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lundi, 01 juin 2026

Élections présidentielles en Colombie, la droite de conviction affrontera l’extrême gauche

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Michel Festivi 

Ce dimanche 31 mai, avait lieu le premier tour des élections présidentielles en Colombie, pour élire un candidat devant succéder au très gauchiste Gustavo Petro, qui l’avait emporté de justesse en 2022, avec 50,44% des voix. Comme en Colombie le mandat présidentiel de 4 ans n’est pas renouvelable, ce dernier ne pouvait se représenter.

Depuis l’élection de Petro, la Colombie a de nouveau replongé dans la violence, et les FARC ont mené une série d’attaques, mais elles ont déclaré les suspendre durant la campagne électorale qui est très longue, puisque le second tour aura lieu le 21 juin prochain. La violence est telle, qu’un candidat conservateur Miguel Uribe avait été gravement blessé le 7 juin 2025, et il est décédé le 11 août suivant.

C’est le candidat de la droite de conviction, Abelardo de la Espriela (à droite ci-dessus), du mouvement « Défenseurs de la patrie », qui est arrivé en première position avec plus de 10 millions trois-cent-mille voix et 43,74% des voix. Derrière lui, le très à gauche Iván Cepeda, adoubé par Petro, avec plus de 9 millions six-cent-mille voix et 40,9%. La troisième place est occupée par Paloma Valencia du Centre démocratique avec un peu plus d’un million six-cent-mille voix et 6,92%.

Le deuxième tour, comme en 2022, risque d’être très serré, mais on ne comprendrait pas que les électeurs de Paloma Valencia ne se reportent pas sur de la Espriela, car dans son programme, Valencia avait demandé un durcissement des mesures de sécurité, et qu’elle s’était montrée défenseur de la famille traditionnelle, rejetant notamment l’avortement.

Abelardo de la Espriela, présenté dans tous les médias comme étant « d’extrême droite », est jeune, 47 ans. Il a réussi une brillante carrière d’avocat notamment aux États-Unis, et mène désormais des activités d’affaires en Italie, pays d’origine de sa famille. Il s’est lancé dans cette élection, car il considère la Colombie en très grave danger politique et moral et a comme modèle, Javier Milei pour la liberté d’entreprendre et les économies à faire au sein de l’État, Donald Trump, et surtout le président salvadorien Bukele, et il entend s’il est élu, adopter ses méthodes fermes pour réprimer la violence, les gangs et le narco-trafic, et les éradiquer. Espriela propose la construction de dix méga-prisons, de réduire de 40% la part de l’État, et de bombarder les campements de trafiquants de drogue. Il a qualifié cette élection de « bataille la plus importante de l’histoire de la république ».

La Colombie reste sous le contrôle d’une myriade de groupes armés qui dominent la production mondiale de cocaïne. Tout récemment à Uribia, dans le Nord, près de la frontière avec le Venezuela, la population a réclamé plus de sécurité et d’emplois. Car beaucoup d’experts considèrent que les groupes armés, impliqués dans le trafic de drogue, les exploitations minières illégales, l’extorsion de fonds ont profité des négociations de paix menées par le gouvernement Petro pour renforcer leurs positions.

Ivan Cepeda est lui présenté par toute la bonne presse comme un homme de gauche, un humaniste. Âgé de 63 ans, il a été en réalité un soutien actif aux pires régimes communistes. Ses parents ont émigré en Tchécoslovaquie communiste en 1965, et lorsque les Russes sont entrés dans Prague en août 1968, ils se sont exilés…à Cuba !  A 19 ans, Cepeda part faire ses études de philosophie dans un des plus durs pays communistes d’alors, en Bulgarie. D’ailleurs l’actuel Parti communiste colombien fait parti de ses soutiens. On notera que Cepeda a obtenu pendant son séjour en France dans les années 2000 une maîtrise en droits de l’homme (sic), et qu’il écrivait alors dans le Monde diplomatique.  Il entend bien sûr poursuivre la politique de Gustavo Petro.

Les Colombiens auront donc un choix très clair à effectuer le 21 juin prochain. Espérons qu’ils fassent le bon.

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samedi, 30 mai 2026

Le Préfet des Hauts-de Seine et la lutte contre l’Islamisme

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Michel Festivi 

Le 12 mai dernier, Alexandre Brugère préfet des Hauts-de-Seine, a pris un arrêté de fermeture immédiate d’une association sportive de Villeneuve-la-Garenne. Ce groupement intitulé « les héros » était dirigé par un certain Nourdine Z (selon divers articles de presse), qui présentait de surcroit une carte professionnelle d’éducateur sportif expirée depuis août 2024. Les services de l’État ont également pointé l’absence d’assurance qui doit être obligatoirement affichée dans les locaux qui se situent au centre sportif Philippe Cattiau, avenue Georges Pompidou. En outre, le personnage en question possédait un casier judiciaire comportant des condamnations lui interdisant d’exercer toute fonction d’éducateur. C’est ce qu’avait révélé une enquête d’agents du service départemental à la jeunesse et aux sports des Hauts-de Seine, le 24 février 2026.

Conformément à la loi, l’association avait été mise en demeure, le 30 mars, de régulariser sa situation, mais elle n’aurait pas répondu.

Dans un courrier adressé aux membres de l’association, le préfet Brugère suspecte en outre cette nébuleuse d’organiser des séances de sport, de fitness, réservées à des femmes portant le voile islamique, en privatisant une salle de musculation du complexe sportif municipal trois après-midis par semaine. La piscine municipale aurait été aussi privatisée dans la même logique de non-mixité. Aucun arrêté municipal n’aurait été pris en ce sens.

Il écrit notamment : « il est ainsi strictement interdit de réserver des créneaux spécifiques pendant les heures d’ouverture d’un équipement public sur le fondement d’une appartenance religieuse ». On se rappelle par ailleurs, que le même préfet s’était attaqué en fin d’année 2025 à une école coranique, l’institut Lissen, dirigé par le chef de cabinet de l’ex-maire écologiste de Colombes, ce directeur de cabinet, qui avait été démis de ses fonctions était également le secrétaire général de la mosquée « Centre dignité », cette même mosquée qui avait été qualifiée dans le rapport remis au gouvernement sur les Frères musulmans de « lieu de culte rigoriste ».

En octobre 2025, c’est l’institut Alfoulk à Antony, qui avait été fermé à la suite de sermons faisant l’apologie de la polygamie et du mariage forcé. L’association avait annoncé sa dissolution le 28 octobre. Ce préfet semble en pointe dans le combat contre l’entrisme islamiste. Mais cela déplait beaucoup à l’humanité par exemple, qui le présentait le 12 avril 2026 de « faire de la politique, et de mener une croisade contre l’immigration et l’islamisme dans son département, quitte à dépasser les bornes ».

Sur BFM, Paris Île de France, le préfet avait déclaré le 21 mai 2015 « Nous avons aujourd’hui les armes pour lutter contre l’islamisme. Aujourd’hui, des islamistes portent un projet de contre-société, contraire aux valeurs de la République, contraire aux valeurs de liberté, qu’ils veulent ramener sous le contrôle de la loi religieuse, de l’égalité, de fraternité ». Il évoque une mise en lumière indispensable des actions de l’État. Il a appuyé ses propos ainsi « Les islamistes sont comme les vendeurs de drogue, ils n’aiment pas la lumière parce ça gêne le business. C’est pour ça que je pense que cette conscientisation autour de ce qu’est l’islamisme est essentielle ». Personnellement, je ne pense pas, malheureusement que nous ayons toutes les armes nécessaires et utiles.

Effectivement cela ne plait pas à tout le monde visiblement. Il apparaît grand temps, il y a extrême urgence à faire voter une loi contrant l’entrisme islamique dans le sport, l’école même pour les activités extra-scolaires, et à l’université, les lieux publics comme les tribunaux et dans toutes les instances arbitrales ou de disciplines, les conseils municipaux et autres lieux similaires, au parlement, même dans les travées réservées au public notamment, en interdisant strictement tout port ostensible de signe ou vêtement religieux, et de donner aux autorités plus de marges de manœuvres à cet égard, pour établir les faits et les sanctionner en temps réel. Si l’on veut lutter efficacement contre cette emprise, il n’y a pas d’autre choix.

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mardi, 26 mai 2026

Bernard Antony, des mémoires de combat au service de la France

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Michel Festivi 

Bernard Antony qui fut pendant 15 ans, entre 1984 et 1999, député français au parlement européen pour le Front national, ainsi que conseiller régional de Midi-Pyrénées, pendant près de 20 ans entre 1986 et 2004, vient de publier ses mémoires, et elles sont passionnantes à plus d’un titre. Elles nous remémorent pour les plus anciens, une partie de l’histoire politique mouvementée de la France depuis les années 1950/1960, jusqu’à nos jours. Les plus jeunes y apprendront beaucoup de choses sur le combat politique et culturel des plus pugnaces de Bernard Antony, face aux gauches omnipuissantes et totalitaires, et sur les relations internationales.

Mais ce qui rend surtout ses mémoires captivantes, c’est que Bernard Antony a eu plusieurs vies, qu’il a été à l’origine ou au commencement d’aventures extraordinaires, et toujours pour la défense de la France, son histoire, la chrétienté, car pour lui et ceux nombreux qui l’ont accompagné et qui l’accompagnent encore et qui continuent ses oeuvres, la France est indissociable du christianisme et singulièrement du catholicisme qui ont forgé l’âme profonde de notre pays, et ce que l’on soit croyants ou pas.

Très jeune, il s’est éveillé à la vie de la cité au moment du tragique abandon de l’Indochine française. Puis rapidement, encore pré-adolescent, il endosse avec vigueur la cause de l’Algérie française. La fin de l’Empire lui laissera un goût amer, mais qui renforcera plus encore sa détermination. Tout jeune, il militera pour les Comités Tixier-Vignacour, lors de l’élection présidentielle, la première de toute au suffrage universel en décembre 1965. C’est là qu’il fait ses premières armes en politique. Ces comités ont formé tant de militants de la cause nationale, ils furent loin d’être négligeables.

Ce sera ensuite ses études de lettres, et ses luttes en mai 1968 contre les gauchistes, qu’ils soient des « stals » des « maos » ou des « anars », des déconstructeurs de la nation. Après avoir été jeune professeur de Lettres et d’Histoire dans un établissement privé de Castres, il fera son entrée aux laboratoires Pierre Fabre, où il y poursuivra toute sa carrière professionnelle, dans différents postes de responsabilités. Mais parallèlement, Bernard Antony va multiplier les initiatives politiques, culturelles, intellectuelles qui pour beaucoup d’entre elles perdurent encore. Cet homme multidimensionnel fondera une famille, il dédie d’ailleurs son livre à son épouse, ses enfants, ses petits-enfants et arrière-petits-enfants.

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dimanche, 24 mai 2026

Le Pape Léon XIV vient d’approuver la béatification de 80 martyrs espagnols de plus

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Michel Festivi 

Ce vendredi 22 mai 2026, le Pape Léon XIV a signé le décret de béatification de Francisco Gonzalez de Cordova, et de ses 79 compagnons martyrs de la foi à Santander pendant la guerre civile, entre 1936 et 1937. Cette approbation s’est faite après que le Souverain Pontife ait reçu en audience, le préfet du dicastère pour la cause des Saints, le cardinal Marcello Semeraro. Comme l’a souligné le communiqué du Vatican, certains d’entre eux ont été noyés dans la mer, les pieds attachés avec une pierre au cou. Ces faits abominables ont eu lieu à bord du bateau-prison, Alfonso Pérez. D’autres ont été assassinés et brûlés, d’autres encore moururent « dans une espèce de camp de concentration ». Sur ces 80 martyrs, 67 étaient des prêtres, 3 des religieuses carmélites, 3 des séminaristes et 7 des laïques.

Francisco Gonzalez de Cordova refusa de fuir, malgré les interdictions de célébrer la messe et d’administrer les sacrements. Dans ce navire qui allait devenir sa dernière demeure, il continua à confesser les prisonniers voués à la mort. Ce prêtre avait 48 ans.

Déjà en avril dernier, le Pape Léon XIV avait élevé par plusieurs décrets, des dizaines d’autres béatifiés de Catalogne, comme martyrs de la foi. Il s’agissait du serviteur de Dieu Estanislao Ortega Garcia et ses 48 compagnons, tous religieux et professeurs à Institut des Frères de l’Instruction chrétienne de San Gabriel, une congrégation laïque catholique de droit pontifical. Tous furent assassinés entre les mois de juillet et de novembre 1936 en Catalogne.

Cela nous remémore aussi l’affreux destin des trois carmélites de Guadalajara, martyrisées le 24 juillet 1936 qui ont été criblées de balles en criant « Vive le Christ Roi ! », refusant de déclamer vive le communisme, comme le leur intimaient l’ordre les misérables et lâches miliciens rouges qui les tenaient au bout de leurs fusils. Il s’agissait de Jacoba Martinez Garcia, Marciana Valtierra Tordesillas et d’Eusebia Garcia Garcia, âgées respectivement de 58, 31 et 27 ans. L’oncle d’Eusebia, le prêtre Florentino Garcia Andrea fut lui fusillé le lendemain, près de Barbatona à Sigüenza province de Guadalajara, l’un des diocèses les plus touchés par les crimes contre les religieux. Ces martyrs avaient été béatifiées en 1987 par le Pape Jean Paul II. Les reliques de ces vénérables ont été déposées au Couvent San José de Guadalajara.

Selon Jorge Lopez Teulon, prêtre et chercheur historique, 48% du clergé de Tolède et sa région fut assassiné en 1936 « un authentique holocauste sacerdotal ». Dans ce diocèse, il explicite que 300 ecclésiastiques furent massacrés. Teulon est l’auteur d’une somme, véritable encyclopédie sur ce sujet, intitulée La persécution religieuse dans l’archidiocèse de Tolède en 1936. Rappelons que Tolède fut reprise aux criminels communistes et anarchistes, à la fin du mois de septembre 1936, et que les combats de la guerre civile avaient repris le 18 juillet 1936.

On évalue en Espagne plus de 10 000 assassinés simplement à cause de leur foi catholique, et uniquement à cause de cela, si l’on rajoute aux ecclésiastiques stricto sensu, tous les laïcs qui travaillaient ou œuvraient pour une communauté religieuse. Un historien espagnol, Fernando Paz dans un entretien d’octobre 2025 au journal El Debate, a pu dire « jamais en un espace de temps si court s’est produit une telle quantité de victimes : ni dans les persécutions de l’Empire romain, si même à la Révolution française ». Furent ainsi éliminés 88% dans le diocèse de Barbastro, 66% à Lerida, 62% à Tortosa, 55% à Segorbe, 48 % à Malaga, 49% à Minorca, 48% à Tolède, selon les chiffres donnés par l’historien italien de la guerre civile, Gabriele Ranzato. C’est pourquoi nos fameux catholiques progressistes français comme Maritain et Mauriac portent une responsabilité morale considérable dans cette affaire, puisqu’ils ont pris fait et cause pour les soi-disant « républicains » espagnols, qui étaient tout, sauf des républicains, comme l’ont souligné des historiens comme Inger Enkvist, Luis E. Iñigo ou Stanley Payne.

Bernanos aussi joua un rôle misérable avec ses fameux Grands cimetières sous la lune. Pour moi il est impardonnable, et je le considère comme quelqu’un qui n’a rien compris à ce qui se passait alors en Espagne, et qui s’est définitivement déshonoré. Sa formation intellectuelle aurait pourtant dû le prévenir d’écrire de telles avanies. José Ortega y Gasset le grand philosophe espagnol, qui pourtant n’était pas spécialement porté sur la foi catholique, leur a réglé leurs comptes à tous ces philosophes de salon, qui prenaient position pour les tueurs de curés, en les mettant devant leurs responsabilités dans une adresse de la fin 1936. Dès 1931, Ortega y Gasset n’avait pas supporté les emportements antireligieux de la constitution républicaine espagnole et avait avec ses amis républicains, pris des distances avec la république espagnole. Même Simone Weil qui admirait Bernanos, s’était permise de lui envoyer un courrier en 1938.

Elle qui s’était battue par idéalisme dans les rangs des révolutionnaires du POUM, lui avait fait part de ce qu’elle a vu, à savoir des anarchistes de la colonne Durruti qui fusillaient à tour de bras sans sourciller, les exécutions sommaires auxquelles elle a assisté. À cet égard, il faut lire et relire le magnifique poème de Paul Claudel, Aux martyrs espagnols publié en 1937. Nous avons aussi le témoignage d’un homme d’Église, résolument antifranquiste, Hilari Raguer, qui dans son ouvrage :  La Espada y la Cruz, publié à Barcelone en 1977, indiquait en page 147 : « il faut admettre cette terrible réalité historique...il suffisait que quelqu’un soit identifié comme prêtre, religieux ou simplement membre d’une congrégation ou d’un mouvement apostolique, pour qu’il soit exécuté sans procès ».      

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vendredi, 22 mai 2026

L’ancien chef socialiste du gouvernement espagnol mis en examen

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Michel Festivi 

José Luis Rodriguez Zapatero, qui a été au pouvoir de 2004 à 2011, est depuis plusieurs mois déjà dans le collimateur de la justice. Il vient d’être « imputado » par le juge José Luis Calama suite à une enquête de l’Audience nationale. Il vient d’être placé comme « investigado », l’équivalent peu ou prou de notre mise en examen.

Les délits reprochés pour lesquels Zapatero est convoqué le 2 juin prochain, sont des soupçons d’organisation criminelle, trafic d’influence, blanchiment et faux et usage de faux. Zapatero nie tout en bloc et conteste l’ensemble des infractions, et pour l’instant est soutenu par toute la clique du PSOE espagnol et notamment par Pedro Sanchez qui lui a apporté son appui absolu. Il faut dire que Zapatero est toujours très actif au sein du PSOE et du gouvernement, et qu’il a participé à de nombreuses missions spéciales, et qu’il s’est impliqué à plusieurs reprises dans la vie politique espagnole au profit du PSOE et de Pedro Sanchez, il est considéré par de nombreux politologues comme « l’homme clef du sanchisme ».

Tout est parti du sauvetage scandaleux avec des fonds Covid en 2021, d’une minuscule entreprise aérienne dénommée Plus Ultra, « poids plume du ciel espagnol » selon Le Figaro, qui ne possède qu’un seul avion- (qui en loue trois autres) - et qui effectue uniquement des liaisons avec l’Équateur, le Pérou et singulièrement avec le Venezuela surtout. Il faut savoir que le gouvernement socialiste espagnol est un soutien militant du régime chaviste, et que Zapatero est un ardent défenseur de tous les régimes communistes de cette contrée, Venezuela, Cuba, Nicaragua... Il a notamment défendu la réélection frauduleuse de Maduro aux dernières présidentielles.

Alors que l’entreprise Plus Ultra était en déficit chronique, et avait une dette sociale d’environ 450 000 euros, ce qui logiquement l’aurait dû lui interdire toute aide publique, elle avait néanmoins bénéficié d’un versement de 53 millions d’euros, via le fonds de soutien aux entreprises stratégiques, et cela grâce à l’intervention décisive de Zapatero qui avait obtenu un accord de paiement échelonné pour cette dette sociale. Déjà à l’époque, ce versement considérable avait fait grand bruit.

En 2024, les autorités Suisses et Françaises ont transmis à la justice espagnole plusieurs demandes de coopérations judiciaires, sur des mouvements financiers suspects, liés à des sociétés gravitant autour de capitaux vénézuéliens. La Fiscalia Anticorrupcion espagnole (l’équivalent de notre Parquet national financier) et la brigade de la police financière espagnole ont alors commencé une enquête des plus compliquées autour d’un possible système de blanchiment mêlant prêts, sociétés écrans et argent de la corruption, le tout présumé lié au Venezuela, commerce de vente d’or, malversations éventuelles dans le programme d’aide alimentaire, vente de pétrole etc...

