux individus, Ibrahim Diallo a frappé une jeune femme, qui a été séquestrée plus d’une heure dans un studio d’une résidence étudiante à Clichy. Sous la menace d’un couteau, elle a été contrainte à retirer de l’argent à un distributeur. Le compagnon de la victime aurait aussi été incarcéré dans cette affaire.

Ibrahim Diallo était donc un récidiviste. Il avait un casier judiciaire. Il a quand même fait partie d’une liste LFI. De par la loi d’ailleurs, la liste ayant été déposée, il est impossible de retirer ce candidat. Cette liste LFI s’intitule « faisons mieux pour Clichy », beau programme effectivement.

À Marseille, autre cité convoitée par "l’intellectuel" Sébastien Delogu, on apprend qu’un dénommé Sébastien Jibrayel, ex-adjoint PS aux sports, est en lice pour la mairie des 15e et 16e arrondissements sur la liste de gauche de Samia Ghali en 8e position, alors qu’il avait été condamné pour des violences en réunion sur des militants LFI. C’est ainsi qu’il avait été écarté de la liste Payan, mais récupéré par Samia Ghali. Sébastien Jibrayel avait donc été démis de ses fonctions d’adjoint PS, délégué aux sports (de combats ?), par l’actuel maire de Marseille, suite à cette procédure et finalement condamné à un an de prison avec sursis. Dans ce même dossier judiciaire, un dénommé Lyece Choulak, alors élu à la jeunesse à la mairie des 15e et 16e arrondissements avait été condamné, lui, à 6 mois de prison avec sursis.

Sébastien Delogu a vivement dénoncé la présence de Sébastien Jibrayel sur la liste de Samia Ghali, lui qui a aussi été condamné en première instance à 5.000 euros d’amende et à 1.600 euros de dommages et intérêts, pour violence sur un proviseur adjoint et une CPE, en février 2025 (procédure toujours en cours, il conteste les faits), le bon sens populaire parlerait d’hôpital que se moque de la charité. La seule réponse de Samia Ghali, son colistier a payé sa dette, et n’a pas été déclaré inéligible, circulez, il n’y a rien à voir. On se souvient aussi de la condamnation de l’ex député LFI, Adrien Quatennens, pour violence sur son épouse, par le Tribunal judiciaire de Lille, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, à 4 mois d’emprisonnement avec sursis et 2.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

Quant à Raphaël Arnault, toujours député LFI, il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis en février 2022, pour avoir à Lyon commis « des violences volontaires en réunion », pour avoir participé à l’agression d’un jeune homme de 18 ans et ce par un groupe de 6 personnes, le 24 avril 2021. En catimini, Raphaël Arnault se désistera de son appel.

Visiblement, les conseils du premier ministre Sébastien Lecornu, demandant instamment à Mathilde Panot de faire le ménage dans ses rangs, n’ont pas été suivis d’effets. C’est le moins que l’on puisse dire. Mais j’imagine toujours les remous médiatiques et politiques considérables que cela causerait, si ces députés, élus ou candidats avaient été membres du RN par exemple, où d’une autre formation à droite de l’échiquier.

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samedi, 28 février 2026

Terrorisme et violences de l’extrême gauche : la guerre des chiffres

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Michel Festivi 

Dans la guerre, comme dans le combat politico-médiatique, la guerre des chiffres est inévitable. L’extrême-gauche et ses relais, gravement attaqués depuis le meurtre ignoble de Quentin Deranque, et l’antisémitisme débridé de Jean-Luc Mélenchon et des chefs LFI, dont Rima Hassan, tentent de manipuler l’opinion, de dresser des écrans de fumée, en prétendant que la violence serait en réalité le fait de « l’extrême-droite », afin de détourner l’attention.

Des déclarations ubuesques se sont multipliées en ce sens, celles de l’inénarrable Éric Coquerel, pour qui, depuis une vingtaine d’années, la violence serait à 90% du côté de l’extrême droite (déclaration faite sans sourciller sur BFMTV le 23 février 2026). D’où viennent ces chiffres ? D’une extrapolation d’un ouvrage collectif publié aux Presses de Sciences Po, sous la direction d’Isabelle Sommier (ci-dessus), professeur de sociologie politique à Paris 1. Ce livre intitulé, Violences politiques en France de 1986 à nos jours, est, comme nous le verrons, très largement sujet à caution.

Mais qui est Isabelle Sommier ? Elle est très loin d’une neutralité nécessaire pour ce type d’études. Elle a par exemple participé en 2023, à une table ronde avec le député LFI Antoine Léaument, et ce à l’université d’été de LFI, ce qui n’est pas anodin. Cette discussion était dirigée par une autre sociologue, Marlène Benquet, elle-même membre de l’Institut La Boétie, très clairement affilié à LFI, Institut co-présidé par Jean-Luc Mélenchon. En effet, les Partis politiques n’ont pas l’habitude d’inviter à leurs universités d’été, des universitaires qui ne seraient pas en phase avec eux, et singulièrement LFI. Que dirions-nous des travaux d’un universitaire qui aurait participé à une université d’été du RN ou de Reconquête ?

Cet ouvrage établirait une base de données, qui serait censée répertorier sur la période considérée, 53 meurtres idéologiques commis en France, et dont 5 seraient selon ces auteurs, imputables à la gauche. Or ces « meurtres idéologiques », constitueraient une sous-catégorie des « meurtres politiques », eux-mêmes inclus dans l’ensemble plus large des faits dits de « violences politiques ». Pour parvenir à leurs fins, les auteurs ont ratiociné et catégorisé, alors qu’il aurait fallu au contraire globaliser. Mais malgré cette dilution peu scientifique, les mêmes auteurs n’arrivent pas à 90% des violences politiques imputées à « l’extrême droite », mais à 59,7%, car il faut aussi comptabiliser l’ensemble des violences, comme les destructions ou dégradations. Ce n’est plus du tout la même chose. De plus, nos sociologues sont contraints de constater, que le curseur, ces dernières années, s’est plus déplacé vers la gauche que vers la droite. Ainsi si l’on prend la période 2013/2017, les 2/3 des faits de violence étaient le fait de la gauche.

Mais si l’on englobe les meurtres politiques attribués au djihadisme islamique, ils représentent 69% des meurtres politiques, sur la totalité de la période, dont 216 uniquement en 2015-2016, soit déjà quatre fois plus que le nombre de meurtres idéologiques. Dès lors ce fallacieux pourcentage comme quoi 90% des violences politiques seraient attribuées à « l’extrême-droite », est un pur mensonge, une désinformation absolue. L’extrême gauche française défend ardemment l’islamisme, le palestinisme, et s’insurge en permanence contre ce qu’elle nomme « l’islamophobie », on ne peut donc pas classer ces crimes à « l’extrême-droite ».

D’autres incohérences majeures parcourent cette étude. La période retenue d’abord, purement artificielle, et ce pour les seuls besoins de la démonstration militante de ces universitaires ? Or, le groupe Action directe a commencé ses crimes bien avant 1986. Né en 1979, ces terroristes rouges ont revendiqué plus de 80 assassinats ou attentats en France. Or, bizarrement, seulement 4 de leurs crimes sont retenus par l’ouvrage précité.  Curieux non ? Le rapport exclu aussi a priori, les trois policiers et le chauffeur de taxi, tués lors de la fusillade du 4 octobre 1994, par Florence Rey et Audry Maupin. Ces derniers étaient des militants syndicaux anarchistes, la presse de l’époque les considérait comme les dignes héritiers d’Action directe. Idem pour la tuerie commise en 2002 à l’hôtel de ville de Nanterre par Richard Dun, qui n’a pas été séquencée, or il était un militant de la cause altermondialiste. Pourtant Madame Sommier est une spécialiste du mouvement altermondialiste. Dun avait été aussi membre du PS puis des Verts et avait été membre de la LDH. (8 élus municipaux tués, 19 blessés). Dans sa lettre testament avant de se suicider en garde à vue, Dun évoquait son admiration pour Pol Pot et Staline, on ne saurait mieux dire.

Récemment, sur France Info, Isabelle Sommier a dressé une liste de 6 meurtres imputés à « l’extrême-droite », parmi ceux commis depuis 2022. Le meurtre du rugbyman Aramburu, tué en mars 2022, par un militant du GUD, a pour cause une bagarre, après que ce militant se soit interposé, dans un bar parisien, à 6H du matin, tous les protagonistes étant fortement alcoolisés. Pour l’instant, la justice n’a pas retenu ni l’acte politique, ni le crime raciste (cf. l’article du Figaro du 28/02/2026 de Paul Sugy, Mort de Quentin Duranque : 90% des violences politiques en France sont-elles commises par l’extrême-droite ?). En mai 2022, un Français d’origine marocaine et espagnole est tué d’une balle dans la tête, à Paris, suite à un différend entre individus au cours d’une rixe. L’auteur des faits aurait eu des propos antisémite et complotiste dans le passé. Pour autant, il semble que la malheureuse victime a été choisie au hasard, et rien ne permet de penser que ce meurtre aurait un caractère politique (cf. le même article). On le voit le classement effectué est particulièrement sujet à caution.

Comme le relève judicieusement Paul Sugy « Si par exemple chaque crime raciste dirigé contre des étrangers relève de la violence d’extrême-droite....pourquoi ne pas imputer en miroir de ces crimes, les meurtres relevant du racisme antiblancs à l’extrême-gauche, et donc possiblement la mort de Thomas à Crépol ». À lire aussi l’article de la revue Contrepoints du 24 février 2026, Ultragauche : La violence comme stratégie politique. Elodie Messéant rappelle qu’entre 2019 et 2023 l’agence européenne Europol a décompté 123 attaques du terrorisme de gauche au sein de l’UE, contre 16 au terrorisme de droite. La proportion est donc du simple à huit fois plus quasiment.

Ce qui est aussi par contre certain, c’est que dans son rapport annuel sur la menace terroriste, l’agence de police européenne fait état d’une nette augmentation des attaques de l’ultragauche. (Cf. l’article du JDD du 15 février 2026, Méthodes violentes sabotages...La menace sous-estimée de l’ultragauche). Les actions de nature terroriste liées à la gauche radicale sont sur le haut du podium, juste derrière celles du djihadisme. Écoterrorisme, groupuscules anarchistes, mouvances propalestiniennes, collectifs dits « antifascistes », comme le souligne un enquêteur « On fait face à un entremêlement de petits groupes militants et des structures syndicales bien implantées, le tout noyé dans une galaxie idéologique aux champs d’action différents les uns des autres ».  

