jeudi, 05 mars 2015
ISLAMISME - FN : UNE COMPARAISON SCANDALEUSE Ça c’est du dérapage mais pas pour les médias !
Raoul Fougax - Métamag cliquez ici
Le premier ministre joue gros pour les départementales. S’étant auto proclamé général en chef, la défaite lui sera attribuée. Cela étant la fébrilité "Sarkosyste" qui commence à l’atteindre ne peut tout justifier. Mettre sur le même pied des terroristes égorgeurs et les militants d’un parti légal et sollicité par de nombreux français est, sinon une forfaiture, en tout cas une infamie. Ainsi la république française serait menacée par l'islamo-fascisme selon la formule ridicule du Premier ministre et une sorte de populo fascisme car c’est cela qu’il a dans sa tête d'anti franquiste passéiste et anachronique. On a envie de lui dire Manu prend tes gouttes, car tu es sur une mauvaise pente.
Plus intéressante encore la réaction des médias. Les journaleux militants qui font campagne au quotidien contre le Front national et le Zemmouro-fascisme des esprits n’ont pas été choqués. Ils n’y ont vu semble t-il aucun dérapage. Ils ont été plutôt scandalisés par une critique assez soft de madame Taubira décidément inattaquable car femme et noire.
L’Islamocentrisme de la société française en état avancé de soumission est indiscutable quand on relit les propos du Premier ministre. «C'est un fait, beaucoup de Français musulmans, et de musulmans de France, se sentent aujourd'hui montrés du doigt. Ils sont victimes d'amalgames avec ceux qui abîment le message de l'islam, l'utilisent pour en faire une doctrine de haine, de rejet, de repli», a-t-il dit.
L'extrémisme islamiste et l'extrême droite "se nourrissent l'un et l'autre", représentant un "danger majeur", a jugé M. Valls, qui a fait du Fn le principal adversaire de ses meetings de campagne pour les élections départementales. «La seule réponse, la seule, à ces deux dangers qui se nourrissent l'un de l'autre (...), c'est la République. La seule réponse, c'est la laïcité, c'est l'éducation, c'est l'université, c'est le savoir, c'est l'intelligence, c'est la capacité de vivre ensemble», a-t-il plaidé.
Dans la vaste salle de prières de la grande mosquée de la capitale alsacienne, qu'il avait inaugurée en 2012 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, puis à l'université en pointe dans les diplômes consacrés à la laïcité et l'islamologie, le Premier ministre a détaillé l'esprit de la grande concertation qu'a lancé son gouvernement la semaine dernière autour de l'islam en France. Se servir de l'islam pour contrer le libre vote des Français aux prochaines départementales, c’est tout de même une sacré faute et une injure à l’ égard de ceux pour qui le vivre ensemble passe d’abord par l'acceptation, par celui qui est reçu, des règles de vie de celui qui le reçoit et à qui on n'a jamais demandé son avis.
Cette volonté d’imposer l’islam au cœur de la laïcité et de rejeter de la république les Français du canal historique est une erreur politique majeure. C’est vrai, ce n’est pas un dérapage, c’est beaucoup plus qu’un dérapage, hélas !
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Jeudi, c'est le jour de Rivarol :
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lundi, 02 mars 2015
Connaissez-vous L'Aristoloche ?
C'est un journal-tract satirique, incisif et instructif,
rédigé par Pierre de Laubier.
Lisez le n°3 cliquez ici
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samedi, 28 février 2015
De la chatte de Lagerfeld à la mise à sac de Mossoul : les ravages de l’idolâtrie
Marie Delarue Boulevard Voltaire cliquez ici
Dans la France du chômage, de la crise, des attentats des fous d’Allah et de l’impossible réforme, l’événement qui agite le Tout-Paris est la reprise du Divan d’Henry Chapier par Marc-Olivier Fogiel. Ou quand un people travesti en journaliste confesse ceux qui en sont ou voudraient bien en être, y compris un Mélenchon entre deux manifs contre le libéralisme. Sur quoi ne grimperait-on pas pour montrer son derrière…
Donc, mardi soir dernier, ledit Fogiel confessait l’ineffable Karl Lagerfeld. Un homme plein de talent et d’argent, pétri de culture et de suffisance, dont on ne sait jamais – mais lui non plus, peut-être – où il situe la frontière entre sincérité et morgue provocatrice.
L’homme au catogan, aux éternelles lunettes noires et aux mitaines destinées à dissimuler ses taches de vieillesse, va sur ses 82 printemps. Bien cachés. Et depuis qu’il a franchi ses octante ans, le couturier/photographe/éditeur/libraire est amoureux. Fou éperdu de sa chatte Choupette, chose que nul aujourd’hui ne saurait ignorer.
Le prince de Hambourg Karl Otto Lagerfeld l’a donc redit à Fogiel, Choupette emplit sa vie comme personne jusqu’ici : « Si elle va chez le docteur pendant deux heures, je trouve que l’atelier est mort.[…] Quand je suis en voyage, toutes les heures on m’envoie une image. […] Je veux savoir qu’elle est contente, qu’elle n’est pas malade. Le vétérinaire a dit qu’il n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi hystérique que moi avec ce chat… ». Alors, logiquement, Karl Lagerfeld en a fait son héritière.
« Choupette est une fille riche », dit le chattolâtre. Un bon parti en somme. Il l’a richement dotée, place sur un compte à son nom les fonds qu’elle retire de ses (incessantes) séances de pose, de la ligne de vêtements et d’accessoires qu’il lui a consacrée, des royalties issues de la vente de son livre Choupette, la vie enchantée d’un chat fashion, publié l’an dernier chez Flammarion. Choupette a deux nounous, un iPad pour faire mumuse avec des souris numériques qui défilent sur l’écran. Présente sur Twitter, Instagram et Facebook, elle aurait plus de 90.000 followers. « Elle a sa propre petite fortune, c’est une héritière : s’il m’arrive quelque chose, la personne qui s’en occupera ne sera pas dans la misère », conclut l’homme à la perruque poudrée.
« Vous ne trouvez pas ça un peu too much ? », lui demande quand même Fogiel. « Ça n’encombre personne, ça ne gêne personne… », répond Lagerfeld.
Peut-être que oui, mais peut-être que non. On peut y réfléchir. Que Lagerfeld découvre l’amour transgenre à bientôt 82 ans et idolâtre sa chatte siamoise est en effet une affaire qui ne concerne que lui, ou plutôt ne devrait concerner que lui. La vérité, c’est que lorsqu’il en fait la publicité mondiale et un objet de culte sur la Toile, cela devient une obscénité. Obscénité sociale, économique et culturelle.
Fait du hasard, Lagerfeld partage aujourd’hui l’actualité avec Daech dont les troupes barbares, utilisant comme lui la publicité des réseaux sociaux, nous offrent le spectacle de la mise à sac du musée de Mossoul, en Irak. En vidéo diffusée sur toute la planète : le « massacre des idoles ». Qu’ils disent. Des antiquités millénaires réduites en poussière à coups de massue et de marteau-piqueur, soit la perte incommensurable pour l’humanité d’un pan de son art et de son histoire la plus ancienne.
Considérant les choses sous cet angle, je ne suis pas sûre que l’idolâtrie de Karl Lagerfeld pour sa Choupette soit sans conséquence. Je suis même persuadée du contraire, certaine que le perruqué et sa siamoise offrent aux djihadistes une raison de plus de vomir notre Occident dégénéré.
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jeudi, 26 février 2015
Revue de presse : LA GRÈCE DE SYRIZA Si elle quittait l'Union Européenne ?
Métamag cliquez ici
Cette hypothèse ne semble plus exclue par les dirigeants allemands (Angéla Merkel, chancelière, Wolfgang Schäuble, ministre des finances) ni français (déclaration du président Hollande disant que la Grèce est maître de son destin).
Si cela se fait, ce sera pour des raisons économiques. La politique d'austérité imposée à la Grèce hyper endettée a produit une récession qui a accru encore le poids de la dette. Le produit intérieur brut de la Grèce est passé de 294,2 milliards de dollars en 2010 à 241,7 milliards de dollars en 2014 selon les chiffres de la Banque mondiale.