Comme le souligne l’excellent article du Petit journal d’Andalousie du 21 mai 2026 de Paul Pierroux-Taranto « l’enquête aurait progressivement révélé l’existence d’une « structure organisée » capable d’utiliser des relais politiques et économiques pour obtenir des décisions administratives favorables, dont le sauvetage public de Plus Ultra ». Le Juge Calama, dans une ordonnance de 85 pages a placé Zapatero au centre de ce dispositif présumé. Il y est décrit comme « le noyau stratégique » de cette toile d’araignée du trafic d’influence, mettant en branle tous ses réseaux politiques, son carnet d’adresses considérable, ses accointances avec les pires régimes communistes. Le juge estime que près de 1,95 millions d’euros auraient transité vers Zapatero et des sociétés liées à son entourage.

De plus, le magistrat considère aussi qu’une partie de cet argent aurait été versée à une entreprise de communication, Whathefav SL, administrée par les deux filles de Zapatero, Laura et Alba Zapatero Espinosa, qui pour l’instant ne sont pas encore mises en examen. Le bureau de Zapatero ainsi que ceux de plusieurs entreprises ont été perquisitionnés, et le magistrat a accepté la saisie conservatoire de près de 500 000 euros (490 780 euros) sur les comptes bancaires de Zapatero. Sont également dans le viseur de la justice, la secrétaire personnelle de Zapatero, Maria Gertrudis Alcazar, dite Gertru, qui serait selon le journal El Español, une pièce clef de cette affaire, ainsi qu’une entreprise de Gestoria à Madrid qui aurait canalisé des pétrodollars, suite à des ventes de pétrole vénézuélien, pour Zapatero et le PSOE, toujours selon El Español du 21 mai 2026.

Cette affaire qui ne fait que commencer - rappelons que tous les protagonistes sont présumés innocents et contestent les infractions -, s’inscrit dans toute une série de scandales judiciaires sur l’entourage de Pedro Sanchez. Son très grand ami et ancien ministre des Transports, José Luis Abalos est visé par plusieurs enquêtes judiciaires ; son épouse et son frère doivent être jugés où sur le point de l’être. En tout cas, c’est la première fois qu’en Espagne un ancien chef du gouvernement est ainsi mis en cause. L’opposition de droite, le PP comme Vox ont toujours dénoncé, et à juste titre, ces liens avec le Vénézuéla et notamment le rôle d’Abalos - aujourd’hui en détention et mis en examen pour corruption dans une autre affaire - qui avait notamment rencontré en 2020 celle qui était alors la numéro 2 du régime Maduro, Delcy Rodriguez, pourtant alors interdite d’entrée sur le territoire européen. Car si le siège de Plus Ultra se situe à Madrid, ses principaux actionnaires sont des hommes d’affaires vénézuéliens, très proches du président déchu Maduro, comme l’indique Le Figaro dans un article du 19 mai dernier.

On ne sera donc pas étonné, qu’en 2025, selon une enquête de Transparency International, l’Espagne avait reculé à la 49e place dans l’Indice de perception de la corruption, un rang qu’elle partage avec Chypre et les Îles Fidji, ce qui correspond à son résultat le plus faible depuis 2012. En deux ans, L’Espagne a ainsi perdu quatre points et dix places au niveau européen, elle se situe au 17e rang sur 27, dépassée par le Portugal et la Slovénie. Mais contrairement à la Hongrie d’Orban, elle a toujours été soutenue par les instances européennes, qui viennent encore de déclarer qu’elle avait été en droit d’utiliser les fonds COVID pour renflouer son système social et notamment celui des retraites.

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mercredi, 20 mai 2026

Michel Festivi, auteur du Cahier d'Histoire du nationalisme consacré aux Phalanges espagnoles, invité de Guillaume Fiquet à l'émission Passé/Présent sur TV Libertés

L’Espagne des années 1930 – tout le monde croit la connaître : d’un côté les républicains, de l’autre Franco, et entre les deux, une guerre civile. Mais il existe un troisième acteur, méconnu, mal compris : la Phalange espagnole.

Ce mouvement de jeunes intellectuels qui voulaient dépasser à la fois le marxisme et le capitalisme libéral, fondé en 1933 par José Antonio Primo de Rivera – fils du général Miguel Primo de Rivera, qui dirigea l’Espagne entre 1923 et 1930, avocat brillant, fusillé à 33 ans –, a bouleversé la politique espagnole avant d’être absorbé, vidé de sa substance, par le régime de Franco. Comment est né ce mouvement ? Quelle était véritablement sa doctrine ? Et que reste-t-il de son héritage dans l’Espagne d’aujourd’hui, où des sondages récents montrent que plus d’un Espagnol sur trois a une opinion favorable de Franco ?

Pour répondre à ces questions, Passé/Présent reçoit Michel Festivi, auteur de « Les Phalanges espagnoles », qui vient de paraître aux éditions Synthèse nationale.

TV Libertés cliquez ici

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Allez aussi sur TV Synthèse nationale cliquez là

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et la biographie du général Franco cliquez là

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lundi, 18 mai 2026

Élections régionales en Andalousie : répétition générale avant les législatives espagnoles ?

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Michel Festivi 

Ce dimanche 17 mai ont eu lieu les élections régionales en Andalousie. L’Andalousie est l’une des plus grandes régions autonomes d’Espagne, sur les 17 que compte le pays, avec plus de 87.000 km2 et plus de 8 millions six cent mille habitants, 20% de la population espagnole. L’Andalousie c’est presque trois fois la Belgique (30.000 km2), plus de deux fois la Suisse (41.000 km2), quasiment la surface du Portugal, c’est dire l’importance de cette élection. Autonome depuis 1982, l’Andalousie a été dominée par le PSOE jusqu’en 2019, soit près de 40 ans. C’est aussi la porte d’entrée de l’immigration, non seulement pour l’Espagne, mais pour l’Europe entière et singulièrement pour la France.

Depuis presque 8 ans, cette région, qui va de l’Atlantique vers Huelva et le Portugal, jusqu’à l’Est de la méditerranée du côté d’Almeria, est gérée par le Parti populaire, et son président est Juan Manuel Moreno, un centriste au large sourire mais qui n’aime pas les sujets qui fâchent et qui évite d’affronter les gauches sur le terrain des idées. L’Andalousie est devenue une province espagnole très dynamique économiquement. Malaga, l’un des plus grands ports s’est résolument tournée vers la tech et toutes les activités les plus technologiques s’y côtoient. Les cadres supérieurs attirés par le climat (+ de 300 jours de soleil par an), la douceur de vivre, des liaisons aériennes nombreuses, et le télétravail aidant, ont conquis la cité économique. Séville sa capitale historique, est emblématique à plus d’un titre, elle a été transformée et jouit d’un patrimoine culturel absolument étourdissant. Suivent ensuite Grenade, Cordoue qui attirent aussi des millions de visiteurs toute l’année. Le tourisme depuis une vingtaine d’années y a connu un essor prodigieux, outre ses plages, les villages blancs si typiques, la montagne (Sierra Nevada), les trésors architecturaux, le développement touristique est impressionnant. L’agriculture est aussi très performante, malgré la laideur des serres (les mers de plastiques) et les problèmes d’eau. Fruits et légumes se déversent dans l’Europe entière, surtout dans les pays du Nord, mais c’est une agriculture très extensive, concurrence oblige, notamment du Maroc. Cette activité est très demandeuse de main-d’œuvre immigrée. Enfin si l’Espagne est de très loin, le premier producteur au monde d’huile d’olive, elle le doit à l’Andalousie et à ses forêts d’oliviers à perte de vue du côté de Jaén notamment. La production d’amandes est aussi très importante, l’Espagne étant grâce à l’Andalousie le premier producteur européen.

En 2022 lors des dernières régionales, le PP avait emporté la majorité absolue avec 58 députés, devant le PSOE, 30 députés et Vox 14 députés, l’extrême gauche en totalisant 5. Il faut élire 109 députés pour une mandature de quatre ans. Il existe 8 circonscriptions électorales qui ont un nombre de députés différents en fonction de la population, dans l’ordre décroissant : Séville (18), Malaga (17), Cadix (15), Grenade (13), Alméria et Cordoue (12), Huelva et Jaén (11). La répartition des sièges se fait à la proportionnelle avec un minimum requis de 3% des suffrages exprimés, ce qui inclut les bulletins blancs. Le Parti populaire est emmené par Juan Manuel Moreno, le PSOE par Maria Jesus Montero, Vox par Manuel Gavira, et les extrêmes gauches étaient divisées en deux formations.

Quels étaient les enjeux de cette élection ? Le parti populaire sûr d’être en tête, conservera-t-il sa majorité absolue ? Juan Manuel Moreno a multiplié les déclarations, insistant pour obtenir la majorité absolue et se passer du concours de Vox. Le Parti socialiste connaitra-t-il une nouvelle descente aux enfers ? Vox maintiendra-t-il ses positions, régressera-t-il ou au contraire progressera-t-il, pour contraindre le PP à une alliance ? Les sondages ont beaucoup évolué, dans un sens, puis dans l’autre en fonction des circonstances politiques nationales. Autre question, une large défaite du PSOE obligera-t-elle Pedro Sanchez, sa majorité ne tient qu’à un fil aux Cortès, à anticiper les élections législatives prévues à l’été 2027 ?

Premier élément, la participation qui a été en hausse avec 8,70 points de plus qu’en 2022 soit 64,83%. Le Parti populaire reste le premier parti, mais perd sa majorité absolue, puisqu’il n’obtient que 53 sièges, il lui en fallait 55, il a crié victoire, mais serait-ce une victoire à la Pyrrhus ? Au final, par rapport à 2022, Juan Manuel Moreno perd 5 députés. Le PSOE reste deuxième mais recule de deux sièges, passant de 30 à 28. Vox quant à lui de 14 députés, passe à 15, c’est mieux mais sans doute le parti espérait plus. À l’extrême gauche, c’est plutôt une petite réussite. Por Andalucia, une coalition incluant Sumar et Izquierda Unida conserve 5 sièges, mais surtout c’est Adelante Andalucia, une extrême gauche anticapitaliste liée à la mouvance de Podemos qui créée la surprise en obtenant 8 sièges alors qu’elle n’en avait que 2. Elle a sans doute profité du reflux du PSOE.

Toutes les gauches réunies n’ont que 41 députés et restent très minoritaires. Le PSOE réalise l’un des plus mauvais résultats de son histoire en Andalousie, alors qu’il avait placé en tête de liste, Maria Jesus Montero, plusieurs fois ministre depuis 2018, porte-parole du gouvernement socialiste, première vice-présidente du PSOE, un poids lourd qui avait quitté le gouvernement pour se consacrer à cette élection, avec pour mission de reprendre la région. Visiblement cela n’a pas pris. C’est le quatrième échec consécutif pour le PSOE après l’Estrémadure, l’Aragon et la Castille et Leon. Comme l’a titré un chroniqueur, « elle est le pire accident du travail de Sanchez ».

Tous les regards se tournent désormais vers le PP. Moreno est un anti-Vox. Il a fait toute sa campagne sur le rejet de Vox et pour obtenir les mains libres par la majorité absolue qu’il a réclamé à cors et à cris. C’est un échec. Il aurait déclaré qu’il essayerait de gouverner seul, mais pour cela il lui faudra compter sur « l’abstention bienveillante » de la gauche et de l’extrême gauche, ce qui suppose ne pas pouvoir développer à 100% sa politique, et faire des compromis, donc des compromissions, bref magouiller. Le plus simple serait de proposer à Vox une alliance comme en Estrémadure ou en Aragon, le bloc des droites possédant une large avance avec 68 sièges. Vox a progressé notamment dans la partie orientale de l’Andalousie, où il possède ses forts bastions. Abascal a déclaré qu’il refuserait toute abstention au profit du PP, et qu’il entendait que Vox participe à l’exécutif régional. C’est l’éternel débat entre un PP centriste et mou, et Vox qui entend lutter avec force contre l’immigration massive et la corruption généralisée qui gangrène la vie politique espagnole. On vient d’apprendre que le gouvernement Sanchez avait « détourné » près de 10 milliards d’euros des fonds européens de relance post-Covid, pour financer ses dépenses sociales et ses retraites y compris celles des fonctionnaires, ce qui n’a pas été démenti. Bruxelles pour l’instant reste prudente avec l’Espagne, on s’en serait douté.

Les prochains jours s’annoncent décisifs, et ce qui se fera ou pas en Andalousie aura une importance politique considérable pour la suite.

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samedi, 16 mai 2026

Cuba, le régime rêvé des Lfistes !

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Michel Festivi 

Un récent rapport de l’ONG Prisoners Defenders, publié le 14 mai dernier, fait état de 1.260 prisonniers politiques à Cuba. Seulement en avril, 23 nouveaux opposants ont été incarcérés. C’est clairement la dissidence qui est visée et frappée, notamment des syndicalistes libres, car comme dans tout bon régime communiste qui se respecte, les syndicats non communistes sont interdits et la grève aussi bien entendu !

Beaucoup de sportifs sont dans les geôles castristes, comme le champion d’arts martiaux Ernesto Martin Gutiérrez. Il a fait un détour par la villa Marista, connue dans toute l’île pour être un centre de torture, il y en a des centaines comme cela. Visiblement son sort n’intéresse pas nos sportifs et surtout pas nos joueurs milliardaires de balle aux pieds, ils préfèrent fustiger les policiers ou les politiques de droite. En défense, et comme au bon vieux temps de l’URSS, les autorités ont tenté de le décrire comme un déséquilibré mental. Des artistes sont aussi durement réprimés, visiblement ils n’intéressent pas non plus nos festivaliers à Cannes, qui ont les imprécations sélectives. Andy Michel Osorio Velasquez, qui avait peint des affiches hostiles au régime a été appréhendé. Des couples qui avaient dénoncé dans une vidéo une amende administrative injustifiée de 16.000 pesos, deux mois de salaire moyen, ont aussi été embarqués par la police. Les contestations à propos des pénuries notamment d’électricité provoquent invariablement des emprisonnements.

Selon le Comité des droits de l’enfant de l’ONU, 410 mineurs sont incarcérés chaque année à Cuba, dont 150 ont moins de 16ans, ils sont destinés à être rééduqués dans « des écoles de formation intégrale », de véritables prisons.

Les manifestations contre les pénuries d’eau, d’électricité sont l’occasion de multiples arrestations, dont beaucoup de mineurs. Le rapport de cette ONG fait aussi référence aux sévices sexuels qui sont la règle en prison. D’autre part, les annonces du régime sur des libérations de prisonniers sont dans les faits, la plupart du temps mensongères, et ne sont pas suivies d’effets, ou très parcimonieusement, et jamais à la hauteur des chiffres annoncés.

En avril 2026, c’est tenu à Barcelone, sous l’égide du socialo-communiste Pedro Sanchez, l’un des plus chaviste dirigeant européen qui soit, une réunion entre l’Espagne, le Brésil de l’ultra gauchiste Lula et du Mexique gouverné à gauche aussi par Claudia Sheinbaum. Pas un mot envers ces malheureux prisonniers politiques. Les trois se sont contentés d’appeler à un dialogue « sincère et respectueux », avec La Havane. Ils ont implicitement fustigé les actions des États-Unis qui selon eux aggraveraient les conditions de vie des cubains, mais rien, strictement rien contre la dictature la plus féroce des Amériques.

Cela ne nous étonne guère de la part de ces dirigeants. Car la vision plus que simpliste et binaire entre un impérialisme américain et une résistance révolutionnaire doit être remise en cause, elle masque la réalité d’un régime qui a organisé une véritable prison de peuple, et ce depuis 1959.

Depuis lors, une grande partie des classes moyennes, des cadres éduqués, des plus dynamiques ont fui et émigrés la plupart du temps aux États-Unis. La suppression de la propriété privée, la collectivisation, l’étatisation à tout crin, s’est accompagnée d’un endoctrinement absolu, facilité justement par cette fuite des cerveaux et des élites. La mobilisation totalitaire communiste est totale sur l’éducation, les médias, les organisations culturelles et sportives, le tout encadré par une propagande massive.

Le contrôle social est parallèlement, considérable, d’une efficacité redoutable, et ce par le biais d’organisations comme les Comités de défense de la révolution, la Fédération des femmes cubaines, les syndicats communistes officiels, tout cela quadrille la société et empêche toute velléité de contestation. Dans chaque quartier, blocs d’immeubles, veillent la police politique et les organismes de la Sécurité d’État, ils sont aussi présents dans les écoles, les lieux de travail, et très efficaces par un réseau de délation, infiltrant toute tentative de dissidence.

Pour maintenir les loyautés envers le régime, ce dernier n’hésite pas à favoriser la délinquance de droit commun comme le vol, le trafic de drogue, cela a toujours été un marqueur des dictatures communistes qui utilisent les délinquants comme des soutiens. Rappelons que les cubains vivent avec des cartes de rationnement et que tout emploi dépend de l’État. Les manifestations, comme celles de 2021, ont été très durement réprimées, et les contestataires du régime ne peuvent espérer qu’une intervention extérieure pour être libérés. Aujourd’hui près d’un cubain sur quatre a fui, 29% de la population s’est exilée essentiellement aux États-Unis mais aussi en Espagne, Mexique, Canada. C’est le taux d’exode le plus élevé du monde pour un pays non en guerre. Mais de tout cela, les trois pays dont j’ai parlé ont été totalement taisant.

Rappelons aussi, que ce régime fut encensé par toute notre gauche et extrême gauche, de jean Paul Sartre à Simone de Beauvoir, en passant par Gérard Philippe, Agnès Varda, Bernard Kouchner, Claude Julien, Michel Leiris, Marguerite Duras, Jorge Semprun ou François Maspero. Tous ont justifié ce système de terreur et de crimes de masse. Même François Mitterrand en 1974 y était allé de son panégyrique, sans parler de Danièle Mitterrand qui adorait Fidel Castro, ou Georges Marchais qui le reçu dans son pavillon de banlieue.  Systématiquement, Jean Luc Mélenchon a apporté son soutien au régime cubain. Il avait notamment déclaré : « je suis prêt à parier que si les USA s’aventurent à aller faire la guerre à Cuba, ils vont tomber sur une population éduquée, organisée, disciplinée qui leur brisera les reins, j’en suis certain. Je l’espère, je le souhaite, je le veux ! ».

Quand Fidel Castro est mort, en 2016, Jean-Luc Mélenchon l’avait de nouveau encensé, alors que Robert Menard avait « une pensée pour toutes les victimes du dictateur communiste », et que Gilbert Collard évoquait « un assassin de moins ».

Chez LFI, pas un mot bien sûr sur la dictature du parti unique, sur l’absence de toutes libertés publiques, sur l’absence de toute opposition, toute contestation étant impossible. Tout cela ne préoccupe nullement le grand timonier de l’extrême gauche française.  

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vendredi, 15 mai 2026

Il faut absolument voir le film l’Abandon, il y dissèque le péril islamiste et n’est pas apprécié par une certaine bien-pensance

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Michel Festivi 

On dit souvent qu’un dessin ou un schéma vaut parfois mieux qu’un long discours, c’est vrai aussi pour un film. Un scénario bien monté, des acteurs de qualité, une histoire tragique mais prenante, valent mieux que tous les livres et articles sur le thème que l’on entend dénoncer.

Ce film, réalisé parait-il en toute discrétion l’été dernier, retrace la vie des onze derniers jours du malheureux Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine, assassiné et décapité par un islamiste tchéchène, le 16 octobre 2020. Il a été présenté hors compétition au festival de Cannes.