Cet article révèle que 10.000 personnes seraient suivies par le renseignement intérieur en France et que la gauche radicale inquièterait jusqu’aux plus hautes sphères de l’armée. Cette même inquiétude est partagée par la direction générale de la Gendarmerie nationale, toujours selon cet article. Cette inquiétude provient aussi du fait, que ces groupuscules jouissent d’un fort soutien politique à gauche. Comme l’écrivent les gendarmes : « Ce biais pacifiste crée les conditions d’affrontements de plus en plus violents. » 

Paul Sugy remet la prétendue spécialiste Isabelle Sommier à sa place :

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vendredi, 27 février 2026

Allemagne : grande victoire judiciaire pour l’AFD

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Michel Festivi 

L’AFD vient de remporter devant le tribunal de Cologne, une grande victoire judiciaire, et ce quelques jours avant une série d’élections régionales cruciales. Les services de renseignements avaient cru pouvoir classer l’AFD comme organisation « d’extrême droite », le 2 mai 2025. Cette décision avait été suspendue le temps de l’enquête, sur recours de l’AFD, dans les jours suivants.

Le jeudi 26 février, le tribunal de Cologne a confirmé cette première suspension. Classer un parti politique « d’extrême droite », est loin d’être anodin. Cela permet aux polices, de disposer de moyens de surveillance accrus, de procéder à des écoutes, de recruter des informateurs, bref de se comporter peu ou prou comme l’ancienne Stasi. Pourtant au bout de trois ans d’enquête, les services spécialisés prétendaient avoir « des certitudes sur les aspirations du Parti contre l’ordre fondamental libéral et démocratique ». Ce sont ces « certitudes » qui viennent d’être balayées par cette décision très importante pour la démocratie en Allemagne.

La co-présidente de l’AFD, Alice Weidel a salué « une grande victoire ». Le tribunal a dû ménager la chèvre et le chou en affirmant en même temps : « être convaincu qu’il subsiste un fort soupçon que le Parti développe des tendances anticonstitutionnelles, mais il n’est toutefois pas possible, à l’heure actuelle, de constater que cette orientation domine son image globale », selon le communiqué du tribunal lui-même. En matière de circonvolutions politiquement correctes, la justice allemande tente de justifier une décision, qui va faire hurler toute la classe politico-médiatique d’outre-Rhin, et au-delà.

L’AFD avait immédiatement contesté cette décision policière et politique. Le tribunal a déclaré que l’Office fédéral pour la protection de la Constitution n’était « pas autorisé à classer et à traiter l’AFD comme un mouvement d’extrême droite avéré, jusqu’à la conclusion de la procédure principale en première instance devant le tribunal administratif de Cologne ». Ce n’est pas terminé, mais cela représente, pour l’AFD, et les libertés allemandes, une décision de la plus haute importance.

Cela faisait des années, que les pouvoirs allemands, de droite comme de gauche, tentaient par tous les moyens d’éliminer de la vie politique allemande l’AFD. La CDU car elle ne supporte pas cette concurrence sur sa droite, n’oublions pas que l’AFD est née d’une scission de la CDU, qui notamment sous Merkel s’était montrée plus immigrationniste encore que la gauche. La gauche allemande, le SPD exècre l’AFD, car elle lui prend aussi des électeurs, ceux du peuple justement, que le SPD ne représente plus.

L’AFD est devenue, au fil des élections régionales comme nationales, la première force d’opposition aux politiques pro-immigrationnistes, et l’AFD lutte avec acharnement contre l’insécurité qui s’est répandue en Allemagne comme partout en Europe. De plus, elle a le vent en poupe dans tous les Landers de l’Est, qui subissent une désindustrialisation massive.

Il faudra donc attendre les résultats des procédures au fond, mais justement, des élections se profilent dans deux régions de l’ex-Allemagne de l’Est, et les sondages fons osciller l’AFD entre 30 et 40% des voix. Nous serons amenés à en reparler. En tout cas, partout en Europe, les tenants du système entendent supprimer, éliminer, brimer toutes les voix qui s’opposent aux diktats de la pensée unique et du politiquement correct. 

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vendredi, 20 février 2026

Retour sur les ignominies de la Ligue des droits de l’homme, dans ses recours contre la dissolution de la Jeune Garde

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Michel Festivi 

Suite au lynchage criminel de ce malheureux Quentin, par des membres de l’extrême gauche, dont certains appartiennent à la Jeune Garde, mouvement paramilitaire violent, organisé dans le giron de LFI et de la NUPES, comme l’ont prouvé des tracts et affiches des élections législatives de 2024, on a appris, que par un recours contentieux devant le Conseil d’État, la LDH tentait par tous les moyens, d’empêcher la dissolution du mouvement chapoté par Raphaël Arnault.

Suite à la décision du ministre de l’intérieur de dissoudre la Jeune Garde, par un arrêté pris en Conseil des ministres, la LDH a entendu s’opposer à cette dissolution en intervenant directement devant la Haute juridiction administrative, retardant ainsi l’examen de ce dossier. Ce n’est pas la première fois, que la LDH se plonge dans la fange. Son histoire est l’histoire des soutiens aux pires tyrans et tyrannies. La LDH, depuis plusieurs années multiplie les recours juridictionnels pour empêcher des maires courageux, d’interdire dans des piscines ou sur des plages, les signes religieux ostentatoires de l’islamisme. Elle intervient systématiquement, pour faire annuler les décisions municipales, qui au moment de Noël, entendent exposer des crèches.

Mais l’Histoire de la LDH est marquée au fer rouge, pour avoir soutenu le régime bolchévique et les procès de Moscou. Pour une organisation qui se prétend la défenderesse des droits de l’homme, c’est un beau palmarès. Non seulement, elle a appuyé ces atteintes majeures aux libertés et aux droits d’exprimer ses convictions, mais qui plus est, elle a voué aux gémonies, ceux de ses membres, qui entendaient s’opposer à la direction de la LDH et les a empêchés de s’exprimer.

Première étape, l’installation criminelle du régime bolchévique en octobre 1917. De l’automne 1918, à mars 1919, la LDH a enquêté et auditionné de nombreux témoins qui relataient les exactions des communistes russes, et l’installation du totalitarisme. Ces témoignages étaient particulièrement éloquents, venant d’immigrés Russes, voire de Français qui avaient longtemps vécu en Russie. Mais la LDH refusa de condamner le régime léniniste. On peut retrouver tout ce dossier dans le livre de feu Christian Jelen, préfacé par Jean-François Revel, L’aveuglement, les socialistes et la naissance du mythe soviétique. Cela est aussi parfaitement documenté par l’ouvrage de Boris Kritchevski, publié initialement en 1919, mais réédité en 2018, aux éditions De Fallois, Vers la catastrophe Russe, Lettres de Petrograd au journal l’Humanité, Octobre 1917-février 1918, avec une préface explicative de l’Historien Jean-Claude Casanova.

Deuxième étape, la plus dramatique encore, au moment des procès de Moscou entre 1936 et 1937. Tous les communistes du monde entier, prirent position pour ces procès ignobles, qui bafouaient toutes les règles les plus élémentaires de la justice. Les prévenus étaient insultés, n’avaient pas d’avocats, et répétaient comme des perroquets, des aveux extorqués par les coups et les menaces sur leurs familles. Même Léon Blum et le journal Le Populaire, - (on était alors en plein front populaire) -, refusèrent de condamner officiellement ces parodies judiciaires.

Non seulement la LDH repoussa toute critique, mais elle les défendit au nom de la grande Révolution française et pour ne pas désespérer les gauches. Un avocat socialiste et franc-maçon, Raymond Rosenmark, membre de la LDH, fut chargé de faire un rapport sur ces procès. Contre toute attente, imperturbablement, il écrivit qu’il n’avait décelé aucune atteinte aux droits de l’homme et défendit le point de vue, que les aveux unanimes des accusés, n’avaient pas pu être obtenu par la force morale ou physique. Comme l’avait lancé Kamenev, l’un des principaux accusés, qui sera exécuté : « Faites de moi ce que vous voulez, mais je vous en prie ne touchez pas à ma femme et à mes enfants ». Mais cela ne perturba nullement la LDH, qui sous la présidence de Victor Basch, et avec son appui significatif, entérinera par 1088 mandats contre 258, le rapport qui lui était présenté.

Plus ignoble encore, les opposants entendaient que l’on puisse annexer à la décision de la LDH leurs remarques. Victor Basch refusa tout net. Dans son Retouches à mon retour d’URSS, publié en 1937, André Gide écrira : « Ces victimes, je les vois, je les sens, je les entends tout autour de moi. Ce sont leurs cris bâillonnés qui m’ont réveillé cette nuit... Les Barbusse, les Romain Rolland se sont tus, se taisent ; et autour d’eux l’immense foule prolétarienne aveuglé ».   

Dès lors, le soutien de la LDH à la Jeune Garde est dans la continuité de son histoire des atteintes aux droits de l’homme, de sa conception à géométrie variable desdits droits. Le plus scandaleux, c’est que cet organisme qui s’est couvert de honte devant l’Histoire, ne vit que grâce à de l’argent public, et à toutes les subventions qui lui sont attribuées. Même Trotski, alors en exil, le tortionnaire Trotski, qui s’y connaissait en meurtres et assassinats écrira en 1937, dans sa revue d’avril de la IVème internationale que le rapport Rosenmark : « était une tâche indélébile sur la LDH de France ». Comme je l’ai écrit dans mon ouvrage sur La désinformation autour du Parti communiste « français », « Venant d’un acteur du totalitarisme communiste, sa parole vaut de l’or ». Toute cette affaire est par ailleurs parfaitement documentée, par un article de Guillaume Perrault du Figaro du 21 avril 2023, Quand la LDH excusait les grands procès staliniens.  

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jeudi, 19 février 2026

La violence politique est consubstantielle à la gauche

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9 mars 1971, des milliers de gauchistes armés attaquent un meeting d'Ordre nouveau au Palais des Sports à Paris.