Face à ce désastre, les économistes sont divisés: faut-il que la Grèce quitte l'euro, moyennant quoi elle devra aussi quitter l'Union européenne? Selon, par exemple le professeur David Cayla de l'Université d'Angers, l'euro n'est pas adapté à un pays périphérique. Les voisins de la Grèce comme la Turquie n'ont pas l'euro. L'euro n'est pas adapté à l'économie grecque qui représente 2,3% du PIB de la zone euro, donc pas grand-chose. Si la Grèce quitte l'Europe, la répercussion sur le reste de l'Europe sera mécaniquement très faible. Sur le moment, cela coutera cher aux Grecs car la nouvelle monnaie grecque dévaluera tout de suite de 30%. Mais le tourisme et l'industrie grecque redeviendront compétitifs.
L'Argentine a connu des déboires avec les changes flottants (dévaluation de fait) en 1998 mais après quelques années difficiles a connu une croissance de 8% par an à partir de 2003. L'exemple argentin peut faire réfléchir les Grecs.
Pour l'Europe, une telle option n'aurait rien de dramatique mais il faudrait négocier cette sortie de l'euro au mieux (rééchelonnement de la dette grecque notamment). La Russie pourrait alors jouer une carte essentielle en offrant à la Grèce une aide financière ou de l'énergie (dont la Grèce manque cruellement) à bas prix.
Toutefois, les conséquences politiques d'une sortie de la Grèce inquiètent beaucoup la classe politique qui dirige l'Europe occidentale. Ce serait un précédent qui pourrait convaincre les nombreux électeurs britanniques qui veulent quitter l'Europe. Le premier ministre britannique a promis un référendum sur ce sujet explosif! La livre sterling est solide donc c'est plus facile de sortir de l'Europe pour le Royaume Uni (qui a toujours refusé l'euro) que pour la Grèce. Le paradoxe est que dans ce cas, cela donnerait raison a posteriori au Général de Gaulle qui ne voulait pas que le Royaume Uni soit dans l'Europe! Il trouvait que ce pays était « un porte-avions américain » et qu'il ne serait jamais solidaire des intérêts de l'Europe continentale. Si le peuple britannique l'admet lui-même, comment lui donner tort?
Autre conséquence imprévue: cela montrerait à l'Ukraine qu'adhérer à l'Europe serait pour elle économiquement suicidaire: ce serait une Grèce multipliée par quatre (l'Ukraine a 42 millions d'habitants et la Grèce a 10,8 millions d'habitants). Et l'Europe ne viendrait sûrement pas à son secours financièrement. La solution serait nécessairement de redevenir réalistes et de rapprocher les économies russes et ukrainiennes historiquement et géographiquement complémentaires.
La sortie de la Grèce de l'Union européenne pourrait par ailleurs l'inciter à se rapprocher de la Russie. Or, plusieurs pays d'Europe centrale et orientale souhaitent déjà la fin des sanctions anti-russes: la République tchèque et la Slovaquie, l'Autriche et la Hongrie, la Serbie notamment. Un bloc du sud-est européen favorable au rapprochement avec la Russie pourrait alors se constituer, ce qui serait un retour à une constante historique.
En Europe occidentale, beaucoup d'hommes politiques notamment français comme Nicolas Sarkozy (déclaration du 8 novembre 2011) ou François Fillon (déclaration du 22 mai 2014) souhaitent une Europe à deux vitesses, un noyau dur centré autour du couple franco-allemand où l'intégration serait renforcée et une Europe périphérique avec une coopération à la carte. On aurait ainsi deux pôles renforcés en Europe, un pôle occidental qui serait conforme à l'ancienne Europe de Charlemagne qui comprendrait le Benelux, la France, l'Allemagne et sans doute l'Italie et un pôle oriental comprenant la Russie, les Balkans voire une partie de l'Europe centrale (Prague et Budapest!)
Entre ces deux futurs pôles, on pourrait envisager une coopération renforcée dans le cadre de la grande Europe que le général de Gaulle appelait de ses vœux.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, une telle configuration renforcerait la paix et réduirait les tensions. Elle serait conforme à la nature de la géographie et éviterait de forcer toutes les nations à entrer dans un même carcan, ce qui suscite des réactions « populistes » de plus en plus fortes.
Il serait alors loisible à la Scandinavie, hostile à l'euro sauf la Finlande, voire même à l'UE comme la Norvège, de jouer son propre jeu, soit par un rapprochement avec le Royaume Uni, ce qui est déjà le cas, soit avec l'Europe « carolingienne » plus cohérente que l'Europe actuelle. Les Pays qui ont des tentations agressives anti-russes comme la Pologne ou certains pays baltes se retrouveraient isolés et donc amenés à avoir une vue plus réaliste des choses.
On le voit: la sortie de la Grèce de l'euro et de l'Union européenne n'aurait pas les accents dramatiques qu'on veut parfois lui donner. Le dogme d'un Europe s'étendant à l'infini (pourquoi pas étendue au Maroc ou à la Turquie comme certains rêveurs l'ont évoqué) serait brisé. On reviendrait au réalisme fondé sur l'histoire, la géographie, notamment culturelle et religieuse.
Il resterait comme témoin de l'ancienne organisation de l'Europe, l'OTAN, l'organisation militaire transatlantique. Mais justement, ce serait l'occasion de revoir son format et sa mission dans un esprit réaliste et apaisé, sujet pour l'instant parfaitement tabou.
Il faut réfléchir: la sortie de la Grèce de l'Union européenne est un sujet à aborder avec lucidité. Ce qui semble à court terme un danger pourrait se révéler un facteur de paix et de stabilité dans un continent qui en a désormais bien besoin !
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Jeudi, c'est le jour de Rivarol :
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mardi, 24 février 2015
Quel acteur, ce Patrick Pelloux !
Pierre Cassen Boulevard Voltaire cliquez ici
Patrick Pelloux a déjà joué dans trois films : Incognito, Mauvaise fille et Saint Laurent. Certes, ce n’étaient pas de grands rôles, et il y interprétait un infirmier de SAMU, et deux fois un médecin, ce qui n’a pas dû lui demander de gros efforts. Pourtant, aucun doute, l’homme est promis à une belle carrière cinématographique, il a toutes les qualités pour cela.
Inconnu au bataillon jusqu’en 2003, il réussit un coup de communication parfait : il alerte, en pleine canicule, les Français sur les conséquences, pour les personnes âgées, de la déshydratation. On commence à parler d’une cinquantaine de morts en région parisienne, et cela se termine par le chiffre annoncé de 15.000 victimes dans tout le pays. Nul ne sait s’il aurait agi de même si le ministre avait été socialiste, mais la carrière de l’urgentiste démarre, tandis que celle du ministre de l’époque, Jean-François Mattei, s’abrège.
Repéré par Charlie Hebdo, il y tient rapidement une rubrique santé, écrit des livres, et intervient dans quelques émissions sur France 5, avant de devenir chroniqueur chez Morandini, sur Europe 1. Bref, il fait partie du décor du petit monde politico-médiatique, pour lequel il est le médecin urgentiste syndicaliste de gauche de service.
Mais son destin bascule lors des assassinats de Charlie. Il arrive parmi les premiers sur les lieux. Il appelle le président de la République sur son portable, et annonce partout que c’est lui qui l’a prévenu le premier. Le 11 janvier, sa longue accolade, avec un bandeau blanc sur sa chevelure brune, avec Hollande, fait partie des images cultes de la journée.
La mort de tous ses amis le bouleverse, légitimement. Il fait pratiquement tous les plateaux de télévision, pleurant sur chacun d’entre eux. Il est naturellement parmi les personnalités les plus mises en avant lors de la fameuse opération « Je suis Charlie ». Ce jour-là, comme aux obsèques de Charb, cet anticlérical rebelle se comportera fort correctement, ne citant pas la religion des assassins de ses amis.
Naturellement, au lendemain de Copenhague, il était, dès son retour, sur nombre de plateaux. Lors de l’émission de Patrick Cohen « C à vous », le 17 février, il paraissait d’une candeur surprenante, éberlué de constater que des centaines de musulmans se reconnaissaient dans l’assassin, dont ils font un héros. Effondré, levant les bras au ciel, il gémissait : « C’est catastrophique. C’est catastrophique. Alors, là, mes amis… » Puis il supplie les musulmans de dire que « leur religion ne demande pas de tuer les gens ». Faut-il lui envoyer un Coran, ou lui faire rencontrer Michel Onfray ?