Ce film, tiré de l’ouvrage de Stéphane Simon, les derniers jours de Samuel Paty, publié chez Plon en 2023, a bénéficié du concours de la très courageuse sœur de la victime, Mickaëlle Paty qui a été associée au scénario. Je ne vais pas raconter le film, il faut le voir. Les acteurs sont sobres mais excellents, et tous parfaitement crédibles. Le scénario est au cordeau et d’une efficacité redoutable. Le film dévoile les lâchetés de certains professeurs qui ont laissé tomber en rase campagne leur collègue, pour les pires raisons qui soient. Il retrace les carences de certains organes de l’Éducation nationale, et notamment des processus bien trop compliqués avec les services du rectorat ; des policiers du renseignement intérieur qui n’ont pas pris la réelle mesure du danger ; ni les services de la police municipale et nationale, qui ont cru que les choses allaient se calmer.

Sont parfaitement mis en exergue, les mensonges et actions délétères d’une élève musulmane notamment très mal notée au sein de l’établissement, et qui multipliait les incidents, de ses parents qui l’ont soutenu inconsidérément, malgré la preuve de ses mensonges, d’un faux-vrai imam, fiché S de surcroit, ainsi que des réseaux islamistes qui visiblement ont pris le dessus et ont eu barre sur certains services de l’État, faisant régner la terreur grâce à la lâcheté des uns et la peur des autres. La technique de « l’islamophobie » si chère à la gauche et à l’extrême gauche française, y est bien mise en évidence, et s’est montrée redoutable, et surtout le prisme de la victimisation qui a fonctionné à fond.

Comme le souligne l’excellent Pierre Marcellesi sur Boulevard Voltaire, « le réalisateur Vincent Garenq n’hésite pas à employer à l’écran, les mots qui fâchent « salafistes », « djihadiste », « fatwa » et surtout, « le cinéaste a l’intelligence de réduire au strict minimum la représentation de l’assassin, dont le visage est indiscernable ».

Mais il y a une autre raison pour aller voir ce film. Je la tire d’un article scandaleux du Huffpost titré : « Festival de Cannes : « L’Abandon » sur la mort de Samuel Paty, nous a gênés, et pas pour le scénario ». Qu’est-ce donc qui a « gêné » ce parangon de la presse de gauche, suintant le politiquement correct ?

Après avoir dit tout le bien qu’il pensait du scénario, de la réalisation, des acteurs, du déroulement des faits, « malgré ses qualités indéniables », l’auteur de cet article nous lâche sa vraie mentalité. « Ce qui cloche véritablement avec l’Abandon ce sont les intentions que l’on peut prêter au projet initial…En plus d’un timing de promotion douteux - (pourquoi donc ?) » - le journaliste arrive enfin, laborieusement, aux vraies raisons de son dégoût « le film est adapté du livre de Stéphane Simon, auteur du livre mais aussi producteur du film, connu ...pour avoir lancé le web de Michel Onfray, aujourd’hui chroniqueur sur Cnews... Sa société de production Open Media Factory s’est également démarquée en travaillant pour Marine le Pen, Valérie Pécresse lors de la campagne de 2022... difficile de ne pas y voir une forme d’opportunisme et de sensationnalisme embarrassant dans cette mise en image express des dernières heures de Samuel Paty ». Proprement hallucinant !

Et de rajouter fielleusement et hypocritement : « C’est donc un malaise profond qui nous habite une fois la projection du film achevé. Pas à cause de son contenu, mais de tout ce qui l’entoure ». Voilà donc la vraie raison, le film est bon à tout point de vue, mais il a été fait par des personnes qui seraient disqualifiées intrinsèquement pour le faire, compte tenu de leurs opinions politiques réelles ou supposées, de leur travail précédent, c’est proprement scandaleusement atroce, raison de plus pour se précipiter voir ce film.  

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jeudi, 14 mai 2026

Immigration, le Portugal nous montre la voie

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Michel Festivi

En 2025, lors des dernières élections législatives, le parti nationaliste Chega de Diego Ventura avait obtenu 60 députés et un score de 23,74%, un résultat historique. Le Parti socialiste qui avait dominé la vie politique portugaise perdait 20 sièges. C’est le Parti centriste, dit social-démocrate qui arrivait en tête, mais sans majorité absolue avec 91 députés et 33,15%, la majorité absolue étant fixée à 116 sièges.

On se demandait, si le Portugal allait finalement mettre en place une politique drastique en matière de lutte contre l’immigration massive et clandestine. En effet, selon les chiffres officiels de 2024, la population née à l’étranger au Portugal a augmenté de 300% entre 2017 et 2024, croissance vertigineuse. Cela ne tient pas compte des enfants de ces migrants nés sur le sol portugais, ni des personnes déjà naturalisées. La modification ethnique de ce pays a été d’autant plus brutale, que jusqu’au début des années 2000, la population portugaise était assez homogène.

Ce sont les socialistes bien sûr, qui ont été à l’origine de ces bouleversements, et notamment de la politique immigrationniste poursuivie par l’ancien Premier ministre, Antonio Costa, désormais Président du Conseil européen. On comprend d’où viennent nos problèmes.

Le 3 mai dernier, le Président de la république du Portugal, le socialiste Antonio José Seguro a été obligé, en se pinçant le nez, de promulguer la loi que venait d’adopter le parlement, sur la nationalité qui vient durcir considérablement l’ancienne législation des plus permissives qui était. Cette réforme a pu être adoptée, grâce à une alliance de fait entre le parti du centre au pouvoir, les libéraux de l’Iniciativa Libera et de Chega, désormais force majeure pour tout projet de loi important.

Les principales modifications entreprises sont désormais les suivantes. La durée de résidence requise pour obtenir la nationalité, passe de cinq à dix ans, mais surtout le point de départ de ces 10 ans, ne sera comptabilisé qu’à partir de la date d’obtention effective d’un titre de séjour, et non plus à partir de la date d’arrivée sur le territoire, ce qui dans les faits ajouterait une à deux années supplémentaires. S’agissant du droit du sol, seuls les enfants nés de parents légalement résidents depuis au moins 5 ans, pourront automatiquement acquérir la nationalité portugaise. Enfin, les nouvelles dispositions permettront le retrait de la nationalité pour les personnes naturalisées qui commettraient des infractions graves.

Bien sûr la gauche portugaise a vivement protesté, c’est bon signe. Chega a joué un rôle clef dans le vote de ces modifications législatives. La même logique a été observée en Suède où les Démocrates de Suède soutiennent le gouvernement Kristersson depuis 2022 ; en Finlande, où les Vrais Finlandais participent à la coalition d’Orpo ; et bien sûr en Italie avec Fratelli d’Italia ; ou encore aux Pays-Bas où un temps, le PVV de Geert Wilders a été partie prenante de la majorité parlementaire. En Espagne une coalition similaire s’est mise en place, au niveau régional du moins, entre le Parti populaire et Vox, pour que dans certaines régions, l’Estrémadure, l’Aragon par exemple, des politiques migratoires plus restrictives se dessinent, en attendant espérons-le une victoire aux prochaines législatives.

Certes, cette réforme portugaise qui va dans le bon sens, est insuffisante. Beaucoup au Portugal la juge trop timide. Mais c’est un premier pas, et tout est bon à prendre. À Chega certains prônent une véritable remigration, des incitations au retour comme en Suède, où l’on verse des sommes aux migrants qui acceptent de quitter le territoire.

En tout cas, cet exemple portugais nous trace la voie à suivre en France.  

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dimanche, 10 mai 2026

Une très bonne nouvelle, l’écrasante victoire de Reform UK en Angleterre, et percée au Pays de Galles et en Écosse.

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Michel Festivi 

Les Anglais, les Gallois et les Écossais ont voté jeudi dernier aux élections locales ou pour renouveler leurs parlements. C’était des élections partielles, pour une partie seulement d’exécutifs locaux en Angleterre. Le parti de Nigel Farage Reform UK, a fait un tabac. Il a obtenu 1428 sièges, le Labour en a perdu 1375 n’en obtenant que 954, les Conservateurs en perdant 552, ils en ont obtenu 772. Les verts progressent avec 363 sièges.  Reform UK a pris le contrôle de Newcastle-under-Lyme, de l’Essex, de Havering (premier arrondissement londonien), du Suffolk, du Sunderland, bastion historique du Labour. A Wigan, Reform UK remporte 24 des 25 sièges mis aux voix, le Labour a perdu les 22 sièges remis en cause qu’il détenait.

Reform UK a enlevé aux Conservateurs Derbyshire, Kent, Lancashire, Lincolnshire, Nottinghamshire et Staffordshire. Il a aussi remporté Durham County Concil, sans majorité depuis 2021, mais géré par le Labour depuis 100 ans. Reform UK a pris le contrôle de 13 conseils, une percée sans précédent.

Nigel Farage a qualifié ces résultats de « virage historique dans la politique britannique ». Les travaillistes ont eux parlé de « catastrophe ». À noter que les Tories, les conservateurs s’ils perdent du terrain, résistent mieux que les travaillistes en prenant notamment le contrôle du conseil de Westminster au Labour, remportant 32 des 54 sièges. Les Verts aussi progressent fortement, sans doute au détriment du Labour.

Selon les projections de la chaine Sky News, Reform UK a obtenu 27% des suffrages, les Conservateurs 20%, le Labour 15%, les Verts 14%, les Libéraux-démocrates 14% et les indépendants 10%. En nombre de sièges aux Communes, cela donnerait 284 députés à Reform UK, 110 au Labour, 96 aux Conservateurs, 80 aux Libéraux-démocrates, les calculs étant aisés à faire grâce au mode de scrutin uninominal à un seul tour, qui est un mode de scrutin que la France devrait imiter sans attendre.

On votait aussi ce jeudi dans le Pays de Galles, pour élire les 96 députés de l’Assemblée le Senedd, à la proportionnelle, ce qui était une nouveauté. C’est un effondrement pour le Labour gallois, qui gouvernait cette région depuis 1999. La première ministre galloise issue du Labour n’a pas été élue, c’est la première fois qu’un chef de gouvernement n’est pas réélu, de toute l’histoire du Royaume-Uni, elle a aussitôt démissionné à la tête du Welsh Labour. Le parti gallois indépendantiste, le Plaid Cymru devient le 1er parti du parlement avec 43 sièges, Reform UK, qui n’en avait aucun en possède désormais 34, et le Welsh Labour 9 alors qu’il en avait 30 précédemment sur une assemblée de 60 sièges alors.

Keir Starmer, le premier ministre qui avait pratiqué une politique de répression épouvantable contre les militants nationaux qui entendaient pacifiquement protester contre l’immigration massive, n’envisage pas de démissionner pour l’instant. Il a reconnu des résultats « douloureux », c’est le moins qu’il pouvait faire. En Écosse, où l’on votait aussi pour renouveler le parlement local, les indépendantistes du SNP reste en tête avec 58 députés sur 129 (-5), le Labour recule à 17 sièges (-4), et Reform UK obtient 17 sièges (+17), les Verts 15 (+5), les Conservateurs 12 (-19) et les libéraux 10 (+6). Comme au Pays de Galles, des négociations vont intervenir pour former une majorité.

Nigel Farage a rajouté : « Nous n’avons pas fait s’écrouler le mur rouge, nous avons également fait s’écrouler le mur bleu, c’est une réussite fantastique ».

Selon les chiffres officiels, 200 000 migrants auraient traversé la Manche depuis 2018. L’économie est totalement en panne, et Keir Starmer a multiplié les faux-pas, les revirements, certains ministres Labour commencent déjà à ruer dans les brancards. Il faut rester prudent, car en politique tout peut arriver très vite dans un sens comme dans l’autre, mais les prochaines élections législatives s’annoncent captivantes. Le Labour qui détient actuellement aux Communes, une majorité écrasante, pourra-t-il continuer jusqu’au terme de la mandature en août 2029 ? D’autre part pour Reform UK, est-ce une victoire à la Pyrrhus, ou le début d’une consolidation d’une dynamique qui le porterait au pouvoir ? L’avenir nous le dira.

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vendredi, 08 mai 2026

Belle victoire du mouvement Phalangiste espagnol sur la police de la pensée et la chape de plomb mémorielle

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Michel Festivi

L’Espagne gouvernée par Pedro Sanchez, vit sous le joug socialo-communiste des lois mémorielles et historiques qui entendent promouvoir une vision unilatérale de l’Histoire, et criminaliser ceux qui oseraient prétendre par exemple que la Deuxième République espagnole (1931-1936) fut un long cortège de crimes, d’assassinats, de troubles politiques majeurs, de fraudes électorales, de pratiques anticonstitutionnelles. J’ai démontré dans l’un de mes derniers ouvrages, cette descente aux enfers qui a conduit directement à la Guerre civile (1). L’historien Pio Moa que j’ai rencontré à de très nombreuses reprises, m’a toujours affirmé que ces lois étaient de types soviétiques.

En 2022, parachevant l’œuvre de son prédécesseur le socialiste José Luis Zapatero, un Chef de gouvernement espagnol des plus castristes et chavistes, Pedro Sanchez en avait rajouté une couche dans les lois attentatoires aux libertés publiques, en promulguant la loi de la mémoire historique. C’est ainsi par exemple, qu’un député Vox aux Cortès avait été sanctionné par la Présidente socialiste, parce qu’il avait osé affirmer cette vérité, que sous Franco, l’Espagne était devenue la 9e puissance économique du monde. 

Depuis toujours, les mouvements politiques qui se réclament de la continuité de la pensée et de l’action de José Antonio Primo de Rivera, fusillé par la décision inique d’un tribunal révolutionnaire composé d’anarchistes et de communistes, aux ordres du gouvernement du socialiste bolchévique Largo Caballero, le 20 novembre 1936, commémore cette date, en organisant des manifestations pacifiques.  

En 2022, comme les années précédentes, la Falange española, en abrégé, la FE de las JONS, avait organisée des commémorations le 20 novembre. Elle avait été poursuivie et fit l’objet d’une enquête par le Secrétariat d’État de la Mémoire Démocratique (Sic), le terme est digne de celui figurant dans le roman 1984, de George Orwell, ou existe un ministère de la Vérité. À la suite de cette procédure, le mouvement phalangiste s’était vu infliger une amende de 10.001 euros.

Pour rajouter de l’iniquité à cette procédure, le communiqué de presse de la Phalange révèle que le ministère concerné, chargé des poursuites, avait demandé à un professeur d’histoire de Grenade, un rapport à charge, et qu’au surplus ce département universitaire de Grenade, employait la fille du ministre de la Mémoire historique. Le professeur d’histoire en question ne sait sans doute pas, qu’en février 1936, le gouvernement Front populaire avait annulé arbitrairement les élections dans la province de Grenade, élections que la droite avait entièrement gagnées, et que le nouveau scrutin de mai 1936, s’était effectué dans un tel climat de violences et de menaces, que les candidats de droite n’avaient quasiment pas pu faire campagne, et que tous les candidats Front populaire furent élus, alors qu’ils avaient été tous battus en février, trois mois auparavant. Depuis, des historiens ont démontré des fraudes massives, qui avaient donné une victoire illégale audit Front-populaire. 

En tout cas, suite à cette condamnation pécuniaire, la Phalange avait saisi les tribunaux. Ce 7 mai 2026, L’Audience nationale siégeant à Madrid, vient d’annuler la décision du ministère de la Mémoire démocratique (resic). Ce n’est que justice, car comme je l’ai indiqué dans mon tout dernier livre, (2), la Phalange avait subi en 1936 de la part des autorités du Front populaire, des mesures scandaleuses de coercition considérables. José Antonio et son frère Miguel furent arrêtés arbitrairement et jetés en prison, en mars 1936. Les locaux de la Phalange furent fermés, et sa presse interdite de publication. 2000 militants environ seront aussi embastillés. La justice espagnole de l’époque donnera gain de cause à la Phalange, et annulera la décision gouvernementale qui avait édicté son interdiction. Mais le gouvernement Front populaire refusa de publier la décision de justice et ne libéra pas José Antonio, ni ne rétablira le mouvement dans ses droits, bafouant le pouvoir judiciaire.

Pour faire court, l’Audience nationale ce 7 mai 2026, a considéré que les libertés de réunions et de manifestations étaient supérieures aux dispositions de la loi historique, sauf à vider ces libertés de tous leurs contenus réels et concrets. Que d’autre part, les associations qui estimaient avoir subi un préjudice suite à ces évènements, l’auraient subi en réalité par la diffusion dans les médias des évènements, mais non pas par les manifestations en elles-mêmes. Qu’enfin, les autorités n’avaient pas signalé aux organisateurs des manifestations, ce qu’elles estimaient par avance, pouvoir être contraire à la loi historique.

Aujourd’hui, si dans un communiqué de presse, la Phalange espagnole se réjouit de cette décision de justice, elle ne se satisfait pas de la situation politique ainsi créée. Elle considère à juste titre, que ces lois liberticides doivent être abrogées purement et simplement, ce que n’a jamais osé faire le Parti populaire, lorsqu’il a gouverné l’Espagne et avait succédé à José Luis Zapatero en 2012 jusqu’en fin 2018, car les premières lois ont été prises en 2007 et 2012. En tout cas, cette affaire démontre que partout en Europe règne une police de la pensée, un ministère de la Vérité qui brime, sanctionne, condamne ceux et celles qui ne rentrent pas dans la ligne, dans le moule du politiquement correct. Nous ne vivons plus en démocratie pleine et effective que ce soit en Espagne, en France et ailleurs. On le constate tous les jours. Et ce ne sont pas les institutions européennes qui viendront au secours des libertés publiques.

(1) Michel Festivi, Les Griffes de Staline sur L’Espagne républicaine 1936-1939, préface de Pio Moa, Editions Dualpha, 2025 cliquez ici

(2) Michel Festivi, Les Phalanges Espagnoles, les Cahiers d’histoire du nationalisme n°32, Synthèse nationale, 2026 cliquez là

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vendredi, 01 mai 2026

Une initiative de publication très bienvenue, la réception critique de Mea culpa

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Michel Festivi  

Monsieur Maxim Görke, docteur en littérature française, a soutenu sa thèse en Sorbonne, le 26 octobre 2018. Elle portait l’intitulé suivant : « Loin des Lumières : Approche philosophique de Voyage au bout de la nuit, Bagatelles pour un massacre et Mea Culpa de Louis Ferdinand Céline ». Auteur de plusieurs études, articles et contributions sur l’œuvre de Céline, Maxim Görke, Maître de langue au département d’allemand à l’université de Strasbourg, a eu la très riche et ingénieuse idée, de faire paraitre au tout début de cette année, une contribution remarquable de « la réception critique de Mea Culpa suivi de la Vie et l’œuvre de Semmelweis de Louis-Ferdinand Céline ». Le Bulletin célinien, publié chaque mois sous la direction de Marc Laudelout, en a fait la promotion, et ce fut une heureuse décision. (1)  

Les céliniens connaissent bien sûr, ce petit opuscule de 27 pages, Mea culpa, que Céline publia à la toute fin de 1936, voire début 1937, chez Denoël et Steele, suite à son voyage de quelques semaines en URSS. L’éditeur pour compléter ce court texte, rajouta en deuxième partie de l’ouvrage, la thèse médicale de Céline sur Semmelweis, l’obstétricien hongrois du XIXe siècle, qui trouva comment contrer la fièvre puerpérale et qui connut tant de déconvenues. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est bien Mea Culpa.  Car pour y dépenser ses roubles, les roubles soviétiques (monnaie de singe ?), monnaie nationale russe depuis 1932, Céline avait été contraint de se rendre au pays des soviets. Cette devise ne sera ni exportable, ni convertible, jusqu’à la dissolution de l’Union soviétique. Céline disposait d’un crédit en URSS, suite à la publication de Voyage au bout de la nuit, du moins d’une traduction « fort lacunaire », comme le documente Maxim Görke, assurée par Elsa Triolet, la compagne d’Aragon, qui souhaitait de la Guépéou partout. Comme le souligne cet éminent spécialiste de Céline, Voyage au bout de la nuit, partiellement traduit en Russe en janvier 1934, sera tiré à 6.000 exemplaires, puis 15.000. Une revue soviétique moscovite, Union et revue des journaux, dans un hors-série, tiré à 40.000 exemplaires, y insérera deux extraits du roman en 1935.