 

Michel Festivi 

Les gauches et la violence sont intimement liées. L’histoire des gauches est aussi l’histoire de la violence politique. Pourquoi ? tout simplement parce que l’ADN des gauches, c’est la volonté irréfragable de changer l’homme, sa nature, de changer ontologiquement la société. C’est en réalité une sorte de religion dévoyée séculaire, qui promet le paradis sur terre, et ce au besoin, en massacrant la moitié de l’humanité pour parvenir à ses fins, et ce toujours au nom de la liberté et de l’égalité.

C’est notamment la thèse de Jean-François Chemin, agrégé d’histoire, qui a publié aux éditions Via Romana, Notre amie la gauche, deux siècles de cléricature. Les gauches entendent imposer sur terre, une cité idéale sans Dieu, et donc ceux qui ne sont pas d’accord, sont dans le camp du mal et doivent être dans le meilleur des cas rééduqués, dans le pire des cas, exterminés. Il repart des massacres de septembre 1792, et tout le continuum révolutionnaire qui a suivi. Il souligne que des élus LFI, se sont rendus à Arras, ville natale de Robespierre, et ont aussi apposé une plaque à sa mémoire dans les cachots de la Conciergerie, l’antichambre de la guillotine. Robespierre qui avait déclaré dans un discours à la Convention du 5 février 1794 « Le gouvernement révolutionnaire ne doit aux ennemis du peuple que la mort ».

La gauche se positionne donc en permanence, dans une pseudo posture religieuse, rejetant dans les flammes des enfers de l’Histoire, tous ceux qui s’opposent à elle. Déjà en 1789, l’abbé Siéyès avait affirmé que le peuple n’était ni assez vertueux, ni assez instruit pour décider par lui-même. Pour Saint-Just, « Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé » (discours du 26 avril 1794).

Dans le Figaro du 18 février 2026, Jacques de Saint Victor retrace deux siècles de justification de la violence par la gauche, jusqu’à la Jeune garde et le meurtre par lynchage de Quentin. Tout le XIXe siècle a été un long parcours de la violence des gauches. Engels, le compagnon politique et financeur de Marx, justifiait la violence comme « une accoucheuse de l’histoire », dans son essai de 1878, le rôle de la violence dans l’histoire. Le philosophe allemand Dühring, qui inspira Marx, était aussi dans ce registre. L’Italie, la France et l’Espagne furent submergées pendant des années, par le terrorisme politique des anarchistes, partisans de « l’action directe », la propagande par le fait, à savoir des attentats. (Cf les attentats anarchistes en France, le lancer de bombe par Auguste Vaillant en 1893).

Le père intellectuel de la violence politique, fut un français de gauche, Georges Sorel, qui la théorisa dans son fameux essai de 1908, Réflexions sur la violence. Il inspira aussi bien Lénine que Mussolini, qui ne l’oublions jamais, venait de l’aile la plus radicale du Parti socialiste italien. Sorel écrira « la violence prolétarienne apparaît ainsi comme une chose très belle et très héroïque ». Lénine sera le parangon absolu de cette violence, écrivant en 1917, dans L’État et la Révolution : « le remplacement de l’État bourgeois par l’État prolétarien est impossible sans une révolution violente. » Dans les années 1920/ 1930, les communistes vont s’acharner, non pas contre les fascistes ou les nazis, mais contre les gauches démocratiques ou modérées, les accusant d’être « des sociaux traitres ». Aragon publia en 1931, un essai « Front rouge », « Feu sur Léon Blum... Feu sur les ours savants de la social-démocratie ».    

Après-guerre, la gauche va fasciser et nazifier quiconque s’oppose à elle. C’est la fameuse reductio ad hitlerum. Dans Les Damnés de la Terre, livre de Frantz Fanon publié en 1961, Sartre, dans sa préface écrit : « Tuer un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups ; supprimer un oppresseur et un opprimé ». Il récidivera en février 1973, où dans un entretien pour le magazine communiste Actuel il soutenait sans trembler : « un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas d’autre moyen que la mort... Les révolutionnaires de 1793, n’ont probablement pas assez tué ». Pol Pot en 1974 et les années qui suivront, saura s’en rappeler.

En Espagne, le 13 juillet 1936, un commando de gardes d’assaut socialistes, sur les ordres du gouvernement Front populaire, alla kidnapper le leader monarchiste aux Cortès, José Calvo Sotelo, pour l’enlever devant sa femme et ses quatre enfants, nuitamment, et lui tirer une balle dans la nuque. Ils ratèrent deux autres opposants, José Maria Gil Roblès et Antonio Goicoechea, qui avaient eu la bonne idée de quitter leur domicile madrilène. La continuité avec ces tueurs est patente dans les gauches françaises, par l’invasion de nombreux trotskistes. On se rappelle que François Mitterrand accepta avec enthousiasme, cet entrisme trotskiste au sein du Parti socialiste, et qu’il refusa d’extrader des militants italiens des brigades rouges, réclamés par l’Italie, alors qu’ils avaient du sang sur les mains.

Le fascisme est bel et bien mort, le 28 avril 1945, sur les bords du lac de Côme, par l’assassinat par des communistes de Benito Mussolini. Le nazisme est mort le 30 avril 1945, dans un bunker de la chancellerie à Berlin, par le suicide d’Adolf Hitler. Mais le totalitarisme marxiste-léniniste et ses avatars maoïstes, castristes, islamogauchistes, perdurent de par le monde et singulièrement en France. Il n’y a jamais eu un seul exemple historique, où des régimes marxistes, ne se soient imposés dans les urnes, mais toujours, ils se sont saisis du pouvoir par la force, et l’ont conservé par la violence, les crimes, les enfermements.

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lundi, 16 février 2026

L’avion de la honte, les cols Mao chez le tyran rouge, l’aveuglement des intellectuels de gauche

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Michel Festivi

Le récent ouvrage de Jean Berthier, Voyage tranquille au pays des horreurs, Sollers, Barthes, Kristeva, Pleynet, Wahl… en Chine, nous fournit l’occasion de revenir plus de cinquante ans en arrière, en 1974, quand nos intellectuels germanopratins en col Mao avaient pris l’avion de la honte à Orly, destination Pékin, le 11 avril 1974, pour aller encenser l’un des pires régimes rouges qui soit, la Chine de Mao, régime qui fit au bas mot près de 60 millions de morts, selon les études du Livre noir du communiste de Stéphane Courtois et la trilogie implacable de Thierry Wolton, Une histoire mondiale du communisme, les bourreaux, les victimes, les complices. Un petit détail, j’ai visité à Tirana en Albanie la maison des horreurs qui retrace les crimes du communisme albanais de 1945 à 1991. Budapest possède aussi un musée identique, impressionnant à voir.

Au même moment, les Khmers rouges, avec la complicité de la Chine rouge, déferlaient sur Phnom Penh et allèrent trucider le quart de la population du Cambodge. Les mêmes et d’autres les soutiendront contre vents et marées, dont Le Monde et Libération. C’est l’équipe de la revue Tel Quel, chapeautée alors par Philippe Sollers, qui entreprit cette expédition sanguinaire, avec toute la bande à Lacan qui, lui, ne partira pas car sa maîtresse de l’époque n’avait pas eu son visa, du moins c’est l’explication officielle, la vraie c’est que Lacan souhaitait être le chef de l’expédition alors que Sollers lui avait damé le pion. Il faut dire que l’escroc psychanalytique Lacan a été adulé par plusieurs générations de tortionnaires invétérés, Michel Foucault notamment.

Ces hommes et femmes de lettres, souvent universitaires, comme Julia Kristeva, alors épouse de Sollers, n’ont jamais connu les attaques de cette honte absolue, selon le bon vieux principe du privilège rouge, et firent tranquillement de belles carrières. Ils restèrent trois semaines sur place, alors que des millions de Chinois avaient été abattus et que d’autres millions croupissaient dans les Laogaïs, les camps d’exterminations jaunes, les pires qui soient. Le seul regret de Roland Barthes sera « de n’avoir pas vu le kiki d’un seul chinois ». Tel Quel publiera à l’automne 1974 un numéro spécial sur ce voyage « Une longue défense et illustration de la politique de Mao et de la Révolution culturelle », et Le Monde rapportera le 24 mai 1974 les propos de Roland Barthes : « La Chine est paisible ». Pourtant, il est aujourd’hui documenté que cette fameuse Révolution culturelle avait provoqué la mort d’au moins 10 millions de personnes, si ce n’est le double.

Ce voyage rouge de la honte n’était pas le premier. François Hourmant, en 2000, avait publié Au pays de l’avenir radieux, voyages des intellectuels français en URSS, à Cuba et en Chine populaire. Il rapportait les séjours de tous ces idiots utiles du communisme triomphant, les Henri Barbusse, Georges Duhamel, André Gide (qui fera courageusement son mea-culpa), Romain Rolland, Jean-Paul Sartre et d’autres qui prirent fait et cause pour les dictatures totalitaires les plus sanglantes. Entre autocensure et vanité, ils multiplièrent une extraordinaire cécité idéologique pour « ne pas désespérer Billancourt ». Sartre allant même jusqu’à déclarer en 1954, au retour d’URSS, où il avait été bien pourvu en prostituées par le KGB : « La liberté de critique est totale en URSS ».

Ces hommes ne furent jamais mis au pilori, au contraire ils furent loués par toute une clique alors dominante dans les médias, l’université (cela n’a pas changé), et par tout le système de l’État profond (cela n’a pas changé non plus). En parallèle, on peut évoquer, quelques grands écrivains français, qui au mois d’octobre 1941, se rendirent à Weimar, à un congrès des écrivains. Drieu la Rochelle, Robert Brasillach, Marcel Jouhandeau, Jacques Chardonne, Abel Bonnard firent ce voyage. Après-guerre, « ce voyage d’automne » fut dénoncé, et tous ces hommes de lettres convoqués dans les poubelles de l’histoire, pour ne plus en ressortir ou quasiment. On parla « de train de la honte ». C’est l’éternel et permanent deux poids, deux mesures, que l’on retrouve toujours de nos jours. Il suffit d’écouter et de lire ce qui se dit et s’écrit sur l’assassinat de ce malheureux jeune de 23 ans, Quentin, lynché par une bande de nervis gauchistes chauffés à blanc par les diatribes permanentes de l’extrême gauche française, avec la complicité de toute la gauche.