Mais c’est sur la fin de l’émission qu’il montrera son exceptionnel talent médiatique, sachant surfer sur l’émotion. Interrogé sur la suite de son engagement, face aux menaces, il explique : « Charb, c’était ma femme. » Conclusion : en sa mémoire, et celle de tous les autres, il doit continuer le combat. Grande gravité, chacun retient ses larmes. Fin de l’émission.
Certains disent que pour être un grand acteur, il faut être exhibitionniste. Dans ce cas, Patrick Pelloux a un grand avenir dans le cinéma, et ne devrait pas en rester à seulement trois films.
Lire aussi : l'enfer est pavé de Pelloux cliquez ici
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Breizh Info : un entretien avec Laurent Obertone, auteur de « La France Big Brother »
Notre excellent confrère Breizh-info cliquez ici a publié récemment un entretien avec Laurent Obertone, auteur du livre La France Big Brother cliquez ici. Laurent Obertone doit se rendre en mars à Rennes et à Nantes.
Breizh-info.com : Comment définiriez-vous Big Brother en quelques mots ? N’est-ce pas finalement la somme de toutes nos renonciations qui a permis son règne sans partage ?
Laurent Obertone : Big Brother existe de fait, à travers tous ces individus qui contrôlent l’expression et qui pensent la même chose. Pour autant suivent-ils tous des directives, émanant d’une entité concrète ? Ce n’est pas certain. Et il est évident que nous tous jouons un rôle important dans cette histoire.
En société, chacune de nos paroles est conditionnée par une peur très concrète et pourtant invisible. La première peur de l’homme est d’être exclu de son groupe. Il a donc tendance à adopter des jugements moralement conformes. La puissance médiatique symbolise ce pouvoir d’exclusion, les gens la subissent au quotidien, passent des heures à ingérer le martelage de slogans, aussi bien publicitaires que politiques. Ils finissent par les adopter, par facilité, par peur, par besoin d’exister.
Breizh-info.com : Big Brother peut-il s’affaisser ?
Laurent Obertone : Si il devient dispensable, oui. Si par exemple des auteurs et des médias dissidents peuvent exister sans lui, rivaliser avec lui, oui. Internet le permet, mais il reste un nain face à un géant.
Breizh-info.com : Les évènements de Charlie Hebdo et leurs suites (mobilisation, unité nationale, négation du réel …), postérieurs à l’écriture de votre livre, sont pourtant déjà écrits dans votre ouvrage. Comment définiriez-vous ce que la France a vécu (et vit encore) ? Cette offensive tous azimut de Big Brother n’est-elle pas finalement le signe de son déclin, tout du moins d’une menace vitale pour lui ?
Laurent Obertone : On peut l’interpréter comme ça : une sorte de réaction désespérée, face un réel qui n’est plus maîtrisé, et qui a l’incorrection de ne pas nous offrir du vivre ensemble radieux. Quand apparaissent les signes de l’Apocalypse, on observe des regains de ferveur. Tous les individus directement responsables de la situation (au niveau de la sécurité, Cazeneuve, Valls, Hollande) en sortent renforcés, et au-delà de ça, l’idéologie qui a construit une telle situation a retourné à son avantage un désastre. Ce qui montre que la communication, dans laquelle ils investissent tant, est plus importante que la réalité. Cette manipulation de masse a fonctionné. Il n’est pas certain que ça dure. Mais pour l’instant, beaucoup de gens veulent croire. Ils ont tant investi dans la société factice de Big Brother qu’ils n’imaginent pas s’en détourner.
Breizh-info.com : Que répondez-vous à ceux qui vous qualifient « d’écrivain d’extrême droite » ?
Laurent Obertone : À partir du moment où ils définissent la droite par Alain Juppé, ils auraient dû mal à faire autrement. Mais m’apposer cette étiquette, quand je n’ai aucun lien avec aucune formation politique, quand je ne propose aucune solution politique, c’est une sorte d’agression infamante de Big Brother, censée m’ostraciser, et censée faire hésiter mes lecteurs potentiels. Notez encore une fois l’iniquité de cette arme antiraciste : on peut en toute impunité dire de quelqu’un qu’il est d’extrême droite, alors que c’est l’attaque la plus infamante qui soit. Voilà pourquoi personne n’ose s’attaquer à Big Brother : il a pour lui la puissance d’expression, et ses armes morales sont très supérieures.
Breizh-info.com : Alors que les livres d’Obertone, de Zemmour, de Houellebecq ou de Soral caracolent en tête des ventes à chaque nouvelle sortie, signe d’un intérêt croissant du lecteur et donc du peuple, le système semble verrouillé. Comment l’expliquez-vous ?
Laurent Obertone : Il est verrouillé, mais malgré tout, des auteurs se vendent, ont leur public, font parler sur Internet. En face, Big Brother n’a que la calomnie et la loi du silence, ce qui ne suffit plus. Si les auteurs peuvent se passer de Big Brother pour exister et diffuser leur pensée au-delà de leur public, malgré la pression et la censure, c’est que Big Brother est doucement en train de perdre son combat. Combat à mort, ça va sans dire.
Breizh-info.com : Dans votre ouvrage, vous analysez toutes les strates de la société Big Brother (médias, politique, éducation, ..). Néanmoins, vous n’ouvrez pas de pistes pour le futur. N’est-ce pas un peu fataliste ? Sommes-nous condamnés ?
Laurent Obertone : Je montre à quel point la société confortable entraîne une forme de passivité, qui ne peut être renversée que par une minorité agissante, ou par une évolution brutale de la situation. Il est très difficile de prédire ce qui va se passer, mais le temps qui passe joue pour Big Brother. Son capital de dégâts grandit, ses dégâts deviennent irréparables.
Breizh-info.com : Y-a-t-il selon vous aujourd’hui des personnalités politiques influentes qui s’opposent àBig Brother ?
Laurent Obertone : Sur certains points, peut-être, comme nous tous, mais jamais totalement. Ils jouent tous son jeu, celui de la communication. Tout politicien a peur des agressions morales de Big Brother, tout politicien élabore sa stratégie de conquête en fonction de lui, pour ne pas risquer d’être exclu par lui. Le politicien, pour avoir une chance de gagner, donc de séduire, doit incarner Big Brother, il ne peut pas se fâcher définitivement avec lui.
Breizh-info.com : La France Big Brother est votre troisième ouvrage, après la France Orange mécanique et Utoya. Cela vous demande à chaque fois deux années de travail ? (vous annoncez le prochain ouvrage en 2017)
Laurent Obertone : Ça dépend du projet. Un essai me demande un an d’écriture, mais il y a quelques années de prise de notes en amont. Utøya a été écrit un peu plus rapidement. Mes essais sur la France constitueront une trilogie. Mais il n’est pas impossible qu’une autre publication s’intercale entre ce troisième volet et La France Big Brother. Ça reste entre vos lecteurs et moi, bien entendu.
Breizh-info.com : Que contiendra en plus l’ouvrage à paraitre de la France Orange mécanique ?
Laurent Obertone : Une réponse à mes détracteurs, un retour sur les pressions subies, l’analyse de l’affaire Charlie Hebdo, l’actualisation des chiffres, un regard sur la politique menée depuis, l’ajout de nombreux faits divers significatifs…
Breizh-info.com : Vous allez tenir une série de conférences très prochainement, dans toute la France, pouvez-vous nous en parler ? Avez-vous déjà été menacé ?
Laurent Obertone : Oui, surtout lors de la période France Orange mécanique, mais jamais directement lors de mes déplacements. Aujourd’hui les pressions sont plus subtiles. Pressions sur les libraires, les médias, ceux qui pensent à m’inviter. Je ferai, comme pour présenter chaque livre, un tour de France, en mars-avril. J’invite les lecteurs intéressés à consulter mon agenda de déplacements sur le site de mon éditeur, ring.fr.
Breizh-info.com : Vous avez 30 ans aujourd’hui. Comment imaginez-vous la France, l’Europe, dans 50 ans ?
Laurent Obertone : Anticiper la contraction de l’utopie et de la réalité… Voilà qui pourrait faire l’objet d’un prochain livre.
Propos recueillis par Yann Vallerie.
Pour commander l’ouvrage, cliquez ici

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lundi, 23 février 2015
Ce qui est vraiment choquant
André Pouchet - Les Nouvelles de France cliquez ici
On assiste actuellement dans les médias à une violente campagne de dénonciation de Roland Dumas, l’ancien ministre des affaires étrangères du Président Mitterrand. On traite allégrement celui-ci d’antisémite depuis que, devant le journaliste Jean-Jacques Bourdin de RTL qui le questionnait habilement à ce sujet, il n’a pas de craint de reconnaitre que M. Manuel Valls, notre actuel premier ministre, était sous « influence juive » en raison de son mariage avec une femme d’origine juive, la violoniste Anne Gravoin.
