jeudi, 03 mars 2016
La Jungle aux alouettes de Calais
de Philippe Randa
"Ces migrants, certains de ce qu’ils voulaient quitter, mais tragiquement trompés sur ce qu’ils ont trouvés !"
L’immigration extra-européenne est redevenue, si tant est qu’elle n’a jamais cessée de l’être, le problème majeur de notre continent depuis l’arrivée massive d’un million de migrants en 2015… Tous ceux qui tentaient jusqu’alors de minimiser le problème migratoire ou encore de le fantasmer comme une « chance » pour son avenir ont perdu toute crédibilité… ou font face à de sévères contestations jusque dans leur propre camp politique à l’image de la chancelière allemande Angela Merkel…
À l’exception de groupes extrémistes reconvertis dans la manipulation des migrants, la quasi-totalité des responsables politiques est aujourd’hui unanime à vouloir endiguer les flots migratoires à venir… sans toutefois proposer quoi que ce soit de concret pour cela.
Et si, pourtant, nous allions assister au tarissement de l’invasion migratoire dans les années à venir ? Non par l’inaction affichée des dirigeants de l’Union européenne, mais parce que les candidats potentiels à l’immigration prenaient conscience de l’imposture de cet Eldorado européen dans lequel on les a encouragés à croire ? Et renonçaient eux-mêmes dans le futur à abandonner leurs pays d’origine ?
Ce qui peut apparaître comme un vœu pieu pour beaucoup est peut-être toutefois en passe de devenir une réalité grâce au cauchemar humain baptisé – jusqu’au lundi 29 février 2016, premier jour de son éradication – la « jungle de Calais ».
L’Europe, pire que l’Afghanistan des Talibans ? Pire que la Syrie en guerre ? Pire que l’esclavage avéré au Quatar ? Pire que les petits boulots au Koweit ?
Edouard de Mareschal a recueilli pour Le Figaro des témoignages édifiants de migrants avant et pendant le démantèlement de ce no man’s land de violences et de désespérance… Au-delà des jugements lapidaires – « On est traités comme des animaux », « J’ai perdu une année de ma vie dans cette foutue jungle » –, on découvre ainsi l’autre réalité de ces demandeurs d’asile pour beaucoup économiques… et pour beaucoup sans illusion aucune désormais sur une vie meilleur en Occident qu’en Orient.
Tous savaient ce qu’ils voulaient quitter, mais ont été tragiquement sur trompés ce qu’ils ont trouvé !
Ainsi Hussein, syrien d’Homs, photographié dans une caravane, qui reconnaît qu’il avait un travail au Koweit où il envisage de retourner, n’ayant pas découvert la fortune espérée en Europe… ou encore cet Afghan, Nasarat, qui « préfère encore retourner dans (son) village, malgré les talibans… »
Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, les tragédies peuvent parfois arracher des sourires ironiques lorsqu’on apprend que l’Europe est mauvais pour la santé grâce à l’aveu d’Amarkhan, Afghan de 24 ans, qui n’aura trouvé ni éducation, ni maison, ni travail, mais une addiction à l’alcool et au tabac : « Aujourd’hui, je fume un paquet par jour ». Vu le prix du tabac en incessante augmentation, on ne peut que compatir… tout en se demandant tout de même comment il a pu assurer financièrement sa consommation ; gageons qu’il est préférable de l’ignorer pour ne pas heurter les esprits trop sensibles !
Les cas cités par le journaliste du Figaro ne semblent pas être exceptionnels, comme le confirme le directeur de l’OFII (L’Office français de l’immigration et de l’intégration) ; les dossiers d’aide au retour sont en progression et « c’est un mouvement qui s’observe dans plusieurs pays d’Europe… »
Ces dossiers concernent des Afghans (à 75 %), des Pakistanais, des Iraniens et des Soudanais, pays sans guerre civile, à ce qu’on sache (en tout cas depuis 2005 en ce qui concerne le Soudan).
La jungle de Calais, monstruosité humanitaire, ce que personne ne songe à contester, aura-t-elle permis une prise de conscience, à la fois par les Européens – car images désastreuses et témoignages poignants des riverains autant que des clandestins ont été largement diffusés à travers le continent – mais surtout par les éventuels candidats à l’immigration : il est à espérer que ceux qui retourneront chez eux rapporteront ce qu’ils ont vécus… évitant ainsi à leurs compatriotes les mêmes tourments.
L’Eldorado européen apparaîtra-t-il désormais comme ce qu’il est, soit un miroir aux alouettes, aux yeux des populations du tiers-monde ? Et celles-ci décideront-elles enfin de prendre leur destin en main… plutôt que de tendre celle-ci comme certains manipulateurs sans scrupules, les ont incités à faire pour leur plus grand malheur et le nôtre ?
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mercredi, 24 février 2016
Deux gentlemen du ballon rond
La chronique de Philippe Randa
Les week-ends semblent désormais rythmés par les scandales à répétition touchant le sport professionnel. Le cyclisme décroche la palme avec les multiples suspicions (et pas que !) de dopage, faisant oublier le temps d’un été, la corruption au sein des instances dirigeantes de la FIFA dont les membres sont en passe d’être « dégommés » les uns après les autres. Mais l’argent n’est pas le seul poison de l’univers footballistique : le franc-parler (euphémisme !) de certains joueurs est tout aussi dangereux ; ainsi, le week-end dernier, la déclaration pour le moins lapidaire du footballeur Serge Aurier, arrière latéral ivoirien du Paris-Saint-Germain, à l’encontre de son coach parisien qualifié de « fiotte ».
À l’ère du mariage pour tous, cette expression des plus imagée passe difficilement et Nasser Al-Khelaïfi, président du club de la capitale, a aussitôt, mis à pied l’indélicat « à titre conservatoire »…
Au-delà de la bêtise et de la vulgarité de l’intéressé, notons également que le footballeur a tenu son outrageant propos dans un chat vidéo avec Mamadou Doucouré, son ex-coéquipier au centre de formation du Racing club de Lens, lequel s’est empressé, en bon copain, de le rendre publique : à gentlemen, gentlemen et demi !
Il fut un temps où l’important, dans le sport, était de participer, tel que Pierre de Coubertin, fondateur des modernes Jeux Olympiques, l’avait dit. Mais c’était avant ! De nos jours, il semblerait que l’important soit surtout, pour les footballeurs, de la fermer… surtout entre bons amis !
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samedi, 06 février 2016
Le Fou du Président
La chronique de Philippe Randa
Si les Français aiment les grandes gueules, point trop n’en faut néanmoins et à chaque époque son représentant. Dans les années 70 du siècle dernier, Georges Marchais incarna la figure du gueulard-rouge que méprisait et redoutait tout à la fois la grande bourgeoisie, qui faisant tant rire le Français moyen et qui aura été parfait dans son rôle de fossoyeur d’un Parti communiste qu’il abandonna à son successeur sous la barre des 5 % d’intentions de vote.
Vint ensuite dans le rôle du tribun populaire, tout à la fois imprécateur et épouvantail de la gauche en voie de boboïsation rapide, un Jean-Marie Le Pen qui, tout au contraire du liquidateur rouge, hissa son Front national de 1 % des suffrages à plus de 17 % de moyenne nationale au début du XXIe siècle, avant que sa fille ne l’emmène, elle, à plus de 25 % l’année passée.
Jean-Luc Mélenchon est désormais la figure la plus emblématique de cette confrérie politique où se côtoient les extrêmes de tout bord. C’est à lui qu’on doit maintenant bons mots et coups de gueule qui ravissent les médias.
Sa dernière sortie sur l’actuel gouvernement – « Sans les dégoûtés, restent les dégoûtants » – en fait ricaner à juste titre plus d’un, même si pour certains, le rire est jaune… Ça ne l’a pas empêché néanmoins de dîner à l’Élysée à l’occasion de la réception donnée en l'honneur du président cubain, Raul Castro.
François Hollande n’est donc guère susceptible… À moins que « Moi Président » n’aspire tout simplement qu’à décrédibiliser ainsi le leader du Front de gauche en l’exhibant à sa table, comme il était naguère de coutume de voir un fou à la cour du Roi.