Fin 1936, outre Voyage au bout de la nuit, qui lui valut en 1932, le prix Renaudot, et non pas le Goncourt comme l’écriront par erreur de nombreux critiques, Céline venait de publier Mort à Crédit, cette même année 1936.

Voilà pour le contexte de ce voyage. L’important ici, c’est la recension de 92 comptes rendus, réunis dans ce volume de 260 pages, parus dans la presse française de l’époque, mais aussi belge ou suisse, journaux nationaux, gazettes locales, périodiques prestigieux, revues moins ou peu connues, plumes célèbres, auteurs inconnus, voire anonymes ou non répertoriés . Sauf les spécialistes céliniens, ou les férus de littérature, peu connaissent Mea Culpa, une critique acerbe et toute célinienne du régime soviétique. Or, cette publication survient quelques semaines après un livre qui a fait sensation, Retour d’URSS, d’André Gide, publié en novembre 1936. André Gide, futur prix Nobel, très grand bourgeois protestant, s’était piqué au communisme depuis le début des années 1930. Accompagné de cinq écrivains de gauche, dont jacques Schriffin qui parle le Russe, Gide arrive à Moscou le 14 juin 1936, quatre jours avant les funérailles de Gorki, Gide prononcera d’ailleurs sur la Place Rouge, son éloge funèbre.

Retour d’URSS, dans le contexte international de la guerre d’Espagne, commencée le 18 juillet 1936, décrit le désenchantement, c’est le moins que l’on puisse dire d’André Gide sur ce qu’il a vu en Russie : « Je doute qu’en aucun autre pays aujourd’hui, fut-ce dans l’Allemagne d’Hitler, l’esprit soit moins libre, plus courbé, plus craintif, plus vassalisé ». C’est une véritable bombe. Gide va être injurié et vilipendé par toute la clique pro-soviétique française et internationale. Si j’insiste sur ce point, c’est que la quasi-totalité des commentaires répertoriés dans cet ouvrage, font le parallèle entre Gide et Céline, puisque dans un style fort différent, ils arrivent, quasiment au même moment, tous deux à la même conclusion, mais dans une langue diamétralement opposée, ce qui fait la grandeur de la littérature française.  Dans mon histoire sur les falsifications et mensonges du Parti communiste « français », je suis revenu en détail sur cet épisode capital de la littérature et la politique française de ces années 1936/1937 (2). Céline lui avait écrit « Tout ce qui aide à fourvoyer la masse abrutie par les louanges est bienvenu. Quand les ruses ne suffisent plus, quand le système fait explosion, alors recours à la trique ! à la mitrailleuse, aux bombonnes ! ».

Car l’URSS et le soviétisme vont être piqués au cœur par ces deux publications, en plein front populaire français, en plein procès de Moscou, agréés et légitimés par la Ligue des droits de l’homme, comme je le commente dans mon ouvrage précité. Certes, ce n’était pas la première fois, loin s’en fallait, que des voyageurs ou pèlerins, reviennent de Moscou et fassent part de leurs désappointements (euphémisme), et leurs témoignages furent souvent repris comme illustrations, dans ces chroniques, comme celui d’Henri Béraud en 1925, Ce que j’ai vu à Moscou. Mais Gide plus Céline, c’était particulièrement ravageur contre le communisme, alors triomphant (75 députés communistes élus en avril et mai 1936).

L’intérêt de ces recensions d’époque l’est à plus d’un titre. L’auteur Maxim Görke ne s’est pas contenté de compiler les textes, mais, outre une introduction des plus utiles, après chaque article, il nous donne des précisions remarquables, sur l’auteur quand cela est possible, (car il y a quelques anonymes), et sur le journal ou la revue en question. C’est là que l’on se rend compte de la richesse de la presse française de l’époque, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif. Chaque ville plus ou moins importante, chaque région, chaque contrée avait son journal. C’est ainsi que l’on peut lire les comptes-rendus de Candide, ou Gringoire, dont les tirages dépassaient largement les 500.000 exemplaires voire plus, ou sur des journaux moins connus ou plus confidentiels comme l’Atelier, Le Peuple, La lumière, Le Hérisson, et clin d’œil à mon ami Francis Bergeron, l’indépendant du Berry, sous la plume d’un certain Jules Pataquès (ça ne s’invente pas) ! On y retrouve aussi Le Charivari, Aux écoutes, Le Merle blanc, l’Ami du peuple, l’Assaut, Vendémiaire etc...

Quant aux auteurs, cela va de Simon Arbellot, à Louis Salleron, Pierre Dominique, René Barjavel, Jacques de Lacretelle, Robert Poulet, Max Bonnafous, Georges de la Fouchardière, Jean-Pierre Maxence, Henri Béraud, Ramon Fernandez, Lucien Combelle, Lucien Descaves, André Wumser, Pierre Guillain de Bénouville pour les plus célèbres, à d’illustres inconnus, mais non dénués d’intérêt, comme Durtal, Pierre Bernus, Alex Delpeyrou, ou encore, Clément Vautel, Pierre Châtelain etc...

La chronique d’Henri Béraud est l’une des plus talentueuse de toutes, cela ne surprendra personne, et surtout pas Francis Bergeron, président de l’association Rétaise des amis d’Henri Béraud. Je ne peux pas me retenir de faire quelques citations, invoquant Gide et Céline il écrit : « Mais les deux autres avaient la foi, la vraie, celle qui transporte les montagnes et métamorphose les auteurs à la mode en prolétaire aux mains calleuses » ; ou encore ce morceau d’anthologie : « Ce fut donc en vrais croyants, faucille et marteau croisés sur le cœur, que Gide, ce damné de la terre, et Céline, ce forçat de la faim, s’élancèrent vers le saint des saints moscovite. Une double haie de poings religieusement levés salua leur départ... ». Béraud évoquera aussi la tragédie de l’Holodomor ukrainien qui fit six millions de morts. Tout est à l’avenant dans cette recension, parue le 19 février 1937 dans Gringoire, qui tirait alors à 650 000 exemplaires. Le même hebdomadaire avait déjà publié une critique positive de Jean-Pierre Maxence, le 27 janvier 1937 qui commence ainsi : « La Russie soviétique, ces temps-ci, n’a pas de chance avec les écrivains français ».

Dans un peu plus de deux ans, Staline et Hitler s’entendront comme larron en foire, pour dépecer la Pologne, ce qui engendrera la Seconde Guerre mondiale. Deux ans encore de plus, et l’une des guerres les plus apocalyptiques fera rage dans les steppes russes entre les deux tyrannies. Ensuite, et pour plus de 45 ans, la moitié de l’Europe sera soumise au totalitarisme communiste, et le combat anticommuniste reprendra, avec d’autres témoins, d’autres épisodes, d’autres courageux combattants, jusqu’à la chute finale. 

En tout cas, je recommande chaudement la lecture de ce livre, à ceux qui apprécient Céline bien sûr, mais aussi à ceux qui s’intéressent à la vie politique et littéraire de ces années, si riches à tout point de vue. Mais, outre le contenu des articles, Maxim Görke nous instruit grâce à son introduction, ses notes sur les auteurs et les journaux de l’époque. Il n’hésite pas à relever une erreur ou une approximation. L’index des auteurs et œuvres citées, ainsi que l’index des comptes rendus complètent très utilement l’ouvrage.

« On craint pour sa tête », La réception critique de Mea Culpa suivi de la Vie et l’œuvre de Semmelweis de Louis Ferdinand Céline, Dossier de Presse établi, annoté et présenté par Maxim Görke, Du Lérot éditeur, 16140 Tusson, 278 pages, 32 euros.

(1) Le Bulletin célinien, périodique mensuel, BP 42004 59011, Lille cedex, abonnement de 58 euros l’an à l’ordre de Marc Laudelout

(2) Michel Festivi, La désinformation autour du Parti communiste « français », éditions Dualpha, 2024, préface de Francis Bergeron. Pour le commander cliquez ici

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mercredi, 29 avril 2026

Espagne, mai 1931, la révolution sanguinaire par les flammes

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Michel Festivi

Les persécutions religieuses contre les symboles du catholicisme commencèrent très tôt en Espagne républicaine. À peine la république s’était-elle installée, qu’une vague terroriste a submergé la péninsule. Le 12 avril 1931, les élections municipales furent gagnées largement en nombre d’élus, par les candidats monarchistes. Mais dans les grandes villes ce furent plutôt des républicains qui l’emportèrent et les rues de Madrid s’emplirent de militants excités. Le roi Alphonse XIII, le grand père de Juan Carlos, pour éviter une guerre civile et des heurts dramatiques, qu’il prévoyait, préféra quitter le pays, sans abdiquer. Aussitôt un gouvernement provisoire républicain fut constitué le 14 avril 1931. Ces hommes s’y étaient préparés depuis le mois d’août précédent, et avaient tenté un coup d’état en décembre 1930, qui avait alors échoué. 
 
Quelques semaines plus tard, en mai 1931, des sympathisants de la monarchie firent retentir depuis un gramophone l’hymne royal, La Marcha real, depuis un appartement, qui résonna dans les rues avoisinantes de Madrid. Aussitôt des révolutionnaires, notamment des anarchistes crièrent à la provocation, et prenant ce prétexte, décidèrent d’incendier des bâtiments religieux, des Églises, des couvents et pour faire large, des sièges de journaux comme l’ABC ou El Debate, ou de partis de droite, car dans la gêne il n’y a pas de plaisir. Beaucoup d’historiens acceptent sans trop émettre de critiques, ces faits criminels terroristes, en les absolvant par avance, par cette soi disant provocation, comme si les deux événements étaient équivalents. 
 
La machine infernale commença le 11 mai 1931 et se poursuivit jusqu’au 13 mai, sans que le gouvernement provisoire n’intervienne contre les incendiaires, pourtant connus et bien répertoriés, qui déambulèrent tranquillement avec leurs bidons d’essence. Le laxisme politique et judiciaire ne date pas d’aujourd’hui. Un homme, alors ministre de l’Intérieur, Miguel Maura voulut faire intervenir la Garde civile. On l’en empêcha. Ce fut notamment Manuel Azaña, alors ministre de la Guerre qui opposa un veto catégorique à l’action de son collègue. Il reçut l’appui de tous les autres ministres de gauche, comme notamment Francisco Largo Caballero ministre socialiste du Travail, Fernando de los Rios, ministre socialiste de la Justice, ou le radical socialiste ministre l’Instruction publique, Marcelino Domingo. 
 
Le chef du gouvernement et futur président de la république, le pusillanime Alcala-Zamora, pourtant catholique et ancien monarchiste, n’osa pas contredire son ministre de la Guerre. Et c’est ainsi qu’à peine installée, la IIe République espagnole connut des flambées de violence au sens propre comme au figuré. 
 
Les dégâts matériels et culturels furent considérables. Notamment la richissime bibliothèque du Couvent des fleurs à Madrid, vit disparaître des milliers de volumes, comme les oeuvres originales des plus grands écrivains espagnols, Lope de Vega, Quevedo ou Calderón de la Barca. On évoque la perte de 80.000 volumes. Des peintures ou oeuvres inestimables de Zurbarán, Van Dyck, Pacheco, Mena ou Alonso Cano disparurent sous les braises rougissantes de la révolution. Des groupes de révolutionnaires s’étaient amassés devant l’édifice en flammes, sans être inquiétés, empêchant les pompiers d’intervenir. La maison d’enseignement des jésuites, rue Isabel la Católica disparut également. 
 
L’institut catholique des arts et des industries fut aussi anéanti et perdit 20.000 volumes. L’Eglise et notamment les jésuites assuraient alors, et bien souvent gratuitement pour les plus humbles, l’essentiel de l’enseignement, du primaire au supérieur, enseignement de qualité au demeurant, avec tout un système de bourses pour les étudiants brillants mais pauvres. Qu’à cela ne tienne, les jésuites seront expulsés d’Espagne, car les gauches les haïssaient, leurs biens saisis. 
 
Plus d’une centaine de bâtiments religieux ou en lien avec la catholicité furent détruits. Cela ne faisait que commencer. Durant la révolution armée d’octobre 1934, après les élections frauduleuses de février 1936, et surtout après le 18 juillet 1936, date du début de la Guerre civile, les atteintes aux biens et aux personnes considérées comme catholiques redoublèrent. Près de 10.000 religieux et religieuses, moines, curés, évêques seront assassinés entre 1934 et 1936-1939. La papauté en béatifiera et en canonisera des centaines. Paul Claudel écrira un émouvant poème à leur mémoire : Aux martyrs espagnols, en 1937
 
Des peintures de Goya, du Greco, le Christ de Mena et d’autres, furent saccagés et perdus à tout jamais en ce terrible mois de mai espagnol, et ce tout simplement par haine de la foi, comme les magnifiques fresques du couvent de Sijena près de Huesca. Manuel Azaña avait prévenu ses collègues en mai 1931 « tous les couvents de Madrid ne valent pas la vie d’un seul républicain. Si vous intervenez, je démissionne ». La lâcheté fit le reste. Serguei Netchaiev qui fut un mentor de Lénine, avait écrit dans son catéchisme du révolutionnaire « contre les corps la violence, contre les âmes le mensonge ». Les gauches et les extrêmes gauches ont toujours été à bonne école. Ce bréviaire est toujours d’actualité, me semble t’il, avec plus ou moins d’intensité en fonction des circonstances politiques, et des volontés affirmées ou pas de contrer ces mouvements révolutionnaires.
 
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dimanche, 26 avril 2026

UN GRAND ENTRETIEN AVEC MICHEL FESTIVI, AUTEUR DU CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES, SUR BREIZH INFO

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« Le national-syndicalisme espagnol fut radicalement à part » : Michel Festivi raconte l’histoire des Phalanges 

Source Breizh info cliquez ici

Figure régulière de Synthèse nationale et auteur d’une œuvre déjà conséquente sur l’histoire de l’Espagne contemporaine — dont une biographie de Miguel Primo de Rivera et un ouvrage sur la guerre civile, L’Espagne ensanglantée —, l’historien Michel Festivi publie cette fois une synthèse consacrée aux Phalanges espagnoles, dans la collection « Les Cahiers d’histoire du nationalisme » dirigée par Roland Hélie.

Un volume de 150 pages, accessible au grand public, qui retrace la genèse, la trajectoire et l’héritage de ce mouvement national-syndicaliste né dans l’effervescence des années 1930, autour des figures fondatrices de Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo et José Antonio Primo de Rivera. Pour Breizh-Info, l’auteur revient sur la spécificité de cette « troisième voie » à l’espagnole, profondément marquée par le catholicisme, le castillanisme et l’héritage impérial, mais aussi sur le destin tragique d’un courant que l’unification franquiste finira par broyer.

L’occasion également d’éclairer, à la lumière de l’histoire, les lignes de fracture d’une Deuxième République qui portait en elle, selon plusieurs historiens et des témoins républicains eux-mêmes, les germes du chaos, et d’évoquer les lois mémorielles voulues par l’actuel gouvernement de Pedro Sánchez pour imposer une lecture officielle de cette période. Entretien (passionnant).

Breizh-info.com : Les Phalanges espagnoles est votre cinquième livre, et le quatrième consacré à l’histoire contemporaine de l’Espagne. Qu’est-ce qui vous a poussé, cette fois-ci, à centrer un ouvrage spécifiquement sur l’histoire des Phalanges — Las JONS, la Falange Española, puis leurs avatars successifs ? Quel vide cherchait-il à combler dans la bibliographie francophone ?

Michel Festivi : C’est en réalité mon 6e ouvrage consacré à l’histoire de l’Espagne. Pour être honnête, c’est Roland Hélie, le directeur de Synthèse nationale, qui publie un blog quotidien et une revue trimestrielle au titre éponyme, dans lesquels je collabore régulièrement, qui m’a demandé, pour sa collection « les Cahiers d’histoire du nationalisme », d’écrire cette histoire des Phalanges espagnoles. C’est donc le numéro 32 de ces Cahiers. J’ai accepté d’autant plus volontiers, que cela complète parfaitement je crois, ce que j’ai déjà écrit sur cette période, et à chaque fois, Breizh info m’avait accordé un entretien, ce dont je l’en remercie vivement. Ce n’est pas tant un vide que je cherchais à combler, car Arnaud Imatz, l’un de mes préfaciers sur ma biographie de Miguel Primo de Rivera, a écrit une œuvre considérable sur José Antonio et le national-syndicalisme (1). Le regretté Jean Claude Valla avait aussi publié un opuscule sur Ledesma Ramos (2), et feu Olivier Grimadi, un cahier sur José Antonio (3). Mais Roland Hélie souhaitait une synthèse actualisée sur l’histoire de ces phalanges, accessible au plus grand nombre.

Breizh-info.com : Vous évoquez en introduction l’onde de choc provoquée par la Première Guerre mondiale et l’émergence du bolchévisme léniniste, qui vont bouleverser la scène politique italienne, allemande, puis espagnole. Pourquoi l’Espagne, restée pourtant neutre durant le premier conflit mondial, a-t-elle été à ce point traversée par ces bouleversements idéologiques au cours des années 1920-1930 ?

Michel Festivi : Aucun pays européen n’a été épargné par les bouleversements considérables qu’ont provoqué les désastres matériels, humains et économiques de la 1ere guerre mondiale, ainsi que l’arrivée du bolchévisme en Russie fin 1917, qui entendait s’étendre au monde entier, par son bras armé de la IIIe internationale à partir de 1920. L’historien allemand Ernst Nolte, les italiens Emilio Gentile ou Renzo de Felice, ont chacun en ce que les concerne, largement approfondi et documenté cela, en explicitant comment les fascismes allemand ou italien ont été une « réaction » de défense contre l’internationalisme communiste, par la mise en exergue de la nation comme point d’ancrage. Certes ce fut en premier lieu, les vaincus de cette guerre, ou ceux qui ont vu leur victoire « mutilée » qui en ont subi le choc le plus fort. Mais la Roumanie, la Grèce, la Bulgarie, la Hongrie, la Croatie ont été traversées par des mouvements « fascistes » ou apparentés. Aucun pays n’a été épargné et même la France avec dans les années 1925/1927, un mouvement comme le faisceau de Georges Valois (4). L’Espagne connut elle aussi, ce phénomène très particulier, qui voulait affirmer une synthèse nouvelle, une troisième voie, pour dépasser le capitalisme et le socialisme, surtout après la crise de 1929, qui pourtant fut bien moins importante qu’en Allemagne par exemple. Neutre pendant cette guerre « européenne », L’Espagne souffrit une crise grave en 1917, qui fut matée par l’armée et connaissait d’autres déséquilibres économiques et sociaux, qui pouvait la rendre apte à cette recherche d’une 3e voie.

Breizh-info.com : Le national-syndicalisme espagnol se présente comme une « troisième voie » entre capitalisme libéral et socialisme marxiste. En quoi cette proposition espagnole se distinguait-elle, dans sa doctrine économique et sociale, du fascisme italien de Mussolini ou du national-socialisme allemand ? Peut-on parler d’une spécificité hispanique réelle, ou s’agissait-il d’une simple adaptation locale de modèles étrangers ?

