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mardi, 10 mars 2026

L’histoire des femmes se passe des mensonges du féminisme

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Audrey D’Aguanno

Qu’on l’appelle journée internationale du droit des femmes, contre les violences faites aux femmes, ou de la femme, le 8 mars a à nouveau donné lieu à un certain nombre de mystifications historiques où le patriarcat occupe le haut du pavé. Pourtant, quiconque s’intéresse un tant soit peu à l’Histoire sait d’avance que cette matière est tout sauf linéaire : contrairement à la vulgate féministe en vogue, l’histoire des femmes est un peu plus compliquée qu’un obscur passé d’oppressées engagées dans une longue marche vers l’émancipation.

Et pour se faire, on fait comme si toute l’Histoire des femmes pouvait être réduite à la condition des bourgeoises du XIXe siècle. Or, c’est en premier lieu la classe sociale d’une femme qui décidera de sa condition : il n’y a, en effet, pas plus de dénominateur commun entre la Romaine libre et son esclave qu’entre l’ouvrière de la révolution industrielle et la bourgeoise qui, à la même époque, a fait de l’oisiveté le signe distinctif de son rang. Cela se retrouve même au jour d’aujourd’hui : c’est la femme de ménage et la nounou qui ont permis à nombre d’intellectuelles occidentales de penser le féminisme. Vaste détail impensé. Quant à la prostituée en bas de la rue, elle aura probablement un avis plus pertinent sur la domination masculine que la fille de bonne famille brandissant son panneau sur l’écart salarial (qui s’élève à 3,6% en 2026, pour le même emploi temps plein exercé dans le même établissement) et choisit sciemment d’ignorer les violences faites aux femmes quand ces dernières sont perpétrées par un immigré. (Nous avons mis en évidence ici comment seule la figure du criminel racisé surpasse celle de la femme.)

Le statut de la femme dépend des régions : se limitant à la sphère européenne, les femmes celtes de l’Antiquité bénéficiaient d’un statut supérieur à leurs contemporaines grecques ou romaines, jouissant d’une certaine liberté, de droits de propriété et, souvent, d’un réel pouvoir politique et militaire. Or, seul le gynécée ou le pater familias ne sont retenus. 

L’histoire des femmes ne s’inscrit dans aucune ligne droite, contrairement à la vision eschatologique des progressistes, persuadés que la raison, la science et la technique nous amènent nécessairement vers une amélioration constante de la condition humaine.

À titre d’exemple, l’époque victorienne était bien plus bigote et sévère pour les femmes (et pour les hommes !) que la grande liberté sexuelle – une liberté sexuelle responsable – en vigueur huit à dix siècles auparavant, aux mêmes endroits. Il faudrait d’ailleurs cesser d’employer l’expression « ils vivent comme au Moyen Âge » pour décrire les sociétés obscurantistes, comme nous l’a magistralement enseigné Régine Pernoud, et remettre au goût du jour cette longue période où la femme européenne a littéralement rayonné.

Et que dire des femmes étrusques, qui il y a plus de 2.000 ans, pouvaient occuper les plus hautes charges des cités-États ? Comme nous le prouvent cette Ramtha, dont l’épitaphe gravée sur sa pierre tombale récite : « La juge Ramtha a été l’épouse de Larth Spitus, elle est morte à 72 ans, elle a engendré 3 enfants » (1) et cette Sethra Murai qui fut « la grande prêtresse » en son temps (2). Au sein de ce peuple originel de la péninsule – première entité unificatrice d’Italie – les femmes aisées étaient instruites, sortaient librement, pouvaient posséder une activité productive, détenir des esclaves et disposer de leurs biens, le tout en nom propre. (On retrouvera d’ailleurs le matronyme à côté du patronyme sur les inscriptions funéraires des enfants dès le VIIe siècle… avant notre ère.)

Bref, tout comme le concept fourre-tout de patriarcat pollue l’analyse historique et sociale, une vision eschatologique et progressiste de l’Histoire des femmes, outre son caractère fallacieux, occulte le rôle prépondérant qu’ont joué les femmes européennes et la place de choix qu’elles ont occupée dans une civilisation, qui malgré des fluctuations, a honoré et valorisé la femme bien plus que partout ailleurs.

(1) A lire aussi sur le sujet, la brillante Histoire des femmes de Maurice Bardèche.

Source : breizh.info

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lundi, 09 mars 2026

Si Némésis pue la pisse, Marie Mesmeur sent la sueur…

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Marie Mesmeur, on dit qu'elle pue la sueur...

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dimanche, 08 mars 2026

Trump n’est pas si fou, analyse Alain Bauer

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Je ne sais quelles chaînes d’information vous regardez, mais des quatre qui officient en continu sur Orange, il arrive souvent à Alain Bauer d’y figurer – à l’exception de Franceinfo -, et sa parole est toujours pertinente. Notamment en ce qui concerne le conflit avec l’Iran mené conjointement par Israël et les Etats-Unis dont les intérêts ne sont pas tout à fait les mêmes. Sur ces chaînes,  on a droit à  une noria de spécialistes du rien du tout et d’une bardée d’amiraux qui racontent n’importe quoi, l’un d’eux allant jusqu’à prédire l’invasion de l’Europe par les Russes. Alain Bauer, dans ses interventions, est précis, parfaitement documenté et ne s’avance que sur des terrains dont il est sûr. Il livre ici au Journal du dimanche sont analyse sur ce conflit qui embrase tout le Moyen-Orient.

Lire la suite ICI

Alain Bauer est criminologue et auteur d’une trentaine d’ouvrages.

Source : Journal du dimanche, 8/3/2026

 

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vendredi, 06 mars 2026

L’aveuglement d’une droite qui a oublié les intérêts européens

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Julien Dir

Il se passe quelque chose d’étrange dans une partie de la droite occidentale. Une sorte de vertige intellectuel, une suspension brutale de la mémoire. Comme si vingt années d’erreurs stratégiques, de guerres désastreuses et de chaos géopolitiques n’avaient jamais existé.

Depuis quelques jours, certains milieux conservateurs et même identitaires applaudissent presque mécaniquement l’idée d’une confrontation militaire avec l’Iran. Non pas après un débat stratégique sérieux. Non pas à la suite d’une réflexion sur les intérêts européens. Mais par réflexe pavlovien : parce que l’initiative viendrait de Washington. Parce que Donald Trump serait impliqué. Et parce qu’Israël serait concerné.

Cette attitude est stupéfiante.

Car ces mêmes milieux politiques furent, il n’y a pas si longtemps, parmi les critiques les plus virulents des aventures militaires américaines. Beaucoup d’entre eux dénonçaient à juste titre l’invasion de l’Irak en 2003. Ils parlaient alors de mensonges d’État, d’ingénierie du chaos, d’erreur stratégique monumentale. L’Afghanistan, vingt ans plus tard, s’est terminé dans l’humiliation et la fuite.

Les faits sont pourtant têtus. L’Irak n’est pas devenu une démocratie stable. La région a sombré dans la fragmentation, la guerre civile et la montée des milices islamistes. L’État islamique est né dans ce chaos. Et l’Europe, elle, en a payé le prix : attentats, déstabilisation régionale, vagues migratoires massives.

Alors une question simple devrait s’imposer : les leçons du passé n’ont-elles servi à rien ?

Pourquoi ce soudain enthousiasme pour une nouvelle confrontation au Moyen-Orient ? Pourquoi faudrait-il, encore une fois, suivre Washington dans une stratégie dont les conséquences toucheront d’abord l’Europe ?

Car soyons clairs : les guerres américaines au Moyen-Orient ne restent jamais au Moyen-Orient. Elles débordent. Toujours.

Et elles débordent vers l’Europe.

Il faut poser une question que presque personne n’ose formuler dans le débat public : qu’ont fait les Iraniens aux Européens, en Europe ? Quelle guerre ont-ils déclenchée contre nous ? Quelle invasion ont-ils menée contre nos peuples ?

L’Iran est une puissance régionale avec ses ambitions, ses réseaux et ses rivalités. Mais il n’est pas l’ennemi existentiel de l’Europe. Pas plus que la Russie n’est l’ennemi civilisationnel que certains voudraient désigner. Cette inflation permanente d’ennemis sert surtout à masquer une réalité : l’absence totale de doctrine européenne.

Depuis des décennies, l’Europe n’a plus de politique étrangère. Elle n’a plus de vision stratégique autonome. Elle navigue entre les injonctions américaines, les pressions israéliennes, les pétrodollars du Golfe et les calculs économiques.

Et le résultat est grotesque.

Certains prétendus défenseurs de l’Occident sont capables de dénoncer l’immigration islamiste chez eux… tout en fermant les yeux sur les alliances avec des régimes qui financent précisément cet islam politique. On nous parle de civilisation européenne, mais on s’aligne sans broncher sur les intérêts du Qatar ou de certaines monarchies du Golfe.

Il y a là une incohérence profonde.

La droite européenne ne peut pas prétendre défendre son identité, sa souveraineté et son avenir si, dans le même temps, elle accepte d’être une simple annexe géopolitique d’autres puissances.

Le monde change. Les blocs se recomposent. Les équilibres basculent. Et l’Europe, pendant ce temps, continue de penser comme une province, un pays vaincu.

Le véritable enjeu n’est pas de choisir entre Washington, Tel-Aviv, Téhéran ou Doha. Le véritable enjeu est de savoir si l’Europe veut enfin redevenir un acteur stratégique autonome.

Cela suppose une rupture intellectuelle.

Une droite adulte devrait être capable de soutenir les États-Unis lorsqu’ils défendent réellement les intérêts occidentaux… et de s’y opposer lorsque leurs choix entraînent le continent dans des conflits qui ne servent ni nos peuples ni notre avenir.

L’amitié n’est pas la soumission. Y’a t’il encore le droit de remettre en question un soutien inconditionnel à Israël quand bien même tout cela ne nous regardait pas ? Et l’alliance avec les États-Unis ne doit pas devenir une abdication permanente de la souveraineté européenne.

Sinon, l’histoire se répétera. Les mêmes guerres. Les mêmes illusions. Les mêmes ruines.

Et l’Europe, une fois de plus, paiera la facture.

Source : breizh.info

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Du respect humain à la haine de soi, la chute de l’Occident

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Guillaume d'Aram de Valada, Polémia cliquez ici

Dans ce texte, Guillaume d’Aram de Valada défend l’idée que l’Occident se ment à lui-même depuis 1945, s’engageant dans un suicide collectif, entre haine de soi, mondialisme mortifère, repentance constante et auto-flagellation politique.

Polémia

Aveuglement et haine de soi

Il y a une citation, en épigraphe du roman « Les Épées » de Roger Nimier, qui peut nous faire réfléchir dans ces temps troublés : "Surtout, ne vous mentez pas à vous-même. Celui qui se ment à soi-même perd le respect de soi et des autres. Il peut être le premier à s’offenser. On éprouve parfois du plaisir à s’offenser, n’est-ce pas ? Jusqu’à en éprouver une grande satisfaction. Par-là même, on parvient à la véritable haine."

« Se mentir à soi-même », c’est à peu près ce que fait l’Occident depuis la fin de la deuxième déflagration européenne, en mai 1945. Mettre autant d’application à détruire petit à petit, en alternant les petites et les fortes doses, tout sentiment d’appartenance, toute réaction à l’oubli de sa grandeur passée, relève du suicide méthodiquement organisé.

Maintenant, on y est : on a le canon sur la tempe et le barillet est rempli, aucune chance d’en réchapper. Pour s’en sortir, pour ranger le pistolet dans le tiroir, il faut accepter de se redire la vérité, de se redresser, de refuser l’abandon, et enfin de repousser l’ennemi qui en nous s’installe.

Celui-là est connu depuis longtemps. Il a pour nom : mondialisme.

Le moteur du délitement : le mondialisme

C’est le mondialisme qui est à l’origine du délitement de nos sociétés occidentales, de cette non-volonté, de ce refus d’être fort et fier, cette machine à fabriquer de la lâcheté et à reculer sans cesse devant les impératifs d’un monde sans frontières : domination des marchés financiers sur la politique intérieure, effacement des liens ancestraux fondant les équilibres de la Cité.

C’est le parachèvement, en quelque sorte, de cette offense faite à soi-même pour parvenir à la véritable haine de soi.

Il ne faut pas chercher ailleurs.

Le terrorisme, qu’il soit islamiste ou idéologique, n’est en définitive qu’une conséquence de ce mondialisme destructeur de nations.

Les auteurs de ces crimes aveugles le savent aussi, c’est leur principale force.

Et les idéologues, de l’extrême gauche révolutionnaire aux libéraux apatrides, en font leur principal argumentaire contre le camp national. Il faut diluer.

Symptômes politiques et appel au sursaut

Les suites de la mort de Quentin, ce jeune homme lynché et assassiné, nous ont apporté un témoignage de plus de cette autoflagellation chronique consistant plus à subir qu’à réellement prouver je ne sais quelle virginité idéologique.

C’est aussi une autre expression de la haine de soi.

Déjà, sans pouvoir avancer une réelle raison objective valable pour ne pas participer à l’hommage rendu à Quentin, samedi dernier, le RN a encore cru bon de remettre une pièce dans la machine de l’auto-diabolisation.

Médiapart, comme une officine à peine masquée des renseignements généraux qu’elle a toujours été, a cru bon de faire un article sur un des amis de Quentin, assistant parlementaire d’une députée RN de la Drôme, en lui attribuant des messages passés dans des réseaux sociaux prouvant sa « nazification avérée ».

À peine la parution de cet article, sans prendre le soin de la réflexion, voire de vérifier une éventuelle manipulation, le RN faisait un communiqué se désolidarisant avec virulence de cet assistant parlementaire, et en indiquant la procédure de son licenciement.

Pourquoi une telle réactivité face à cette éternelle entreprise méthodique de diabolisation orchestrée par ses pires adversaires ?

Ces derniers trouveront toujours, et inlassablement, des propos et des déclarations, souvent sorties de leur contexte, des étiquettes validant la diabolisation permanente.

Jusqu’à quand le camp national et le RN, son principal représentant susceptible de prendre les rênes du pouvoir politique en 2027, va-t-il tomber dans ces chausses-trappes dérisoires, en vue des dangers qui nous menacent ?

Car, parlons clair : le principal danger qui nous menace vient-il de l’ultra-droite, continuellement mise en avant par les gardiens d’un régime à l’abandon ?

Bien sûr que non !

Ces manipulations idéologiques grossières n’ont qu’un seul but : repousser le pays réel toujours plus loin pour lui imposer de ne plus savoir qui est qui et qui fait quoi ?

Alors, au lieu de devenir l’instrument de sa propre haine, non pas de l’autre mais de lui-même, le camp national ferait mieux de s’occuper de l’essentiel plutôt que du superficiel qui n’a, en définitive, qu’un objectif :

Le réduire à réagir plutôt qu’à agir.

Alors, bien sûr, on rétorquera que ces manipulations médiatiques et autres sont un véritable poison et qu’il faut impérativement y répondre.

J’en doute fortement et l’actualité récente en est une preuve.

Le pays légal, médiatique et institutionnel, s’écarte inexorablement du pays réel. Ce dernier, n’oubliant pas qui il est, d’où il vient, voulant rester fier de son histoire et de ses racines, veut sortir des ténèbres dans lesquelles le système en place veut le précipiter à jamais.

Refusons l’offense faite à nous-mêmes, retrouvons la fierté de ce que nous sommes et de ce que nous avons été et la renaissance viendra. Ce sera au prix de ne plus verser dans la repentance perpétuelle, quelle qu’elle soit.

La vieille maxime romaine — Qu’importe qu’on nous aime, pourvu qu’on nous craigne — maintes fois répétée, est mise en application depuis longtemps par les pouvoirs politiques successifs et leurs supplétifs. Ces derniers, comme des chacals solitaires, traquent et frappent dans nos rues tout ce qui s’oppose à leur idéal mortifère. Ils n’ont pas d’autre motivation que de pousser leurs opposants à se soumettre à leur seule volonté, et de les faire disparaître.

Ils ne représentent finalement qu’eux-mêmes tout en concentrant toutes les attentions bienveillantes de ceux qui, la main sur le cœur, proclament leur opposition à toute violence politique d’où qu’elle vienne.

Le problème, dans nos vieilles nations repues, et ça ne date pas d’hier, c’est le chef de meute. Il tousse parfois, reste couché, se prend souvent pour un mouton, et bêle du matin au soir.

Il met ses charentaises pour emmitoufler ses convictions, de peur que le froid glacial de ses trahisons vienne le frigorifier. Voilà, en quelque sorte, ce « respect humain », expression tombée en désuétude, illustrant bien cette vieille attitude bourgeoise consistant à plus se soucier de l’opinion d’autrui, et du qu’en-dira-t-on, que de se soucier de défendre bec et ongles ce qui doit être défendu.

Ce ne sont pas des charentaises dont a besoin la France. Elle a besoin de retrouver un chemin la menant à sa propre libération, et ça ne peut se faire qu’en acceptant de relever la tête au lieu de la courber à la moindre injonction, de garder le regard clair face à l’ennemi au lieu de le laisser nous imposer continuellement sa propre partition.

Jean Cau le disait mieux que quiconque : "Ne pas succomber, ne pas rompre. Ne pas plier les genoux. Ne pas accepter la défaite qui en nous s’installe. Récuser la laideur qui nous lèche, de sa langue tiède. Dire NON pour sauver notre OUI. Notre courage, pour l’heure, est solitaire en cette forêt. Que faire ? Défricher. Tracer un sentier."

Jean CauLa grande prostituée.

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jeudi, 05 mars 2026

Municipales : Éric Mauvoisin va-t-il créer la grosse surprise au Perrier ?

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Rose Martin, Riposte laïque cliquez ici

Le Perrier est une petite ville de 2000 habitants, située au cœur du Marais Breton Vendéen, près de Challans et Saint-Jean-de-Monts. En général, aux élections nationales, Marine Le Pen arrive en tête au premier tour, et un électeur sur deux vote pour elle au second tour. La tradition, d’autre part, est qu’il n’y ait qu’une seule liste aux élections municipales.

Mais cette année, un homme bien connu des lecteurs de Riposte Laïque vient troubler le calme habituel qui précède les élections municipales. Éric Mauvoisin est le président du Rassemblement Vendéen, le très actif mouvement patriote et identitaire qui a été présent dans de nombreux combats locaux et nationaux : contre l’implantation d’éoliennes industrielles en mer, contre la destruction de la statue Saint-Michel aux Sables-d’Olonne, contre la démolition de la statue de la Vierge à l’île de Ré, contre l’implantation de centaines de migrants à Callac et à Saint-Brevin, contre l’installation de clandestins dans un Cada à Saint-Jean-de-Monts, etc.

D’autre part, il a amené son soutien à Tommy Robinson à l’occasion de la sortie de son film « Silenced », interdit en Angleterre, en organisant la diffusion de ce film dans une vingtaine de villes françaises, après avoir fait le voyage à Londres et avoir pris la parole devant 50.000 manifestants venus soutenir le militant nationaliste anglais, victime de l’acharnement des autorités judiciaires et policières de ce pays pour avoir, entre autres, dénoncé les gangs de violeurs pakistanais protégées par le pouvoir.

Il est également cinéaste et avait produit, sous le nom d’Éric Dick, une fiction mémorable, « Et les cloches se sont tues », qui montrait, en 2040, un débarquement d’envahisseurs sur les côtes de Vendée, tout en pointant du doigt ceux qui, par inconscience ou idéologie, avaient provoqué cette catastrophe.

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C’est donc cet homme qui a décidé, pour la première fois dans sa ville de toujours, de postuler à la mairie, contre l’équipe sortante, avec la liste « L’Union Préroise ». Et quand un meneur d’hommes comme lui se lance dans une opération, ce n’est jamais pour faire de la figuration. Les choses n’ont pas traîné. Candidature annoncée en octobre, et depuis, un tract tous les mois, tiré à 1000 exemplaires et distribué dans toutes les boites à lettres. 6 réunions publiques, et la 7e aura lieu vendredi 13 mars, à 19 heures, à 48 heures du premier tour. Et pour compléter tout cela, la sortie d’un livre, « Hauts les cœurs », édité par Synthèse nationale.

Face à un tel ouragan, qu’allait faire l’équipe sortante ? Elle était un peu désemparée, d’autant plus que Rosiane Godefroy, maire depuis deux mandats, avait annoncé sa volonté de ne pas se représenter. Plusieurs personnes furent sollicitées pour lui succéder – dont Yannick Chauvin, par ailleurs kinésithérapeute -, mais ne voulurent pas mener la liste et postuler au poste de maire. Celui qui fut choisi, le pharmacien de la ville, Maher Abu Aita, n’était, bien qu’élu déjà à trois reprises, qu’un septième ou huitième choix. Mais surtout, la stratégie de l’équipe sortante, où dix anciens conseillers postulent de nouveau, a été d’ignorer totalement, voire de mépriser, la candidature d’Éric Mauvoisin. Un seul tract de campagne, pas de réunion publique, refus d’un débat opposant les deux candidats. Par ailleurs, chose étonnante, le postulant à la mairie, Abu Maher Aita, n’a pas encore été vu en train de distribuer un tract sur le marché, tandis qu’étonnamment le maire, qui ne se représente pas, paye de sa personne pour montrer son soutien à « Le Perrier on avance ».

Les premières réunions publiques d’Éric Mauvoisin ne comptaient pas davantage qu’une quinzaine de personnes, la sixième frôlait les cents participants, chiffre qui devrait être dépassé à la prochaine. À cette occasion, le livre programme se vend bien, et circule chez les habitants.

Tout le monde aura donc les yeux fixés sur Le Perrier. Et si notre ami Éric Mauvoisin, qui fut candidat à des élections cantonales au Perrier sous l’étiquette du RN, arrivant en tête avec 25 % des voix, créait une énorme surprise et pour un coup d’essai réussissait un coup de maître ?

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mardi, 03 mars 2026

10 fausses informations sur la marche en hommage à Quentin

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Lire sur le site de l'OJIM cliquez ici

 

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dimanche, 01 mars 2026

Les uns sans les autres

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La confiance sociale n’existe plus. N’importe où, n’importe quand, pour un oui, pour un non, le ton monte, les insultes arrivent et, pourquoi pas, les coups pleuvent. La société édicte des lois juridiques. Elle ne promulgue pas la confiance sociale. Tel est le constat que livre Pascal Praud dans son dernier éditorial du Journal du dimanche. Comme quoi le mélange des cultures d’une immigration incontrôlée aboutit à la désagrégation sociale. Ce n’est plus les uns avec les autres mais sans, voire plutôt contre les autres.

Lire la suite ICI

Source : Journal du dimanche, 1er mars 2026

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samedi, 28 février 2026

À Vierzon (Cher) : l'union de toute la droite s'est réalisée derrière Yannick Le Roux

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La liste "Un souffle nouveau pour Vierzon" dévoilée ce mercredi soir

Source Le Berry républicain cliquez ici

Yannick Le Roux a présenté, ce mercredi soir, les 36 colistiers de la liste Un souffle nouveau pour Vierzon. Le policier en disponibilité a martelé que sa liste était une liste « d’union des droites ». L’occasion de s’en prendre à ses concurrents, dont Maryvonne Roux, candidate de la liste d’union de la gauche (sans LFI), notamment en matière de sécurité.« Nous sommes bel et bien une large liste d’union des droites. N’en déplaise aux ultra-gauchistes, qui n’ont rien d’autre à nous opposer que de nous traiter d’extrémistes. » : voilà le message martelé ce mercredi soir, salle Madeleine-Sologne, par Yannick Le Roux, tête de liste Un souffle nouveau pour Vierzon. Le policier en disponibilité, soutenu notamment par le parti d’extrême droite Reconquête, a tenu son cinquième meeting devant environ 200 personnes. La séance a débuté par un hommage à Quentin Deranque, le militant d’extrême droite battu à mort le 14 février à Lyon.

Huit colistiers déclarent adhérer au RN

Mais l’objectif principal de la réunion était de présenter les 36 colisitiers. La plupart se déclarent sans étiquette. Parmi eux se trouvent toutefois deux anciens conseillers municipaux : Bruno Bourdin, adhérent au Rassemblement national et Stéphane Mousset, adhérent à Cap 21. « J’ai l’honneur de présenter les adhérents et les militants du Rassemblement national vierzonnais qui seront derrière la liste de Yannick Le Roux », a insisté Bruno Bourdin. En tout, huit adhérents déclarent adhérer au Rassemblement national et un aux Républicains.

 

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mercredi, 25 février 2026

Rassemblement national (RN) : Purge préventive, trahison politique et soumission idéologique à la gauche

La députée RN Lisette Pollet se sépare d'un assistant parlementaire néonazi  mais garde l'autre, pourtant liée à un groupuscule identitaire - L'Humanité

YannV

Il y a des moments où le masque tombe. Où l’on cesse de parler de stratégie pour appeler les choses par leur nom : une capitulation.

La dernière scène en date d’une longue série ? Une députée du RN, Lisette Pollet, qui se sépare précipitamment de son collaborateur parlementaire après deux articles de la presse mainstream et militante de gauche. Deux papiers. Deux injonctions morales venues d’en face. Et voilà qu’on coupe des têtes pour prouver sa respectabilité.

Qu’on coupe la tête d’un homme qui vient de perdre, la semaine dernière, l’un de ses meilleurs amis assassinés par les antifas. Double peine, infligée par ceux qui prétendent pourtant incarner le camp national. Au nom d’un engagement  politique passé (pas d’une condamnation judiciaire et personnelle infamante) et de tweets anonymes. Extrémiste dans les paroles, certes. Mais passé. (Faut il éliminer de la surface de la terre, et tuer socialement et économiquement, tous ceux qui ont eu un engagement y compris extrême dans leur jeunesse ?). Le timing interroge par ailleurs.

Se justifier, c’est déjà s’excuser. Mais cet exemple n’est qu’un parmi une longue liste de "purges" effectuées depuis des années maintenant, par peur des réactions du système.

Pendant ce temps-là, Jean-Luc Mélenchon et les siens font bloc. Coûte que coûte et toute la journée. Qu’il s’agisse d’un dérapage, d’une provocation ou d’un soutien douteux, la consigne est simple : on tient la ligne. On protège les siens. On avance groupés.

Au RN ? On purge. On s’excuse. On se désolidarise. On supplie presque. On annonce des dissolutions à droite et à gauche en cas d’élection.

Le contraste est saisissant.

Lorsque Jordan Bardella intime à ses élus de ne pas se rendre à la marche d’hommage à Quentin Deranque, il ne s’agit pas seulement d’éviter des affrontements. Il s’agit d’envoyer un message.

À qui ? Aux éditorialistes, aux ministères, aux salons parisiens. Regardez-nous : nous sommes raisonnables. Nous sommes fréquentables. Nous savons nous séparer des nôtres (oui les nôtres, car il ne faut pas oublier qu’il y a des réseaux, des amitiés, des copinages, mais sous la table bien entendu). Nous sommes gentils. Nous n’avons surtout rien à voir avec ceux qui luttent contre l’immigration (et qui paient souvent le prix de leur engagement), c’est à dire pourtant notre fond de commerce électoral.

Car ne nous y trompons pas. Derrière les mots policés sur « la cohérence de la ligne », il y a une réalité plus crue : la peur panique d’être assimilé à l’ultradroite. La volonté obsessionnelle de se distinguer de tout ce qui dépasse. La dédiabolisation poussée jusqu’à l’autocastration.

Dissolution annoncée de groupuscules avant même d’être au pouvoir. Purges internes régulières. Mise à distance de ceux qui, pendant des années, ont tenu le terrain culturel, militant, médiatique, souvent seuls, souvent diffamés, parfois poursuivis.

Tous ceux qui ont diffusé, avant le RN, les thèmes aujourd’hui repris dans ses discours : identité, immigration, insécurité, souveraineté. On les a utilisés. On les a ringardisés. On les jette. On les purge alors même que sans eux, les députés, conseillers régionaux, départementaux, ne mangeraient pas leur gamelle mensuelle. Sans l’agit-prop de ces dernières décennies, sans le combat médiatique alternatif, pour lever le voile sur les compromissions du système, les députés RN ne seraient pas aussi nombreux à l’Assemblée nationale, et Jordan Bardella ne serait pas en mesure d’être président de la République.

Et tout cela pour quoi ? Pour atteindre les fameux 50 % à la présidentielle. Pour rassurer "le centre". Pour apparaître comme le RPR des années 1990, version toilettée, cravate droite et langage aseptisé ? Pour finir comme Chirac en 2002, leader de la lutte antifasciste contre Jean-Marie Le Pen ? La boucle serait bouclée…

On nous promettait une table renversée. On obtient une chaise ajoutée à la table existante. Certains continuent d’y croire. Ils se disent que c’est une stratégie. Qu’une fois au pouvoir, l’ADN initial reviendra. Que la fermeté viendra après la victoire. Qu’il faut quand même voter pour eux, parce qu’il n y a plus le choix". Illusion totale.

Comment imaginer qu’un parti qui se recentre méthodiquement, qui écarte les plus déterminés, qui rompt avec ceux qui incarnent la radicalité de ses thèmes, pourrait soudain se "re-radicaliser" une fois au sommet ? Une fois élu, il devra déjà affronter une moitié du pays hostile, des institutions méfiantes, des médias en embuscade, une haute administration rétive. Croyez-vous qu’il choisira ce moment-là pour durcir le ton ?

Non. Il gouvernera avec prudence. Avec compromis. Avec calcul. Il offrira des postes aux plus modérés, aux ralliés de la dernière heure. A ceux qui sont capables de s’étouffer chaque matin avec des couleuvres jusqu’aux tripes. Et ceux qui rêvent d’un sursaut découvriront qu’il n’y a plus personne pour l’incarner.

Le drame n’est pas seulement stratégique. Il est moral.

Un parti qui prétend incarner l’opposition nationale rejette ceux qui, parfois maladroitement, parfois excessivement, mais sincèrement, ont porté les mêmes thèmes dans la rue, dans les associations, dans les médias alternatifs. Au lieu de les intégrer, de les canaliser, de les former, il les traite comme des embarras.

Cette logique est suicidaire.

Car un mouvement n’est pas qu’une machine électorale. Il est aussi un écosystème. Une avant-garde intellectuelle. Une base militante. Une capacité d’occupation culturelle. En rompant avec cet écosystème, le RN se transforme en parti classique, dépendant des sondages et des plateaux télé.

Il croit gagner en respectabilité. Il perd en profondeur.

La vérité est brutale : ce pays glisse. Et sa principale force d’opposition institutionnelle choisit l’édulcoration plutôt que l’affirmation. Elle renonce à ceux qui ont préparé le terrain pour séduire ceux qui ne voteront jamais pour elle. On peut continuer à mettre des bulletins dans l’urne en espérant un réveil tardif. On peut se raconter que "c’est la seule option".

Mais il faut au moins avoir le courage de regarder les choses en face : on ne reconquiert pas en s’excusant d’exister. On ne change pas un régime en imitant ses codes. Et on ne bâtit pas une alternative en trahissant ceux qui ont tenu la ligne quand elle n’était pas rentable.

La dédiabolisation permanente finit toujours par produire une chose : la dilution... avant la trahison finale.

Article paru sur Breizh-Info (cliquez ici).

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mardi, 24 février 2026

En France, une impressionnante dérive répressive et liberticide

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Source Polémia cliquez ici

La France devient la lanterne rouge de la zone euro, l’insécurité explose, l’immigration ne s’arrête pas, le narcotrafic s’installe partout et sa classe politique est démonétisée. Mais nos « pouvoirs publics », si impuissants à garantir le bien commun, ont en revanche beaucoup œuvré pour réduire nos libertés, pour censurer les voix dissidentes, pour surveiller, ficher et contrôler la population. Les législations, souvent de circonstance, se sont ainsi amoncelées : peu efficaces pour garantir la sécurité réelle des citoyens, elles ont cependant pour effet de bâtir dans la durée un édifice répressif de plus en plus opaque. Ainsi, entre 2008 et 2022, le nombre d’articles, dans la partie législative du Code de procédure pénale, est passé de 1.722 à 2.403, et ce, tant en raison des travaux parlementaires que de la transposition de textes supranationaux. Et cette augmentation continue nourrit en retour le pouvoir croissant des juges non élus, qui peuvent puiser à l’envi de nouvelles incriminations dans ce fatras législatif et réglementaire. Petite synthèse de plus de 15 ans d’intentions, de mesures et de dérives liberticides à la française.

Michel Geoffroy

2008

Décret du 27 juin 2008. L’objectif affiché était de tirer les conséquences de la fusion des Renseignements généraux et de la Direction de la surveillance du territoire pour former la nouvelle Direction centrale du renseignement intérieur. Or ce fichier élargissait considérablement la collecte de données personnelles, afin de « centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités ». Ce décret a été retiré le 20 novembre 2008. Après correction, il a été remplacé par un nouveau fichier baptisé Edvirsp (abréviation d’« exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique »).

À noter que l’essentiel du dispositif initial a été repris par les décrets de décembre 2020.

 • 2009

Ordonnance du 30 janvier 2009 « relative à la prévention de l’utilisation du système financier aux fins de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme ». Cette ordonnance crée toute une série d’obligations déclaratives nouvelles pour les professions juridiques et bancaires, afin de pister l’origine des capitaux mouvementés ; obligations bureaucratiques qui s’imposent aussi aux citoyens in fine. Mais le narcotrafic ne semble pas particulièrement gêné par ces dispositions…

2010

Loi du 2 mars 2010 renforçant la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d’une mission de service public.

Cette loi affiche deux objectifs : « mieux réprimer le phénomène des bandes violentes et, d’autre part, mieux protéger les personnes travaillant dans les établissements d’enseignement scolaire ».

Une nouvelle incrimination est instaurée, réprimant « la participation à une bande ayant l’intention de commettre des violences ou des atteintes aux biens concertées ». Ainsi, « le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou la destruction ou dégradation de biens, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende ». Le fait d’utiliser un « moyen de dissimuler volontairement son visage » sera considéré comme une circonstance aggravante des délits de violences volontaires (un décret publié le 19 juin 2009 prévoit déjà de punir d’une amende de 1.500 euros, 3.000 euros en cas de récidive, le fait de dissimuler son visage « au sein ou aux abords immédiats d’une manifestation »).

Cette loi n’a manifestement pas atteint son objectif affiché, comme en témoignent la prolifération des bandes dans certaines parties du territoire et les violences des groupuscules d’extrême gauche !

Loi du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public, entrée en vigueur le 11 avril 2011. L’application réelle de cette loi, censée viser l’islamisme, est cependant sujette à caution, de l’aveu même des autorités.

2011

La France est désormais la championne d’Europe de la surveillance des télécommunications. Comme le relève la Commission européenne dans l’annexe d’un rapport en avril 2011, il a été procédé, en 2009, à pas moins de 514.813 demandes d’accès aux « logs », données (qui a téléphoné ou envoyé un mail à qui, quand, d’où, pendant combien de temps ?) conservées par les opérateurs de téléphonie fixe ou mobile, et les fournisseurs d’accès à Internet. Pays le plus peuplé d’Europe, l’Allemagne n’en a réalisé que 12.684, soit 42 fois moins que la France.

 • 2012

Loi du 6 août 2012 relative au harcèlement sexuel.

Cette loi fixe une nouvelle définition du harcèlement sexuel, établit des circonstances aggravantes et détermine les sanctions qui y sont associées. Le harcèlement sexuel est défini comme « le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante ». Par ailleurs, est assimilé au harcèlement sexuel « le fait, même non répété, d’user de toute forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers ».

La loi crée aussi un nouveau délit qui vise les actes discriminatoires faisant suite à un harcèlement sexuel : désormais, « toute distinction opérée entre les personnes résultant du fait qu’elles ont subi ou refusé de subir des faits de harcèlement sexuel ou témoigné sur de tels faits » constitue une discrimination.

2013

Avril 2013 : le site d’information Atlantico publie une vidéo montrant, dans les locaux du Syndicat de la Magistrature (SM), un « mur des cons » sur lequel sont affichées des photos de diverses personnalités politiques — en général de droite — et de parents de victimes. La présidente du SM sera condamnée à 500 € d’amende pour « injures publiques » en 2019 et à des dommages et intérêts, peine devenue définitive en 2021.

La loi du 17 mai 2013 « ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe » est adoptée malgré de nombreuses manifestations hostiles, réprimées parfois violemment par les forces de l’ordre, à Paris.

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dimanche, 22 février 2026

La fin du privilège rouge

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Le pouvoir intellectuel de la gauche est-il en train de basculer? C’est la question que pose Pascal Praud dans son édito du dimanche sur le JDD. La mort de Quentin Deranque réveille les consciences. À l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu admoneste Mathilde Panot : « Ce que vous venez de faire est ignoble et abject. » La députée insoumise opposait la mort de Quentin à celle de Federico Martin Aramburu, assassiné en 2022 par deux militants d’extrême droite. Renvoyer dos à dos les violences d’où qu’elles viennent est le réflexe habituel.

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Source : Journal du dimanche 22/02/2026

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samedi, 21 février 2026

Gabriele Adinolfi : « La droite radicale soutient unanimement le gouvernement Meloni dans son bras de fer avec la magistrature concernant les migrations »

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Un entretien avec Gabriele Adinolfi

publié par Breizh Info cliquez ici

Le Parlement européen a récemment adopté deux textes qui modifient le droit d’asile et pourraient ralentir la submersion démographique qui heurte de plein fouet notre continent. L’Italie de Giorgia Meloni, qui travaille actuellement sur un projet de loi national sur l’immigration, est à l’origine de  ces textes.

Pour comprendre les tenants et les aboutissants de la politique migratoire italienne, nous avons interroger Gabriele Adinolfi, militant de troisième voie, journaliste et fondateur du think tank  « Centro Studi Polaris ».

Breizh-info.com : Le gouvernement de Giorgia Meloni a remporté une victoire à Bruxelles, avec l’adoption de deux textes qui modifient la législation relative au droit des réfugiés. Il sera désormais possible d’externaliser hors de son territoire le traitement des demandes d’asile, et la liste des pays sûrs a été harmonisée au niveau européen. Ces mesures seront-elles, selon vous efficaces pour freiner les départs ?

Gabriele Adinolfi : Elles ont déjà prouvé leur efficacité en Italie. Toutefois, à elles seules, ne suffisent pas : elles doivent s’inscrire dans une vision plus large, capable de prendre en compte deux éléments fondamentaux. Le premier concerne la démographie, dans toutes ses dimensions. Dans quinze ans, notre population sera réduite par le décès des plus de 70  ans, qui sont très nombreux ; et la tranche d’âge en bonne santé, capable de travailler et de combattre, sera, elle, au minimum. La contraction économique prévue par la Banque d’Italie dans ces conditions est de 11 % d’ici 2040. La nouvelle condition féminine pousse les femmes à devenir mères de plus en plus tard. Ces vingt dernières années, l’âge moyen du premier accouchement est passé de 24 à 32 ans. L’industrie et l’armée ont un besoin pressant de main-d’œuvre, comme c’est le cas dans tous les pays riches confrontés à une crise démographique. La Russie, par exemple, propose la nationalité à de nombreux ressortissants de différentes régions du monde, le Japon ouvre ses frontières. La seule exception est celle des États-Unis qui, contrairement aux autres pays développés, ont augmenté leur population de 35 % au cours des vingt-cinq dernières années, parvenant ainsi à couvrir leurs besoins.

Il y a ensuite les accords internationaux, les lois et, surtout, l’idéologie des magistrats chargés de les interpréter, lesquels sont, pour la plupart, de gauche.

Dès lors, seule une politique intelligente et visionnaire permettra de modifier la situation. Elle ne peut se limiter à la régulation et à la sélection des flux : elle doit aussi inclure des mesures de soutien à la natalité, des accords internationaux fondés sur des proximités linguistiques, religieuses et culturelles, des incitations à l’automatisation, ainsi qu’une coopération avec l’Afrique afin que la main-d’œuvre supplémentaire pour nos industries puisse travailler sur place plutôt qu’ici.

Il n’est aucun de ces axes dans lesquels notre gouvernement ne soit pleinement engagé.

Je ne sais pas s’il parviendra à accomplir des miracles, mais il est assurément le seul gouvernement d’une grande nation, avec celui du Japon, à agir avec autant de détermination et d’efficacité.

Breizh-info.com : Fratelli d’Italia est un parti ouvertement européiste, un de ses buts est d’imposer un changement de paradigme en matière d’immigration au sein des instances de l’Union européenne. L’adoption des deux textes précédemment cités représente une première étape. Pensez-vous qu’il soit possible d’y inverser ce paradigme immigrationniste ?

Gabriele Adinolfi : Heureusement, Fratelli d’Italia est européiste ! Oui. Je suis convaincu qu’une fois les besoins industriels et militaires assurés — de préférence en grande partie grâce à une nouvelle projection vers l’Afrique — il est également dans l’intérêt des oligarchies occidentales de mettre un terme à un processus devenu incontrôlé, dont tirent pourtant d’immenses profits des organisations qualifiées de « philanthropiques ».

Bien entendu, changer de paradigme ne signifie pas que cette dynamique puisse produire des résultats définitifs en moins de deux générations. Mais c’est possible.

Breizh-info.com : Toutefois, le gouvernement essuie de vives critiques de la part des partis souverainistes ou patriotes qui considèrent le décret sur les flux comme une incohérence. Ils y voient une mesure seulement sémantique où l’immigration légale est remplacée par l’immigration illégale, ce qui, on en conviendra, n’entraîne guère un changement sur le plan civilisationnel. Comment le gouvernement justifie-il cette incohérence  ?

Gabriele Adinolfi : Je ne sais pas vraiment qui sont aujourd’hui ces partis souverainistes ou patriotes en Italie. Heureusement, ce cirque de hurleurs — dépourvu de toute connaissance de l’histoire, de l’économie, de la politique et de la réalité, parlant sans jamais se fonder sur les faits et servant involontairement la pieuvre globale autant que Soros — n’existe aujourd’hui chez nous que sur les réseaux sociaux.

En revanche, la droite radicale soutient presque unanimement le gouvernement dans son bras de fer avec la magistrature concernant les migrations.

Breizh-info.com : Vous avez dénoncé la désinformation des partis de gauche et des souverainistes qui sous-estiment les succès du gouvernement, soulignant le bilan somme toute positif de la politique migratoire de Meloni : en 2024, les débarquements d’immigrés ont chuté de 64 % comparativement à 2023 et en 2025, ils ont continué de diminuer de 58 % par rapport à 2024. Quelles ont été les actions entreprises pour atteindre ces résultats ?

Gabriele Adinolfi : Il y a eu des changements politiques, réglementaires et financiers que certaines ONG et observateurs jugent pénalisants ou indirectement restrictifs. Le gouvernement de Giorgia Meloni a adopté des mesures visant à limiter l’activité des navires des ONG, avec des règles et sanctions plus strictes pour les navires de sauvetage, la possibilité de blocage naval et des amendes pouvant atteindre 50 000 euros pour tout navire enfreignant la réglementation.

Il a également mis en place des procédures accélérées et des détentions plus fréquentes, modifiant ainsi la structure de l’accueil, le rôle des organisations et l’accès aux financements.

Dans le cadre de sa ligne dure sur l’immigration, le gouvernement a signé avec l’Albanie un accord pour créer des centres de traitement rapide (CPR) sur le territoire albanais, destinés à accueillir et traiter les migrants irréguliers avant d’éventuels rapatriements ou décisions relatives à l’asile. L’objectif était de déporter vers ces centres les migrants interceptés en mer ou déjà expulsés d’Italie, afin de les traiter en dehors du territoire communautaire.

Le gouvernement n’a jamais cédé aux injonctions des juges et a continué à transférer des migrants en Albanie, sachant qu’ils seraient relâchés sur ordonnance judiciaire. Cette stratégie lui a permis de bénéficier du soutien de la Commission européenne et de porter le conflit entre politique et juridiction à l’échelle européenne.

Par ailleurs, il a conclu des accords de maîtrise des flux migratoires avec la Tunisie, la Libye, l’Égypte, le Niger et la Turquie. Il reste cependant une zone de la Libye avec laquelle aucun accord n’a pu être trouvé : celle contrôlée par Haftar, l’homme des Russes et des Américains, qui favorise les migrations.

Breizh-info.com : Dans le nouveau décret sur la sécurité qui a été adopté par le Parlement italien, un point concerne la possibilité de recourir au blocus naval en cas de pression migratoire excessive. La mesure doit encore être validée par la Présidence chargée d’évaluer la conformité de la loi aux traités internationaux avant l’approbation définitive. Cela a-t-il des chances de passer ? Une autre lecture des traités internationaux est-elle possible ?

Gabriele Adinolfi : Bien sûr. Les magistrats appliquent les lois et, malheureusement, les interprètent souvent de manière idéologique, mais ils ne les rédigent pas et ne concluent pas d’accords internationaux. Il suffit de savoir les rédiger correctement et de les faire adopter.

Le Plan Mattei, proposé par l’Italie pour une politique euro-africaine et auquel Giorgia Meloni est particulièrement attachée, pourrait se révéler décisif, non seulement pour l’Italie, mais pour une grande partie de l’Europe.

Breizh-info.com : Selon vous, quelles autres mesures pourraient être entreprises au niveau européen pour endiguer cette submersion migratoire qui nous afflige ?

Gabriele Adinolfi : En l’espace de quelques générations, il est possible de transformer la situation à condition d’agir sur tous ces axes :

• contrôle coordonné des migrations

• sélection ethnoculturelle

• politique démographique

• automatisation et robitisation pour réduire la nécessité de main d’oeuvre

• rédaction de nouvelles lois et de nouveaux traités

• création d’un espace géo-économique euro-africain, à ne pas confondre avec un espace afro-européen, qui en est distinct.

Breizh-info.com : Question finale sur un autre sujet : vous avez connu et vécu activement les années de plomb. Comment percevez vous le climat politique en France aujourd’hui et le retour de cette violence létale, avec l’assassinat de Quentin jeudi dernier ? »

Gabriele Adinolfi : Le climat en France est empoisonné en raison de la stratégie criminelle de la gauche et de l’impréparation de la droite, qui semble errer sans repères, ce qui est très préoccupant, car l’indignation suite au lynchage abominable du jeune Quentin à Lyon risque de pousser des personnes inexpérimentées à agir de manière tragique et irréfléchie. Sans une réponse politique et juridique appropriée, il sera très difficile d’éviter des catastrophes.

Notez qu’au lendemain du meurtre, Giorgia Meloni a demandé l’ouverture d’une enquête afin de pouvoir poursuivre Raphaël Arnault et Jacques-Élie Favrot pour les activités qu’ils ont menées lors de leurs séjours en Italie.

Propos recueillis

par Audrey D’Aguanno

NDLR SN : livres de Gabriele Adinolfi cliquez ici

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Le Salon de l’Agriculture, tragique miroir de nos campagnes

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Yves Thréard

Un Salon de l’agriculture sans vaches, c’est un peu comme un circuit automobile sans bolides ou un musée sans toiles de maître. Triste spectacle qui ne plaira peut-être qu’aux ayatollahs de l’écologie en guerre contre les rejets de gaz à effet de serre émis par les bovins. Un spectacle désolant, tragique miroir de nos campagnes qui se vident de leurs fermes, de leurs troupeaux et de leurs paysans.

À l’heure de l’angélus, il y a malheureusement de moins en moins de monde dans les champs. La France compte dix fois moins d’exploitations qu’il y a soixante ans. La détresse est telle qu’un agriculteur se donne la mort presque tous les jours. Face aux crises en tout genre, sanitaires ou économiques, les plans d’urgence ont beau se succéder à coups de centaines de millions d’euros, rien n’y fait : la terre se dérobe sous nos pieds. Pour la première fois depuis 1978, notre balance commerciale agricole a même plongé dans le rouge l’année dernière. Une alerte qui ne devrait laisser personne indifférent. La souveraineté alimentaire de la première puissance agricole européenne est en jeu !

L’équation à résoudre peut se résumer en une formule bien connue : comment avoir le beurre et l’argent du beurre sans tuer la crémière ? Les Français aiment leurs agriculteurs, car ils forcent le respect : ils travaillent dur pour gagner peu. Mais les Français aiment-ils leur agriculture ? Ils veulent consommer local, dénoncent l’emploi des produits phytosanitaires, s’élèvent contre les accords de libre-échange, mais beaucoup cherchent toujours les prix les plus bas, d’autres pestent contre la présence d’une étable près de chez eux et certains s’opposent à l’ouverture d’une réserve d’eau. Aux incohérences des consommateurs s’ajoutent les contraintes européennes et les provocations des écolos terroristes.

Quel modèle agricole voulons-nous ? Incapables de fixer un cap, nos gouvernants successifs restent en mode défensif. D’où la défiance de plus en plus grande des campagnes et la fronde de plus en plus violente du monde paysan contre les représentants du pouvoir.

Source : Le Figaro 20/2/2026

09:03 Publié dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |

mercredi, 18 février 2026

La complaisance coupable de Sciences Po Lyon avec l’extrême gauche

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Source Le Salon beige cliquez ici

Après le meurtre de Quentin, des élèves et anciens élèves de différents Institut d’études politiques (IEP) plaident pour que l’on réexamine les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement « antifa » :

L’extrême gauche lynche, l’extrême gauche tue. L’actualité récente a hélas particulièrement souligné que la violence politique est désormais essentiellement l’apanage d’une ultragauche radicalisée, sans limites, qui n’a plus la moindre pudeur à faire l’apologie du terrorisme, à inciter à la haine et à la violence voire à provoquer à commettre des crimes. Depuis le 7-octobre, la rhétorique des plus radicaux ne fait plus mystère non plus de leur antisémitisme. À mesure que son hégémonie culturelle s’effrite dans le pays, la violence de l’extrême gauche se déchaîne dans nos universités, nos grandes écoles et nos rues.

Parce qu’il protégeait de jeunes militantes venues manifester pacifiquement à proximité d’une intervention de Rima Hassan à Sciences Po Lyon, Quentin, un jeune catholique identitaire de 23 ans, étudiant en mathématiques, a été attaqué, roué de coups au sol, par les membres d’un gang « antifa ». Après avoir lutté entre la vie et la mort, Quentin a rendu son âme.

Nous dénonçons non seulement le silence et l’inaction de la direction de l’IEP de Lyon, mais surtout sa complaisance coupable avec l’extrême gauche ; en particulier avec la nébuleuse « antifa » et ses ramifications. L’école est de longue date l’otage de ces associations radicales, mais il est clair qu’un cap a été franchi, jeudi dernier, avec la survenance de ce meurtre au motif clairement politique, aux abords des salles de cours.

Le terme même de « conférence » relève ici de la fiction sémantique. Rima Hassan n’est pas une intellectuelle, et encore moins une universitaire, mais une militante politique. Il ne s’agissait ni d’une véritable conférence, ni d’un colloque où s’invite la contradiction, mais bien d’une réunion publique, un meeting politique, organisé par une élue LFI dans le grand amphithéâtre de Sciences Po Lyon. Autrement dit, la direction de l’établissement a donné son accord à la mise à disposition, en nature, de moyens publics et de son image de marque — un lieu, une logistique, une caution académique — au bénéfice d’une députée européenne dont la rhétorique violente, les prises de position clivantes et radicales, suscitent des tensions prévisibles. L’université doit être un lieu de liberté d’expression, il ne s’agit pas ici de contester le droit d’une élue de s’exprimer. Mais lorsqu’un établissement accueille un tel événement, il lui appartient d’agir avec prudence et de mettre en balance la liberté d’expression avec la prévention des troubles à l’ordre public.

Nous interrogeons donc la décision de Sciences Po Lyon, d’avoir autorisé la tenue de cet évènement dans ces conditions, sans avoir manifestement pris la pleine mesure des risques sécuritaires qu’il présentait. Or l’ordre public ne saurait être appréhendé de manière restrictive, limité au seul périmètre de l’établissement. Les violences qui ont éclaté — à quelques centaines de mètres à peine de l’amphithéâtre, dans une rue parallèle — ne sont pas étrangères à l’événement ; elles en ont constitué le débordement direct. À l’intérieur, l’acclamation d’un discours de polarisation, structuré autour d’une dialectique de l’affrontement, est une chose. À l’extérieur, le passage de la confrontation verbale à la violence physique en est une autre, naturellement plus grave encore.

Cette issue tragique est précisément la négation de l’exigence démocratique du débat pluraliste et libre, qui devrait prévaloir à Sciences Po. La liberté d’expression protège les opinions, elle ne dispense jamais d’une obligation de vigilance, et ne saurait servir de paravent à l’intimidation ni d’alibi à la violence. Nul ne peut s’en prévaloir pour justifier une complaisance, fût-elle passive, à l’égard de groupes qui recourent à la pression, à la menace ou à la force pour faire taire leurs contradicteurs. Cet épisode révèle une dérive plus profonde des IEP. Il y règne un climat d’entre-soi, une forme d’archipélisation, qui rend impossible toute confrontation sereine des idées, pourtant essentielle à la compréhension du monde. Ces établissements ne peuvent demeurer des îlots d’hégémonie culturelle de la gauche et de l’extrême gauche, coupés des équilibres politiques réels du pays. Selon une étude de l’institut Hexagone, plus de 60% des personnalités invitées par les associations étudiantes des IEP appartiennent à la gauche et à la gauche radicale, contre à peine 3% provenant de la droite et 0% de la droite radicale. Lorsqu’un certain séparatisme intellectuel s’installe et que le pluralisme se réduit, la contradiction est perçue comme une provocation inacceptable, qui pour certains justifie la violence voire de s’affranchir du tabou de tuer.

À Sciences Po Paris, en 2024, son directeur, Luis Vassy, avait pris une décision courageuse et nécessaire. Face à un risque sérieux de troubles à l’ordre public, il avait refusé que l’établissement serve de cadre à l’intervention de cette même Rima Hassan. La décision fut attaquée, mais le Conseil d’État la valida, rappelant que le chef d’établissement est le garant d’un équilibre fragile entre libertés et ordre public.

Il est désormais temps de passer aux actes face à la menace « antifa » au niveau français comme européen. Évidemment, nous souhaitons d’abord que l’enquête aboutisse rapidement et que la justice passe. Mais la situation exige aussi une action politique forte et déterminée. En juin 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait pourtant dissous en conseil des ministres le groupuscule lyonnais La Jeune Garde – suspecté d’être impliqué dans l’agression de Quentin – fondé par une autre figure très controversée de La France insoumise, le député Raphaël Arnault. Ce n’était bien sûr pas suffisant. La galaxie « antifa », tentaculaire, est constituée de différents groupes informels qui se recomposent en permanence et gravitent autour de partis politiques, dont LFI en France. En septembre de la même année, les États-Unis avaient désigné la mouvance « antifa » dans son ensemble comme une organisation terroriste, à l’échelle nationale comme internationale, à la suite de l’assassinat du militant conservateur américain, Charlie Kirk.

Début janvier 2026, Raphaël Arnault et Jean-Luc Mélenchon ont lancé un nouveau mouvement « antifa », baptisé « Éteignons la flamme-Génération antifasciste », une reconstitution de ligue dissoute à peine masquée, avec pour objectif de répondre à l’appel du leader LFI de mettre en pratique des « méthodes impactantes ».

Au lendemain de ce nouveau drame, nous appelons donc le gouvernement français à se saisir enfin de la lutte contre la menace terroriste intérieure d’extrême gauche. Au regard de la gravité des faits, des menaces proférées et des intentions criminelles revendiquées par le mouvement « antifa », ses alliés et ses satellites, le gouvernement ne peut plus se contenter de condamnations de principe. Il doit examiner la qualification de ces milices au regard de la législation antiterroriste nationale et en tirer toutes les conséquences. Cela implique que, si les critères juridiques sont réunis, elles soient qualifiées et traitées comme des organisations terroristes, avec l’activation complète des dispositifs prévus par le droit en vigueur : poursuites spécialisées devant les juridictions compétentes, dissolution et démantèlement des structures, gel des avoirs, et engagement de poursuites pénales contre toute personne apportant un concours matériel, logistique ou financier à leurs activités.

Nous appelons aujourd’hui tous les mouvements politiques qui se reconnaissent dans notre civilisation européenne qui a fait de la démocratie son modèle, à l’affirmer clairement : l’extrême gauche est la menace existentielle pour notre démocratie.

Nous appelons l’État, les établissements d’enseignement supérieur et les collectivités territoriales à réexaminer urgemment les subventions publiques attribuées à des associations affiliées de près ou de loin au mouvement « antifa ».

Nous appelons enfin le gouvernement et les députés français au Parlement européen, toutes forces politiques confondues, à se saisir d’une initiative résolue visant à inscrire la mouvance « antifa » et ses responsables sur la liste européenne des organisations terroristes, au regard de son idéologie mortifère pour l’Europe, notre civilisation.

Les signataires :

Édouard Bina (IEP de Lyon, promotion 2025), Jehanne Sakhi, (IEP de Lyon, 2024), Édouard Josse (IEP de Lyon, 2015), Nicolas Bauer (IEP de Paris, 2018), Robin Nitot (IEP de Strasbourg, 2022), Étienne Arsac (IEP de Saint-Germain-en-Laye, 2022), Baudouin le Roux (IEP de Paris, 2015), Rémi Tell (IEP de Paris, 2017), Marguerite Frison-Roche (IEP de Paris, 2019), Bertrand Moine (IEP de Paris, 2017), Amazigh Aichiou (IEP de Grenoble, étudiant), Léo Besnet (IEP de Paris, étudiant), Laura Pratt (IEP de Paris, étudiante), Louis Ducreux (IEP de Paris, étudiant), Manuel Gaboriau (IEP de Lyon, étudiant), Charles Pitre (IEP de Lyon, étudiant), Maxence Dupouy (IEP de Lyon, étudiant), Victor Marciniszyn (IEP de Lyon), Marc Santamaria (IEP de Grenoble, 2022), Frédéric Thibault (IEP de Lyon, étudiant), Victor Cote (IEP de Lyon, étudiant).

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Jean-Luc Mélenchon, l’heure des comptes

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Yves Thréard

La France insoumise a, bien sûr, tout à voir avec le meurtre de Quentin Deranque à Lyon. Jean-Luc Mélenchon en tête. N’est-ce pas lui qui, il y a un an, à la veille du 1er Mai, se félicitait que les membres de la Jeune Garde, milice dont seraient issus plusieurs des tueurs, protègent les cortèges de son mouvement contre les fascistes dans les manifestations ? N’est-ce pas lui qui encourageait, avec passion, « ses jeunes camarades » à continuer leurs basses œuvres ? N’est-ce pas lui qui a accepté que le fondateur de ce groupuscule sectaire, fiché S, condamné à 4 mois de prison avec sursis en 2022 pour l’agression d’un jeune homme, se présente sous les couleurs de LFI aux dernières législatives ? Ne dit-il pas, Jean-Luc Mélenchon, en bon autocrate, que, La France insoumise, c’est lui ? Alors, c’est à lui aujourd’hui de s’expliquer, de rendre des comptes, en quelque sorte.

Car la violence qui a tué Quentin Deranque n’est pas résiduelle. Elle est permanente, souhaitée, soutenue par son clan pour conduire le pays au chaos. La stratégie de la tension théorisée par Jean-Luc Mélenchon est politique quand elle hystérise les débats jusque dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Elle est physique quand elle se traduit par des opérations coup-de-poing, comme à Lyon. Elle est antisémite quand elle favorise les appels à l’intifada dans Paris ou quand elle laisse Rima Hassan cracher sa haine du sionisme dans les universités. Tout cela est calculé et ne peut en rien être relativisé par de bien commodes et déplacées comparaisons avec d’autres partis politiques.

Ici et maintenant, La France insoumise entretient un rapport douteux avec la démocratie. Et l’indécence est totale lorsqu’on entend son « Lider Maximo » inverser la charge de l’accusation pour se placer en victime et faire de sa formation un mouvement persécuté. Les Français semblent de moins en moins dupes : les deux tiers d’entre eux classent désormais Jean-Luc Mélenchon et les siens à l’extrême gauche. Cette marginalisation se traduira-t-elle par un front républicain aux prochaines élections pour faire barrage à LFI ? Ce serait souhaitable et nécessaire.

Source : Le Figaro 18/02/2026

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mardi, 17 février 2026

Ces derniers mois, il y aurait pu y avoir une dizaine de Quentin

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L'Observatoire de la violence politique cliquez ici
 
Si la mort de Quentin permet de médiatiser les violences d'extrême gauche, la réalité est que des Quentin, il y aurait pu en avoir plusieurs ces derniers mois, et la presse n'a jamais daigné en parler. Voici quelques exemples :
 
• Le 25 avril 2025, une dizaine d'antifas de l'AFA Tolosa a agressé deux identitaires à Albi. Lynchés durant un long moment, l'un a souffert de nombreux hématomes sur tout le corps, d’une entorse à la cheville et d'un traumatisme crânien, tandis que l'autre a vu son arcade être ouverte par un coup de poing américain, ce qui lui a valu huit points de suture et un traumatisme crânien également. Trois antifas ont été jugés et relaxés.
 
• Le 27 février 2025, à Rennes, des antifas ont lynché deux étudiants affiliés au RN devant la faculté de droit. Les images ont été filmées par un drone et pourtant, les 5 antifas ont été relaxés.
 
• Le 18 décembre 2025, Jean-Pierre, militant RN de 77 ans, a été agressé durant un tractage. Il a été hospitalisé plusieurs semaines après à la suite de complications. Son agresseur, Mathias Boussemart, est doctorant et professeur chargé de TD en histoire de droit au sein de l'université de Nanterre. Il n'a pas encore été inquiété par la justice.
 
• Le 29 janvier 2026, des membres de la Cocarde étutiante ont été agressés par des antifas de la Jeune Garde à Lyon. Les antifas auraient très bien pu trouver leur Quentin ce jour-là.
 
• Le 17 janvier 2026, un jeune homme de 23 ans (le même âge que Quentin !) a été agressé par des antifas à Paris. Alors qu'il voulait acheter une pizza, il s'est retrouvé face à une manifestation antifa et a été frappé car il avait un drapeau français sur son sac. Cela lui a valu trois points de suture, tandis qu'aucun antifa n'a été inquiété.
 
• Le 25 octobre 2025, à Nantes, des antifas armés ont attaqué des membres de la Cocarde qui venaient de rendre un hommage à Lola. En surnombre, ils ont heureusement été tenus à distance par les militants patriotes, dont l'un aurait très bien pu finir comme Quentin.
 
• Le 12 novembre 2025, à Lille, des antifas ont fomenté des guets-apens à l'encontre de plusieurs militants patriotes qui participaient à la soirée des droites. L'un d'eux a été lynché et a reçu un coup de pied en pleine tête, ce qui lui a fait perdre connaissance. Il s'est ensuite fait voler ses affaires. Hospitalisé, le militant avait le crâne fêlé, les lèvres ouvertes, le nez dévié, des dents abîmés, des hématomes partout.
 
• Le 2 octobre 2025, à Saint-Étienne, quatre antifas sont entrés dans le domicile d'un militant d'Action française pour le lyncher. Roué de coups, il s'en est sorti avec deux points de suture et une fracture du poignet.
 
En août 2025, à Marseille, des antifas ont collé des affiches avec les visages de plusieurs militants de la Cocarde et de Défends Marseille, tout en dévoilant leurs informations personnelles. L'affiche indiquait : "On te croise, on te fume". ...
 
Plus l'extrême gauche multiplie les violences, plus elle multiplie les risques de tuer un opposant politique. Avec Quentin, malheureusement, ça a fini par arriver...
 

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lundi, 16 février 2026

Mort de Quentin, les fascistes de l’anti-fascisme

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Vincent Trémolet de Villers

Puisqu’Emmanuel Macron se réfugie une fois encore dans la nuit de l’équivalence ; puisqu’une grande partie des médias se voile le visage avec le mouchoir du Tartuffe ; puisque la France Insoumise ajoute dans sa défense l’obscène à l’odieux, il convient de rappeler calmement pourquoi Quentin est mort.

D’abord Rima Hassan reçue comme une rock star à Sciences-Po Lyon. À quel titre une femme dont la seule œuvre consiste à nazifier Israël, donc à justifier par ses mots – « le Hamas a une action légitime »- les pogroms d’hier et préparer les massacres de demain, est-elle reçue ainsi ? À Paris, Sciences-Po a refusé sa venue mais ailleurs par lâcheté ou complaisance les universités lui font la haie d’honneur. L’extrême gauche n’a pas simplement son entrée dans les facs, sa carte dans l’audiovisuel public, elle parade aussi à l’Assemblée. Pourquoi ? Parce qu’une coalition coupable qui va de Gabriel Attal à Marine Tondelier en passant par François Hollande les a fait élire.

Ensuite parce que des milices depuis des années sèment la terreur en toute impunité. Celles qui ciblent nommément le RN, Éric Zemmour ou Bruno Retailleau, qui pourchassent les jeunes femmes de Nemesis, qui intimident les catholiques et protègent les islamistes. « Le fascisme peut revenir sur scène à condition qu’il s’appelle antifascisme » nous a prévenus Pasolini. Ce « totalitarisme antifasciste » prophétisé par Finkielkraut était là à Lyon jeudi soir dans sa forme la plus sauvage mais il plane dans l’atmosphère depuis trop longtemps comme un conformisme vénéneux. Une génération entière formée à déshumaniser tout ce qui s’approcherait de près ou de loin de « l’extrême droite », un personnel politique qui par couardise donne le change, un clergé médiatique qui forge les anathèmes et à la fin un gamin venu paisiblement protéger une banderole contre « l’islamo gauchisme dans nos facs » qui meurt sous un déchaînement de coups. Des coups sans visage puisque les bourreaux portent toujours une cagoule. Quentin dans cette histoire n’est pas « un militant » pris dans une « rixe » mais un martyr de la liberté d’expression que l’extrême-gauche, aidée par trop de complices, veut remplacer par son hideuse loi de la meute.

Source : Le Figaro 16/02/2026

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mardi, 10 février 2026

Victimisation ou Reconquête ? La droite politique, culturelle comme médiatique doit cesser de tendre la joue

Présidentielle 2022 : comment le Trocadéro est devenu un symbole pour la  droite

Une tribune libre de Yann V. parue sur Breizh Info (cliquez ici). Le combat des idées, l'affirmation de ce que l'on est, dans la durée, encore et toujours, la réponse systématique : à Synthèse nationale, c'est notre credo depuis vingt ans...

Il y a une chose que la droite française doit comprendre – vite, et sans se raconter d’histoires : on ne gagne pas une bataille de civilisation en se comportant comme un club de soutien psychologique. On ne rallie pas des hommes debout avec des vidéos de types à terre. Et surtout, on ne bâtit pas une promesse d’ordre en exhibant, en boucle, sa propre impuissance comme si c’était une médaille.

Je vais le dire sans détour, parce que personne n’ose le formuler clairement : la “vidéo-victimisation” est une drogue. Elle donne des shoots d’indignation, des likes faciles, des "Courage !" en commentaires, et ça fait monter l’audience comme une perfusion d’adrénaline. Mais politiquement, culturellement, symboliquement, c’est un poison. À force de montrer qu’on se fait humilier, voler, casser, expulser, bousculer, et qu’on revient la semaine suivante pour recommencer – on imprime dans les têtes un message simple : "Nous sommes faibles, et nous acceptons de l’être".

Or la  politique, ce n’est pas seulement des idées. C’est une affaire de gravité, de verticalité, de prestige. Les gens ne suivent pas des victimes professionnelles. Ils suivent ceux qui dégagent une énergie d’action, une capacité à tenir, à durer, à encaisser sans pleurnicher, à se relever sans s’exhiber. Une femme, normalement, ne fait pas un enfant avec un homme qui ne lui inspire aucune sécurité. Ce n’est pas un slogan, c’est une loi anthropologique. La confiance naît du sentiment de protection. Et ce qui vaut dans l’intime vaut dans le collectif : on ne confie pas l’avenir de son pays à des gens qui ont l’air de se faire bolosser avec une sorte de jouissance morale.

Je n’écris pas ceci par haine, ni pour jouer au "plus pur que toi". J’écris parce que je suis fatigué de voir notre camp saboter sa propre image à coups de contenus "martyrs en 4K". Il y a une grande confusion : certains croient qu’être "la cible" prouve qu’on est "dans le vrai". Comme si la violence adverse était un label de qualité. Non. La violence adverse est un fait, parfois inévitable, et qui doit être traité comme tel : avec stratégie, discipline, et organisation. Pas comme un spectacle.

Car le problème, bien souvent, n’est même pas le courage individuel. Le problème, c’est l’amateurisme. Aller volontairement se jeter dans une nasse hostile, sans service d’ordre, sans repérage, sans plan de repli, sans cadre juridique, puis pleurer devant la caméra quand ça dégénère, ce n’est pas du courage : c’est de l’imprudence mise en scène. Et l’imprudence, en politique, coûte cher aux autres. Elle décourage les sympathisants, elle affaiblit les militants, elle donne aux adversaires la certitude qu’ils peuvent chasser, intimider, confisquer l’espace – sans conséquence.

Alors oui : la droite doit arrêter de faire les victimes. Mais qu’on s’entende bien sur "rendre les coups". Je ne parle pas de fantasmes adolescents, de bagarre romantique, de "guerre civile" chantée par des bavards. Je parle de riposte intelligente, légitime, et surtout efficace.

Rendre les coups, c’est d’abord refuser le récit imposé. C’est nommer, démonter, exposer. C’est cesser de s’excuser d’exister. C’est refuser la position de proie médiatique. C’est apprendre à répondre du tac au tac, à retourner l’accusation, à faire payer le prix symbolique à ceux qui croient avoir tous les droits.

Rendre les coups, c’est ensuite l’organisation. Pas la bravade. L’organisation. Un dispositif de sécurité adapté, une discipline collective, une préparation du terrain, une maîtrise de la logistique. C’est éviter de livrer des "moments" gratuits à l’ennemi. C’est comprendre que, dans une université, une manifestation, un reportage "dans la fosse", vous êtes dans un théâtre d’hostilité : si vous y allez, vous y allez pour occuper l’espace, pas pour servir de punching-ball pédagogique. Si vous ne pouvez pas occuper, vous ne venez pas. On ne fait pas de politique en tendant la joue.

Rendre les coups, c’est aussi l’arme qui fait paniquer nos adversaires : le droit, la procédure, la plainte systématique, la traçabilité, la documentation. Chaque dégradation, chaque intimidation, chaque agression doit produire un coût. Pas un tweet. Un coût. Dépôts de plainte, constitution de dossiers, suivi, publicité méthodique, pression locale. Ceux d’en face ont compris une chose : l’impunité est un carburant. Il faut l’assécher. Et l’assécher demande du sang-froid, pas du cinéma.

Mais je vais plus loin : la droite doit aussi montrer l’exemple. Parce que l’autorité ne se proclame pas, elle se pratique. On ne peut pas réclamer l’ordre et vivre dans le désordre. On ne peut pas exiger la discipline nationale et se complaire dans la querelle de chapelles, la jalousie d’ego, le narcissisme de micro-audience. On ne peut pas dénoncer la décadence en mimant les codes d’un monde décadent : hystérie, indignation permanente, victimisation performative, mise en scène de soi.

Ce que les Français veulent entendre, au fond, c’est simple : "Nous allons tenir. Nous allons bâtir. Nous allons protéger". Ils cherchent des gens qui donnent envie de s’aligner, pas de s’excuser. Des gens qui respirent la maîtrise, pas la plainte. Des gens qui inspirent le respect, pas la pitié.

Aujourd’hui, trop de figures de droite confondent "faire parler de nous" et "imposer une force". Or la notoriété n’est pas la puissance. La puissance, c’est la capacité à durer, à structurer, à conquérir, à former, à transmettre. La gauche radicale l’a compris : elle protège ses nervis, elle fabrique ses héros, elle transforme ses agresseurs en victimes. Et nous, que faisons-nous ? Nous transformons nos victimes en contenu.

Stop.

Il faut une droite qui cesse de quémander. Une droite qui cesse de trembler devant les injonctions morales. Une droite qui cesse de s’exhiber en martyr. Une droite adulte, stratégique, enracinée, disciplinée. Une droite qui ne cherche pas à être aimée par ses ennemis, mais respectée par le peuple.

Là est le choix : la posture victimaire ou la reconquête. La plainte ou l’exemple. Le buzz humiliant ou le travail de puissance.

Se faire sciemment bolosser en boucle n’est pas une stratégie. C’est une défaite mise en abonnement.

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lundi, 09 février 2026

Le parti de la guerre

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Il y a chez Alain de Benoist outre une réflexion solide, pertinente et originale mais surtout pleine de bon sens, étant entendu qu’il s’en tient à la réalité des faits et non aux fantasmagories d’idéologies faisandées. Ainsi en va-t-il de la guerre en Ukraine où les gouvernants de tous les pays européens jouent les va-en-guerre contre la Russie et laisse à penser que l’Ukraine peut gagner la guerre. Ce qui est faux, les Ukrainiens l’ont perdu et l’état même de leur armée n’est pas en mesure de résister encore longtemps. Tel est la réalité des faits que les Européens refusent de voir, allant jusqu’à vouloir nous faire croire que les Russes vont envahir l’Europe sous peu. Mais les Européens n’iront pas se battre pour l’Ukraine pas plus qu’ils ne voulaient le faire pour Dantzig. Nous sommes gouvernés par des pousse-au-crime. Le danger ce ne sont pas les peuples mais Bruxelles et ses dirigeants.

Lire la suite ICI

Source : revue Eléments, n°218, mars 2026.

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dimanche, 08 février 2026

Un Puy du Fou de gauche

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Michel Onfray

J’ai jadis acheté chez un bouquiniste un manuel scolaire publié en 1949 sous le titre Premier Livre d’Histoire de France. Il servait aux élèves des cours élémentaires. On doit ce livre à Jacques Fuster, inspecteur d’académie, agrégé d’histoire, et à A. Lebrun, instituteur, directeur d’école d’application. Ce monsieur Fuster a fait ses études à l’École alsacienne, au lycée Louis-le-Grand, à la Sorbonne, il a collectionné nombre de médailles qui attestent de sa notabilité, c’est le mon- sieur Boucheron de l’époque. Il est mort en 1974. L’ou- vrage est préfacé par Albert Bayet, normalien, agrégé, docteur, professeur à la Sorbonne et à l’École pratique des hautes études, radical-socialiste, membre de la Ligue des droits de l’homme et de l’Union rationaliste. Cet homme de gauche défendait la mission civilisatrice de la France dans les colonies. Lors des procès de Moscou, entre 1936 et 1938, on le retrouve compagnon de route du PCF. Un autre Boucheron.

Dans ce manuel, voici comment la féodalité est enseignée aux enfants : des châtelains qui s’ennuient devant d’immenses cheminées dans lesquelles brûlent « des troncs d’arbre entiers » jouent, mangent des venai- sons en présence de serviteurs, de troubadours, de montreurs d’ours, de joueurs de harpe et de conteurs.

En face, « les opprimés » : les paysans mangent des glands comme les cochons, dorment sur un lit de feuilles sous des huttes de branchages.

Parfois le seigneur descend de son château pour ravager les terres du paysan nommé Jacques Bon- homme qui nourrit le seigneur et sa cour. La maladie et la famine règnent. Voici le plus beau : « Les uns mangent l’herbe des chemins, les autres déterrent les cadavres dans les cimetières ou attaquent les passants pour s’en nourrir » – c’est une citation, on la trouve en page 29 !

L’Éducation nationale républicaine enseigne aux chères têtes blondes d’alors que la monarchie française génère cannibalisme et nécrophagie ! La fake news n’est pas nouvelle, la preuve, celle-ci date de 1949 : à l’époque, il faut flatter les communistes dans le sens du poil soviétique.

La Révolution française abolit ce monde dans lequel les pauvres... mangent leurs morts. Rien, bien sûr, sur les massacres de Septembre, la Loi sur les suspects, le gouvernement révolutionnaire avec son tribunal, la guillotine, les 20 000 morts de la Terreur, les 200 000 du génocide vendéen, ce qui serait raconter les faits.

Les auteurs de gauche continuent leur récit avec un éloge des bienfaits de la colonisation : « Les Français, dans toutes leurs colonies, multiplient les écoles et les grands travaux (ports, routes, chemins de fer) ; nos médecins protègent les habitants contre les maladies ; nous essayons, en tous points, d’améliorer le sort des indigènes. » Algérie comprise.

Ce manuel républicain fournit à monsieur Ruffin une partie de la feuille de route de son Puy du Fou de gauche. Le reste serait à l’avenant.

Source : Journal du dimanche 8/2/2026

 

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samedi, 07 février 2026

L’idéologie « Arc-en-ciel » : l’hyper classe mondiale contre le peuple

The Eternal Queer Revolution - The American Conservative

Lu sur Polémia (cliquez ici) cet entretien intellectuellement stimulant accordé par Martin Peltier à Camille Galic.

Ancien pilier du Quotidien de Paris, chroniqueur au Figaro Magazine puis rédacteur en chef de National Hebdo de 1993 à 1998 et auteur de nombreux livres, Martin Peltier est une plume acérée et l’un des meilleurs analystes politiques de la presse nationale ainsi qu’un excellent orateur, comme ont pu le constater les assistants au dernier forum de Polémia sur l’alarmisme climatique. Après La Révolution arc-en-ciel en 2019 et L’Empire arc-en-ciel en 2020, il publie Le vrai nom du grand bordel : Arc-en-ciel (1), sur lequel il a bien voulu répondre à nos questions. En pleine tempête provoquée par la publication du dossier Epstein, cette analyse est particulièrement salutaire.

Polémia

De Mandela au climat, « l‘oppression coloniale, raciste et patriarcale » !

Camille Galic : Comment vous était venue l’idée de ce concept globalisant auquel vous donnez le nom d’Arc-en-ciel, et où a-t-il vu le jour ? 

Martin Peltier : J’avais lu à sa sortie en 1998 un livre touffu mais fondateur, L’empire écologique, qui établit que l’agitation autour de l’environnement et l’ardente obligation de sauver la planète sont un moyen révolutionnaire de changer la façon de consommer, produire et vivre de l’humanité. Pour compléter ma retraite, j’ai travaillé dans le courant des années 2010 sur des faits de société particulièrement significatifs et souvent surprenants, survenus en grande part dans l‘anglosphère. Je me suis aperçu que trois mouvements s’y manifestaient de conserve, revendiquant tous trois le drapeau arc-en-ciel, dont je me souvenais qu’il était aussi celui des mouvements pacifistes soutenus à l’époque par l’URSS. Le premier mouvement visible dans la nation arc-en-ciel de Nelson Mandela et Desmond Tutu, sert de l’antiracisme pour faire honte à l’Europe de ce qu’elle est, en particulier de son passé colonial.

Le deuxième mouvement qui a pris le drapeau arc-en-ciel pour bannière, le rainbow flag, et avait le Rainbow Warrior, le guerrier de l’arc-en-ciel, pour navire amiral, est l’écologisme, dont le climat est pour l’instant la vache à lait principale, avec la santé, car, l’OMS vous le dira, maladies et climat interagissent. Le troisième arc-en-ciel, pas besoin de faire un dessin, est celui du drapeau LGBTQ. J’ai observé très vite que les bassins de militants des trois mouvements étaient poreux, leurs slogans, méthodes d‘agitation et buts, communs. Depuis Noël Mamère, les Verts s’occupent essentiellement de marier les homos et d‘accueillir l’immigré. L’intersectionnalité appelle la convergence des luttes et la synergie des subversions. Le changement de climat nuit plus aux LGBT et aux peuples anciennement colonisés qu’à vous et moi, c’est pourquoi il faut accueillir les "migrants" climatiques, homosexuels, et maintenant malades mentaux, etc.

Greta Thunberg a achevé d‘officialiser la chose lorsque, ayant posé drapeau arc-en-ciel en main, en tee-shirt antifa et avec un keffieh, elle a signé en 2019 une chronique où on lisait entre autres : « Après tout, la crise du climat n’est pas qu’une question d‘environnement. C’est une crise de droits de l’homme, de justice, et de volonté politique. Les systèmes d‘oppression coloniale, raciste et patriarcale l’ont créée et la nourrissent ».

Elle ne disait en fait rien de très nouveau. Le lien entre écologisme, subversion "antiraciste", subversion "de genre", en somme l’unité de l’arc-en-ciel, est d’origine, et n’est pas né dans des banlieues noires ou des ghettos gays. L’écologisme a été inscrit dans la politique par la conférence de l’ONU à Stockholm en 1972, qui a fondé le PNUED, le programme des Nations Unies pour l’environnement et le développement. Le document final édicte 26 principes, dont le premier dit : « L’homme a le devoir de protéger et d‘améliorer l’environnement pour les générations actuelles et futures. de ce fait, les politiques qui encouragent le racisme, l’apartheid, les formes coloniales et autres oppressions et dominations étrangères doivent être éliminées après condamnation ». Il y a donc bien une révolution arc-en-ciel en marche, ce n’est pas moi qui le dis, après une analyse plus ou moins arbitraire, avec des étiquettes que j’aurais inventées, ce sont les intéressés eux-mêmes qui le revendiquent. Cela nous force à écarter, pour en parler, des mots qui ne la décrivent pas bien et contribuent de ce fait à embrouiller l’esprit. Une première partie précise ce que l’arc-en-ciel n’est pas. Certains mots en vogue n’aident pas à la compréhension du phénomène, soit qu’ils prennent la partie pour le tout, soit qu’ils aiguillent carrément sur de fausses pistes : ultra-libéralisme, Big Pharma, Big Reset, dictature sanitaire, dictature des minorités, grand remplacement, cosmopolitisme, nouvel ordre mondial, wokisme, totalitarisme orwellien, etc.

Camille Galic : Dans l’acception courante, l’arc-en-ciel est symbole d’espoir et d’embellie. Quelles sont au contraire les catastrophes que ce « totalitarisme participatif », scripsit Michel Geoffroy (2), a engendrées, notamment en France ? 

Martin Peltier : Dans la Genèse, l’arc-en-ciel est le lien que Dieu tend aux hommes et à la terre, après la catastrophe du Déluge, pour ramener paix et prospérité. L’arc-en-ciel d’aujourd’hui EST la catastrophe, il organise la crise permanente à travers un vivre ensemble dont la fonction est de ne pas fonctionner. Il sème la discorde entre les hommes et les femmes, entre les classes, entre les races, entre les dirigeants et les peuples. Les politiques que dicte sa terrible utopie ruinent l’économie européenne et française, brisent les familles, liquident la démographie, dépossèdent de leur sol des populations qui l’habitaient depuis des millénaires : car l’immigration en cours vient d‘amener sur le territoire français quatre fois plus d‘envahisseurs que les grandes invasions, en quatre fois moins de temps. Et ceux qui mènent la révolution arc-en-ciel masquent aux yeux de ceux qu’ils veulent perdre la réalité de ce gigantesque désordre mortel en semant, par l’école, les médias, les productions de l’art et du spectacle, un désordre mental qui l’aggrave. D’où le mot de grand Bordel que j’ai placé dans le titre. C’est sur la Nef des Fous qu’avance la révolution. Un extrême ridicule précède de quelques instants un totalitarisme sans limites.

Camille Galic : Quel rôle jouent dans ce "grand bordel" mondialiste de pseudo philanthropes tels le milliardaire (et forban de la finance) George Sörös et son fils Alexander, désormais président de l’Open Society? 

Martin Peltier : J’ai été amené à constater que l’arc-en-ciel, s’il résulte de la rencontre entre l’Est et l’Ouest en fin de guerre froide, et de la fusion de fait des trois internationales — or, humanisme maçon et socialisme —, n’a pas à proprement parler de doctrine ni de penseur. Il profite cependant de lieux de rencontres, la Trilatérale, le Bilderberg, le CFR, le forum économique mondial de Davos, inspire des organisations internationales comme l’ONU et l’UE, et utilise aussi des aventuriers qui servent d‘interface entre doctrines et subversion : avant hier Jean Monnet (3), hier George Sörös ou Maurice Strong, qui fut trente ans conseiller des secrétaires généraux de l’ONU, aujourd’hui Alexander Sörös. L’open Society se réfère à Karl Popper, le chantre de la société ouverte que les Sörös ont pris pour modèle, cet arc-en-ciel qui efface toutes les frontières, de nation, de race, de religion, d‘orientation sexuelle, de sexe, d’espèce. Les Sörös ont typiques de ces intellectuels spéculateurs grenouillant entre argent, influence, activisme politique, agitation médiatique et, disons-le, barbouzerie.

Les "élites" contre le peuple

Camille Galic : Vous invoquez la lutte acharnée « des élites contre le peuple ». Pouvez-vous en donner des exemples ?

Martin Peltier : L’actualité n’en donne que trop, hélas. Le populicide de plus en plus rapide que la technocratie supranationale fait subir aux campagnes (pas de pays sans paysans) en est un. Paris est complice de longue date de Bruxelles, de Washington et de tous les signataires des traités internationaux. Autre exemple : la politique d‘immigration, trahison de la nation par ceux qui devraient la protéger et travaillent à la faire disparaitre. On pourrait aussi parler de l’avortement, du "mariage" pour tous, du remboursement de la folie transgenre par une sécurité sociale en faillite. De la transition énergétique qui ruine tout le monde.

Si vous passez en revue l’arc-en-ciel, vous vous avisez que, dans tous les domaines, les élites s’appliquent non seulement à diriger le peuple et à le soumettre, ce qui peut se comprendre, mais à le nier, à s’en débarrasser, ce que l’IA et la robotique vont permettre à court terme. Le vocabulaire politique actuel le révèle : le populisme est dangereux parce que le peuple est aveugle, plein de bas instincts et de préjugés déplorables, il est mauvais comme les démagogues qui aspirent à le conduire. Tapie avait raison, les électeurs de Le Pen sont des salauds : telle est la conviction profonde de ceux qui se pensent plus intelligents et meilleurs que le peuple. Elle justifie la révolution qu’ils mènent contre lui.

Camille Galic : Le "droit international" si souvent invoqué et d’ailleurs souvent contraire à un autre droit sacro-saint, celui "des peuples à disposer d’eux-mêmes", est-il l’une des armes de l’Arc-en-ciel ?

Martin Peltier : Après 1789, le principe des nationalités a servi à liquider la légitimité des couronnes, après les deux guerres mondiales, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes a servi à disloquer l’Europe, puis à lui arracher ses colonies. Un droit chasse l’autre en fonction des besoins des révolutions successives. Le droit international est une expression ambigüe : il y a d‘une part le droit des gens et la codification des rapports entre États, qui empêchent la terre d‘être tout à fait un coupe-gorge, et puis il y a la sacralisation des institutions inter(supra)nationales et du droit des individus tel que le voient les Anglo-Saxons : elle sert à liquider la souveraineté des nations et ce qui subsiste de loi morale issue de la tradition européenne et chrétienne. La subversion du droit d‘asile et celle de la notion de détresse sont typiques de cette instrumentalisation mortelle.

Camille Galic : Avant de condamner l’agression de la Russie contre l’Ukraine, la "communauté nationale" avait condamné le massacre présumé des Rohingyas musulmans en Birmanie mais elle était restée muette devant l’invasion puis la colonisation du nord de Chypre, totalement vidé de sa population grecque, par la Turquie couverte par l’OTAN, ou devant la persécution organisée et l’élimination physique de nombreux Blancs de l’ex-Rhodésie et maintenant d’Afrique du Sud. La leucophobie relève-t-elle de l’Arc-en Ciel ?

Martin Peltier : L’asymétrie des condamnations, en français le deux poids deux mesures, est la caractéristique de la "communauté nationale", notion aussi vague que la "communauté internationale" et pour la même raison : il s’agit de simples voix de l’idéologie dominante, qui est arc-en-ciel. Vous l’avez bien vu, l’arc-en-ciel est leucophobe, c’est l’un des principaux sujets du chapitre que j’ai consacré aux concours de Miss, la beauté d‘Iris. De même qu’il est christianophobe, francophobe, européodesouchophobe et qu’il a la phobie de la répartition du genre humain en deux sexes, homme et femme. L’arc-en-ciel hait tout ce qui, selon lui, "essentialise", c’est une utopie aussi existentialiste qu’égalitariste, il est contre l’être, l’identité, la réalité. La vie.

Camille Galic : Vous affirmez que l’Arc-en ciel est « une religion ». Pouvez-vous développer ? Et comment s’y opposer ? 

Martin Peltier : Cette question centrale, je ne l’ai hélas qu’ébauchée en une soixantaine de pages. Écartons les dogmes et mythes de l’arc-en-ciel, son clergé, pour éclairer deux points plus importants : la mutation de la conscience humaine et le panthéisme antichrétien. Depuis cinquante ans, l’ONU et les bonnes personnes appellent à une « révolution globale dans la sphère de la conscience humaine ». Après avoir reconnu son "unité" l’humanité doit admettre qu’elle est "juste un élément de la nature". Il faut « dépasser le fantasme de la séparativité » (UNESCO). L’homme est un animal comme un autre.

L’impulsion a été donnée en 1972 par l’ONU en Assemblée plénière : « Les convictions judéo-chrétiennes » selon lesquelles Dieu aurait donné la terre à l’homme “pour qu’il la soumettre à sa loi” sont à l’origine de la dégradation de l’environnement et des injustices dans le monde. Cette condamnation répétée dans de nombreux textes pendant trente ans trouve son écho ans Anthropologie structurale II (1973). Après avoir dénoncé le « mythe de la dignité exclusive de la nature humaine », Claude Lévy-Strauss se demande : « L’homme occidental ne peut-il comprendre qu’en s’arrogeant le droit de séparer radicalement l’humanité de l’animalité (…) il ouvrait un cercle maudit, et que la même frontière constamment reculée servirait à écarter des hommes d‘autres hommes, et à revendiquer au profit de minorités toujours plus restreintes le privilège d‘un humanisme corrompu ? » D’accord avec l’ONU pour voir la racine du mal dans la séparation de l’homme et l’animal opérée par la Bible, il précède antispécistes, animalistes, décoloniaux, antisexistes et antipatriarcaux, et y situe la racine de toutes les dominations. Aujourd’hui l’arc-en-ciel explore une nouvelle forme de conscience, caractérisée par la capacité non de penser mais de sentir, la "sentience". Il inclut ainsi tout le vivant dans un culte panthéiste de la terre Mère, Gaïa. Le sujet est inépuisable. Ce qu’il faut en retenir d’abord est une double mort : celle de l’homme et celle de Dieu, tels qu’on les a conçus dans l’Europe chrétienne.

Camille Galic : Pensez-vous que, comme certains l’espèrent, le retour au principe de réalité et les excès même de l’Arc-en ciel puissent endiguer cette révolution ou est-elle irréversible ? 

Martin Peltier : L’irréversibilité est une superstition de philosophe allemand. Le malheur peut dissiper les plus grandes fantasmagories. Et l’on voit avec plaisir que, depuis Trump, l’imposture sur le climat et la folie transgenre dominent un peu moins la société euraméricaine.

Mais trois choses tempèrent mon optimisme. D’abord, la résilience du système arc-en-ciel, tentaculaire et pas seulement, comme certains le croient, en Occident. Deuxièmement, la réalité elle-même. Démographie, dette, économie, éducation nationale, morale, moral, tout est en capilotade, il n’est plus minuit moins cinq, il est moins une et encore, si l’on est optimiste. Il nous reste quelques secondes à jouer. Enfin, la personnalité de ceux qui sont censés incarner le retour au principe de réalité. Regarder CNews me désole autant qu’écouter France Inter. Certaines prétendues extrêmes droites européennes me fatiguent. Quant à Trump, s’il réjouit parfois par une certaine fraîcheur et par ses coups de boutoir contre l’ONU, il est globalement insupportable, ce qui nuira un jour ou l’autre aux causes justes dont il s’occupe. Bernanos disait qu’Hitler avait déshonoré l’antisémitisme : Trump déshonore l’anti-arc-en-ciélisme.

Et puis, nous avons effleuré la question, la révolution arc-en-ciel n’est pas d’abord une révolution économique, politique ou sociale, c’est avant tout une révolution spirituelle, une inversion générale. Faute de le comprendre, ceux qu’elle vise et qui s’y opposent ne peuvent la combattre efficacement. Elle prétend imposer un nouvel homme dans un nouveau monde, avec ses us, coutumes, croyances. Pour nous en tirer, il faut remettre les esprits et les cœurs à l’endroit. J’ai vu avec plaisir 1 200 jeunes dans une procession aux flambeaux à Paris en l’honneur de sainte Geneviève lors d‘une nuit de janvier.

(1) Éditions du Verbe haut (cliquez ici), 332 pages, 23 €.
(2) Afticle de Michel Geoffroy cliquez là 
(3) 
Cet étrange Monsieur Monnet », Bruno Riondel cliquez ici

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mercredi, 04 février 2026

L’heure des petits prédateurs

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Vincent Trémolet de Villers

Ces histoires devenues courantes de gendarmes percutés, cette policière traînée à Argenteuil sur plusieurs dizaines de mètres, est-ce dérisoire, peut-être même un peu vulgaire, pour ne pas devenir immédiatement une inquiétude générale, une cause nationale ? Jean-Noël Barrot, notre ministre des Affaires étrangères, veut que la France résiste à « la brutalisation du monde », c’est un noble projet, mais la brutalisation de la vie quotidienne des Français, l’extrême violence qui menace les policiers ne sont pas moins urgentes. Toutes les vingt minutes, un citoyen refuse d’obtempérer et bafoue l’État français dans son autorité.

Les petits prédateurs de quartier imposent la tyrannie de leurs pulsions au mépris de la vie des policiers et des gendarmes. La drogue, la délinquance, l’islamisme ont séparé des quartiers entiers de la République française, et les séparatistes transportent avec eux leur arrogance, leur sentiment d’impunité, leur haine du pays dans lequel ils vivent. Ils le font avec bonne conscience puisque la gauche morale les présente en victimes d’une police répressive, d’un État arbitraire. Quand, à Mulhouse, des étudiants d’une école d’art détruisent une piñata en forme de voiture de police, nous ne sommes plus dans l’anarchisme poétique d’un Georges Brassens, mais dans l’ivresse de la meute qui s’acharne sur le dernier reliquat de l’autorité : la police.

Pas de malentendu, le fracas du monde implique une mobilisation constante de ceux qui nous gouvernent, mais elle apparaîtra comme une diversion si rien n’est fait pour mettre fin au chaos intérieur. Laurent Nuñez dit qu’il ne s’agit en rien d’un « échec », mais, quand les voyous n’ont plus peur de la police, de la justice, de la sanction, où est le succès ?

La vérité, c’est que tout le monde a en tête les conséquences de la mort dramatique du jeune Nahel Merzouk suite à un refus d’obtempérer. Quatre jours d’émeutes dans toute la France, 12 000 voitures brûlées, des centaines de bâtiments incendiés, 45 000 forces de l’ordre mobilisées. Pour éviter une nouvelle explosion, le pouvoir met la violence sous le tapis des périls extérieurs, concentre ses efforts sur la question des réseaux sociaux. L’ordre public attendra 2027… La police et les Français, pourtant, ne veulent pas attendre : la chienlit, c’est maintenant.

Source : Le Figaro 4/02/2026

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lundi, 02 février 2026

Aux Européens de gérer la question russe

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Thomass Gomart est le directeur de l’Institut français des relations internationales. Il vient de publier un ouvrage, Qui contrôle qui ? (Tallandier). Où il analyse en historien les nouveaux antagonismes qui régissent le monde et donne des pistes pour penser l’avenir. Dans le chaos actuel, les Européens vont devoir gérer l’émergence de ces nouveaux empires que sont l’Amérique, la Chine, l’Inde et la Russie. Mais sommes-nous armés pour le faire ?

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Source : La Tribune dimanche 1/02/2026

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dimanche, 01 février 2026

Tous contre Trump. Les lâchetés françaises

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Une fois de plus, Pascal Praud, chroniqueur avisé du Journal du dimanche met le doigt où ça fait mal, à sa voir sur nos propres lâchetés non seulement médiatiques mais également sociétales. Ah, cette bonne presse qui met sur un pied d’égalité un mort à Minneapolis et 35 000 morts en Iran. Cette même presse qui passe sous silence les victimes au profit des assassins. Ainsi va la France d’aujourd’hui avec la complicité d’une pseudo élite qui ne cessent de nous faire prendre les vessies pour de lanternes.

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Source : Le Journal du dimanche 01/02/2026

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samedi, 31 janvier 2026

Insécurité et délinquance : les chiffres officiels publiés en 2026 pour 2024

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Le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI)  a publié dans son édition de 2025 des Chiffres clés de l’insécurité et de la délinquance un document de référence qui dresse un panorama complet des crimes et délits enregistrés en France en 2024 par la police et la gendarmerie nationales. Ces données, définitives, permettent de mesurer précisément l’évolution des violences, des vols, des escroqueries et du sentiment d’insécurité ressenti par la population.

Violences : une progression marquée depuis plusieurs années

En 2024, 976 homicides ont été enregistrés en France, un chiffre en légère baisse sur un an (-2 %), mais qui reste supérieur aux niveaux observés au milieu des années 2010. Les tentatives d’homicide, en revanche, poursuivent leur hausse avec 4 290 victimes, soit +7 % sur un an et +8 % en moyenne annuelle depuis 2016.

Les violences physiques enregistrées atteignent près de 450 000 victimes, en augmentation continue depuis huit ans (+6 % par an depuis 2016). Les violences sexuelles, quant à elles, concernent 122 400 victimes, dont 46 100 viols ou tentatives de viol, avec une hausse annuelle de 9 % en 2024 et de 15 % en moyenne depuis 2016.

Violences intrafamiliales et conjugales : des volumes très élevés

Les violences intrafamiliales représentent une part importante des faits enregistrés. En 2024, 272 400 victimes de violences conjugales ont été comptabilisées, un niveau stable par rapport à l’année précédente mais en hausse structurelle depuis 2016 (+10 % par an). 84 % des victimes sont des femmes, et 86 % sont de nationalité française.

Les violences physiques intrafamiliales touchent particulièrement les mineurs : 48 % des victimes de violences intrafamiliales non conjugales sont mineures, un chiffre qui souligne le poids de ces infractions dans le cadre familial.

Vols et atteintes aux biens : des tendances contrastées

Les vols sans violence contre les personnes concernent plus de 607 000 victimes, tandis que les vols violents sans arme atteignent 48 300 faits, en baisse sur l’année mais à un niveau toujours supérieur à celui observé dix ans plus tôt.

Les vols de véhicules poursuivent leur recul avec 137 600 véhicules volés, mais les vols et dégradations liés aux véhicules restent élevés, avec 352 100 faits recensés. Les cambriolages de logement s’élèvent à 218 200 infractions, un niveau globalement stable.

Les escroqueries et fraudes aux moyens de paiement représentent l’un des volumes les plus importants de la délinquance enregistrée, avec 417 300 victimes en 2024. Les infractions liées au numérique atteignent 398 700 faits, en hausse de 11 % sur un an et de 12 % par an depuis 2016. Près des deux tiers concernent des atteintes aux biens facilitées par l’usage d’outils numériques.

Mis en cause et élucidation : des écarts importants selon les infractions

Les taux d’élucidation varient fortement selon la nature des crimes et délits. Les homicides affichent un taux d’élucidation de 79 %, contre 55 % pour les violences physiques et seulement 16 % pour les violences sexuelles. Les vols, notamment sans violence, restent très faiblement élucidés, avec des taux compris entre 6 % et 7 %.

En 2024, 290 600 personnes ont été mises en cause pour usage de stupéfiants, un chiffre en hausse de 11 % sur un an, tandis que 52 300 mis en cause concernent le trafic de stupéfiants.

Géographie de la délinquance : une concentration urbaine marquée

La délinquance enregistrée reste fortement concentrée dans les zones urbaines. Les 22 principales métropoles regroupent plus de 80 % des victimes, et l’Île-de-France concentre à elle seule 58 % du total des victimes, alors qu’elle représente environ 19 % de la population nationale.

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) affichent des taux de violences et de vols sensiblement supérieurs à la moyenne nationale pour de nombreuses infractions.

Le sentiment d’insécurité continue de progresser. En 2024, 15 % des Français déclarent se sentir en insécurité à leur domicile22 % dans leur quartier ou leur village, et 42 % dans les transports en commun. Cette perception est particulièrement marquée chez les jeunes de 18 à 24 ans, les chômeurs et les habitants des QPV.

La satisfaction à l’égard de l’action des forces de sécurité intérieure atteint 56 % au niveau national, un chiffre relativement stable, mais qui masque de fortes disparités selon les territoires et les profils sociaux.

Source : breizh.info

 

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jeudi, 29 janvier 2026

Violées, torturées et tuées : en France les femmes sont surtout victimes de la diversité !

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Cyrano

L'éditorial de Riposte laïque de ce matin

Il y a quelques jours à Nice (Alpes-Maritimes), une femme de quatre-vingt-dix ans, croyant ouvrir à son infirmière, s’est retrouvée face à un prédateur tunisien de vingt-neuf ans sous OQTF et assigné à résidence en Saône-et-Loire. Sans doute n’avait-il pas les codes géographiques ?! Cet individu squattait depuis quelque temps à côté de chez sa victime, c’est-à-dire qu’il avait repéré sa proie avant de perpétrer son viol abject.

Côté médias, dans l’ensemble, il ne s’est rien passé puisque la discrétion dont ils ont fait preuve dans cette affaire est exemplaire. Il faut dire que le bourreau appartenait à la caste sacrée de la diversité et, de ce fait, malgré son crime atroce envers une personne aussi fragile, il était presque justifié. Aucune association de gauche ne viendra donc soutenir cette pauvre nonagénaire, contrairement aux migrants et autres braves hommes venus d’un ailleurs idéalisé et qui peuvent compter sur la Licra ou SOS Racisme. Cette dernière officine raciste anti-Blancs est plus occupée à imposer coûte que coûte aux loueurs la présence de diversitaires, dont on sait combien ils sont vaillants pour pourrir la vie d’un quartier une fois dans la place.

Et pendant que le millionnaire Victor Wembanayama, joueur de basket dans la prestigieuse équipe des Spurs de San Antonio aux États-Unis et chouchou star de la NBA – National Basketball League –, fait une grosse colère d’enfant gâté face à la politique d’immigration de l’administration Trump – que la France devrait imiter ! –, chez nous des femmes de tous âges sont la proie de monstres issus pour une bonne part de la diversité, Philippine ou Lola – une enfant dans ce cas – en sont les exemples les plus tristement connus. Personne pour le reconnaître, au contraire, car énoncer cette vérité c’est se rendre coupable du crime de lèse-diversité. 

Pourtant, il suffit d’éplucher la presse régionale ou de se rendre dans les tribunaux – dont les magistrats son si compréhensifs à l’égard des venus d’ailleurs ! – pour découvrir la réalité cachée, envers et contre toutes les affirmations du contraire de la part des féministes vendues à la cause anti-Blancs. Des féministes qui érigent Gisèle Pelicot en héroïne de la lutte des femmes mais qu’elles auraient agonie d’injures si, par « malheur », son mari avait été noir ou maghrébin !

Pour prévenir toute forme d’accusation de racisme interdit – celui contre les Blancs étant non seulement autorisé mais encore valorisé, notamment chez LFI ! –, on peut aussi affirmer que toutes les femmes sont victimes de la prédation diversitaire, qu’elles soient blanches ou pas, selon la distinction simpliste des antiracistes, étant donné que certaines Algériennes sont plus blanches que des Calabraises ! Ainsi, exemple parmi tant d’autres, une certaine Fatima O a été agressée sexuellement en novembre 2025 par un Soudanais à Toulouse (Haute-Garonne). Cliquez ici.

Dernière abomination en date, dans la région de Lyon (Rhône), une adolescente de quinze ans, placée en foyer, est tombée dans un guet-apens organisé par son ex petit-ami et quelques complices femmes qui l’ont torturée, en la scarifiant et la brûlant, des méthodes qu’Ilan Halimi avait subies lors de son enlèvement par le gang des barbares dirigé par un certain Youssouf Fofana, ce qui ne sonne pas trop berrichon ! Aussi, sans en savoir plus à l’heure où ces lignes sont écrites, on peut supposer que l’origine des bourreaux de la jeune fille ne fait pas trop de mystère. Cliquez ici.

Il serait temps de reconnaître que, pour autant qu’il existe des prédateurs blancs, la prédation africaine relève d’une culture de la prédation envers les femmes, précisément. L’Afrique est le continent où les femmes sont le plus victimes de violences et de meurtres. En 2023, selon un rapport de l’ONU, il y a eu « 51.100 féminicides dans le monde, dont 21.700 rien qu’en Afrique (mais ce chiffre pourrait atteindre près de 30.000, selon une fourchette haute). » L’explication pourrait être autant ethnique que religieuse, à condition d’étudier le phénomène sans œillères idéologiques de gauche. Cliquez ici.

Malgré les faits criants, les féministes françaises préfèrent dézinguer le festival d’Angoulême (Charente), jugé trop « toxico-sexiste » et pas assez inclusif, enfin toute la logorrhée habituelle de l’ultragauche dégénérée. Résultat, le Festival international de la bande dessinée est annulé pour l’année 2026, ce qui ne rendra pas les « autrices » hystérisées par la présence des « mâles blancs » plus douées que Moebius, Manara ou Pratt ! Cliquez ici

Voilà où se situe le combat de ces hypocrites fanatisées qui ne défendent en rien les femmes, lesquelles continuent à être massacrées par des individus incompatibles avec notre identité culturelle. Toutes choses dites sans généraliser évidemment et surtout pour épargner à des Alain Jacubowitcz de devoir quitter leur jacuzzi pour une énième lutte antiraciste de prétoire contre Riposte laïque ! D’autant que Mila, une jeune femme menacée de mort par les machos coraniques, vient de recevoir une plainte de la Licra, qui n’a honte de rien, selon l’adage : « Tant qu’il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir. »

Cependant, la digue se fissure et l’on peut saluer à ce propos le témoignage de la jeune Suzanne diffué dans l’émission « Sept à Huit » dimanche soir dernier sur TF1, racontant son supplice infligé par un homme noir africain. Une Suzanne pas particulièrement blonde aux yeux bleus, au passage, et non moins ravissante : cliquez là.

En attendant, des femmes meurent en France sous les coups de la diversité, c’est une réalité qu’aucun tribunal ni aucun idéologue de gauche ne peuvent plus faire taire…

Source cliquez ici

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Après la tornade Trump

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Le Forum mondial de Davos a été révélateur du chaos mondial. Le discours du président américain a été à la heuteur des craintes qu’il suscitait, mais celui du Premier ministre canadien, Mark Carney, fera date par sa clairvoyance. Pierre Lellouche nous explique pourquoi dans sa chronique à Valeurs actuelles.

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Source : Valeurs actuelles, 28/1/2026

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mercredi, 28 janvier 2026

Stupide droite européenne trumpiste

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Réélu à la Maison-Blanche, Donald Trump n’a pas seulement retrouvé le pouvoir : il a accéléré une rupture historique déjà amorcée lors de son premier mandat. En quelques mois, ses décisions ont ébranlé les fondements de l’ordre international issu de la fin de la guerre froide, provoquant stupeur et déni, en particulier en Europe. Découplage stratégique avec le Vieux Continent, remise en cause de l’OTAN, abandon du multilatéralisme et affirmation sans fard des rapports de force : le trumpisme version 2.0 assume désormais la fin des illusions morales qui structuraient l’« Occident collectif ».

Pour Alain de Benoist, cette séquence marque bien plus qu’un simple changement de style ou de personnel politique. Elle acte l’entrée dans un monde multipolaire, brutal, débarrassé des discours universalistes, où l’Europe apparaît plus dépendante et plus désarmée que jamais. Dans cet entretien approfondi, le philosophe analyse les conséquences durables de ce basculement géopolitique et les impasses d’un continent qui refuse encore d’en tirer les leçons.

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Source breizh.info

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samedi, 24 janvier 2026

« Nimier, c’est le dandysme en littérature » – Entretien avec Thierry Bouclier

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Source Breizh-Info cliquez ici

Libre, insolent, irrévérencieux : Roger Nimier continue de troubler les conformismes littéraires et moraux. Dans cet entretien accordé à Breizh-info, Thierry Bouclier, auteur du livre sur l’auteur paru dans la collection Qui suis-je ? revient sur l’héritage du romancier, trop souvent réduit au cliché du « chef des hussards ». Il évoque un écrivain inclassable, étranger aux idéologies, amoureux de ce qu’il est désormais interdit d’aimer – les femmes, l’alcool, la vitesse – et farouchement hostile aux polices de la pensée. À travers Les ÉpéesLe Hussard bleu, ses chroniques acérées et ses combats pour la littérature contre la morale, Bouclier dessine le portrait d’un mousquetaire des lettres, rétif au « récit officiel » et au terrorisme intellectuel. Une plongée dans l’esprit nimérien, entre impertinence et mélancolie, élégance et danger, pour comprendre pourquoi, aujourd’hui encore, Nimier reste nécessaire.

Breizh-info.com : Pourquoi Nimier aujourd’hui ? Qu’est-ce qui, selon vous, manque à notre époque et que Nimier peut encore apporter – sur le style, l’esprit, la liberté d’écrire ?

Thierry Bouclier : L’œuvre de Nimier est empreinte d’une liberté de ton, d’une insolence et d’une irrévérence pour les idoles de son époque. Il ne se prenait pas au sérieux et pratiquait une ironie mordante. Même s’il était incontestablement un homme de droite, il était tout, sauf un idéologue. Il était étranger à tout sectarisme. Il n’était pas de son siècle, et encore moins du nôtre. Je le vois comme amoureux de tout ce qu’il est aujourd’hui interdit d’aimer, les femmes, l’alcool et la vitesse. Il a été vu comme un hussard. Sans doute. Mais plus encore comme un mousquetaire.

Breizh-info.com : On réduit souvent Nimier au “chef des hussards”. Qu’est-ce que cette étiquette éclaire vraiment, et qu’est-ce qu’elle cache de l’homme et de l’œuvre ?

Thierry Bouclier : Il n’a effectivement jamais été « chef des hussards » pour la simple raison que les hussards, en tant que courant littéraire structuré, n’ont jamais véritablement existé. Cette histoire résulte d’une mystification du critique Bernard Frank dans sa célèbre chronique, « Grognards et Hussards », parue en 1952, dans Les Temps modernes, la revue de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. Nimier y est associé à Jacques Laurent et Antoine Blondin, avant d’être rejoint par Michel Déon.

En revanche, il a existé un esprit, mais également un style hussard, admirablement décrits par l’écrivain Pol Vandromme : « Le style du hussard, c’est le désespoir avec l’allégresse, le pessimisme avec la gaieté, la piété avec l’humour. C’est un refus avec un appel. C’est une enfance avec son secret. C’est l’honneur avec le courage et le courage avec la désinvolture. C’est une fierté avec un charme ; ce charme-là hérissé de pointes. C’est une force avec son abandon. C’est une fidélité. C’est une élégance. C’est une allure. C’est ce qui ne sert aucune carrière sous aucun régime. C’est le conte d’Andersen quand on montre du doigt le roi nu. C’est la chouannerie sous la Convention. C’est le christianisme des catacombes. C’est le passé sous le regard de l’avenir et la mort sous celui de la vie. C’est la solitude et le danger. Bref, c’est le dandysme. » Voilà un bon résumé de l’œuvre de Nimier.

Breizh-info.com : Les Épées choque encore par son irrévérence envers le “récit officiel”. Que dit ce roman de la France de l’après-guerre, et de ce que Nimier refuse d’avaler ?

Nimier, avec la fraîcheur de ses vingt années atteintes en 1945, comprend, pour reprendre la célèbre phrase de Brasillach, que « l’Histoire est écrite par les vainqueurs ». Ce qui s’écrit au lendemain de la guerre ne correspond pas à ce qu’il a vu et vécu pendant cinq ans. La France dressée et unie derrière le grand homme de Londres, les héros d’un côté et les traitres de l’autre, le parti des 75.000 fusillés, tout cela ne cadre pas avec la réalité. Il va donc l’écrire, dans Les Épées et Le Hussard bleu, non pas dans un esprit partisan ou de réhabilitation, mais pour choquer et respirer dans une atmosphère qui l’étouffe. On imagine sa réaction s’il revenait aujourd’hui et découvrait les dérives contemporaines du « récit officiel ».

Breizh-info.com : Nimier est souvent décrit comme anti-sartrien. Mais au fond, il combat quoi : une philosophie, une morale, une police des consciences, un système médiatico-universitaire ?

Thierry Bouclier : Un peu tout cela. On a oublié ce qu’a été, au lendemain de la guerre, la pesanteur « sartrienne » sur le monde intellectuel en général et celui des lettres en particulier. Sartre régnait en maître, alors même que son attitude sous l’Occupation avait été plus qu’ambigüe. Ayant accepté de se soumettre à la censure allemande et de laisser jouer Huit clos devant un parterre « vert-de-gris », il fait figure de grand épurateur à la Libération. Il incarne toute l’imposture de cette époque. Nimier se dresse donc contre que l’on appelle de nos jours le « terrorisme intellectuel ».

Breizh-info.com : Vous insistez sur le fait qu’il n’a pas été “diabolisé”. À vos yeux, est-ce d’abord une affaire de biographie (pas de Vichy), de mort jeune, ou de talent littéraire impossible à effacer ?

Thierry Bouclier : Assurément les trois. Il n’a jamais eu le moindre rapport avec le régime de Vichy. Cela aide à échapper au sceau de l’infamie. Une mort prématurée est également souvent un tremplin pour entrer dans la légende. Nous songeons à l’acteur James Dean ou au chanteur Eddie Cochran Mais si son œuvre avait été médiocre, son nom ne serait pas parvenu jusqu’à nous. Combien d’écrivains, pourtant talentueux, sont entrés dans un long purgatoire après leur mort ? Nimier a échappé à ce sort.

Breizh-info.com : Nimier a défendu des écrivains “compromis” en mettant la littérature au-dessus du reste. Où placez-vous la frontière entre jugement moral et jugement littéraire – et pourquoi cette question reste explosive ?

Thierry Bouclier : Nimier a contribué à ce que Jacques Chardonne, Paul Morand ou André Fraigneau, sacrifiés sur l’autel de l’Épuration, retrouvent toute leur place dans le monde de lettres. Et en 1957, il est à l’origine du retour de Céline sur le devant de la scène avec la promotion qui entoure D’un château l’autre. Evidemment qu’il faut savoir séparer l’homme de son œuvre. Faut-il encenser Aragon pour lire Aurélien ? Avoir leurs mœurs pour apprécier Montherlant ou Gripari ? Être un bouffeur de curés pour savourer Les Deux étendards ? Être alcoolique pour se délecter d’Un singe en hiver ? Être communiste pour écouter Jean Ferrat ? Nous pourrions multiplier les exemples à l’infini. Au nom d’un moralisme absurde et puritain, Brasillach est voué aux gémonies, quatre-vingt ans après sa mort, alors qu’il est un très grand écrivain.

Breizh-info.com : Il y a chez lui une tension entre l’impertinence et la mélancolie. Comment cette dualité s’exprime-t-elle concrètement dans ses livres, et chez quel personnage (Sanders ?) la voit-on le mieux ?

Thierry Bouclier : Cette dualité s’exprime notamment dans Le Hussard bleu et Les Enfants tristes, chez François Sanders et Olivier Malentraide, héros respectifs des deux romans. François Sanders, homme rempli de paradoxes, rejetant la violence tout en aimant frapper les plus faibles, à la fois attachant et détestable, tendre et bagarreur, romantique et grossier avec les femmes, religieux mais pas pieux, lisant Alexandre Dumas et se saoulant au gin, et portant ce jugement sur lui-même : « J’étais un type détraqué, depuis longtemps je le savais. Trop d’alcool, trop de sang, trop de XXe siècle dans le sang, trop de mépris. Avec ça, bien carré, capable de me conduire comme un autre, ça et là. » À ses côtés, son double et son contraire, le jeune et beau François Saint-Anne : « Ce ne sont pas tout à fait deux personnages distincts, parce que l’un comme l’autre connaissent bien Nimier. Dans la mesure où, comme le croyait Pascal, il y a deux hommes en nous, ils sont chacun l’un de ces hommes-là », a justement écrit Pol Vandromme.

Breizh-info.com : Nimier cesse d’écrire des romans pendant dix ans. Pourquoi ce silence romanesque, et qu’est-ce qu’il produit : maturation, déplacement vers la critique, stratégie, lassitude ?

Thierry Bouclier : Le conseil lui est donné par Jacques Chardonne, après la parution, en 1953, de son roman Histoire d’un amour, qui reçoit un accueil mitigé de la part de la critique. Nimier lui promet alors de ne rien publier pendant dix ans. Et il a tenu parole. Mais le sort a voulu que son retour dans le domaine du roman se produise après sa mort, avec la publication posthume de D’Artagnan amoureux ou Cinq ans avant. Un conseil sans doute judicieux qui a permis à Nimier de développer son talent de critique littéraire, comme en témoignent ses chroniques et articles rassemblés dans les deux tomes des Journées de lecture et L’Élève d’Aristote.

Breizh-info.com : Nimier scénariste et dialoguiste (Malle, etc.) : le cinéma a-t-il changé son écriture ? Et inversement, que reste-t-il de Nimier dans la culture cinéma de l’époque ?

Thierry Bouclier : Il reste un film, que je conseille à vos lecteurs de découvrir ou de revoir, Ascenseur pour l’échafaud, de Louis Malle, sorti en 1958. Avec Maurice Ronet – un monstre sacré du cinéma français, malheureusement quelque peu oublié -, Jeanne Moreau et Lino Ventura. Un jeu d’acteurs. Des dialogues. Une ambiance. Et la musique de Miles Davis. Du grand cinéma français. Un des meilleurs films de Louis Malle avec Le Feu follet, sorti en 1963, d’après le roman éponyme de Pierre Drieu la Rochelle.

Breizh-info.com : Pour un lecteur qui ne l’a jamais lu : par où commencer (un roman, un recueil de chroniques, un portrait) et quels pièges éviter pour ne pas “mal lire” Nimier (anachronisme, moraline, caricature politique) ?

Thierry Bouclier : Je conseillerai naturellement Le Hussard bleu, qui reste son meilleur livre. Un ouvrage qu’il faut lire à vingt ans. Ou plus tard, si la vie vous a fait passer à côté. Un véritable traité d’impertinence et d’insolence. Et pour les amoureux de la belle littérature et des grands écrivains, ses critiques littéraires, rassemblées dans les deux ouvrages cités ci-dessus.

Propos recueillis par YV

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