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jeudi, 18 décembre 2014

Talibans : le carnage

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Caroline Parmentier
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Chaque jour apporte son lot de barbarie islamiste aux quatre coins du monde. Les talibans pakistanais ont perpétré mardi la plus sanglante attaque terroriste de l’histoire du pays dans une école d’enfants de militaires, massacrant 141 personnes dont 132 enfants.

L’assaut de l’école de Peshawar s’est achevé après plus de sept heures de combat par la mort des six tueurs. Les récits de survivants racontent comment les talibans sont passés de classe en classe en abattant à la chaîne des enfants parfois âgés d’à peine dix ans. Les traquant jusque sous les bancs pour les achever. Une méthode dont s’était inspirée Mohamed Merah en assassinant chez nous les enfants de l’école juive Ozar-Hatorah de Toulouse.

Le carnage a été revendiqué par le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), principal groupe islamiste du pays et auteur de l’attaque contre Malala en 2012, qui a choisi cette école car « les enfants de plusieurs hauts gradés de l’armée y étudient ». Islamabad a en retour réaffirmé sa détermination à éradiquer ce groupe dont les attaques ont tué plus de 7 000 personnes dans le pays depuis 2007.

Sur son lit d’hôpital, l’un des survivants, Shahrukh Khan, 16 ans, gardera longtemps en mémoire l’image de ce taliban qui criblait de balles les écoliers et comment lui-même s’est tordu de douleur mais retenu de crier lorsqu’il en reçut deux aux jambes, faisant le mort. Après avoir longtemps « attendu d’être fusillé, les yeux fermés », il perdra connaissance mais se réveillera à l’hôpital, miraculé.

Le bilan est effroyable : hors assaillants, l’attaque a fait 141 morts, dont 132 enfants et 124 blessés dont 121 enfants, a annoncé dans la soirée le porte-parole de l’armée, le général Asim Bajwa. L’hôpital public Lady Reading de Peshawar a été assailli par des parents noyés de chagrin en voyant arriver les dépouilles de leurs enfants aux uniformes trempés de sang.

" La charia la plus stricte "

Souvent accusée par le passé de liens troubles avec des groupes armés islamistes, l’armée s’est décidée en juin dernier après plusieurs années d’hésitation, à lancer une offensive contre le TTP dans le Waziristan du Nord, une zone tribale située à la frontière afghane et considérée comme son principal bastion. Le TTP n’a pas réagi pendant plusieurs mois et s’est même divisé en factions rivales dont certaines semblent avoir abandonné le « djihad » contre le gouvernement pakistanais décrété en 2007 pour le punir de son alliance avec les « infidèles » américains. Mais d’autres, extrêmement fanatisées et violentes, sont déterminées à massacrer méthodiquement les civils faute de pouvoir affronter l’armée.

Le TTP, qui réclame l’instauration dans le pays de « la charia la plus stricte », a détruit des centaines d’écoles ces dernières années. C’est ce groupe qui a tenté en 2012 d’assassiner Malala Yousafzaï, la jeune militante pour l’éducation couronnée cette année du Prix Nobel de la paix. Le chef actuel du TTP, le mollah Fazlullah, a encore accentué le radicalisme religieux du mouvement et sa sauvagerie.

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dimanche, 14 décembre 2014

Steve Degoulet, assassiné à Evreux

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Petits frissons chez les bobos : le congrès du GUD revu et corrigé par l'Obs et Rue 89

Le jour où extrême droite et néonazis européens se sont réunis à Nanterre

Source cliquez ici

Samedi 22 novembre se tenait le meeting de l’extrême droite européenne. Intitulé Réveil des nations, il avait lieu à Nanterre, à quelques kilomètres à peine de la capitale.

Le document que nous publions montre comment l’internationale de l’ultra-droite, allant jusqu’aux néonazis d’Aube dorée en Grèce, tente de s’organiser pour profiter de la crise européenne.

Ce rassemblement a eu lieu à huis clos, théoriquement sans journaliste. Ce compte-rendu (écrit sous pseudo) nous est néanmoins parvenu, et la teneur des discours montre les obsessions de cette mouvance et sa stratégie de noyautage des mouvements populaires, y compris la suggestion que l’extrême droite infiltre les ZAD (zones à défendre).

A lire pour comprendre ce qui se joue dans cette frange située à la marge du système. Pierre Haski

Les principaux partis d’extrême droite du continent ont répondu présent à l’appel du GUD (Groupe union défense), comme les Grecs d’Aube dorée et les Italiens de CasaPound.

Aucun journaliste n’était accepté à l’entrée. Une équipe du « Petit Journal » de Canal+ a bien tenté le coup, mais sans succès. Seul journaliste présent, incognito, j’ai réussi à pénétrer à l’intérieur et à enregistrer les discours que je rapporte ici.

Une plongée dans un microcosme méconnu qui prend de plus en plus d’ampleur en Europe, mais aussi en France, et a pu se réunir en toute impunité en banlieue parisienne.

Le lieu du meeting n’a été communiqué que le matin même sur Internet, comme c’est d’usage pour ce genre de rassemblement.

En sortant du RER, je rejoins à pied le lieu du meeting, un petit quart d’heure de marche dans une zone semi-industrielle, située derrière les voies de chemin de fer. Devant moi, deux jeunes marchent, suivis par un homme seul, puis par un couple. Tous se dirigent vers le lieu du meeting.

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Meeting de l’extrême droite européenne, le 22 novembre 2014 à Nanterre (DR)

Au bout d’une ruelle se trouve donc l’espace Jenny. Une salle connue il y a quelques années pour ses soirées de catch amateur. Aujourd’hui, elle abrite régulièrement des mariages : 300 places assises, une piste de danse, un podium…

Plus de 300 personnes (600 selon les organisateurs) s’étaient donné le mot : tout ce que l’Europe compte de nationalistes radicaux, nationaux révolutionnaires, identitaires, néofascistes ou encore néonazis avait donc rendez-vous à Nanterre pour une journée de discours, suivie d’une soirée de concerts.

A l’entrée, un petit portail qui ne laisse passer les gens qu’au compte-gouttes. Pas de fouille à ce stade, mais un regard appuyé qui n’incite pas à la camaraderie, ni aux échanges.

Sandwichs « garantis non halal »

Une petite cour où les fumeurs s’entassent pour en griller une dernière avant le début du « meeting européen 2014 » de l’extrême droite. Les cheveux sont souvent courts, voire rasés, les tatouages dépassent du col ou des manches, les habits sont noirs ou sombres, les chaussures en cuir sont renforcées au bout… De nombreux T-shirts, badges ou patches rappellent l’appartenance de ce petit monde à la culture d’extrême droite : croix celtiques, aigles, etc.

Devant la porte de la salle, un homme et une femme sont prédisposés à la fouille. Palpations réglementaires, je passe le contrôle sans trop de difficultés. Ils n’ont pas trouvé mon enregistreur, et je peux m’approcher de la caisse. 20 euros l’entrée, un bracelet bleu en souvenir. On peut aussi y acheter des tickets pour le bar, 10 euros les quatre tickets, que l’on échange contre des bières ou des sandwichs « garantis non halal », me glisse un participant.

Le tout est géré par le GUD, qui a dû, selon nos estimations, réaliser une belle recette pour le coup. Au passage, signalons qu’aucun récépissé d’achat n’est fourni, ni contremarque, rien. Toute la recette se fait donc visiblement au black.

Plusieurs partis ou groupes européens avaient répondu à l’appel du GUD Paris, et pas des moindres :

· pour la première fois, les Grecs d’Aube dorée, troisième formation politique du pays lors des dernières élections européennes, étaient de passage en France ;

· les Italiens de CasaPound, groupe néofasciste revendiquant 5 000 adhérents ;

· les Espagnols du MSR et de la Liga Joven qui, bien que d’une envergure moindre, commencent à trouver de plus en plus d’écho de l’autre côté des Pyrénées ;

· les Belges de Nation ;

· les Chypriotes d’Elam ;

· les Français du Mouvement d’action sociale et de Synthèse nationale, site web bien connu dans la fachosphère.

Dans la salle, les gens discutent, l’ambiance est bon enfant (« On est entre nous ! » entends-je à plusieurs reprises). Les « congressistes » parcourent les quelques stands où chacun des partis peut vendre des « goodies », chaque groupe de musique aussi.

« Yes we can »... avec Hitler

On y distribue des autocollants (« Manger halal nuit gravement à la santé »), on fait la promo de son association comme dans le cas de Martial Roudier (condamné en 2012 pour avoir poignardé un militant de gauche à six mois de prison) qui présente Réseaux Identités, dont le programme semble assez clair.

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Un peu plus loin, un stand vend des autocollants reprenant l’imagerie de l’affiche et le slogan « Yes We Can » de Barack Obama… Sauf que le président des Etats-Unis est remplacé par Adolf Hitler.

Un stand pour Présent, un autre pour Synthèse nationale, qui proposent une littérature assez marquée : François Duprat, Dominique Venner, des livres négationnistes (NDLR : ???)... Tout le catalogue est présent sur Internet.

Au-dessus de la petite scène sur laquelle les orateurs vont prendre place, les banderoles des partis présents : Aube dorée, MAS, GUD, MSR…

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Les banderoles des mouvements représentés à Nanterre, le 22 novembre 2014 (DR)

Aucune trace de celui de CasaPound, le mouvement néofasciste italien, dont le chef, Gianluca Iannone, est pourtant la grande star de ce meeting.

Mais ce mouvement qui prend beaucoup d’ampleur en Italie a toujours réfuté avoir des relations avec les groupes néonazis, encore plus aujourd’hui que le parti cherche à trouver un accord électoral avec le puissant parti de la Ligue du Nord.

Xénophobie, patriotisme et complotisme

Tout au long des interventions, je constate que si les idées sont diverses et variées, les références parfois surprenantes, les ennemis sont fréquemment les mêmes, bien qu’ils ne soient pas nommés directement. La langue est étrangement policée, comme si eux aussi cherchaient une sorte de dédiabolisation qui devrait leur permettre de gagner un peu plus les consciences.

Plus qu’une idéologie commune, c’est une culture qui associe xénophobie, patriotisme et vision complotiste du monde qui sera servie tout au long de l’après-midi.

La peur du « grand remplacement », thèse de l’idéologue d’extrême droite Renaud Camus, est une des thématiques fortes du jour. Les martyrs de l’extrême droite sont sans cesse cités, applaudis, comme pour mieux marquer encore la valeur de l’engagement pris par ces militants radicaux.

Les références sont parfois biaisées, dites sur le ton de la confidence potache, avec un clin d’œil. On moque les morts de Clément Méric ou de Rémi Fraisse sans les citer directement, on abjure le pouvoir des apatrides de la finance, on charge les sionistes et les francs-maçons…

Autre surprise, personne ne prend de notes. Personne. Tout le monde écoute dans le calme, presque religieusement, rigole quand il le doit, et applaudit quand il doit applaudir.

Et dans mon cas, il ne faut pas oublier de le faire, sous peine d’être découvert.

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Logan Djian, chef du GUD Paris, le 22 novembre à Nanterre (DR)

Bienvenue au « réveil des nations » 2014

Celui qui prend la parole en premier est le chef du GUD Paris, Logan Djian. Militant d’extrême droite, il est le leader du Groupe union défense, ce groupuscule fasciste ultra-violent interdit pendant de nombreuses années.

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Capture d’écran d’une photo de Logan Djian avec Marion Maréchal Le Pen (Compte Facebook de Logan Djian)

Sans être connu, il est une figure de ce microcosme d’extrême droite. On l’a vu notamment lors du procès contre Dieudonné, où on l’y a entendu crier « Shoananas » en défense de l’« humoriste ».

On le voit ci-contre sur sa photo de profil Facebook aux côtés d’une Marion Maréchal Le Pen tout sourire.

Aujourd’hui, il ne fera pas de discours, mais il va donner le ton :

« Ce premier congrès européen en France a pour premier but de créer des liens entre pays européens, entre Espagnols, Italiens, Grecs, Français et Belges.

Deuxième but, c’est évidemment de comprendre les problèmes qu’il y a en Europe, que ce soient des problèmes de répression, comme on le voit en Grèce en ce moment, que ce soient les problèmes économiques avec la crise sociale en Europe, et que ce soient aussi les problèmes liés à tout ce qui est immigration massive, et remplacement de la population. Tout ce qui est aussi d’un point de vue aussi délinquance. Car il n’y a pas qu’en France que c’est n’est pas drôle tous les jours. »

C’est parti pour deux heures de discours entrecoupées d’une pause. Au programme de l’acte 1 : les Belges de Nation, les Espagnols du MSR (Mouvement social républicain) et ceux de la Liga Joven, et Roland Hélie, de Synthèse nationale. Puis viendra l’entracte.

Des Belges proches de Civitas

Premier intervenant, le mouvement belge Nation : mouvement d’extrême droite belge francophone, Nation est fondé en 1999 par Hervé Van Laethem, une figure connue de l’extrême droite belge, condamné pour racisme par la justice de son pays à deux reprises, en 1997 et en 2006.

Proche du mouvement catholique intégriste Civitas, Nation se présente aux élections sans pour l’instant parveni au succès électoral. Après avoir fait l’éloge des martyrs de la cause d’extrême droite, et notamment de l’écrivain et ancien numéro deux du Front national François Duprat, le représentant de Nation va se lancer dans un plaidoyer en faveur de l’armée syrienne. Celle de Bachar el-Assad :

« En parlant de sacrifice, et même si ce n’est pas le thème du jour, je tenais à vous apporter, parce que l’on m’a demandé de le faire, partout où je vais en Europe, devons apporter le salut de l’armée syrienne. A Damas, où j’étais il y a trois semaines, c’est ce que l’on m’a demandé de faire. Dire aux Européens que cette guerre, c’est aussi la guerre de l’Europe. Si la Syrie tombe demain, les djihadistes se tourneront vers l’Europe.

D’ailleurs, ils sont déjà en Europe. Et quelque part, indirectement, l’armée syrienne se bat aussi pour l’Europe. C’est donc non seulement le devoir mais aussi l’intérêt des pays européens de soutenir le régime syrien. »

Suit une « private joke » d’extrême droite, en référence aux décès du militant antifa Clément Méric et du zadiste Rémi Fraisse :

« Pour l’anecdote, nous avons vu au mois d’avril nos militants qui se sont durement confrontés avec des militants antifas, qui ont pris la branlée de leur vie. C’est intéressant parce que j’ai cru comprendre que les vôtres, d’antifas, ils étaient un peu fragiles [rires dans la salle)…

Y a ceux qui meurent d’une claque, y a ceux qui meurent quand y a un gros pétard qui explose à côté d’eux [re-rires dans la salle], donc le conseil que je vous donne, en tant qu’étranger, c’est de bien les nourrir, parce que sinon, à terme... »

Espagnols mâtinés de franquisme

Après quelques applaudissements, les Belges passent la parole aux Espagnols du MSR, un petit parti d’extrême droite espagnol né en 1999. Partisan d’une idéologie nationale-révolutionnaire, il intègre des nationaux révolutionnaires, des phalangistes dissidents (partisans du dictateur Franco) et des anarcho-syndicalistes.

C’est le leader du mouvement, Jordi de la Fuente, qui a fait le déplacement :

« Ce sont vous, nous, camarades européens ici présents, avec le souvenir des camarades tombés au combat, qui sommes condamnés à vivre dans les ténèbres. Condamnés à vivre sous les menaces d’une “ vérité ” qui est fausse, et qui assassine. Condamnés à être écrasés par le lobby apatride, qui assassine les enfants syriens, palestiniens, ukrainiens, pendant qu’il adore son Dieu argent. Nous serons donc les méchants de l’Histoire.

Camarades, embrassez ces condamnations, embrassez vos chaînes, et levons-nous dans ce monde en ruines, faisons bouillir le sang européen qui coule dans nos veines pour écraser ce système. Nous avons en nous trois ingrédients que le système ne peut pas contrôler : la jeunesse, l’amour et la révolution ! »

A la fin de l’intervention du MSR, Logan Djian fait couper les caméras du GUD qui filment le congrès, afin que les « camarades » de la Liga Joven prennent la parole.

Ce petit groupuscule d’extrême droite, constitué de jeunes travailleurs et d’étudiants, est la section jeunesse du MSR, bien qu’ils gardent une organisation séparée et une certaine forme d’indépendance. Ils sont en plein milieu d’une investigation en Espagne pour association illicite et divers actes de violence.

Du coup, ils ne sont sur aucune des photos que l’on peut trouver sur les sites web de ces groupes ou sur leurs pages Facebook. Le nom de son représentant ne sera pas prononcé au micro. Ce dernier va s’en prendre à ses meilleurs ennemis, les syndicats espagnols de gauche, qui les « diabolisent » en les traitant de fascistes :

« En juin 2014, le syndicat étudiant de gauche en Espagne a porté plainte devant l’Etat espagnol contre la Liga Joven, pour se plaindre qu’à chacune de leurs manifestations, la Liga Joven venait pour tout foutre en l’air. Selon eux, notre objectif serait toujours de créer des problèmes.

Pourquoi ont-ils porté plainte en réalité ? Parce qu’ils ont peur de perdre leur monopole. Ils touchent des subventions de l’Etat, et ils ne veulent pas les perdre. Cela fait 30 ans qu’ils travaillent pour les étudiants, et malgré toutes leurs subventions, ils ne sont arrivés à rien. […]

Après cette plainte, en juin 2014, quinze membres de la Liga Joven ont été arrêtés pour les motifs “d’association illicite”, bien que la Liga Joven soit officiellement inscrite comme un parti. Ils disent que nous sommes toujours à la recherche du conflit, quasiment un groupe terroriste… Ils ont aussi porté plainte pour nous empêcher de manifester, car selon eux, notre présence serait une atteinte à leur liberté d’expression. Ce qui est ironique, car nous n’avons pas droit de manifester, ils nous expulsent. »

Roland Hélie : Nanterre, une « revanche »

La première partie sera clôturée par Roland Hélie. Figure de l’extrême droite radicale française, il a collaboré à de nombreuses revues (National Hebdo, Initiative nationale) de cette mouvance, avant de devenir l’animateur du site Synthèse nationale, quotidien d’informations nationalistes et identitaires.

Il est le plus âgé des intervenants de ce meeting, et il va rappeler une anecdote qui montre l’attachement des partisans du GUD à l’histoire du mouvement :

« Nous sommes aujourd’hui réunis à Nanterre. Certainement que les plus jeunes d’entre vous n’étaient pas encore là le 12 décembre 1980. Ce jour-là, le GUD est descendu à l’université pour distribuer des tracts. Ça s’est très mal passé. Il y a eu des dizaines de blessés, des dizaines d’arrestations, il y a eu une rame de RER détruite – ce n’est pas le plus grave, vous me direz –, surtout ça a été une défaite militaire pour le GUD. Aujourd’hui, nous sommes réunis à Nanterre, et bien je considère que c’est une victoire, une revanche sur cette défaite, que l’on peut applaudir [applaudissements]. »

Après la pause, c’est au tour d’Arnaud de Robert, le représentant du Mouvement d’action sociale (MAS), qui sera le plus applaudi de la journée.

Le MAS est un groupuscule qui cherche à aller sur les terrains sociaux, culturels, politiques et syndicaux pour convaincre le « peuple » de se réveiller face à ceux qui veulent « assassiner notre race ».

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Arnaud de Robert, représentant du MAS, le 22 novembre à Nanterre (DR)

Après avoir salué les victoires électorales des mouvements nationalistes en Europe (« Les mouvements nationalistes marquent des points. C’est l’insurrection des peuples. C’est une sorte de protestation populaire, diffuse, multiforme, mais profonde et de grande ampleur, bien plus grande que l’on ne le croit. »), il a appelé les participants à une remise en question de la méthode de lutte. Les bonnets rouges, les coopératives agricoles, les nationalistes devraient aussi être présents dans les ZAD :

« J’irai même jusqu’à dire que les ZAD, les zones à défendre, sont issues en quelques sortes de ce mouvement.

Soyons bien d’accord, je n’ai aucune sympathie pour les clowns à dreadlocks qui dansent devant les forces de l’ordre. Mais je crois que j’ai encore moins de sympathie pour les forces du désordre que représentent les forces de l’ordre.

Et donc, en tout cas, en lieu et place de ces guignols dans les ZAD, on aurait peut-être dû y être, nous. Parce que qui sont les premiers défenseurs de la terre ? Qui sont les défenseurs de LEUR terre ? Qui sont les premiers défenseurs des racines qui fondent notre identité ? NOUS ! NOUS ! PAS EUX ! [...]

Eux veulent le chaos. Ils ont toujours voulu ça. Nous on veut un ORDRE NOUVEAU. C’est ce qui va nous différencier jusqu’au bout, et c’est ce qui nous empêchera de penser la même chose à la fin, mais sur certains points leurs analyses sont justes. Et notamment sur la désignation de l’ennemi. »

L’ennemi invisible

L’ennemi… Il a différents noms tout au long de la journée. Il est invisible, sournois, caché. Ce n’est ni un homme, ni une institution. C’est, à écouter les interventions, un « système » qui crée des boucs-émissaires.

« Je ne crois pas à cette jolie histoire poussée par le pouvoir de l’islam qui serait l’ennemi absolu. Non, je ne le crois pas. C’est un instrument, un instrument majeur de l’oligarchie pour nous détruire, ça c’est sûr. C’est certain. Pour nous remplacer, pour détruire l’ensemble des peuples européens. Avec la violence économique, avec le remplacement de population, ce sont les armes de ceux qui nous dirigent, encore aujourd’hui.

Notre ennemi, il est à peu près identifié depuis le milieu du XIXe siècle, c’est-à-dire qu’en fait, il n’a pas de visage. Il s’appelle Junker, il s’appelle Macron, paradoxe qu’un ministre de l’Economie socialiste soit issu de Rothschild, c’est dire qu’on arrive à des choses extraordinaires, c’est grandiose. Il s’appelle Rothschild, il s’appelle Lehman Brothers, il s’appelle FMI, il s’appelle BCE, il s’appelle comme vous voulez, ils sont interchangeables. »

« L’islam, un outil de ces gens-là »

« L’islam ! », crie un homme au crâne rasé assis dans la salle.

« L’islam est un outil de ces gens-là, monsieur, ne l’oubliez pas. On ne peut pas taper que sur les finalités, il faut aussi taper sur les causes. Un groupe de musulmans, s’ils arrivent à construire une mosquée, c’est qu’on leur a donné le droit, qu’un banquier a signé [applaudissements]. »

Enfin, il va faire l’éloge d’une mesure proposée par certains partis d’extrême droite en Europe, la « remigration », renvoyer les immigrés dans leur pays d’origine (« C’est excellent. Voilà une idée qui est un vrai contre-pied. »). Car l’heure est selon lui très grave.

Cette guerre menée contres les peuples « blancs » d’Europe est à une phase décisive :

« Et elle nous verra soit triompher, soit tout simplement disparaître en tant que civilisation, en tant que culture, en tant que peuple, en tant que race ! »

Après le MAS, qui remportera la victoire incontestée de la journée à l’applaudimètre, les deux vedettes de la journée vont s’exprimer. Gianluca Iannone, le président de CasaPound, et Konstantinos Boviatsis, du parti grec Aube dorée. C’est la première fois que CasaPound et Aube dorée sont invités en France, la première fois qu’ils vont prendre la parole publiquement.

CasaPound, en direct d’Italie

CasaPound est un parti d’extrême droite italien qui existe depuis le début des années 80. Se réclamant explicitement de l’idéologie et de l’histoire du fascisme, il opère une sorte de mélange entre idées d’extrême droite et références à un discours social. Il a pris de l’ampleur à Rome après avoir occupé un bâtiment dans le centre de la capitale fin 2003.

L’organisation revendique 5 000 adhérents et de nombreux sympathisants. Ciblant en particulier les 14-20 ans, le parti utilise un discours social pour s’attirer la sympathie de jeunes de gauche pour les rabattre à l’extrême droite, l’argument ultime étant de « s’opposer au système ».

Aujourd’hui, CasaPound cherche à passer à l’étape suivante et à transformer dans les urnes ses succès auprès de la population. L’organisation serait en discussion avec le parti de la Ligue du Nord en Italie.

Le président de CasaPound a le crâne rasé et une longue barbe. Il parle d’une voix de stentor, lentement, pour marquer chacun des mots qu’il utilise. Il a des airs de gourou devant cette salle conquise qui boit ses paroles.

Après avoir invité la salle à bannir le mot « impossible » de son vocabulaire, et à réintroduire celui de « volonté », il va faire une proposition : de créer un calendrier de commémorations des « camarades européens » martyrs de la cause nationaliste et identitaire.

« Ce serait magnifique que l’on puisse parler d’une Europe, d’une véritable Europe. Pour faire ceci, il est important de commencer par s’inspirer du sang de nos martyrs. D’établir un calendrier annuel avec plusieurs rendez-vous qui seraient l’occasion pour nous de nous rencontrer.

Le 7 janvier, pour nous à Rome, c’est la cérémonie de la via Acca Larentia. Le 7 janvier on a perdu deux camarades, tués par des fascistes, des commandos, et un autre assassiné par la police. Et c’est ce drame-là qui a commencé une longue lutte armée en Italie.

Le 9 mai, je ne vous apprends rien, c’est la mort de Sébastien Deyzieu à Paris. Le 1er novembre avec Emmanuel Kapelonis et Giorgos Foudoulis, nos camarades grecs qui ont été assassinés à Athènes, et le 24 octobre à Madrid. Alors, cela représente le sang versé par les martyrs.

Mais on y trouvera aussi notre futur. Une simple parole peut changer le sens de la volonté. Cette parole qui va signer notre destin, celui de la victoire. La même qui nous permet de forger une forme de camaraderie qui dépasse les frontières, qui dépasse le monde. Nous avons des camarades en prison en France, en Italie, en Grèce où toute la direction d’un parti a été enfermée sans raisons ni motifs. Alors nous devons trouver la force de déclarer devant la presse et qui que ce soit, pour défendre nos camarades sur le principe de la victoire. »

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Sébastien de Boëldieu et Gianluca Iannone de CasaPound, Konstantinos Boviatsis d’Aube dorée (DR)

Aube dorée, néonazis grecs

De son côté, Aube dorée, de son vrai nom Association populaire Aube dorée, est un parti politique grec d’extrême droite né dans les années 80. Qualifié de néonazi par la presse et les spécialistes de l’extrême droite, ses membres en ont toujours rejeté l’appellation.

Sous le slogan « Pour une Grèce qui appartiendra aux Grecs », il défend le nationalisme, le droit du sang, les thèses xénophobes. Il effectue dans les quartiers populaires des actions sociales qui lui attirent le soutien de la population.

A la fin des années 90, il participe aux élections, gagnant peu à peu dans les années 2000 de plus en plus de suffrages dans les différents scrutins, tout en restant sous la barre des 5% de voix.

A partir de 2011, s’engouffrant dans les failles laissées par la grave crise que traverse le pays, Aube dorée va prendre encore plus d’ampleur à mesure qu’il enchaîne les succès électoraux. Cinquième force politique du pays avec 7% des voix aux législatives de 2012 (21 députés sur 300 au parlement grec), quatrième lors des municipales à Athènes en 2014, Aube dorée, avec 9,4%, est devenue la troisième force politique grecque aux dernières européennes.

L’assassinat par un militant d’Aube dorée du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas et l’arrestation de plusieurs membres importants du parti (son fondateur Nikólaos Michaloliákos, quatre autres députés) en 2013 n’ont pas enrayé ses succès électoraux.

Aujourd’hui, les vingt-et-un députés du parti sont sous le coup de poursuites judiciaires pour appartenance à une organisation criminelle. Le procès doit se tenir prochainement.

Le représentant envoyé par Aube dorée aujourd’hui est Boviatsos Konstantinos, attaché parlementaire du député européen grec du parti, Georges Epitideios.

Il va s’exprimer en italien. Après avoir exprimé son dégoût pour son lieu de travail (en l’occurrence le Parlement européen, « une grande farce »), il s’est lancé dans un plaidoyer pour les membres de son parti qui sont derrière les barreaux pour des raisons « injustes » :

« Il y a encore huit députés et près de 60 camarades emprisonnés. Leur seule faute, c’est d’être nationalistes et d’aimer leur patrie. Mes camarades et frères de lutte ont dit qu’il n’y a pas de chef d’inculpation. Chaque jour, ils inventent des accusations sans preuves. Nous sommes accusés d’être une“bande criminelle”.

Ça fait dix-huit mois qu’ils sont en train de chercher dans la montagne les sous-marins, des bombes, des chars d’assaut… Ils n’ont rien trouvé pour le moment. La seule chose que nous avons comme arme c’est notre âme. Ils ont essayé de nous enlever notre âme. Ils ont essayé de nous corrompre. Mais ils n’ont pas pu empêcher le peuple. Nous sommes une force laïque, d’un nationalisme laïque.

Nous sommes un mouvement qui est né du peuple, pour le peuple, et qui mourra avec le peuple.

Ils ont peur de nous et chaque jour, ils mentent devant la presse. Nous ne pouvons plus écouter ni la radio ni la télé en paix. Car nous sommes des criminels, des assassins. 600 000 voix sont considérées comme des criminels. 10% des voix aux dernières élections européennes, sont considérées des criminels. Nous avons trois députés au Parlement à Bruxelles, donc, selon le système, ils sont des criminels. »

Du « rock contre le communisme »

A ce moment, mon enregistreur n’avait plus de piles, et il était impossible d’en changer sans révéler à mes voisins dans la salle la présence de cet appareil strictement interdit en ces lieux.

De mémoire, après avoir appelé la foule à applaudir les « frères russes » qui se battent en Ukraine, l’orateur d’Aube dorée a interpelé le skinhead qui avait crié « l’islam » lors du discours du MAS pour lui redire que les musulmans n’étaient « qu’une invention du système pour tromper le peuple, et le dévier de son vrai combat, contre son vrai ennemi invisible ».

Plus tard, alors que la nuit est tombée sur les tours de La Défense, les premiers accords de guitare résonnent, les concerts vont commencer. Au programme, les Français de Baignade interdite, les Italiens de Bronson et de Blind Justice.

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samedi, 13 décembre 2014

FN et culture gay

présent logo 2.pngCaroline Parmentier

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A force de donner des postes aux ennemis de nos valeurs, le Front national de Marine Le Pen risque d’y perdre son âme. La culture gay est assez répandue comme ça pour que le responsable culture au FN n’en soit pas. Le mouvement a-t-il vraiment besoin d’un Jack Lang bis ?

Plus que son homosexualité c’est bien l’homosexualisme de Sébastien Chenu qui pose un problème. Son profil d’ancien secrétaire national de l’UMP et fondateur de Gaylib (association LGBT de droite et de centre droit) fait grincer les dents de nombreux militants du Front dont plusieurs ont menacé de partir. Le bureau politique de ce vendredi promettait d’être chaud. A ceux qui lui objectent qu’il s’agit d’une spectaculaire prise de guerre, Bruno Gollnisch s’agace :

 « Je suis extrêmement étonné, pour ne pas dire stupéfait. Le reste de mes réactions je les réserve à notre présidente. Il incarne tout ce que nous avons combattu. Il se déclarait européiste, militait contre le rapprochement de la droite avec le FN… Il incarne tout ce que nous avons combattu depuis des années. Je sais bien que saint Paul est subitement devenu un apôtre du christianisme sur le chemin de Damas… mais de là à lui confier un secteur aussi essentiel ! »

Pourquoi prendre le risque d’une telle erreur politique, morale et culturelle, s’interrogent plusieurs cadres et élus.

« Son ralliement est la preuve de l’ouverture du RBM et que de plus en plus d’anciens adhérents UMP nous rejoignent », se félicite pour sa part Gilbert Collard.

Sébastien Chenu rejoint donc le seul parti qui a annoncé qu’il abrogerait la Loi Taubira sur le mariage pour tous et qui est opposé à tout communautarisme. Il explique l’avoir fait d’abord à cause de la soumission totale de l’UMP à l’Europe technocratique mais aussi de sa position sur le mariage homosexuel, qu’il juge « consternante ».

« Chasse aux pédés »

Florian Philippot s’est pour sa part félicité que le Rassemblement des patriotes soit en marche. Lequel Florian Philippot a fort à faire de son côté avec les révélations du magazine Closer qui publie des photos volées de son « week-end amoureux à Vienne » et qui balance ainsi au grand public son homosexualité. Car quand il s’agit du Front national on peut faire la « chasse aux pédés ». Et lâcher les chiens. Dans la sphère politico-médiatique, il est préférable d’être un homo PS, de gauche ou d’extrême gauche, que du FN, forcément… Quant aux associations si promptes à se rebiffer, curieusement elles sont muettes.

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jeudi, 11 décembre 2014

Jeudi, c'est le jour de Rivarol :

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mercredi, 10 décembre 2014

Le vrai scandale d'Ebola

mali-bernard-lugan-chez-menard-sur-sud-radio-video1.jpgBernard Lugan
L'Afrique réelle cliquez ici
 
Les médias nous disent que si l'Afrique ne parvient pas à combattre Ebola c'est parce qu'elle manque de médecins. Faux ! L'Afrique a des médecins, mais ils ont émigré en Europe ou aux Amériques. Ceux qui furent formés en Afrique sont partis vers des cieux meilleurs et ceux qui le furent en Europe y sont restés... La vérité est que l’Afrique exporte ses personnels médicaux alors qu’en moyenne, elle compte moins de 15 médecins pour 100 000 habitants contre 380 en France[1].
 
En 2008, le Center for Global Development chiffrait à 135 000 les personnels médicaux africains (médecins, infirmiers et autres) exerçant hors d'Afrique, dont 28_000 médecins originaires d'Afrique sud-saharienne. S'il n'y a pas de médecins au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée et au Mali c'est parce que ces déserteurs ont abandonné leur continent pour aller s'employer dans les pays du Nord[2].
 
Les conséquences de ce scandale sont clairement apparues le 26 novembre 2014, quand, pour tenter d'enrayer la propagation d'Ebola, la Commission européenne proposa de mobiliser 5000 (!!!) médecins européens. Le Commissaire à l'Aide humanitaire, M. Andriukaitis déclara ainsi qu'il avait « (...) appelé les ministres de 14 Etats membres pour les exhorter à envoyer plus de personnel médical dans les pays frappés par Ebola ».
 
Avant de faire appel aux médecins européens, pourquoi M. Andriukaitis n'a t-il pas songé à exiger des milliers de médecins africains exerçant au sein de l'UE, de se porter volontaires pour aller soigner leurs frères dans le malheur ?
 
L'exemple d'Ebola n'est pas isolé. Impuissantes, les autorités de Madagascar qui font actuellement face à une épidémie de peste viennent de lancer un appel à l'aide à l'Europe alors que des centaines de médecins malgaches exercent dans les limites de l'UE. Rien qu'en France, ils sont 770 (!!!)[3]. Ne seraient-ils pas plus utiles dans leur pays ? Pour les remplacer, l'UE va donc devoir faire appel à des médecins européens. Comme toujours.
 
Cette question des médecins africains dans l'UE est révélatrice de ce « grand remplacement » qui se fait à tous les niveaux de la société et que certains considèrent comme un « fantasme ». En 2008, le président sénégalais Abdoulaye Wade la qualifia de « pillage des élites des pays en voie de développement », ajoutant « (...) ce n'est pas honnête de vouloir prendre nos meilleurs fils ».
 
Disons le clairement, cette nouvelle forme de la traite des Noirs, porte sur les plus précieux des Africains, ses diplômés, et elle se fait avec l’habituelle complicité des « gentils » de l’anti-ségrégation et des requins du capitalisme associés pour la circonstance. Au nom du paradigme de la culpabilité qui les hante, les premiers s’interdisent de voir qu’en les accueillant, ils saignent l’Afrique. Les seconds les encouragent à venir au nom des lois du marché, du travail global et de la mobilité de la main d’œuvre.
 
Madame Taubira et le Cran sont étrangement silencieux sur cette question. Pourquoi ?
 
Notes
 
[1] Center for Global Development (CGD), 2008.
[2] Contrairement à l'idée-reçue, ils ne vont pas combler le désert médical français, ce résultat d'une stupide et suicidaire politique de numerus clausus, puisqu'ils vont quasiment tous s'installer en ville, là où l'on ne manque pas de praticiens (Ordre des médecins, novembre 2014).
[3] Atlas national de la démographie médicale, Conseil de l'ordre des médecins, 4 juin 2013. Concernant les 19.762 médecins exerçant en France et titulaires de diplômes étrangers hors Union européenne, 31,5% étaient originaires d'Afrique du Nord dont 22,2% d'Algérie, 5,8% du Maroc, 2,5% de Tunisie et 1% d'Egypte.

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lundi, 08 décembre 2014

Présent parle de notre numéro 3 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré à Doriot et au PPF

Cahier-d-histoire_3.jpgDans le numéro de Présent de samedi et dimanche dernier, nous avons lu un article signé Alain Sanders sur le n°3 des Cahiers d'Histoire du nationalisme consacré à Jacques Doriot et au PPF :

Le dernier numéro des Cahiers d’Histoire du nationalisme, revue de Synthèse nationale, est consacré à Jacques Doriot et au PPF (Parti populaire français).

Etonnant destin, incroyable trajectoire de cet homme venu du Parti communiste dont il fut un des leaders les plus acharnés. Maire de Saint-Denis en 1931, il commença à prendre ses distances avec la ligne du parti en 1934.

Tout en lançant à Saint-Denis, car l’homme reste un féroce bolcho, un Comité de vigilance antifasciste. Exclu du parti par Thorez, il fonde le PPF qui s’embarquera dans l’aventure de la Collaboration.

Une aventure qui s’achèvera pour lui le 22 février 1945 : ce jour-là, sa voiture est mitraillée. Le « Grand Jacques » vient de terminer une vie peu banale sur une route allemande.

Pour lire ce numéro de Présent cliquez ici

Sur le Cahiers consacré à Doriot et au PPF cliquez là

La commander en ligne cliquez ici

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Crèche : nous nous battrons

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Caroline Parmentier

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C’est le combat du moment. Un très fort symbole. Et bien plus que cela. Encouragé par le climat au pouvoir, les laïcards haineux de La Libre Pensée attaquent et persécutent en systématique. Ils veulent faire totalement interdire la Crèche des lieux publics en France. En attendant les lieux privés comme pour les feux de cheminée ? Après celle du Conseil général de Vendée que le tribunal administratif a obligé à démanteler, c’est la mairie de Bézier qui est dans le collimateur. Et demain qui ?

« J’ai choisi les modalités. J’ai placé cette crèche dans le cadre de l’ensemble de la politique culturelle de la ville des fêtes de fin d’année. » Le courageux Robert Ménard, ancien président de Reporters sans frontières, est déterminé à garder coûte que coûte la crèche de Noël installée dans le hall de sa mairie. Il a pourtant reçu une lettre du préfet lui demandant de « reconsidérer son projet » parce qu’il contrevient aux principes de laïcité. Et les associations laïques le pressent de retirer son « emblème religieux ».

C’est le conseiller municipal Aimé Couquet (Front de gauche) appuyé par les communistes qui dès la fin octobre par courrier a joué les délateurs auprès de la préfecture. Ces laïcs à deux vitesses qui hurlent contre les crèches mais se félicitent des menus sans porc ou de la viande halal dans les cantines scolaires. Entre autres.

L’association La Libre Pensée, forte de sa première victoire, se dit toute puissante : « Si le Préfet de l’Hérault ne fait pas respecter la laïcité républicaine, La Libre Pensée le fera déférer devant la juridiction administrative. Et gageons que les mêmes causes produiront les mêmes effets. »

Les ayatollahs de la laïcité

Robert Ménard a qualifié de « grotesque » la décision d’interdire la crèche de Vendée et pointe un « deux poids deux mesures » dans l’application de la laïcité. « Quand la mairie de Paris organise une soirée festive pour le début du Ramadan, c’est considéré comme un événement culturel par Manuel Valls lui-même, et quand il s’agit d’une crèche on dit “c’est religieux” », s'indigne-t-il, dénonçant les « ayatollahs de la laïcité ».

« Quand j’ai inauguré la crèche, il y avait des représentants du culte musulman, qui n’ont rien trouvé à redire », souligne-t-il. « Demain, je vais devoir enlever les guirlandes Joyeux Noël des rues de Béziers ? Et puis, il va falloir revoir notre calendrier, qui commence à la naissance du Christ ? » Robert Ménard est très populaire à Béziers et les habitants sont derrière lui dans cet acte de résistance. L’agitation sur les milieux sociaux bat son plein et déjà des jeunes se disent prêts à monter la garde autour des crèches. Attention, ces bobos gauchos laïcards vont finir par définitivement réveiller un peuple de France attaché à son identité chrétienne, sa légitimité et ses traditions.

La Libre Pensée s’apprête à saisir à nouveau le préfet pour lui demander de « faire appliquer la loi d’ici à Noël ».  « Y compris manu militari s’il le faut. » C’est tout à fait clair. Pour défendre la crèche, il faudra donc se battre ? Alors il faut qu’ils sachent que nous nous battrons

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vendredi, 05 décembre 2014

La Crèche interdite...

Creche.jpgFranck Deletraz

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Jugée « incompatible avec la neutralité du service public » par le tribunal administratif de Nantes, la traditionnelle Crèche de Noël installée tous les ans dans le hall d’accueil du Conseil général de Vendée a dû être démontée mardi. Une décision profondément scandaleuse au moment où la fameuse loi de 1905 est quotidiennement piétinée par les musulmans en France, contre laquelle Bruno Retailleau, actuel président du Conseil, est bien décidé à se battre.

Christianophobie ambiante

A l’origine de ce jugement, un recours déposé par Jean Regourd, président de la fédération de la « Libre pensée » de Vendée. Brandissant mardi la loi de 1905, cet obscur laïcard devait expliquer que la Crèche « est un emblème religieux » et qu’« a priori, elle ne respecte pas ce que doit être la neutralité des bâtiments publics (…) et ne respecte pas la liberté de conscience d’un citoyen qui, rentrant au Conseil général, se voit quasiment imposer un emblème religieux et caractérisé comme tel ». De quoi faire rire nos concitoyens qui voient régulièrement leur liberté de conscience piétinée dans leur mairie lors de ces mariages musulmans accompagnés de youyous, drapeaux algériens et autres femmes voilées…

Bref, une décision grotesque, mais qui s’inscrit aussi dans un climat de christianophobie croissante et qui a suscité une importante vague d’indignation. A commencer par celle de Philippe de Villiers qui, tout en invitant « les élus du département à ne pas appliquer cette décision inique », a récusé « ce laïcisme totalitaire, qui est une forme de terreur moderne aux conséquences incalculables ». Une colère partagée par le SIEL, qui a déploré dans un communiqué que le juge administratif n’ait « pas suivi la voie de jurisprudences qui reconnaissent un héritage culturel pour admettre le maintien de traditions en dépit de leur conflit avec des règles plus récentes ».

« Nous irons jusqu’au bout »

En attendant, Bruno Retailleau, président du Conseil général, n’est pas décidé à céder. Soulignant mercredi que « de très nombreux Vendéens se sont émus, par mail, par téléphone ou sur les réseaux sociaux, du jugement du tribunal administratif », il a déclaré contester « avec la plus grande force cette décision » et annoncé que le Conseil général allait donc « utiliser tous les recours juridiques possibles pour faire annuler cette décision. Une demande de sursis à exécution va être déposée dans les jours qui viennent, en appui de l’appel du Conseil général devant la Cour administrative d’appel. Nous irons jusqu’au bout, devant le Conseil d’Etat et jusqu’à la Cour européenne des droits de l’domme s’il le faut ».

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mercredi, 03 décembre 2014

Jeudi, c'est le jour de Rivarol

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jeudi, 27 novembre 2014

A l'occasion de la sortie de son nouvel album, Aramis répond aux questions du quotidien Présent

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Je me souviens de la parution de votre excellent recueil de dessins parus dans Minute intitulé Un pastiche, sinon rien ! Il s’agissait du Minute de quelle époque ?

Du Minute de Serge de Beketch, dans les années 1990-1993. A cette époque, avec ADG, on rigolait bien. Et puis ces pastiches m’amusaient beaucoup, même si j’en bavais quelque fois pour les faire. Enfin, je n’ai jamais été censuré. Et la liberté de ton est quand même quelque chose d’appréciable.

Avez-vous fait paraître d’autres recueils de dessins de presse, avant ce tout dernier, Ça calme ?

Je suis un intermittent du dessin. Donc il y a forcément des coupures dues à mes autres occupations. Mais, en publiant deux recueils avec vingt ans d’écart, je colle au plus près de l’esprit Dumas (Alexandre, pas Roland).

Vous avez longtemps été dessinateur de presse : pour Minute à diverses époques, ou pour Présent. Mais quel est ce Journal du chaos que vous mentionnez en fin de volume, en indiquant que les dessins de ce dernier recueil sont parus dans Minute et dans le Journal du chaos ?

Il s’agit du blog d’un de mes amis. Une fois par semaine, il reprenait un de mes cinq dessins hebdomadaires.

Quels sont vos meilleurs souvenirs de la longue période durant laquelle vous avez dessiné pour Présent ?

Je conserve d’excellents souvenirs de la période François Brigneau, pour lequel j’ai toujours éprouvé une grande affection.

Nous plaisantions alors beaucoup les uns avec les autres, peut-être plus avec Sanders, Jean Cochet et Pierre Durand. On ne se prenait pas au sérieux et on y croyait.

Nous passions aussi de bons moments après le bouclage, même si nous nous levions tôt, trop tôt à mon goût. Il nous arrivait de gueuletonner autour de François et de refaire le monde, ou de parler littérature jusqu’à plus soif. J’avais alors le sentiment que nous ne nous quitterions jamais.

Enfin, nous côtoyions des personnages de grande qualité : François Leger, Georges Laffly, Claude Adam, Pierre Monnier, Yves de Verdilhac, l’auteur du Prince Eric. Sans oublier mon bon maître, Georges-Paul Wagner. Tous aujourd’hui disparus.

Quelle est votre tête de turc préférée ?

Le marché est saturé.

Vous arrive-t-il d’illustrer des oeuvres littéraires ?

Parfois, mais peu. J’ai illustré des couvertures de livre aux éditions de L’Age d’homme. Un ouvrage de Pol Vandromme publié par Marc Laudelout du Bulletin Célinien, une édition pour bibliophiles de La Varende. J’ai aussi été pillé pour un album sur Jacques Laurent paru chez Veyrier.

Propos recueillis par Anne Le Pape

Aramis, Ça calme !, Les bouquins de Synthèse nationale, 23 euros (+ 3 € de port).

Commandez-le en ligne cliquez ici

Entretien paru dans Présent du 22 novembre 2014 cliquez là

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Carl Lang à Nice : un entretien avec Dtom

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Par Jean-René LAGET, Directeur de Dtom cliquez ici

Je rencontrais Samedi 22 Novembre 2014 dans un restaurant à Nice le Président du Parti de la France, Carl LANG venu rencontrer ses troupes maralpines et le nouveau responsable de sa toute nouvelle section mentonnaise. Des troupes remontées à bloc venues acclamer l’Espoir d’une fédération de la Droite Nationale et patriote déjà débutée en 2011 avec la création de l’UDN, Union de la Droite Nationale, dont le MNR jadis de Bruno MEGRET et la NDP, Nouvelle Droite Populaire font partie.

JRL : Bonjour Monsieur le Président

CL : Bonjour. 

JRL : En ce jour de lancement de la section mentonnaise et de votre visite dans les Alpes Maritimes, dtom.fr vous a proposé de vous rencontrer et de réaliser votre interview. Tout d’abord, nous allons procéder à votre présentation. 

CL : Le Parti de la France a été fondé en 2009. Pour ce qui me concerne, de 1978 à 2008, c’est à dire entre ma vingtième et ma cinquantième année, j’ai été membre du FN. A deux reprises son Secrétaire Général de 1988 à 1995 et de 1998 à 2005. Député Européen de 1994 à 2009 et Conseiller Régional du Nord Pas de Calais de 1992 à 2010. J’exerce, et de nouveau, ma profession de masseur-kinésithérapeute. 

JRL : Présentez-nous votre parti, le Parti de la France ainsi que l’UDN, l’Union de la Droite Nationale. 

CL : Le Parti de la France est un parti de Droite Nationale et Européenne. J’insiste sur : Droite, Nationale et Européenne. Dans le domaine économique, il défend les valeurs de Droite de promotion de l’entreprise, du travail, des libertés économiques, du refus de l’étatisme, du fiscalisme et du collectivisme. Des valeurs pour sortir la France de l’ornière économique et sociale dans laquelle elle se trouve. A la fois national et européen car je considère en effet qu’il faut réaffirmer les droits du Peuple Français à disposer de lui-même et à rester lui-même. Fier de son histoire, de son identité, de sa culture. Mais cette démarche nationale s’inscrit dans un enjeu de civilisation. Notamment de la défense des valeurs européennes et chrétiennes. Tous les patriotes des nations d’Europe devront relever ensemble au cours du 21 ème siècle les mêmes défis : démographique, migratoire, culturel, islamique et économique et social. 

JRL : Aujourd’hui, quelles sont les relations que vous entretenez avec le FN, notamment depuis Brignoles ? Jean-Paul DISPARD, ancien Conseiller Général frontiste, puis candidat du Parti de la France lors des élections cantonales partielles d’Octobre 2013 est-il toujours en relation avec ce dernier ? 

CL : A ma connaissance, non et je conserve un certain nombre de relations personnelles avec des dirigeants et militants du FN. Mais le FN de Marine LE PEN refuse tout contact avec la véritable Droite Nationale et ce au nom de son obsession à la normalisation médiatique d’où la dérive toujours plus à Gauche de son discours. Pour le reste le Parti de la France est favorable au rassemblement le plus large possible de toutes les composantes de la Droite Nationale et patriotique. Nous devons nous organiser ensemble au nom de l’intérêt national et quelques soient nos différences de sensibilités afin de préparer le redressement français.

JRL : Outre les relations que vous entretenez avec le MNR et la NDP et des associations politiques ou des non relations avec le FN, entretenez-vous des relations avec d’autres partis comme DLF (Debout La France), le RPF, Ligue du Sud, CPNT ou bien des associations politiques et mouvements tels que la Manif Pour Tous, le Printemps Français ou bien l’Avenir Pour Tous de Virginie TELLENNE alias Frigide BARJOT ? 

CL : Par principe, le Parti de la France est favorable au développement de toute forme de coopération et d’action avec les organisations, associations et politiques qui agissent dans le sens du redressement national et de la défense de la Patrie. Je crois que l’avenir, par souci d’efficacité, imposera les modes de collaborations et d’actions communes. Je crois à l’Union des droites. Je n’ai pas d’ennemi à Droite. 

JRL : On l’a vu récemment, le Parti de la France se relance sur les réseaux internet : nouveau compte officiel twitter, le Réinfo, la nouvelle présentation du site national, pouvez-vous nous en dire plus ?

CL : Nous constatons la Politique du système d’omerta pratiqué à l’endroit du Parti de la France par les grands médias partisans du système et nous ne pouvons donc que compter sur nous même. Le système médiatique a concédé pour des raisons stratégiques utiles à la Gauche un monopole à Marine LE PEN en dehors de l’UMP et des autres partis du système. Nous avons donc mis en place un nouveau pôle de communication sur notre site internet avec des magazines bimensuels de réinformation et 1 ou 2 fois par mois des invités politiques qui ne sont pas nécessairement membres du Parti de la France. Nous espérons à ce titre avoir le plaisir de recevoir le Président du RPF dans le souci d’établir des liens politiques plus importants parmi les représentants de la vraie Droite Française. 

JRL : Le Parti de la France sera-t-il sur la ligne de départ des départementales (ex cantonales) et régionales et aux côtés de qui ? 

CL : La réponse à cette question est liée à nos capacités de financements des campagnes électorales. Nous ne disposons pas de financements publics. Ce sont les militants qui financent. Nous concentrerons probablement nos efforts dans certains secteurs ciblés de ce que j’appelle « le harcèlement électoral » et ce dans l’attente de pouvoir dans le futur mener de grandes batailles rangées politiques. Dans cet esprit, le Parti de la France et l’UDN peuvent soutenir d’autres secteurs de candidats patriotes qui défendent les principes et nos valeurs. Je reste favorable à l’Union à la base des patriotes de la Droite Nationale. 

JRL : Si on vous dit aujourd’hui « Jean-Marie LE PEN », cela vous inspire quoi ? 

CL : Je pense que Jean-Marie LE PEN a eu l’immense courage de fonder et porter le FN depuis plus de 40 ans. Aujourd’hui il est marginalisé dans son propre mouvement. Sa fille et son entourage n’attendent avec impatience qu’une chose : qu’il disparaisse de la vie politique. 

JRL : On a notamment lu votre communiqué concernant l’élection de Monsieur Pierre-Marie VERDIER à la tête de la commune de Besmont (02) sur une liste d’intérêt communal. Combien d’élus composent votre parti, et notamment de maires, maires adjoints, élus Parti de la France ou Divers Droite (DVD), etc… ? 

CL : Je ne peux répondre à cette question puisque nombre ont été élus sur des listes d’intérêts communaux. Ce qui est clair aujourd’hui c’est que nous recrutons beaucoup d’élus locaux, déçus ou trahis par l’actuel FN et qui ne se retrouvent plus du tout dans le discours de souverainisme de Gauche de Marine LE PEN et Florian PHILIPPOT. Nous sommes un pôle de ralliement pour beaucoup de militants de la Droite Nationale, militant pendant des années au FN

JRL : Serez-vous candidat à la Présidentielle et si oui, quelles sont vos espérances pour ce scrutin ? Si élu, quelles seraient les premières mesures que vous prendriez et quels seraient les noms sur lesquels vous pourriez compter pour former un gouvernement ? 

CL : Au moment où nous parlons, notre objectif pour 2017 est de présenter des candidats aux élections législatives avec le souci de contribuer au rassemblement le plus large possible de candidats de la Droite Nationale. Concernant l’Election Présidentielle, je ne suis pas aujourd’hui en mesure de vous indiquer quelle sera notre attitude et nos marges de manœuvre. 

NDLR Lire aussi NDP 06 cliquez là

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samedi, 22 novembre 2014

Revue de presse : Le congrès du GUD à Nanterre

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Le GUD invite Aube dorée pour son congrès

Le Figaro.fr cliquez ici

LE SCAN POLITIQUE - Le mouvement de jeunesse nationaliste organise ce samedi un congrès à Paris, en présence de nombreux groupes radicaux européens.

C'est une réunion peu courante qui doit se tenir près de Paris, samedi. A l'invitation du Groupe union défense, plus connu sous son acronyme de GUD, plusieurs formations politiques, à l'orientation nationaliste-révolutionnaire, sinon néofasciste, ont prévu de se retrouver pour un “congrès européen” intitulé “le réveil des nations”.

Ce congrès vient rappeler l'existence du syndicat étudiant après une période de moindre activité. Le GUD avait pourtant réussi à faire parler de lui, sur et hors des campus parisiens, lors de sa refondation en 2010: tractages parfois musclés et présence sous la bannière à la croix celtique lors de certaines manifestations assuraient la présence du syndicat sur le terrain. En 2011, une branche lyonnaise était créée. Mais l'année suivante, les dirigeants parisiens s'orientent vers un militantisme plus politique (le grand public les découvre, notamment, par la publication d'une photo de la soirée des 40 ans du FN où ils apparaissent à côté de Marion Maréchal-Le Pen). Le GUD Paris est alors repris en main par Logan Djian, qui revendique aujourd'hui une trentaine de membres.

Le GUD change régulièrement de visage, ainsi que le rappelle Nicolas Lebourg, historien spécialiste des droites extrêmes: «Le nom GUD n'est qu'une référence à un mythe, à celui des années 1970 à la fois violent et brillant dans sa propagande. Aujourd'hui, il n'y a plus de combats contre les gauchistes sur les campus. Depuis 30 ans il y a en réalité eu plusieurs GUD: est GUD qui réussit à tenir la marque avec l'aval des anciens.» «Le GUD se réorganise, estime de son côté un cadre du milieu nationaliste, qui sera présent samedi. Souvent, dans l'histoire de ce mouvement, de grands congrès ont été organisés de la sorte afin de le relancer.»

De nombreux invités

Le GUD s'offre un plateau européen de choix parmi divers mouvements radicaux pour son congrès. Outre les Français du MAS et de la revue Synthèse nationale, seront présent des Espagnols de la Liga Joven et du Mouvement social républicain. Les Belges de Nation seront également présents, tout comme la CasaPound, mouvement italien peu connu en France mais très populaire chez les jeunes nationalistes. Ses militants, qui se présentent eux-mêmes comme les “fascistes du IIIe millénaires”, ont adopté des pratiques plus courantes à l'extrême gauche qu'à l'extrême droite: squates d'immeubles, importance donnée à la musique et au culturel.

Enfin, deux assistants parlementaires grecs de l'Aube dorée, classée comme néonazie par certains chercheurs, seront à Paris alors que le parti n'est pas au mieux: plusieurs dizaines de ses membres, dont le président du parti et sa vingtaine de députés, dans le collimateur de la justice de leur pays.

“L'ambition de ce congrès, c'est de tisser des liens entre patriotes et nationalistes européens, de prendre conscience des problèmes qui existe dans chaque pays”, explique Logan Djian, leader du GUD. L'évènement est présenté sur la page Facebook du mouvement comme “le premier sommet de l'Europe réelle”. Pour la petite histoire, “L'Europe réelle” fut la revue du Nouvel ordre européen, un parti néonazi paneuropéen créé dans les années 1950.

Logan Djian reconnait que la référence n'a pas été placée par hasard, mais explique qu'elle va au-delà de la simple reprise. “L'Europe réelle que nous défendons, n'est pas celle du capital, des banques ou de Merkel. Elle est différente de celle vantée par les médias, qui déforment ce que sont des mouvements comme Aube dorée. Pour nous, ce ne sont des patriotes et des nationalistes.”

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vendredi, 21 novembre 2014

Décapitations islamiques : le silence de Badinter…

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Pierre Cassen

Boulevard Voltaire cliquez ici

Personne n’a oublié la date du 9 octobre 1981, où Robert Badinter, garde des Sceaux du gouvernement Mauroy, obtint l’aboutissement du combat de sa vie : l’abolition de la peine de mort, considérée par lui et son camp comme un acte barbare indigne d’une civilisation évoluée. François Mitterrand et ses alliés surent imposer cette décision à une opinion majoritairement hostile, dans un contexte où on ne guillotinait plus que deux ou trois personnes par septennat.

On se disait que le fait de couper la tête à des hommes – acte naturellement révoltant pour tout humaniste – aurait disparu à jamais de l’horizon français. Or, en quelques semaines, notre pays a été confronté à la décapitation du guide Hervé Gourdel, qui a bouleversé l’opinion, et a obligé, devant l’émotion, les dignitaires musulmans, derrière Boubakeur, à nous faire le coup, la larme à l’œil, de « L’islam, ce n’est pas cela… ». Puis on vient d’apprendre que deux Français convertis, prénommés Maxime et Mickaël, auraient fait partie des égorgeurs-décapiteurs de l’otage Peter Kassig et de soldats irakiens.

On attendait donc de l’abolitionniste Badinter une prise de parole forte, exprimant son indignation devant la justice barbare islamique. D’autant que son épouse Élisabeth avait défendu la crèche Baby Loup, et milité pour une loi contre le voile intégral. On se rappelle que l’avocat ne s’était pas gêné pour condamner – et avec quelle violence – la justice américaine lorsque celle-ci avait osé arrêter, menotter et jeter en prison son ami Dominique Strauss-Kahn. Il est sans doute plus grave, pour ce grand bourgeois du 16e, d’arrêter le président socialiste du FMI que de couper la tête à ceux que les soldats d’Allah appellent les mécréants.

À ce jour, nous n’avons encore rien entendu. Mais ce silence ne marque-t-il pas une gêne devant la contradiction de sa vie ? Robert Badinter, en tant que juif, ne peut ignorer ce qu’est l’islam, et le sort que Mahomet et ses disciples ont fait subir à ses ancêtres. Il ne peut pas ne pas connaître l’histoire de la tribu juive de Médine : « L’Envoyé d’Allah les fit chercher et les décapita dans les fossés alors qu’ils lui étaient amenés par groupes. Ils étaient 600 à 900 », rapporte l’historien musulman Ibn Ishaq dans sa biographie de Mahomet (« Sîrat Rasûl Allah », c’est-à-dire « Biographie du Messager de Dieu »), écrite entre l’an 740 et l’an 770.

L’ancien garde des Sceaux ne peut ignorer que le Coran ordonne aux disciples de l’islam d’égorger et de décapiter tout ce qui n’est pas musulman : « Frappez-les au-dessus des cous [décapitez-les] et frappez-les sur tous les bouts des doigts [amputations]. Cela, parce qu’ils ont désobéi à Allah et à Son messager » (Sourate 8,12-13).

Autrement dit, Robert Badinter l’abolitionniste et ses amis politiques ont permis l’implantation massive sur le territoire français de millions de personnes dont les textes sacrés réclament la peine de mort par égorgement et décapitation pour tous les infidèles, même si, fort heureusement, une majorité de musulmans prennent quelques libertés avec l’application stricte du Coran.

Conclusion : si les fanatiques passent à l’action en France, on risque d’avoir bien davantage d’innocents décapités par les fous d’Allah que d’assassins guillotinés par l’État français dans les années 1970. Et cela parce que des gens comme lui ont fait venir sur notre territoire des milliers de Fofana-Merah-Nemmouche.

On comprend mieux le silence de Robert Badinter…

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jeudi, 20 novembre 2014

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mercredi, 19 novembre 2014

Parution du n°92 du bulletin du Cercle Franco-hispanique

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Cercle Franco Hispanique 4 bis, rue Caillaux 75013 Paris

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vendredi, 14 novembre 2014

État islamique : l’incohérence des Occidentaux

Bruno Mégret.jpgL'éditorial de Bruno Mégret

Le Chêne n°78 cliquez ici

Une fois de plus, les événements du Moyen-Orient révèlent l’impéritie de nos dirigeants qui, avec le trop fameux État islamique, semblent surpris de découvrir l'existence d'un nouveau mouvement islamiste agressif et conquérant. Une telle réalité n'a pourtant rien de surprenant : le courant djihadiste ne cesse de prendre de l'ampleur un peu partout dans le monde musulman. Et peu importe le nom et la nature des organisations qui l’incarnent, le pro- jet ne change pas de nature, même s’il devient de plus en plus ambitieux. Il s’agit de créer partout où c'est possible un État théocratique régi par la charia et d’organiser à terme l'union de ces États pour fonder un nouveau califat.

Quand la démocratie fait le lit des djihadistes

Le processus d’émergence est d’ailleurs toujours le même. Il commence par la contestation d’un régime autoritaire et prend la forme d’une «révolution» ou d’une insurrection lancée officiellement au nom de la liberté et de la démocratie. Aussitôt les gouvernements occidentaux approuvent, soutiennent et se réjouissent, ignorant les cris «Allah Akbar» qui retentissent dans les manifestations et chez les combattants. Puis, si la révolution l’emporte, chacun constate alors que la seule force politique organisée susceptible de prendre le pouvoir même démocratiquement est celle des islamistes qui, une fois enplace, commencent à restreindre les libertés et à imposer la loi du Coran. C’est ce scénario que l’on a déjà observéen Égypte ou en

Tunisie, mais aussi sous une forme un peu différente en Irak et en Libye, sans parler de l’Iran il y a maintenant plusieurs décennies.

Des dirigeants aveugles et incohérents

Or, les dirigeants du monde occidental ne semblent avoir tiré aucune leçon de la répétition de ces scénarios. En Syrie, par exemple, ils continuent à vouloir chasser Bachar el-Assad du pouvoir alors que ses opposants, chacun peut le constater, sont majoritairement des djihadistes et que l’éviction du dictateur syrien provoquera inévitablement l'arrivée à la tête du pays d'un régime théocratique islamique.

Certes, parce que le groupe «État islamique» s'en est pris à des Occidentaux, en assassinant de façon ignoble plusieurs otages européens et américains, il est devenu une cible prioritaire de la «communauté internationale». Les

États-Unis et la France notamment ont même entrepris de mener des actions militaires contre les djihadistes de ce groupe appelé pudiquement Daesh.

On devrait donc s’en réjouir car tout ce qui peut faire reculer le djihadisme et l’islamisme est bénéfique mais, malheureusement, l’action des pays occidentaux demeure complètement incohérente. Car ces mêmes gouvernements qui envoient des avions bombarder les combattants de l’Etat islamique continuent de militer pour la chute de Bachar el-Assad. Or, il s’agit là d’une absurdité politique totale. Une guerre civile est en effet engagée qui oppose, qu’on le veuille ou non, le régime autoritaire de Damas aux forces islamiques. La France, comme les autres pays occidentaux, devrait donc choisir son camp.

Refuser de le faire est aussi absurde que l’attitude de ces supporters assistant à une finale de football entre l'Allemagne et le Brésil qui encouragerait l’équipe d’Espagne déjà éliminée.

La négation du politique

Il s'agit là d'une grave méconnaissance de la nature même du politique. Car l'essence du politique est de gérer le réel et donc de tenir compte de ce qui est et non pas de ce que l'on souhaiterait qu'il soit. La politique c'est aussi de faire des choix et d'en assumer les conséquences. Dans le cas d’espèce, faire chuter le dictateur syrien c’est assurer l'arrivée au pouvoir des fanatiques islamistes. Les politiques oublient qu’ils ne sont pas des journalistes. Ils ne sont pas là pour commenter les événements et porter sur eux des jugements moraux. Ils ne peuvent donc pas condamner le régime autoritaire de Damas, provoquer sa chute qui entraînera l’arrivée au pouvoir des islamistes du groupe Daesh et ensuite condamner ces derniers comme si de rien n’était. La politique n'est pas le commentaire moralisateur c'est l'action responsable.

Faute de quoi on ne fait plus de politique et, en agissant comme ils le font, nos responsables gouvernementaux, Hollande et Valls, trahissent les obligations de leur charge.

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jeudi, 13 novembre 2014

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mercredi, 12 novembre 2014

Comment l’élite du FN trahit sa base électorale

 

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Nicolas Bonnal

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Marine Le Pen accuse Renaud Camus de théorie du complot ; le responsable du FNJ, Guillaume Dussausaye, avec sa tête de minet giscardien sorti d’un casting d’Hélène et les garçons, confesse qu’il n’y a pas de « grand remplacement » porte de Clignancourt. Il y a ceux qui croient voir beaucoup d’immigrés, dit-il, beaucoup d’Africains, d’islamistes ou de ce qu’on voudra ! C’est simplement un problème culturel, plus important que le problème racial – qu’il accuse d’autres (son électorat, en fait) de fomenter.

Le délicieux angelot fait un gracieux sourire aux journalistes qui le félicitent, ajoutant qu’il faut oublier les notions de couleur, de race, etc., et se rappeler que seule importe la gentille assimilation de ces nouveaux venus qui un beau jour aimeront leur pays. On croirait du Harlem Désir en 1987.

Le benêt, qui n’a pas la culture historique de ses aînés, oublie sans doute que 130 ans de présence française, à une époque où la France était plus bien plus chrétienne ou laïque qu’aujourd’hui, 130 ans de présence dis-je n’ont abouti à rien qu’à faire des Algériens de souche des ennemis de la France éternelle. Je sais, les harkis… Souvenez-nous comment on les a finis.

On croit rêver mais on ne rêve pas. Les problèmes sont ici niés pour complaire aux interviewers ; et nous, la chair à canon électorale, nous faisons en plus accuser de théorie du complot par les gens censés nous libérer de la mâchoire mondialiste qui liquide, brade et dépèce notre pays ! C’est Ivan Blot qui a raison : l’élite du FN est devenue aussi une élite hostile.

Je l’ai déjà dit, le programme du FN est celui de Jean-Pierre Chevènement et du Mouvement des Citoyens qui l’a noyauté sans se forcer. Le site du parti ne parle par ailleurs que de com’ et de réactions médiatiques ; sur le fond il n’y a plus rien. Il faut aller sur les blogs de Jean-Marie Le Pen ou de Bruno Gollnisch pour entendre une plus libre parole.

Cela m’a rappelé ce journaliste qui commentait le rachat de Time-Warner par AOL vers 1999 : la « victoire du cornet de glace sur la glace », ou du paquet-cadeau sur le cadeau proprement dit. Mais voilà que la nouvelle élite du FN veut même transformer le nom de son parti. On n’aura même pas le cornet !

Pour être sincère, je ne vois plus de raison sérieuse de voter Front national. On vote Front national aujourd’hui en France parce que ce parti n’a jamais été au pouvoir et qu’on en a marre des autres, c’est tout. Ces raisons sont triviales. En Angleterre, on vote pour Nigel le mufle, en Italie pour le bouffon Grillo, en Espagne pour le gaucho recentré de Podemos. Olé ! Ici on vote pour un FN bobo, qui n’a rien à voir avec celui de notre jeunesse. Les jeunes du FN qui ne sont plus d’accord créent leur mouvance. Les rebelles voteront un jour Eric Zemmour, et d’autres se rappelleront que la tentation électorale triomphe toujours de la base électorale.

Que le FN se fasse traiter de fasciste avec ça : ce sera bien mérité.

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lundi, 10 novembre 2014

FILLON FACE À UNE INFAMIE : MAIS DE QUI ? Une affaire très grave pour la presse et les politiques

fillon_sarko.jpgRaoul Fougax

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De deux choses l'une :ou c’est vrai ou c’est faux. Si c’est faux, voila encore deux journalistes qui devraient rendre leur carte de presse. Si c’est vrai Fillon est fini et il l’aura mérité.

Si c’est faux, on peut se demander pourquoi, sinon pour faire vend'honneur de François Fillon. On ne voit pas bien leur intérêt. Si c’est vrai, cela montre jusqu’où peut mener une haine privée camouflée en démarche politique. Cela rappelle les horreurs de l’affaire Villepin aujourd’hui cependant bien oubliée.

Il n’y a finalement qu’un gagnant dans ce déballage : François Hollande qui aurait refusé une proposition indécente  et réaffirmé qu’avec lui le politique n’interférait plus avec la justice. On a du mal à croire tout de même que ce but ait justifié un tel montage.

Dans leur livre «Sarko s'est tuer» (Stock), deux journalistes du quotidien vespéral, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, assurent que François Fillon a demandé à Jean-Pierre Jouyet de faire pression pour accélérer le cours judiciaire d'une affaire (celle des pénalités réglées par l'UMP) visant Nicolas Sarkozy, lors d'un déjeuner le 24 juin. «Tapez vite, tapez vite! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez!», aurait lancé M. Fillon, accusant l'ex-président d'"abus de bien social", "de faute personnelle". L'ex-chef du gouvernement, qui entretient des relations notoirement exécrables avec l'ancien chef de l’État, est aujourd'hui entré dans une concurrence féroce avec lui pour la présidentielle de 2017.

L'ancien Premier ministre, comme le secrétaire général de l'Elysée, ont formellement démenti. Problème, les deux journalistes assurent détenir un enregistrement de l'interview au cours de laquelle Jouyet leur a raconté la scène. Ce dernier aurait il voulu se faire mousser ? C’est aussi une possibilité bien sûr pour cet ancien proche de Fillon passé de l’autre coté. Embarrassant pour un haut responsable de la présidence.

Antoine Gosset-Grainville, l'ancien directeur adjoint de cabinet de Fillon, troisième convive du déjeuner du 24 juin, dément à nouveau toute demande d'intervention auprès de Jouyet. Moins de deux heures plus tard, l'entourage de l'ex-Premier ministre fait savoir que François Fillon «va porter plainte contre les deux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, et contre Le Monde, pour diffamation».

L'ex-chef du gouvernement envoie l'un de ses principaux lieutenants au front, pour livrer sa version des faits. Chartier convoque la presse pour une déclaration solennelle, devant le siège de l'UMP. Preuve que le camp Fillon ne prend pas du tout cette affaire à la légère. «Depuis 72 heures, François Fillon se retrouve victime d'une polémique infâme», «d'allégations scandaleuses qui (le) déshonorent». «On lui reproche d'être allé s'adresser à l'actuelle majorité pour lui demander d'accélérer le calendrier judiciaire concernant Nicolas Sarkozy. Rien de moins», poursuit le député UMP du Val-d'Oise. «Cela signifie que ce déjeuner fut l'occasion d'un complot ourdi contre Nicolas Sarkozy», s'offusque-t-il encore. Persistant à tout démentir en bloc, il demande aux journalistes du Monde de «faire entendre les enregistrements», pour «que toute la lumière soit faite, que la vérité éclate».

Si la vérité éclate, il y aura de toute façon des morts journalistiques ou politiques.

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vendredi, 07 novembre 2014

Ce que nous dit du FN « l’affaire » Maxence Buttey

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Olga Le Roux Boulevard Voltaire cliquez ici

Plusieurs ont dit sur différents sites leur déception de voir rester au FN, avec des responsabilités, le jeune Maxence Buttey, néo-converti et ardent prosélyte, comme l’a montré son intervention à la télévision : faut-il continuer à voter pour ce parti, qui déjà dans ses hésitations, ses contorsions ou contradictions commençait à poser des questions à l’électeur le mieux disposé ?

Ainsi la divergence très nette et dangereuse entre Chauprade et Marine Le Pen ; ainsi le manque d’enthousiasme devant LMPT (malgré le bel engagement de Marion Maréchal-Le Pen), ainsi les propos souvent bien ambigus de Philippot trop soucieux de n’apparaître pas comme réac (quelle condescendance envers Zemmour !), mais de suivre le vent des mœurs et pensées nouvelles ; sans compter la distance prise avec les convictions les plus ancrées de Jean-Marie Le Pen : nécessaire et inévitable meurtre symbolique du père, qui entrave l’essor des enfants ou bien désir de parvenir, compréhensible certes, mais à quel prix ?

Les immenses qualités de débatteur de Marine Le Pen (bien fille de son père en ce domaine), son « innocence » quant aux propos les plus sulfureux lui ont permis de s’imposer même dans les médias aux ordres ; qu’elle espère parvenir au pouvoir, au contraire de Jean-Marie Le Pen auquel on a beaucoup reproché de se complaire dans l’opposition et même la diabolisation, rien que de très naturel.

Mais si cela se fait au prix de reniements, laissant de nouveau un vide à droite, sur le modèle des Italiens du MSI qui ont allègrement bradé leurs convictions pour un plat de lentilles, si le FN rejoint, dans la complaisance envers l’islam et les réformes « sociétales », l’UMPS qu’il a tant attaqué et dont il a même fait admettre la connivence profonde, si ce parti ne se distingue plus que par les options économiques (qui engagent aussi le fonctionnement de l’Europe), alors de nombreux Français se sentiront trahis. Ainsi on peut imaginer qu’après un vote FN au premier tour, des électeurs mal à l’aise reculent au second et s’abstiennent, pour ne pas voir un Maxence Buttey secrétaire d’État à la Diversité ou un Philippot ministre de la Famille…

Entendons-nous bien : il n’y a pas de raison de se gendarmer contre la présence de musulmans dans le parti et ses instances. Et pas seulement les harkis ou des incroyants. Mais eux savent pourquoi ils s’engagent, ils connaissent les difficultés de leur choix et les enjeux de l’adhésion en profondeur à la France – son histoire, le christianisme qui l’a fondée, ses défauts et ses qualités, ses contradictions et ses exigences.

Mais le néo-converti, lui, s’engage à l’envers, dans une période où on ne peut dire que l’adhésion à l’islam aille sans soulever des questions cruciales : terrorisme, massacres de chrétiens et fidèles d’autres religions, exigences démesurées, communautarisme provocant, victimisation agressive…

Loin d’être un Polyeucte, il se met dans les pas de tous les paumés qui découvrent, extatiques, la légende pourpre d’une religion où l’on se sent supérieur à tout et à tous, et où peut-être aussi on pense être du côté du futur vainqueur. La hâte que les médias ont mise à inviter cet illustre inconnu souligne le piège : est-il condamné que la meute se déchaîne. Est-il maintenu, réintégré dans ses responsabilités que militants et sympathisants, déconcertés, suspendent leur bulletin de vote et se déchirent. Bref, une mauvaise affaire pour le FN ; et tout bénéfice pour les autres.

De quoi Maxence Buttey est-il le nom ?

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jeudi, 06 novembre 2014

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mardi, 04 novembre 2014

Entretien avec Renaud Camus Non, le Grand Remplacement n’est pas une « vision complotiste » !

0b0a57389a7e9f784d1e5cb8a814f086.jpegEntretien avec Renaud Camus

Source Boulevard Voltaire cliquez ici

Marine Le Pen, dans une interview au JDD parue ce dimanche, estime que « le concept de grand remplacement suppose un plan établi. Je ne participe pas de cette vision complotiste ». Fait-elle, selon vous, une interprétation erronée de votre analyse ?

Totalement erronée, en l’occurrence ; et ce n’est pas « selon moi », parce que mon analyse, je la connais, et il n’y est nulle part question du moindre complot. J’ai beaucoup de respect pour Marine Le Pen, j’admire son courage, sa détermination, son patriotisme et son sens politique mais, sur ce point particulier, c’est son sens politique qui lui joue des tours. Elle aura voulu, j’imagine, par prudence, ne pas paraître assumer un syntagme, Grand Remplacement, dont elle a craint qu’il ne parût trop radical. Hélas, ce n’est pas l’expression Grand Remplacement qui est radicale, c’est la sinistre réalité de ce qu’elle désigne. Le Grand Remplacement n’est pas une théorie, ce n’est pas un concept, à peine une notion, moins encore un fantasme, comme dit la presse remplaciste, ou une « vision complotiste ». Plût au ciel que ce fût tout cela, et rien d’autre ! C’est ce que nos yeux constatent tous les jours et que les sociologues de cour s’acharnent à nier : le simple fait que dans nos rues, nos rames de métro, nos écoles, nos écoles maternelles et nos maternités surtout, sur des pans entiers du territoire, il y avait un peuple et que, à sa place, il y en a un ou plusieurs autres.

Accuser tel ou tel d’entretenir une « théorie du complot » ou une « vision complotiste », c’est un vieux procédé rhétorique de journalistes qui ne connaissent pas leur dossier pour déconsidérer des thèses qu’ils veulent étouffer. Je regrette de voir Marine Le Pen y avoir recours, comme si elle voulait se concilier les remplacistes : une tâche impossible. Je n’ai jamais parlé de complot. On me reproche au contraire, en général, d’être flou sur les causes du Grand Remplacement. Et là c’est moi qui suis prudent, car j’essaie d’unir, pas de diviser. En fait je crois à un faisceau convergent d’intérêts et d’interdits qui, tous, tendent à la fabrique de l’homme remplaçable, interchangeable à merci. Mais si je ne devais nommer qu’une seule cause elle me vaudrait un point Godwin, car je dirais : Hitler. À force d’opérer et de réopérer l’Europe du cancer hitlérien, on lui a enlevé la plupart des organes indispensables à sa survie.

Son directeur de cabinet, Philippe Martel, répondant à Aymeric Caron, a tweeté que « le grand remplacement n’est pas une théorie, c’est un phénomène démographique ». Cela ne peut pas être les deux choses en même temps ?

Je suis, comme d’habitude, entièrement d’accord avec mon vieil ami Philippe Martel, ou lui avec moi. Parler de « théorie » ne sert qu’à se rassurer. La conquête coloniale de l’Afrique au XIXe siècle, le Grand Dérangement des Acadiens au XVIIIe, l’Occupation de la France par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, ce ne sont pas des théories : ce sont des phénomènes historiques.

Pour contester vos propos, ou ceux qui déplorent les conséquences d’une immigration massive, on cite toujours les statistiques de l’INSEE. Christophe Dumont, chef de la division des migrations internationales à l’OCDE, estime qu’en terme de « flux récents d’immigration », la France est parmi « les pays occidentaux où les niveaux sont les plus bas ». Qui a tort, qui a raison ?

J’ai eu souvent l’occasion de le dire : sociologie et statistiques sont au remplacisme ce que la biologie lyssenkiste était au stalinisme. Il faudra un jour se demander pourquoi l’expression sociologue de cour est devenue un pléonasme, pourquoi il n’y a pratiquement plus de sociologie qu’au service du pouvoir et non seulement du mensonge mais de la négation acharnée de la réalité, qu’il s’agisse de l’École ou de l’État : le niveau monte et il y de moins en moins d’immigrés. Au citoyen hébété, aveuglé par la glu statistico-sociologique, il faut hurler, comme Féofar-Khan à Michel Strogoff :

« Regarde de tous tes yeux ! regarde ! »

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dimanche, 02 novembre 2014

La banane, le singe et le ministre

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Franck Abed cliquez ici

A lecture de ce titre, les lecteurs pourraient penser, imaginer que nous nous retrouvons face à un remake d’un des plus grands films de l’histoire du cinéma (1). Qu’ils se détrompent, nous sommes malheureusement en Hollandie pour le pire et le pire…

Le directeur d’un hebdomadaire nationaliste et républicain (2) vient d’être condamné par le tribunal correctionnel à 10 000 euros d’amende. La raison est simple, la couverture de son édition du 13 novembre 2013 publiait une photo de Christiane Taubira, avec cette manchette: « Maligne comme un singe, Taubira retrouve la banane ». Nous ne nous prononcerons pas sur la ressemblance ou non du Ministre avec un animal, laissons les Français seuls juges. Nous pensons que ce n’est pas le sujet car cela représente tellement peu de choses en comparaison de la crise profonde traversée par notre pays… De plus certains de nos amis nous comparent souvent à un ours, nous n’en devenons pas malades ou tristes. De notre côté, un de nos meilleurs amis ressemble à un cheval, il n’a jamais pris la mouche à chacune de notre comparaison moqueuse mais finalement si gentille… Il est dommage de voir la justice de notre pays perdre son temps avec cette affaire, quand nous savons le nombre de jugements pour des motifs bien plus graves en attente. Que la police de la pensée unique arrête en priorité les voleurs, les violeurs, les escrocs, les dealeurs au lieu de s’en prendre à un journaliste qui exerce ses libertés d’expression…

Concrètement, l’hypocrisie colle à ce jugement. Commençons par l’avocat du MRAP qui pendant l’audience a déclaré : « Le fait d’assimiler une personne humaine à un animal, c’est une injure faite à l’humanité tout entière ». Dieu merci ! Le bon sens reviendrait-il dans les tribunaux ? En effet, nous sommes contents de lire cette phrase dans la bouche d’un avocat gauchiste et moderniste. Il serait temps enfin que les programmes scolaires de l’éducation dite nationale arrêtent d’apprendre à nos chères têtes blondes que l’homme descend du singe, car en effet « c’est une injure faite à l’humanité tout entière, d’assimiler une personne humaine à un animal ». Il a poursuivi en expliquant : « Il y a des limites, on ne peut pas tout dire, tout écrire, tout dessiner ». Le bon vieux couplet révolutionnaire de Saint-Just repris et ressorti dès que leur liberté d’expression vacille : « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ». Le problème reste toujours le même avec eux, la liberté d’expression c’est quand cela les arrange et elle demeure à géométrie variable. Ils sont constamment dans le deux poids deux mesures. Quand Monsieur Jean-Marie Le Pen est comparé à un bull dog, les censeurs ne prennent pas sa défense, pas plus quand il est assimilé à « un nazi » par Jacques Séguéla (3). De même, lorsqu’un journal anarcho-communiste dessine le Christ, l’Eglise, le Pape dans des postures infâmantes que nous n’expliquerons pas afin de ne point heurter la sensibilité des âmes, la police de la pensée unique explique qu’il s’agit là de liberté d’expression et autres malhonnêtetés du genre. Que dire d’un spectacle où à la fin de celui-ci les gens présents dans la salle jettent de la merde sur le visage de Notre Seigneur Jésus-Christ. Blasphème ? Non pas du tout, c’est de l’art selon eux. Nous ne le comprenons point, parce que nous serions rétrogrades et les défenseurs d’un ordre ancien…

Si nos adversaires pouvaient être sérieux deux secondes, le débat intellectuel en sortirait grandi. En son temps, les républicains avaient – et tous les étudiants de France connaissent cette caricature – déjà utilisé l’arme de la dérision avec les Poires. Ce dessin montrait l’inefficacité de la politique de Louis-Philippe et son impopularité grandissante… Fallait-il condamner l’auteur de cette planche ? Bien sur que non. Quand nous voyons tous les pamphlets anti-monarchistes publiés au XVIIIème dans toute la France, nous nous demandons quel fut le ratio d’auteurs condamnés par écrits publiés… Il serait intéressant de le comparer au ratio de notre époque et nous verrions quel régime défendait plus les libertés d’expression. Beaucoup, mais pas nous, seraient surpris du résultat…

Quoiqu’il en soit, en Hollandie ou en Sarzokie, les censeurs mènent la belle vie du haut de leur tour d’ivoire. Tout ce qui dépasse, tout comme à la révolution de 1789, se trouve vite coupé en deux, écharpé par les procès et autres condamnations qui ne visent que la mort économique. Plus besoin des prisons, les amendes sont devenues leurs armes de destruction massive pour faire taire les opposants. Que nous reste-t-il pour défendre nos positions ? L’humour et l’intelligence seront toujours les meilleures armes pour combattre la tyrannie, l’ignorance et la mauvaise foi. Maintenant, nous allons pouvoir manger une banane en regardant un documentaire animalier. Peut-être que nous y verrons….

Notes

(1) Le bon, la brute et le truand de Sergio Leone
(2) Minute
(3) JMLP vient de porter plainte pour ce propos : « la fille de l’autre nazi »

09:53 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

jeudi, 30 octobre 2014

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mercredi, 29 octobre 2014

On ne badine pas avec Zemmour

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Caroline Parmentier

Présent cliquez ici

La zemmourisation des esprits est-elle en train de devenir un phénomène de société ? Son livre s’arrache à 15 000 exemplaires par jour. Et selon Le Parisien, 37 % des Français se disent « d’accord avec les thèses qu’il développe dans Le suicide français ». 37 % ? Zemmour président !

37 % c’est d’autant plus considérable que les questions sont posées de telle façon que l’on vous donne l’impression que vous êtes pour le régime de Vichy si vous y répondez favorablement. 37 % bien qu’ils soient tous comme des chiens après lui. La grande meute bobo. Les Ruquier, les Cohen, les Salamé, Caron, Elkrieff, Denisot, Anne-Elizabeth Lemoine, Bourdin, etc.

37 % malgré les inquisiteurs (qu’il domine à cent coudées intellectuellement) et les réquisitoires (qu’il balaie avec courage et talent). Malgré les mantras, les anathèmes, les formules de sorcellerie des manitous du PAF, toujours les mêmes depuis des décennies.

500 pages, trois ans de travail. Le livre d’Eric Zemmour est brillant, rageur, dépressionniste et impressionnant. Il entre dans le lard de l’idéologie dominante et des vaches sacrées du système et revient sur 40 ans de destruction et d’escroquerie intellectuelle. En faits historiques, sociétaux, en chansons, en films, en séries télés, en matches de foot. Il a remplacé en numéro un des ventes le règlement de comptes ravageur et destructeur de Valérie Trierweiler. Ce qui en dit long sur l’état de fureur des Français ! Les Français se sont reconnus dans ce que dit Zemmour.

Profitons-en bien, car combien de temps encore avant qu’il ne soit déclaré infréquentable ? Malgré ses contacts et malgré ses réseaux, malgré le système auquel il a longtemps appartenu. Banni des grands médias et des grandes maisons d’édition. Et pour cela ils n’ont eu de cesse les uns après les autres de lui faire dire pour qui il vote. Une obsession. Est-ce à ce moment-là qu’il aura définitivement franchi la ligne jaune ? De mémoire humaine en effet il n’a jamais existé de journaliste ou de chroniqueur invité à la télévision qui vote Le Pen.

« Je décide d’utiliser le système contre le système », déclare Zemmour au Figaro Magazine. Il y a quelques années à ce petit jeu-là le système aurait eu sa peau. Qui sait si en ces temps si troublés : saison des Zemmour, du Printemps français, de la Manif pour tous et du FN donné au premier tour à la présidentielle, la peur ne va pas finir par changer de camp ?

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mardi, 28 octobre 2014

Ukraine : la démocratie inutile La partition entérinée par les urnes

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Jean Bonnevey

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Si l’on en croit nos médias, une vague pro-occidentale a déferlé sur l'Ukraine.  Le problème c’est qu’elle n’a pas plus de sens que la vague pro-russe qui a submergé la Crimée. En fait le pouvoir de Kiev a organisé des élections pour se conforter, mais en se confortant il a également renforcé la partition de fait entre les deux Ukraine.

Faite voter en temps de guerre des régions acquises et non pas la totalité de la population, c’est une drôle de conception tout de même de l’unité du pays et de la démocratie représentative. Les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote, dont les chiffres ont été rendus publics à leur fermeture, donnaient environ 70 % des voix aux cinq mouvements pro-occidentaux, pour certains aux tonalités nationalistes. Ils devront se partager le pouvoir, aucun d'eux ne se détachant largement. Selon les résultats portant sur 10 % des circonscriptions, le Bloc Petro Porochenko du chef de l'État arrive comme prévu en tête avec 21,9 % des suffrages, suivi du Front populaire du Premier ministre Arseni Iatseniouk (21,6 %).

Le scrutin, au taux de participation limité à 53 %, est toutefois marqué par le maintien d'anciens alliés de l'ex-président pro-russe Viktor Ianoukovitch, à l'inverse du Parti communiste menacé, événement historique, de disparaître de l'Assemblée. Aucune majorité des partis démocratiques donc mais une victoire des pro-occidentaux dont certains à tendance fasciste comme personne ne le nie et le maintien d’une minorité favorable à une synergie avec la Russie, minorité massivement majoritaire dans les territoires qui n’ont pas voté.

La victoire du Bloc Petro Porochenko est moins large que prévue, tandis que les scores du Front populaire et de Samopomitch (13 % selon les sondages), parti composé de jeunes représentants de la société civile et de combattants revenus de l'Est, ont surpris. En revanche, avec près de 8 %, le Bloc d'opposition, regroupant plusieurs figures de l'ancien Parti des régions de Viktor Ianoukovitch, dépasse ce seuil. Suivent le Parti radical du populiste Oleg Liachko (6 %), les nationalistes et radicaux de Svoboda (6 %) et le parti Batkivchtchina de l'ancienne Première ministre Ioulia Timochenko (6 %). À Donetsk, principal fief des rebelles, les habitants ont ignoré les élections et attendent celles que les séparatistes prévoient d'organiser le 2 novembre.

Nos médias parleront-ils alors de vague pro-russe, sans doute pas et pourtant il s’agit de la même chose. C’est à dire de l'utilisation de la démocratie comme confirmation des choix divergents d’une population dans un pays qui n’est plus unitaire mais bien divisé de fait comme le prouvent les urnes.

Encore une fois il faut être pragmatique et, au-delà de l’idéologie, accepter de séparer pour éviter le pire ceux qui ne veulent pas ou ne veulent plus vivre ensemble.

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lundi, 27 octobre 2014

Le nouveau numéro d'Eléments

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