Michel Festivi : Ce qu’il faut bien comprendre, et c’est ce que j’ai tenté de faire valoir dans cet ouvrage, c’est la spécificité de chaque nation, de chaque histoire nationale. Chaque trajectoire historique a été et est profondément différente. De là des particularités très éloignées les unes par rapport aux autres. L’Espagne avait été un très grand pays-empire aux XVIe et XVIIe siècle. Son histoire est radicalement différente de celle de l’Allemagne et de l’Italie, états des plus récents. Sous Charles Quint, Philippe II et plusieurs de leurs successeurs, le soleil ne se couchait jamais sur l’Espagne et ses possessions américaines, africaines, asiatiques. Cela a laissé des traces indélébiles, tout comme la Reconquista sur les mahométans, qui a forgé l’État espagnol, si différent de notre État national français par exemple. Donc le national-syndicalisme fut radicalement à part, comme troisième voie, avec ce qui a pu se passer en Allemagne ou en Italie, où de plus, là-bas, il prit le pouvoir, fascisme en Italie, national-socialisme en Allemagne, car en plus des singularités inhérentes à chaque pays, les hommes jouèrent un rôle capital. Mais bien sûr ceux qui en Espagne, tenteront « de conquérir l’État », s’en inspireront même s’ils entendaient prendre une trajectoire spécifiquement espagnole, comme leurs déclarations le prouvent.

Breizh-info.com : Vous accordez une place importante à Ramiro Ledesma Ramos et Onésimo Redondo, fondateurs desJuntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista, souvent éclipsés dans la mémoire collective par la figure rayonnante de José Antonio Primo de Rivera. Quel rôle exact jouent Ledesma Ramos et Redondo dans la genèse intellectuelle du mouvement, et pourquoi leur héritage demeure-t-il aujourd’hui moins commenté ?

Michel Festivi : Tout a commencé en Espagne par ces deux hommes. José Antonio vient après. Comme souvent en histoire, on ne retient que le dernier arrivé et qui emporte toute la mise. Car José Antonio avait une aura exceptionnelle. Mais ce sont véritablement Ramiro Ledesma Ramos et Onésimo Redondo qui ont posé les bases théoriques du national-syndicalisme. L’un à Madrid, avec son hebdomadaire La Conquista del Estado, dès 1931. L’autre un peu avant d’ailleurs à Valladolid, avec Las Juntas Castellanas de Actuation hispanica et un hebdomadaire Libertad, qui ne disparaîtra qu’en 1979. C’étaient à la fois des intellectuels brillants, et des personnes passionnées par l’action. Ils avaient le même âge et étaient très jeunes, 27 ans en 1931. Le premier était diplômé de philosophie et de Lettres, et parlait parfaitement l’allemand ; le second, licencié en droit fut lecteur d’espagnol à l’université de Mannheim. C’est d’ailleurs une constante de tous ces phénomènes « fascistes » ou proto-fascistes, le culte de la jeunesse et de la modernité. Ils se sont rapidement réunis pour former las JONS. Puis ils s’associeront avec José Antonio, puis ils se sépareront.

Breizh-info.com : Vous soulignez les trois ingrédients spécifiquement espagnols qui viennent colorer cette aventure politique : l’hispanisme, le catholicisme et le castillanisme. Comment ces trois éléments interagissent-ils dans la pensée phalangiste, et dans quelle mesure rendent-ils le national-syndicalisme espagnol irréductible à ses cousins européens ?

Michel Festivi : Votre question contient quasiment toute la réponseL’histoire de l’Espagne ne ressemble en rien à celles des autres nations européennes, je l’ai indiqué. L’hispanisme apporte une touche particulière d’universalité. Le catholicisme a irrigué profondément la vie politique et sociale de l’Espagne, alors que désormais on sait que le fascisme mussolinien, mais surtout le nazisme allemand, étaient profondément anticatholique. L’Église italienne, par sa force spirituelle et avec le concours de la Papauté a réussi, par les accords du Latran de 1929 à conserver une partie de ses prérogatives, non sans difficultés. Mussolini aurait voulu que tout s’organise autour des mouvements de jeunesse fascistes. Mais en Allemagne, le protestantisme va devenir une religion d’État, à de rares exceptions près, et le catholicisme va être broyé par le nazisme, et les premiers résistants allemands à Hitler, seront bien souvent catholiques, comme le mouvement de la Rose blanche à Munich, avec Sophie et Hans Scholl. Le castillanisme a été la base de la Reconquête et de la consolidation de l’État espagnol, et après la grave crise intellectuelle et morale de 1898, c’est sur le castillanisme et la Castille, que vont s’appuyer les intellectuels espagnols, comme Miguel de Unamuno ou les frères Machado, Azorin ou Perez de Ayala, pour tenter de régénérer le pays. Au moment où va s’implanter en Espagne, le national-syndicalisme, la IIème république se met en place, et les chefs des gauches qui dominent le pays vont s’attaquer frontalement à l’Église et à ses institutions. Le national-syndicalisme est donc une synthèse de toutes ces histoires, et puis il faut rajouter un zeste d’anarchisme, très présent alors en Espagne, notamment en Catalogne et au Levant, aussi en Andalousie. Beaucoup d’anarchistes rejoindront les JONS et le syndicat phalangiste CONS n’aurait pas existé sans l’apport des anarchistes et des communistes en rupture de ban.

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AVEZ-VOUS COMMANDÉ LE CAHIER D'HISTOIRE DU NATIONALISME CONSACRÉ AUX PHALANGES ESPAGNOLES ?

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L’Histoire des Phalanges Espagnoles : Dépasser le communisme et le capitalisme

Les bouleversements considérables générés par la Première Guerre mondiale, et l’émergence du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917, vont ébranler l’histoire de l’Italie puis de l’Allemagne, et l’onde de choc va se prolonger dans toute l’Europe, jusqu’en Espagne.

Ainsi, les années 1920-1930 produiront de nouvelles idéologies, et la Péninsule découvrira le national-syndicalisme, qui tentera d’édifier une troisième voie, pour dépasser le capitalisme, le libéralisme, ainsi que le socialisme marxiste ou libertaire, mais dans la sphère nationale, devenue la référence suprême. C’est donc l’histoire de ces mouvements et des hommes qui le porteront, que l’auteur nous fait découvrir, dans cette synthèse documentée qui revient sur l’histoire de l’Espagne parallèlement.

Car la plupart des nations européennes, en ce premier tiers du XXe siècle, vivront des expériences politiques et idéologiques novatrices voire révolutionnaires, qui entendaient lutter à la fois contre le libéralisme économique que l’on pensait en fin de vie, surtout après la crise économique et financière d’octobre 1929, mais en aspirant à surpasser le communisme léninisme ou libertaire, pour en finir avec la lutte des classes, et œuvrer au bien commun dans un cadre national, comme l’ambitionnera le national-syndicalisme.

C’est cette équation très compliquée, teintée de surcroit d’hispanisme, de catholicisme, de castillanisme, que nous narre l’auteur, au travers de l’histoire politique des Juntas de Ofensiva Nacional-sindicalista (Las JONS), et de la Falange Española, (La FE) et de ceux qui entendront entreprendre le renouveau du destin de l’Espagne et conquérir l’État : Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Ruiz de Alda, et quelques autres, et aussi, bien sûr et surtout, José Antonio Primo de Rivera.

Ces mouvements qui voulaient créer une nouvelle Espagne, n’échapperont pas à l’histoire tragique mais aussi glorieuse, de cette séquence espagnole : la Guerre civile, puis le régime franquiste.

L’auteur :

Michel Festivi a été avocat pendant quarante ans. Il a été Bâtonnier de son Ordre, et membre du Conseil de l’Ordre. Depuis sa retraite en 2019, il a écrit et publié de nombreux livres sur la IIe République espagnole (1931-1936), les violences politiques qui ont ensanglanté l’Espagne depuis la fin du XIXe siècle, une biographie du général Miguel Primo de Rivera (1923-1930), préfacé par Arnaud Imatz, ouvrage qui a été traduit et publié en Espagne, avec une nouvelle préface de Pio Moa. Il a en 2024, consacré une étude historique approfondie sur les trahisons et les mensonges du Parti communiste « français », préfacé par Francis Bergeron, ainsi qu’en 2025 une publication sur Les griffes de Staline sur l’Espagne Républicaine (1936-1939), préfacé par Pio Moa, et une biographie de Francisco Franco, dans la collection Bio-collection.

Michel Festivi écrit régulièrement sur la politique et l’histoire, sur plusieurs sites : Eurolibertés, Synthèse nationale, Nouveau Présent, Riposte Laïque, Meta-infos. Il publie aussi des articles dans des revues comme Lectures françaisesReconquête du Centre Charlier, la revue Synthèse nationale, ainsi que dans la Revue d’Histoire européenne.

Les Phalanges espagnoles, Michel Festivi, Synthèse nationale, Les Cahiers d'Histoire du nationalisme, n°32, 156 pages, sortie avril 2026, 24,00 €

Pour le commander cliquez ici

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11:41 Publié dans Les Cahiers d'Histoire du Nationalisme, Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

vendredi, 24 avril 2026

24 avril 1903 : naissance de José Antonio Primo de Rivera, fondateur de la Phalange espagnole

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À PROPOS DE LA PHALANGE ESPAGNOLE :

L’Histoire des Phalanges espagnoles, entretien avec Michel Festivi 

Entretien avec Michel Festivi, avocat honoraire et historien, qui vient de publier aux éditions Synthèse nationale, dans la collection « les cahiers d’histoire du nationalisme » : Les Phalanges espagnoles, dépasser le communisme et le capitalisme.

(Propos recueillis par Fabrice Dutilleul)

Vous venez de publier votre 6e ouvrage sur l’histoire contemporaine de l’Espagne, et pourquoi cette fois-ci sur les Phalanges espagnoles ? 

Je n’avais jamais encore abordé à fond cette histoire si singulière à l’Espagne. J’ai traité l’histoire des gauches espagnoles dans les années 1930, les mouvements anarchistes ibériques, une biographie du général Miguel Primo de Rivera qui a été aussi publiée en Espagne, celle de Francisco Franco l’an passé pour le cinquantième anniversaire de sa disparition, et comment Staline avait entrepris de s’accaparer la zone révolutionnaire espagnole entre 1936 et 1939, en 2025. Il manquait donc cette histoire, c’est désormais chose faite, grâce à Roland Hélie qui m’en a fait la commande.

Quelles sont les nouveautés qu’apporte votre livre, par rapport à tout ce qui a été publié sur ce sujet ?

Comme l’exige cette collection, dirigée par Franck Buleux et sous la responsabilité de Roland Hélie, directeur de Synthèse nationale, une relation concise mais documentée qui fasse vraiment le point de la question dans tous ses aspects. J’ai délibérément pris le prisme de l’arrivée du national-syndicalisme, ferment théorique des Phalanges espagnoles, dans la cadre des idéologies du début du XXe siècle, après les tremblements géopolitiques et humains qui ont suivi la fin de la première guerre mondiale, et l’arrivée du bolchévisme léniniste en Russie, fin 1917. Car l’histoire des Phalanges espagnoles, des JONS et du national-syndicalisme ne peut pas être dissociée de l’apparition des nouvelles idéologies européennes, qui ont pris corps à cette époque, au début des années 1920 et 1930.

Qui étaient les hommes des Phalanges et du national syndicalisme espagnol, et à quelles doctrines et rattachements philosophiques se rattachaient-ils ?

Leurs sources philosophico-politiques étaient nombreuses. Tous ont été influencés par le grand philosophe, professeur d’université, journaliste et créateur de périodiques prestigieux, comme la Revista de Occidente, José Ortega y Gasset (1883-1955). Ses livres, comme « L’Espagne invertébrée » publié en 1921, ou « la rébellion des masses » datant de 1929, ont eu un impact considérable sur Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo, José Antonio Primo de Rivera, Ernesto Giménez Caballero, Julio Ruiz de Alda et des dizaines d’autres. La philosophie allemande de Nietzche, Heidegger, Hegel a été déterminante. Tout comme Ortega Y Gasset, spécialiste de Nietzche, ces hommes avaient fait bien souvent le voyage en Allemagne dès les années 1920, voire avant, parlaient allemand. Certains ont été correspondants en Allemagne pour des journaux espagnols, comme Antonio Bermudez Cañete, ou Manuel Souto Vilas qui avait professé en Allemagne la philosophie avec Martin Heidegger. Ils furent aussi extrêmement influencés par le journaliste et écrivain italien Curzio Malaparte et son livre, Technique du coup d’état, datant de 1931, et puis d’un français, Georges Sorel et ses réflexions sur la violence (1908). Ces années étaient un maelström d’idées, qui foisonnaient tous azimuts. Bien évidemment, les expériences historiques italiennes et allemandes furent examinées attentivement par les tenants du national-syndicalisme.

Justement, en quoi l’idéologie des Phalanges espagnoles et des Jons se différenciait-t-elle de l’idéologie fasciste italienne ou nationale-socialiste allemande ?   

Tout comme ce qui c’était passé dans ces deux pays, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo ou José Antonio entendaient dépasser le capitalisme et le socialisme léniniste ou anarchiste, et réaliser une sorte de synthèse entre la nation qu’ils portaient au pinacle et la défense des classes laborieuses, mais en excluant et combattant la lutte des classes. Cette sorte de troisième voie était alors très valorisée en Europe et dans de nombreux pays, après la crise économique et sociale de 1929. Ils souhaitaient créer une nouvelle organisation sociale, teintée de corporatisme, sous l’égide de la réconciliation des travailleurs et des employeurs, dans le cadre national. Mais en Espagne, les Phalanges se distingueront clairement des idéologies fascisantes de l’époque, par la tradition de l’hispanisme, du catholicisme et des spécificités purement espagnoles, que j’explicite tout au long du livre.

Pourquoi les Phalanges espagnoles ne prirent pas le pouvoir en Espagne ?

Pour plusieurs raisons qui tiennent à la fois aux contingences spécifiques de l’Espagne et aux hommes qui portèrent ces mouvements. Les hommes se déchirèrent, s’unir puis se désunir, et aucun d’entre eux ne put, à l’image de Benito Mussolini ou d’Adolf Hitler parvenir à réunir, même par la force, tous les mouvements phalangistes. Ensuite, l’Espagne n’avait pas connu les dérèglements considérables économico-politiques, qui impactèrent l’Italie à la fin de la première guerre mondiale et surtout l’Allemagne tout au long des années 1920 et au début des années 1930. De plus, la seconde république espagnole (1931-1936), fut un régime quasiment totalitaire, qui multiplia les arrestations préventives, les interdictions de journaux et de partis politiques, la censure etc.… et qui lutta durement contre la Phalange et ses chefs. La violence des gauches espagnoles, protégée par le pouvoir, réussira à réduire considérablement les actions militantes des Phalanges, qui perdirent beaucoup de militants, blessés ou tués.   

Quelles furent les conséquences de la guerre civile sur l’évolution des Phalanges espagnoles ?

Des conséquences absolument considérables. À partir du moment où les militaires et ceux qui les suivaient, pour sauver l’Espagne du chaos absolu dans lequel elle était entrée depuis plusieurs années, au moins depuis octobre 1934, prirent drastiquement les choses en main, la Phalange fut contrainte, à son corps défendant, de se fondre dans une nouvelle entité la FET de las Jons, (Phalange espagnole traditionnelle des Jons), car Franco, devenu généralissime des armées nationales et chef de l’État, exigeait, pour gagner la guerre, une cohésion absolue, sous l’égide des militaires et du mouvement national. D’ailleurs, dans l’autre camp, les divisions, les dissensions furent constantes entre révolutionnaires. Dès lors, le national-syndicalisme se fondra dans une sorte de national-catholicisme jusqu’à la mort du Caudillo en novembre 1975. Comme je l’ai écrit, si la Phalange espagnole participera alors au pouvoir, elle ne prit jamais le pouvoir.

Enfin, que peut-on dire des divers mouvements qui se réclament des Phalanges espagnoles aujourd’hui, et quels sont vos projets ?  

Les divers mouvements sont désormais assez épars et faibles numériquement, mais ils maintiennent une certaine flamme, un témoignage nécessaire de l’histoire de l’Espagne, ce qui est loin d’être négligeable sur le plan du combat des idées. Ils organisent des manifestations, comme chaque année le 20 novembre, date de la mort et de Franco en 1975 et de José Antonio en 1936. Ils multiplient les réunions, les colloques, les ventes de livres. Ils ont un impact électoral plus que limité, mais de nombreux jeunes semblent intéressés et militent toujours. Les braises du national-syndicalisme sont toujours chaudes. En ce qui me concerne, je prépare un ouvrage sur le chaos institutionnel, politique et électoral de la IIème république (1931-1936) et son caractère délibérément révolutionnaire, ce qui a conduit à la guerre civile.  

Michel Festivi, Les Phalanges espagnoles, Les cahiers d’histoire du nationalisme n°32, Synthèse nationale, 155 pages, 24 euros.

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jeudi, 23 avril 2026

Espagne : nouvel accord de gouvernement régional entre le Parti populaire et Vox en Aragon

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Michel Festivi 

Et rebelotte, après l’Estrémadure, il y a quelques jours, un accord régional gouvernemental vient d’être signé entre le Parti populaire et Vox, pour diriger l’Aragon pendant ces quatre prochaines années.

Le 8 février dernier, lors du scrutin, le PP avait stagné, perdant même deux élus, mais restant le 1er parti d’Aragon, alors que Vox avait doublé le nombre de ses élus, 14 au lieu de 7. Un accord était donc indispensable, à défaut, il fallait retourner aux urnes. À douze jours de la limite légale, un pacte a donc pu, enfin, être régularisé.

Le président aragonais, Jorge Azcon, qui sera réinvesti, et le chef de Vox Alejandro Nolasco ont détaillé devant la presse, les grandes lignes qui désormais vont faire fonction de feuille de route pour cette mandature. Tout d’abord, Vox obtient une vice-présidence de l’exécutif ainsi que trois postes de conseiller, celui chargé de la dérégulation, de l’action sociale et familiale ; celui de l’environnement, du tourisme ; et enfin à l’agriculture, l’élevage et l’alimentation. Le PP disposera des six autres postes. Comme en Estrémadure, Vox a obtenu la désignation par la région d’un sénateur.

Alejandro Nolasco a précisé, lors de ce point presse, que cet accord était la réponse à la « majorité naturelle » qui s’est concrétisée dans les urnes « les aragonais ont voulu plus de Vox, et c’est ce qui s’est passé avec cet accord ».

L’une des mesures la plus emblématique, est l’introduction comme principe, de la priorité nationale pour accéder aux logements sociaux, ainsi qu’aux aides publiques et aux services publics, une sorte de priorité. Sinon les deux partis se sont mis d’accord sur un certain nombre de mesures, baisse de la fiscalité, lutte contre l’immigration, renforcement de la sécurité, aides aux agriculteurs, tenter de contrer le Mercosur, l’Aragon ayant comme l’Estrémadure une large composante rurale.

Les deux partis ont promu un accès différencié aux services publics au profit des résidents « historiques », ou ancrés territorialement. En matière d’immigration, ils tenteront de renvoyer les mineurs non accompagnés dans leur pays d’origine, le renforcement des contrôles, l’interdiction du niqab et de la burqa dans l’espace public. Des mesures pour lutter contre les squats sont aussi prévus.

À gauche, les réactions n’ont pas tardé, fustigeant cet accord de la droite avec l’extrême droite. La gauche n’a pas hésité dans les superlatifs stupides « accord honteux, inhumain », elle qui pactise avec les plus extrémistes des communistes et les plus racistes des séparatistes catalans ou basques. C’est bon signe, cela prouve que cet accord va dans le bon sens. On attend maintenant un accord identique en Castille et Leon. Les élections qui se profilent en Andalousie, le 17 mai prochain, s’annoncent capitales, avant des législatives prévues au plus tard en juillet 2027, sauf évènement particulier, qui n’est au demeurant plus impossible, tant le PSOE est sur la sellette judiciaire, et se débat à la Chambre des députés, pour trouver une majorité de plus en plus mince.  