Alors fantasmes « nauséabonds », propos « inadmissibles », dérapages « immondes », venant d’un homme aujourd’hui « gâteux », totalement « sénile », qui laisse échapper de ses lèvres « d’ignobles relents », « dignes des années 30 », que jusque là, il dissimulait soigneusement au fond de son cœur, comme n’hésitent pas à le proclamer en chœur tous les vaillants défenseurs de la liberté d’expression à sens unique ? Cela va du président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, jusqu’au ministre de l’Education Nationale, Mme Najat Vallaud-Belkassem, en passant par la grande référence morale de notre temps, Daniel Cohn-Bendit (lequel, on s’en souvient, n’avait pourtant pas eu honte, naguère, de se faire, dans un livre et dans des déclarations à la télévision, le chantre de la pédophilie) !
Pas du tout ! M. Dumas, en effet, n’invente rien et ne fait que répéter ce que M. Valls lui-même a déclaré avec une grande véhémence, le 17 juin 2011 à Strasbourg, dans une émission de Radio Judaïca, comme en témoigne une vidéo que tout le monde peut aisément se procurer et visionner sur Internet : « Merde, quand même ! […] Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même ! » C’est bien cela qui est choquant ! Choquant de constater en effet que M. Valls ne se contente pas – ce qui serait parfaitement son droit – de confesser benoitement son affection personnelle pour Israël et son désir de voir s’approfondir « l’amitié franco-israélienne » mais qu’il n’hésite pas à proclamer son soutien indéfectible envers cet état, faisant ainsi une totale allégeance politique à une puissance qui, pour tout Français, est – quand même ! – une puissance étrangère !
Comme était choquant, le fait que M. Strauss-Kahn, qui jadis a pu prétendre accéder à la tête de notre république (c’était avant qu’il n’ait été disqualifié par la révélation de ses turpitudes sexuelles), soit allé jusqu’à déclarer en mars 1991, dans le n°35 de la revue « Passages » (et c’était là, à mon avis, une turpitude infiniment plus grave que ses écarts en matière de mœurs) : « Je considère que tout Juif dans la diaspora, et donc c’est vrai en France, doit partout où il le peut apporter son aide à Israël. C’est pour ça d’ailleurs qu’il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. […] En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, au travers de l’ensemble de mes actions, j’essaie de faire en sorte que ma modeste pierre soit apportée à la construction de la terre d’Israël. » Choquant qu’en 2003 encore, il avouât dans « Tribune Juive » : « se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël » !
Comme est choquant le fait que tous les ans, au dîner du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), « un rendez-vous incontournable » pour tout le « gratin » politique français, ministres, élus de toutes sortes, hauts fonctionnaires, lesquels, Président de la République en tête, de Sarkozy à Bayrou, de Hollande à Villepin, de Taubira à Juppé, de Fillon à Harlem Désir, viennent docilement faire leur cour aux dirigeants d’un organisme qui ne cachent pas que, outre les intérêts de leur « communauté », ils défendent aussi dans notre pays les intérêts diplomatiques et stratégiques d’un état étranger, des dirigeants communautaires qui n’hésitent pas à sermonner et à tancer en conséquence les autorités françaises chaque fois que la politique de celles-ci ne leur parait pas suffisamment conforme à leurs désidératas et à leurs exigences.
Ne serait-il pas souhaitable que la France, par rapport aux conflits du Proche-Orient comme par rapport à toute autre question internationale, conformément aux principes traditionnels de notre politique étrangère (des principes qu’en son temps avait su réaffirmer avec un éclat tout particulier le Général de Gaulle), puisse déterminer librement sa politique et défendre une position totalement indépendante, une position qui ne lui soit dictée par quiconque, par aucune autre puissance quelle qu’elle soit ?
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jeudi, 19 février 2015
Jeudi, c'est le jour de Rivarol
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samedi, 14 février 2015
Pour en finir avec l'islamophilie dans la mouvance nationale
Jean-Yves Dufour
Les patriotes qui voient l'Islam comme un rempart face au mondialisme et à la décadence occidentale sont des naïfs désespérés ou des collabos conscients.
1/ L'Islam ne connaît pas de nation, simplement l'Oumma, communauté des croyants (sous-entendu dans l'Islam). L'Islam a, dès le départ, une vocation expansionniste, impérialiste et mondialiste, révélée à l'origine à des bandes de pillards nomades.
2/ Regardez autour de vous : sous leurs faux airs de sages ancrés dans la spiritualité et débarrassés des plaisirs matériels et charnels, les musulmans sont les plus accrocs aux gadgets des nouvelles technologies, les plus obsédés par le corps et l'apparence (physique, vestimentaire, sexuelle), les plus susceptibles et donc les moins sûrs d'eux-mêmes et de leur foi.
3/ Leur foi-même les pousse à l'individualisme, à gagner le Ciel non pas en aidant les Autres mais pour eux-mêmes et contre les autres. Ils sont les premiers à épier et à dénoncer leur voisin qui ne pratique pas suffisamment et n'est pas assez pur.
4/ Leur religion cache d'ailleurs avant tout un système politique collectiviste et totalitaire, qui n'a rien à envier au mondialisme anglo-saxon, la violence et la cruauté en plus.
Retrouvez les ouvrages et l'actualité de Jean-Yves Dufour cliquez ici
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jeudi, 12 février 2015
Jeudi, c'est le jour de Rivarol :
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mercredi, 11 février 2015
Le vrai vainqueur de la partielle du Doubs, c'est Christophe Guilluy
André Bercoff
Le Figaro cliquez ici
Le vrai vainqueur des élections partielles dans le Doubs, ce n'est ni le PS qui se frotte encore les yeux d'être pour une fois le miraculé de Lourdes, ni le FN qui avance spectaculairement vers le lit conjugal de la République mais n'arrive pas encore à concrétiser ; et encore moins, évidemment, l'UMP qui ressemble de plus en plus à la célèbre métaphore de Lautréamont : la rencontre d'un parapluie et d'une machine à coudre sur une table à dissection. Pour une fois, la victoire appartient aux analystes, à ceux qui ont eu - ils sont rares - la lucidité de mettre les vrais mots sur les vraies choses. Je pense notamment à Christophe Guilluy, l'auteur de «La France périphérique», lecture recommandée à tous ceux qui ont envie d'aller au-delà des apparences, à l'instar de quelques autres : Jean-Pierre Le Goff, Michèle Tribalat et tous ceux qui n'ont pas peur de braver l'omerta de la bien-pensance en rappelant que le Roi est nu, la politique aussi.
On l'a bien vu hier, en modèle réduit: les villes (Audincourt) ont voté largement PS, mais les bourgades, encore plus largement, FN. En France, les métropoles productives qui rassemblent bobos et immigrés votent pour les partis de gouvernement. La périphérie, les villes pavillonnaires, les villages, les campagnes, face au train de la mondialisation et autres Swissgate, qu'ils regardent passer médusés et qui représentent plus de la moitié de la population: paysans, ouvriers, employés, petits commerçants, artisans, retraités etc… se sentent de plus en plus laissés pour compte et ne savent plus dans quel pays ils habitent, devenus inconsciemment variables d'ajustement pour des gouvernants qui les ont, depuis longtemps, passés par pertes et profits. Du coup, ayant voté RPR puis UMP et ayant apprécié les résultats, apporté leurs suffrages au PS et constaté à quel point le changement, c'est maintenant, ils se retournent vers la seule offre politique non encore essayée. Les aberrations économiques du programme marinesque ne les effrayent pas, eu égard à la situation régnante. Quant au Front républicain, n'y croient plus que certains bateleurs dont le disque dur s'est arrêté aux années 50. Car de deux choses l'une : ou le FN est un parti fasciste et factieux et il faut l'interdire, ou il appartient en propre au paysage politique et il faut l'accepter comme tel, quitte à le combattre avec les armes de la raison et de l'esprit critique.
Pour le moment, nous sommes nombreux à ne pas avoir attendu les résultats du Doubs pour dresser le constat de décès d'une certaine manière de faire de la politique et la décadence absolue d'une Vème République mise à nu par ses célibataires mêmes. Entre les merveilleux tapis volants de la HSBC et le ras-le-bol des cocus de la quotidienneté, il faut choisir. D'urgence.