Comme l’avait écrit Philippe Sollers en 1972 dans sa revue, l’expérience chinoise signifiait « espoir et confirmation pour les révolutionnaires du monde entier ». Et tant pis si l’on doit piétiner des monceaux de cadavres, car les révolutionnaires rouges le savent bien, depuis 1793, en passant par 1917, 1949, 1959, 1974, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

Voyage tranquille au pays des horreurs, Sollers, Barthes, Kristeva, Pleynet, Wahl… en Chine, Jean Berthier, Le Cherche Midi, 2026, 178 pages, 20,00 €

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Non, les molosses d’extrême gauche qui tuent, ce ne sont pas des fascistes, mais bien des communistes

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Michel Festivi 

L’importance de la sémantique est capitale. Les mots ont un sens. C’est un danger absolu que de ne pas appeler un chat un chat. Il faut justement nommer les choses, sinon non seulement on s’y perd, mais on se trompe et on trompe.

Je réfute absolument et définitivement toute appellation de « fasciste », ou de « fascisme », vis-à-vis des hordes rouges de l’extrême gauche, qui avec la complicité morale des gauches, ont lâchement massacré le pauvre Quentin, livré seul à ces enragés de la mort. Je le réfute pour plusieurs raisons impérieuses, politiques et historiques. Je réfute le titre de l’article de Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro « les fascistes de l’anti-fascisme » cliquez là même si sur le fond il énonce des choses justes. J’ai même lu, ici et là, des comparaisons historiques foireuses avec les SA d’Ernst Röhm. Tout cela n’a aucun sens, et participe à un émiettement, à une confusion globale et inefficace qui est totalement contre-productive pour notre combat des idées.

Le fascisme a été un mouvement politico-social italien de grande envergure, qui est né (même si des soubassements existaient depuis le XIXe siècle), dans l’Italie de l’après Première Guerre mondiale, suite aux humiliations subies par l’Italie, en réaction de ne pas se voir attribuer les provinces irrédentes qui lui avaient été promises par le traité de Londres de 1915, et en réaction aux attaques des socialistes et des communistes, qui voulaient entreprendre un nouveau 1917 bolchévique russe dans la péninsule. De très grands historiens comme Ernst Nolte, Emilio Gentile, Renzo de Felice, et le français Frédéric Le Moal, ont largement démontré, cette spécificité du fascisme, qui s’inscrit dans l’Histoire très particulière de l’Italie, après 1918, dans la continuité du Risorgimento.

Au contraire, toute l’Histoire globale des révolutionnaires, des gauches, est faite de violence politique absolue, pour empêcher ses adversaires de s’exprimer, de propager leurs idées, leurs visions politiques. Depuis les massacres de 1789, dès le jour même de la prise de la Bastille, puis ceux de septembre 1792, la Terreur politique et révolutionnaire de 1793/1794, les génocides des guerres de Vendée, si bien analysés par Reynald Secher, l’Histoire des gauches, n’a été qu’un long et permanent fleuve de sang, et toujours contre le peuple.

Déjà, sous la Révolution, on a employé le terme de « populicide », cela voulait bien dire, ce que cela voulait exprimer. Supprimer le peuple qui avait l’aplomb de ne pas vouloir la politique des grands ancêtres de la Révolution. Marat, Gracchus Babeuf, Danton, Robespierre, Hebert, Fouquier-Tinville, ont appelé à tuer et tuer encore, et ce au nom de l’Égalité et de la liberté. Lénine, Trotsky, Staline, Mao, Castro et le Che, Pol Pot, ont appliqué à la lettre ces grands principes, et ont réalisé par millions et millions des hécatombes contre le peuple qui résistait à leurs idéologies communistes. L’Histoire est là pour le prouver et le rapporter. Les chiens de garde de l’extrême gauche française qui tuent et massacrent, s’inscrivent dans cette continuité de l’Histoire, le fascisme n’a rien à voir avec cela. Le communisme se suffit à lui-même.

Tous les intellectuels communistes, ont, un moment où un autre, appelé à la violence « accoucheuse de l’Histoire », que ce soit Sartre, et ses thuriféraires, Brecht qui entendait dissoudre le peuple, qui avait eu l’audace de se révolter contre la misère en 1953 à Berlin-Est. Le Parti communiste en France avait formé des brigades de tueurs, la fameuse brigade Valmy, pour assassiner ceux qu’il considérait comme des renégats et qui n’avaient pas accepté l’alliance avec Staline (1). En Espagne, dans les années 1930, les gauches et les communistes ont empêché l’expression libre et démocratique du peuple, qui en novembre 1933, avait voté pour les droites et le centre, et ont pris les armes contre la République en octobre 1934, obligeant finalement, compte tenu des meurtres et assassinats, des hommes d’ordre à se rebeller (2). Toute l’histoire des gauches est à cette image, refuser la libre expression populaire, pour fomenter des crises et des actes violents, pour conserver ou prendre le pouvoir. Après-guerre, dans tous les pays de l’Europe de l’Est, les communistes ont massacré, pour prendre le pouvoir, puis le conserver. Berlin-Est, Budapest, Prague, Bucarest, Sofia, Belgrade, Tirana, autant de meurtres communistes sur des opposants.

Oui, les assassins de Quentin sont bien des communistes révolutionnaires, qui entendent bafouer toute notion élémentaire de libertés et de libre expression populaire. Ils s’inscrivent dans cette continuité de l’Histoire. Ne nous y trompons pas, ne leur faisons pas cet honneur, soyons clair avec l’Histoire, l’extrême gauche française est totalitaire et criminelle par essence, l’Histoire l’a prouvé, le présent aussi. Et les gauches laissent faire, car ce sont toujours les plus extrémistes qui tiennent le haut du pavé et qui donnent le tempo, si personne ne les arrête.

(1) Michel Festivi : La désinformation autour du Parti communiste « français », Dualpha 2024 cliquez là

(2) Michel Festivi : Les griffes de Staline sur l’Espagne républicaine, 1936-1939, Dualpha 2025 cliquez ici

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dimanche, 15 février 2026

Retour sur le livre de Ferghane Azihari : "L’Islam contre la modernité", ouvrage prodigieux.

615gwOlgj0L.jpgMichel Festivi 

J’ai lu ce livre de Ferghane Azihari, publié en début d’année 2026, aux éditions Les Presses de la Cité. Tous ceux qui entendent combattre la montée guerrière ouverte ou cachée de l’islam dans nos sociétés, les collusions avec les gauches, donc ce que l’on nomme l’islamo-gauchisme, les dérives wokistes et anti-occidentales, anticolonialistes, doivent impérativement le lire.

J’ai l’ai lu le crayon à la main, tant les références historiques, politiques, littéraires, philosophiques, religieuses sont denses et pénétrantes. 330 pages, outre les notes, aucune longueur, un plaidoyer impitoyable contre l’islam, venant d’un homme d’origine comorienne et de tradition musulmane, on ne pouvait pas tomber mieux, si j’ose employer cette expression.

Il commence fort et ne lâche jamais sa proie « La religion de Mahomet ...semble condamner à un esclavage éternel, à une incurable stupidité, toute cette vaste portion de la terre où elle a étendu son empire », comme le proclamait Condorcet en 1795, dans l’esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain. Tout est à l’avenant, dans une démonstration implacable et parfaitement documentée. Rien n’est gratuit, jeté à l’encan, tout est parfaitement construit et démontré.  

La schizophrénie de l’islam est mise à jour. Cette religion a conquis des contrées très avancées, politiquement, culturellement, religieusement, comme la Perse, l’actuelle Syrie, une partie de l’Inde, le Croissant fertile, le Moyen-Orient, une partie de l’Europe, où régnaient le christianisme, le bouddhisme, le zoroastrisme, la civilisation gréco-romaine, des civilisations flamboyantes, qui ont été dévastées, telle l’arrivée massive d’une nuée de criquets. Et de plus, « une partie de l’immigration musulmane en Europe souffre d’oikophobie, la haine de l’endroit où l’on vit », comme l’a justement observé le grand écrivain espagnol Arturo Pérez-Reverte dans Le Figaro du 2 septembre 2024. Détester ceux qui vous ont accueilli, ce paradoxe permanent et si prégnant. Car les invasions musulmanes ont procédé strictement comme le contraire de la conquête romaine, à savoir « la lente altération, avant disparition, des civilisations antiques, gréco-romaines, et orientales...la complaisance européenne face à cet obscurantisme n’en est que plus consternante ». Détruire par la conquête, sans jamais rien amalgamer.

Quant à l’islam des lumières, il vaut mieux l’oublier, en faire son deuil. « Aussi cet islam des Lumières dont les conteurs nous rebattent les oreilles, est-il aussi illusoire qu’un stalinisme à visage humain », « car le message de l’islam n’est pas l’œuvre d’un dieu, mais celle de faussaires ayant vécu entre l’Antiquité tardive et le Moyen Âge, dans les environs de la péninsule arabique, » « la linguistique, l’histoire critique, la philologie, l’archéologie, sont...autant de domaines qui contredisent l’idée religieuse que le coran serait un texte parfait et divin » comme nous l’enseignait l’immense anthropologue Claude Lévi-Strauss, dans Tristes tropiques.

Ferghane Azihari nous le répète inlassablement, ce qu’entendent totalement occulter les musulmans : « L’Orient n’a pas toujours été musulman. Il gagnerait à ouvrir les yeux sur le cataclysme que fut l’irruption des disciples de Mahomet, qui l’ont dérobé à des mondes plus raffinés ». Car, « les écrits musulmans n’ont cessé de falsifier l’histoire des Arabes pour persuader que l’islam fut prêché à des nations arriérées », tel que nous l’apprend Christian Robin en étudiant le Yémen et l’Arabie avant l’arrivée de l’islam. Du temps des grecs par exemple, Gaza était parée de vignes opulentes, une ville distinguée qui compte tenu de ses richesses, expédiait en Syrie et en Égypte, un vin de bonne qualité, in Catherine Saliou : Le proche orient de Pompée à Muhammad, Ier siècle avant JC-VIIe siècle après JC. C’était déjà la conception d’un dénommé Ibn Khaldoun au XIVe siècle, qui dénonçaient les ruines et les désolations provoquées par des Arabes musulmans en Irak, en Syrie, en Afrique et dans le Maghreb (page 192).