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vendredi, 17 avril 2026

Espagne : un accord de gouvernement a été trouvé entre le Parti populaire et Vox en Estrémadure

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Michel Festivi 

Après la victoire électorale du Parti populaire, mais surtout de Vox en Estrémadure, lors du scrutin du 21 décembre dernier, un accord de gouvernement vient enfin d’être entériné entre d’une part Maria Guardiola, la présidente de cette région pour le Parti populaire, et Oscar Fernandez Calle, le chef de file local de Vox. N’oublions pas, que lors de ce comice, ainsi dénommé en Espagne, Vox avait obtenu 6 sièges de plus et doublé le nombre de ses élus, et le PP, un de plus seulement, sans obtenir de majorité absolue. Un accord était donc indispensable, puisque les deux partis rassemblent 60% des sièges. La date limite était fixée au 4 mai prochain, à défaut, le parlement était dissous, et de nouvelles élections auraient dû intervenir, avec tous les risques politiques possibles.

Les tractations ont été longues et parfois compliquées. Au terme de ces pourparlers, Oscar Fernadez Calle obtient la vice-présidente de la région et le portefeuille de la famille, de la dérégulation et des services sociaux. Un autre élu Vox devient chargé de l’agriculture, de l’élevage et de l’environnement. Une désignation automatique d’un sénateur Vox a aussi été acté, les régions en Espagne désignent un certain nombre de sénateur, en plus de ceux qui sont élus au suffrage direct, ce sera Angel Pelayo Gordillo.

Depuis le patio des orangers, de l’assemblée d’Estrémadure à Merida, Maria Guardiola a annoncé et confirmé cet accord. Des documents échangés entre les deux formations, trois points méritent l’attention. Le premier, la réduction de 50% des subventions aux syndicats, organisations entrepreneuriales et aux entités privées sans utilité publique, des réductions importantes des subventions à la coopération et au développement international. Le deuxième, interdiction des burkas et niqabs dans les rues, et le troisième, plus d’accueils de mineurs étrangers non accompagnés. Ce point avait été à l’origine, il y a quelques années, de la pomme de discorde entre Vox et le PP, ce dernier ayant accepté cet accueil, à la demande plus que pressente de Pedro Sanchez, le chef du gouvernement, qui avait pour habitude de favoriser les implantations des mineurs étrangers non accompagnés, dans les régions dirigées par la droite, ce qui avait alors fait éclater la coalition.    

Les mesures de ce plan de gouvernement régional ont été prévues en dix grands chapitres, soixante points et soixante-quatorze mesures. Sans entrer dans tous les détails, on soulignera les principaux, comme assurer la continuité de la centrale nucléaire d’Almaraz et mettre fin à l’écotaxe énergétique automatique ; développer les activités industrielles et éviter que ne se mettent en place dans cette région très agricole, des parcs photovoltaïques qui empiètent sur des terres productives. Une volonté de lutter contre les dérives bruxelloises comme l’agenda 2030 et le pacte vert, ainsi que le Mercosur pour favoriser l’agriculture de cette région qui en a tant besoin. Refuser par tous les moyens légaux, juridiques et politiques les répartitions d’immigrants illégaux ; entreprendre systématiquement des méthodes de preuves pour déterminer l’âge de ces migrants notamment. Refuser toute nouvelle ouverture de centres pour mineurs, supprimer certaines subventions à des ONG, et éliminer des programmes l’enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine. Un effort sera accompli pour des baisses d’impôts, les régions espagnoles ayant la maitrise de certaines fiscalités. Une baisse de 0,25% des deux premières tranches d’impôts sur le revenu, et développer les déductions de l’impôt sur les successions et les donations, par un système de bonification. Des incitations fiscales sont aussi prévues en matière immobilière et favoriser ainsi l’accession à la propriété. Des mesures pour faciliter l’expulsion des squatteurs, véritable plaie espagnole, sont envisagées. Des moyens pour encourager la natalité, comme une réduction d’impôt plus importante, ainsi que la gratuité des écoles d’enfants des tous petits de 0 à 3 ans.  

Le porte-parole de Vox a affirmé, que cet accord était très satisfaisant pour l’Estrémadure, et qu’il va favoriser le développement de cette région très impactée économiquement. Il semblerait que la direction nationale du PP ait laissé les coudées franches à Maria Guardiola pour négocier au mieux. On peut espérer maintenant, des accords similaires en Aragon et en Castille et Leon dans les jours qui viennent.

Le débat sur l’investiture devrait avoir lieu les 21 et 22 avril prochain. Il était grand temps pour Vox d’arriver à un accord, pour prouver que les électeurs ont raison de lui accorder leur confiance. Sinon pourquoi envoyer des députés Vox dans les régions ? D’autant que les élections en Andalousie se profilent pour la fin du mois de mai, et que pour Vox cela ne sera pas facile, face à un PP andalou omnipotent et certain de sa force, dans cette région des plus dynamique, et en pointe dans des tas de domaines, agricoles, touristiques et industriels, nous en reparlerons.  

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jeudi, 16 avril 2026

Espagne, l’étau se resserre autour de l’épouse du Premier ministre

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Michel Festivi  

Je vous ai déjà entretenu des nombreuses procédures judiciaires actuellement en cours en Espagne, contre des membres de la famille de Pedro Sanchez, le Premier ministre, et à l’encontre de plusieurs personnages de sa garde rapprochée.

Begoña Gomez vient d’être officiellement inculpée de trafic d’influence et de corruption, alors qu’elle a toujours contesté toute implication et qu’elle a refusé de répondre au juge, usant de son droit à se taire. Depuis 2024, le juge Juan Carlos Peinado instruit ce dossier avec un rare courage, alors qu’il est attaqué en permanence par les seconds couteaux de Pedro Sanchez, qui n’ont que faire de l’indépendance des pouvoirs.

Ces corruptions et trafics d’influence, seraient en lien avec des activités privées de madame Sanchez, alors que son mari dirige le gouvernement. La plainte initiale avait été déposée par un groupement « Manos limpias » (mains propres), qualifiée par les socialistes espagnols de « fascistes » bien entendu, d’être de la droite extrême. En résumé, on reproche à la 1ere Dame du gouvernement, d’avoir profiter de son statut privilégié pour favoriser certains partenaires, notamment dans l’attribution de contrats publics, qui étaient proches des activités universitaires de Madame Gomez.

Il y a un peu plus d’un an, Pedro Sanchez avait envisagé de démissionner avant de se raviser. Car ce dossier s’inscrit dans un climat délétère qui touche le PSOE et son chef, puisqu’en Espagne, le Premier ministre reste président du parti. Outre le frère de Pedro Sanchez, d’autres socialistes très importants, sont actuellement dans le collimateur de la justice. Bien sûr le gouvernement fait bloc derrière son patron et sa ligne de conduite est toujours la même, il s’agit de magistrats opposés aux socialistes qui sont instrumentalisés, il s’agit d’un complot de l’ultra-droite, il n’y a rien dans le dossier, etc, etc...

Mais une autre affaire, bien plus considérable se joue actuellement devant la Cour suprême espagnole. José Luis Abalos, ancien ministre des Transports et l’un des plus fidèle lieutenant de Pedro Sanchez, comparaît pour corruption, détournements de fonds publics et appartenance à une organisation criminelle. La Fiscalia espagnole (le parquet) réclame une peine de 24 ans de prison. Abalos et d’autres, auraient touché des pots de vin, suite à des marchés publics, des livraisons de masques et matériels médicaux, pendant la crise sanitaire. Or, Abalos a joué un rôle déterminant dans l’arrivée au pouvoir de Pedro Sanchez en décembre 2018, en réussissant à tisser des alliances hétéroclites pour détrôner le Parti populaire. Car on ne le répétera jamais assez, le PSOE est minoritaire au Congrès des députés, et n’arrive qu’en seconde position derrière le PP.

Ces affaires interviennent au plus mauvais moment pour le PSOE. Il vient de perdre trois élections régionales en Estrémadure, en Aragon et en Castille et Leon, et est en passe d’être vaincu assez largement aussi, lors des importantes élections en Andalousie qui auront lieu à la toute fin du mois de mai. L’Andalousie étant l’une des premières et plus dynamiques régions d’Espagne. Sanchez, comme l’indique un commentateur est « sous perfusion ». Il n’a plus de majorité, il est obligé de passer par un décret royal, détournant le vote des Cortès, pour régulariser 500 000 immigrés sans papier. Cette politique laxiste, se fait à rebours des principales politiques migratoires européennes. Il y a quelques semaines, les Cortès avaient voté une motion de défiance non contraignante sur ces régularisations. Beaucoup de pays européens s’inquiètent de cet appel d’air, car les migrants peuvent parfaitement, une fois régularisés, se rendre dans n’importe quel pays, et notamment le premier géographiquement parlant, la France.

N’oublions pas que l’Espagne, est l’une des principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, notamment par son archipel des Canaries, déjà submergé.     

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jeudi, 26 mars 2026

Sortie prochaine du nouveau Cahier d'Histoire du nationalisme (n°32) consacré aux Phalanges espagnoles

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lundi, 23 mars 2026

Élections en Rhénanie-Palatinat : L’AfD réalise un score historique dans un land de l’Ouest

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Michel Festivi 

Ce dimanche 22 mars, voyait la région Rhénanie-Palatinat voter pour élire les 101 députés du Landtag, qui est dominé depuis plus de 30 ans par la gauche, le SPD, et qui est actuellement gouverné par une coalition SPD-Verts-FDP (libéraux).

Cette région frontalière de la France, avec Mayence comme capitale, est connue pour ses vins blancs secs de la Pfalz ; la cité de Bingen ou Hildegarde avait établi son abbaye ; Trèves l’une des villes des plus anciennes d’Allemagne ; Ludwigshafen, siège de la plus grande usine chimique au monde BASF ; BioNtech à Mayence ; Kaiserslautern et son équipe de foot, c’était aussi le fief de l’ancien chancelier Helmut Kohl. La région est également frontalière de la Belgique et du Luxembourg.

Le contexte local n’est guère encourageant. Crise viticole pour cette plus grande région productrice de vin d’Allemagne. Fermetures d’entreprises (Opel), l’usine chimique BASF, 39 000 salariés, réduit le nombre de ses personnels. Et pour couronner le tout, un projet de fabrication de batteries automobiles ne verra pas le jour, c’est 2000 emplois qui ne se feront pas.

Le chancelier Friedrich Merz est actuellement en grande difficulté, son alliance nationale avec la gauche, le SPD, patine, chaque élection régionale est un supplice, et il compte beaucoup sur ce scrutin pour se relancer. Les sondages donnaient le SPD et la CDU de Merz au coude à coude, avec une légère avance pour la CDU. Ces mêmes sondages prévoyaient la disparition des élus libéraux du FDP, crédités de moins de 5%, et un recul significatif des Verts. Longtemps gouvernée par la CDU, mais désormais dominée par le SPD, cette région de plus de 4 millions cent mille habitants est donc convoitée par la CDU qui entend reprendre son leadership.

L’AfD espérait un bon résultat, ce qu’ont laissé entrevoir les sondages, car en 2021, elle avait subi une déconvenue en perdant 4,3% points, et obtenant 9 élus, contre 14 auparavant. 

Finalement la CDU va après une disette de 35 années, reprendre la direction du Land, avec plus de 30% et 39 élus, elle caracole en tête. Le SPD subit un revers, et n’arrive qu’en seconde position avec près de 27% et 32 députés, il perd 10 points et 7 élus. Les Verts décrochent à la 4e place avec 7,7% et 10 sièges. Mais c’est l’AfD qui réalise la stupéfiante opération de la soirée, avec 19,5% des voix et 24 mandats, alors qu’elle n’en possédait que 9, c’est un des meilleurs résultats du parti tant décrié, dans la partie l’Ouest du pays.

Aucune autre formation, ni l’extrême gauche Die Linke, ni les libéraux du FDP ne parviennent à passer la barre des 5%. Rappelons une fois de plus l’ingéniosité du mode de scrutin allemand. Chaque électeur dispose de deux bulletins. Avec le premier il vote pour un candidat nominativement, dans l’une des circonscriptions du Land (52 en l’occurrence en Rhénanie Palatinat), c’est un scrutin uninominal à un tour, le premier arrivé est élu. Avec le second bulletin, il vote pour une liste, un parti, au niveau régional, et les sièges sont répartis à la proportionnelle. A l’heure où les commentateurs politiques français se désolent hypocritement bien souvent, de la faible participation électorale, lors des élections municipales, la remise en cause de notre système s’imposerait plus que jamais. Mais les baronnies n’accepteront jamais de se faire Hara Kiri.

Nous sommes l’un des seuls pays d’Europe, voire du monde, à encore organiser des élections à deux tours, qui facilitent les pires magouilles et tambouilles politiciennes, nous l’avons vu aux législatives de 2024, et nous l’avons encore remarqué lors de ces dernières municipales. Qu’attendons-nous pour changer drastiquement de mode de scrutin et d’abord supprimer ce deuxième tour inique ? Dans un système à un seul tour, l’électeur dispose un poids politique plus que conséquent, et il ne peut y avoir aucun appel à un quelconque « cordon sanitaire » ou « barrage républicain », c’est l’électeur qui donne le tempo et pas le politique. D’ailleurs lors de ces élections allemandes, le taux de participation a dépassé les 65%, contre 57% en France pour des élections municipales, qui traditionnellement drainaient beaucoup d’électeurs (hors période Covid).

Prochaines étapes allemandes, à l’automne, mais cette fois dans des Lands de l’Est, là ou l’AfD réalise des scores stratosphériques. La situation du Chancelier allemand, va-t-elle être améliorée, suite à ce résultat ? Rien n’est moins sûr en réalité, car il gouverne dans le cadre d’une coalition avec le SPD. Déjà, ce parti fait fasse à une fronde qui entend dénoncer ces accords nationaux qui lui porte préjudice électoralement depuis plusieurs élections. De plus le contexte international est loin d’être favorable. Gageons, que tant la CDU que le SPD, les Verts et tout le système vont continuer, pour masquer leur impéritie, à tenter de trouver des poux sur la tête à l’AfD.    

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vendredi, 20 mars 2026

Sánchez subit un revers historique aux Cortès

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Michel Festivi

Le projet prévoyant la régularisation massive des sans papiers en Espagne, vient d’être  désapprouvé par le Congrès des députés espagnols. Les socialistes espagnols n’ont plus de majorité. Effectivement, si le parti indépendantiste Junts qui n’est pas à gauche, mais plutôt au centre-droit, ne soutient plus ou décide de ne plus soutenir le gouvernement socialo-communiste, Sánchez ne pourrait plus ne pouvoir gouverner. 

Le Parti populaire soutenu par Vox, a présenté une motion visant à faire valoir que cette volonté gouvernementale espagnole de régularisation massive allait à l’encontre des pactes européens sur la migration et le droit d’asile. Car en réalité une fois intégrés les regroupements familiaux, cette régularisation massive d’environ 500.000 immigrants illégaux, concernerait en réalité 1 million voire 1,2 millions d’immigrants. Comme l’a déclaré une juriste espagnole cela aggraverait considérablement la précarité du travail déjà très forte en Espagne, et pèserait sur des salaires déjà très bas. Sans compter bien sûr le changement de population que cela entraînerait, déjà très visible dans certaines villes et régions. 
 
Cela serait de surcroît un appel d’air considérable, et tous les pays européens dont en première ligne la France, en seraient immanquablement impactés. 
 
Donc cette motion a reçu l’aval de 176 députés juste la majorité, soit le vote du Parti populaire, de Vox, des 7 élus catalans Junts qui jusqu’à présent soutenaient Sánchez pour des basses raisons politiciennes catalanes, et d’un député régionaliste navarrais. Il faut savoir aussi que depuis plusieurs années, Sánchez ne peut pas faire voter de budgets, ce qui est un cas unique en Europe. Car en réalité Sánchez et ses alliés communistes et catalanistes de gauches (l’ERC), n’ont pas de majorité sans l’appui des 7 députés Junts, qui font du coup par coup en fonction des intérêts catalans. Depuis décembre 2022, aucun budget n’a été adopté et les institutions européennes laissent faire sans intervenir, ce qui est incompréhensible ou trop compréhensible. 
 
Car Sánchez n’avait pas gagné  les élections en juillet 2023, élections provoquées par sa décision alors, de dissoudre le parlement. C’est le Parti populaire qui était devenu le premier parti aux Cortès. Cette situation ubuesque est unique en Europe. C’est un scandale absolu et une déviance de la démocratie. 
 
Néanmoins cette motion n’est pas contraignante, même si politiquement elle va jouer un rôle important. En effet Sánchez avait manifesté son intention de passer par un décret royal, donc avec l’appui du Roi. L’avenir nous dira si cela se réalisera. Cette affaire souligne la politique des deux poids deux mesures de la commission européenne, et des institutions européennes. Si la Hongrie ou la Slovaquie avaient par exemple, été dans l’impossibilité de voter un budget plusieurs années de suite, il y a belle lurette que les instances européennes auraient mis les pieds dans le plat. Mais l’Espagne socialo-communiste bénéficie d’une mansuétude exceptionnelle. Pourquoi ?
 
Au contraire, le voisin portugais vient d’adopter une législation contraignant les règles sur l’immigration et le regroupement familial, comme le fait aussi l’Italie. Il ne reste plus que deux pays en Europe qui laissent filer l’immigration massive, la France et L’Espagne. Tous les autres adoptent petit à petit des restrictions plus ou moins fortes,  en fonction de la composition des gouvernements et des situations nationales. 
 
Sánchez pourra-t-il tenir jusqu’à la fin de la mandature soit juillet 2027 ? C’est désormais toute la question. 

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lundi, 16 mars 2026

Élections en Castille et Leon, Vox fortifie sa position de 2022

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Michel Festivi 

L’Espagne connait depuis trois mois, une vague d’élections régionales. Cela a commencé en Estrémadure le 21 décembre dernier, s’est continué en Aragon début février, et ce dimanche 15 mars c’était au tour de la Castille et Leon, où les électeurs de cette communauté autonome étaient appelés à renouveler le parlement local, pour élire 82 députés, pour une mandature de quatre ans. Tant en Estrémadure qu’en Aragon, Vox a multiplié par deux le nombre de ses élus, le PSOE a régressé fortement, et le Parti populaire s’est maintenu premier Parti auxdits parlements locaux, sans toutefois pouvoir atteindre la majorité absolue et de loin. Les tractations sont toujours en cours avec Vox.

Située dans le nord-ouest de la péninsule, La Castille et Leon a comme capitale Valladolid et pour villes principales : Salamanque, Burgos, Soria, Avila, Ségovie, Palencia, Zamora, Leon. Riche d’un considérable et remarquable patrimoine culturel, (8 sites UNESCO, plus de 500 châteaux, 12 Cathédrales, une concentration exceptionnelle d’art roman), et d’une histoire immémoriale glorieuse allant de la Reconquista, des Rois Catholiques, Sainte Thérèse, à la geste nationale franquiste, c’est la plus grande province autonome d’Espagne avec plus de 94.000 km2 (3 fois la Belgique), mais l’une des moins peuplée avec environ 2 millions trois cent mille habitants. Il y a quelques années un mouvement politique dénommé España vacia (Espagne vide), s’était constitué avec un certain succès mais passager. Parmi les thèmes de campagne, le ruralisme et la désertification rurale jouent un rôle important, l’inquiétude du monde agricole, l’augmentation débridée de l’immigration, la délinquance. 