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mercredi, 03 février 2016
Le mal-logement au secours des familles
de Philippe Randa
Le 21e rapport annuel sur l’état du mal-logement en France de la Fondation Abbé-Pierre tire une fois de plus la sonnette d’alarme devant « l’aggravation » de la situation. Les chiffres avancés parlent d’eux-mêmes : 900 000 « privés de logement personnel », 141 500 « sans domicile », 85 000 logés dans des « habitations de fortune » et 2,9 millions d’autres dans des conditions « très difficiles » (manque de confort, surpeuplement, promiscuité, etc.), 1 % des logements sans eau courante, douche ni WC et 1,9 million sans chauffage central… D’autres chiffres encore ? Allons-y : 17 929 personnes habitent dans un des 582 bidonvilles référencés comme tel par la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal)…
D’où le constat d’un retour au domicile parental de plusieurs centaines de milliers de personnes (450 000 en 2013). Certes, dans l’extrême majorité des cas, c’est contraint et forcé pour raisons financières, on s’en doute… Mais alors que ces dernières décennies, tout avait été mis en œuvre par les héritiers de Mai 68 pour détruire la famille, voilà que notre société actuelle qui a vu le triomphe de leurs idées, oblige, pour cause d’échecs économiques persistant, à ce que la famille soit un des recours ultimes pour nombres de nos concitoyens.
Le mal-logement au secours des familles ? On pourrait croire à de l’humour noir… ou que se vérifie ce proverbe populaire qui veut qu’à toute chose, malheur soit bon.
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mardi, 26 janvier 2016
Modernes gorgones
La chronique de Philippe Randa
L’humanité est riche en monstres, c’est un fait, mais il est toujours déroutant de découvrir qu’en ce domaine, la parité n’a pas attendu le politiquement correct actuel pour s’imposer… Le dégoût est forcément plus grand encore quand l’inadmissible est commis par des êtres d’un sexe qu’on pense trop souvent à tord faible, alors qu’il peut se révéler particulièrement ignoble.
La preuve par ces trois femelles – peut-on les appeler autrement ? – âgées de 16 et 17 ans, en « stage d’apprentissage professionnel » dans un établissement pour personnes âgées d’Annet-sur-Marne : non seulement, elles excellèrent à martyriser « dès le premier jour » de leur stage des personnes handicapées, certaines atteintes d’Alzheimer, mais cherchèrent ensuite les lauriers d’une gloire douteuse en postant sur la plateforme Snapchat pas moins de 33 vidéos de moins de 20 secondes de leurs turpitudes…
Diffusés et visionnés 340 fois en 48 heures, ce sont des internautes écœurés par la violence des images qui ont alertés la gendarmerie.
Mises en examen vendredi pour violences en réunion avec préméditation, diffusion sur internet de scènes de violence et atteinte à la vie privée, les trois gorgones ont été placées sous contrôle judiciaire…
On savait depuis Michel Audiard que « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! »… Mais désormais, il est certains que les dégénérés, eux, n’ont pas de limites… et qu’il n’y a qu’à visionner leurs « exploits » sur les réseaux sociaux pour en être convaincus !
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lundi, 18 janvier 2016
Les symboles de cette France d’en haut
La chronique de Philippe Randa
Présidente de l’INA, Agnès Saal vient d’être exclue de la fonction publique pour deux années après avoir provoqué un scandale avec des notes de taxi d’un montant prohibitif : 40 000 euros… pour elle et l’un de ses enfants à qui elle avait donné le code de l’abonnement mis « sans définition précise ni cadrage préalable des conditions dans lesquelles (elle pouvait) l’utiliser », selon ses propres révélations au quotidien Le Monde.
La dame a beau assurer qu’elle « regrette à un point infini » sa « faute » – ça, on veut bien croire, mais on peut aussi légitimement se demander si elle ne regrette pas surtout de s’être fait « choper », bien davantage que l’indélicatesse à laquelle elle s’est livrée –, sa défense est édifiante : au-delà de son mea culpa, elle explique que « l’affaire est tombée à un très mauvais moment, où il était assez opportun de pouvoir pointer du doigt un haut fonctionnaire coupable de dérives » et de comparer son cas à celui de deux autres « victimes » de dépenses indignes : Thierry Lepaon, ex-secrétaire général de la CGT et Mathieu Gallet, son prédécesseur à l’INA…
Et la pauvre de se plaindre, in fine, d’être devenue « un dérivatif, un symbole, l’incarnation d’une trahison des élites »… Terme particulièrement mal-choisi : les Lepaon, Gallet et Saal sont simplement représentatifs de cette « France d’en haut » qui, chaque jour, soulève le cœur des contribuables…
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dimanche, 10 janvier 2016
VAINES POLEMIQUES
de Philippe Randa
Décidément, plus une loi concerne un nombre restreint d’individus, plus elle déclenche de polémique.
Ainsi de la peine de mort qui continue, 35 ans après son abrogation, d’opposer farouchement les « pour » et les « contre », alors que le châtiment suprême n’a de fait concerné, lorsqu’il était encore applicable, qu’une poignée de condamnés.
Sous la Ve République française, de 1958 jusqu’en 1981, seuls dix-neuf criminels de droit commun ont connu « la bascule à Charlot » ainsi qu’on nommait alors la célèbre invention du Dr Guillotin : pas même un par année !
La peine de mort tant combattue par certains, tant regrettée par d’autres, n’aurait-elle été, finalement, quoiqu’on en pense, qu’une question de principe ? Voire même un débat quasi-symbolique : le dernier Français à avoir été condamné à mort et exécuté – non pas Christian Ranucci en 1976, comme beaucoup le croient, mais Hamida Djandoubi en 1977 – l’a été plus de 4 ans avant que la peine capitale ne soit légalement plus possible par un vote de 363 voix pour, 117 contre, à l’Assemblée nationale.
Seule certitude depuis : si son application n’était pas la solution à la criminalité, son abrogation ne l’a pas été non plus.
Ces jours-ci, des politiciens se déchirent sur la question de la déchéance de nationalité pour les seuls bi-nationaux reconnus coupables de terrorisme, alors qu’une majorité écrasante de Français (autour de 85 % selon certains sondages) semble pourtant favorable à celle-ci.
Fort bien ! Mais quoiqu’il en advienne, restera à voir, si la loi est votée, combien de condamnés en pâtiront.
Une vingtaine en un quart de siècle ?… Tout ça pour ça ?
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lundi, 28 décembre 2015
Racisme à sens unique
La chronique de Philippe Randa
S’il est évident que le saccage dans le quartier des Jardins de l'Empereur à Ajaccio d’une salle de prières pour les musulmans et d’un restaurant kebab durant le week-end, tout autant que plusieurs slogans entendus dans les manifestations de ce week-end, sont à l’évidence à caractères racistes – qui le nient ? – il est tout aussi évident que l’agression de deux pompiers et d’un policier, tombés dans un guet-apens vendredi soir, était tout autant – voir davantage encore ? – à caractère raciste.
C’était alors l’occasion ou jamais, mais non ! Gauche et droite n’ont pas franchi le pas de renvoyer dos à dos tous les racismes ; ils se sont contentés, comme à leur habitude, de fustiger le seul racisme « blanc ».
Tandis que Christophe Mirmand, préfet de Corse, s’est empressé de « relativiser le climat d'insécurité dénoncé par certains », ni le Ministre de l’Intérieur, ni le Premier Ministre, ni aucun élu socialiste, écologiste ou Républicain, ne l’a ne serait-ce que sous-entendu !
Et pas un seul commentaire dans les « grands » médias pour appeler un chat un chat, soit en l’occurrence indiquer que les agresseurs du camion de pompier étaient d’origine extra-européenne… et reconnaître que leurs seules motivations étaient le mépris de la République française, la haine des Français de souche et leur refus évident et assumé de ce « vivre ensemble » dont on ne cesse de nous rabattre les oreilles.
Quant aux faits bruts, rappelons tout de même que les témoignages des pompiers agressés vendredi soir étaient unanimes pour décrire une tentative avérée de lynchage physique… tandis que les manifestants du week-end, n’ont, eux, cherché à agresser personne physiquement.
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dimanche, 20 décembre 2015
Bons et mauvais anti-racistes...
La chronique de Philippe Randa
Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme Gilles Clavreul n’a par l’heur de plaire à tous les antiracistes depuis qu’il dénonce les « antiracistes pervertis » qui « instrumentaliser(aient) la jeunesse » ; entendez par là celle des « quartiers » !
Sont ciblés non seulement « Tariq Ramadan, le Parti des indigènes et un certain nombre de collectifs antidémocratiques, racistes et antisémites », mais plus encore celles et ceux – « certaines organisations d’extrême gauche et (des) syndicats professionnels » – qui « légitimer(aient) l’islamisme » en « défend(ant) les prédicateurs fondamentalistes (…) sous couvert de dénoncer une prétendue atteinte aux libertés fondamentales… »
Ces « mauvais antiracistes » seraient ceux qui se permettraient de critiquer l’état d’urgence institué par le gouvernement actuel.