En Espagne conquise, ce sont les byzantins du temps de l’empereur Nicéphore Phocas, qui ont ramené à Cordoue, des spécialistes des mosaïques pour superviser la décoration de la mosquée.  Et contrairement à ce qu’à pu dire Napoléon, les musulmans n’ont jamais traduit l’Iliade et l’Odyssée « aucune œuvre grecque poétique, dramatique ou historique ne fut traduite à la demande de ces derniers, » comme le rappelle l’orientaliste américain Franz Rosenthal en 1992. Comme Averroès n’a jamais pu mettre la main sur La Politique d’Aristote, car elle n’avait jamais été traduite en arabe, et les lettrés musulmans, se refusaient à apprendre le grec ou le latin, le copte ou le syriaque, contrairement aux lettrés non musulmans, chrétiens ou juifs, qui parlaient et comprenaient parfaitement l’arabe, et la plupart des langues orientales tel que le démontre l’islamologue O. Hanne dans son ouvrage L’Alcoran. Quant à la soi-disant ouverture d’esprit d’Averroès, encore une fable, ce juge islamique, appliquait la charia à la lettre.

En six chapitres, plus une longue et très utile introduction, Ferghane Azihari démonte pièces par pièces, impitoyablement, le mythe de l’âge d’or islamique, la falsification des musulmans de se faire passer pour « les damnés de la terre », les drames qu’ont occasionné nos intellectuels et orientalistes de pacotille avec leurs concepts progressistes et le mythe du bon sauvage. Il pourfend et dissèque les archaïsmes et despotismes de ce qu’il considère comme une secte, qui est partie « à l’assaut du monde libre ». Il critique fermement les politiques qui ont laissé faire et fermés les yeux, comme Lionel Jospin qui avait lancé à une journaliste au moment des foulards de Creil « qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse que la France s’islamise », (page 244). Ferghane Azihari revient longuement sur la colonisation de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, en fustigeant les volontés des élites islamiques, refusant que leurs coreligionnaires puissent renoncer à la charia, et soient éduqués dans des écoles françaises, et ainsi ne pas accepter que cette population puisse recevoir la nationalité française, au contraire des autres autochtones, comme les juifs par exemple. 

Son épilogue est sans ambiguïté « Sortir de l’islam ». « Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l’intégrisme n’est pas la maladie de l’islam. Il est l’intégralité de l’islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L’islam des intégristes, des islamistes, c’est tout simplement l’islam juridique qui colle à la norme. Ainsi, le musulman le plus ouvert, le plus moderne, le plus désireux de faire évoluer l’islam, se heurte immanquablement au Coran », comme l’a si bien écrit Anne-Marie Delcambre, dans L’islam des interdits, publié en 2003.

Je terminerai ce propos par cette remarque pleine de bon sens de Ferghane Azihari en page 308 « La chimère d’un islam libéral n’a servi qu’à brasser, en pure perte, l’encre des journaux et l’air des plateaux télévisés, en favorisant des arguties théologiques qui confinent à l’absurdité et transforment nos sociétés en asiles à ciel ouvert. » Oui, le livre de Ferghane Azihari est à lire et à faire lire, sans modération.

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vendredi, 13 février 2026

En Italie, Giorgia Meloni prend le taureau par les cornes

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Michel Festivi 

Beaucoup la critiquent, elle n’en fait pas assez, elle n’est pas assez ceci ou cela, que n’entend-on pas, même et surtout dans notre propre camp. Les esprits chagrins sont une plaie récurrente. En tout cas, sous sa gouvernance, l’Italie se redresse, détient une balance commerciale excédentaire. Elle a remis à flot une situation économique plus que périlleuse lorsqu’elle est arrivée au pouvoir, il y a trois ans et demi. Le déficit public s’est réduit, le solde primaire hors charge d’intérêts est même devenu positif.

Le conseil des ministres italien vient d’approuver un projet de loi qui donne un tour de vis conséquent contre l’immigration, et qui va être présenté très prochainement au Palais Montecitorio, siège de la Chambre des députés. 17 articles de loi, projet qui intègre ses propositions les plus emblématiques de sa brillante campagne électorale de 2022.

Que trouve-t-on ? D’abord imposer « un blocus naval » pour lutter contre les embarcations transportant des migrants, et aussi contre les ONG qui volent à leur secours. La loi prévoit la possibilité d’interdire pendant 30 jours au plus, délai prorogeable jusqu’à six mois, la traversée des eaux territoriales italiennes et ce « en cas de risques terroriste ou d’infiltration, en cas de pression migratoire exceptionnelle, d’urgence sanitaire et d’évènements internationaux ». Le tout sous peine d’une amende de 10.000 à 50.000 euros et de saisie du bateau en cas de récidive. On se rappelle qu’il y a quelques années, Matteo Salvini, alors ministre de l’Intérieur avait été poursuivi, mais relaxé, pour avoir donné les ordres de détourner et renvoyer un bateau chargé de migrants.

Déjà Meloni avait pris des mesures consistant en l’interdiction d’effectuer des sauvetages multiples et l’attribution de ports éloignés pour ces navires. Dans les cas précités, les migrants devront être reconduits dans des pays tiers autre que leur pays d’appartenance ou d’origine, avec lesquels l’Italie a des accords, l’Albanie par exemple.

Autres dispositions de bon sens, des restrictions indispensables au regroupement familial, en redéfinissant l’existence de liens familiaux ; le durcissement des conditions d’obtention du titre de séjour pour travailler, il faudra désormais avoir vécu 5 ans en Italie et avoir une connaissance certifiée de la langue italienne, disposer d’un logement décent, et justifier de ressources similaires à celles requises pour le regroupement familial.

Si le migrant a commis des infractions ou s’il « présente un danger pour la communauté » le statut de réfugié pourra lui être refusé. La loi va faciliter les expulsions judiciaires, en cas de condamnation pour violences, de menaces contre un agent public, de révolte dans un centre de rétention. Dans ces centres, les détenus ne pourront plus détenir de téléphones portables, sauf cas strictement nécessaires.

Déjà, un décret de 33 articles, pris par le ministre de l’Intérieur, Matteo Piandetosi, touchant à la sécurité publique, comprend de nouveaux dispositifs de contrôle, des amendes plus sévères, de nouveaux délits et une protection juridique des forces de police. Le contrôle des manifestations est renforcé. Les rassemblements publics sans préavis sont soumis à une amende pouvant aller jusqu’à 10.000 euros, de même que les sorties d’itinéraires balisés, le fait d’entraver l’arrivée des secours, ou l’infiltration d’éléments violents et non identifiables, le refus d’obtempérer aux forces de l’ordre par exemple pour les demandes de dispersions.

Toute personne condamnée au cours des cinq dernières années pour divers délits de terrorisme, pillages, blessures ou tentatives d’homicides pourra se voir interdire l’accès à une manifestation par le juge, qui pourra, le temps de la manifestation, l’obliger à se présenter au commissariat. Les casseurs qui infiltrent les manifestations pourront être arrêtés en flagrant délit différé, et le droit de perquisition de la police est étendu. Le décret prévoit aussi des augmentations de peines pour divers délits d’escroquerie en bande organisée, les refus d’obtempérer etc..

Les vendeurs de couteaux à des mineurs et les parents pourront être plus lourdement sanctionnés, le décret interdisant de porter sur soi un couteau sous peine de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement. Ce texte supprime l’aide juridictionnelle en cas de recours contre une mesure d’expulsion et renforce les centres de détentions administratifs. En préparation, une loi de 29 articles visant à mieux protéger le corps de la police.

À quand de telles mesures salutaires pour la France ? Giorgia Meloni a lancé à la suite de ce conseil des ministres : « Que le parlement approuve ces dispositions rapidement. Voyons combien de forces politiques qui viennent à la télévision, pour dire que le gouvernement n’en fait pas assez, seront disposées à nous donner un coup de main. » À bon entendeur salut !

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jeudi, 12 février 2026

L’Espagne socialo-communiste s’enfonce dans la corruption

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Michel Festivi 

Cela fait des mois et des mois, que les affaires politico-financières gangrènent le PSOE, plus globalement le gouvernement de Pedro Sanchez et l’entourage du premier ministre lui-même. J’ai souvent relaté dans ces colonnes les nombreuses affaires de détournement de fonds ou de favoritisme qui concernent les plus proches partisans de Pedro Sanchez, ainsi que sa famille, son frère et son épouse. D’autres dirigeants socialistes sont également englués dans toute une série de soupçons corruptifs, comme l’ancien Premier ministre socialiste, José Luis Zapatero.

Or, Transparency International vient de publier son Indice de perception de la corruption (IPC) pour 2025. L’Espagne a encore régressé. Avec 55 points sur 100, elle passe désormais à la 49e place mondiale sur 182 pays, un rang qu’elle partage avec Chypre et les Fidji. C’est son classement le plus faible depuis 2012. La dernière fois que l’Espagne avait connu une embellie dans ce décompte, c’était en 2019, justement après plusieurs années de gouvernance du Parti populaire. En effet, Pedro Sanchez a pris le pouvoir, par un coup de force institutionnel, à la toute fin de l’année 2018, en osant s’allier avec les communistes et tous les indépendantistes, dont le parti Basque Bildu, successeur direct de l’ETA. Il a constitué un gouvernement que les politologues espagnols ont satiriquement dénommé « Frankenstein », tant il était hideux. La moyenne de l’indice a atteint 61,57 points de 1995 à 2025. La France recule aussi dans ce classement, elle se trouve reléguée à la 27e place, le plus bas atteint depuis la création de cet indice, sa notation est passée de 72 en 2022 à 66 en 2025. Mais l’Espagne est loin derrière.

En deux années, selon ce tableau, L’Espagne socialo-communiste a perdu quatre points et dix places. Au sein de l’UE, la péninsule rétrograde au 17e rang sur 27, dépassée par le Portugal et la Slovénie. Loin devant figurent les pays les plus vertueux, le Danemark (90 points), la Finlande (88), Singapour (84). Tout en bas de l’échelle mondiale, on retrouve le Venezuela, la Somalie, le Soudan.

L’Espagne a connu une accumulation des affaires de corruption depuis 2019 :

• L’incarcération de l’ex ministre socialiste des Transports, et ami fidèle de Pedro Sanchez : José Luis Abalos

• La mise en cause de l’ancien secrétaire de l’organisation du PSOE, et autre homme de main de Sanchez : Santos Cerdan

• La condamnation judiciaire du Premier magistrat du Parquet général espagnol, nommé par Pedro Sanchez, et ami fidèle de ce dernier, pour des fuites sur une enquête concernant le compagnon d’Isabel Ayuso, une opposante farouche à Pedro Sanchez

• Un dossier de corruption impliquant un socialiste, Koldo Garcia

• Des enquêtes et une mise en accusation pour le frère de Pedro Sanchez, David, qui sera jugé prochainement avec une multitude d’autres comparses pour favoritisme au détriment de deniers publics

• Des enquêtes pour détournement de fonds et favoritisme contre Madame Gomez, l’épouse du Premier ministre, qui aurait profité de sa position

• Des soupçons de pots de vins et commissions occultes dans l’entourage direct de José Luis Zapatero, ancien premier ministre socialiste et soutien inconditionnel du régime maduriste au Venezuela. Ces affaires concernant Zapatero ont pour base une compagnie d’aviation Plus Ultra, qui avait des liens directs avec Maduro, et la SEPI, la société d’État de participations industrielles. Plus Ultra aurait reçu une subvention publique de 53 millions d’euros. Et l’ami de Zapatero, placé là, un dénommé Julito Martinez, aurait perçu 458.000 euros en cinq ans au travers de trois sociétés.  

Transparency International considère que l’Espagne souffre de problèmes structurels qui empêchent des politiques anti-corruption de se mettre en place. Elle relève des failles persistantes dans la transparence de la commande publique, ce qui ne peut que favoriser la corruption. Il est parfaitement étonnant, que face à cela, les institutions européennes restent vis-à-vis de l’Espagne d’une gentillesse étonnante, d’aucuns diraient d’une pudeur de jeune fille. L’UE a émis plusieurs rapports sollicitant des réformes, mais sans plus. Serait-ce parce que l’Espagne a un gouvernement de gauche très pro européiste ? On n’ose pas le croire.

Trois hommes sont notamment dans le collimateur. Trois socialistes, directement en lien avec Pedro Sanchez, pour avoir fait partie de sa garde rapprochée pendant des années. José Luis Abalos, ancien ministre des Transports, son ex-conseiller Koldo Garcia et Santos Cerdan, qui était numéro 3 du PSOE. Ils sont soupçonnés par la justice espagnole, d’avoir formé, entre 2018 et 2021, un réseau de corruption sur fond d’adjudications publiques truquées. L’enquête de la Garde civile évoquerait plus de 620.000 euros de commissions occultes.

Mais le plus graveleux, ce sont les révélations sur l’usage privé et sexuel de ces fonds publics qui auraient été détournés. L’enquête évoque des soirées avec prostituées, comme des cadeaux offerts à des partenaires ou des contractants. Plusieurs appartements touristiques auraient été loués à Madrid pour accueillir ces rencontres. Des « brésiliennes » auraient été mobilisées pour recevoir ces messieurs. Pourtant le PSOE avait fait du féminisme son cheval de bataille, accusant même le PP et surtout Vox de machisme. Pedro Sanchez avait même dû écrire à tous les espagnols, et avait reconnu la gravité des faits, jurant ses grands Dieux, qu’il n’était au courant de rien, leur demandant néanmoins « pardon ».

Le Parti populaire et Vox demandent la démission de Sanchez et l’organisation de nouvelles élections législatives. Sanchez refuse et se maintient mordicus au pouvoir, il s’y accroche comme une arapède sur son rocher. Mais les déconvenues électorales s’amoncellent. Après l’Estrémadure en décembre, l’Aragon dimanche dernier. Prochaine étape la Castille-et-Leon en mars.  

Pire score depuis 2012, baisse continue depuis 2019, il n’y a pas de doute, partout où le socialisme passe, la démocratie vertueuse trépasse.

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mercredi, 11 février 2026

Nos Mozart de la finance nous ont totalement planté, la France très mauvaise élève

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Michel Festivi

On devait voir ce que l’on devait voir. Avec Macron et Le Maire notamment, nos deux Mozart de la finance, la France allait redresser la barre, déjà mise très bas du temps du calamiteux quinquennat de François Hollande, - (qui semble avoir des envies de revenez-y). Après neuf ans de macronisme, la France connaît économiquement, l’une des pires déconfitures de son histoire, et ce malgré les rodomontades de notre Jupiter national, qui passe son temps à se vanter de ses « exploits ». N’oublions pas non plus, qu’avant d’être élu président, il avait œuvré au ministère des Finances pendant plus de deux ans.

Tous les chiffres, absolument tous sont dans le rouge vif. Et ce n’est pas le budget qui vient d’être voté, qui risque d’arranger nos affaires. À force de faire du macrono-socialisme, avec la complicité des LR, la France s’enfonce piteusement, et l’une des ministres du budget qui a participé à cette gabegie, vient d’être nommée à la Cour des comptes, comprenne qui pourra.

Pour la 3e année consécutive, l’économie française a progressé moins vite en 2025 (de 0,9%) que l’ensemble de l’UE (1,5%). La Pologne caracole en tête avec une croissance de 3,9%, derrière l’Irlande, « cheval de Troie de la tech et de la pharmacie américaine », comme la qualifie l’économiste Jean-Pierre Robin dans le Figaro du 8 février dernier. Si l’on prend comme référence, la richesse réelle créée par habitant (PIB en parité de pouvoir d’achat, pour corriger le niveau des prix), celui de la France est inférieur de 2% vis-à-vis de la moyenne de l’UE. L’Allemagne c’est 16% de plus, 33,9% de plus aux Pays- Bas. Pourtant jusqu’au début des années 1980, la France faisait jeu égal avec les pays de l’Europe du Nord, nous sommes désormais rattrapés par ceux de l’Europe du Sud comme l’Italie.

Le chômage est beaucoup plus élevé en France, 7,9% de la population, selon les tous derniers chiffres, contre 6,3% en moyenne dans la zone euro. Il n’y a guère que l’Espagne qui détient un taux de chômage plus haut que le nôtre. Nos déficits commerciaux sont abyssaux, 69 milliards d’euros en 2025, nos partenaires sont eux excédentaires, sauf la Belgique et la Grèce. Même l’agro-alimentaire qui restait très performante, périclite totalement. Les finances publiques accusent un déficit de 5,4% du PIB en 2025, pratiquement le double de la zone euro soit 3,2%. Beaucoup de pays sont dans les clous des 3%, objectif que Macron s’était engagé à tenir en 2019 !

La croissance économique n’a jamais été aussi faible depuis les débuts de la Ve République. En outre le Français travaille 666 heures par an en moyenne tout au long de sa vie, contre 776 heures en moyenne dans l’UE, 724 heures en Allemagne, 767 heures en Italie par exemple. Mais les Français dans leur ensemble, ont-ils une part de responsabilité ?

Sans doute. En effet, ils ont lutté massivement contre la réforme des retraites, finalement annulée par ceux-là même qui l’avaient promue, avec la complicité d’une bonne partie de l’échiquier politique. Or la plupart de nos voisins doivent travailler jusqu’à 65 ans voire plus, pour percevoir une pension complète. Le surendettement privé des ménages atteint 61,4% du PIB selon la Banque de France contre 53,6% dans la zone euro. Notre nation s’est complètement désindustrialisée au fil des ans, mais nous avons les impôts de production les plus élevés d’Europe, comme les taux de prélèvements parmi les plus forts des pays de l’OCDE. Et nous continuons à dépenser à tout va, pour l’Ukraine, pour Gaza, pour l’Afrique, même pour la Chine, comme l’avait dénoncé récemment Sarah Knafo. Nous ouvrons de plus en plus nos portes au monde entier, avec des largesses extraordinaires, et le Conseil d’État vient de nous en rajouter une couche. Les Français adorent les contrôles, comme les contrôles des loyers, qui se répandent comme une trainée de poudre, dans la plupart des villes, mesure très populaire, qui ne fait qu’augmenter la pénurie. L’économiste suédois Assar Lindbeck avait à cet égard déclaré « À part le bombardement, le contrôle des loyers semble être le moyen le plus efficace de détruire une ville ». 

Jean-Pierre Robin souligne avec justesse, le fléau du déficit de 81 milliards d’euros de notre balance commercial, car les premiers à en pâtir sont nos travailleurs et nos usines, d’où la désindustrialisation et le chômage. Les mises en redressement ou liquidation judiciaire explosent. Car répétons- le, l’impasse budgétaire qui vient d’être votée à hauteur de 161 milliards d’euros, ce qui fait 2368 euros pour chacun des 68 millions de résidents vivant sur le sol national. Et encore il ne s’agit que de prévisions, qui n’ont pas encore subi le passage par l’économie réelle. L’Italie est devenue le 4e exportateur mondial, devançant le Japon et la Corée du Sud. La France est avec la Grande Bretagne, le seul pays du G7 à afficher un déséquilibre commercial, États-Unis mis à part, mais du fait du dollar, cela pour eux change complètement la donne.

La France souffre à la fois d’un déficit interne majeur et d’un déséquilibre extérieur d’une très grande amplitude. Nous vivons un cercle des plus vicieux, l’État s’endette pour soi-disant préserver le pouvoir d’achat des français, lesquels achètent des produits bon marché venus de Chine ou d’ailleurs qui aggravent nos déficits et notre désindustrialisation. De plus la France n’a jamais eu autant de fonctionnaires, leur nombre s’accroit d’année en année inexorablement, creusant encore plus la dette.

Pour paraphraser l’Évêque de Meaux, ce bon Bossuet : « Dieu se rit des Français qui déplorent le déclin du pays et en chérissent les causes ». La structure de cette citation qui a plus de 250 ans est plus que jamais d’actualité.

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lundi, 09 février 2026

Espagne, élections au parlement d’Aragon : grande victoire pour Vox qui double le nombre de ses élus

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Michel Festivi 

Ce 8 février 2026, se tenait en Aragon des élections régionales anticipées, suite à la dissolution du parlement aragonais, las Cortès aragoneses, car le gouvernement local une coalition du Parti populaire et de Vox avait éclaté, suite au refus par Vox, de voir accueillir dans cette région, sur ordre de Pedro Sanchez le premier ministre, de soi-disant mineurs étrangers illégaux non accompagnés. Car pour nuire aux régions qui venaient de passer à droite en mai 2023, le socialiste Sanchez n’avait trouvé rien de mieux, que de leur imposer ces transfèrements, pour les mettre en porte-à-faux et faire exploser ces coalitions. Depuis lors, les budgets n’étant plus votés, le président de l’Aragon, Jorge Azcon du parti populaire, avait décidé cette dissolution anticipée, provoquant cette élection du parlement élu lors des élections régionales de mai 2023 (toute mandature de quelque nature qu’elle soit, en Espagne est de quatre ans).

Déjà en Estrémadure et pour strictement les mêmes raisons, des élections anticipées avaient eu lieu le 21 décembre dernier, provoquant une nouvelle percée de Vox (11 sièges, 6 de plus), un effondrement du PSOE (-10 sièges), le Parti populaire maintenant ses positions (1 siège de plus). D’autres élections locales sont à venir, en Castille-et-Leon en mars, et en Andalousie en juin.

Ces consultations sont très importantes et débordent largement le cadre régional, pour connaître un véritable enjeu politique national. Car le PSOE de Pedro Sanchez, minoritaire au parlement de Madrid, ne peut gouverner que parce qu’il donne des gages majeurs et abandonne tout à ses alliés, les communistes et les indépendantistes. De plus, le PSOE se débat dans une multitude d’affaires judicaires, de pots de vin, de trafics d’influence et de détournements de fonds publics, qui touchent la garde rapprochée de Pedro Sanchez, ainsi que sa femme et son frère. On a même invoqué des liens étroits entre certains socialistes comme l’ancien premier ministre Zapatero, avec le régime Chaviste du Venezuela.

L’Aragon, région historique d’Espagne, située au nord-est de la péninsule, avec comme capitale Saragosse, et comme villes principales Huesca, Calatayud et Teruel, a une population d’un million trois cent mille habitants, et une superficie de 47.000 km2, soit supérieure à la Belgique ou la Suisse, mais beaucoup moins peuplée. Ancien royaume d’Aragon, fief de Ferdinand le Roi catholique, l’époux d’Isabel la catholique, il se réunira à la Castille pour la grandeur de l’Espagne. Cette région élit 67 députés locaux, la majorité absolue est donc de 34 sièges. En 2023, le PP avait recueilli 28 élus, le PSOE 23, Vox 7, et un parti écologiste 3 sièges. Le PP ne pouvait gouverner qu’avec l’appui de Vox. Il s’agit d’une région à la fois très rurale et très montagneuse, mais aussi très connectée, puisque de nombreuses firmes de la tech sont implantées à Saragosse, et que les nouveaux projets sont nombreux. 60% de la population vit sur 2% du territoire, du fait notamment de la géographie.

Les politologues espagnols soulignent que traditionnellement, les résultats en Aragon traduisent assez fidèlement les résultats dans l’Espagne entière. On compare l’Aragon à l’Ohio aux États-Unis en matière électorale. Le scrutin était donc examiné à la loupe. Un effondrement du PSOE rendant encore plus fragile la coalition hétéroclite de Madrid. Un peu plus d’un million d’aragonais étaient convoqués aux urnes, pour un scrutin de listes sur trois circonscriptions, à un seul tour, 3% étant nécessaire pour participer à la répartition des sièges.

Tous les partis ont lourdement chuté, sauf Vox et à la marge un parti écolo-gauchiste. Le parti populaire a totalement loupé son pari en provoquant ces élections anticipées pour gouverner seul l’Aragon. De 28 élus en 2023, il passe à 26 députés et perd du terrain. Le PSOE s’affale, il était pourtant représenté par la ministre de l’Éducation et porte-parole du gouvernement, Pilar Alegria, qui ce soir porte mal son patronyme (alegria veut dire joie en espagnol). Les socialistes reculent de 5 sièges, passant de 23 à 18 élus, son pire résultat dans cette région. C’est une nouvelle très grave défaite pour le PSOE, dont le leader Pedro Sanchez n’avait pas ménagé son soutien à sa ministre.

Jorge Azcon, le chef aragonais du PP devra donc, de plus fort qu’auparavant, composer avec Vox, pour établir un exécutif, Vox qui réalise un score historique. Il prend 6,6% de plus, atteint les 17,89% des voix et engrange 14 députés, alors qu’il n’en possédait que 7. Alejandro Nolasco, qui dirigeait les listes Vox, peut se frotter les mains. Un autre petit parti croît aussi, CHA, des écolos-gauchistes qui profitent sans doute de l’effondrement du PSOE. Ils ont désormais 6 sièges, soit 3 de plus. Avec 40 sièges, les droites ont largement la majorité absolue. Les communautés autonomes ont en Espagne, de nombreux pouvoirs, comme en matière d’éducation, de santé publique, de gestion des situations d’urgence, de fiscalité dans certains domaines, et en matière économique.

Déjà, les rancœurs politiciennes se font jour. Le PSOE accuse le PP d’avoir dissous le parlement aragonais sans raison, et d’avoir contribuer à faire monter Vox. En tout cas, ce résultat est une très bonne nouvelle pour l’Espagne. D’une part, le parti pro-immigrationniste de Pedro Sanchez, qui entend régulariser plus de 500.000 migrants illégaux, a subi un revers qui va encore l’affaiblir au plan national, et l’amener peut-être à envisager des élections générales anticipées. D’autre part la droite progresse, mais la droite de conviction, celle qui s’oppose vraiment à la politique mortifère des socialistes. Une autre bonne nouvelle, les communistes de Podemos disparaissent du parlement aragonais, Sumar ne conservant qu’un siège. Selon les premières analyses, Vox a surtout gagné dans les banlieues des grandes villes, et aussi dans les campagnes, l’Aragon étant très rural. Bref le peuple, dans ses profondeurs, semble de plus en plus se reconnaître dans Vox.  

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samedi, 07 février 2026

L’ancien militant LGBT et ancien candidat LFI dans l’horreur d’un cercle pédo-criminel

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Michel Festivi 

J’ai déjà évoqué cette affaire des plus sordides. Mais selon les informations parues dans Le Figaro, ce 7 février 2026, l’abomination avait atteint le stade ultime de l’horreur. Il s’agit du cercle criminel dont le centre de gravité serait Pierre-Alain Cottineau, habitant à Oudon près de Nantes. Certes, mis en examen, il est présumé innocent, comme tous les autres protagonistes, mais le dossier d’instruction qui a fuité dans la presse, révèlerait des faits d’un effroi sans nom, selon cet article très complet et horriblement très détaillé.

Aide-soignant de 32 ans au moment de son arrestation, Pierre-Alain Cottineau s’était fait connaître comme militant LGBT et avait organisé en 2022, la première marche des fiertés ancenienne (Ancenie - 44). Il était adhérent de LFI depuis 2017 et proche du député Andy Kerbrat, qui avait été interpellé en 2024 à Paris, en flagrant délit d’achat de drogue « avec qui il partage une sensibilité pour la cause LGBT », selon le journaliste du Figaro. Cottineau sera investi tête de liste LFI aux départementales de 2021, dans le canton d’Ancenis. Il s’était aussi engagé dans une association « Lily Cerise et Cie », dédiée à la lutte contre les violences conjugales. Bref, il cochait toutes les cases de la bien-pensance.

En décembre 2023, il va obtenir un agrément d’assistant familial, délivré par la PMI de Loire-Atlantique, ce qui lui permet d’accueillir à son domicile de très jeunes enfants. Comme le souligne le journaliste du Figaro, « le profil du trentenaire, père d’une fille de quatre ans dont il a la garde alternée avec un couple lesbien, ne suscite aucun soupçon de la part des services départementaux ». Effectivement, son casier est vierge, et il n’est pas fiché comme auteur d’infractions sexuelles ou violentes. Personne ne semble soupçonner ses antécédents.

Selon plusieurs articles, notamment du Parisien et du Point, vers ses 10 ans, il aurait commis des attouchements sur un jeune enfant de maternelle. À l’adolescence, il aurait agressé sexuellement un enfant de quatre ans, gardé par sa mère, qui aurait alerté la PMI, sans toutefois qu’une enquête ne soit ouverte, les parents n’auraient apparemment pas porté plainte. Les faits pour lesquels il est poursuivi, mis en examen et en détention provisoire, auraient eu lieu à son domicile entre décembre 2023 et septembre 2024.

Les sévices des plus monstrueux auraient été commis d’abord sur une fillette de quatre ans, très lourdement handicapée, physiquement et mentalement. Premiers attouchements, puis des viols. Mais le pire dans l’abjection, c’est que Cottineau entendait partager ses agressions. Car il fréquentait des espaces de discussion pédophiles en ligne sur des messageries cryptées, avec une vingtaine d’internautes. On partage des images et des vidéos et Cottineau fournit aussi les films de ses atrocités. L’article du Figaro met à jour des faits insoutenables, que je ne préfère même pas relayer, tant ils sont immondes.

Puis, Cottineau aurait invité dans sa maison des pédophiles « J’ai des enfants à domicile » proclame-t-il, comme le rapportera Le Parisien. Car en 2024, Cottineau va avoir en garde un bébé de 3 mois. Ce bébé va faire l’objet de violences sexuelles en groupe, notamment un habitant de Cholet, de 37 ans, agent d’accueil d’une piscine, comme le rapporte Ouest France. On filme les violences sexuelles, les rapports médicaux d’enquête révèleront chez ce nourrisson, des traces de cannabis, de cocaïne, et diverses autres substances. Plusieurs autres personnes participeront à ces monstruosités. Un habitant du Blanc-Mesnil, un de Sevran, et même un Belge, notamment sur un garçonnet âgé de 2 ans. Des mises en scène dégradantes seraient intervenues. Des vidéos auraient circulé sur le darknet. Ce sont ces documents qui permettront aux enquêteurs de mettre à jour cette filière, et de procéder aux arrestations.

Des extraits et conclusions de l’expert psychiatre sont cités par Le Parisien, évoquant un profil « agressif, sadique, égocentrique, sans empathie réelle pour ses victimes et doté d’une organisation perverse affirmée ». On aurait, selon ces mêmes sources, écarté toute altération ou abolition du discernement.

Le matériel informatique de Cottineau, récupéré par son père et transmis aux enquêteurs, contiendrait près d’une soixantaine d’images et de vidéos à caractères pédo-criminels. Les cinq suspects identifiés ont tous été placés en détention provisoire, et sont poursuivis pour des faits de viol avec actes de torture ou de barbarie et agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans, ils encourent tous la réclusion criminelle à perpétuité. L’enquête, sous la direction d’un juge d’instruction de Nantes se poursuit, confiée à la direction de l’Office des mineurs basée à Nanterre, pour tenter de mettre à jour éventuellement d’autres faits, voire d’autres auteurs.   

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lundi, 02 février 2026

Large victoire de la droite de conviction au Costa Rica

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Michel Festivi
 
Petit pays de 51.000 km2 entièrement situé sur l’isthme de Panama, bordé d’un côté par l’océan Pacifique et de l’autre par la mer des Caraïbes, peuplé de plus de 5 millions d’habitants, ces derniers étaient appelés aux urnes ce dimanche pour des élections présidentielles et législatives. 
 
La particularité du scrutin est que tout se déroule le même jour. À la  présidentielle pour être élu au premier tour, le candidat arrivé en tête doit réunir au moins 40% des suffrages. Quant aux législatives, elles se déroulent sur un seul tour pour la désignation des 57 députés de la chambre unique. 
 
C’est l’ancienne ministre du gouvernement actuel, âgée de 39 ans, Laura Fernández qui a été largement élue avec 49% des voix, son principal adversaire de centre droit, arrivé en seconde position n’a recueilli qu’environ 33% des suffrages. Il a d’ailleurs reconnu sa défaite. Il y avait une vingtaine de candidats. 
 
Laura Fernández a promis de lutter ardemment contre le crime et notamment contre le narco trafic qui gangrène aussi ce pays depuis plusieurs années. Le taux d’homicides a atteint le pic historique de 17 pour 100.000 habitants, ce ratio a doublé en 10 ans. La nouvelle présidente est donc favorable à une politique à la Nayib Bukele, le président du Salvador, qui était venu assister il y a quelques mois, à l’inauguration de la pose de la première pierre d’une méga-prison, actuellement en cours de construction. 
 
Nayib Bukele a d’ailleurs été le premier président à la féliciter. Car le problème du Costa Rica c’est le pouvoir judiciaire, qui comme souvent s’oppose idéologiquement à des politiques répressives, en multipliant perpétuellement les bâtons dans les roues à toutes les réformes, ce qui a favorisé l’explosion de la criminalité, qui se nourrit du laxisme. Laura Fernández entend consolider les pouvoirs de l’État pour juguler ce phénomène. L’insécurité frappe en tout premier lieu le peuple. 
 
Pour se faire, elle a besoin d’une large majorité au parlement. Or, son parti ne disposait dans la précédente législature que de 8 sièges. Elle entend outre la construction de prisons, alourdir les peines et instaurer dans certaines zones violentes l’état d’urgence. La lutte contre le trafic de la cocaïne et la sauvagerie qu’il génère est une priorité, encore faut-il avoir les coudées les plus  franches. 
 
Les premières projections des législatives semblent lui donner raison. Son parti, le Parti du Peuple Souverain, pourrait passer de 8 à 40  élus. Cela la conforterait grandement dans sa politique sécuritaire, réclamée ardemment par une grande majorité de ses concitoyens. 
 
La presse bien pensante comme à son habitude, recycle des phrases préfabriquées et convenues : « virage autoritaire - tentation autoritaire ». Car vouloir éradiquer des gangs qui essaient de prendre en otage un pays, est considéré, chez certains, comme la preuve d’un autoritarisme débridé. Bel exemple de maladie mentale s’il en est. On connaît cela aussi chez nous parmi nos soi disantes élites. 
 
Les Amériques vivent actuellement une séquence conservatrice et droitière de tout premier ordre. Le Chili, l’Argentine, la Bolivie, le Honduras, le Salvador sont désormais dirigés par des présidents qui entendent assurer en tout premier lieu la sécurité de leur peuple. La Colombie va voter cette année, ainsi que le Brésil. Espérons qu’ils  mettent  fin aux catastrophes gauchistes qui ont trop détruit ce continent. Espérons aussi que cela pourra donner des idées aux électeurs français. 

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dimanche, 01 février 2026

Antoine Valentin de L’UDR, terrasse le candidat LR

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Michel Festivi

Lors du second tour de la législative partielle dans la 3e circonscription de Haute-Savoie, Antoine Valentin, 33 ans, maire d’une petite commune rurale de la circonscription, Saint-Jeoire, l’a largement emporté contre le candidat LR qui avait été soutenu par tout l’appareil du parti autant Retailleau que Wauquiez, qui comme Dupont et Dupond étaient venus faire leur numéro de marionnettiste. 
 
Arrivé largement en tête dimanche dernier avec 40% contre 15% à son adversaire LR, qui n’était autre que le suppléant de la députée sortante élue en 2024, grâce au tripatouillage du sempiternel front républicain mis en place par Macron et Attal en juillet 2024, cette fois-ci les magouilles politiciennes auxquelles sont si habitués les LR, n’ont pas fonctionné. 
 
Adhérent du parti ciottiste et soutenu par le RN, Antoine Valentin a obtenu 59,1% des voix contre 40,1% au dénommé Christophe Fournier qui avait pourtant un CV long comme un jour sans pain : président de l’association des maires ruraux du département, maire et président de sa communauté de communes entre autres fonctions, 
 
Plus de 5.000 voix séparent les deux finalistes. C’est une revanche pour Antoine Valentin, qui en 2024 était aussi arrivé bon premier lors du premier tour, mais avait subi la défaite face à la députée LR de la circonscription, qui avait bénéficié de toutes les voix de gauche au second tour, dans ce département pourtant acquis aux républicains. Ce qui ne l’avait apparemment pas gêné. Est-ce cela qui a été la cause de sa démission ? Elle a invoqué des attaques politiciennes qu’elle ne pouvait plus supporter. 
 
D’ailleurs les oukases ont continué cette semaine. Car le candidat Place publique, arrivé en 3eme position, suivi par les écolos et les communistes avaient comme un seul homme, appelé à voter contre « l’extrême droite ». Le Parti communiste de Haute-Savoie, traître à la France et aux Français y est allé de sa vilenie habituelle, en osant faire allusion dans un communiqué, aux combattants des Glieres qui auraient « lutté contre l’extrême droite » en 1944. 
 
Quand on connaît les trahisons de ce parti qui s’est acoquiné avec les nazis de 1939 à 1941, c’est  comme le proclame le dicton populaire assez fort de café. 
 
Autre attaque scélérate contre Antoine Valentin, elle était venue de Raphaël Glucksmann, qui en 2024 lors des élections législatives, avait fait allégeance à la NUPES et donc à LFI. Cette fois ci il a cru devoir fustiger Antoine Valentin qui serait soutenu par Pierre-Édouard Stérin. Mais ce même petit monsieur n’est pas choqué d’avoir en juillet 2024 fait alliance avec LFI.
 
Que ce soit les communistes ou les gauches, elles n’ont honte de rien. Quant aux LR, ils ont depuis longtemps démontré qu’ils étaient prêts à toutes les compromissions. Encore une fois peut on espérer que les électeurs n’aient pas la mémoire trop courte.

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Soutien au courageux maire de Chessy (77) qui refuse de marier un hors-la-loi en situation irrégulière...

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Michel Festivi

Je vous ai déjà relaté l’attitude plus que valeureuse du maire de Chessy, en Seine-et-Marne, Olivier Bourjot, et de ses adjoints, qui ont démissionné comme un seul homme, d’un coup d’un seul, pour s’opposer à devoir marier un algérien de 39 ans, en situation totalement irrégulière sur notre sol, qui avait fait l’objet d’une OQTF en 2022, ladite ordonnance étant devenue caduque pour ne pas avoir été appliquée dans le délai de trois ans, comme des milliers d’autres. 

Le préfet avait refusé leurs démissions, et dés lors le couple par son avocat a saisi le tribunal judiciaire de Meaux et il y a quelques jours, une astreinte de 500€ par jour a été fixée jusqu’à la publication des bans, et ensuite de 3.000€ par jour pendant un mois, si la date du mariage prévue n’était pas tenue. Mais l’édile reste droit dans ses bottes et refuse de se plier à cet oukase avec des propos courageux et de  plus grand bon sens. 

Car l’Etat prend des décisions qu’il ne respecte pas, ce qui est proprement intolérable, et cet individu ne devrait pas se trouver en France.  Les autorités laissent aux communes la charge de leur laxisme et de leur incompétence. Cette résistance qui dure depuis 10 mois maintenant, est remarquable, car les risques sont gros pour la commune et le maire. « Je pense qu’on arrive à l’aberration ultime, ça s’appelle de l’autoflagelation à ce niveau là » a-t-il déclaré.
 
Le premier magistrat de la commune relève aussi des irrégularités frisant les fausses déclarations, puisqu’il a été rapporté que cet individu s’était inscrit au registre du commerce e Créteil, alors qu’il ne dispose d’aucun titre de séjour. Cela n’a semble-t-il ni alerté le préfet ni le procureur de la république ?
 
Le maire appelle d’urgence au vote d’une loi qui interdisse le mariage a une personne qui n’est pas en situation de légalité sur le territoire de la France. Ce n’est pas apparemment la priorité de notre gouvernement. Une proposition de loi a été votée en ce sens au sénat le 20 février 2025. Reprise dans la niche parlementaire de l’UDR en juin 2025 , elle n’avait pas pu être votée faute de temps par l’obstruction des gauches. Aucune personne ne devrait pouvoir revendiquer le moindre droit, si sa situation est totalement irrégulière. Il serait aussi grand temps de rétablir le délit d’entrée irrégulière en  France, qui avait été supprimé en 2012, sous François Hollande. 
 
Pendant ce temps, on apprend qu’en France, les forces de l’ordre ont enregistré un refus d’obtempérer toutes les 20 minutes en 2025, soit une augmentation de 11% par rapport à 2024. 77 refus d’obtempérer par jour, l’autorité de l’Etat n’a jamais été autant bafouée. Ces chiffres émanent du ministère de l’intérieur, le même qui refuse de prendre la défense de ce maire. Car tout se tient. 
 
Vaillamment, Olivier Bourjot refuse toute constitution de cagnotte, appelant le préfet à prendre ses responsabilités. Ce dernier peut-il se substituer au maire, dans ses fonctions d’officier d’état civil pour procéder au mariage ? Il semble que non.  En 1941, Bertolt Brecht avait créé une pièce de théâtre  : Mère courage et ses enfants. En tout cas le maire de Chessy est un maire courage et ses adjoints aussi, tout comme Robert Ménard à Béziers qui avait agi de même et qui est poursuivi par la justice. 
 
Si les maires de France et le premier d’entre eux, David Lisnard, démissionnaient en soutien de ce maire, cela aurait un impact considérable dans l’opinion publique et dans le milieu politique. Mais est-ce trop en demander ? 

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