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lundi, 09 février 2015
Le nouveau numéro de "Réfléchir et Agir" est sorti
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vendredi, 06 février 2015
LES SOUMIS

Caroline Parmentier
Présent cliquez ici
Ils sont minables. Plus que jamais. Ces « leader cheap » de l’UMP ainsi que les a surnommés Libération. Ils sont atterrants. Et ils vont le payer. Le mieux serait dès dimanche prochain dans le Doubs.
La façon dont ils traitent Sophie Montel en lui ressortant notamment cette vieille lune grotesque de l’inégalité entre les races achève de les disqualifier. C’est ça l’urgence de la France, de la crise, du chômage et des attentats de 2015 ? C’est ça que les Français attendent d’eux ? Les Français qui n’en peuvent plus. Pas ceux des concerts bobos de Carla Bruni ou des conférences d’Abou Dhabi.
Juppé et Sarko sont deux vieux gagas arc-boutés sur leurs sièges, leurs stratégies électorales et leurs vieux serments franc-macs. Il faut euthanasier politiquement cette UMP-là.
Le spectacle de Sarko-Juppé aux ordres de la gauche qui assène chaque jour les preuves de sa nuisance pour le pays, aux ordres du plus sectaire et du plus extrémiste de tous : Cambadélis qui dit le bien et le mal, distribue les fautes morales et les médailles du Front républicain, est une honte pour tous leurs électeurs.
Demain ils préféreront faire alliance avec l’Etat islamiste plutôt qu’avec le Front national.
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jeudi, 05 février 2015
Œil pour œil, dent pour dent : la riposte jordanienne face à l’ État islamique
Gabrielle Cluzel Boulevard Voltaire cliquez ici
Œil pour œil, dent pour dent. L’État islamique a revendiqué lundi, dans une vidéo atroce montrant le jeune homme de 26 ans brûler vif dans une cage, l’assassinat du pilote jordanien qu’il avait capturé en décembre. Mercredi matin, à l’aube, Aman, qui avait promis une riposte « terrible », a pendu deux djihadistes irakiens qu’il tenait prisonniers et avait condamnés à mort, un responsable d’Al-Qaïda et une femme dont l’État islamique avait un moment cherché à négocier la libération contre le jeune pilote jordanien.
Les Inrocks parlent « d’escalade de l’horreur », Courrier international évoque un « acte de vengeance plus que de justice ».
L’Occident interdit regarde cela comme s’il n’était qu’un observateur extérieur. Comme si ces mœurs un peu sauvages, cette façon de faire expéditive ne le concernait pas vraiment.
Sauf qu’il n’est pas un observateur extérieur, et si le jeune pilote a subi ce sort abominable, c’est bien parce qu’il était un soldat de la coalition : le peuple jordanien, d’ailleurs, en fait assez grief à son roi.
L’État islamique passe à chaque fois un nouveau « clic » dans l’horreur, et l’Occident, lui, a déjà épuisé son champ sémantique : François Hollande, à propos de la sordide nouvelle invention de l’État islamique, parle « d’assassinat barbare », Cameron de meurtre « effroyable ». Obama évoque, lui, « la barbarie », « la cruauté », « l’inhumanité » de l’État islamique. Oui, c’est indéniable, l’État islamique est barbare, cruel, effroyable et inhumain… d’accord. Mais ils l’ont déjà dit la dernière fois. Rien de plus à déclarer ?
Oui, le réservoir de vocabulaire de l’Occident est à sec… comme sa capacité de riposte ? Car il ne parle pas la même langue que l’État islamique. Ni même que la Jordanie. La Jordanie qui peut encore « atteindre » de ses flèches l’État islamique car elle ne craint pas – pourrait-on dire – « culturellement » de lui répondre sur son terrain, avec ses codes, ceux de la cruauté sans sommation, de l’injustice expéditive, du déshonneur par une mort humiliante.
Non que l’Occident tende toujours l’autre joue. Non que toutes ses guerres, hélas, soient justes. Non que ses avions de chasse, ses hélicoptères de combat, ses lance-roquettes fassent tomber une pluie de roses sur les populations, mais elle ne fait pas de l’horreur son arme fatale. Ne met pas en scène la cruauté.
La France comme les États-Unis se contentent donc de rester sur la touche, de considérer avec un peu de réprobation condescendante (ces gens-là ne sont pas comme nous), mêlée de compréhension compatissante, l’affaire des représailles jordaniennes. Eux ne mangent pas de ce pain-là. Et la prisonnière « Lady Al-Qaïda », que l’État islamique voulait un temps, dit-on, échanger contre James Foley, n’a pas été solennellement pendue haut et court par les Américains après la décapitation du journaliste.
D’aucuns diront que cette réfutation de la loi du talion est tout à l’honneur de l’Occident. D’autres qu’il ne s’agit que de lâcheté déguisée en grandeur d’âme, la légitime défense autorisant l’usage de moyens « proportionnés », et la Jordanie ayant répondu « en proportion ». Quoi qu’il en soit, eu égard aux temps troublés qui se profilent, le confort moral « discount » dans lequel pouvaient s’envelopper à la rigueur nos gouvernants en période sereine, quand on parvenait à tenir les horreurs de la guerre à longueur de gaffe, ne va plus suffire à les couvrir.
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Un nouveau hors-série de Présent consacré au redécoupage de la France
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samedi, 31 janvier 2015
Les sans dents manifestent... HOLLANDE GUIDANT LE PEUPLE !
Pierre Pigace Le nouveau NH cliquez ici
Hollande en première ligne face au terrorisme ?
Quatre millions de Français ( pourquoi pas 5 ou même 6 millions, après tout, quand on aime, on ne compte plus à la Préfecture de Police.) défilant dans une même communion derrière ses dirigeants. C’est l’image orchestrée par le plan média de l’Élysées et relayée avec complaisance par tous les médias du pays : Hollande guidant le peuple !
UMP,PS tous unis pour cette duperie (on comprend un peu mieux pourquoi Mme Le Pen, n’était pas la bienvenue…).
Pendant que les Parisiens défilaient en psalmodiant « Je suis Charlie » les chefs de gouvernement se présentaient, eux, devant les caméras, mais dans une rue adjacente et sous haute protection policière, bien à l’abri des « sans dents » ou d’une hypothétique attaque des « pasdamalgame ».
De là à prendre la populace pour des « Charlots », il n’y a qu’un pas, vite franchi… entre République et Nation…
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vendredi, 30 janvier 2015
BLEU MARINE OU ROSE MARINE ? Le Front National : Un parti qui vise à être conformiste et normal
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En interne, les mœurs de Florian Philippot étaient connues depuis longtemps puisque dénoncées ouvertement par des journaux ultra-catholiques comme Présent ou Rivarol (le premier outing de Philippot fut un entretien de Jérôme Bourbon sur le site intégriste e-deo en octobre 2010 soit il y a déjà plus de quatre ans !). De même depuis 2011, on sait que Steve Briois le maire frontiste d'Hénin Beaumont vit en couple avec un cadre dirigeant du cabinet de Marine Le Pen.
Interrogé au micro de RTL le mercredi 31 décembre, Jean-Marie Le Pen est revenu sur la présence d’homosexuels au FN, sur Sébastien Chenu, co-fondateur de GayLib, nommé au bureau du Parti en charge des dossiers culturels et le vice-président du parti, Florian Philippot, avec un homme présenté comme son ami sur Closer. « Au Front national, il y a de tout. Il y a des gaullistes, il y a des homosexuels… », répond le président d’honneur. En gros, c'est une auberge espagnole et c'est bien ce que l'on avait compris mais la question n'est pas là. La question est : y a-t-il au Front National un entrisme bien particulier, un entrisme de la militance gay ?