La Ligue des droits de l’homme, s’étant senti visée, lui a rappelé qu’il n’avait pas à « dicter une doxa antiraciste et pas plus d’exclure tel ou tel. »
La charge du Délégué à l’encontre de « tous ces gauchistes qui jouent, sans vergogne, le jeu du communautarisme » masque en réalité une vieille querelle sur l’antisémitisme qui, déjà dans les années70 du siècle dernier, déchiraient LICRA et MRAP avec procès à l’appui…
Pour Gilles Clavreul : « Tous les racismes sont condamnables, mais le racisme anti-Arabe et anti-Noir n’a pas les mêmes ressorts que l’antisémitisme dans sa violence. Il faut être capable de dire la particularité de l’antisémitisme. »
Si tous les racismes sont condamnables, certains le seraient plus que d’autres… Tiens donc !
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samedi, 28 novembre 2015
« Plus jamais ça ! »… en attendant « l’After » !
La chronique
de Philippe Randa
Après les sanglants attentats du 13 novembre dernier, le débat fait rage sur l’utilité réelle, mais surtout les conséquences éventuelles de l’instauration de l’État d’urgence, décrété par le Président de la République française : nos libertés, pour ne pas dire LA liberté, serait-elle plus gravement menacée encore par des restrictions momentanées de notre expression ou de nos déplacements que par les Kalachnikovs des Fous d’Allah ?
La réponse semble évidente pour une grande majorité de Français, tétanisée par l’hécatombe des sextuple attentats sur leur sol : leur protection avant tout !
La vie n’a pas de prix, n’est-ce pas ? Qui leur donnerait tord ? À part ceux, bien sûr, qui n’accordent pas à celle-ci la même valeur que le commun des humains…
Et puis, pense sans doute cette grande majorité de Français, nos institutions sont telles, n’est-ce pas ! qu’elles remédieront automatiquement aux dérives éventuelles, une fois le péril djihadiste définitivement éradiqué… ce qui ne saurait tarder avec la grande coalition militaire poutino-hollandienne qui aura juste un peu tardée à se constituer ! Tout redeviendra alors comme avant, mais n’est-ce pas là le vrai souci, justement ?
Avant quoi ? Avant que les Français ne découvrent, ahuris plus encore que terrorisés, que parmi les millions d’extra-Européens venus vivre chez nous comme chez eux, ils sont nombreux à n’avoir aucune envie de goûter à la douceur de cette France louée jadis par Joachim du Bellay et que l’on pourrait pasticher désormais par une France plus pour son
« Loire gaulois, que l’Euphrate syrien,
Plus (son) petit Liré, que le mont Nimba,
Et plus que l’air africain la doulceur angevine. »
Avant donc l’invasion migratoire des quarante dernières années et des bouleversements inévitables, forcément ! tragiquement ! qu’elle allait engendrer ?
Et que si aujourd’hui, on mitraille en France, demain on vivra tranquille, grâce à quelques opérations policières dans ces quartiers devenus de non-droits républicains ? Détruisons quelques nids de fanatiques islamistes – depuis Saint-Denis en Région parisienne jusqu’à Molenbeek, en périphérie de Bruxelles –, bombardons l’État islamique comme il le mérite, et retrouvons au plus vite notre quiétude perdue…
C’est, à quelques nuances citoyennes près, les discours lénifiants que le président François Hollande et son Premier Ministre Manuel Valls, rabâchent depuis le vendredi 13 novembre, avec l’un et l’autre des accents martiaux qu’on ne leur connaissait certes pas, sinon, par le passé contre ceux qui prédisaient les périls à venir… et qui sont venus.
Et ensuite ? Une fois ce danger imminent écarté ? Qu’annoncent nos gouvernants pour que les Français puissent être convaincus qu’ils ne subiront « plus jamais ça ? »
Comme leurs grands et arrière-grands-parents avaient eux-mêmes tant espérés « Plus jamais ça ! » au sortir d’une guerre, qui fut baptisée « Grande » sans doute parce qu’elle avait durée quatre années, et parce qu’ils ne pouvaient imaginer revivre un jour de telles souffrances…
On sait désormais – les historiens sont quasi-unanimes sur ce point et c’est à peu près le seul, d’ailleurs –, que les termes des folles stipulations du Traité de Versailles, signé en juin 1919, contenaient tous les germes à l’origine de la Guerre mondiale suivante. Il aura alors fallu une vingtaine d’années seulement avant la déflagration de 1939 !
Alors, oui ! Boualem Bensaïd, Lionel Dumont, Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche, Chérif et Saïd Kouachi, Amedy Coulibaly, Abdelhamid Abaaoud et quelques autres, emprisonnés ou exécutés ces dernières années, ne sont peut-être que les premiers d’une liste de terroristes islamistes auxquels vont s’ajouter dans les temps prochains quelques autres en attente d’actions djihadistes… Mais après ?
Dans le terreau de populations déracinées et inassimilées, combien seront-ils demain à relever l’étendard sanglant du djihad ? Tout autant stimulés par l’exemple de leurs aînés mort au champ d’Allah que méprisant à l’égard de l’utopie droit-de-l’hommiste des gouvernements français successifs.
Combien de temps avant que les germes qu’on refuse de reconnaître, ne prolifèrent suffisamment pour déclencher le futur chaos, alors même que l’actuel n’est pas encore éradiqué ?
Stimulés par les événements récents, gageons qu’il ne faille pas attendre vingt ans pour cela…
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mardi, 24 novembre 2015
Les débuts de l’hécatombe droits-de-l’hommiste
La chronique de Philippe Randa
129 morts ! Et 159 blessés dont certains « graves » (plus de 80) alourdiront inévitablement le bilan mortifère final ! Il est certes difficile pour les médias d’aborder d’autres sujets de préoccupations des Français désormais en « état de guerre » comme l’a martelé le premier d’entre eux. Un François Hollande qui a instauré dans notre pays, à cause de cela, l’état d’urgence après les attentats du vendredi 13 novembre dernier.
Une question ne semble guère perturber les observateurs qualifiés, comme il est d’usage de les nommer : pourquoi la France ? Pourquoi sur notre sol les attentats terroristes les plus meurtriers quantitativement depuis la fin du dernier conflit mondial ?
Il y a peu, un Airbus A321 d’une compagnie russe explosait en vol. Une action revendiquée par l’État islamique (EI), logique contre un pays qui avait décidé une intervention militaire d’importance (enfin !) contre lui et à laquelle la Chine et l’Iran s’étaient immédiatement joints.
Mais la France ?
Une France dont le président voulait il y a quelques mois encore guerroyer contre le régime de Damas en soutenant ses opposants islamistes !
Une France dont le président n’avait de cesse de fustiger Wladimir Poutine, refusant de soutenir son action en s’engageant dans la vaste coalition internationale que le Maître du Kremlin réclamait !
Une France qui avait certes, voici peu, entrepris de bombarder l’EI, mais si symboliquement, si timidement, si inutilement que son action était considérée par tous avec un évident mépris condescendant.
Alors pourquoi l’État islamique a-t-il frappé – du moins comme il s’est empressé de le revendiquer – une France si grotesque sur le plan international et si peu dangereuse militairement ?
Et par des attentats parmi des civils dont l’ampleur ne peut que soulever l’indignation du Monde entier ?
Ne serait-ce pas parce que la France serait le pays le plus propice à exporter le djihad ?
Par le discrédit international de sa politique extérieure ! Par son gouvernement au plus bas dans les sondages ! Par sa Ministre de la Justice perçue comme une alliée objective avec sa sympathie affichée pour les délinquants et son arrogante agressivité envers des forces de police démobilisées parce que trop souvent désavouées par une hiérarchie outrageusement politisée ?
Et ne parlons pas de l’armée de la France aux budgets systématiquement rognés depuis des décennies et aux effectifs sans cesse diminués…
Mais surtout une France qui compterait 4 710 000 musulmans – soit 7,5 % de sa population – pour ne s’en tenir qu’au décompte publié en 2011 par le département Pew Forum on Religion & Public Life du Pew Research Center… alors que bien d’autres observateurs qualifiés estiment ses chiffres terriblement sous-estimés.
Cette population musulmane, on s’en doute, est un vivier idéal et d’importance pour susciter des vocations pour le djihad, l’État islamique le sait parfaitement. Comme il sait aussi que la répression d’or et déjà annoncée par le gouvernement de Manuel Valls se fracassera dans un premier temps sur une législation française qui protège de fait les terroristes : pour preuve, la fameuse réponse faite par les services du Ministère de l’Intérieur : « Ce n’est pas un délit de prôner le djihad, ce n’est pénalement pas répréhensible. »
Ce n’est pas un délit au regard de la loi française actuelle, certes, mais envisage-t-on alors de la modifier ? Et si oui, quand ? À quelle Saint-Glinglin ?
Et en attendant qu’on s’y décide – peut-être ! –, quel sera l’impact sur les jeunes islamistes désœuvrés du déchaînement islamophobe dans les médias, indéniable sous le coup de l’émotion soulevée par l’hécatombe du 13 novembre dernier ?
