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mercredi, 04 novembre 2009

De la recherche de la respectabilité...

Robert Spieler 6.jpgPar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

J’ai déjà eu l’occasion d’aborder, dans un texte précédent, cette étrange maladie qui se nomme « recherche de la respectabilité ».

 

La récente réunion du Bloc identitaire, à Orange, en est une illustration éclatante. Voilà un groupe issu des franges les plus radicales de l’extrême-droite, dont les dirigeants ont décidé d’aller à Canossa, dans l’improbable espoir d’être reconnus, estimés, relayés par une presse perçue comme hostile, bref, aimés. Et dès lors que l’on est un peu aimés par le Système, on peut raisonnablement espérer, après moult repentances, en obtenir un petit strapontin.

 

Un des dirigeants du Bloc dénonça virulemment, à la tribune, l’antisémitisme supposé de Le Pen et du Front national, annonçant que le Bloc identitaire prenait définitivement ses distances avec ces idées nauséabondes véhiculées par tous les « ringards d’extrême-droite ».

 

Certes, il y eut un couac. Ce même responsable, qui dirige le CEPE qui fut, à juste titre, très actif dans la défense de Michel Lajoye, vendait sur son stand des photos du Maréchal Pétain et de Robert Brasillach, ce qui ne manqua pas d’être relevé ironiquement par le journaliste du Monde.  Jérome Bourbon, journaliste à Rivarol, publia un excellent texte dénonçant ces donneurs de leçons qui nagent dans les contradictions, ce qui lui valut derechef d’être menacé de « cassage de gueule », ce qui démontre que le naturel a beau être bridé, il revient au triple galop…

 

Et puis, un second couac… Le représentant et élu de l’UDC suisse claqua la porte suite à une traduction des plus hasardeuses par un identitaire du discours d’un intervenant espagnol parlant de « los negros » (les noirs, en espagnol, nullement péjoratif), traduit par « les nègres », suscitant les réactions que l’on devine dans la salle…

 

La boîte de Pandore de la respectabilité

 

La recherche de respectabilité est une boîte de Pandore. Une fois ouverte, elle entraîne des conséquences immaitrisables. Toutes les frustrations, les ambitions, le besoin d’être reconnu, estimé (surtout par ses adversaires), le désir d’être élu ou réélu se libèrent d’un coup, entrainant ceux qui suivent cette voie vers l’abîme du déshonneur et de l’échec programmé.

 

J’observe, tel un entomologiste, ce qui se passe en Alsace. Voilà l’exemple que j’ai déjà cité de deux personnes dont l’une fut conseiller régional, l’autre étant (encore) conseiller général. Elus sous l’étiquette FN, puis migrant vers le MNR, puis Alsace d’Abord, ils furent des radicaux parmi les radicaux, et très proches du Bloc identitaire. Le premier quémanda il y a un an son intégration au Modem, qui lui fut refusée. Tous deux viennent récemment de solliciter leur intégration à l’UMP, qui leur sera tout autant refusée.

 

Lorsque la boîte de Pandore est ouverte, elle libère chez ceux qui suivent les apprentis sorciers des lâchetés incontrôlables.

 

La martingale magique

 

Certains ont cru trouver la martingale magique pour intégrer le Système : dénoncer tapageusement une « extrême-droite » dont ils sont eux-mêmes issus, rompre solennellement avec un supposé antisémitisme, et faire assaut de virulence contre l’adversaire commun des juifs et des goys, l’islam, rien que l’islam… L’obsession antisémite est évidemment une absurdité, mais il est tout aussi absurde de refuser de dénoncer la responsabilité majeure d’organisations juives telles la LICRA et le CRIF, dans l’invasion de notre terre. Anne Kling, auteur de « La France licratisée », a remarquablement analysé cette réalité.

 

Certains dirigeants du Bloc identitaire, usant d’ailleurs d’un raisonnement parfaitement antisémite (les juifs dirigent les médias, donc pour être reconnus par les médias, il faut complaire aux lobbys juifs), se sont engouffrés dans cette impasse. Ils auront ainsi perdu avec certitude l’estime de ceux qui furent leurs amis, sans obtenir pour autant celle de lobbys qui n’oublient rien et qui savent à quoi s’attendre de la part de renégats.