Car à peine le fondateur de Gay-Lib, Sébastien Chenu, par ailleurs organisateur et maître d’œuvre de l’Europride 2013 à Marseille, était-il coopté par la présidente du FN à la tête d’un collectif culture que l’on apprenait qu’un ancien mannequin, Julien Odoul, ayant fait la une dénudé de magazines homosexuels masculins militants, l’un français, Têtu, l’autre allemand, Gab, qu'il rejoignait le cabinet de Marine Le Pen. Rappelons enfin qu'aux municipales de mars dernier, Marine le Pen avait propulsé comme tête de liste dans le IIIe arrondissement de Paris un certain Bruno Clavet, qui avait posé en slip de manière plus que suggestive deux ans plus tôt à New York pour une marque de sous-vêtements célèbre. Jusqu’à ces derniers jours, Julien Odoul proposait encore ses services sur un site Internet : « Je suis ouvert et prêt à étudier toute proposition sérieuse et rémunérée (photos, clips, vidéos, etc.) Habitant Paris, je peux me déplacer si les frais de transport sont pris en charge. Contactez-moi vite. » L’homme se disait disponible pour des photos « en lingerie, glamour ou érotique » ! Didier Lestrade le fondateur d'Act Up a écrit sur le site de gauche slate.fr que « dans certaines régions comme la Gironde, 50 % des militants actifs du FN sont gays. Vous tirez Philippot et c’est toute une volière de mecs qui déboule ! ».
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jeudi, 29 janvier 2015
Jeudi, c'est le jour de Rivarol :
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lundi, 26 janvier 2015
Très bientôt, chez votre marchand de journaux...
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dimanche, 25 janvier 2015
Harlem Désir à l’ONU pour réclamer la censure mondiale de l’internet tandis que BHL veut y sacraliser Israël
Médias-Presse-Infos cliquez ici
L’ex-patron de SOS Racisme reconverti en pâle politicien socialiste s’est trouvé un nouvel hochet en tant que secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes. Hier, il a pris la parole lors d’une session spéciale de l’assemblée générale de l’ONU consacrée… à l’antisémitisme. Harlem Désir est venu y plaider en faveur d’un « nouveau cadre juridique » permettant la censure mondiale d’internet.
Forcé de constater « qu’il y a aujourd’hui de nouvelles formes de propagande qui utilisent les réseaux sociaux », perturbant ainsi quelque peu la propagande universelle des promoteurs du nouvel ordre mondial, Harlem Désir a lancé cet appel à la censure: « Il faut répondre mais aussi limiter la diffusion de ces messages ». Quelques jours après avoir défilé au sein d’une « marche républicaine » réclamant la « liberté d’expression » pour un journal ordurier, scatophile et blasphématoire, l’envoyé du gouvernement français à l’ONU tient un discours inverse destiné à museler les dissidents : « Nous devons lancer un appel et aussi mettre en place un cadre juridique pour que les plateformes internet qui gèrent les réseaux sociaux aient une attitude responsable ».
Dans une démarche digne de Big Brother, Harlem Désir a souhaité la mise en place d’une conférence internationale afin de « lutter contre une sphère mondiale délocalisée ».
La France et l’Union européenne planchent en ce moment sur une réforme des législations contre le racisme et l’antisémitisme afin de faciliter la persécution des sites internet qui maintiennent des poches de résistance au milieu de la pensée unique.
Michael Roth, ministre d’Etat allemand, a lui-aussi appelé à une initiative en ce sens « au niveau international », rappelant les propos de l'UEJF à propos de la " nécessité d'une gouvernance mondiale " (cliquez ici) pour réguler internet.
Dans la foulée,Harlem Désir, dont le nom est reprissur le site sioniste terredisral.com dans la liste "des juifs de François Hollande" (cliquez ici), a encore lancé : « Sans les juifs d’Europe, l’Europe ne serait plus l’Europe ».
Autre intervenant inévitable dans un tel contexte, Bernard-Henri Lévy a pris la parole pour effrayer les participants à propos du retour des « spectres » de l’antisémitisme et du terrorisme et … « réhabiliter » Israël.
« Votre assemblée avait la sainte tâche de conjurer le réveil de ces spectres. Mais non, les spectres sont de retour, et c’est pour cela que nous sommes ici », a-t-il déclaré, confirmant qu’à ses yeux, le sacré c’est Israël.
BHL a brossé une description confuse du « nouvel antisémitisme », permettant d’y inclure en vue de les interdire toutes les critiques à l’égard d’Israël ou du judaïsme.
Dans un message vidéo, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a affirmé que les Nations unies avaient « pour devoir de lutter contre l’antisémitisme si elles voulaient rester fidèles à leur idéal et à leur principe fondateur ».
A l’issue de la session, qui n’a débouché sur aucune décision, une quarantaine de pays ont publié une déclaration commune qui invite les 193 pays membres de l’ONU à prendre des mesures législatives et éducatives dont la nomination de « responsables gouvernementaux » chargés de ce dossier.
L’avenir s’annonce sombre. Qui va définir ce qui est « antisémite » ? Utiliser le mot « juif » dans un écrit ou un propos autre que laudateur sera-t-il tout simplement interdit ? Voilà qui rappelle le De Flato de Cicéron à propos de « ces gens qu’il m’est interdit de nommer« .
Décidément, l’affaire Charlie Hebdo n’a pas fini d’entraîner des conséquences bien opportunes pour les promoteurs de la police de la pensée.
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Non, les profs n’ont pas vocation à enseigner le fait religieux à l’école publique !

Véronique Bouzou - Boulevard Voltaire cliquez ici
Dans le sillage des attaques terroristes perpétrées en France et de l’attitude de certains élèves refusant – entre autres provocations – de respecter la minute de silence, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que les élèves du primaire à la terminale bénéficieraient d’un « enseignement laïc des faits religieux » à la rentrée prochaine. Pas question, cependant, de faire porter aux seuls enseignants le poids d’une telle responsabilité. Ces derniers seront secondés par des « spécialistes » de la citoyenneté, de la laïcité et de la mémoire.
N’en déplaise à Najat Vallaud-Belkacem, ce n’est pas aux enseignants d’inculquer, même partiellement et de façon laïque, le fait religieux auprès de leurs élèves. La mission première de l’école est d’apprendre à lire, écrire et compter, pas à prier ! Le concept de laïcité, tant dévoyé ces temps-ci, repose sur le principe de séparation de l’État et de la religion. Une définition qui s’applique à l’école publique, qui n’est pas là pour débattre des religions.
Pas plus qu’elle n’est là pour organiser des discussions de comptoir autour d’une actualité bouillante que les politiques eux-mêmes se gardent bien de commenter sous peine de procès en « islamophobie ». Les quelques intellectuels et journalistes qui s’y sont risqués comme Houellebecq, Zemmour, Finkielkraut, Onfray ou Tesson ont subi les foudres des tenants du « politiquement correct » qui ne sont pas allés jusqu’à leur imputer la responsabilité des attentats, mais presque.
En marge de l’enseignement laïc des faits religieux ont été annoncées des actions spécifiques contre le racisme et l’antisémitisme. L’assassinat de citoyens français dans une supérette casher justifie amplement les mesures pour lutter contre l’antisémitisme et les nouvelles formes qu’il revêt. Mais que vient faire ici le sempiternel discours antiraciste ? Ce n’est pas au nom du « racisme » que les meurtriers ont agi mais au nom de l’interprétation radicale d’une religion. Faut-il voir derrière cette mesure l’action souterraine des associations antiracistes et autres officines affiliées au pouvoir socialiste ? Tout est bon pour renforcer leur mainmise sur l’école qui, peu à peu, leur échappe. En témoigne la désaffection croissante de la population enseignante pour l’idéologie gauchisante et ses vieilles lunes : égalitarisme, culture de l’excuse, communautarisme…
Si elle veut lutter efficacement contre la contagion du fanatisme religieux dans son enceinte, l’école républicaine et laïque n’a qu’un seul mot à prononcer : fermeté ! Fermeté à l’égard des élèves, parents voire enseignants qui entendent faire de l’école publique le terrain du prosélytisme religieux. On ne saurait que trop leur conseiller de se tourner vers les écoles confessionnelles où ils pourront s’exprimer et débattre à loisir. L’école publique peut enseigner l’histoire des grandes religions, mais pas la pratique religieuse qui relève définitivement de la sphère privée.
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samedi, 24 janvier 2015
Vous avez dit islamophobie ? Une mise au point
Pierre Le Vigan - Boulevard Voltaire cliquez ici
Ne peut-on évoquer la situation actuelle sans utiliser le terme d’islamophobie à tort et à travers ? Nul ne doute qu’il y ait des gens qui critiquent l’islam, comme telle autre religion, ou comme telle croyance politique, pour des raisons caricaturales, mal informées, ou simplement très bêtes. Que le pouvoir ait tout intérêt à ce que monte une peur diffuse propice à l’union nationale (autour des responsables de la situation actuelle), c’est l’évidence. Que le pouvoir ne cesse de répéter « pas d’amalgame » tout en sachant très bien avec qui se fait l’amalgame, cela ne trompe pas non plus les esprits habitués à la communication gouvernementale.