N’en prendront-ils pas prétexte pour se découvrir un idéal d’existence qui leur fait tant défaut par ailleurs, la France ayant lamentablement échoué dans sa politique d’assimilation ? Et comment en aurait-il pu être différemment pour un pays qui ne cesse de battre sa coulpe au nom d’une repentance aussi fantasmée que mortifère ?
Voilà des raisons pour lesquelles Daesh a frappé la France ; peut-être, sans doute, y en a-t-il d’autres… Les unes n’empêchant nullement les autres.
Poser des questions n’est évidemment pas y répondre, mais permet néanmoins de crever un abcès. Celui des utopies politiques – De « l’immigration est une chance pour la France » de l’ancien ministre Bernard Stasi à cette « France Black-Blanc-Beur » prônée par SOS Racisme et en passant par bien d’autres impostures politiques – qui ont trouvé leur réponse les mercredi 7 janvier et vendredi 13 novembre 2015.
Une réponse qui n’est pas un aboutissement, mais plus vraisemblablement les débuts de l’hécatombe droits-de-l’hommiste…
07:08 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | | Facebook | |
mardi, 17 novembre 2015
APRES LA SANGLANTE TRAGÉDIE, L’INSUPPORTABLE COMÉDIE
La chronique de Philippe Randa
Un traducteur français avait imposé, dans la célèbre série des années 60 du siècle dernier Le Prisonnier, la phrase « Bonjour chez vous » comme apostrophe de « souhait par politesse »… Va-t-on voir de même l’apostrophe « bon courage » devenir l’usage à venir ?
C’est en effet la politesse dont a fait preuve ma boulangère ce matin. J’ai d’abord crû à de l’humour – je venais de lui acheter une baguette et un pain aux raisins – mais non, pas du tout…
Après m’être contenté pour ma part d’un aussi traditionnel que peu original « bonne journée », je la quittais en réalisant que j’avais effectivement entendu, ce lundi matin « post-sextuple attentats du vendredi 13 novembre dernier », un journaliste nous informer que les gens ne se disaient plus « bonne journée » comme à l’accoutumée, mais, donc, « Bon courage » !
Pourquoi « Bon courage » ?
Pour supporter, après deux jours de matraquage compassionnel, les informations diffusées par les médias ? Soit pas grand chose sur les réalités des commanditaires de l’attentat – quelques arrestations et beaucoup de blablas convenus – et énormément de témoignages de citoyens « anéantis », « bouleversés », « furieux », « vindicatifs », mais dans l’ensemble plutôt « effondrés » qu’un tel massacre ait pu avoir lieu… chez eux ! Chez nous ! En France, patrie auto-proclamée des droits-de-l’homme !
Et parmi tous ces témoignages, peu de proches ou de parents des victimes, ce qui serait compréhensible, non ! surtout, principalement, quasi-exclusivement des anonymes qui n’avaient rien à dire d’instructif, mais qui tenaient à le faire savoir pour les plus grands besoins des chaines d’informations qui occupent ainsi leur temps d’antenne à peu de frais, mais à grosses rentrées publicitaires, évènement oblige !
Suis-je donc un père insensible de n’avoir eu que le simple réflexe de joindre, sans trop d’appréhension, je l’avoue, mon fils aîné samedi matin pour m’assurer, tout de même ! qu’il n’était pas allé au Bataclan vendredi soir ? Cela aurait pu, puisqu’il apprécie tout particulièrement le guitariste du groupe qui s’y produisait…
Suis-je donc un père irresponsable pour ne pas même lui avoir demandé s’il était traumatisé par cette tuerie ? Et pour avoir simplement appris à mon fils cadet – qui dormait ce soir-là dans la chambre à côté de la mienne – ce qui s’était passé en concluant simplement, mais assez sentencieusement : « Ce sont de vrais morts, pas comme à la télé ou dans tes jeux vidéos… Comprends que la guerre, ça existe “pour de vrai ». Et pour tout le monde. Personne n’en est à l’abri. Jamais ! Depuis la nuit des temps ! »… et sans insister plus que cela afin qu’il évite d’en prendre prétexte pour rechigner d’aller à l’école ce lundi matin, arguant d’une prévention des risques de mise en danger d’écolier…
Suis-je donc un être infâme lorsque j’entends – mi-énervé, mi-effaré, mi-amusé (tout dépend de l’importance de chaque moitié, on sait cela) – cette institutrice témoigner avec des trémolos dans la voix qu’elle a réfléchit tout le week-end aux mots qu’elle allait dire à ses élèves ce lundi matin pour « leur en parler » ? Mots qu’elle ne trouvait pas, la pauvre femme ! Drame du vocabulaire, de l’intelligence ou du formatage politiquement correct, au choix… ou un peu tout ça, sans doute !
Suis-je enfin un monstre passible d’un quelconque pilori citoyen pour songer, au fond de moi : « Ah ! les cons ! » en entendant tous ceux qui se croient fins en martelant leur « Bon courage » compatissants toute cette journée du lundi 16 novembre, et encore le lendemain pour les plus acharnés ?
Peut-être que oui, je suis tout cela, mais avec quelques circonstances atténuantes, tout de même : je fais partie de cette poignée d’hérétiques qui n’ont eu de cesse, ces dernières décennies, de tenter d’avertir nos compatriotes que cela allait arriver. Quoi ? Le massacre de ce vendredi 13 novembre ! Après quelques autres, de moindre importance numérique, mais tout de même ! Ce n’était pas le premier.
Et vous savez quoi, plus probablement encore, pas le dernier !
Vous dormiez en paix, braves gens ? Les droits-de-l’homme veillaient ? Allez, bon courage à vous aussi… et sans rancune !
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mardi, 10 novembre 2015
Le cinéma comme bouée de secours
La chronique
de Philippe Randa
Que n’a-t-on dit et bien souvent médit sur les erreurs dans les films historiques, les interprétations tendancieuses, caricaturales, hasardeuses et quoiqu’il en soit, pour les gens cultivés, de l’approximation et des oublis dont ils sont truffés. Oui, mais…
Malgré toutes les critiques que l’on peut, à juste titre, formuler sur bien des films historiques, ils ont au moins un avantage à notre époque : beaucoup pallient au naufrage de l’histoire dispensée par une Éducation dite nationale à chaque réforme plus douteuse.
Des parents m’expliquaient dernièrement qu’effondrés par l’enseignement de l’histoire dans sa classe (leur fils est en 6e) et de sa culture en générale, ils avaient palliés eux-mêmes à la situation… en lui faisant découvrir le passé de la France à travers une sélection de films historiques. Et de me citer pour exemple Vercingétorix avec Christopher Lambert dans le rôle éponyme.
« Il vaut ce qu’il vaut, mais au moins, notre fils aura retenu les noms de Vercingétorix qui a tenté d’unir les tribus gauloises divisées et indisciplinées et de Jules César commandant d’armées romaines qui ont vaincues grâce, justement, à l’obéissance à leurs chefs… et il aura appris les deux batailles importantes, celle de Gergovie remportée par les Gaulois et celle d’Alésia où ils furent défaits… Le minimum historique, certes, mais un savoir que l’école ne n’apporte plus bien souvent… »
Jugement excessif ? Voire…
Article publié dans le quotidien Présent
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jeudi, 01 octobre 2015
MORANO, MALIGNE COMME UNE « CONNE » ?
La chronique de Philippe Randa
Les propos de Nadine Morano sur la France « à majorité de race blanche aux racines judéo-chrétiennes » sont l’occasion de pétitions contradictoires ; l’une pour réclamer son éviction de la tête de liste de son parti aux prochaines élections régionales, l’autre pour soutenir l’évidence de ses propos.
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mardi, 29 septembre 2015
PAR DELA LA DROITE ET LA GAUCHE
de Philippe Randa
En politique, les changements d’étiquettes électorales sont courants… Quand ce ne sont pas les partis – généralement ceux de droite ou du centre – qui changent de noms au grée d’une pâtée électorale, de la prise en main d’un nouveau leader ou d’une stratégie de « renouveau » qui s’avère généralement un bluff de communication… ou les scissionnistes, s’imaginant que leur départ portera un coup fatal à leur formation délaissée et que les électeurs se laisseront inévitablement séduire par la création d’un nouveau parti, ce sont les transfuges qui rythment la vie politique.
Ainsi, François Meunier, conseiller municipal Front de gauche d’Antony (Hauts-de-Seine) tweetait récemment pour qu’on vienne le rencontrer sur son stand à la Fête de l’Humanité, mais ça, c’était au début du mois : aujourd’hui, il a rallié le Front national ! Car, explique-t-il, même si certaines prises de positions du parti à la flamme tricolore, notamment sur la nécessité de fermeture des frontières, ne sont pas les siennes, « on ne peut pas toujours adhérer à toutes les idées d’un parti (mais celui-ci est désormais le seul) à défendre la classe ouvrière (et) sur beaucoup d’autres sujets, notamment économiques, Front de gauche et Front national ne sont pas si différents » : une déclaration qui fera sans doute grincer quelques dents chez les intéressés.
Et pourtant, pour ce qui concerne les convictions réelles de François Meunier, remarquons qu’un véritable opportuniste aurait davantage été enclin à prendre à l’origine sa carte au Parti socialiste s’il est de gauche ou chez Les Républicains (ex-UMP) s’il est de droite – ou même encore chez les centristes – qu’au Front de gauche, au Front national, voire à Europe Écologie-Le Verts et ne parlons même pas d’autres formations, toutes groupusculaires.
En adhérant et en se faisant élire par le passé sous l’étiquette Front de Gauche, François Meunier bénéficie incontestablement d’une présomption de sincérité militante ; l’avenir le confirmera ou non.
Sur les grands débats actuels (choix entre souverainisme et européisme, entre politique d’ouverture ou de fermeture aux vagues migratoires, entre énergie renouvelable ou non, entre libéralisme ou dirigisme économique, Mariage pour tous, guerres internationales,…) ou plus anciens (suppression peine de mort, dépénalisation de l’avortement…), le citoyen peut revendiquer des convictions contraires au programme d’un parti auquel il apporte son suffrage.
Alors, est-il hérétique ou non de nouer des alliances ou de franchir le pas en rejoignant des camps supposés inconciliables ?
Si c’est le cas, à quoi bon alors organiser d’incessantes consultations électorales ? S’il doit être moralement interdit à un candidat d’évoluer, de changer de stratégie, pourquoi donc le serait-il permis davantage à un électeur, au risque qu’il passe lui aussi pour un indécis chronique, prêt à se laisser séduire, à défaut de convaincre, par le premier bonimenteur venu ?
Jusqu’à quand le citoyen supportera-t-il, toujours et encore, cette division arbitraire entre « droite » et « gauche », en surfant sur des définitions aussi brillantes que parfaitement creuses, puisqu’interchangeables, telle « gauche du travail et droite des valeurs », sous-entendant qu’à gauche on ignorerait les valeurs (lesquelles, d’ailleurs ?) et qu’à droite on mépriserait les travailleurs (Ah bon !)…
N’est-il pas plus judicieux de se positionner – et de s’opposer ! – sur des valeurs, dont celle du travail en particulier, par-delà la droite et la gauche ?
L’histoire a pourtant montré que les notions de « droite » et de « gauche », apparues à la Révolution française, n’ont jamais eu la moindre constance idéologique, toujours ballottées sur l’échiquier politique au gré des événements… et qu’elles n’ont d’autres utilitées en France de nos jours, qu’à assurer une rente électorale aux partis faillis de la Ve République.
10:35 Publié dans Combat nationaliste et identitaire, Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | | Facebook | |
jeudi, 24 septembre 2015
Fatales alliances politiques
La chronique de Philippe Randa
Le déclin du Parti communiste français est désormais inexorable depuis plus de trois décennies ; il ne survit encore que sous perfusion électorale permanente du Parti socialiste ; d’où l’impossibilité pour Jean-Luc Mélenchon à faire du Front de Gauche une alternative électorale crédible. Il en est pourtant le leader d’autant plus naturel qu’il est le seul à pouvoir légitimement, de par sa notoriété et son charisme, diriger la gauche de la gauche. Ou, vu le virage social-démocrate des représentants du Parti socialiste depuis 2012, plus simplement encore, la gauche.
Cet exemple aurait dû interpeller les dirigeants d’Europe écologie-Les Verts, seul parti ayant réussi à unir les différents courants écologistes – ce qui relevait de la gageure –, mais leur participation au gouvernement de Jean-Marc Ayrault leur aura porté un coup que certains prédisent fatal : non seulement, ils en sortirent décrédibilisés – humiliés ? –, mais pire encore divisés entre ceux qui accepteraient d’être les vassaux des socialistes pour peu qu’ils y gagnent un Ministère… et ceux qui entendent se libérer d’une telle condition, au risque de retomber dans une marginalité proche de la disparition.
On l’a entendu maintes et maintes fois, de ses ennemis comme de certains de ses « partisans » et surtout de ceux qui l’ont quitté ou ont été exclu du Front national : Jean-Marie Le Pen ne voulait pas le Pouvoir ! Pour preuve, à chaque fois qu’il aurait pu y avoir une « possibilité d’éventualité » de parvenir à une alliance de « toutes les droites » contre la gauche, le Menhir y allait de sa provocation… ou d’une surenchère d’exigences qui faisait immanquablement capoter tout espoir d’entente électorale !
Oui, mais… N’aurait-il pas eu raison, envers et contre tous, de maintenir son mouvement droit dans ses convictions, refusant obstinément toutes compromissions avec les faillis d’un système qu’il combat et laissant du temps au temps : celui de prouver qu’il était finalement le bon choix électoral ? Le seul ?
Certes, le prix à payer à été lourd : quarante ans d’isolement politique, couvert de cette tunique politique de Nessus contemporaine qu’est l’infréquentabilité, mais à tenir coûte que coûte, malgré les défaites, malgré les défections de ceux qui n’y croyaient plus et abandonnaient, malgré les années qui passaient et le rapprochaient, lui, le leader historique, de cette retraite qu’il a toujours abhorrée… et qui lui a été infligé, avec la perte de son adhésion au Mouvement à la flamme tricolore et tout le fracas médiatique qui en a résulté.
Depuis qu’elle assure sa succession, sa fille Marine a également tenu la même ligne intransigeante, parallèlement à sa volonté affichée de dédiaboliser ce mouvement, ou plutôt, plus justement, de le crédibiliser.
Résultat : le Front national est aujourd’hui le premier parti dans les urnes ; envoyant le plus grand nombre de députés européens à Strasbourg l’année dernière et – les sondages le prédisent en tous cas – en passe de conquérir des régions françaises à la fin de cette année-ci.
Rien n’est encore gagné pour le FN, bien sûr, mais il semble néanmoins que tout semble déjà mal parti pour les partis qui ont fait le choix, ces dernières décennies, de la stratégie contraire, soit des alliances électorales souvent contre-nature et à l’évidence suicidaire.
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mercredi, 16 septembre 2015
Humanitaire über alles
de Philippe Randa
« Le vrai combat des hommes ne se situe pas sur les champs de bataille. Les guerres ne sont jamais une solution. Vous êtes quelques-uns qui avez fait de la souffrance une arme plus meurtrière que les canons et les bombes » : cette citation est extraite d’une nouvelle écrite par mon père. Un soldat allemand, recherché pour crime de guerre, apostrophait ainsi un ancien partisan juif, rescapé des camps de la mort.(1)
Elle pourrait aujourd’hui, parfaitement, être appliquée à la politique de l’actuelle chancelière allemande Angela Merkel… En ouvrant grands les bras aux migrants venus du Moyen-Orient et en se « (réjouissant) que l’Allemagne soit devenue un pays avec lequel les gens associent de l’espoir, c’est quelque chose de très précieux si on regarde notre histoire », le monde découvre avec stupéfaction, et pour beaucoup, sans doute, avec effroi, que l’Allemagne en a fini avec sa contrition imposée depuis 1945 et la défaite du IIIe Reich : elle ambitionne bel et bien d’être à nouveau un géant politique et plus uniquement un géant économique.
En prenant de court tous les Européens, indécis comme à leur habitude, et en frappant là où on ne l’attendait pas, la chancelière allemande a réalisé une blitzkrieg diplomatique que n’aurait pas renié le général Guderian : « Ce que nous vivons est quelque chose qui va continuer de nous occuper dans les années à venir, nous changer, et nous voulons que le changement soit positif et nous pensons que nous pouvons y arriver », a-t-elle déclaré à la presse.
Qu’importe, à l’heure où ses lignes sont écrites, que la Bavière connaisse de successifs chiffres records d’arrivées de migrants, l’intendance suivra. Seul compte les témoignages tel celui de Mohammad, réfugié de 32 ans de la ville syrienne dévastée de Qousseir (relayés par Le NouvelObs) : « Les gens nous traitent tellement bien ici, ils nous traitent comme des êtres humains, ce n’est pas comme en Syrie », et surtout les larmes qui lui coulent des yeux : chacune d’elle nettoie avec « force vigueur » le passé honni de la première puissance économique européenne.
Mais une bonne offensive, fusse-t-elle politique, ne pourrait s’avérer gagnante qu’appuyée par une réalité économique, comme une offensive terrestre n’est désormais envisageable qu’avec un solide appui aérien.
L’Allemagne paiera ? Un peu, sans doute, mais pas seule et Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l’Économie, l’a bien rappelé lors d’une conférence de presse : « L’Allemagne, l’Autriche et la Suède ne peuvent pas être les seuls pays qui accueillent des réfugiés. » A bon entendeur, à vos bourses ! messieurs-mesdames les auto-proclamé(e)s humanitaires.
Et si cela ne devait pas suffire à comprendre la stratégie allemande, Angela Merkel porte le coup de grâce en déclarant : « Nous savons que nous avons été rapides quand il s’est agi de sauver les banques (pendant la crise financière), je trouve que nous devons être tout aussi rapides quand il faut soutenir les Länder et les communes. »
En quelques jours d’offensive migratoire, la chancelière allemande a fait oublier son intransigeance vis-à-vis des Grecs et de leur faillite ; elle a accaparé le bénéfice de la souffrance tant exaltée par les médias de l’invasion migratoire et a mis tous les autres pays européens au pied du mur de leurs évidentes contradictions, de leurs totales impuissances et de leurs hypocrites tergiversations…
Dans les temps prochains, certains continueront sans doute à fustiger, encore et toujours, le passé allemand… Mais ce leur sera sans doute plus difficile et même… impossible ?
Note
(1) Guerre Tribale, Peter Randa, in Contes d’Europe, Le Flambeau, 1989.
Chronique publiée aussi sur Métamag
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vendredi, 11 septembre 2015
Crimes en libre circulation
La chronique
de Philippe Randa
Fin juillet, un dingue a abattu en direct aux États-Unis deux reporters d’une chaîne de télévision dont lui-même avait été licencié parce qu’il aurait été noir et homosexuel. Il se suicida peu après son « exploit ».
Ce fait divers tragique fut une fois de plus l’occasion pour ceux qui militent contre la libre circulation des armes à feu aux États-Unis de se faire entendre… et à l’Administration Obama d’appeler le Congrès à légiférer pour mieux encadrer la vente et l’utilisation des armes à feu.
Le lendemain de cette tuerie américaine, avait lieu en France une fusillade dans un camp de gens du voyage à Roye (Somme). Bilan : quatre morts, dont un nourrisson et trois blessés. Ni racisme, ni homophobie pour le tireur « présumé », forcené qui réfléchit depuis lors en prison aux méfaits de l’alcool et qu’il n’est pas judicieux de régler ses problèmes sa famille de telle manière.
Début septembre, au petit matin, un incendie a ravagé un immeuble rue Myrha à Paris : huit personnes, dont deux enfants y ont laissé leur vie et quatre blessés sont depuis lors en « urgence relative » ; incendie d’origine criminelle selon toute probabilité :« La piste criminelle est privilégiée », a indiqué le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et un suspect a d’ailleurs été interpellé en possession d’une bougie et d’un briquet au moment de son arrestation.
En France, les armes sont étroitement contrôlées… et cela n’empêche pourtant nullement les hécatombes. C’est le crime, lui, qui comme partout ailleurs, est en libre circulation. Simple constatation.
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jeudi, 27 août 2015
Poker menteur économique
La chronique
de Philippe Randa
L’expression de Jean-Pierre Raffarin sur la France d’en haut opposée à la France d’en bas est désormais régulièrement reprise par les médias ; l’ancien Premier ministre reconnaissait ainsi le fossé séparant une certaine frange sociale de notre population, particulièrement privilégiée, d’une autre, celle des exclus.
On ne peut s’empêcher d’y penser quand on apprend ce jour qu’un simple courriel du patron d’Appel… a été estimé à 70 milliards !
Alors que des rumeurs alarmistes faisaient état de craintes sur les ventes réalisées par son groupe en Chine – l’action dévissant de 13 % lundi matin – Tim Cook s’est fendu d’un simple message électronique envoyé à un journaliste affirmant que « tout allait bien Madame la marquise » : « Je peux vous dire que nous avons continué de constater une forte croissance pour nos activités en Chine en juillet et en août » !
De précisions de l’un ou de vérification de l’autre, point ! Si monsieur Cook le dit, c’est forcément vrai, point barre… et dès 18 heures, ce même lundi, l’action Apple affichait une hausse de 2,2 %. Un différentiel de quelque 85 milliards de valeur retrouvée pour Apple dans la journée. Puis l’action baissant à nouveau légèrement de 1,7 %, l’écart final s’est conclut à 70 milliards de dollars !
Qui donc aura le courage de reconnaître que la stabilité de l’économie mondiale, tant vantée par tous ceux qui vantent les bienfaits de la mondialisation, n’est en fait, finalement, qu’une vaste partie de poker… menteur !
Certes réservé à un « Monde d’en haut » et hors de portée d’un Monde d’en bas, méprisé pour mieux le duper !
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mardi, 18 août 2015
Des Dieux, ces Aïeux du stade !
La chronique de Philippe Randa
Les médias n’ont pas manqué de rapporter les extraordinaires prouesses à vélo Robert Marchand : après avoir, à 102 ans, battu son propre record, soit 26,952 km en soixante minutes (2,692 km de mieux que l’année dernière en Suisse) en février 2014, il a grimpé le 26 novembre suivant un col en Ardèche qui porte son nom pour fêter ses 103 ans à l’issue d’une montée de 10 kilomètres avec 450 m de dénivelé en 56 minutes !
Une exception, Bob le magnifique ? Pas vraiment ! Ils sont ainsi 8 058 inscrits, de 98 nationalités différentes, classés par tranches de cinq ans à partir de 35 ans, à concourir pour le championnat du monde d’athlétisme vétérans.
Épreuve phare de ces jeux très particuliers, le 100 mètres qui verra s’affronter sur la piste du stade de Balmont, dans le quartier lyonnais de La Duchère, huit concurrents dans la catégorie « 90 ans et plus ».
Passe encore de vieillir ; mais courir à cet âge ! Tant pis pour les obsédés du jeunisme… et du carriérisme : les prouesses des « Aïeux du Stade » valent largement celles de bien des champions nationaux ou olympiques et même davantage que celles de bien des « stars » qui paradent sur les podiums, déguisés par la publicité comme des sapins de Noël et fiers de leurs juteux contrats dont ils clament sans vergogne les montants démentiels, prétextant que leur « carrière » est brève et qu’ils doivent ramasser un max au plus vite… Eux n’attendent de récompense ni sonnante, ni trébuchante. Un simple coup de chapeau fera l’affaire. Mais haut-de-forme, le chapeau !
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jeudi, 13 août 2015
Évidente goujaterie !
La chronique
de Philippe Randa
Elle a traversé 800 ans, la Cathédrale Sainte-Marie de Saint-Bertrand-de-Comminges dans les Pyrénées Centrales qui rassemble en un vaisseau unique 3 églises, d’époques, de styles, de constructeurs différents : romane, gothique et renaissance ! Une splendeur… que vient néanmoins gâcher d’inappropriés panneaux d’informations intérieurs.
L’un nous indique que l’on devra s’acquitter d’« “une participation aux frais”, perçue par la Mairie pour faire face aux dépenses d’entretien du bâtiment… » : rien de scandaleux, si ce n’est cette précision : « La communauté chrétienne ne perçoit pas un centime sur ces entrées… »
Un autre panneau enfonce le clou : « Si vous avez la foi, vous rejoindrez par cette démarche la foule des pèlerins des générations passées venue se recueillir… (et si) vous ne partagez pas la foi des chrétiens : Ne troublez pas le silence de cet espace… », tandis qu’un troisième rappelle qu’il est nécessaire de « respecte(r) ce lieu dont la vocation première reste le culte chrétien » : pas évident pour tout le monde, donc !
Est-il indispensable d’être croyant pour reconnaître que c’est tout de même à « la communauté chrétienne » que l’on doit un tel joyau d’architecture religieuse ? Annoncer ainsi qu’elle ne tire aucun bénéfice d’une participation aux frais d’entretien est d’une rare mesquinerie et d’une parfaite goujaterie… Quant à faire partie de « la foule des pèlerins des générations passées », qui que l’on soit et quelle que soit sa conviction religieuse, on la grossit de fait, du simple fait de sa présence… Quant à respecter le lieu, c’est également une évidence, du moins pour tout honnête homme…
Trouve-t-on de similaires panneaux d’informations dans les mosquées, les synagogues ou les temples ? Pour ma part, j’en doute… Et je les y trouverais tout autant parfaitement déplacés !
Les chroniques de Philippe Randa sont publiées dans Présent.
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mardi, 28 juillet 2015
Les petits profits de l’immigration
La chronique
de Philippe Randa
En 1985, l’ancien ministre Bernard Stasi écrivait que « l’immigration est une chance pour la France » ! En 2015, elle peut aussi être une façon d’améliorer des bilans d’exploitation pourtant déjà largement bénéficiaires !
Ainsi, la société privée Groupe Eurotunnel dont les ventes ont progressé de 9 %, qui enregistre une hausse de chiffre d’affaires pour le onzième semestre consécutif, qui a dégagé un profit avant impôt de 56 millions d’euros en 2014 (contre 20 millions l’année précédente) et que le quotidien Le Monde estime être « désormais une machine à cash parfaitement huilée » ! D’ailleurs, sa direction se félicite « (de s’être) fixé comme objectif d’atteindre 500 millions d’excédent brut d’exploitation en 2015 (et de réaliser) cet objectif avec un an d’avance. »
Néanmoins, pour son PDG Jacques Gounon, Eurotunnel assure « une forme d’étanchéité du tunnel sous la Manche par rapport au passage des migrants en Grande-Bretagne, puisque le nombre de migrants interceptés par les forces britanniques se compte sur les doigts de la main. L’essentiel est intercepté en France. Ça a un coût »
Et quel coût ! Eurotunnel réclame donc une indemnisation de 9,7 millions d’euros à la Grande-Bretagne et à la France pour « compenser ses dépenses de sécurité et sa perte d’exploitation liées à l’afflux de migrants qui tentent de rallier la Grande-Bretagne via le tunnel sous la Manche… »
S’il n’y a pas de petites économies, il n’y a pas non plus de petites sources de profits à négliger… et on sait bien que les petites rivières font les grands fleuves ! Tout comme les petites filières de la clandestinité, les grandes marées de l’immigration, d’ailleurs !
Publiée dans le quotidien Présent
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mercredi, 01 juillet 2015
Caroline Fourest persona non grata chez Laurent Ruquier
La chronique de Philippe Randa
Décidément, ça remue dans le petit monde des médias ! À grands coups de gueule, de prise-de-becs et… de bannissement ! Dernier exemple en date, la tragi-comédie jouée en direct dans l’émission On n’est pas couché de Laurent Ruquier entre Aymeric Caron et Caroline Fourest. Le premier ose rappeler à la seconde les accusations de diffamation qui l’ont visée en 2013 et du procès qui s’en est suivi.
L’accusation venait d’une jeune musulmane qui avait fait condamner Caroline Fourest à lui verser 3 000 euros de dommages et intérêts et 3 000 euros de frais de justice. »
Peu habituée à être ainsi malmenée, la nouvelle pasionaria des féministes anti-fascistes (elle en voit partout !), perd ses nerfs et aboie : « Je ne vais pas recevoir de leçons de vous. J’essaie d’être la plus rigoureuse possible, vraiment. Vous avez une obsession qui est celle de discréditer les gens, parce que vous avez un problème de confiance en soi. En fait, ça me fait chier de parler à quelqu’un d’aussi con que vous, je suis désolée. »
Et l’indignée d’affirmer qu’elle avait gagné en appel ce procès ! Dont acte… mais pas bon acte : d’après elle, la partie adverse aurait laissé filer le « délai de prescription » et abandonné les poursuites, ce que dément l'avocat de la partie civile ; l'affaire serait toujours en cours, la cour d'appel ne s'étant pas encore prononcée… Hou, la menteuse !
Si Dame Fourest n’accepte pas d’être prise à parti, Laurent Ruquier, lui, n’apprécie pas l’esclandre sur ses terres. Et de faire savoir haut et fort qu’il n’invitera plus la vilaine dans son émission.
Caroline Fourest devient donc persona non grata… comme la première Marine Le Pen venue !
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vendredi, 26 juin 2015
Arroseurs arrosés au pays de la SF
La chronique de Philippe Randa
Quand gauche et extrême gauche dénoncent ouvertement un écrivain d’être de droite ou pis encore de la droite dite extrême, c’est normal et si le danger fascistoïde est jugé imminent, la délation préventive est nécessaire. Mieux vaut prévenir, n’est-ce pas ?… No pasaran, comme ils disent !
Mais patatras ! Aux USA, les dernières nominations aux Hugo Awards, prestigieux prix récompensant les œuvres littéraires de SF et de fantasy, ont vu « pasaran » les auteurs choisis par un mouvement de passionnés de science-fiction, les « Sad Puppies » (« chiots tristes ») : des auteurs, victimes d’après eux, du « politiquement correct (…) pour la plupart des hommes blancs, classés à droite ou libertariens, selon leurs détracteurs », rapporte Le Monde.
Leurs listes de « choix recommandés » ont tellement été soutenues par leurs membres que la quasi-totalité de leurs candidats sont parvenus en avril dernier jusque dans les sélections finales… au grand dam des « bien-pensants » qui jugent évidemment que leurs critères de sélections sont davantage politiques que littéraires : les arroseurs arrosés, en quelques sortes !
Pire encore, un autre groupe plus radical, les « Rabid Puppies » (« chiots enragés ») ont présenté leur propre liste qui a dépassé toutes les autres… : Victoire sans appel de la droite dite extrême sur la droite modérée. Et hurlements, on s’en doute, dans les médias qui entonnent le couplet bien connu du racisme, de l’anti-féminisme et de l’antisémitisme, sur fond de suprémacisme blanc, mais leurs habituelles litanies semblent tout de même faire long feu, désormais…
Parue dans le quotidien Présent
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vendredi, 22 mai 2015
NKM pire que Jack Lang ?
Philippe Randa
Nathalie Kosciusko-Morizet, toujours à l’affut d’une excentricité, veut « préserver la diversité artistique libre et indépendante qui a fait l’âme (d’un) quartier », à Belleville, dans le XXe arrondissement de Paris. Une de ses ruelles, dénommée Dénoyez, est en effet « devenue touristique depuis une dizaine d’années grâce aux graffitis colorés qui ornent ses murs », rapporte Le Parisien.
Un projet de construction de logements sociaux et d’une crèche mettrait en effet en péril « l’âme du quartier »…
Ah ! le graffiti, que Jack Lang, Ministre de la culture, avait en son temps considéré comme de l’Art pour l’inviter en 1991 dans une institution culturelle d’importance à Nantes… puis qu’il avait accueilli l’année suivante au musée des Monuments français.
En 2013, NKM avait déjà fait le buzz, comme on dit, en s’émerveillant dans un entretien au magazine Elle d’« un lieu de charme à la fois anonyme et familier… » : elle parlait alors du métro où il lui arrivait de « … faire des rencontres incroyables (et où il y aurait) des moments de grâce. »
La presse s’était alors gaussé comme il se doit de la candidate UMP à la Mairie de Paris… De même avec sa photo, à la même époque, où on la voyait « cloper », en blouson de cuir et tignasse au vent, en compagnie de SDF… Photo où elle ne distinguait guère de la faune des laissés-pour-compte de la société.
Quant aux électeurs, ils n’avaient pas manqués de lui offrir la veste électorale qu’elle méritait, tandis que nombre de facétieux camarades de son parti la surnommait alors « La Folle de l’UMP ».
On se demande pourquoi !
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mardi, 28 avril 2015
Combien vaut la survie d’un trafiquant ?
La chronique
de Philippe Randa
En 2007, le français Serge Atlaoui a été condamné à mort en Indonésie pour avoir travaillé à la construction d’un laboratoire clandestin d’ecstasy. Depuis huit ans, il hantait les couloirs de la mort, mais son ultime recours en révision vient d’être rejeté.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon lui-même a demandé aux autorités locales de ne plus avoir recours à la peine capitale. Une dizaine de condamnés sont ainsi dans l’attente de leur exécution. Partisans et adversaires de la peine de mort s’affrontent donc à nouveau. Mais si le gouvernement indonésien devait commuer en détention perpétuelle les peines de tous les condamnés ou d’une partie seulement d’entre eux, cette clémence ne serait-elle pas perçue comme un signe de faiblesse, voire de soumission à des puissances étrangères ? Prendra-t-il le risque ?
En février dernier, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, avait plaidé sa cause… sans succès ! Depuis, c’est François Hollande lui-même qui intervient pour sauver sa tête, brandissant des menaces de « conséquences diplomatiques » (sic !).
Et si les Indonésiens avaient tout simplement négocié depuis huit ans la survie de Serge Atlaoui dans leurs geôles pour répondre à des marchandages bassement politiciens de nos élus, soucieux de grapiller le moment venu quelques points de popularité dans les sondages ? Cela n’avait pas trop mal réussi au précédent locataire de l’Élysée lorsqu’il s’était agi d’infirmières bulgares incarcérées en Libye…
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samedi, 11 avril 2015
La Gauche et ses couards !