 

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samedi, 19 septembre 2009

TRAHISONS !

images.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

 

 

Dans un récent article, je critiquais le FN pour n’avoir pas su ou voulu donner une véritable formation idéologique à ses cadres et militants, ouvrant ainsi grandes les portes aux trahisons, aux ralliements au Système et aux compromissions de ceux qui, obnubilés par la préservation de leur mandat, étaient prêts à tout pour le conserver. J’ironisais sur l’incapacité du FN à fidéliser ses cadres. J’affirmais que la condition sine qua non de la fidélité et de la persévérance résidait dans une conscience idéologique affinée.

 

Je persiste à dire que la formation idéologique, l’analyse du « pourquoi nous combattons ? » et la désignation de l’adversaire sont indispensables. Mais je reconnais que si cette condition est nécessaire, elle n’est pas suffisante. Encore faut-il une puissance de caractère, un mépris absolu du danger, l’amour de la liberté, et un rejet total du Système et de ses ors. Il ne suffit pas de prétendre (en privé) se reconnaître en Nietzsche, Cioran ou dans le pessimisme actif de Drieu pour acquérir la carapace d’airain qui permet de résister à toutes les tentations, à toutes les lâchetés. A cet égard, la foi des catholiques de la Tradition représente un bouclier bien plus fort que le radicalisme esthétisant de certains pseudo « païens ».

 

Consternation

 

Bien que je ne me fasse aucune illusion quant à la nature humaine, je suis tout de même consterné par les tristes dérives de deux de mes anciens camarades, en Alsace, qui furent mes amis.

 

Un conseiller général du Haut-Rhin, élu de justesse sous l’étiquette d’Alsace d’Abord par la grâce d’une triangulaire, et un ancien conseiller régional FN, puis MNR, puis Alsace d’Abord de 1998 à 2004, viennent de quémander leur adhésion à l’UMP. L’un avec l’espoir de voir son mandat renouvelé, l’autre d’en retrouver un petit. Tous deux furent des militants exemplaires du camp nationaliste (puis régionaliste) et identitaire, radicaux parmi les radicaux. Je n’aurai ni la cruauté ni la bassesse de m’étendre sur ce sujet… La lecture du blog du second est consternante. Ici, il s’excuse pour « ses erreurs de jeunesse », là il commet un panégyrique d’Adrien Zeller, président du Conseil Régional d’Alsace, récemment décédé (« Un homme génial et généreux » qui « lui a beaucoup appris ». « L’humaniste rayonnait et ses mots sonnaient juste »). Zeller fut un adversaire irréductible et souvent mesquin de nos idées. On ne crache certes pas sur le cercueil d’un adversaire, mais un minimum de raison exige que l’on s’inspire des Anciens qui disaient : « De mortuis, aut bonum, aut nihil » (des morts, soit on dit du bien, soit on se tait). Pour ma part, j’avais choisi de me taire.

 

Tout ça, pour ça ?

 

L’auteur du blog vient de rencontrer récemment André Reichardt, patron de l’UMP du Bas-Rhin, afin de solliciter son adhésion à l’UMP. Celui-ci lui a répondu qu’il soumettrait sa candidature au bureau de l’UMP. Je peux d’ores et déjà annoncer que sa demande est rejetée : trop sulfureux, trop d’épisodes compromettants dans son passé, trop de risques de couinements de la gauche, de l’extrême-gauche et des lobbies… Facho un jour, facho toujours !

 

Quant à celui qui rêve de retrouver son mandat, son investiture sera évidemment rejetée par l’UMP qui désignera son propre candidat, à la fidélité éprouvée…

 

Tout ceci est consternant. A ceux qui seraient tentés de renoncer au combat et de rejoindre le camp de la collaboration, je leur dis en paraphrasant Churchill : « Vous ne voulez pas la guerre, mais les honneurs. Vous aurez la guerre et le déshonneur ».

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vendredi, 03 juillet 2009

L’Iran, la France, la démocratie et l’ennemi principal...

Robert Spieler 4.jpgpar Robert Spieler

Délégué général de la

Nouvelle Droite Populaire

 

Il paraît que les résultats des élections iraniennes ont été truqués au profit d’Ahmadinejad. C’est tout à fait probable, même si les manifestations de la jeunesse évoluée de Téhéran en faveur de son rival Moussavi ne traduisent sans doute pas les inclinaisons de l’Iran rural qui reste largement archaïque et ultra conservateur.

 

La position politique ou émotionnelle de l’Europe, qui soutient Moussavi, est tout simplement absurde. Obama l’a très justement relevé. Il n’existe en réalité guère de différence, en politique étrangère, entre les deux hommes, issus des mêmes terreaux islamistes, Moussavi ayant été le bras droit de Khomeiny durant de longues années. Peut-être éviterait-il certaines provocations verbales de son adversaire, mais pour le reste, c’est blanc bonnet et bonnet blanc…

 

L’Iran est-il l’ennemi de l’Europe ?

 

L’Iran est un grand pays, issu d’une grande civilisation. Son malheur est qu’il fut conquis par l’islam. Ceci dit, l’Iran ne menace pas l’Europe, contrairement à la Turquie dont la prétention à vouloir intégrer l’Union européenne serait mortelle pour nous.

 

L’Iran veut acquérir les attributs d’une grande puissance, dont l’arme nucléaire, destinée par définition à n’être jamais utilisée. Et alors ? Que les Etats-Unis, la France ou Israël, qui disposent de l’arme, s’autorisent à vouloir empêcher un pays majeur de l’acquérir procède d’une arrogance certaine. L’Iran est sans doute l’ennemi des Etats-Unis et d’Israël, mais certainement pas l’ennemi principal de l’Europe.

 

L’ennemi principal de l’Europe

 

S’il fallait désigner des pays réellement dangereux, par leur instabilité ou la folie de leurs dirigeants, il conviendrait de citer le Pakistan et la Corée du Nord, qui disposent tous deux de l’arme atomique. Encore que… S’il venait à Kim-Jong-Il l’aimable fantaisie de vouloir envoyer un missile nucléaire en direction du Japon, celui-ci serait probablement intercepté et la Corée du Nord vitrifiée. Le Pakistan représente un danger d’une nature différente. Il est très improbable, si les islamistes en prenaient le contrôle, qu’ils puissent se servir de l’arme atomique. Il semble, en effet, selon certaines sources, que Washington disposerait des clés permettant de verrouiller le dispositif atomique du Pakistan. Ceci dit, la fabrication de bombes dites « sales », c'est-à-dire de bombes classiques diffusant des matières radioactives, pourrait être à la portée de terroristes islamistes disposant des ressources d’un Etat nucléarisé.

 

S’il me fallait désigner l’ennemi principal de la France et de l’Europe, pour reprendre le concept développé par Carl Schmitt et Julien Freund, je citerais sans hésiter la Turquie.

 

Sa volonté, encouragée par les Américains, d’intégrer l’Union européenne, procède d’une redoutable et sournoise entreprise de conquête que les Turcs n’ont pu mener à terme au XVIIème siècle, grâce à l’héroïsme des combattants européens devant Vienne. Ce qu’ils n’ont pu réussir hier, ils le peuvent aujourd’hui, grâce à  l’appui de la honteuse clique de collabos qui dirige l’Europe.

 

La bombe démographique conquérante de la Turquie est infiniment plus dangereuse pour l’Europe que la bombe atomique iranienne…

 

A propos de la démocratie en France

 

L’Iran n’est certes pas une démocratie modèle. Mais ceux qui s’autorisent, en France, de donner des leçons de démocratie au monde entier le font avec une impudeur et une arrogance insupportables. Voilà un système qui interdit la représentation de 40% des Français, qui met en place des modes de scrutins qui varient au gré des intérêts de la coterie de gauche et de droite qui se partage le pouvoir, en charcutant allègrement les circonscriptions ou les cantons, si nécessaire. Un système qui ne sollicite pas l’avis du Peuple ou qui n’en tient pas compte les rares fois où il est consulté. Un système qui refuse d’organiser des référendums sur des sujets capitaux, tels l’immigration ou l’intégration de la Turquie. Et qui s’étonne que le Peuple, sollicité par référendum sur un sujet sans intérêt, ne réponde pas à la question posée, mais dise non à cette parodie de démocratie, en sanctionnant ceux qui l’ont organisée.

 

La République Française est décidément une république bananière où des élites se reproduisant par clonage disposent de tous les pouvoirs, politiques, judiciaires et médiatiques.

Une république bananière et donneuse de leçons…

 

Pas de collaboration avec le Système ! Rassemblement et résistance !

 

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dimanche, 30 novembre 2008

Extraits du discours de Robert Spieler prononcé dimanche 23 novembre lors de la journée de Synthèse nationale :

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Robert Spieler, Délégué général de la Nouvelle Droite populaire

 

 

L’Europe au cours de sa longue histoire a vécu des heures d’epouvante, mais aussi d’espérance. Charles Martel, la Reconquista, Lepante furent des heures lumineuses où l’Europe repoussa l’invasion musulmane.

 

Le 31 mars 1271, lorsqu’ils prennent pied sur la muraille du Crak des Chevaliers, les soldats du sultan d’Egypte jettent le cri de ralliement de la guerre sainte musulmane : «  Allah Akbar ». La clef de la terre chrétienne en Terre Sainte vient de leur tomber entre les mains.

 

1453, sans doute la plus grande catastrophe pour l’Europe et la Chrétienté : la chute de Constantinople. L’empire byzantin, qui avait depuis huit siècles été le rempart contre l’Islam, disparaît. Rien ne semble plus faire obstacle, en Méditerranée, aux envahisseurs.

 

Et, pourtant, la Résistance s’organise. Les chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, installés à Rhodes depuis la chute de la Terre Sainte, mènent le combat sur terre et sur mer. Une poignée d’irréductibles. Ils résistent face à une gigantesque armée de 100 000 hommes, dirigée par quatre renégats, dont un descendant de la famille impériale byzantine. Trois assauts terribles. Le 27 juillet 1480, les Turcs prennent pied sur les murailles de Rhodes. Le grand maître à la tête de ses troupes  a donné pour mot d’ordre : « Mourons ici, mes chers frères, plutôt que de reculer ». Pierre d’Aubusson est blessé cinq fois. Mais les Turcs refluent. L’Europe a vaincu.

 

1683, colline du Kahlenberg. 70 000 soldats polonais, allemands et autrichiens, commandés par Charles V de Lorraine, 30 000 hommes dirigés par le roi de Pologne, Jean Sobieski. A 4 heures du matin du 12 septembre, l’armée autrichienne à l’aile gauche, l’allemande au centre avancèrent sur les Turcs. Une petite partie de la noblesse française, désobéissant à son roi qui était l’allié des Turcs, était présente. Mustapha lança une contre-attaque avec le gros de ses troupes. Alors, l’infanterie polonaise attaqua à l’aile droite et, après douze heures de combat, elle tenait le terrain. A quinze heures, quatre groupes de cavalerie, l’un austro-hongrois et les trois autre hussards de la cavalerie polonaise lourde, 20 000 hommes, chargèrent en descendant des collines, avec le roi à leur tête. Ils allèrent directement dans le camp ottoman pendant que la garnison de Vienne sortait et se joignait au combat.

 

La bataille était gagnée et la guerre de libération des terres européennes fut lancée.

 

Aujourd’hui, face à la menace mortelle qui pèse sur l’Europe, nous devons, comme nos ancêtres, être prêts, s’il le faut, à faire le sacrifice de nos vies.

 

Des traîtres et des collabos ont ouvert les portes de la France et de l’Europe aux envahisseurs. Nous sommes persécutés sur notre propre terre par une Justice aux ordres du système. Cette cinquième colonne qui campe sur notre sol et qui insulte nos hymnes nationaux doit en être expulsée.

 

Lorsque j’entends Jean-Philippe Maurer, député UMP d’Alsace que j’ai bien connu, demander au ministre de l’Intérieur ce que le gouvernement compte faire pour donner davantage de visibilité à l’Islam, en instaurant notamment un jour férié pour les musulmans, je me dis « Jusqu’où ira la chute ? ». Je lui ai posé la question : « Jean-Philippe, pourquoi ce reniement ? ». Il me répond : « Il n’est pas nécessaire que la question posée reflète mon avis ». Extraordinaire tartufferie.

 

Dès lors qu’il considère que les questions qu’il pose à l’Assemblée Nationale ne reflètent pas son avis, mais sont un simple relais des questionnements de ses administrés, je lui demande de poser les questions suivantes à madame le Ministre, Michelle Alliot-Marie :

- « Que comptez-vous faire pour empêcher la construction de mosquées dans nos villes et mettre un terme à l’arrogant prosélytisme de l’Islam en France ?

-  Que comptez-vous faire pour stopper l’action nocive des lobbies et associations pro-immigrés, dont la Halde ?

- Quand comptez-vous présenter un projet de loi visant à interdire les groupes et associations développant une propagande anti-française et anti-européenne ? »

 

Aujourd’hui, le rassemblement de toutes les énergies de la Résistance française et européenne est une ardente nécessité. Seuls, nous ne sommes rien. Unis, nous serons forts. Nous devons dépasser nos différences et œuvrer dans le plus grand respect de nos sensibilités. Mais nous ne considèreront jamais des nôtres ceux qui affirment que les immigrés sont des branches de l’arbre France. Nous devons tous ensemble reconstruire le courant national et identitaire, mais, pour cela, comme le disait Jérôme Bourbon dans Rivarol, la décomposition devra sans doute aller jusqu’à son terme.

 

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce n’est pas de courage, c’est d’héroïsme. Que diraient nos aïeux, s’ils revenaient aujourd’hui ? Ils nous diraient : « Qu’avez-vous fait de la France ? Qu’avez-vous fait de l’Europe ? »

 

Vive la Résistance française  et européenne !

lundi, 28 avril 2008

Bon courage à Alsace d’abord...

Communiqué de Robert Spieler :

 

2049462013.JPGMa démission de toutes mes fonctions au sein d’Alsace d’abord a amené la désignation d’un nouveau président, Jacques Cordonnier, auquel je souhaite plein succès.

 

J’ai été, je suis et je reste un régionaliste de raison. Mais je considère que les menaces qui pèsent sur notre civilisation, et qui ont pour noms immigration non européenne et mondialisation, exigent une réponse qui soit aussi nationale et européenne, et pas seulement régionale.

 

Le centralisme parisien est inefficace, néfaste et ringard au vu de l’évolution institutionnelle de tous les pays européens. Il n’en est pas pour autant l’ennemi principal, ni la menace prioritaire qui pèse sur nos identités.

 

C’est pourquoi j’ai décidé d’unir mes efforts à ceux d’autres cadres politiques qui ont pour objectif de rassembler les énergies au niveau national, autour de l’initiative pour une Nouvelle Droite Populaire qui verra le jour dimanche 1er juin à Paris.

mercredi, 23 avril 2008

Robert Spieler s'entretient avec Zur Zeit...

746330436.jpgEntretien avec Robert Spieler publié dans le magazine autrichien Zur Zeit dirigé par Andréas Moelzer, député européen du FPö, le parti de la droite nationale et populaire autrichienne.

 

Robert Spieler, vous combattez depuis des années contre la main-mise de Paris sur l’Alsace. Qu’avez-vous pu obtenir ?

 

Nous combattons, en France, dans des conditions très difficiles. Le système électoral est le plus antidémocratique d’Europe et change au gré des intérêts des partis du système.

 

Songez que le résultat à atteindre pour avoir des élus au Conseil Régional (le « Parlement alsacien ») a été porté récemment de 5 à 10% des votants, pour empêcher des partis régionalistes, mais aussi le Front national, d’avoir des élus, ou de peser politiquement. Alsace d’Abord a eu la plus forte progression de tous les partis alsaciens, passant de 6,7 à 9,5%, mais n’a obtenu aucun siège, alors que nous en avions 3 aux élections précédentes.

 

Nous sommes dans une république bananière qui me fait penser au Zimbabwe, quant au fonctionnement de notre « démocratie ». Je suis cependant fier d’une réussite : je pense avoir réussi à convaincre beaucoup de militants nationalistes, qui étaient très hostiles à l’idée de Région forte et d’Europe de la Puissance de la justesse de mes idées, qui ne sont pas en opposition avec le respect de la Nation, que je ne confonds pas avec l’Etat-Nation, invention meurtrière de la Révolution Française. Les périls majeurs se nomment aujourd’hui immigration, invasion et islamisation de l’Europe. C’est pourquoi j’ai décidé de quitter la présidence d’Alsace d’Abord afin de contribuer au nécessaire rassemblement de toutes les forces régionalistes, nationalistes et identitaires, au niveau national.

 

De quel poids pèsent aujourd’hui les langues allemande et alsacienne dans votre région ? Le risque existe-t-il d’une folklorisation du dialecte ?

 

Le dialecte alsacien est très majoritairement pratiqué dans les zones rurales, mais peu à Strasbourg, ville cosmopolite. 60% des Alsaciens le comprennent et un tiers le parlent couramment. Ce n’est malheureusement plus le cas des jeunes générations. Le dialecte, qui ne s’écrit pas, si ce n’est phonétiquement, a besoin de la langue allemande, comme les branches de l’arbre ont besoin des racines. Or l’enseignement de la langue allemande, en Alsace, se heurte à de puissants fanatismes. Les syndicats de gauche, d’une part, au nom du refus de l’élitisme et de l’égalitarisme républicain, et, d’autre part, les forcenés anti-allemands, de gauche et de droite, nostalgiques des guerres civiles européennes, que nous appelons les « Hourrah Patrioten ». Moins de 5% des enfants alsaciens ont la possibilité de suivre une filière bilingue dès l’école maternelle. La propagande électorale en allemand était prise en charge par l’Etat. Ce n’est plus le cas depuis peu. Le quotidien régional Les Dernières Nouvelles d’Alsace a une édition en allemand qu’il envisage de supprimer. Oui, le risque de folklorisation, et même de disparition, de la langue régionale est grand.

 

Les identités alsacienne et française sont-elles contradictoires ?

 

L’identité alsacienne est à la fois française et alémanique. Il ne devrait y avoir aucune contradiction entre ces deux appartenances qui ne peuvent qu’être enrichissantes dès lors qu’elles s’expriment dans un respect mutuel, ce qui est loin d’être le cas.

 

Quelles mesures faudrait-il prendre afin de préserver la culture alsacienne ?

 

La première décision à prendre concerne la sauvegarde de la langue régionale (alsacien dans son expression orale, allemand dans l’écrit). L’enseignement bilingue français/allemand doit être généralisé. La Région Alsace doit être maîtresse de ses décisions dans les domaines tels que l’enseignement des langues, l’histoire régionale, mais aussi la formation des enseignants et la désignation des chefs d’établissements, qui ne doivent plus relever de l’Etat. Nous voulons aussi une télévision régionale donnant à la langue alsacienne toute sa place, alors qu’aujourd’hui, on ne lui accorde que des miettes. Il est enfin nécessaire que les collectivités (Région, communes, etc…) soutiennent prioritairement et massivement la culture enracinée, et non la pseudo-culture américanisée et africanisée qui s’exprime par exemple dans le rap, dont Ray Charles disait lui-même que ce n’était pas de la musique, mais du bruit. La culture enracinée doit se développer dans la tradition, mais aussi la modernité, et non dans le folklore, qui n’est que la bonne conscience d’une culture qui se meurt.

 

Quel rôle l’Alsace devrait-elle jouer en France ? Quel degré d’autonomie l’Alsace peut-elle obtenir dans une France ultra-centralisée ?

 

La France est le pays le plus centralisé d’Europe. Toutes les décisions importantes sont prises par des hauts fonctionnaires parisiens. Les régions ne disposent d’aucune autonomie. A titre d’exemple, l’Alsace a le droit de financer les murs des lycées et de choisir la couleur de la moquette et du papier peint, mais n’a rien à dire quant au contenu des programmes d’enseignement. Et l’ouverture, ou la fermeture, d’une maternité, en Alsace, ce sont de hauts fonctionnaires parisiens qui en décident. Bref, l’Alsace a besoin, ainsi que la France, de recouvrer ses libertés et de se défaire du carcan étatique.

mardi, 15 avril 2008

Revue de presse : ROBERT SPIELER REPOND A LIBE STRASBOURG

Libé Strasbourg  

876083128.jpgPOLITIQUE - Ancien député du Front national, Robert Spieler a décidé de quitter la présidence du mouvement régionaliste d'extrême droite Alsace d'Abord, qu'il avait fondé en 1989. Après son résultat médiocre aux municipales à Strasbourg (2,17 %, contre plus de 9 % en 2001), Robert Spieler souhaite "participer à titre personnel et de façon très active au Comité d'initiative pour la refondation" (une tentative de rassemblement de l'extrême droite hors du FN), dont une première réunion a eu lieu fin mars, avec, entre autres, Bruno Mégret (MNR), et l'ex-membre du bureau politique du FN, Jean-François Touzé. 

 

Cette nouvelle orientation est-elle une conséquence de votre mauvais score aux municipales ?
L'analyse que j'ai faite du résultat des dernières élections, c'est que toutes les stratégies ont échoué. Dans l'électorat, il y a une sorte de nervous breakdown : les personnes n'y croient plus, à force de divisions et de tensions entre les uns et les autres. Le FN s'est effondré et ne représente plus une espérance. Pour en redonner une, ça passe par une structure en forme de fédération, plutôt que par un parti qui fleure bon le culte du chef.

 

Vous renoncez à la défense du "régionalisme" ?
Je reste membre de base d'Alsace d'Abord, je reste fidèle à mes idées régionalistes et européennes, même si je prône au niveau national l'union de toutes les sensibilités face aux périls qui montent dans notre société : immigration, islamisation, paupérisation. Ce sont des enjeux qu'il faut traiter de manière beaucoup plus large que les idées régionalistes.

 

Mais qu'est-ce qui vous rapproche de Bruno Mégret ?
Mégret et Touzé, c'est un peu pareil. Il y a quelques mois, ils étaient dans une démarche assez nationale. L'un et l'autre ont évolué vers le respect de l'idée régionale. On peut être partisan de la petite région tout en respectant l'idée de nation - je dis nation, pas Etat - et en prônant l'Europe de la puissance.

 

C'est quoi, "l'Europe de la puissance" ?
Villiers et Le Pen disent qu'ils sont partisans de la nation. Or, ce qu'ils défendent, c'est l'Etat-nation. Moi, je prône l'affaiblissement des Etats-nations, avec le glissement des questions militaires et diplomatiques vers l'Europe.

 

Vous n'avez pas encore prononcé le mot "identitaire", que vous utilisiez beaucoup ces deux dernières années...
J'aime bien ce mot parce qu'il définit assez bien ce que nous sommes, même si les Identitaires ont une démarche différente de la nôtre.

Recueilli par T.C.

samedi, 12 avril 2008

Robert Spieler : Comité d'Initiative pour la Refondation

Communiqué de Robert Spieler :

 

J’ai décidé de renoncer à toute responsabilité au sein d’Alsace d’Abord et de quitter la présidence du mouvement que j’ai créé en 1989 avec Jacques Cordonnier.

 

Je souhaite en effet participer à titre personnel et de façon très active au Comité d’Initiative pour la Refondation.