Mais critiquer l’islam n’est pas principalement une question de phobie (peur de, angoisse de). En outre, la lutte contre l’« islamophobie » est menée par des militants de l’islam (ou des immigrationnistes aveuglés). Dans ces conditions, toute critique même courtoise et nuancée de l’islam devient de l’islamophobie. Pour échapper à l’islamophobie, il ne reste qu’une voie : l’islamophilie systématique. Sortons donc de l’usage de ce terme piégé.
Restent de réelles questions. On doit pouvoir se demander, sans être taxé par quiconque d’« islamophobe » :
1) si l’islam est ou n’est pas compatible avec la culture européenne, par exemple avec la place de la femme, surtout dans le cas où il est présent en masse au sein de nos peuples, jusqu’à changer nos peuples ;
2) si on peut critiquer les monothéismes, notamment pour leur intolérance, sans mettre en question le plus tardif et le plus « pur » – le plus absolu – des monothéismes, à savoir l’islam. Le judaïsme est en effet un monothéisme très proche du paganisme car national et le plus proche de ses racines païennes, et le christianisme est imprégné de la pensée pré-chrétienne. L’incarnation l’éloigne en outre du monothéisme pur.
Il serait dès lors étonnant qu’une critique légitime de la logique des monothéismes, que nous appellerons de manière un peu outrée « totalitaire » – en tout cas étouffante – épargne le cas de l’islam, et lui seul. Là aussi, sans haine et sans outrance, mais aussi sans esquive.
De surcroît, au lieu de dire que les islamophobes (sic) sont les idiots utiles du fondamentalisme islamiste – belle mais vaine figure de rhétorique, eût dit Socrate –, on pourrait dire que les terroristes islamistes sont les idiots utiles du nouvel ordre mondial et du choc des civilisations. Qu’il s’agisse d’un choc des sous-civilisations (islamisme antioccidental mais occidentalisé contre laïcisme primaire français, qui est tout ce qui nous reste de ce que fut l’esprit de la République) ne change en l’occurrence rien à l’affaire.
13:35 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) |
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Le numéro 62 du magazine Terre et peuple est paru :
Plus d'informations : cliquez ici
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jeudi, 22 janvier 2015
Arno Klarsfeld n’en revient pas. Et nous avec lui…

Gabrielle Cluzel
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Arno Klarsfeld est interloqué. Si interloqué qu’il a posté sur Twitter sa lettre de convocation du tribunal de grande instance de Nanterre, assortie de cette phrase : « Je suis convoqué le 3 fév pr être mis en examen pr av dit : “la France n’est pas antisémite mais une partie des jeunes des banlieues l’est”. »
La citation, à dire vrai, n’est pas complète. Le 9 janvier 2014 sur i>Télé, Arno Klarsfeld avait déclaré : « Non, la France n’est pas antisémite, il y a le noyau dur de l’extrême droite qui l’est vigoureusement, une partie de l’ultra-gauche et les islamistes et une partie des jeunes de banlieue. » Il est mis en examen pour avoir « porté atteinte à l’honneur et à la considération des “jeunes de banlieue” ».
Oui, Arno Klarsfeld n’en revient pas. Et nous avec lui. D’abord parce qu’ayant porté la même appréciation sur plusieurs segments de la population, si atteinte à l’honneur et à la considération il y a eu, elle devrait donc toucher tous ces segments. Si je traite de sinistre abruti Pierre, Paul et Jacques, pourquoi la justice se saisirait-elle du seul cas de Jacques ? Passons sur les islamistes qui se tapent de la considération qu’on leur porte comme de leur première kalach’… mais l’extrême gauche, l’extrême droite qui, si on en prend la définition usuelle, représente quand même 25 % de l’électorat, eux n’auraient donc pas été atteints comme les « jeunes des banlieues » ? Ils n’auraient donc ni honneur ni considération à défendre ? Ou en tout cas leur honneur et leur considération, tout le monde s’en tamponne le coquillard ?
Ensuite parce qu’Arno Klarsfeld n’a pas non plus livré le scoop du siècle. N’a pas découvert la pierre de Rosette, l’eau tiède, le fil à couper le beurre. « Une partie des jeunes de banlieue est antisémite… » « Une partie », cela veut dire quoi, au juste ? Une immense, une petite, une infime ? Dites donc, le monsieur nous avait habitués à déclarations plus fougueuses, fracassantes, ébouriffantes. « Une partie des jeunes de banlieue est antisémite. » Oui, bon. Cela sent son lieu commun de dîner en ville entre retraités, au moment de la tisane, après « les islamistes-sont-vraiment-des-fous » et « il-faut-faire-attention-dans-les-transports-en-commun-avec-tout-ce-qui-se-passe ».
Que cherche-t-on donc à montrer en mettant Arno Klarsfeld en examen ? Que son assertion est fausse ? Dans ce cas, c’est donc que l’assertion contraire est vraie : « Aucun jeune de banlieue n’est antisémite… » On peut rigoler quand même deux minutes, ou l’on va, nous aussi, recevoir une convocation ?
Que ces choses-là ne doivent pas être dites ? Que, comme dit l’autre, chacun son boulot et les vaches seront bien gardées, et celui d’Arno Klarsfeld, c’est de traquer l’antisémitisme dans le bocal de formol, sur l’étagère poussiéreuse, avec son étiquette écrite à l’encre de chine : « vieille droite ».
La prochaine fois qu’Arno Klarsfeld passera sur i>Télé, il pourra compléter son énumération : « … une partie des jeunes de banlieue et tous ceux, les yeux fixés sur la ligne Maginot de l’antisémitisme façon grand-papa, qui font semblant de ne pas les voir, les laissant benoîtement s’installer, croître et prospérer ».
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Jeudi, c'est le jour de Rivarol :
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mercredi, 21 janvier 2015
En ce 21 janvier 2015, je suis Louis…

Jean-André Bossy
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« Je meurs innocent de tous les crimes qu’on m’impute. Je pardonne aux auteurs de ma mort. Je prie Dieu que le sang que vous allez répandre ne retombe jamais sur la France. »
Depuis le 21 janvier 1793, la France a souvent saigné. Qui, aujourd’hui, se préoccupe de la France et des Français ? « Les musulmans sont les premières victimes du fanatisme et du fondamentalisme », a déclaré monsieur Hollande, éphémère président de la République exsangue. Soit ! De la même façon, ce monsieur pourrait nous dire « Les communistes sont les premières victimes du goulag » ou encore « Les nazis sont les premières victimes de la Shoah », surpassant Bernanos qui affirmait qu’ " Hitler avait déshonoré l’antisémitisme ".
Monsieur Hollande et son gouvernement n’ont de cesse de nommer des victimes ; je préférerais que les coupables soient recherchés : de qui, de quoi sont victimes les millions de chômeurs, les sans-abri, les sans-dents, nous tous, les Français ?
Les gouvernements successifs, incapables d’assurer leurs devoirs régaliens, se réfugient tous dans la défense des « valeurs républicaines », monsieur Bartolone allant jusqu’à parler de la « religion suprême pour chacun d’entre nous : la religion de la République ».
Quels en sont les commandements ? La liberté ? Celle de blesser les croyants en se moquant du pape et de Mahomet, mais interdisant de caricaturer madame Taubira. L’égalité qui permet aux clandestins ayant violé nos frontières et nos lois de bénéficier de l’AME, lorsque le salarié imposable doit quérir l’autorisation de sa mutuelle pour certains soins ? La fraternité des Enfoirés, ces milliardaires qui demandent aux smicards de donner de l’argent aux SDF, à l’instar des journalistes et politiciens qui nous imposent le « vivre ensemble », alors qu’eux vivent entre eux, à côté, voire très au-dessus ? Qui sont les prophètes, les idoles de cette religion de la République ? Strauss-Kahn, Tiberi, Cahuzac, Cambadélis, Balkany, Fabius, Désir, Sarkozy, Thévenot, faites-moi rêver, que diable ! Quelle est la genèse de cette religion suprême ? L’Être suprême, cher à Rosbespierre, mais prélude de la Terreur…
Ernest Renan disait : « Le jour où la France coupa la tête à son roi, elle commit un suicide. » Louis XVI, quittant sa geôle pour rejoindre l’échafaud, ne s’inquiéta pas de son propre sort, mais demanda des nouvelles de La Pérouse, officier français, explorateur au service de la France. Comment PS, UMP, FN, EELV, etc., pourraient-ils se préparer pour 2017 tout en se souciant de La Pérouse ? Les Français sont les premières victimes de la République.