Le contexte politique est simple, le Parti populaire de centre droit avait remporté les élections du 13 février 2022, mais sans obtenir de majorité. Il s’est finalement allié, en se pinçant le nez, avec Vox, qui avait réalisé un très bon score. Mais comme Vox a ensuite refusé de recevoir des migrants mineurs non accompagnés venant des Canaries, île totalement submergée, migrants que voulait imposer par perfidie le socialiste premier ministre Pedro Sanchez surtout aux régions dirigées par la droite, Vox a mis fin aux accords de gouvernance passés avec le Parti populaire, ce qui a conduit le président à dissoudre les Cortès régionaux et à provoquer ces nouvelles élections.  

Comme dans la plupart des élections en Espagne, le scrutin est de liste par circonscriptions, il y en a six ici, à la proportionnelle à un seul tour, la répartition des sièges concernant uniquement les listes qui ont atteint au moins 3% des suffrages exprimés, ce qui en Espagne inclut les bulletins blancs. En 2022, le PP avait eu 31 élus, le PSOE 28, Vox 13, l’extrême gauche 1, les centristes 1, et des régionalistes inclassables politiquement, 7 élus pour 3 formations différentes.

En 2022, Vox avait réalisé 17,6%, il est aujourd’hui emmené par Carlos Pollan, il était passé de 1 à 13 députés. Le PP qui n’a qu’un seul but se débarrasser de Vox et gouverner tout seul, a comme tête de liste Alfonso Fernandez Mañueco l’actuel président de région, quant au PSOE qui espère un redressement, il est dirigé par Carlos Martinez. Pour tenter de palier ses déconvenues électorales, Pedro Sanchez a tenté un coup de poker politique, en refusant aux États-Unis, l’utilisation de leurs bases espagnoles pour la guerre contre l’Iran. L’extrême-gauche a aussitôt jubilé. Cela va-t-il porter ses fruits ?

Dans le cadre d’une participation en hausse de plus de 2 points, le Parti populaire consolide son résultat de 2022, en passant de 31 à 33 députés, mais sans obtenir la majorité absolue. Effectivement, le PSOE a réussi son coup. Contre toute attente, il arrête son déclin en augmentant de 2 ses élus, 30 au lieu de 28. On soulignera néanmoins, que les communistes de Podemos qui avait un siège n’en ont plus, et qu’un petit parti régionaliste en a perdu 1 aussi, tout comme les centristes qui ont disparu politiquement.

Vox augmente quelque peu ses résultats de 2022, 1,28% de plus soit 18,92% et 14 procuradores, selon la formule espagnole, contre 13 en 2022. C’est sans doute moins qu’espéré, mais dans les autres régions, Vox partait de beaucoup plus bas, alors qu’ici en Castille et Leon, il était déjà très haut. D’ailleurs le patron de Vox dans la région, a souligné que ce résultat en pourcentage de voix était le meilleur de Vox dans l’ensemble des élections régionales comme nationales. Des négociations vont commencer entre le PP et Vox pour la gouvernance régionale.

Prochaine étape électorale, les régionales en Andalousie, le 19 juin prochain. Dans une des régions les plus grandes et les plus peuplées d’Espagne, avec un dynamisme renouvelé grâce au tourisme en pleine expansion, à l’agriculture (cultures sous serres) et à la tech (notamment à Malaga), tous les observateurs s’accordent à prédire qu’elles auront un avant-goût des futures législatives. 

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lundi, 09 mars 2026

Élections dans le Bade-Wurtemberg, l’AfD double la mise

Deutschland_Lage_von_Baden-Württemberg.svg.pngMichel Festivi 

Ce dimanche 8 mars 2026, donnait le coup d’envoi à une série d’élections régionales cruciales pour la coalition au pouvoir CDU/SPD, dirigée par le chancelier Merz, qui n’a plus le vent en poupe, si l’on en croit les récents sondages, près des ¾ des sondés se disent insatisfaits de leur gouvernement. C’est donc le Bade-Wurtemberg qui a ouvert le bal, avant la Rhénanie-Palatinat le 22 mars, puis en septembre, ce sera le tour à trois Landers de l’Est, la Saxe-Anhalt, Berlin et enfin le Mecklembourg-Poméranie, où les sondages affolent la bien-pensance allemande, tant les scores de l’AfD sont donnés très haut.

Dans ce Land de l’Ouest, une des régions les plus riches du pays avec sa capitale Stuttgart, ce sont les Verts qui gouvernent cette entité d’un peu plus de 35.000 km2 et de 11 millions d’habitants. Il s’agissait d’élire 157 députés locaux. Les Verts qui ont gagné les trois dernières élections, ont formé une coalition avec la CDU. Le changement cette fois-ci, le ministre-président du Land, le Vert Winfried Kretschmann, après plus de 5.200 jours au pouvoir et trois mandats, ne se représentait pas, il laisse sa place à Cem Özdemir, 60 ans, qui comme son nom l’indique, est un Allemand d’origine turque, qui a obtenu la nationalité allemande à l’âge de 16 ans. Autre changement, le Land a voté en 2022 une réforme de la loi électorale locale, qui institue une « deuxième voix » pour voter en faveur d’une liste régionale, et a abaissé la majorité électorale à 16 ans. Comme souvent en Allemagne, les électeurs disposent donc de deux voix, la première pour voter pour un candidat dans l’une des 70 circonscriptions uninominales, et une seconde pour une liste de candidats au niveau régional. La deuxième voix permet la répartition proportionnelle des listes qui ont au moins atteintes les 5%, la première voix désigne un candidat, celui qui l’emporte est celui arrivé tout simplement en tête.

Mais le marasme économique, surtout dans l’industrie automobile, frappée de plein fouet, a été le thème principal de la campagne, de cette contrée surnommée, Autoland. Le chancelier s’y est personnellement impliqué, au soutien de Martin Hagel, 37 ans, qui représente la CDU. Les tous derniers sondages donnaient la CDU et les Verts au coude à coude, l’AfD se positionnant en troisième position avec la perspective de voir le nombre de ses élus (17) doubler, sous la houlette de Markus Frohnmaier, 35 ans, et membre du Bundestag depuis 2017, que l’on dit proche de la co-présidente du parti, Alice Weidel.

Les Verts restent le premier parti du Land avec 30,20% et 56 élus, deux de moins qu’en 2021. Si la CDU progresse, soit 29,69% et 56 élus aussi, elle est légèrement devancée en voix par les Grünen. Mais c’est l’Afd qui imprime de nouveau son tempo et sa marque en devenant le troisième parti au Landtag, avec 18,80%, neuf points de plus qu’en 2021 et 18 élus de plus soit désormais 35 sièges. Dans un Land de l’Ouest, c’est un exploit. Le SPD, la gauche allemande s’effondrent et parvient de justesse à passer la barre des 5%, 5,65% dix députés, quasiment la moitié moins qu’en 2021.

Les libéraux du FDP disparaissent de l’hémicycle, ils avaient eu 18 élus en 2021, l’extrême gauche allemande Die Linke échoue aussi avec 4,41%, tout comme le parti gauchiste-national de Sara Wagenknecht avec 1,91%. Dès le soir même le chef des Verts annonçait son intention de reconduire l’accord avec la CDU, les tractations, bien dans la tradition allemande vont commencer. La CDU associée à l’AfD pourrait parfaitement gouverner aussi, mais la CDU a d’emblée exclu toute discussion avec l’AfD.

Ainsi, malgré toutes les avanies politico judiciaires dans lesquelles se débat l’AfD, les électeurs, même ceux de l’Ouest du pays, ne semblent pas s’en soucier plus que cela. Pourtant les gouvernements tentent de multiplier les chausse-trapes, en accusant l’AfD de pratiques inconstitutionnelles, pour l’interdire. Récemment le Tribunal de Cologne a rejeté le classement de l’AfD en organisation « d’extrême-droite », ce qui aurait permis aux services de sécurité des actions de police politique à son encontre. De toute façon, la montée de l’immigration et de l’insécurité, liée à la stagnation économique, malgré les belles promesses de Merz, ne peuvent que favoriser parmi le peuple allemand, l’AfD.

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samedi, 07 mars 2026

La lâcheté absolue de nos autorités, et des médias lors de l’affaire Traoré

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Michel Festivi 

L’affaire Adama Traoré vient de trouver son épilogue judiciaire, après dix ans de procédure. En février 2026, presque dix ans après les faits, la Cour de cassation a confirmé le non-lieu, innocentant totalement les gendarmes des accusations de violences portés contre eux. Les juges de la Haute juridiction ont ainsi avalisé le fait que le menottage et le contrôle dorsal n’avaient duré que quelques secondes : « il ne peut être sérieusement envisagé que les trois gendarmes aient pesé de leurs poids conjugués d’un total de 250 kg sur le thorax d’Adama Traoré, alors que le corps de celui-ci ne présentait pas de marques significatives, à l’exception d’une côte brisée lors des manœuvres de réanimation... en l’absence de traces significatives de violences, la thèse des violences postérieures au menottage constitue une pure allégation ». Tels sont les considérants clairs, nets et précis retenus par les Hauts magistrats, qui ont donc confirmé le non-lieu des juges d’instructions, et le non-lieu de la Chambre de l’instruction en appel de la première décision. Trois non-lieux successifs donc, trois victoires judiciaires pour les trois gendarmes et leurs courageux avocats.

On sait qu’Adama Traoré souffrait de sarcoïdose, une maladie chronique des poumons. Le jour des faits, Le 19 juillet 2016, le baromètre affichait quasiment les 37°C, les experts avaient retenu l’hypothèse « d’un coup de chaleur, une hypoxémie », qui n’aurait peut-être pas été mortelle sans l’intervention des gendarmes, mais cette intervention était parfaitement légitime, et bien sûr les forces de l’ordre ignoraient tout de l’état de santé de celui qu’elles poursuivaient et qui refusait de se laisser appréhender. On rappellera aussi un point fondamental, les trois gendarmes n’ont jamais été mis en examen, ils ont été placés sous le statut de « témoins assistés », tout au long de l’instruction judiciaire, mais ils ont vécu un acharnement médiatique hors du commun, comme l’a justement dénoncé la mère de l’un des trois militaires, dans un ouvrage intitulé, Mon fils n’est pas un assassin, co-écrit avec le journaliste Erwan Seznec. Elle blâme « une blessure profonde que l’on ne peut pas oublier et qui a bouleversé nos vies ».

L’un des avocats des gendarmes, Me Bosselut a fustigé « une complaisance initiale du système médiatique... il y a eu un lynchage médiatique ». Autre avocat de la défense, Me Sandra Chirac Kollarik met en exergue la souffrance morale qu’ont vécu les représentants de la loi « nos clients avec leurs compagnes et leurs enfants, ont énormément souffert. Ces trois gendarmes ont été trainés dans la boue alors qu’ils n’ont jamais été mis en examen » et qu’Assa Traoré n’a pas hésité « à jeter en pâture », l’identité de leurs clients sur les réseaux sociaux. Ils ont subi des menaces de mort, ont dû être mutés. Sans aucune preuve, l’avocat d’Assa Traoré et cette dernière, continuant d’affirmer que les causes de la mort seraient le fait de violences gendarmesques, Assa Traoré reprenant inlassablement sur son réseau social, péremptoirement, l’antienne bien connue des « violences racistes », et ce sans qu’aucune autorité, qu’aucun ministre ne viennent affirmer l’innocence absolue des trois fonctionnaires de la loi.

Cette affaire a été totalement instrumentalisée par la gauche politique et médiatique, avec la complicité des autorités qui ont laissé faire, voire se sont compromises. Assa Traoré est ainsi devenue une icône intouchable. Pourtant les faits étaient sans équivoque. Le 19 juillet 2016, Adama se trouvait avec son frère Bagui, soupçonné d’extorsion de fonds et donc recherché. Adama Traoré, lui, sortait de prison pour des faits de violence, il s’enfuit à la vue des gendarmes. Après une course poursuite, il s’échappe et il est rattrapé, on finira par le retrouver chez un particulier, caché sous une couverture derrière un canapé. Il décédera dans la soirée, à la gendarmerie de Persan. On apprendra en 2020, qu’un ancien codétenu d’Adama Traoré, avait obtenu de la Commission d’indemnisation des victimes (la CIVI), une somme d’argent, suite aux accusations de viols à l’encontre d’Adama Traoré. Or pour que la CIVI indemnise, il faut qu’une infraction pénale eût pu être possible, elle se doit de vérifier si les faits rapportés sont plausibles et révèleraient une possible infraction volontaire prévue par le code pénal, à défaut de condamnation judiciaire, puisque le présumé auteur des faits est décédé. Le plaignant avait relaté des faits quotidiens de fellations sous la menace d’une fourchette, ce sont ses déclarations, sans doute corroborées par d’autres éléments au dossier, qui ont été retenues par la CIVI. Je rappelle que la CIVI est présidée par un magistrat du siège, et comprend un autre assesseur magistrat, et une personne qualifiée dans la défense des victimes d’infractions, et que le Parquet fait ses observations écrites et orales lors d’une audience. Les décisions de la CIVI sont susceptibles d’appel, c’est donc une juridiction spécialisée indépendante (cf l’article du Figaro du 6 mars 2026, Dix ans d’affaire Adama Traoré, ou la fabrique médiatique d’un martyr du racisme et des violences policières.)

Les plateaux de télévision vont dérouler le tapis rouge à Assa Traoré. Deux mois après les faits, elle est reçue par Yann Barthès, et peut sans être contredite ni modérée, l’enquête était en cours, déverser sa litanie habituelle, sa logorrhée verbale, contre la police. Le 15 février 2017, un appel « pour Adama » est lancé à la Une de Libération. On reprend telle quelle la version de la sœur, devenue une égérie, sans se poser la moindre question, la moindre interrogation, les gendarmes sont médiatiquement coupables, point barre, la justice d’un tribunal révolutionnaire dans tous ses principes. Parmi les signataires les inévitables Omar Sy, Yannick Noah, Éric Cantona, Gilles Lelouche, Rokhaya Diallo, Josiane Balasko, Yvan Le Bolloc’h, Rachida Brakni, Nicolas Duvauchelle, Mathilda May, Patrick Bruel, Anne Roumanoff, Hughes Auffray, et bien d’autres. Les éternels et perpétuels donneurs de leçons médiatiques et politiques, ceux qui vivent dans les beaux quartiers, qui ne connaissent pas les difficultés des fins de mois, et qui ne rencontrent pas l’insécurité des banlieues.

Assa Traoré multiplie les plateaux TV, rebelote avec l’émission Quotidien, puis BFMTV « Le comportement déviant, raciste et violent de certains doit être exclu de la police » pérore-t-elle. Le Monde consacrera un numéro dédié à cette affaire et au racisme, au sexisme et aux « violences policières ». Outre-Atlantique, en décembre 2020, le Time magazine désigne Assa Traoré parmi « les gardiens de l’année pour son combat pour la justice raciale ». En 2020, 20.000 personnes sur le parvis du Tribunal de Paris, viennent écouter la diva, faire un parallèle avec l’affaire George Floyd. Ceux qui osent remettre en cause cette fausse et malhonnête comparaison sont vilipendés, injuriés, ostracisés, menacés.

Lorsque qu’une syndicaliste policière, Linda Kebbab, dénoncera sur France info, l’amalgame des plus mensongers avec l’affaire George Floyd, elle sera traitée « d’arabe de service » par le militant proche de LFI, Taha Bouhafs, qui sera condamné pour injure raciale, en première instance, en appel et en cassation.

En 2021, Assa Traoré est choisie par la marque de luxe Louboutin, dans le cadre d’une campagne mondiale visant à récolter des fonds pour des associations promouvant les « minorités ethniques ».

Mais le pire de tout, c’est le silence abyssal de nos autorités, leur complaisance politique. Personne ne vient rappeler la présomption d’innocence et soutenir ceux qui assurent, parfois au péril de leur vie, souvent au prix de leur intégrité physique, notre sécurité. La sécurité étant la première des libertés, sans sécurité pas d’État de droit. En juin 2020, Emmanuel Macron va bafouer la séparation des pouvoirs, qu’il est pourtant chargé de protéger aux termes de la Constitution, en demandant en personne à son ministre de la Justice, la terne Nicole Belloubet de se pencher sur ce dossier, sous l’angle du dysfonctionnement de la justice. Pourtant l’enquête est en cours, le premier personnage de l’État viole tous nos principes fondamentaux. Camouflet pour Macron et Belloubet, la famille Traoré refusera l’invitation du ministre de la Justice, place Vendôme.

Cette intervention élyséenne scandaleuse va défrayer la chronique. Béatrice Brugère, magistrat et secrétaire générale du syndicat Unité Magistrats-FO dénonce le fait que « le garde des Sceaux se prête à ça. On estime que la justice ne peut pas être l’otage soit de pressions médiatiques soit de pressions politiques ». En pleine crise sanitaire, le ministre de l’intérieur de l’époque, lâche complètement ses gendarmes, et va approuver les manifestations contre « les violences policières ». Christophe Castaner n’hésite pas à déclarer que si ces manifestations ne sont pas autorisées, « car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du confinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes, je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent ». Castaner en rajoute dans la malversation des faits en indiquant qu’il « serait parfaitement à l’aise », pour poser un genou à terre. Exit donc l’État de droit, dont on nous rebat les oreilles en permanence. Il y aurait donc des causes qui permettraient de fouler aux pieds toutes nos règles juridiques ! Le deux poids deux mesures dans toute sa splendeur.  

Dans Le Figaro du 11 juin 2020, Jean-Éric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel avait stigmatisé très sévèrement les attitudes de Christophe Castaner et de Nicole Belloubet : « Nos ministres ont peur et mettent un genou à terre devant les activistes ». « Au lieu de réaffirmer les valeurs de la République et de faire acte d’autorité, voici un ministre de l’Intérieur qui désavoue ses propres troupes... qui les désarme... qui semble même renoncer à faire respecter l’ordre public... Voici un garde des Sceaux priant en son ministère les proches d’un délinquant dont le décès il y a quatre ans, a été reconnu par une dizaine d’expertises comme non imputable à l’action de la gendarmerie ».   

C’est cela qui me semble, et de très loin, être le plus grave. Ceux-là même qui sont chargés de faire respecter et promouvoir les principes essentiels de la présomption d’innocence, de la séparation des pouvoirs, de l’indépendance de la justice, les ont allègrement bafoués. Cela porte un nom, cela s’appelle de la forfaiture. La forfaiture est un manquement grave aux devoirs de sa charge. Dans un État normal, ces gens-là auraient dû être jugés. Dans un État normal.

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mardi, 03 mars 2026

LFI, les gauches et la violence : qui parle de brebis galeuses ?

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Michel Festivi

On assiste actuellement, de la part des petits chefs de chez LFI, ou de leur grand timonier, le trotskiste lambertiste Jean-Luc Mélenchon, l’éructeur en chef, à des tentatives désespérées pour contrer l’avalanche médiatique qui s’abat sur eux et qui les pointe du doigt, suite au drame survenu à Quentin, par ce lynchage en règle par certains militants de la Jeune garde, mouvement dissous, dans la mouvance de LFI.  

Mais d’autres éléments sont à joindre au dossier. On vient d’apprendre, qu’un dénommé Ibrahim Diallo, 24 ans, qui se trouve en 18e position sur la liste LFI de Clichy la Garenne, a été incarcéré, suite à un procès en comparution immédiate, jeudi dernier, par le Tribunal correctionnel de Nanterre.

Il était jugé, avec deux autres comparses pour des faits « d’extorsion avec violence, séquestration et vol avec violence en récidive ». Il a été placé sous mandat de dépôt, et a été condamné à 30 mois de prison avec révocation d’un sursis antérieur à hauteur de 4 mois. Le 12 février dernier, avec deux individus, Ibrahim Diallo a frappé une jeune femme, qui a été séquestrée plus d’une heure dans un studio d’une résidence étudiante à Clichy. Sous la menace d’un couteau, elle a été contrainte à retirer de l’argent à un distributeur. Le compagnon de la victime aurait aussi été incarcéré dans cette affaire.