 

Les menaces qui pèsent sur notre civilisation exigent une réponse appropriée qui passe par une refondation de la droite populaire et de conviction et le large rassemblement de toutes les énergies. Les résultats décevants de toutes les listes municipales se réclamant de notre famille politique démontrent que la désunion nous affaiblit et qu’unis, nous serions plus forts.

 

Régionalistes, identitaires, partisans de l’idée de Nation ou d’Europe de la puissance doivent demain se retrouver dans un même élan. Je suis partisan du rassemblement des énergies, en dépassant les différences, et refuse la tentation illusoire de la respectabilité, tout autant que le repliement sur ses vérités et les crispations groupusculaires.

 

J’ai décidé de participer à l’initiative de rassemblement qui verra le jour le samedi 1er juin à Paris, lors d’une Convention nationale.

 

Une première réunion, destinée à préparer cette Convention, a eu lieu le 29 mars, en ma présence et celle d’une quarantaine de cadres, dont une quinzaine de conseillers régionaux. (...)

 

Fidèle à mes convictions, j’entend incarner dans ce rassemblement la sensibilité régionaliste.

 

mardi, 09 janvier 2007

ILS N’ONT PLUS LE MONOPOLE DU CŒUR…

L’affaire pouvait sembler dans un premier temps anodine. Tout a commencé il y a trois ans. Quelques militants nationaux et identitaires parisiens, excédés par l’hypocrisie qui régnait - et qui règne toujours - dans le domaine humanitaire (hypocrisie qui consiste, là aussi, à faire passer les étrangers fraîchement débarqués avant les Français d’origine dans le besoin), décidèrent de prendre les choses en main et d’organiser des distributions de soupe au lard à proximité de la gare Montparnasse. Jusque là, rien de bien subversif…

 

Très vite pourtant, cette initiative fit tâche d’huile et d’autres distributions de soupe au lard se développèrent à Nice, à Nantes et à Strasbourg… Là, c’en était trop pour la bien-pensance institutionnalisée qui s’empressa, de ses appartements douillets des beaux quartiers, de crier au scandale et d’en appeler aux pouvoirs publics pour faire cesser, argumentant une pseudo discrimination, l’action des associations caritatives nationalistes et identitaires.

 

On alla même, à  Strasbourg, jusqu'à saisir la Halde (entendez la police de la pensée unique), voyant que les onze interpellations en trois mois qu’avait subies Chantal Spieler, Présidente de Solidarité alsacienne, n’avaient pas suffi pour entamer la détermination de ses militants. Bien au contraire…

 

Ce qui est insupportable aux yeux des tenants du système, ce n’est pas que la soupe que distribuent ici et là nos amis soit une soupe au lard. Ils savent très bien que les juifs et les arabes ont leurs propres réseaux similaires réservés, eux, aux juifs et aux arabes et que cela n’entraîne, à ma connaissance, aucune répression particulière. Ce qu’ils ne supportent pas, c’est que, grâce à ces quelques initiatives quasi spontanées, la France entière apprenne, à quelques mois des élections, que la bien-pensance institutionnalisée n’a pas le monopole du cœur…

 

Avec les distributions de soupe au cochon, le cliché des militants nationaux égoïstes et violents véhiculé par les menteurs patentés du système ne tient plus. D’où leur acharnement obsessionnel  pour faire cesser ce qu’ils appellent des « provocations discriminatoires ». Le tapage médiatique fait ces derniers jours autour des Robin des bois (dont il ne nous viendrait pas à l’idée de douter de leur sincérité) tombe d’ailleurs à pic pour noyer le poisson,

 

Que le système le veuille ou non, l’action caritative nationale et identitaire ira en s’amplifiant. Dans de nombreuses villes de France, des distributions de soupe de cochon vont avoir lieu au cours de l’hiver. La répression et les calomnies ne feront pas baisser les bras aux associations. Seule la détresse grandissante qu’engendre la politique désastreuse menée depuis des décennies par l’UMPS est insupportable.

 

Roland Hélie 

 

 

 

11:55 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, droite nationale, droite, fn, ump, alsace, nice | |  Facebook