En ce 21 janvier 2015, Je suis Louis.
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mardi, 20 janvier 2015
Quand le terrorisme était une valeur républicaine
Gérard-Michel Thermeau
Contrepoint cliquez ici
Si la réalité du terrorisme est ancienne, le mot français est un héritage de la Révolution française. La Première République est née dans et par la Terreur.
La monarchie à peine renversée, une première Terreur pousse les révolutionnaires à massacrer dans les prisons de Paris plus de 1000 détenus considérés comme des « ennemis de l’intérieur » prêts à égorger les « patriotes » en septembre 1792. La plupart des victimes étaient de banals détenus de droit commun. Les éléments radicaux ne cessent de faire pression sur les organismes officiels, contraints ainsi d’adopter une politique visant à faire peur aux ennemis de la Révolution, ces comploteurs, ces traîtres, ces puissances étrangères qui veulent, dans l’esprit des révolutionnaires, « terroriser » les partisans de la Révolution. La Terreur réelle répond à une menace terroriste contre-révolutionnaire fantasmée.
Dans la situation de guerre où la France révolutionnaire est en guerre contre l’Europe coalisée, toute opposition est traduite comme une « trahison ». La Seconde Terreur, légale cette fois, se met en place. Comme le déclare Danton : « soyons terribles pour dispenser le peuple de l’être ». L’argument est toujours repris par les historiens : la Terreur légale a permis d’encadrer la violence et donc éviter une violence plus grande encore. « Il est temps d’épouvanter tous les conspirateurs » déclare le club des Jacobins dans son adresse à la Convention le 5 septembre 1793. La Terreur était désormais « à l’ordre du jour », formule creuse qui permettait toutes les mesures d’exception.
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mardi, 13 janvier 2015
« CHARLIE HEBDO, LIBÉRAL-LIBERTAIRE, ETAIT DEVENU L’UN DES ORGANES DE L’IDÉOLOGIE DOMINANTE »
Un entretien avec Alain de Benoist
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Au-delà de l’indignation légitime quant au massacre perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo, quelles leçons tirer de cet événement ? Faut-il y voir, comme certains médias, la preuve qu’une « guerre totale » est déclarée entre islam et chrétienté, Orient et Occident ?
La manière abominable dont ont été massacrés les collaborateurs de Charlie Hebdo soulève le cœur, bien entendu. Et ce qu’il y a de plus difficile quand l’émotion submerge tout, c’est de raison garder. C’est pourtant ce qui est le plus nécessaire. S’imposer la distance intérieure qui permet d’analyser l’événement et d’en tirer des leçons. En face de quoi nous trouvons-nous ? En face d’une forme nouvelle de terrorisme, inaugurée en France avec les affaires Khaled Kelkal et Mohammed Merah. Elle se distingue des vagues de terrorisme précédentes (type 11 septembre ou attentat de Madrid), qui étaient conçues et mises en œuvre à partir de l’étranger par de grands réseaux internationaux organisés.
Ici, nous avons affaire à des attentats conçus en France par des individus qui se sont radicalisés de façon plus ou moins autonome. Ils sont passés progressivement de la délinquance au djihadisme, mais ce sont le plus souvent des recalés du djihad. Ils sont d’un grand sang-froid, savent utiliser leurs armes, et sont parfaitement indifférents à la vie d’autrui. En même temps, ce sont des amateurs, des branquignols, comme ces frères Kouachi qui décident d’aller décimer une rédaction « pour venger le prophète », mais commencent par se tromper d’adresse, laissent des traces partout, ne prévoient aucune stratégie de repli et oublient leur carte d’identité dans la voiture qu’ils viennent d’abandonner. Des branquignols imprévisibles, ce qui les rend d’autant plus dangereux.
Il faut aussi être attentif à la contagion mimétique. La même logique mimétique qui a suscité la communion émotionnelle des rassemblements spontanés en faveur de Charlie Hebdo ne va pas manquer d’inspirer les émules potentiels de Merah, des frères Kouachi ou d’Amedy Coulibaly. Imaginez l’hystérisation sociale que pourrait provoquer la répétition à brefs intervalles d’attentats tels que celui auquel nous venons d’assister. Dans un tel climat, toutes les manipulations deviennent possibles. On a déjà vu cela dans le passé. Cela s’appelle la « stratégie de la tension ».
Il faut évidemment faire la guerre à ceux qui nous la font, et la faire avec tous les moyens nécessaires. Mais parler de « guerre totale » ne veut pas dire grand-chose. Les djihadistes (ou les lanceurs de fatwas) sont aussi représentatifs de l’islam que le Ku Klux Klan est représentatif de la chrétienté. Au demeurant, ce ne sont pas les djihadistes, mais les Occidentaux qui ont les premiers agité le spectre du « clash des civilisations » après s’être employés à déstabiliser tout le Proche-Orient et à éliminer tous les chefs d’État arabo-musulmans qui, de Saddam Hussein à Kadhafi, avaient érigé des barrages contre l’islamisme radical. La nécessité de lutter contre les conséquences immédiates ne doit pas faire oublier la réflexion sur les causes premières.
Ce n’est pas la première fois qu’un journal est attaqué de façon violente. On se souvient notamment des attentats contre « Minute » ou « Le Choc du mois », certes sans victimes à déplorer. Pour autant, on avait enregistré moins d’empathie médiatique lors de ces violences qui auraient pu se révéler mortelles. Toujours la même histoire du deux poids deux mesures ?
Disons que si, au lieu de s’en prendre à la rédaction de Charlie Hebdo, des terroristes avaient décimé celle de Valeurs actuelles, il est fort à parier que les réactions n’auraient pas été les mêmes. On n’aurait pas vu fleurir les « Je suis Valeurs » comme on a vu fleurir les « Je suis Charlie » (du verbe « être », je suppose, pas du verbe « suivre »). La classe politique gouvernementale n’aurait certainement pas parlé d’« union nationale » (thème mystificateur par excellence, d’ailleurs, car une telle « union » profite toujours à ceux qui détiennent le pouvoir et veulent bénéficier d’un consensus). Contrairement à son prédécesseur Hara Kiri, Charlie Hebdo, journal libéral-libertaire, était devenu l’un des organes de l’idéologie dominante. Celle-ci sait reconnaître les siens.
Il nous est dit, de manière unanime, que Charlie Hebdo avait fait de la liberté d’expression son cheval de bataille. Mais quid des campagnes de délation ayant appelé à mettre Richard Millet à la porte du comité de lecture des Éditions Gallimard, à faire renvoyer Fabrice Le Quintrec de France Inter, ou Robert Ménard et Éric Zemmour d’i>Télé ? La liberté d’expression peut-elle avoir des limites ?
Assez d’hypocrisie. Le 26 avril 1999, les dirigeants de Charlie Hebdo avaient apporté au ministère de l’Intérieur des cartons contenant 173.700 signatures réclamant l’interdiction du Front national. En matière de défense de la liberté d’expression, on a fait mieux ! Voici quelques semaines encore, Manuel Valls déclarait que « le livre de Zemmour ne mérite pas qu’on le lise », tandis qu’un autre ministre demandait sans honte que « les plateaux TV et les colonnes des journaux cessent d’abriter de tels propos ». Et ne reparlons même pas de l’affaire Dieudonné. Cela dit, soyons justes : parmi ceux qui célèbrent la liberté d’expression quand il s’agit de Zemmour, il y en a malheureusement fort peu qui seraient prêts à la réclamer pour leurs adversaires. Or, « la liberté est toujours la liberté de celui qui pense autrement » (Rosa Luxemburg), ce qui veut dire qu’on n’a de mérite à la défendre que lorsqu’on est prêt à en faire aussi bénéficier ceux qu’on exècre. Mais c’est précisément ce que refuse l’idéologie dominante, y compris aux États-Unis, où le premier amendement permet à tout un chacun de dire ou d’écrire ce qu’il veut, mais où les opinions non conformistes sont encore plus marginalisées qu’elles ne le sont en France. De même que le droit au travail n’a jamais fourni un emploi, le droit de parler ne garantit pas la possibilité d’être entendu !
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