La chronique de Philippe Randa
Cette fois, il va être difficile à la Gauche de dénoncer la droite dite extrême après le suicide de Jean Germain, sénateur socialiste et ex-Maire de Tours… Les accusations ne proviennent pas comme pour Roger Salengro en 1936 d’une campagne de presse – celle de L’Action française, relayée ensuite par Candide – qui cloua au pilori ce ministre du Front populaire pour avoir été un déserteur durant la Grande Guerre.
C’est en effet la Justice de la République qui comptait réclamer sous peu des comptes à Jean Germain pour « complicité dans l’organisation de simulacres de mariage »…
Politiciens et journalistes se contentent de jouer sur le registre de l’émotionnel pour les premiers, de la défense du droit à l’information pour les seconds, alors qu’une évidence interpelle plus probablement le citoyen-électeur, celui qui se réfugie dans l’abstention tout autant que celui qui se détourne désormais de l’UMPS : qui peut croire qu’un innocent se suicide – quelle que soit l’accusation – alors qu’il allait avoir la possibilité de se défendre pour obtenir (peut-être) de la Justice qu’elle lave son honneur ?
Jean Germain, par peur d’affronter la Justice, laissera donc le souvenir d’un élu corrompu dans le souvenir de ses contemporains d’abord ; dans la petite histoire de la République ensuite.
Et supportera désormais pour toujours la même tunique de Nessus de couardise que Roger Salengro.
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jeudi, 05 mars 2015
Crise de nerf pour casse-croûte électoral
La chronique de Philippe Randa
A-t-on le droit de ne pas être d’accord avec madame Taubira, actuelle Garde des Sceaux du gouvernement socialiste ? A-t-on le droit de contester les mesures qu’elle préconise ? Les lois qu’elle propose ? Ses déclarations ? Ses actes ? Ses mesures ? À l’évidence, non ! Le député-maire UMP de Tourcoing Gérald Darmanin vient de l’apprendre à ses dépens.
Ayant déclarée que l’intéressée était un véritable « tract ambulant pour le FN », ni plus, ni moins, celle-ci a laissé éclater sa rage – et quelle rage ! – dès la sortie du conseil des ministres, hier mercredi… dans une envolée où l’emphase le dispute à la haine, elle n’a mâchée ni son mépris, ni ses insultes : « Lorsqu’une personne (Darmanin) a autant de toiles d’araignées dans la tête »… « Lorsqu’une personne est inculte à ce point, pauvre, indigente, moralement, politiquement, culturellement »… « Ses paroles, qui sont des insultes, incontestablement (…) Mais qui sont surtout des déchets de la pensée humaine »…
Accuser Dame Taubira d’être une propagandiste du Front national semble donc aussi politiquement incorrect que de la comparer à un animal de compagnie du Seigneur de la Jungle. Et, semble-t-il, bien plus grave pour celle-ci qui, rappelons-nous, n’avait traité que par le mépris ladite comparaison et sans faire de déclarations fracassantes (c’est le mouvement guyanais Walwari qui saisira à cette occasion un tribunal qui condamnera à de la prison ferme (neuf mois, tout de même !) une bloggeuse indélicate… avant que ne soit condamnée à une amende l’hebdomadaire Minute, privée de cette « liberté d’expression » qui semble pour beaucoup être désormais la propriété exclusive de son concurrent Charlie hebdo).
Quoiqu’il en soit, perdre ses nerfs pour ce qui ne peut passer, aux yeux de l’Opinion publique, que comme une dérisoire tragi-comédie politicienne, ne peut profiter, finalement qu’au seul Front national, comme a beau jeu de le faire remarquer son vice-président Florian Philippot : « On va de polémique artificielle en polémique artificielle. On parle peu des vrais problèmes des Français, du chômage, du pouvoir d’achat. Il faut arrêter d’avoir la haine contre les électeurs et le Front national. Et il faut enfin s’intéresser aux difficultés rencontrées par les Français. »
Mais justement ! À quelques jours d’une bérézina annoncée dans les urnes pour la Gauche à l’occasion des électorales départementales, Christiane Taubira a sans doute estimée que faire le jeu du Front national était plus grave, sinon gravissime, que voir son image personnelle ridiculisée. C’est qu’on ne plaisante pas avec le casse-croûte électoral, chez ces gens-là…
On dit que la grande force du Diable est de faire croire qu’il n’existe pas. Peut-être, oui… Mais il est plus certain encore que celle d’un parti politique est de voir ses rivaux s’entredévorer ainsi, sans décence aucune, sous les yeux à l’évidence dégoutés de tant d’électeurs encore indécis !
08:41 Publié dans Philippe Randa | Lien permanent | Commentaires (0) | | Facebook | |
mercredi, 18 février 2015
Langue de bois et douteux amalgame
La chronique de Philippe Randa
On connaît la langue de bois, si chère aux politiciens ; l’amalgame douteux ne vaut certes mieux et la récente déclaration du Ier Ministre français en est un exemple… Quel besoin a donc eu Manuel Valls de parler d’« islamo-fascisme » après les attentats terroristes en France, puis au Danemark et la profanation du cimetière de Sarre-Union (Bas-Rhin) ? En quoi la doctrine élaborée par Benito Mussolini en Italie dans les années 20 du siècle dernier a-t-elle quelque rapport avec la religion musulmane d’une part et la profanation de cimetières juifs d’autre part ?
Mais Manuel Valls s’adressait-il au peuple de France ou plutôt au premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou après que celui-ci ait invité ses coreligionnaires à quitter l’Europe – pas seulement la France ! – pour émigrer (se réfugier ?) – en Israël… ce qui lui donnerait probablement prétexte à justifier de nouvelles colonisations au détriment du peuple palestinien…
Des esprits malintentionnés pourraient en déduire que le terrorisme sanglant des djihadistes qui frappe nos sociétés semble servir avant tout les ambitions mal-dissimulées de ce dirigeant d’un pays qu’ils détestent tout particulièrement…
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samedi, 31 janvier 2015
Apprentis-djihadistes en culottes courtes
La chronique de Philippe Randa
S’il fut un temps où, selon Corneille, « aux âmes bien nées, la valeur n’attendait point le nombre des années », il en est un autre, contemporain, où le djihad n’attend point non plus le poil où on pense… Pour preuves, les interpellations d’apprentis-djihadistes en herbe, la semaine passée : 8 et 9 ans à leurs compteurs respectifs !
Le premier a gravement menacé la République, ses ors et ses œuvres, en affirmant que les journalistes de Charly Hebdo n’avaient eu que ce qu’ils avaient cherchés : « Parce qu’ils ont caricaturé le prophète. Moi, je suis avec les terroristes. »
Le second, parce qu’il « aurait » dit « Allah akbar, vive le Coran ! » entre escalope de dinde frites et flamby dans une cantine municipale… Dénoncé par un autre élève, une des cantinières, n’écoutant que son courage citoyen et bravant l’inévitable menace de fatwa future, s’est empressée d’alerter la gendarmerie de Villers-Cotterêts (Aisne) ; les Cruchot locaux accoururent aussitôt pour appréhender le dangereux personnage, pas encore barbu et en pleine digestion.
Audition faite de celui-ci, il n’aurait rien dit du tout et aucun témoin n’a d’ailleurs pu corroborer les faits.
Les bottins à fin d’interrogatoires instructifs n’étant plus en vigueur depuis la prolifération de l’informatique, les pandores n’ont pu obtenir d’aveux significatifs et le père de l’enfant, mauvais joueur, n’a pas manqué de déposer plainte le 23 janvier pour dénonciation calomnieuse et diffamation.
Penaud, le procureur a alors admis un « emballement inutile » et préconisé que la leçon serve pour l’avenir afin d’éviter toute récidive dans un tel ridicule.
La France est donc passé en quelques années de « l’enfant-roi » à « l’enfant-suspect », non pour des actes répréhensibles avérés, mais donc pour de simples paroles, parfois simplement supposées…
Paroles qui, rappelons-le, n’ont d’ailleurs rien de menaçantes dans le cas précis de Villers-Coterets, « Allah akbar » signifiant simplement « Dieu est (le) plus Grand »… Quant à « Vive le Coran ! », on en pense ce qu’on veut, mais reconnaissons tout de même qu’il y a des exclamations plus menaçantes.
Doit-on s’attendre désormais à des vagues d’arrestations pour menaces (« Tar’ ta gueule à la récré »), mendicité (« Tu m’donnes un bonbon ? »), diffamation (« C’est celui qui le dit qui l’est »), discrimination (« J’veux pas jouer pas avec toi ! »), harcèlement sexuel (« Tu m’fais un bisou ? »)…
Wladimir Poutine avait promis de buter les terroristes « jusque dans les chiottes » ; nos forces de l’ordre anticipent en étant déjà pour l’heure à les traquer jusque dans les cours d’école !
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