Ibrahim Diallo était donc un récidiviste. Il avait un casier judiciaire. Il a quand même fait partie d’une liste LFI. De par la loi d’ailleurs, la liste ayant été déposée, il est impossible de retirer ce candidat. Cette liste LFI s’intitule « faisons mieux pour Clichy », beau programme effectivement.

À Marseille, autre cité convoitée par "l’intellectuel" Sébastien Delogu, on apprend qu’un dénommé Sébastien Jibrayel, ex-adjoint PS aux sports, est en lice pour la mairie des 15e et 16e arrondissements sur la liste de gauche de Samia Ghali en 8e position, alors qu’il avait été condamné pour des violences en réunion sur des militants LFI. C’est ainsi qu’il avait été écarté de la liste Payan, mais récupéré par Samia Ghali. Sébastien Jibrayel avait donc été démis de ses fonctions d’adjoint PS, délégué aux sports (de combats ?), par l’actuel maire de Marseille, suite à cette procédure et finalement condamné à un an de prison avec sursis. Dans ce même dossier judiciaire, un dénommé Lyece Choulak, alors élu à la jeunesse à la mairie des 15e et 16e arrondissements avait été condamné, lui, à 6 mois de prison avec sursis.

Sébastien Delogu a vivement dénoncé la présence de Sébastien Jibrayel sur la liste de Samia Ghali, lui qui a aussi été condamné en première instance à 5.000 euros d’amende et à 1.600 euros de dommages et intérêts, pour violence sur un proviseur adjoint et une CPE, en février 2025 (procédure toujours en cours, il conteste les faits), le bon sens populaire parlerait d’hôpital que se moque de la charité. La seule réponse de Samia Ghali, son colistier a payé sa dette, et n’a pas été déclaré inéligible, circulez, il n’y a rien à voir. On se souvient aussi de la condamnation de l’ex député LFI, Adrien Quatennens, pour violence sur son épouse, par le Tribunal judiciaire de Lille, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, à 4 mois d’emprisonnement avec sursis et 2.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

Quant à Raphaël Arnault, toujours député LFI, il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis en février 2022, pour avoir à Lyon commis « des violences volontaires en réunion », pour avoir participé à l’agression d’un jeune homme de 18 ans et ce par un groupe de 6 personnes, le 24 avril 2021. En catimini, Raphaël Arnault se désistera de son appel.

Visiblement, les conseils du premier ministre Sébastien Lecornu, demandant instamment à Mathilde Panot de faire le ménage dans ses rangs, n’ont pas été suivis d’effets. C’est le moins que l’on puisse dire. Mais j’imagine toujours les remous médiatiques et politiques considérables que cela causerait, si ces députés, élus ou candidats avaient été membres du RN par exemple, où d’une autre formation à droite de l’échiquier.

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samedi, 28 février 2026

Terrorisme et violences de l’extrême gauche : la guerre des chiffres

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Michel Festivi 

Dans la guerre, comme dans le combat politico-médiatique, la guerre des chiffres est inévitable. L’extrême-gauche et ses relais, gravement attaqués depuis le meurtre ignoble de Quentin Deranque, et l’antisémitisme débridé de Jean-Luc Mélenchon et des chefs LFI, dont Rima Hassan, tentent de manipuler l’opinion, de dresser des écrans de fumée, en prétendant que la violence serait en réalité le fait de « l’extrême-droite », afin de détourner l’attention.

Des déclarations ubuesques se sont multipliées en ce sens, celles de l’inénarrable Éric Coquerel, pour qui, depuis une vingtaine d’années, la violence serait à 90% du côté de l’extrême droite (déclaration faite sans sourciller sur BFMTV le 23 février 2026). D’où viennent ces chiffres ? D’une extrapolation d’un ouvrage collectif publié aux Presses de Sciences Po, sous la direction d’Isabelle Sommier (ci-dessus), professeur de sociologie politique à Paris 1. Ce livre intitulé, Violences politiques en France de 1986 à nos jours, est, comme nous le verrons, très largement sujet à caution.

Mais qui est Isabelle Sommier ? Elle est très loin d’une neutralité nécessaire pour ce type d’études. Elle a par exemple participé en 2023, à une table ronde avec le député LFI Antoine Léaument, et ce à l’université d’été de LFI, ce qui n’est pas anodin. Cette discussion était dirigée par une autre sociologue, Marlène Benquet, elle-même membre de l’Institut La Boétie, très clairement affilié à LFI, Institut co-présidé par Jean-Luc Mélenchon. En effet, les Partis politiques n’ont pas l’habitude d’inviter à leurs universités d’été, des universitaires qui ne seraient pas en phase avec eux, et singulièrement LFI. Que dirions-nous des travaux d’un universitaire qui aurait participé à une université d’été du RN ou de Reconquête ?

Cet ouvrage établirait une base de données, qui serait censée répertorier sur la période considérée, 53 meurtres idéologiques commis en France, et dont 5 seraient selon ces auteurs, imputables à la gauche. Or ces « meurtres idéologiques », constitueraient une sous-catégorie des « meurtres politiques », eux-mêmes inclus dans l’ensemble plus large des faits dits de « violences politiques ». Pour parvenir à leurs fins, les auteurs ont ratiociné et catégorisé, alors qu’il aurait fallu au contraire globaliser. Mais malgré cette dilution peu scientifique, les mêmes auteurs n’arrivent pas à 90% des violences politiques imputées à « l’extrême droite », mais à 59,7%, car il faut aussi comptabiliser l’ensemble des violences, comme les destructions ou dégradations. Ce n’est plus du tout la même chose. De plus, nos sociologues sont contraints de constater, que le curseur, ces dernières années, s’est plus déplacé vers la gauche que vers la droite. Ainsi si l’on prend la période 2013/2017, les 2/3 des faits de violence étaient le fait de la gauche.

Mais si l’on englobe les meurtres politiques attribués au djihadisme islamique, ils représentent 69% des meurtres politiques, sur la totalité de la période, dont 216 uniquement en 2015-2016, soit déjà quatre fois plus que le nombre de meurtres idéologiques. Dès lors ce fallacieux pourcentage comme quoi 90% des violences politiques seraient attribuées à « l’extrême-droite », est un pur mensonge, une désinformation absolue. L’extrême gauche française défend ardemment l’islamisme, le palestinisme, et s’insurge en permanence contre ce qu’elle nomme « l’islamophobie », on ne peut donc pas classer ces crimes à « l’extrême-droite ».

D’autres incohérences majeures parcourent cette étude. La période retenue d’abord, purement artificielle, et ce pour les seuls besoins de la démonstration militante de ces universitaires ? Or, le groupe Action directe a commencé ses crimes bien avant 1986. Né en 1979, ces terroristes rouges ont revendiqué plus de 80 assassinats ou attentats en France. Or, bizarrement, seulement 4 de leurs crimes sont retenus par l’ouvrage précité.  Curieux non ? Le rapport exclu aussi a priori, les trois policiers et le chauffeur de taxi, tués lors de la fusillade du 4 octobre 1994, par Florence Rey et Audry Maupin. Ces derniers étaient des militants syndicaux anarchistes, la presse de l’époque les considérait comme les dignes héritiers d’Action directe. Idem pour la tuerie commise en 2002 à l’hôtel de ville de Nanterre par Richard Dun, qui n’a pas été séquencée, or il était un militant de la cause altermondialiste. Pourtant Madame Sommier est une spécialiste du mouvement altermondialiste. Dun avait été aussi membre du PS puis des Verts et avait été membre de la LDH. (8 élus municipaux tués, 19 blessés). Dans sa lettre testament avant de se suicider en garde à vue, Dun évoquait son admiration pour Pol Pot et Staline, on ne saurait mieux dire.

Récemment, sur France Info, Isabelle Sommier a dressé une liste de 6 meurtres imputés à « l’extrême-droite », parmi ceux commis depuis 2022. Le meurtre du rugbyman Aramburu, tué en mars 2022, par un militant du GUD, a pour cause une bagarre, après que ce militant se soit interposé, dans un bar parisien, à 6H du matin, tous les protagonistes étant fortement alcoolisés. Pour l’instant, la justice n’a pas retenu ni l’acte politique, ni le crime raciste (cf. l’article du Figaro du 28/02/2026 de Paul Sugy, Mort de Quentin Duranque : 90% des violences politiques en France sont-elles commises par l’extrême-droite ?). En mai 2022, un Français d’origine marocaine et espagnole est tué d’une balle dans la tête, à Paris, suite à un différend entre individus au cours d’une rixe. L’auteur des faits aurait eu des propos antisémite et complotiste dans le passé. Pour autant, il semble que la malheureuse victime a été choisie au hasard, et rien ne permet de penser que ce meurtre aurait un caractère politique (cf. le même article). On le voit le classement effectué est particulièrement sujet à caution.

Comme le relève judicieusement Paul Sugy « Si par exemple chaque crime raciste dirigé contre des étrangers relève de la violence d’extrême-droite....pourquoi ne pas imputer en miroir de ces crimes, les meurtres relevant du racisme antiblancs à l’extrême-gauche, et donc possiblement la mort de Thomas à Crépol ». À lire aussi l’article de la revue Contrepoints du 24 février 2026, Ultragauche : La violence comme stratégie politique. Elodie Messéant rappelle qu’entre 2019 et 2023 l’agence européenne Europol a décompté 123 attaques du terrorisme de gauche au sein de l’UE, contre 16 au terrorisme de droite. La proportion est donc du simple à huit fois plus quasiment.

Ce qui est aussi par contre certain, c’est que dans son rapport annuel sur la menace terroriste, l’agence de police européenne fait état d’une nette augmentation des attaques de l’ultragauche. (Cf. l’article du JDD du 15 février 2026, Méthodes violentes sabotages...La menace sous-estimée de l’ultragauche). Les actions de nature terroriste liées à la gauche radicale sont sur le haut du podium, juste derrière celles du djihadisme. Écoterrorisme, groupuscules anarchistes, mouvances propalestiniennes, collectifs dits « antifascistes », comme le souligne un enquêteur « On fait face à un entremêlement de petits groupes militants et des structures syndicales bien implantées, le tout noyé dans une galaxie idéologique aux champs d’action différents les uns des autres ».  

Cet article révèle que 10.000 personnes seraient suivies par le renseignement intérieur en France et que la gauche radicale inquièterait jusqu’aux plus hautes sphères de l’armée. Cette même inquiétude est partagée par la direction générale de la Gendarmerie nationale, toujours selon cet article. Cette inquiétude provient aussi du fait, que ces groupuscules jouissent d’un fort soutien politique à gauche. Comme l’écrivent les gendarmes : « Ce biais pacifiste crée les conditions d’affrontements de plus en plus violents. » 

Paul Sugy remet la prétendue spécialiste Isabelle Sommier à sa place :

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vendredi, 27 février 2026

Allemagne : grande victoire judiciaire pour l’AFD

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Michel Festivi 

L’AFD vient de remporter devant le tribunal de Cologne, une grande victoire judiciaire, et ce quelques jours avant une série d’élections régionales cruciales. Les services de renseignements avaient cru pouvoir classer l’AFD comme organisation « d’extrême droite », le 2 mai 2025. Cette décision avait été suspendue le temps de l’enquête, sur recours de l’AFD, dans les jours suivants.

Le jeudi 26 février, le tribunal de Cologne a confirmé cette première suspension. Classer un parti politique « d’extrême droite », est loin d’être anodin. Cela permet aux polices, de disposer de moyens de surveillance accrus, de procéder à des écoutes, de recruter des informateurs, bref de se comporter peu ou prou comme l’ancienne Stasi. Pourtant au bout de trois ans d’enquête, les services spécialisés prétendaient avoir « des certitudes sur les aspirations du Parti contre l’ordre fondamental libéral et démocratique ». Ce sont ces « certitudes » qui viennent d’être balayées par cette décision très importante pour la démocratie en Allemagne.

La co-présidente de l’AFD, Alice Weidel a salué « une grande victoire ». Le tribunal a dû ménager la chèvre et le chou en affirmant en même temps : « être convaincu qu’il subsiste un fort soupçon que le Parti développe des tendances anticonstitutionnelles, mais il n’est toutefois pas possible, à l’heure actuelle, de constater que cette orientation domine son image globale », selon le communiqué du tribunal lui-même. En matière de circonvolutions politiquement correctes, la justice allemande tente de justifier une décision, qui va faire hurler toute la classe politico-médiatique d’outre-Rhin, et au-delà.

L’AFD avait immédiatement contesté cette décision policière et politique. Le tribunal a déclaré que l’Office fédéral pour la protection de la Constitution n’était « pas autorisé à classer et à traiter l’AFD comme un mouvement d’extrême droite avéré, jusqu’à la conclusion de la procédure principale en première instance devant le tribunal administratif de Cologne ». Ce n’est pas terminé, mais cela représente, pour l’AFD, et les libertés allemandes, une décision de la plus haute importance.

Cela faisait des années, que les pouvoirs allemands, de droite comme de gauche, tentaient par tous les moyens d’éliminer de la vie politique allemande l’AFD. La CDU car elle ne supporte pas cette concurrence sur sa droite, n’oublions pas que l’AFD est née d’une scission de la CDU, qui notamment sous Merkel s’était montrée plus immigrationniste encore que la gauche. La gauche allemande, le SPD exècre l’AFD, car elle lui prend aussi des électeurs, ceux du peuple justement, que le SPD ne représente plus.

L’AFD est devenue, au fil des élections régionales comme nationales, la première force d’opposition aux politiques pro-immigrationnistes, et l’AFD lutte avec acharnement contre l’insécurité qui s’est répandue en Allemagne comme partout en Europe. De plus, elle a le vent en poupe dans tous les Landers de l’Est, qui subissent une désindustrialisation massive.

Il faudra donc attendre les résultats des procédures au fond, mais justement, des élections se profilent dans deux régions de l’ex-Allemagne de l’Est, et les sondages fons osciller l’AFD entre 30 et 40% des voix. Nous serons amenés à en reparler. En tout cas, partout en Europe, les tenants du système entendent supprimer, éliminer, brimer toutes les voix qui s’opposent aux diktats de la pensée unique et du politiquement correct. 

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vendredi, 20 février 2026

Retour sur les ignominies de la Ligue des droits de l’homme, dans ses recours contre la dissolution de la Jeune Garde

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Michel Festivi 

Suite au lynchage criminel de ce malheureux Quentin, par des membres de l’extrême gauche, dont certains appartiennent à la Jeune Garde, mouvement paramilitaire violent, organisé dans le giron de LFI et de la NUPES, comme l’ont prouvé des tracts et affiches des élections législatives de 2024, on a appris, que par un recours contentieux devant le Conseil d’État, la LDH tentait par tous les moyens, d’empêcher la dissolution du mouvement chapoté par Raphaël Arnault.

Suite à la décision du ministre de l’intérieur de dissoudre la Jeune Garde, par un arrêté pris en Conseil des ministres, la LDH a entendu s’opposer à cette dissolution en intervenant directement devant la Haute juridiction administrative, retardant ainsi l’examen de ce dossier. Ce n’est pas la première fois, que la LDH se plonge dans la fange. Son histoire est l’histoire des soutiens aux pires tyrans et tyrannies. La LDH, depuis plusieurs années multiplie les recours juridictionnels pour empêcher des maires courageux, d’interdire dans des piscines ou sur des plages, les signes religieux ostentatoires de l’islamisme. Elle intervient systématiquement, pour faire annuler les décisions municipales, qui au moment de Noël, entendent exposer des crèches.

Mais l’Histoire de la LDH est marquée au fer rouge, pour avoir soutenu le régime bolchévique et les procès de Moscou. Pour une organisation qui se prétend la défenderesse des droits de l’homme, c’est un beau palmarès. Non seulement, elle a appuyé ces atteintes majeures aux libertés et aux droits d’exprimer ses convictions, mais qui plus est, elle a voué aux gémonies, ceux de ses membres, qui entendaient s’opposer à la direction de la LDH et les a empêchés de s’exprimer.

Première étape, l’installation criminelle du régime bolchévique en octobre 1917. De l’automne 1918, à mars 1919, la LDH a enquêté et auditionné de nombreux témoins qui relataient les exactions des communistes russes, et l’installation du totalitarisme. Ces témoignages étaient particulièrement éloquents, venant d’immigrés Russes, voire de Français qui avaient longtemps vécu en Russie. Mais la LDH refusa de condamner le régime léniniste. On peut retrouver tout ce dossier dans le livre de feu Christian Jelen, préfacé par Jean-François Revel, L’aveuglement, les socialistes et la naissance du mythe soviétique. Cela est aussi parfaitement documenté par l’ouvrage de Boris Kritchevski, publié initialement en 1919, mais réédité en 2018, aux éditions De Fallois, Vers la catastrophe Russe, Lettres de Petrograd au journal l’Humanité, Octobre 1917-février 1918, avec une préface explicative de l’Historien Jean-Claude Casanova.

Deuxième étape, la plus dramatique encore, au moment des procès de Moscou entre 1936 et 1937. Tous les communistes du monde entier, prirent position pour ces procès ignobles, qui bafouaient toutes les règles les plus élémentaires de la justice. Les prévenus étaient insultés, n’avaient pas d’avocats, et répétaient comme des perroquets, des aveux extorqués par les coups et les menaces sur leurs familles. Même Léon Blum et le journal Le Populaire, - (on était alors en plein front populaire) -, refusèrent de condamner officiellement ces parodies judiciaires.

Non seulement la LDH repoussa toute critique, mais elle les défendit au nom de la grande Révolution française et pour ne pas désespérer les gauches. Un avocat socialiste et franc-maçon, Raymond Rosenmark, membre de la LDH, fut chargé de faire un rapport sur ces procès. Contre toute attente, imperturbablement, il écrivit qu’il n’avait décelé aucune atteinte aux droits de l’homme et défendit le point de vue, que les aveux unanimes des accusés, n’avaient pas pu être obtenu par la force morale ou physique. Comme l’avait lancé Kamenev, l’un des principaux accusés, qui sera exécuté : « Faites de moi ce que vous voulez, mais je vous en prie ne touchez pas à ma femme et à mes enfants ». Mais cela ne perturba nullement la LDH, qui sous la présidence de Victor Basch, et avec son appui significatif, entérinera par 1088 mandats contre 258, le rapport qui lui était présenté.

Plus ignoble encore, les opposants entendaient que l’on puisse annexer à la décision de la LDH leurs remarques. Victor Basch refusa tout net. Dans son Retouches à mon retour d’URSS, publié en 1937, André Gide écrira : « Ces victimes, je les vois, je les sens, je les entends tout autour de moi. Ce sont leurs cris bâillonnés qui m’ont réveillé cette nuit... Les Barbusse, les Romain Rolland se sont tus, se taisent ; et autour d’eux l’immense foule prolétarienne aveuglé ».   

Dès lors, le soutien de la LDH à la Jeune Garde est dans la continuité de son histoire des atteintes aux droits de l’homme, de sa conception à géométrie variable desdits droits. Le plus scandaleux, c’est que cet organisme qui s’est couvert de honte devant l’Histoire, ne vit que grâce à de l’argent public, et à toutes les subventions qui lui sont attribuées. Même Trotski, alors en exil, le tortionnaire Trotski, qui s’y connaissait en meurtres et assassinats écrira en 1937, dans sa revue d’avril de la IVème internationale que le rapport Rosenmark : « était une tâche indélébile sur la LDH de France ». Comme je l’ai écrit dans mon ouvrage sur La désinformation autour du Parti communiste « français », « Venant d’un acteur du totalitarisme communiste, sa parole vaut de l’or ». Toute cette affaire est par ailleurs parfaitement documentée, par un article de Guillaume Perrault du Figaro du 21 avril 2023, Quand la LDH excusait les grands procès staliniens.  

13:04 Publié dans Michel Festivi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |